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  • Papa, tu connais Clavicular ?

    Clavicular — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Clavicular

    En juin 2026, à l’occasion de la fête de la musique, Clavicular annonce qu’il est de passage à Paris. Il en profite pour se mettre en scène en train d’aborder de jeunes femmes dans la rue, le tout systématiquement filmé, afin de tester l’efficacité de ses techniques de séduction. Il s’agit d’un type de contenu qu’il réalise déjà aux États-Unis et qu’il a l’habitude de poster sur les réseaux sociaux. Mais à Paris, l’expérience serait devenue un « stage d’humilité », comme en témoignent les nombreuses vidéos postées sur les réseaux sociaux à ce sujet[42], montrant l’indifférence à son égard des habitantes de la capitale. Perplexe, Clavicular affirme lors d’une séquence filmée qu’il a « l’impression d’être trollé » [que l’on se moque de lui] et que la seule explication possible à cette disgrâce serait que toutes les femmes qui le rejettent « sont lesbiennes ».

    • Clavicular Came to Conquer Paris. Paris Didn’t Notice He Was There | by Luc Olinga | Jun, 2026 | Medium
      https://medium.com/@lucolinga72/clavicular-came-to-conquer-paris-paris-didnt-notice-he-was-there-87fa261a93e

      Braden Eric Peters, the 20-year-old who streams as Clavicular, arrived in Paris around the Fête de la musique and the opening of men’s Fashion Week, wearing an “I love Paris” tank top and the certainty that his face was a passport. His method is the one that built his following back home. He walks the streets on a live Kick stream and approaches young women, camera rolling, confidence maxed. In the Marais, the city’s most fashion-literate quarter, he ran the play he runs in Miami.

      It did not go well.

      The clips are now everywhere, hundreds of thousands of views apiece on French TikTok. A table of women at a café. He leans in with a line built for an American audience, “don’t look me up though,” the humblebrag that assumes you already want to. One of them asks, flatly, “Are you famous?” The conversation dies on contact. Another woman closes it out with the most Parisian weapon imaginable, perfect politeness: “Have a good time in Paris, I hope you will enjoy it.” He reaches for a handshake. He walks away.

      A bartender curves him mid-pitch while she works. A woman tells him she has a boyfriend, and he lectures her that she should have led with that, as if her time were his to budget. He walks the street in what he says is a $10,000 suit and no one turns a head, and a viewer catches that he is “genuinely upset” about it. The $10,000 suit is the whole story in one image. He brought price tags to a city that reads them as a confession.

      Then came the part that tells you who he is. Faced with women who simply were not interested, Clavicular reached for the only explanation his worldview permits. “Every time I walk past a girl and there’s no sign of interest, I think, what is this, am I being trolled,” he said, before landing on his verdict: “They must be lesbians. It’s the only logical explanation.” A viral French reply summed up the lesson he refused to learn: here, you can’t just clench your jaw to match.

    • Clavicular : après son flop à Paris, l’influenceur rejette la faute sur... la Seconde Guerre mondiale
      https://www.estrepublicain.fr/videos/clavicular-apres-son-flop-a-paris-l-influenceur-rejette-la-faute-sur-

      Clavicular serait-il frustré ? Pour expliquer son manque de succès avec les Françaises à Paris, l’influenceur masculiniste américain assure que la raison se trouve du côté... de la Seconde Guerre mondiale et d’une baisse des « bons gènes » en Europe.

    • Il y a cinquante ans en arrière en France, lorsque je disais à un homme non ( je ne veux pas coucher avec toi ) , la réponse était ah c’est parce que tu es lesbienne. Ça me met toujours en rogne. J’ai des baffes en réserves que je voudrais toujours leur coller. La libération sexuelle c’était : tu baises ! Dans le cas contraire tu étais une coincée ou une lesbienne. Rien de nouveau sous le soleil
      Pendant ce temps là aujourd’hui le nombre de féminicide en France n’est pas à la baisse.
      Le nullos américain là tout de suite je m’en fous ! Je suis toujours en rogne .
      Je parle pas de la pédocriminalité.
      Je suis en rogne.

    • Je me suis souvenu que le « sujet » avait été traité par 404media :
      https://seenthis.net/messages/1159938

      #looksmaxxers #looksmaxxing #Braden_Peters

      Si j’avais un marteau ...

      https://www.lapresse.ca/societe/2026-03-31/looksmaxxing/tout-pour-plaire.php

      Looksmaxxing dans la culture pop

      Le looksmaxxing renvoie à la maximisation de l’apparence. Les (jeunes) hommes qui y adhèrent souhaitent atteindre des critères de beauté « hypermasculins » : mâchoire anguleuse, corps musclé, épaules larges, taille fine, regard sombre. « L’idée est que la beauté “objective” va permettre d’avoir des dates, de coucher avec des femmes », explique Megan Bédard, chercheuse spécialisée en études sur la culture populaire et doctorante en sémiologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Prenant racine dans la manosphère et les forums incel depuis les années 2010, le mouvement s’est répandu jusqu’à la culture populaire ces dernières années… en grande partie avec un simple mème, selon Megan Bédard. L’influenceur Clavicular (Braden Peters de son vrai nom), l’une des principales figures du looksmaxxing, a récemment été filmé en compagnie d’un admirateur extrêmement musclé. Dans le monde des looksmaxxers, Clavicular a ainsi été « frame-mogged », c’est-à-dire que la carrure d’un autre homme l’a fait paraître plus petit, plus faible, moins dominant. Bref, une honte. « Ce mème est sorti de son confinement parce que les gens ont commencé à se moquer de la façon dont les looksmaxxers parlent, explique Megan Bédard. Ça a permis de propulser cette sous-culture. » Mentionnons d’ailleurs que Clavicular prône la violence dans son contenu, comme en témoigne son arrestation le 26 mars dernier pour agression physique. Fin 2025, la police avait décidé de ne pas l’arrêter après la publication d’une vidéo (possiblement truquée) le montrant en train de frapper un homme en pleine rue avec son véhicule. Clavicular a également été arrêté en février dernier pour possession de substances dangereuses et de faux documents.

    • Concrètement, le “bone-smashing” consiste à tapoter, plus ou moins fort, les régions de la mandibule, menton et angles de la mâchoire, ainsi que les pommettes, dans l’espoir d’obtenir un visage plus anguleux. “Ça ne va pas sculpter l’os. En revanche, on va juste compresser les tissus mous, donc la peau, et on peut créer des lésions inflammatoires, des problèmes cutanés, ou tout simplement des bleus et des hématomes”, explique le Dr Ketoff. Contrairement à ce que prétendent certains influenceurs, il n’existe aujourd’hui aucune étude clinique démontrant que cette pratique permet d’élargir durablement la mâchoire ou de modifier la structure osseuse du visage chez un adulte en bonne santé. À force de répétition, les risques peuvent devenir plus sérieux. “Sur la pommette, c’est plus facile de faire des dégâts, la pommette est autour de l’orbite, c’est un os très fin qu’on peut casser facilement.” Au niveau du menton, des lésions des nerfs mentonniers peuvent entraîner des troubles de la sensibilité de la lèvre et du menton. Sur les angles mandibulaires, une branche du nerf facial peut être touchée, et entraîner des troubles moteurs. “Il va aussi y avoir la possibilité d’avoir son sourire un peu décalé ou de sourire moins bien d’un côté du visage”, poursuit le chirurgien.

      Derrière ces risques, le médecin voit surtout un mal-être psychologique croissant. “On reçoit quand même des patients qui ont la vingtaine, qui sont tout à fait normaux, qui ont une mâchoire tout à fait correcte, et qui demandent s’il n’y a pas des chirurgies ou des possibilités de s’élargir la mâchoire, raconte-t-il. On voit bien que ces tendances sur les réseaux sociaux créent des gros problèmes psychologiques, notamment de la dysmorphophobie. Récemment, un patient tout à fait normal a pleuré toute la consultation parce qu’il cherchait absolument à avoir une mâchoire plus grande. Mais quand ces jeunes se confrontent à la réalité, à ce que le corps médical leur explique, c’est la désillusion.” constate le Dr Ketoff.

      https://www.sciencesetavenir.fr/sante/pourquoi-le-bone-smashing-ne-peut-pas-remodeler-votre-visage_193711

  • Nous partageons les mêmes gènes du comportement que les golden retrievers
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/nous-partageons-les-memes-genes-du-comportement-que-les-golden-retr

    Ils sont doux, affectueux et faciles à éduquer. Les golden retrievers font partie des espèces de chien les plus appréciées. Créé à l’origine pour rapporter le gibier, le comportement du golden retriever serait aujourd’hui influencé par les mêmes gènes que nous, les humains. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) offre une fenêtre sur les émotions canines, révélant pourquoi certains golden retrievers sont plus craintifs, énergiques ou agressifs que d’autres. Ces travaux montrent pour la première fois que certains gènes associés au comportement canin sont également liés à des traits tels que l’anxiété, la dépression et l’intelligence chez l’être humain.

    L’équipe a utilisé les données comportementales de 1.300 chiens, âgés de trois à sept ans, ainsi que des échantillons sanguins afin d’examiner l’ensemble du génome de chaque golden retriever. Ils ont pu identifier des marqueurs génétiques plus fréquents chez les chiens présentant chacun des 14 traits comportementaux, comparés à ceux qui ne les ont pas. Cela a permis d’identifier les gènes sous-jacents à des caractéristiques telles que la facilité d’entraînement, les niveaux d’énergie, la peur des étrangers et l’agressivité envers d’autres chiens. En comparant leurs résultats à une analyse similaire chez l’humain, les chercheurs ont découvert que 12 des gènes de golden retrievers identifiés sous-tendent également des traits comportementaux et émotionnels chez les humains.
    Un seul gène, plusieurs comportements

    Les gènes canins identifiés par l’équipe ne conduisent pas directement à un comportement ou à une émotion spécifique. Ils influencent plutôt la régulation comportementale ou des états émotionnels plus larges. Evidemment, le gène n’entraîne pas exactement le même comportement chez l’Homme et chez l’animal. Par exemple, les chiens présentant une "peur non sociale", c’est-à-dire la peur d’objets comme les bus ou les aspirateurs, possèdent un gène qui, chez les humains, influence l’irritabilité, la sensibilité et l’anxiété. Le gène, PTPN1, lié à l’agressivité envers d’autres chiens chez les golden retrievers, est également associé à l’intelligence et à la dépression chez les humains. ROMO1, qui est lié à l’intelligence et à la sensibilité émotionnelle chez les humains, est associé chez le chien à sa "capacité d’entraînement".

    Mais le golden retriever n’est pas le seul animal chez qui des gènes impliqués dans le comportement ont été retrouvés. Beaucoup de gènes qui influencent l’humeur, le stress, l’agressivité, la sociabilité ou l’apprentissage sont anciens et conservés dans l’Evolution, comme ceux de la sérotonine (surnommée l’hormone du bonheur) ou l’ocytocine (l’hormone de l’attachement). Cette étude identifie toutefois pour la première fois des gènes canins spécifiques à des comportements et montre qu’ils ont des équivalents dans les émotions humaines.
    Qui se ressemble, s’assemble ?

    Si le chien et l’humain se ressemblent tant, est-ce parce qu’ils ont évolué ensemble depuis des milliers d’années ? La recherche a montré qu’il y a au moins 20.000 ans, voire 40.000 ans pour certaines estimations, les loups et les humains ont commencé à se rapprocher. C’est à ce moment que la domestication du loup a démarré et que le chien a commencé à diverger de cette espèce. Une cohabitation qui aurait pu nous faire évoluer ensemble.

    "Les deux espèces sont de grands mammifères ayant des ancêtres communs dans un passé lointain, ce qui signifie qu’elles partagent une biologie cérébrale, tout comme une grande partie de la physiologie du chien ressemble à celle des humains. Mais aussi, les chiens comme les humains sont des espèces sociales qui dépendent de la vie en groupe — et de la vie les uns avec les autres — pour prospérer. Il peut donc également exister des pressions évolutives communes qui ont conduit à une biologie partagée", explique à Sciences et Avenir la Dr Eleanor Raffan, chercheuse au Département de physiologie, de développement et de neurosciences de l’Université de Cambridge et auteure principale de l’étude publiée dans la revue Pnas.

    A la lumière de ces résultats, les propriétaires pourraient faire évoluer leur façon d’éduquer le chien. En plus de récompenser les comportements souhaités, les chercheurs espèrent contribuer à prendre en compte la dimension émotionnelle de l’éducation du chien. "Si votre golden retriever se cache derrière le canapé chaque fois que la sonnette retentit, vous pourriez peut-être faire preuve de plus d’empathie en sachant qu’il est génétiquement prédisposé à se sentir sensible et anxieux", a déclaré la Dr Anna Morros-Nuevo, chercheuse au Département de physiologie, de développement et de neurosciences de l’Université de Cambridge, également impliquée dans l’étude. Ces connaissances pourraient aussi avoir des implications en médecine vétérinaire : comprendre qu’un comportement comme la peur, par exemple chez un golden retriever, est lié à un gène associé à l’anxiété humaine suggère qu’un médicament anxiolytique pourrait être utile.

    Ces résultats, éclairants pour la psychologie canine, en disent aussi beaucoup sur nous, les humains. "Peut-être que cela peut aider à changer la perception selon laquelle les émotions négatives ou les « mauvais comportements », chez l’humain comme le chien, seraient entièrement liés à l’éducation", suggère la Dr Raffan. Elle espère qu’à l’avenir, ces travaux pourront aussi contribuer à mieux comprendre la biologie qui sous-tend les troubles de la santé mentale.

  • #Cancers précoces : enquête sur une mystérieuse augmentation
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/cancers-precoces-enquete-sur-une-mysterieuse-augmentation_188457
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/09/25/cover-r4x3w1200-68d560d545270-10431-584510-k2-k1-1397382-jpg.jpg

    Toutefois, les experts s’accordent sur ce point : ces facteurs liés au mode de vie ainsi que la hausse du dépistage ne peuvent expliquer à eux seuls l’augmentation de l’incidence des cancers précoces. « On s’est rendu compte qu’une grande partie de nos patients de moins de 50 ans ne boivent pas d’alcool, ne fument pas, ont une bonne hygiène de vie. On veut leur apporter une réponse », lance Cristina Smolenschi, oncologue spécialisée dans les cancers digestifs à l’institut Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif. D’autres causes restent donc à débusquer. Parmi les nombreux suspects, la pollution de l’air et l’exposition aux facteurs environnementaux. « Beaucoup de recherches sont en cours à ce sujet, on sait que les polluants affectent l’épigénétique, mais on ne sait pas encore très bien comment », confirme Giacomo Cavalli.

    À l’IGR, Cristina Smolenschi supervise depuis fin 2024 le programme Yoda (Young onset digestive adenocarcinoma), dont l’un des axes de recherche vise à étudier - pour la première fois - la teneur en microplastiques des graisses viscérales des patients de moins de 50 ans atteints de cancers. D’autres scientifiques s’intéressent au microbiome intestinal, certaines toxines bactériennes pouvant endommager l’ADN et favoriser les tumeurs. C’est le cas de la colibactine, une toxine produite par certaines souches d’ Escherichia coli. Les mutations qu’elle induit sont retrouvées chez environ 10 à 15 % des patients atteints de cancers colorectaux, et dans 50 % des cas chez les malades de moins de 40 ans, selon une étude américaine publiée en 2025 dans Nature.

    • ♪♫ https://justpaste.it/9jgx2

      Des causes dites évitables ont été identifiées à tous les âges : obésité, manque d’activité physique, mauvaise alimentation, consommation d’alcool ou de tabac. « Ces facteurs, liés à nos modes de vie depuis la fin des années 1950, favorisent une déprogrammation épigénétique », explique Giacomo Cavalli, chercheur à l’Institut de génétique humaine de Montpellier. Les modifications épigénétiques agissent dans l’ADN comme des interrupteurs automatiques dans une maison connectée. Elles décident quand et comment chaque appareil (ici, les gènes) s’allume ou s’éteint, en fonction des conditions : alimentation, température, stress, pollution, activité physique, etc.
      .../...
      Ce qui augmente le risque aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir 30 ou 40 ans, mais d’être né il y a trente ou quarante ans, à une époque où ces facteurs de risque liés aux modes de vie postindustriels sont apparus ", poursuit Cyrille Delpierre. Les Américains nés dans les années 1990 ont par exemple deux fois plus de risque de développer un cancer du côlon, et quatre fois plus de risque de développer un cancer du rectum que ceux nés dans les années 1950.

      #épigénétique
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pig%C3%A9n%C3%A9tique

      #programme_YODA (Young onset digestive adenocarcinoma)

    • L’énigme du cancer du pancréas

      Le cancer du pancréas, ou adénocarcinome pancréatique, est une énigme pour les médecins épidémiologistes. Entre 2010 et 2023, son incidence a augmenté en moyenne de 1,6 % par an chez les hommes et de 2,1 % chez les femmes en France (INCa, 2024). Il progresse ainsi deux à trois fois plus vite en France que dans le reste de l’Europe « Il s’agit d’un cancer rare, associé à une mortalité élevée et dont peu de facteurs de risque ont été identifiés », ajoute Cyrille Delpierre, épidémiologiste à l’université de Toulouse.

      Fin 2024, une équipe franco-britannique a pointé le possible rôle des pesticides, dont la France est le septième plus gros utilisateur au monde. Dans une étude inédite, ils ont révélé une forte corrélation entre les régions où ils sont employés et l’incidence du cancer du pancréas. Mais la causalité reste à démontrer.

  • La mortalité des nouveau-nés augmente en France, uniquement pour les 40% moins favorisés
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/maladie-enfant/la-mortalite-des-nouveau-nes-augmente-en-france-mais-uniquement-che
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/09/17/cover-r4x3w1200-68ca90584ed2a-mortalite-neonatale-france-inegalites

    « Les personnes défavorisées portent seules le poids de l’augmentation de la mortalité néonatale en France », alerte le pédiatre Victor Sartorius. Depuis 2012, le taux de mortalité au cours du premier mois de vie n’a cessé d’augmenter, passant de 2,4 à 3 pour mille, d’après l’Insee, soit les trois quarts des 2.700 décès annuels d’enfant de moins de 1 an. Loin d’être répartis aléatoirement, ces décès supplémentaires ont uniquement lieu dans les communes défavorisées, révèle une équipe de recherche à l’Inserm dans la revue BMJ Medicine.

  • La mortalité des nouveau-nés augmente en France, uniquement pour les 40% moins favorisés
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/maladie-enfant/la-mortalite-des-nouveau-nes-augmente-en-france-mais-uniquement-che
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/09/17/cover-r4x3w1200-68ca90584ed2a-mortalite-neonatale-france-inegalites

    C’est presque la moitié de la population française. Les 40% les moins favorisés portent le poids de l’augmentation de la mortalité des nouveau-nés en France depuis 2012. Les 20% nés de mères les plus défavorisées ont un risque 70% plus élevé de mourir dans leur premier mois de vie que les 20% les mieux nés.

    #mortalité_infantile #pauvreté

  • Ce champignon résistant aux traitements se répand dans les hôpitaux, alerte l’Europe
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/un-champignon-multiresistant-se-repand-dans-les-hopitaux-alerte-l-e

    Il survit sur la peau des patients, sur les tables de chevets, sur les lits des malades et même sur l’équipement médical, comme les thermomètres ou les tensiomètres. Le champignon Candiozyma auris se propage à une vitesse alarmante dans les hôpitaux européens, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Ce champignon, résistant aux médicaments antifongiques, est à l’origine de 29 à 53% de décès lorsqu’il infecte un malade. Dans leur dernier rapport, les autorités alertent sur la situation et exhortent les pays européens à répondre à ce risque d’infection nosocomiale.

    Entre 2013 et 2023, plus de 4 000 cas de contamination au champignon Candidozyma auris ont été recensés dans l’Union européenne, avec une nette hausse de 1 346 cas répartis dans 18 pays rien que pour l’année 2023. En tête des contaminations ces dix dernières années figurent l’Espagne, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et l’Allemagne. La France, Chypre et l’Allemagne font eux partie des pays où les épidémies les plus récentes ont eu lieu.

    A l’inverse, la Grèce, l’Italie, la Roumanie et l’Espagne affirment ne plus réussir à identifier les points de propagation tant le champignon s’est disséminé à l’échelle nationale. « En général, Candidozyma auris se propage via les patients qui le portent déjà et qui sont transférés d’un hôpital à l’autre. C’est comme cela que se produisent les flambées », explique le service de communication de l’ECDC à Sciences et Avenir.
    Parmi les personnes infectées, 29% à 53% ne survivront pas

    Dans les hôpitaux, tous les malades ne sont pas égaux face à ce champignon. En effet, la population générale est majoritairement résistante au champignon. Mais au fil du temps, la plupart des antifongiques sont devenus inefficaces pour venir à bout de Candidozyma auris (auparavant appelé Candida auris). Les patients infectés reçoivent une première ligne de traitement, si elle ne fonctionne pas, une deuxième ligne de traitement est tentée. Mais « dans de nombreux cas, Candidozyma auris se montre résistant à tous les agents antifongiques disponibles. Il n’y a alors pas de traitement efficace disponible », déplore l’ECDC, qui précise que les patients les plus à risque d’être infectés sont ceux gravement malades, ceux qui sortent tout juste d’une opération chirurgicale lourde, ceux qui ont des cathéters ou des trachéotomies.

    S’y ajoutent « les patients immunodéprimés, tels que les patients atteints de cancer ou ayant subi une greffe de moelle osseuse ou d’organe. Parmi les autres facteurs de risque figurent l’insuffisance rénale, un séjour hospitalier de plus de 10 à 15 jours, l’utilisation de la ventilation mécanique, la pose d’un cathéter veineux central, la nutrition parentérale totale (par intraveineuse, ndlr) et la septicémie », précise l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Parmi les personnes infectées, 29% à 53% ne survivront pas, selon une étude de 2022. Il arrive toutefois que les patients portent le champignon sur leur peau sans l’apparition de symptômes. Ils vivent alors avec le champignon sans même le remarquer.

    « Les hôpitaux doivent être préparés »

    Sur les 36 pays européens pris en compte dans ces travaux, seuls 17 d’entre eux disposent d’une politique de surveillance nationale pour Candidozyma auris, déplore l’ECDC. Et seuls 15 ont développé une politique de prévention nationale et de contrôles. « A l’échelle nationale, les systèmes de santé doivent être alertés du risque, établir une surveillance, fournir des guidelines afin de prévenir et contrôler les infections, et s’assurer que les laboratoires de biologie médicale aient bien la capacité de répondre à la situation », nous explique l’ECDC. « Les hôpitaux doivent être préparés à identifier les cas, mettre en place une prévention efficace et enfin s’assurer que lors de transferts de patients, les hôpitaux soient bien alertés que le patient est porteur du champignon. »

    L’Europe n’est pas le seul continent à connaître une hausse préoccupante de la propagation de Candidozyma auris. En 2023 déjà, les agences fédérales américaines de santé publique s’alarmaient d’une rapide hausse des cas. Ils étaient passés de 476 en 2019 à 1 471 en 2021.

  • Canicule : dormir avec un ventilateur, bon pour la santé ?
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/sommeil/canicule-dormir-avec-un-ventilateur-est-il-bon-pour-la-sante_126394
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2018/08/03/cover-r4x3w1200-5b64639bdbb46-canicule-et-ventilateur.jpg

    Pour récapituler, les conseils de Sciences et Avenir : On peut utiliser un ventilateur électrique la nuit, par chaleur humide, même au-delà de 35°C, en humidifiant sa peau de temps à autre si possible. Il faut éviter de le faire souffler sur le visage, sauf en cas de dypsnée, et le tenir à une distance raisonnable du lit. Mieux vaut l’utiliser dans une chambre débarrassée de sa poussière et si possible équipée d’un filtre à air, et ne pas hésiter à utiliser des serums physiologiques pour le nez et les yeux en cas de désagrément. Les personnes âgées ne peuvent l’utiliser qu’à une puissance modérée. En cas de canicule sèche, seule l’humidification de la peau apportera un soulagement efficace au stress thermique.

  • La santé des dirigeants et l’arme nucléaire : faut-il s’inquiéter ?

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/la-sante-des-dirigeants-et-l-arme-nucleaire-faut-il-s-inquieter_187
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/08/01/cover-r4x3w1200-688cd18db8f54-afp-20250801-2227956834-v1-highres-fo

    plusieurs de ces pays sont ce que les chercheurs appellent des « monarchies nucléaires », où une seule personne peut décider de lancer une attaque #nucléaire. Rendant d’autant plus crucial le sujet de la #santé de leurs dirigeants, car une mauvaise décision, influencée par la maladie, pourrait être déterminante. Or, les problèmes de santé des hommes au pouvoir sont souvent cachés au public

    • Des mesures pour diminuer les risques
      Les auteurs proposent aussi une série de mesures pour diminuer le risque que des problèmes de santé de dirigeants entrainent une guerre nucléaire. Par exemple, ils soulignent l’importance des traités de désarmement nucléaire. Aussi, ils proposent que les puissances nucléaires s’engagent à utiliser ces armes seulement pour répliquer à une attaque nucléaire, et qu’il soit nécessaire qu’une autorisation d’attaque nucléaire passe par plusieurs personnes et ne repose pas sur un seul décideur. Sans oublier l’importance des médias pour enquêter sur les éventuels problèmes de santé des dirigeants afin d’éviter qu’ils ne soient cachés à la population.

      Ce paragraphe sensé nous rassurer est complètement lunaire ...

  • Causes biologiques du Covid long : le virus persiste des mois dans le cerveau

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/decouverte-des-causes-biologiques-du-covid-long-le-virus-persiste-d
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/07/31/cover-r4x3w1200-688b336a2f62d-covid-long-cause-virus-cerveau.jpg

    cette infection discrète dérègle l’expression (niveau d’activation) de plusieurs centaines de gènes à la hausse ou à la baisse. Pour une centaine d’entre eux, la différence est de plus du double (ou, pour une minorité, de la moitié) du niveau normal. « La dérégulation de ces gènes indique un problème de communication des neurones », interprète Guilherme Dias de Melo.

    Ces gènes sont en effet impliqués dans la production de deux neurotransmetteurs et récepteurs associés permettant la communication entre neurones, le glutamate et la dopamine, mais aussi dans la production d’énergie nécessaire au bon fonctionnement de ces neurones. Neurotransmetteur le plus abondant dans le cerveau, le glutamate lorsqu’il est déréglé est un signe de mauvaise santé cérébrale. Quant à la dopamine, elle est liée aux émotions, la mémoire et l’apprentissage, justement perturbés chez les malades atteints de Covid long.
    Des points communs avec les maladies neurodégénératives

    Lire aussLe Covid-19 pourrait accélérer le développement de la maladie de Parkinson

    « Ce qui est encore plus intéressant, c’est que les neurones qui produisent la dopamine sont peu nombreux et localisés dans une zone très spécifique du tronc cérébral. Ce sont précisément ceux qui sont détruits dans la maladie de Parkinson », explique Guilherme Dias de Melo. Ces travaux révèlent donc d’importants points communs entre le Covid long et la grande famille des maladies neurodégénératives. « Les neurones des animaux infectés ont une production d’énergie déficitaire, avec une inflammation et réponse immune innée très présente, et une dérégulation du métabolisme des neurotransmetteurs », énumère Guilherme Dias de Melo. « Energie, communication et inflammation sont trois points qui sont aussi à la base des maladies neurodégénératives. »

    Bien sûr, cela ne signifie pas que le Covid long donne la maladie de Parkinson ni aucune maladie neurodégénérative, mais que ces deux pathologies sont liées à des mécanismes similaires. Partant de ce constat, d’autres liens pourraient exister. « L’infection virale pourrait-elle être un élément déclencheur d’un processus dans le cerveau qui peut aboutir à ces maladies ? Ou persister et de façon cumulative favoriser l’apparition d’une maladie neurodégénérative ? », s’interroge Guilherme Dias de Melo.

    • On est loin d’en avoir fini avec SARS-CoV-2 ...
      https://www.nature.com/articles/s41586-025-09332-0

      Abstract

      Breast cancer is the second most common cancer globally, with most deaths caused by metastatic disease, often following long periods of clinical dormancy1. Understanding the mechanisms that disrupt the quiescence of dormant disseminated cancer cells (DCCs) is crucial for addressing metastatic progression. Infections caused by respiratory viruses such as influenza and SARS-CoV-2 trigger both local and systemic inflammation2,3. Here we demonstrate, in mice, that influenza and SARS-CoV-2 infections lead to loss of the pro-dormancy phenotype in breast DCCs in the lung, causing DCC proliferation within days of infection and a massive expansion of carcinoma cells into metastatic lesions within two weeks. These phenotypic transitions and expansions are interleukin-6 dependent. We show that DCCs impair lung T cell activation and that CD4+ T cells sustain the pulmonary metastatic burden after the influenza infection by inhibiting CD8+ T cell activation and cytotoxicity. Crucially, these experimental findings align with human observational data. Analyses of cancer survivors from the UK Biobank (all cancers) and Flatiron Health (breast cancer) databases reveal that SARS-CoV-2 infection substantially increases the risk of cancer-related mortality and lung metastasis compared with uninfected cancer survivors. These discoveries underscore the huge impact of respiratory viral infections on metastatic cancer resurgence, offering new insights into the connection between infectious diseases and cancer metastasis.

  • Syndrome de fatigue chronique et #Covid long : une étude éclaire l’origine des symptômes

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/syndrome-de-fatigue-chronique-et-covid-long-une-etude-eclaire-l-ori
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/07/25/cover-r4x3w1200-688358b1b5a3f-syndrome-fatigue-chronique-covid-long

    Ces analyses montrent comment les interactions normales entre l’intestin, le système immunitaire et le métabolisme semblent s’effondrer chez les patients. « Chez les personnes en bonne santé, par exemple, les molécules produites par les bactéries telles que les acides gras saturés et les métabolites du tryptophane contribuent à réguler l’inflammation et à soutenir la production de neurotransmetteurs. Dans le cas du syndrome de fatigue chronique, ces mêmes voies sont désynchronisées, ce qui entraîne une activation immunitaire excessive, une signalisation cérébrale perturbée et, en fin de compte, l’ensemble des symptômes complexes qui définissent la maladie »

    Si cette étude ne permet pas formellement d’établir que le déséquilibre du microbiote intestinal et du métabolisme sont à l’origine de tout ou partie des symptômes, les chercheurs sont enclins à le penser. « Nombre de ces marqueurs sont biologiquement plausibles et potentiellement modifiables », appuie Julia Oh. De nouvelles stratégies thérapeutiques pourraient par exemple permettre de rétablir la production de butyrate en ciblant le microbiote ou l’alimentation, ou bien d’atténuer la réponse immunitaire et notamment l’activation de certains lymphocytes T (globules blancs) clés.

    Tout le monde s’en cogne mais réjouissons nous que certains ne lachent pas l’affaire...

    • Justement, à propos de covid long, j’ai visionné hier une vidéo sur fesse-bouc qui mettait en évidence le lien entre l’infection par SARS-CoV-2 et Alzheimer, en fait l’apparition de plaques amyloïdes déclenchée par le virus. En voici la traduction en français de sa retranscription :

      Une nouvelle étude choquante de Yale révèle que le COVID-19 peut déclencher des plaques de type Alzheimer dans le cerveau et les yeux, même chez des personnes n’ayant pas d’antécédents de démence. Cela pourrait-il expliquer le mystérieux brouillard cérébral dont souffrent de nombreuses personnes après une infection ? Ce virus est-il en train de modifier discrètement notre santé cérébrale à long terme ? Découvrez ce que les chercheurs ont découvert et pourquoi cela pourrait changer notre perception du coût réel du COVID.
      Et si le Covid 19 ne se contentait pas de disparaître, mais laissait des cicatrices semblables à celles de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau et les yeux ?
      Dans une nouvelle étude de Yale qui fait froid dans le dos, des chercheurs ont découvert que le SARS-CoV-2, le virus à l’origine de Covid 19, peut déclencher les mêmes amas de protéines que ceux observés chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, appelés bêta-amyloïde. Mais cette fois, ils apparaissent dans la rétine, une extension de notre système nerveux central.
      Les scientifiques ont exposé des humains dans un modèle d’IA cultivé en laboratoire à la protéine de pointe du virus et ce qu’ils ont vu les a choqués. Des plaques semblables à celles de la maladie d’Alzheimer se forment même chez des personnes n’ayant pas d’antécédents de démence. Il ne s’agit pas seulement de résultats de laboratoire abstraits. Cela pourrait expliquer le brouillard cérébral qui hante des millions de personnes après la découverte du virus. L’équipe a également identifié un point d’entrée viral, NRP One, présent dans les neurones et les cellules gliales. Lorsqu’ils l’ont bloqué, la formation de la plaque s’est ralentie. Il ne s’agit pas seulement de la vision ou de la mémoire. Il s’agit de la possibilité qu’un virus respiratoire réécrive notre avenir neurologique. Le long covid pourrait-il préparer silencieusement le terrain pour la maladie d’Alzheimer ? Les chercheurs pensent désormais que l’amyloïde bêta pourrait agir comme un garde du corps immunitaire, un défenseur incompris qui réagit aux menaces virales. L’équipe a également identifié un point d’entrée viral, NRP One, présent dans les neurones et les cellules gliales. Lorsqu’ils l’ont bloqué, la formation de la plaque s’est ralentie. Il ne s’agit pas seulement de la vision ou de la mémoire. Il s’agit de la possibilité qu’un virus respiratoire réécrive notre avenir neurologique. Le covid long pourrait-il préparer silencieusement le terrain pour la maladie d’Alzheimer ? Les chercheurs pensent aujourd’hui que l’amyloïde bêta pourrait agir comme un garde du corps immunitaire, un défenseur incompris qui réagit aux menaces virales. Mais ce faisant, elle pourrait laisser derrière elle des cicatrices qui ressemblent à l’une des maladies les plus redoutées de notre époque.

      Le lien vers la vidéo mentionnée : https://www.facebook.com/thebrainmazeofficial/videos/1504107467621840

  • Covid long : 2 ans après l’infection, deux tiers des adultes sont encore malades

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-long-2-ans-apres-l-infection-deux-tiers-des-adultes-sont-enco
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/01/24/cover-r4x3w1200-6793bcf3b6462-covid-long-chronique.jpg

    Le Covid long doit-il à présent être qualifié de maladie chronique à la faible possibilité de guérison ? « Nous le craignons », répond le Pr Winfried Kern.

    Deux tiers des patients souffrant de Covid long ne présentent aucune amélioration des symptômes dans la deuxième année après l’infection, d’après les travaux qu’il a récemment dirigés

    #CovidLong

  • Les femmes sont plus à risque de développer un Covid long

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-femmes-sont-plus-a-risque-de-developper-un-covid-long-que-les-h

    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2025/01/24/cover-r4x3w1200-6793b96f5c5e3-femmes-hommes-covid-long.jpg

    Si les hommes ont plus de risque de mourir lors de l’infection, ce sont en revanche les femmes dont le risque de souffrir de la forme longue de la maladie est augmentée de 31%, concluent ces nouveaux travaux. Le surrisque par rapport aux hommes était même de 48% pour les 40-54 ans, et de 34% pour les plus de 55 ans. En revanche, les femmes adultes de moins de 40 ans ne montraient pas plus de risque de développer le Covid long que les hommes.

    #CovidLong
    #Femme

  • Et si l’origine de la maladie de Crohn se trouvait dans le sol ? - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/qualite-des-sols-et-maladie-de-crohn_183647

    Et si les MICI (comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, lire l’encadré ci-dessous), des affections en augmentation qui concernent 200.000 personnes en France, étaient en lien avec la pollution des sols ? Telle est la question qui sous-tend un programme de recherche original dit CROPS (CRohn’s disease and Pollution of. Soils) en cours dans le nord de la France.

    Au programme de la première journée dédiée à la recherche sur les MICI et l’environnement organisée début janvier 2025 à la Direction Générale de la Santé (Paris) par l’association de patients afa Crohn RCH France, ses premiers résultats ont été présentés à la communauté scientifique par sa coordinatrice, le Pr Annabelle Deram (université de Lille, laboratoire génie civil et géo-environnement, LGCgE).
    Maladie de Crohn : le nord de la France particulièrement touché

    Pour bien comprendre ces travaux, il faut savoir qu’en France, le nombre de nouveaux cas annuels de maladie de Crohn est compris entre 4 et 5 pour 100.000 habitants.

    Or, dans le nord de la France qui cumule déjà de tristes records en matière de santé publique, on sait déjà depuis plusieurs années que l’incidence y est supérieure (5,7 cas pour 100.000 habitants). Des données qui proviennent du registre Epimad mis en place au CHU de Lille en 1988, une précieuse aide qui permet depuis aux chercheurs et aux médecins de suivre tous les patients atteints de MICI dans quatre départements (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime).

    Mais, face à ces affections dont l’origine reste toujours inconnue et qui concernent surtout les jeunes adultes (15% d’enfants), de récents travaux d’Epimad parus à l’automne 2024 dans la revue The Lancet ont montré, dans une étude de grande envergure réalisée sur 30 ans, que leur incidence continuait d’augmenter tout particulièrement dans le nord de la France, surtout chez les enfants et les jeunes adultes. Pour la maladie de Crohn, l’incidence est ainsi passée de 5,1/105 en 1988-1990 à 7,9/105 en 2015-2017.

    De plus, sur les quatre départements couverts par Epimad, différentes zones géographiques, des clusters locaux de sur et de sous incidence des MICI, ont été identifiés. C’est d’ailleurs cette hétérogénéité territoriale qui a interpellé les chercheurs du consortium HEROIC, dont le Pr Deram, environnementaliste très éloignée de la gastroentérologie et de la maladie de Crohn dont elle avouait tout ignorer quand elle a commencé ses travaux.

    Lire aussiMaladie de Crohn : découverte d’une nouvelle piste de traitement
    « Le sol, on le respire et on le mange »

    Car au-delà de l’influence de l’air et de l’eau sur nos organismes, peut-être faut-il aussi compter sur nos interactions avec le sol. « Le sol, on le respire et on le mange », résume la spécialiste. Trois modes de contamination sont décrits : l’’inhalation de poussières et de gaz émis par les sols, le contact cutané direct et enfin l’ingestion, soit d’aliments contaminés et celle, volontaire ou involontaire, de particules.

    Au final, « on estime qu’un adulte ingère en moyenne 23 mg de sol (l’équivalent d’environ un grain de riz) par jour, mais c’est 100 fois plus pour un enfant, soit 208 mg par jour », précise le Pr Deram.

    Lire aussiMICI : le groupe sanguin ABO pourrait jouer un rôle protecteur grâce au microbiote intestinal

    Une fois constituée, l’équipe multidisciplinaire du projet (géologues, chimistes, ingénieurs, sociologues, historiens, biologistes, statisticiens...), a pu établir une cartographie de sept différents profils environnementaux (allant des centres urbains les plus denses aux espaces les moins artificialisés). Différents prélèvements y ont été effectués et désormais, il s’agit d’analyser les données pour voir si des liens peuvent être établis avec les clusters de sur et sous incidence des MICI et le type de profil environnemental.

    Pour l’instant, les tout premiers résultats ont retrouvé une association entre les clusters de sur incidence des MICI et les zones d’agriculture intensive (zones de culture de betterave sucrière, endive) et de pollution industrielle historique aux métaux (arsenic, zinc, cuivre)."Mais attention, corrélation ne signifie pas causalité", avertit le Pr Deram.

    Les travaux doivent donc se poursuivre avec de nouvelles campagnes de terrain à la recherche de polluants conventionnels mais aussi, plus original, de ceux dits émergents (résidus de médicaments et perturbateurs endocriniens). Le financement doit être trouvé, puis il n’y a plus qu’à creuser.

    Que sont les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) ?

    Ce terme regroupe maladie de Crohn (MC) et rectocolite hémorragique (RCH), deux maladies digestives qui se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, due à une dérégulation du système immunitaire. Elles concernent plutôt les jeunes adultes et évoluent par poussées inflammatoires, de manière très variable d’un patient à l’autre, alternant avec des phases de rémission.

    Dans la maladie de Crohn, l’inflammation peut toucher tous les segments du tube digestif (de la bouche à l’anus), mais se localise le plus souvent au niveau de l’intestin et touche fréquemment l’iléon terminal, avec ou sans atteinte colique.

    Dans la rectocolite hémorragique, l’inflammation affecte toujours la partie basse du rectum et remonte plus ou moins dans le côlon, mais l’intestin n’est jamais touché.

    Pour en savoir plus :

    – consultez le dossier de l’Inserm sur les MICI

    – rendez-vous sur le site de l’association afa Crohn RCH France

  • Naître prématuré pourrait affecter la capacité future à renouveler ses neurones - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/naitre-premature-pourrait-affecter-la-capacite-future-a-renouveler-

    Le moment de la naissance, à terme ou prématurée, diminue significativement le nombre de cellules souches neuronales disponibles pour la neurogenèse plus tard dans la vie, conclut une nouvelle étude réalisée sur des souris.

  • Vieillissement record en Corée du Sud : 20% de la population a 65 ans ou plus - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/vieillissement-record-en-coree-du-sud-20-de-la-population-a-65-ans-

    Avec 20% de sa population âgée de 65 ans et plus, la Corée du Sud est devenue une « société très âgée », selon des données officielles publiées mardi 24 décembre 2024, une tendance morose due à un taux de fécondité extrêmement bas. La quatrième économie d’Asie comptait 0,7 naissance par femme à la fin de l’année dernière - l’un des taux de fécondité les plus bas au monde et surtout loin en dessous du taux de remplacement de 2,1 nécessaire pour maintenir la population actuelle. En conséquence, la population sud-coréenne vieillit et diminue rapidement.
    Corée du Sud dans la catégorie des « sociétés très âgées », comme le Japon, l’Allemagne et la France

    Les personnes âgées de 65 ans et plus sont désormais près de 10 millions. Elles « comptent pour 20% des 51,2 millions de la population recensée » a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué mardi, ce qui place la Corée du Sud dans la catégorie des « sociétés très âgées », à l’instar du Japon, de l’Allemagne et de la France. Le nombre de seniors a par ailleurs plus que doublé depuis 2008, quand ils n’étaient que cinq millions, selon le ministère. Les hommes comptent pour 44% de cette population, d’après les mêmes données.

    Si le gouvernement investit des milliards pour encourager les naissances, notamment en offrant des aides pour la congélation des ovocytes, ces mesures n’ont pas permis les résultats escomptés. La population devrait chuter pour atteindre 39 millions d’ici 2067, quand l’âge médian devrait être de 62 ans.

    Selon les experts, les faibles nombres des mariages et des naissances en Corée du Sud sont liés aux coûts élevés de l’éducation, à l’envolée des prix de l’immobilier et à l’esprit de compétition qui règne au sein de la société sud-coréenne et rend difficile l’obtention d’emplois bien rémunérés. La double journée de travail des femmes qui, tout en poursuivant leur carrière, assument une fois rentrées chez elles la majeure partie des tâches ménagères et de l’éducation des enfants, constitue selon les experts un autre facteur clé.

  • La douleur des #femmes est sous-estimée par le corps médical - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/la-douleur-des-femmes-est-sous-estimee-par-le-corps-medical-et-ce-n
    https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2024/09/03/cover-r4x3w1200-66d70ab1370b0-044-b32236047.jpg

    Par conséquent, les femmes avaient une moindre probabilité de recevoir des médicaments contre la douleur : 38 % d’entre elles en ont bénéficié, contre 47 % des hommes. Et elles attendaient en moyenne 30 minutes de plus aux urgences avant d’être prises en charge. Ces différences de traitement étaient observées autant en Israël qu’aux États-Unis.

    Cette étude met en évidence un biais inquiétant dans la perception et le traitement de la douleur des femmes, qui pourrait avoir des conséquences graves sur leur santé, selon les auteurs. Qui soulignent l’importance de prendre en compte ces biais psychologiques dans le corps médical pour assurer une prise en charge optimale de tous les patients, peu importe leur genre.

  • Ecriture inclusive : ce qu’en dit la #science

    Loin de se résumer à l’usage du #point_médian, l’usage de l’écriture inclusive a effectivement un impact sur les #représentations_mentales du lecteur, concluent de récents travaux français. Plus important encore, cet #impact varie en fonction du type d’écriture inclusive utilisée.

    « Péril mortel » de la langue française pour l’#Académie_Française ou « outil essentiel » d’après l’investigation Elles Font La Culture (https://ellesfontla.culture.gouv.fr/conseils_articles/42__;!!Orpbtkc!7gg4iKTPdMkm6FWuHya6vu_vrzDkrr_63AXwMlNYHRXM) portée par le ministère de la Culture, l’écriture inclusive divise. « Notre objectif est de remettre un peu de science dans ce débat qui évolue parfois en #polémique incontrôlée », pointe le psycholinguiste au CNRS Léo Varnet. Loin de se résumer à l’usage du point médian, l’usage de l’écriture inclusive a effectivement un impact sur les représentations mentales du lecteur, concluent de récents travaux français publiés dans la revue Frontiers in Psychology (https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2023.1256779/full#h3). Plus important encore, cet impact varie en fonction du type d’écriture inclusive utilisée.

    (#paywall)

    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/ecriture-inclusive-ce-qu-en-dit-la-science_174628
    #écriture_inclusive

  • La start-up Neuralink d’Elon Musk annonce être autorisée à tester ses #implants cérébraux sur des humains
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/la-start-up-neuralink-d-elon-musk-annonce-etre-autorisee-a-tester-ses-i

    Neuralink conçoit des appareils connectés à implanter dans le cerveau pour communiquer avec les ordinateurs directement par la pensée. Ils doivent d’abord servir à aider des personnes paralysées ou souffrant de maladies neurologiques. La start-up veut ensuite rendre ces implants suffisamment sûrs et fiables pour qu’ils relèvent de la chirurgie élective. Des personnes pourraient alors débourser quelques milliers de dollars pour doter leur cerveau d’une puissance informatique.

    […]

    Pour l’instant, les prototypes de la taille d’une pièce de monnaie ont été implantés dans le crâne d’animaux. Plusieurs singes sont ainsi capables de « jouer » à des jeux vidéo ou de « taper » des mots sur un écran, simplement en suivant des yeux le mouvement du curseur à l’écran.