Désarmons-les

https://desarmons.net

  • [Exclu] Tir de LBD sur Lilian, 16 ans : la plainte de sa mère classée sans suite
    https://www.rue89strasbourg.com/exclu-tir-lbd-lilian-16-ans-strasbourg-plainte-mere-classee-163408

    Encore une violence policière impunie. Le parquet a classé sans suite la plainte de Flaure Diesse, concernant le tir de Lanceur de balles de défense (LBD) qui a touché son fils le 12 janvier 2019 lors d’une manifestation de Gilets jaunes à Strasbourg. Selon une source proche du dossier, ce classement sans suite trouve son origine dans l’enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l’affaire Lilian, du nom du jeune de 16 ans gravement blessé à la mâchoire, alors qu’il ne manifestait pas… Puisque l’auteur du tir de LBD n’a pas été identifié, il n’est pas possible pour le parquet de poursuivre au pénal.

  • « Marche de la colère » : des policiers d’Alliance se sont-ils moqués des gilets jaunes éborgnés ?
    (Spolier : OUI)

    Fabien Leboucq pour Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/10/marche-de-la-colere-des-policiers-d-alliance-se-sont-ils-moques-des-gilet

    Quand on lui fait remarquer que se moquer des éborgnés ne semble participer ni à l’un ni à l’autre, il botte en touche pour « ne pas rentrer dans une polémique stérile ». Notre interlocuteur refuse également de nous dire si les policiers seront rappelés à l’ordre pour ces gestes.

    (Prédiction : NON)

    Encore un super taf du collectif "Desarmons-les" issu de l’article à lire absolument : Comment la république s’est muée en dictature. :
    https://desarmons.net/index.php/2019/10/09/comment-la-republique-sest-muee-en-dictature ( https://seenthis.net/messages/805529 )
    Pour rappel, Ian B. du collectif s’est fait violemment interpelé par deux fois sans aucune autre raison que la haine (et donc la crainte) qu’il suscite chez certains policiers.

    #maintien_de_l'ordre #violences_policieres ping @davduf

  • Comment la république s’est muée en dictature. – Désarmons-les !
    https://desarmons.net/index.php/2019/10/09/comment-la-republique-sest-muee-en-dictature

    Quand cela a-t-il vraiment commencé ?

    On pourrait aisément remonter aux lois scélérates de 1893-94 pour trouver l’origine du processus anti-démocratique immuable dans lequel s’est engagé la république française, et notamment dans la manière dont se pense et se construit la protection de l’ordre public par la désignation d’un ennemi intérieur.
    On pourrait également remonter aux mesures d’exception mises en place dans les colonies françaises (vote de la loi sur l’état d’urgence en avril 1955) au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, aux répressions sanglantes des manifestations du 14 juillet 1953, du 17 octobre 1961 ou du 8 février 1962 liées à la Guerre d’Algérie, mais le contexte particulier de la décolonisation, qui accompagne à l’extérieur du territoire une guerre en bonne et due forme contre d’autres populations que celle de la métropole, ne permet pas de fonder une critique objective du maintien de l’ordre en régime démocratique. Dans ce contexte en effet, l’ennemi intérieur n’est autre que l’étranger colonisé, combattu également à l’extérieur.

    Néanmoins, c’est bien dans les années 1950-60 que se construit la figure de l’ennemi intérieur en France, selon les mêmes processus qu’aux Etats-Unis avec l’émergence de la Guerre Froide et du “maccarthysme” (sentiment anticommuniste entraînant une véritable “chasse aux sorcières” dans les métropoles du “bloc de l’Ouest”). C’est en effet à cette période que l’État français, Gaulliste, commence à s’en prendre à la contestation d’extrême-gauche, visée au même titre que les mouvements anticoloniaux.

    Pour assurer sa pérennité en pleine “crise algérienne”, l’État Gaulliste instaure un régime présidentiel le 4 octobre 1958. C’est le premier acte par lequel la démocratie parlementaire révèle ses travers totalitaires. Le président peut désormais affirmer, comme le Roi Soleil avant lui : “l’État, c’est moi”.

  • #Politique : sécurité intérieure & maintien de l’ordre
    |> Comment le ministère de l’Intérieur veut s’adapter à la « subversion violente »
    |+|> cas pratiques ce week-end : comment la #Police maintient, non pas l’ordre, mais la terreur.

    Tout d’abord, lecture de l’article de Jean-Dominique Merchet [qui prépare] L’Opinion : https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-ministere-l-interieur-veut-s-adapter-a-subversion-violente-198969

    A la menace terroriste est donc venue s’ajouter celle de la « subversion violente ». C’est dans ce contexte décrit par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, que se prépare le Livre blanc sur la #sécurité_intérieure. Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, ce document devrait être rédigé d’ici à la fin de l’année et servir de base à une loi de programmation. Le précédent livre blanc sur la « sécurité publique » date de 2011, alors qu’un autre, spécifiquement consacré à la lutte contre le terrorisme remonte à 2006. En plein effort doctrinal, comment l’exécutif aborde-t-il la « sécurité intérieure » ?

    La lecture de l’article fait froid dans le dos mais pour qui a suivi de près l’évolution du #maintien_de_l'ordre ces dernières années et la mutation de ces 3 derniers mois, rien de vraiment surprenant... hélas. Le scandale des #violences_policières, le nombre astronomique de blessures graves du mouvement des #gilets_jaunes a obligé les décideurs politiques à trouver une parade. Oui mais voilà, ils sont dans une panique totale d’une révolte qui les vire du pouvoir et au vu des choix d’orientation politique d’extrême-centre du président des riches, on ne saurait donner tord à ceux qui les font flipper. Ainsi donc au fur et à mesure, les #violences_judiciaires faisant beaucoup moins parler d’elles, c’est vers une répression à deux vitesses que souhaite s’orienter le pouvoir en place, et l’expérience du #G7 semble avoir conforté leur choix : arrêter préventivement, même avec des dossiers vides, même avec la plus parfaite mauvaise foi, des cibles connues ou totalement inconnues, et, ils imaginent, paralyser ainsi les "fomentateurs" de révolte. Un passage dans l’article est particulièrement significatif :

    « Nous avons modifié nos modes d’action opérationnels en un temps record, mais nous devons finaliser la doctrine dans les semaines qui viennent ». Un séminaire de travail sur le « schéma national du maintien de l’ordre » a eu lieu en juin place Beauvau, mais peu de voix critiques y avaient été conviées. Depuis lors, le sociologue de la police Sebastian Roché, qui plaide pour une politique alternative de « désescalade », s’est même vu retirer son cours à l’Ecole des commissaires… Le ministère de l’Intérieure ne manque pourtant pas de plaider pour « la concertation la plus large possible. »

    Ainsi donc ce samedi on apprend deux évènements qui font penser que ce nouvel ordre du maintient est acté :

    – à #Toulouse des observateurs de la LDH se font charger, puis prennent une pseudo leçon de loi par [le préfet ?] parce que l’un d’eux a voulu ramasser un projectile d’arme policière que les avait touchés. C’est la troisième fois qu’ils se font ainsi malmener :
    https://twitter.com/Maxime_Reynie/status/1177984007386140674 + chez @gonzo : https://seenthis.net/messages/804242
    Communiqué de la #LDH : https://www.ldh-france.org/agressions-policieres-contre-des-observations-citoyennes-ca-suffit

    – à #Montpellier, c’est Ian B. de Desarmons-les, collectif contre les armes de la police, qui se fait arrêter pour la deuxième fois alors qu’il devait faire une conférence le soir même sur les armes de la police. A cette heure, il n’y a toujours pas de nouvelles.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1178342218895171586
    Pour mémoire, la fois précédente : https://desarmons.net/index.php/2019/03/30/ianb-revient-plus-precisement-sur-son-arrestation-des-25-et-26-mars-2019-

    Pendant ce temps, le CM du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police s’amuse à titiller @davduf / David Dufresne, tranquilou : https://twitter.com/davduf/status/1178376236395089920 , le syndicat Alliance fait des communiqués auxmenaces à peine voilées : https://twitter.com/davduf/status/1178285515730239488 & https://twitter.com/ValKphotos/status/1178294536155611142 et Linda Kebbab continue de se lâcher avec désormais une photo de profil des plus explicites : https://twitter.com/LindaKebbab/photo

    Bref : #ça_pue !

  • Retour sur la polémique du Canard sur le contre G7 - Cerveaux Non Disponibles
    https://cerveauxnondisponibles.net/2019/08/28/retour-sur-polemique-du-canard-sur-le-contre-g7

    Si l’article du Canard était vrai, ça viendrait plus que remuer le couteau dans la plaie, ça signerait la fin d’une entente entre ces organisations “citoyennistes” et les mouvements de révoltes de la rue. La trahison serait multipliée au carré.

    Si cela était faux, ça signerait par contre la batardise ignoble de l’Etat qui vient une fois de plus s’infiltrer dans l’opposition politique qu’elle a face à elle. Signe des régimes totalitaires, mais signe aussi de ce que l’Etat a toujours été : une armée d’occupation de son propre peuple, prête à tout pour anesthésier les révoltes et semer la confusion dans ce qui remet en cause l’ordre capitaliste. Avec la découverte récente d’une indic’ infiltrée depuis 9 mois dans l’organisation du contre G7, on sait que le gouvernement est prêt à tout, même aux pires coups bas. Cela ne serait donc pas étonnant que l’information du Canard Enchainé émane du ministère de l’intérieur et de Laurent Nunez qui était sous préfet de Bayonne de 2010 à 2012, même si disons le, ça serait une terrible nouvelle d’apprendre que le Canard se fasse avoir à ce jeu vu la confiance qu’on leur accorde jusque là.

    • Je trouve dommage que @rezo diffuse un média comme cerveauxnondisponibles, né en janvier dans la confusion des gilets jaunes et qui agit comme un moteur de diffusion de la confusion #extrême_droite et #extrême_gauche.
      Ce serait dommage de faire la courte échelle à un deuxième #Étienne_Chouard.

      Surtout que le résumé de deux articles qui est diffusé n’est pas très enrichissant. D’autres média qui ne sont pas flou sur leurs lien avec l’extrême droite, ont publié des articles similaires voir plus riches. Par exemple :

      Quand Bizi, ANV & Co se rendent complices de l’Etat
      https://desarmons.net/index.php/2019/08/27/declararation-sur-limposture-plateformiste

    • d’après ces explications c’est la réponse B. je sais pas si le Canard a dit quelque-chose de plus sur le sujet.
      https://blogs.mediapart.fr/alternatiba/blog/010919/quelles-lecons-tirer-du-contre-g7-0

      Nos propres mouvements, Bizi, ANV-COP21 et Alternatiba, ont ainsi organisé une « Marche des portraits » à Bayonne le matin du dimanche 25 août, dans la zone interdite à toute manifestation. Il s’agissait d’une action de désobéissance civile non-violente qui était annoncée publiquement à l’avance aux médias et sur les réseaux sociaux. Bizi en avait préalablement informé la plateforme anti-G7, mais il s’agissait d’une initiative organisée complètement en dehors de la plateforme. Nous y avons fait apparaître des portraits officiels de Macron qui ont été décrochés dans des mairies et réquisitionnés au cours des six derniers mois, qui sont recherchés par les autorités comme l’attestent les 74 perquisitions subies par les activistes d’ANV-COP21, les 152 personnes auditionnées, dont 93 placées en garde à vue ; et qui donnent lieu à une répression pro-active orchestrée par les autorités avec notamment la mobilisation du Bureau de Lutte Anti-Terroriste, une directive de la gendarmerie nationale pour inciter les maires à déposer un maximum de plaintes contre nous, et les 57 activistes d’ANV-COP21 poursuivi·es en justice dans 17 procès.

      Contrairement à l’intox relayée par le Canard enchaîné, émanant probablement d’une manipulation des autorités, aucune négociation avec la préfecture n’a eu lieu concernant cette action (lire les détails dans le communiqué de presse de démenti). Les autorités auraient pu intervenir facilement par la force pour empêcher cette provocation non-violente qui a consisté à déambuler avec des portraits recherchés à quelques mètres seulement des forces de l’ordre. Si elles ne l’ont pas fait, c’est que l’image d’arrestations pour des tableaux emballés (dont la plupart étaient des leurres) qui aurait alors été relayée par les nombreux médias présents, aurait été bien plus coûteuse politiquement pour le gouvernement. Notre objectif politique était de profiter de la présence exceptionnelle de nombreux médias internationaux pour montrer que dans son propre pays, l’image internationale de Macron « Champion de la Terre » et héros du climat est contestée. L’objectif tactique étant, face à un dispositif policier que nous jugions infranchissable et impossible à déborder, de déplacer la lutte sur un terrain politique sur lequel l’utilisation de la force était inopérante.
      [...]
      Notamment, en ce qui concerne l’opération baptisée « Arc-en-ciel » qui prévoyait d’occuper 7 places entourant Biarritz. Prévue par une partie des mouvements de la plateforme, elle n’a finalement pas été menée. Les mouvements Bizi, Alternatiba et ANV-COP21 n’étaient pas impliqués dans l’organisation de cette opération, et encore moins dans la décision de son annulation.

      La brève du Canard enchaîné selon laquelle de « discrètes négociations » avec les autorités auraient convenu de l’annulation de l’opération Arc-en-ciel contre l’autorisation officieuse de la Marche des portraits est une intox totale, émanant probablement des autorités elles-mêmes.
      Nos mouvements Bizi, ANV-COP21 et Alternatiba n’avaient d’ailleurs aucun intérêt à ce que la Marche des portraits soit autorisée, bien au contraire. L’option tactique de cette action de désobéissance civile résidait dans le dilemme qu’elle posait aux autorités : nous étions certains d’être gagnants dans tous les cas de figure, que les autorités interviennent ou qu’elles nous laissent faire malgré l’interdiction. Et un scénario avec arrestations par les forces de l’ordre était même le plus intéressant pour nous, car il aurait aidé à donner un écho médiatique encore plus large à l’action. Nous avions par ailleurs prévu de pouvoir joindre des avocats pour défendre les personnes qui auraient pu être arrêtées ou poursuivies en justice suite à cette action.

      Qui a pu inventer pareille intox ? Ça ne peut pas venir des organisations impliquées dans l’opération Arc-en-Ciel, qui n’étaient aucunement investies dans l’organisation de la Marche des portraits, et qui n’avaient pas d’intérêt particulier à négocier quoi que ce soit sur la réaction des autorités à ce sujet, et surtout pas au prix de l’annulation de ce qui devait être le final en apothéose de la mobilisation anti-G7.

      Il n’y a que les autorités qui ont un intérêt objectif évident à cette intox. Le mouvement altermondialiste s’est révélé à l’issue de ce G7 peu puissant, désorganisé, et divisé. Cette faiblesse des mobilisations présente le risque d’accroître les divisions, et ainsi de nous désorganiser encore davantage, de faire perdre du temps à tout le monde en querelles internes, de nous fragiliser et d’abîmer notre crédibilité. Cette intox a de suite eu cet effet de division en alimentant les polémiques déjà en cours sur la “docilité” reprochée aux organisateurs de l’anti-G7, tout en décrédibilisant les organisateurs de la Marche des portraits.

      Concernant cette Marche des portraits, cette intox transforme un dilemme politique que les autorités n’ont pas pu résoudre, en prétendue négociation intelligemment menée par l’Intérieur. Plutôt que d’apparaître incapables de gérer l’apparition publique, dans la zone la plus sécurisée de l’hexagone, de portraits officiels recherchés partout par les forces de l’ordre, il est encore préférable pour le gouvernement d‘apparaître comme l’ayant laissé faire.

      Avec une seule intox toute simple, de quelques lignes, facile à répandre, et audible sur fond de polémiques entre différents courants militants, le gouvernement gagne absolument à tous les niveaux. Porter du crédit et relayer cette intox fait clairement le jeu des autorités, qui ont tout à gagner à exploiter les divisions du mouvement à un moment où il s’avère en position de faiblesse momentanée.

  • Facebook anéantit l’audience d’une partie de la gauche radicale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290819/facebook-aneantit-l-audience-d-une-partie-de-la-gauche-radicale

    Confrontée à une soudaine chute du nombre de vues de leurs publications, plusieurs pages Facebook de collectifs de la gauche radicale cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé. Censure politique, économique, algorithmes ? Leurs questions, et celles de Mediapart, restent sans réponse.

    #INTERNET #Facebook,_gauche_radicale,_Censure,_algorithmes

    • La même chose est arrivé à la page de Nantes Révoltée qui a communiqué sur twitter ce soir :

      Comme d’autres pages militantes, nous vous annonçons ce soir que Nantes Révoltée vient d’être totalement déréférencée de facebook. 99% de chute d’audience d’un coup.
      On vous invite donc à suivre notre site internet, en attendant qu’on trouve une solution.
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1167175023699877891
      Quelques stats. Depuis ce soir, on passe donc de, entre 30 et 300 000 personnes touchées par article à ... 52 personnes touchées pour notre dernière publication. Audience quasiment divisée par 1000.
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1167181464338911232

      bon, ce qui est ballot c’est de ne pas avoir mis l’adresse du blog https://www.nantes-revoltee.com dans le message et que la bio du compte renvoie vers la page facebook. Mais au moins, depuis plusieurs moins, Nantes Revoltée utilisait enfin son blog de manière de plus en plus active hors facebook pour renvoyer vers ses articles...

      Lorsque je faisais partie de l’équipe de gestion de la page de soutien à la zad NDDL, nous avions déjà remarqué des soucis, mais c’était surtout dû au fait que nous ne correspondions pas aux attentes commerciales de facebook, avec beaucoup de publications automatisées depuis les blogs de la lutte et des liens qui incitaient donc à sortir de facebook. Il y a eut quelques cas pendant lesquels on a soupçonné une censure, mais extrêmement rares et improuvables. Je me permets de "libérer" l’article complet de médiapart :

      Facebook anéantit l’audience d’une partie de la gauche radicale
      Par Géraldine Delacroix

      Confrontée à une soudaine chute du nombre de vues de leurs publications, plusieurs pages Facebook de collectifs de la gauche radicale cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé. Censure politique, économique, algorithmes ? Leurs questions, et celles de Mediapart, restent sans réponse. Ils s’appellent Lille insurgée, Bretagne noire, Collectif Auto Média énervé, Cerveaux non disponibles, Groupe Lyon Antifa…

      Plusieurs collectifs qui administrent des pages Facebook font état depuis quelques jours de la chute libre du nombre de vues sur leurs publications, alors qu’elles touchaient jusque-là des milliers de lecteurs, souvent des dizaines de milliers, parfois des centaines.
      Pour ces groupes qui partagent des informations sur les mouvements sociaux et se présentent comme très à gauche, le soupçon est fort d’une censure politique, pour les uns avant le G7, pour les autres après qu’ils ont partagé, en début de semaine, un article d’Indymedia Nantes. Le site affirme qu’une militante bien connue des mouvements de « gilets jaunes », notamment à Toulouse, et des organisations présentes au contre-sommet de Biarritz serait en réalité une policière infiltrée.

      Cerveaux non disponibles
      Paul* est fondateur et administrateur des Cerveaux non disponibles, « collectif qui a pour ambition de relayer des contenus (articles, vidéo, photos) alternatifs mais aussi d’en produire ». Après une époque où la page Facebook du collectif se contentait de partager ses lectures, les choses ont changé avec le mouvement des gilets jaunes : « On a rapidement pris position, écrit des textes, on est globalement marqués à gauche, gauche radicale, on a appelé à rejoindre les gilets jaunes… On est sortis du cadre, on a écrit nous-mêmes. Aujourd’hui, on est entre un média et un relais d’infos. »
      La chute du nombre de vues des publications de la page Cerveaux non disponibles.
      Quand un utilisateur ou une utilisatrice se connecte sur son compte Facebook, il ou elle voit apparaître dans son « fil d’actualités » une sélection algorithmique des
      publications de ses ami·e·s, des groupes auxquels il ou elle appartient, des pages qu’il ou elle suit. Depuis le mercredi 22 août, explique Paul, « [la]page [des Cerveaux non disponibles] a perdu la quasi-totalité de son audience : 200 personnes touchées par post, alors qu’on est habituellement sur une moyenne de 20 000 par post (avec des pics à 300 000) ». « Ce n’est jamais arrivé », ajoute-t-il.
      Dans un billet de blog publié dès le 23 août sur Mediapart, Zazaz, lectrice habituelle de la page, témoigne de la disparition des Cerveaux non disponibles : « Ça faisait plusieurs jours que je ressentais un vide, quelque chose me manquait, mais je n’arrivais pas à déterminer vraiment de quoi il s’agissait. Ce matin, j’ai compris, la disponibilité de mon cerveau à une autre information était censurée. » L’administrateur envisage une explication possible : « Il y a 10 jours, quelqu’un a fait une réclamation sur une vidéo pour atteinte au droit d’auteur. »
      « Forcément, on se demande ce qui se passe. Est_ce que d’autres ont ce même problème ou est-ce que c’est seulement des pages militantes ? Le silence de Facebook alimente les questions, c’est hyper opaque et très difficile, s’interroge Paul. On peut aussi se dire que ç’a été discuté en interne puisqu’on sait qu’ils discutent avec le gouvernement. Il suffit d’un employé de Facebook qui a eu des consignes orales… »

      L’administrateur de la page a bien tenté de contacter Facebook et posé cette question : « Depuis quelques jours, et surtout hier, nous avons constaté une très forte baisse de la visibilité de nos posts (près de 95 % de moins qu’en moyenne !). Pourriez-vous nous expliquer les raisons de ce changement brutal ? Et nous dire comment y remédier ? Notre média étant particulièrement axé sur le traitement de l’actualité médiatique, il est très problématique pour nous de ne pas pouvoir toucher notre public au moment d’un événement aussi important que le sommet du G7.
      Merci d’avance pour votre compréhension et votre retour. »
      Réponse : « Votre avis sera utilisé pour améliorer Facebook. Merci d’avoir pris le temps de nous envoyer votre signalement. »« Une réponse automatisée », « qui n’est même pas adaptée… », souligne Paul. « L’idée d’être moins dépendant de Facebook » avait déjà conduit le groupe à créer son propre site : « Pour nos textes importants et nos vidéos : on n’a pas envie de tout perdre si la page est supprimée. »
      Jeudi 29 août, alors que Mediapart avait contacté Facebook la veille pour obtenir des explications, la page commençait à reprendre des couleurs, et des abonnés témoignaient de ce que ses publications étaient réapparues dans leur fil. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? « Cela semble revenir depuis ce matin. Pas autant qu’avant le 22 août, mais largement mieux que depuis une semaine. Sans raison ni explication », nous dit un membre du collectif.

      Collectif Auto Média énervé
      Basé à Toulouse et « fondé en 2016 pendant la loi travail », le Collectif Auto Média énervé s’appelait il y a encore deux semaines le Collectif Auto Média étudiant. C’est mardi 27 août que ses difficultés ont commencé, « une forme de censure », regrette Léon*, un des animateurs du groupe. « On a publié l’article sur l’indic à Toulouse et au contre-sommet, suite à ça on a été de suite déréférencés de Facebook…, nous explique-t-il. D’un coup, on n’apparaît plus sur le fil d’actu des personnes, même moi je ne vois plus les posts qu’on fait… »
      Confronté à la disparition de ses lecteurs pour la première fois, le collectif a tenté de contacter Facebook, puis « supprimé le post qui pouvait poser problème » : « Si jamais ça pouvait résoudre le problème… On s’est dit que c’est peut-être des algorithmes… »
      Jeudi 29, Léon a trouvé un message de Facebook daté du 27 et titré : « Your page has a breach » (« Votre page est en infraction »), dans lequel le réseau social explique qu’un contenu a été supprimé car il allait à l’encontre des « standards de la communauté », mais sans préciser de quel contenu il s’agit. Le collectif n’avait pas eu de problème pendant le G7 : « On a vachement produit sur le G7 en photos ; on a écrit des petits articles, qui ont fait plusieurs centaines à plusieurs milliers de vues. Le dernier truc, c’est quatre personnes ! Les stats ont été constantes jusqu’au G7, puis en hausse parce qu’on a couvert le G7, puis c’est redescendu après et aujourd’hui on n’a plus rien… »
      « On reste radicaux », admet Léon, mais le groupe se veut sérieux et prudent : « On partage de l’info, on recoupe, on vérifie, on floute les visages, que ce soit ceux des flics ou des manifestants ; on fait attention, on travaille avec des avocats. »

      Lille insurgée
      Léon ne voit plus les publications de Lille insurgée. Car le groupe lillois rencontre les mêmes difficultés : « Avant, on faisait plusieurs dizaines de milliers de personnes (28 000 vues, 68 000 vues) et là, on passe à 400 vues depuis les 22-23 août », témoigne un membre du collectif, Camille*. La rencontre Macron-Poutine, « c’est la dernière publication qui fait pas mal de vues ».
      La chute du nombre de vues des messages de la page Lille insurgée. Fataliste, le collectif a « juste interrogé le compte Twitter de Facebook. On sait pas trop quoi faire, on sait pas trop comment faire pour les contacter, je vois pas l’intérêt ».
      En l’absence de justification, d’éléments de compréhension, les hypothèses fleurissent : « Une possibilité, c’est que Facebook ait envie de nous inciter à faire de la pub. Donc ils nous coupent notre audience pour qu’on prenne de la pub. » Mais « si c’est une censure délibérée, il y a un lien avec le G7, forcément ».
      Sur Twitter, le Groupe Antifa Lyon relaie les Lillois et fait le même constat :
      Bretagne noire, habitué à ce genre de traitement, a invité dès le 25 août à se rendre sur sa deuxième page :
      « [INFO] Vous l’avez peut-être remarqués, cette page-ci est une nouvelle fois censurée, nous vous invitons donc à rejoindre notre 2nde page
      Merci à vous tous pour vos messages de soutien. »
      Contacté par Mediapart mercredi après-midi, Facebook nous a fait savoir le lendemain en début de soirée ne pas être en mesure de donner une réponse précise dans ce délai, et réserver les explications circonstanciées aux administrateurs des pages concernées.

      Boite noire
      Cet article a été mis à jour après sa parution avec la réponse de Facebook.
      Nos interlocuteurs ont été joints par mail et téléphone mercredi 28 et jeudi 29 août.
      * Certains prénoms ont été modifiés.

    • Ce n’est pas tout à fait pareil : #Google a exclu de la liste des sites web qu’elle consultait pour faire sa revue de presse les sites qu’elle considérait comme non-fiable, dont des sites d’extrême gauche. C’est scandaleux, mais c’est « officiel ». #Facebook a modifié son algorithme secret qui fait que des pages disparaissent sans aucune justification...

    • Je ne suis pas étonnée et je n’ai toujours pas compris comment on peut se revendiquer de gauche et utiliser facebook. C’est confondre la maison des associations avec la place beauvau. Et je désespère de voir encore des groupes organiser des actions sur Gmail ou ne pas retirer leur batterie de téléphone lors des réunions.

      #boycott_facebook

    • Article, même on peut dire communiqué, de Nantes Révoltée sur le sujet : https://www.nantes-revoltee.com/facebook-censure-t-il-les-medias-independants

      Nantes Révoltée n’est pas seule : il semble que cette invisibilisation touche d’autres pages facebook de médias indépendants : Lille Insurgée, ou Cerveaux non Disponibles, entre autres. C’est une censure qui ne dit pas son nom, une manœuvre ambivalente et sournoise. La page n’est pas supprimée, il ne s’agit donc pas d’une véritable censure. Elle est « déréférencée » : elle n’apparaît plus sur les comptes de ses abonnés. C’est comme couper l’électricité d’un concert mais dire au chanteur qu’il peut continuer sans micro : il ne sera plus entendu que par le premier rang. Le concert ne sera pas pour autant interdit. La sournoiserie est la marque du régime en place.

    • analyse de Benjamin Bayart sur la question :

      Un certain nombre de pages militantes, ancrées très à gauche, ont perdu quasiment tout leur lectorat (chute de 99,9% dans au moins un cas) autour de la période du G7. (L’article de Mediapart est intéressant à lire). Analysons un peu...
      La baisse d’audience (les messages postés sur les pages en question ne sont plus affichés, ou quasiment plus) est un fait.
      On peut décider d’y voir des choses, des explications, des interprétations.
      Le plus évident est de se dire « Ah les salauds, c’est la censure ». Soit à supposer que le Gouvernement a demandé à Facebook de couper. Soit à supposer que Facebook a décidé tout seul de couper. Cette une analyse possible, mais elle est tout sauf certaine, et hasardeuse à prouver.
      En effet, l’autre piste est que ce soit (plus ou moins) automatique : l’audience des pages très à gauches monte en flèche autour du G7, or au-delà d’une certaine audience Facebook coupe/ralenti et demande des sous pour diffuser (faut bien vivre...)
      Mais ce qui m’intéresse là-dedans, c’est le rôle de l’intermédiaire technique. Vis-à-vis des pages en question, et vis-à-vis des lecteurs. Donc, on découpe ça en deux temps.
      Du point de vue des gens qui font la page Facebook en question, on peut les considérer comme un média, un journal militant. Facebook est alors leur diffuseur. Je ne suis pas certain du tout que le contrat de service, même implicite, soit clair.
      Genre un contrat qui dit « jusqu’à XXX objets affichés chez vos lecteurs, c’est gratuit, au-delà il faut payer X euros pour Y affichages ». Ce serait un contrat de diffusion, clair, piloté, affiché. Où du coup Facebook aurait tout intérêt à être clair.
      Or les animateurs de ces pages se posent la question de « pourquoi ça coupe ? ». Ça montre bien que le contrat n’est pas clair, ou n’est pas clairement compris. On est dans une relation malsaine de dépendance, mal affichée, donc impossible à traiter sereinement.
      Prenons maintenant le point de vue des lecteurs. Ce sont des particuliers, des quidams, qui ont cliqué sur « je souhaite recevoir ce que diffuse cette page pour me tenir informé ». Le contrat qui les lie à Facebook est encore plus flou que celui entre Facebook et la page.
      Ce contrat implicite dit « En échange de ta vie privée, et du droit de te manipuler en permanence pour le plaisir de mes clients publicitaires, je te donne accès aux contenus que les autres publient et que tu as envie de voir ».
      Or ce contrat tacite est rompu : les lecteurs ont souhaité recevoir ces flux d’information, et ne les reçoivent plus, sans la moindre petite explication. Juste, curieusement, le silence. Mais du silence pas trop visible, rien qui dise « On a coupé tel fil ».
      Si on suppose que c’est une censure « politique » (qu’elle soit gouvernementale, ou d’entreprise), on a atteint un sommet, cette censure est le fait d’une décision silencieuse, non affichée, donc impossible à contester. L’exact contraire de la notion d’état de droit.
      C’est ce qui me fait douter que ce soit une censure politique. Qu’une trace, n’importe laquelle, sorte dans la presse, et ça va être la java des tribunaux pour les fonctionnaires impliqués.
      Une censure de l’entreprise ? Moui. Techniquement possible
      Si c’est une coupure technique, genre un quota de diffusion et Facebook veut des sous, c’est épouvantablement malsain, parce que ce n’est pas assumé, pas affiché, pas négocié. C’est le contraire d’un contrat, en fait.
      Un contrat, c’est un truc théoriquement négocié, entre deux parties qui peuvent en choisir les termes, et accepter ces termes librement. Bon, de nos jours un contrat c’est un truc que t’impose un fournisseur avec qui tu ne peux pas discuter.
      Essayez de discuter les termes de votre contrat d’abonnement à EDF, par exemple.
      Mais... ce contrat est connu, affiché, assumé. Revendiqué, même.
      Quand une entreprise normale fait une offre gratuite jusqu’à XX, puis payante au delà, elle est ravie de vous envoyer une facture en PDF tous les mois disant « c’est gratos, t’as vu, ch’uis gentil ». Et donc, par là, affiche les limites et le fait honnêtement.
      Comme je suis plutôt gentil, je suppose que ce n’est pas une censure gouvernementale (ce serait trop grave), ni d’entreprise (quel serait leur intérêt ?), mais bien la relation pourrie d’une entreprise sans morale avec le monde qui l’entoure.
      C’est pas que ce soit nouveau.
      Mais c’est intéressant quand ça se voit bien.
      Ils vous méprisent. Vous lecteurs, qui êtes leur marchandise. Vous auteurs, qui attirez les lecteurs. Ils vous méprisent. Et vous maltraitent. Et cependant vous restez... piégés.
      Triste monde.
      On a proposé au Gouvernement une porte de sortie de ce monopole piégeux et malsain : l’interopérabilité.
      La réponse du ministre : il craint que ce ne soit trop agressif pour le modèle économique des grands groupes américains concernés.
      Voilà.

      https://twitter.com/bayartb/status/1167478087031906306
      cc @stephane @hlc

    • https://www.businessinsider.fr/facebook-est-aussi-nefaste-pour-vous-que-fumer-selon-experts-tech

      « Ça crée une dépendance, ce n’est pas bon pour vous, il y a des gens qui essaient de vous faire utiliser ce réseau, même si vous ne comprenez pas ce qui se passe », avait-il déclaré (Marc Benioff ).

      Depuis, Facebook a continué à être utilisé comme un outil d’ingérence démocratique et a été au centre de scandales mondiaux liés aux données, notamment la fuite de Cambridge Analytica. Et les personnes à qui Benioff donne du mérite pour l’avoir aidé à se faire entendre sont plus convaincus que jamais que Facebook est aussi néfaste pour la démocratie que fumer l’est pour la santé, et que des mesures s’imposent.

      #The_Great_Hack

  • https://desarmons.net/index.php/2019/08/27/declararation-sur-limposture-plateformiste

    Déclaration sur l’imposture “plateformiste”
    Sur le contre-sommet du G7 au Pays Basque

    La plateforme G7EZ, requinquée par sa promenade du samedi 24 août à Hendaye, dont le chiffre des participant.e.s a clairement été gonflé, y compris par la préfecture, écrivait avec une assurance tout a fait déplacée au vu des multiples critiques dont elle fait l’objet : « Ce contre-sommet est d’ores et déjà une réussite ».

    Par ailleurs, il n’y a eu absolument aucun mot de la plate-forme sur la répression en cours ce samedi à Bayonne, sur les 68 arrestations préventives ou arbitraires, ni sur les lourdes condamnations de trois allemands de 18 à 23 ans incarcérés depuis la veille à l’issue d’un procès expéditif, alors même qu’il s’agit d’un scandale absolu.

    • Sans compter que ces organisations surfent sur un imaginaire libertaire et anti-autoritaire, alors même que leurs structures internes, modes de fonctionnement et la sélection par l’argent qu’ils impliquent, témoignent de logiques autoritaires. La seule évocation d’un consensus d’action décidé à quelque-un.e.s pour servir de ligne de conduite à des milliers d’autres est une insulte à 200 ans de combats libertaires et anarchistes pour promouvoir le libre-arbitre et l’autonomie de chacun. e. Qu’on ne nous prenne pas pour des con.ne.s, on ne passe pas de trente ans de lutte armée au sein de groupes communistes autoritaires à un alternativisme babos sans conserver les vieux réflexes disciplinaires qui permettent de garder la face…et de régler ses comptes avec ses détracteur/ices. Sans compter les leaders charismatiques qui interagissent avec leur entourage comme des gourous de sectes, suscitant fascination et crainte, tout en ayant le quasi monopole de la communication officielle de leurs organisations…

      Guerre à l’État de Jtxo Estebaranz – Luttes autonomes au pays basque (1982_1992) Libertalia 2011
      Je finis de lire ce livre, en ce moment. Ce G7 à Biarritz aura, au moins, ouvert ma curiosité sur l’histoire de ces luttes. Ce bouquin donne un bon état des lieux sur ce mouvement autonome, il y a près de trente ans et donc avant l’arrivée des réseaux sociaux mais une pléiade de publications papiers débordaient de contre-informations et d’initiatives politiques aussi riches que diverses.
      http://editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/guerre-a-l-etat
      http://editionslibertalia.com/blog/des-basques-en-guerre

      En miroir, une reprise en mains des récits des évènements, ici c’est en Catalogne :
      http://www.article11.info/?Reprendre-en-main-le-recit-des#nh3
      https://directa.cat
      #autonomie #Euskadi #Catalogne #Euskal_Herria

    • Cerise sur le gâteau : dans le document présenté par Desarmons-les, je découvre que l’organisation « pacifiste » ANV a utilisé une de mes photos, celle de Damien T., énucléé en 2014, faisant passer son action pour de la provocation violente 🤮
      https://pbs.twimg.com/media/EC-61h0XoAIyw6K?format=jpg&name=small
      Pour rappel, Damien T. fait partie des victimes de #violences_policières pendant la manif du 22 février 2014 à #Nantes. Sur la photo en question, il pose TRANQUILLEMENT et sans AUCUNE PROVOCATION devant un groupe de « forces de l’ordre » 3 mois plus tard : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/14019801089/in/album-72157644302321600

      Flickr

      Je les ai donc interpellé sur twitter où ils sont actifs, pas de réponse pour le moment...
      https://twitter.com/ValKphotos/status/1166356285023039489

    • A I’occasion des manifestations sur la voie publique, l’acharnement de ces organisations à penser des dispositifs pour neutraliser toute colère et toute révolte, notamment en déployant des volontaires en chasubles ou affublés de blanc pour protéger les banques, canaliser la foule, faire des chaînes ou ramper à terre devant les forces de l’ordre, sont autant de façons de matérialiser avec leurs corps leur refus de se battre pour I’avenir des nouvelles générations et de confier leur sort au bon vouloir d’éventuels tyrans éclairés qui leur épargneraient toute souffrance. Ou à la police, avec cette croyance ou certitude naïve que la violence d’État peut être évitée si l’on se montre gentil, niant du même coup des décennies d’histoire populaire faite d’oppressions de classe, racistes et sexistes : non, il ne suffit pas de « ne rien avoir à se reprocher » pour échapper à l’arbitraire.

      Ces organisations, après avoir rendu les armes face à l’impérialisme de l’Etat capitaliste, font pression sur les mouvements sociaux pour les pacifier à l’excès, devenant ni plus ni moins des auxiliaires de police. Dans d’autres contextes, on appelle ça des traîtres.

    • Comme beaucoup je suis aussi déçu à de nombreux niveaux de la façon dont le contre-sommet a été mené, la « cerise » ayant été la décision improvisée de changer le format de la « manif arc-en-ciel » prévue dimanche, puis son annulation pure et simple à la dernière minute, suivie lundi d’une marche (également improvisée à la dernière minute) vers Biarritz des porte-paroles des plateformes, pour remettre au G7 une « déclaration d’illégitimité » puis s’asseoir 7 minutes, ça faisait peine à voir.

      Je ne vais pas commenter en détail l’article de désarmons, qui mélange des interrogations justifiées avec des accusations de mauvaise foi ou dumoins à côté de la plaque. Mais je comprends et partage en partie le sentiment de colère vis à vis des plateformes. Tout ça aura besoin d’explications posées.

      Sur le fond (je vais pas dire sur la « longue durée » mais disons le quart de siècle écoulé), je dirais que c’est l’histoire d’un mauvais timing, entre d’un côté une dynamique autogestionnaire où les ZAD (notamment nddl) et les GJ ont été très moteurs en France sur les derniers mois/années, de l’autre des changements stratégiques au sein de la majeure partie de la gauche abertzale au Pays Basque (notamment autour du parti Sortu et du syndicat LAB), qui paie aujourd’hui le prix de n’avoir pas su se distancier à temps de l’ETA, et qui après avoir passé trop longtemps à refuser de condamner explicitement une organisation devenue un monstre sans tête (les liens postés par @vanderling en donnent un aperçu), trainent aujourd’hui une espèce de culpabilité qui ne dit pas son nom, et continuent à se faire salir par l’opinion publique espagnole sans oser ouvrir leur gueule à la hauteur des insultes reçues, alors même que l’exécutif de Madrid est plus inflexible aujourd’hui qu’à la fin des années 1990 (zéro reconnaissance du désarmement et de la dissolution d’ETA, zéro avancée sur le sort des prisonniers, emprisonnement de 8 jeunes d’Altsasu pour une bagarre de bistrot qualifiée en « terrorisme », etc la liste est longue) et que le franquisme est plus explicite dans le paysage qu’il ne l’a été depuis les années 1970 (avec l’apparition du parti Vox, qui eux n’ont aucune culpabilité à déverser leur vomi idéologique et à côté de qui le RN fait petit joueur en terme d’extrême droite).

      Dans ce contexte-là, ce souci de la majorité de la gauche abertzale de faire bonne figure part rapport à un passé qui leur est sans arrêt renvoyé à la gueule a probablement contribué à une inflexibilité de la plateforme G7-EZ (puis des deux plateformes par extension) quant au refus de la moindre action qui ne s’inscrive pas dans un cadre strictement légaliste. Et ça, quand on est GJ ou qu’on a bataillé à NDDL (et qu’on était à mille lieues du bourbier basque des années 1990-2000), ça reste en travers.

      C’est en tout cas l’interprétation que j’en fais depuis ce que j’ai vu et entendu ces derniers jours, ça me trottait dans la tête et je le pose ici.

    • Merci de ce commentaire, et je suis assez d’accord qu’il faut le mettre en perspective avec le paysage et les événements politiques de cette région. Ce qui permet d’expliquer, sans forcément justifier :)

      Car du coup certaines orgas se retrouvent avec un raisonnement un peu manichéen, trop de temps sans condamner et du coup maintenant totalement inverse hyper (trop) sur la légalité et la non-violence absolue y compris même dans les mots, les regards… Alors qu’il y a quand même tout un éventail, et que ce que prônent plein d’orgas (anar, autonome, GJ, etc) c’est que le mot violence ne peut pas être utilisé seul et ne veut rien dire (les personnes, les biens, etc) et que certaines sont ok pour celleux qui veulent les utiliser. C’est pas tout ou rien.

    • y compris même dans les mots, les regards

      pas à ce point. Je repense par exemple à un débat récent où Oskar Matute a quand même remis à sa place une crapule de Vox au passé judiciaire peu brillant.
      Mais sinon généralement oui, le retournement de cap affiché depuis 2011 a mis une sorte de tabou sur la question. Ce qui ne manque pas d’énerver la branche ATA (amnistie et liberté), qui fait désormais ses actions de son côté et qu’on n’a pas vue au contre-sommet.

    • Non non là c’est le gros hasard parce que t’as parlé d’Oskar Matute. :D
      Mais je parlais bien d’Alternatiba à Bayonne, dont ANV est issu, sachant que bizi est issu aussi de l’expérience des demos avant, enfin bref, la construction d’ANV, ça vient pas de l’autre bout de la France, c’est bien en lien avec cette partie du mouvement abertzale d’actions non-violentes, non ?

      (Pour la photo oui, après, il reste que le document en question même sans photos parle bien de refuser toute violence, y compris les mots, les regards, ce qui se comprend dans le cadre d’actions légalistes juste pour médiatiser, voler des bustes, des chaises, des photos… mais bon, on peut pas demander ça de tout manifestant)

    • c’est bien en lien avec cette partie du mouvement abertzale d’actions non-violentes, non ?

      Alors, ANV est une émanation d’Alternatiba, mouvement lancé en 2013 par Bizi, dont quelques membres initiaux étaient aupravant chez les Démos, mais ça reste des liens assez distendus (ANV est née en 2015, les Démos c’était les années 2000, et sans lien avec le climat, d’ailleurs bon nombre des anciens Démos ne sont pas dans les mouvements climat, et l’origine de Bizi est dans des débats consécutifs à un cycle de conférence de Hervé Kempf en Pays Basque nord autour de son bouquin « comment les riches détruisent la planète »)

      Mais par contre et surtout, c’est pas du tout lié à la tendance majoritaire de la gauche abertzale, celle dont je parlais plus haut qui ne s’est pas distanciée assez tôt d’ETA et se retrouve emmerdée avec ça aujourd’hui.

      Quant à la plateforme G7-EZ, ANV et Alternatiba (le mouvement climat) n’en faisaient pas partie, par contre plusieurs partis, syndicats et assos liés à la tendance majoritaire de la gauche abertzale y étaient, dont EH Bildu (qui comporte Alternatiba le parti, d’où ma remarque précédente).

    • Merci @koldobika pour le suivi sur l’histoire de la photo, et plus largement, de cette ébauche de plaquette de ANV, horrible, qui, m’a-t-on dit depuis plusieurs sources, n’aurait pas circulé à l’époque (2015). Le texte de la plaquette sur leurs bases de non-violence, lui, n’a pas changé et il contient pas mal de passages qui permettent à des initiatives comme les blancs-blocs d’affirmer que non, entourer des « casseurs, black-blocs » ou pseudo « flics infiltrés » (comment viser les black-blocs sans les nommer) jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre, non, ça n’est pas faire de la délation... Bref, je suis encore pas mal énervée : ça a été super détestable de contacter le copain mutilé pour le rappeler à de mauvais souvenirs...

      Je voudrais revenir sur un de tes commentaires @koldobika quand tu sépares le Pays Basque et la ZAD : je ne peux pas être d’accord ! Ca fait plusieurs années que l’Ambazada est le lieu basque sur la zad et il y a eut énormément d’échanges de savoirs, des réfléxions communes aussi sur la préparation du G7 avec, entre autre, visible, la charpente, certes, mais beaucoup beaucoup de choses moins visibles.

      Non, ce qui est sûr c’est que certaines orgas basques à visée électorales ont fait comme tu le soulignes le choix de se policer, mais beaucoup de gens du pays basques sont tout aussi vénères que d’autres sur l’énorme gâchis qu’est ce contre sommet et encore les chiffres des investissements financiers n’ont pas été communiqués officiellement, desmilliers et des milliers d’euros ont été dépensés en locations diverses, communications « officielles », mais jusqu’à ce week-end, PAS UN CENTIME pour la legal team, par exemple...

      J’arrête là, je vais essayer de mettre dans un deuxième commentaire pas mal de liens que j’ai dans plein d’onglets ouverts, histoire de les rassembler quelque part !

    • Incidents en marge du G7, l’opinion fabriquée. Témoignage de gardé à vue | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/fabrice-loi/blog/280819/incidents-en-marge-du-g7-lopinion-fabriquee-temoignage-de-garde-vue

      (et aussi https://seenthis.net/messages/799133 & https://seenthis.net/messages/799741 )

      Me voilà au sol, comme six autres manifestants d’un cortège de deux cents personnes qui n’ont pas eu de chance. Je me retrouve à côté de citoyens tout sanglants, avec un hélicoptère qui tourne au-dessus de nous, et dix flics cuirassés par manifestant, à trente kilomètres de la zone interdite du G7. Allô l’ONU ? A côté de moi, un pacifique chercheur de l’INRA, myope, ayant perdu ses lunettes en fuyant l’assaut de la police, le crâne entaillé par un coup de matraque, s’entend dire par un flic ricanant que « tes lunettes, on n’en a rien à foutre ». Une jeune femme, les menottes trop serrées, effondrée dans l’herbe, grimace de douleur. Le voltigeur qui me plaque au sol, lui, a l’air plutôt ennuyé de faire partie d’un dispositif aussi honteux. Tout de même, on a sa dignité. Nous convenons d’un regard que chacun de nous deux fera son boulot sans taches : moi d’assistant bénévole tous risques Mediapart, et lui de salarié de l’oligarchie. Le flic et moi contemplons la mer en faisant semblant de travailler. C’est un beau jour pour être interpellé et foutu au trou, et quand même mieux qu’une matraque dans le cul en Seine-Saint-Denis. Remarquez que je suis blanc, ce qui en France, dans ce genre de situations, a son importance.

    • @val_k oui il y a eu pas mal d’échanges et de boulot commun entre des gens d’ici et la ZAD (et encore je n’ai suivi ça que de loin, je me doute qu’il y a eu plus que ce que j’en sais) je sais que parmi eux il y avait des gens d’Askapena.
      http://www.askapena.eus/content/euskal-herritik-zadera-zadetik-euskal-herrira
      http://www.askapena.eus/node/3554
      Mais chez Askapena le focus est sur les liens internationaux et il n’y a pas ce souci de distanciation d’un certain passé malaisant (et encore moins de souci électoraliste), qui est par contre présent chez le courant majoritaire de la gauche abertzale (notament autour de Sortu et LAB, pour le dire vite car dans les détails c’est moins simple mais bref).

      Pendant le contre-sommet un des soucis récurrents que j’ai entendus de la part des plateformes c’était « il faut pas que ça pète ». Ce que j’interprète derrière ça c’est la crainte d’être renvoyé à ce dont le courant en question essaie de se distancier : la lutte armée et la guerrilla urbaine. La crainte que sur le long terme ils en auraient payé le prix en terme d’image, que ça sape de longs efforts de « relégitimation » auprès de l’opinion publique.
      Il n’y avait rien de cet ordre dans les autres contre-sommets de ces dernières années, pas un tel enjeu local autour du « risque de débordements ».
      Et cette primauté au « il faut pas que ça pète » a généré les colères qu’on entend ça et là, chez ceux d’ailleurs qui se sont retrouvés « pris en otage » d’un contexte politique auquel ils sont étrangers, et chez ceux d’ici qui trouvent que tout ça va trop loin dans l’acquiescement aux règles du jeu étatique (qui elles ne vont pas en s’assouplissant, que ce soit côté Fr ou Esp https://seenthis.net/messages/799589 ).

      J’ai aussi entendu dire que la location du Ficoba a coûté 36000 euros (!).
      Pour moi, à partir du moment où les plateformes ont accepté de faire ce contre-sommet à cet endroit (loin de Biarritz, logistiquement difficile, cher...) tel qu’imposé par la préfecture, c’était cuit d’emblée. Ensuite les non-dits, les crispations autour du « il faut pas que ça pète », et les improvisations au jour le jour ont amené à l’eau de boudin qu’on a pu voir.

    • [Tribune] Contre sommet anti #G7 : dépasser l’amertume pour imaginer l’avenir
      par Laurent Thieulle,
      militant ATTAC Pays Basque Nord
      membre de la plateforme G7 Ez !
      commissions communication, action, logistique,
      responsable transport et accueil presse sur le camp.

      https://ecologuesenrages.home.blog/2019/09/03/tribune-contre-sommet-anti-g7-depasser-lamertume-pour-imagin & https://seenthis.net/messages/799932

      Le contre-sommet est un échec. Quand on a fait partie de l’organisation, il est important de le dire et de reconnaître les manquements à nos engagements. Mais le constat n’est pas suffisant, il est nécessaire de comprendre les raisons de cet échec pour aller de l’avant, anticiper les prochains mouvements sociaux et imaginer l’avenir de nos approches alternatives. Surtout, il est nécessaire de faire un point objectif au milieu de tout le fatras (généralement non signé) lu sur internet ou dans la presse, mêlant intox, rumeurs, paranoïa ou plus souvent simple méconnaissance.

      /.../

      Quand au mois de juin, on nous annonce que le FICOBA nous coûtera 3 fois plus cher que prévu (plus de 40.000 € contre 16.000€ initialement retenu), la tension entre les deux groupes d’intérêt de la plate-forme explose. Le FICOBA aura permis de siphonner tout le budget du camp, de la legal-team et des cantines. Pour se justifier, certains Nostradamus nous promettent une mobilisation atone des militants et demandent à dimensionner le camp pour seulement 500 personnes (nous serons plus de 4.000 sur le camps le vendredi). Le budget de la legal-team passe d’un coup de 20.000€ à 1.000€. Si on rajoute les discussions insensées autour du consensus d’action ainsi que des mots malheureux écrits (« isoler » et « désavouer » les mouvements violents) mais finalement supprimés suite à une réunion houleuse, les groupes anti-fascistes ont également préféré se retirer.

      /.../

      Tout s’est accumulé pour accoucher d’un grand vide. Rien. Aucune action. Une grande frustration, et une plate-forme qui reçoit même le baiser de la mort de la Préfecture : nous l’avons aidé à conserver le calme dans le Pays Basque ! C’est douloureux parce que c’est mortellement vrai.

      /.../

      Ajout perso : Un bilan encore en dessous de la réalité : il y a eut moins de 15000 personnes lors de la « grosse manifestation unitaire » et à ce jour, à ma connaissance, la Legal Team n’a toujours pas reçu la moindre aide...
      Clairement les anars et antifas se sont officiellement barré mais sans leurs compétences (cuisines, medics, antirep...) même le camp aurait ressemblé à un pétard mouillé :/

    • https://bizimugi.eu/contre-g7-cure-de-desintox

      nous devons aujourd’hui nous exprimer publiquement au vu du nombre d’attaques et d’intox qui circulent sur nous, en lien avec le G7, voire d’insultes et de menaces. Nous devons remettre quelques pendules à l’heure et rectifier mensonges, contre-vérités et amalgames multiples. Nous essaierons de le faire le plus sereinement et objectivement possible.

      1) Bizi n’a rien négocié avec les autorités

      Bizi est entré, tardivement, dans la plateforme G7EZ à la demande de celle-ci. Quand nous avons commencé à participer à ses réunions, bien des mois après sa naissance, la plateforme avait déjà décidé d’organiser un contre-sommet et une grande manifestation, ainsi qu’une action de désobéissance civile (les 7 rassemblements, appelés “arc-en-ciel”). Elle avait déjà participé à des négociations avec l’État et ses services, et accepté l’interdiction du contre-sommet initialement prévu à Bayonne. Elle avait déjà accepté d’organiser ce contre-sommet et cette manifestation à Hendaye et Irun, et le campement à Urrugne dans un terrain proposé par l’État. A cette époque, certains de celles et ceux qui nous donnent aujourd’hui des leçons de radicalité, certains anars ou antifas et autres collectifs ou personnes, étaient pourtant bien dans cette plateforme, et y sont restées même après ces négociations et décisions.
      Bizi a commencé à suivre les réunions parce que la plateforme nous l’a demandé, nous disant qu’il y avait besoin de tout le monde et qu’elle croulait sous le travail. Nous l’avons fait par solidarité, mais en précisant dès le départ les limites de notre engagement, et alors même que nous ne nous sentions pas en phase avec la composition même de la plateforme et les choix stratégiques retenus (1). Nous l’avons fait en toute responsabilité, non pas par rapport aux autorités mais par rapport au mouvement alternatif et à la population du Pays Basque, afin de contribuer à ce que le contre-sommet, qui a été décidé et négocié par d’autres que nous, se passe globalement le mieux possible.
      Quant à celles et ceux qui ne faisaient partie d’aucune des 2 plateformes (la plateforme basque G7EZ ou la plateforme hexagonale Alternatives G7) et qui nous insultent, nous menacent, nous traitent de collabos, elles et ils ont pourtant participé aux diverses activités (semaine intergalactique, manifs ou divers débats) à Hendaye, ont vécu et se sont réunis au campement d’Urrugne. Ils ont donc accepté de vivre et s’organiser dans un campement trouvé par l’État pour qu’ils ne soient surtout pas à proximité de Biarritz, dans un lieu appartenant et prêté par la multinationale Nestlé, et pour se rendre à Hendaye, ils ont pris des navettes de bus affrétés par la communauté d’agglomération du Pays Basque qui se fera sans doute rembourser par le budget d’organisation du G7. Restons donc toutes et tous humbles et modestes quant à nos niveaux respectifs de radicalité et de rupturisme réels.

      2) Alternatiba et ANV-COP21 n’ont pas plus négocié que Bizi avec les autorités

      Alternatiba et ANV-COP21 n’ont jamais été membres d’aucune des 2 plateformes et n’ont participé à aucune de leurs réunions respectives. Leurs militant-e-s, sollicité-e-s chaque fois par Bizi, ont pu aider à diverses activités que ce soit sur le campement (service de médiation par exemple) ou au contre-sommet lui-même (ateliers, formations, service de médiation).
      Mais les 2 mouvements n’ont organisé que deux actions pendant la semaine du G7, les deux en coopération avec Bizi : le décrochage d’un portrait présidentiel à la mairie basque d’Irissary et la marche des portraits du dimanche 25 août. Aucune négociation n’a eu lieu avec les autorités à ce sujet. Ces dernières sont pourtant rentrées en contact à plusieurs reprises avec Bizi pour avoir des informations au sujet de la marche des portraits et pour tenter d’en négocier des aspects. Elles voulaient connaître le parcours de la marche, le lieu de la conférence de presse, le nombre de portraits présidentiels qui seraient présents et ce que nous comptions en faire. Il nous a été demandé si nous comptions défiler en brandissant les portraits, et précisé que les services de l’État ne pouvaient pas l’accepter.
      Le sous-préfet a même demandé une réunion avec un représentant de Bizi le mardi précédant la marche (nous nous y sommes rendu à deux militant-e-s). Nous n’avons jamais donné à ces autorités aucune autre information que ce que nous avions communiqué publiquement. Nous n’avons rien dit sur le parcours, sur le lieu de la conférence de presse et sur nos intentions quant aux portraits. Le sous-préfet nous a informés sur un ton très courtois, mais que nous comprenions évidemment comme une tentative d’intimidation, que les autorités ne pouvaient pas accepter ce qui pourrait constituer “une dégradation de l’image présidentielle”. Nous ne lui avons rien indiqué de nos intentions mais n’avons pas imaginé une seconde ne pas les brandir pendant la marche, qui plus est la tête de Macron à l’envers. Nous n’avons jamais connu les intentions de l’État (laisser la marche des portraits se faire ou tenter de l’empêcher, par exemple en encerclant les quartiers concernés, ou intervenir à partir du moment où des portraits seraient brandis et arrêter les militant-e-s qui les porteraient, etc.).
      Les autorités, quant à elles, ne semblaient pas connaître nos plans ni nos intentions réelles et pour cause : depuis des mois, les réunions préparant cette marche des portraits se déroulaient dans des appartements ou locaux “safe”, avec des activistes sans téléphone et suivant des protocoles de sécurité que nous ne détaillerons pas ici.

      3) Le succès de la marche des portraits

      Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Qui veut prouver que les non-violent-e-s sont des collabos se ruent sur toutes les intox qui semblent le montrer, même quand elles sont de toute évidence d’origine policière, devenant soi-même un relai et un collabo de cette intox policière. Une brève du Canard enchaîné affirme le mercredi suivant le G7 qu’ “en échange d’une annulation des sept rassemblements de désobéissance civile, les responsables des deux groupes d’activistes locaux ont eu l’autorisation officieuse de défiler le dimanche dans Bayonne, lors de la marche dite “des portraits” (à l’envers). » Le journaliste anonyme auteur de cette brève n’a respecté aucune règle déontologique et n’a à aucun moment pris contact avec les organisateurs de la marche des portraits pour confronter son information, venant probablement du ministère de l’intérieur, à leur propre version des faits. Pas mal de « radicaux-cales » se sont précipités dans les réseaux sociaux pour relayer cette « information » et insulter Bizi, ANV-COP21 et Alternatiba, les traiter de complices de l’État, etc.

      Or, cette intox défiait toute logique et servait clairement l’intérêt des autorités :
      a) Cette intox défiait toute logique. En effet, aucun des trois organisateurs de la marche des portraits n’était partie prenante de l’organisation des 7 rassemblements, et vice versa. Nous ne suivions pas les réunions concernant leur organisation (2) et n’avons pas assisté aux discussions et à la réunion ayant décidé de leur annulation. Aucun organisateur de ces 7 rassemblements n’était partie prenante de l’organisation de la marche des portraits. Aucun contact n’a eu lieu entre les 2 parties au sujet de l’annulation de ces 7 rassemblements. Nous avons quant à nous appris cette annulation après la fin de la marche des portraits, au moment où se tenait la conférence de presse qui la clôturait.

      D’après ce que les 2 plateformes nous ont précisé, la réunion qui a conduit à l’annulation de ces 7 rassemblements a eu lieu à 8H30 au campement d’Urrugne. A cette heure-là, le dispositif policier concernant la marche des portraits était déjà en place et n’a pas été modifié après. Et de toutes façons, nous avions déjà gagné notre pari : depuis bien des jours, voire des semaines déjà, nous avions déjà fait rentrer et caché dans divers endroits du centre ancien les portraits présidentiels qui devaient être brandis pendant la marche. Nous avions fait rentrer et caché dans divers appartements et locaux du Petit et du Grand Bayonne, dès le samedi en début d’après-midi, 200 activistes, toutes et tous prêt-e-s à être arrêté-e-s et mis-e-s en garde-à-vue, afin d’assurer la marche des portraits même si le centre ancien, composé de ces deux quartiers, devait être complètement encerclé. Nous étions déjà gagnant-e-s à tous les coups : soit nous arrivions à faire notre marche des portraits, soit la police avait pour consigne d’arrêter nos activistes, démultipliant l’impact médiatique international et la portée de notre message. Nous n’avions donc rien à négocier !

      b) Cette intox servait l’intérêt des autorités : outre les divisions et affrontements supplémentaires qu’elle allait inévitablement créer dans le camp des anti-G7, elle leur sauvait un peu la face. Si des portraits présidentiels réquisitionnés et recherchés par police et gendarmerie de toute la France pouvaient ressurgir dans une des zones les plus sécurisées de l’Hexagone, ce ne devait pas être parce que les autorités avaient été incapables de l’empêcher mais parce qu’elles l’avaient autorisé, dealé : « Quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs. »

      Celles et ceux qui s’étonnent de voir que les autorités n’aient pas eu la même attitude avec la marche des portraits qu’avec le rassemblement du samedi après-midi, pour lequel le Petit Bayonne était entièrement encerclé par un dispositif policier disproportionné, et à l’occasion duquel la police a procédé à plusieurs dizaines d’arrestations, sont soit très naïfs politiquement, soit particulièrement de mauvaise foi. Bien évidemment, cela ne représente pas le même coût médiatique et politique pour l’État d’arrêter, devant des centaines de médias nationaux ou internationaux, des activistes au visage masqué et accusés de jeter des pavés sur la police, que d’arrêter des militants climat non-violents, à visage découvert, parce qu’ils sont porteurs de tableaux emballés. Le premier cas de figure ne représente aucun coût politique pour l’État et lui permet même de justifier le véritable état de siège qu’il a imposé aux villes de Biarritz, Anglet et Bayonne. Le second cas de figure met un plus grand coup de projecteur sur le fait que les militant-e-s climat de son propre pays se font arrêter parce qu’ils dénoncent l’inaction écologique du président Macron. C’est un des points forts des stratégies non-violentes, à savoir que la répression et les arrestations, loin de constituer des échecs et des affaiblissements de l’action, en accentuent souvent le succès et l’écho positif (exemples du McDo de Millau ou des Artisans de la Paix à Louhossoa), les rendant plus difficiles à manier pour le pouvoir que dans le cas des stratégies violentes.

      4) « Bizi collabo, protège les banques »

      C’est un des graffitis réalisés sur notre local après le G7, et le message amplement relayé par les réseaux sociaux dits “radicaux” qui l’illustrent d’une photo du service de médiation de la manifestation du samedi 24 août, placé devant une agence du Crédit Maritime.
      Bizi a effectivement activement participé au service de médiation de la manifestation du 24 août à Hendaye, et l’assume pleinement. Nous avons dû fournir un tiers des 300 membres de ce service de médiation et une bonne partie de l’encadrement. Nous n’étions pas les seuls, loin de là, et diverses organisations basques notamment, de la gauche indépendantiste et anticapitaliste abertzale, y ont activement contribué. Ce service de médiation était placé en tête et en fin de manif, et devant tous les commerces et établissements qui longeaient son parcours, dont cette agence du Crédit Maritime. Alors, avons-nous protégé “les banques” ? Non, nous avons protégé et fait respecter la décision collective des 2 plateformes organisatrices de la manif, qui était de réaliser une grande manifestation populaire et pacifique.

      Quand la plateforme G7EZ est venue demander à Bizi de s’investir dans ses rangs, nous avons rappelé que nous ne participions qu’à des actions et mobilisations 100 % non-violentes. Il nous a alors été répondu que la plateforme n’organisait que des mobilisations pacifiques, libre à celles et ceux qui voulaient organiser d’autres types de mobilisations de le faire en dehors. Un tel choix était fait avant même que Bizi ne s’investisse dans la plateforme.
      Quant à nous, nous ne faisons qu’être cohérents et honnêtes envers celles et ceux qui nous suivent et nous font confiance. A partir du moment où l’on déclare que la manifestation du 24 août à Hendaye sera pacifique et populaire, alors il faut s’en donner les moyens et ne pas se contenter d’un vœu pieux. Et cela d’autant plus au cours d’une année marquée par une succession de manifs ayant connus affrontements à répétition et violente répression, et dans un contexte de G7 et d’occupation policière.
      Bref, notre conception de l’action militante est de se donner les moyens de garantir le résultat recherché, et non de se contenter de le désirer. Et de respecter la partie de la population qui nous fait confiance : si on l’invite à participer à une manifestation pacifique, nous devons faire le maximum -rien n’étant jamais sûr à 100 %- pour que ce soit le cas.
      Au-delà de ce devoir de cohérence et d’honnêteté, cela correspondait également à notre analyse politique de ce qu’il fallait faire et de ce qu’il fallait éviter, comme nous l’écrivions dans le texte interne de Bizi déjà cité : “Nous devons maintenant faire en sorte que cette manifestation se déroule le mieux possible car si elle dégénérait en affrontement, l’État gagnerait la partie dès le début du G7. Il aurait beau jeu en effet d’expliquer que la tenue du contre-sommet à Hendaye et à Irun déclenche affrontements et dégradations et qu’il avait donc bien fait d’interdire ce contre-sommet à Bayonne, et de militariser la zone autour de Biarritz. Même si des affrontements éclataient par la suite autour de Biarritz, pour la plupart des gens, tout ça aurait démarré du fait de la mobilisation anti-G7 et non pas du fait de l’occupation policière et militaire de Biarritz, Anglet et Bayonne. Nous aurions dès lors perdu la bataille de l’opinion publique pour la plus grande satisfaction de Macron et des organisateurs du G7.”

      Quant à protéger les banques, que celles et ceux qui comptaient s’y attaquer sachent qu’il n’y a pas que l’agence du Crédit Maritime d’Hendaye en Pays Basque nord. Des dizaines et des dizaines d’agences HSBC, BNP, Société Générale, Crédit Agricole, LCL etc. sont présentes dans ses villes et ses villages. Aucune ne semble pourtant avoir été la cible d’une quelconque attaque durant la semaine du contre-G7 et du G7. Par contre, depuis que Bizi existe, nous attaquons régulièrement, d’une manière non-violente et permanente, ces banques-là et leur politique (campagnes de boycott, premières réquisitions de chaises anti-évasion fiscale, multiples occupations et actions pour dénoncer leurs investissements climaticides, etc.). Et cela nous a régulièrement valu passages au commissariat, procès, descente policière et perquisition du local (à la recherche des sièges réquisitionnés à l’agence HSBC de Bayonne) qui vient d’être graffité “Bizi collabo, protège les banques”.

      5) Aveu d’impuissance

      Cette rage à vouloir faire endosser aux stratégies et mouvements non-violents la quasi-absence d’affrontements ou de perturbations violentes contre le G7 (qui rappelons-le ne se tenait pas à Hendaye ni à Irun mais à Biarritz) cache surtout un refus de regarder la vérité en face et de tirer les vrais bilans politiques de ce G7. Celles et ceux qui avaient pour objectif de bloquer le G7, voire d’en empêcher la tenue (Bizi de son côté ne s’est jamais fixé ces objectifs stratégiques-là, ne les pensant pas possibles), n’ont pas réussi à le faire de par leur faible mobilisation d’une part, et du fait des moyens énormes mis en place par l’État d’autre part. Bizi a participé au service de médiation de la manifestation d’Hendaye, que ses organisateurs voulaient pacifique, mais nous n’avons jamais tenté d’empêcher ni de gêner quelque action que ce soit, violente ou non-violente, du moment qu’elle n’affectait pas les événements et mobilisations dont nous étions co-organisateurs.
      Nous ne portons aucun jugement sur les stratégies autres que la nôtre, et ne perdons pas d’énergie ni de temps à les attaquer, du moment qu’elles se font de leur côté et qu’elles ne prétendent pas s’imposer dans celles que nous organisons ou co-organisons.
      Bien que présents en nombre dans les rues, appartements et locaux du Petit Bayonne le samedi 24 août, il ne nous serait pas venu à l’idée d’essayer d’empêcher celles et ceux qui voulaient s’affronter avec les forces de l’ordre de le faire. Pourtant, nous pensions qu’il s’agissait d’une erreur. Les manifestants étaient pris dans une véritable nasse, et la disproportion des forces en présence ne laissait présager qu’un seul scénario : les forces de l’ordre -encore moins le G7- ne souffriraient d’aucune perturbation conséquente, et par contre elles disposeraient enfin des quelques images d’escarmouches violentes justifiant l’occupation policière de la côte basque, et de quelques dizaines d’arrestations. Mais nous n’étions pas partie prenante de cette manifestation et n’avions pas à y introduire nos visions stratégiques ou nos mots d’ordre. Nous demandons juste que les partisans de la violence fassent de même avec nous, et se concentrent plutôt à gêner l’État et le système capitaliste, que les mouvements avec lesquels ils ne sont pas d’accord.
      Quand nous lisons “Le vrai ennemi de ce sommet ne résidait pas dans le carnaval de Biarritz, inatteignable, mais bel et bien dans une gauche qui tente de se recomposer à travers des mobilisations pacifistes. Détruire leur mobilisation, les déborder, a été la chose la plus productive qui a été faite cette semaine-là. Ce qu’il fallait faire ? Déborder la manifestation d’Hendaye. Montrer à ce vieux monde qu’il n’a plus aucune place dans le nouveau contexte.” (3)” ou bien encore “Les altermondialistes comme Bizi ou Attac sont nos pires ennemis” (4), cela ne nous intimide pas plus que la répression policière. Par contre, nous y voyons un aveu d’impuissance de certaines stratégies. Se révélant incapables de détruire le système, elles se fixent un objectif paraissant plus à leur portée : détruire celles et ceux qui ne pensent pas comme elles et eux.

      Pour conclure, nous utilisons régulièrement les guillemets quand nous utilisons le mot « radical ». Car nous ne confondons pas radicalité et violence. Sont pour nous radicales les stratégies et les actions qui affaiblissent l’adversaire et renforcent le camp alternatif.
      Nous essayons au quotidien, à travers les luttes auxquelles nous participons et les alternatives que nous contribuons aux côtés de beaucoup d’autres à construire, d’être radicales et radicaux. Nous avons pour notre part choisi la stratégie 100 % non-violente. Nous avons le sentiment au cours de ces 10 ans d’avoir globalement renforcé le camp alternatif, et à certains moments d’avoir aidé à remporter des victoires qui ont gêné le système que nous combattons, même si c’est à notre -très- humble niveau.

      Bizi, le 4 septembre 2019

    • Deux traducs de tribunes publiées ces derniers jours, qui donnent un aperçu assez limpide des positions exacerbées au Pays Basque suite au contre-sommet. cc @val_k @rastapopoulos @vanderling

      Réflexions après le G7 : du ghetto à la politique en majuscules
      https://www.naiz.eus/es/iritzia/articulos/reflexiones-tras-el-g7-desde-el-ghetto-a-la-politica-con-mayusculas
      Miguel Angel Llamas Montoya « Pitu »
      (journaliste chez ahotsa.info, précédemment chez apurtu.org, webtélé antirépressive, son travail d’information sur la situation des prisonniers politiques basques et de leurs familles l’ayant amené à être incarcéré sans jugement en 2011 pour 18 mois, sur ordre du juge Grande-Marlaska, devenu entre-temps ministre de l’intérieur, NdT)

      La frustration de certains éléments « super-révolutionnaires » basques qui n’ont même pas été en mesure de se mobiliser contre la présence du G7 est maintenant destinée à critiquer la gauche abertzale, pilier fondamental de l’organisation de ce contre-sommet.

      Après le contre-sommet contre le G7, une réflexion sur ce qui s’est passé à Irun-Hendaia et sur les mobilisations et les activités organisées par la plate-forme G7Ez devient nécessaire.

      Tout d’abord, il est essentiel d’analyser le contexte dans lequel le G7 est arrivé en Lapurdi : Euskal Herria est plongé dans un « processus de paix » guidé par le changement de stratégie de la gauche abertzale et par son engagement à adopter des méthodes exclusivement démocratiques. ; le G7 était protégé par des milliers et des milliers de policiers de toutes les couleurs qui ont imposé un état d’exception dans lequel tout mouvement contestataire devait être réprimé, ce qui a semé la peur avec un message clair : ne venez pas en Euskal Herria, ne sortez pas dans la rue pour protester.

      Dans ce contexte, le pari de la plate-forme G7Ez était de démontrer qu’il existe des alternatives au capitalisme sauvage et d’essayer de donner une réponse aussi massive que possible à l’occupation militaire. Pour cela, et en raison des relations et des complicités tissées pendant des mois avec des secteurs très divers, une série de conférences et d’activités de hauts niveau et qualité a également été organisée, qui ont disposé également de toutes les infrastructures nécessaires pour que des milliers de personnes puissent y participer : Ficoba , des locaux et des espaces publics à Hendaye, le camp d’Urruña ... Que tout cela se soit passé de manière normalisée malgré la grande présence policière et l’arrivée de centaines de personnes en dehors de l’organisation interne des événements, a exigé un grand effort militant. En soi, cela a mis à l’épreuve la capacité de la plate-forme et montre que l’organisation populaire peut être une alternative au capitalisme.

      Les activités réalisées au Ficoba se sont passé comme prévu, ainsi que la manifestation massive organisée entre Hendaye et Irun. En ce sens, l’évaluation de la plate-forme G7Ez a été très positive. Cependant, ils ont décidé de suspendre certains actes, en comprenant que les garanties pour la sécurité des personnes qui allaient y participer étaient insuffisantes. Quelques heures avant de prendre cette décision, de graves incidents s’étaient produits dans le camp. Certaines personnes extérieures à la plate-forme G7Ez ont fait face à la police qui se trouvait à proximité immédiate du camp samedi soir, créant une situation dangereuse pour tous ceux qui dormaient déjà sur les lieux. Deux jours auparavant, des incidents similaires avaient eu lieu et la police était sur le point de l’expulser. La médiation de la plate-forme G7Ez l’a empêché.

      Des groupes extérieurs à la plate-forme G7Ez et certains gilets jaunes ont critiqué le pari de la plate-forme de faire en sorte que leurs actes soient toujours pacifiques, et ont opté pour une action directe sans éviter la confrontation avec la police. Mais la forte présence policière et le petit nombre de personnes rassemblées ont rendu impossible la réussite de ces actions : la marche qui a quitté jeudi le camp pour tenter de couper l’autoroute à Urruña a été interceptée par la police et s’est terminée par plusieurs arrestations et charges à proximité immédiate du camp ; la manifestation de samedi dans la capitale labourdine n’a pas réussi à esquiver le contrôle de fer imposé par la police autour du Petit Bayonne, et il y avait presque autant de journalistes que de manifestants dans la marche ; d’autres mobilisations en dehors de la plateforme n’ont rassemblé que plusieurs dizaines de personnes totalement contrôlées par la police française, comme ce fut le cas dimanche à Bidart. Tout cela montre que la stratégie de ces groupes n’était rien de plus qu’un coup de spectacle, un pari sans véritable base, un château de cartes qui au moindre vent contraire s’écroulait. Une fois encore, des groupes avec des slogans plus révolutionnaires et ultra-gauches ont démontré leur manque de réalisme et leur capacité à faire de la politique avec des lettres majuscules. Bien entendu, leurs critiques de la plate-forme G7Ez les accusant de collaborateurs et de fascistes ont été entendues dans toutes les assemblées.

      D’ailleurs, totalement inacceptables les graffitis et dégâts dans le camp construit avec l’infrastructure du mouvement populaire et dans les maisons voisines, les manques de respect dans les assemblées, les agressions et menaces à l’encontre de journalistes couvrant certaines mobilisations, l’agression sexiste produite la veille du contre-sommet ... En outre, il a été découvert qu’au moins une flic s’était infiltrée dans un groupe venant de France. Il y en avait sûrement plus, et je ne serais pas surpris que ce soit une de ces personnes qui, à tout moment, incitait à la violence. L’histoire nous montre que les appareils d’État utilisent ces infiltrations pour conduire les mouvements révolutionnaires à des paris stratégiques insensés. Parce que nous savons déjà que dans certaines ambiances, le plus révolutionnaire est celui qui se montre le plus radical, bien que ce qu’il énonce manque de réalisme.

      Il y a ceux qui sur les réseaux sociaux ont fait des comparaisons entre le sommet de Biarritz de 2000 et celui-ci, avec la nostalgie des incidents survenus à l’époque. Ni l’appareil de police n’a été le même (de tels incidents n’auraient plus été possibles aujourd’hui) ni l’enjeu du contre-sommet n’était d’offrir cette image. La frustration de certains éléments « super-révolutionnaires » basques qui n’ont même pas été en mesure de se mobiliser contre la présence du G7 est maintenant destinée à critiquer la gauche abertzale, pilier fondamental de l’organisation de ce contre-sommet. Mais c’est une pure frustration, ni plus ni moins. Pratiquement, aucune organisation située dans ce que nous appelons « la dissidence de la gauche abertzale » n’a appelé à des mobilisations ou n’a été vue en Pays Basque Nord.

      Je crois que la gauche abertzale et son projet politique anticapitaliste sortent renforcés après le G7. J’aurais aussi aimé que les mobilisations soient plus fortes et massives, mais il ne faut pas perdre de vue le contexte marqué par cette militarisation de l’ensemble du territoire. Et l’important, à cette occasion, a été de montrer qu’il existe une alternative au capitalisme que dirigent ces pays, et de tisser des alliances avec les secteurs politiques qui se trouvent dans ces éléments clé, projetant envers l’ensemble de la société une image de sérieux et de crédibilité qui manque à ceux qui évoluent encore dans les mêmes ghettos politiques d’il y a 20 ans. Lorsque le système capitaliste est plus cruel que jamais et que ses interrogations se développent dans de larges couches de la société, c’est là que l’offre d’une alternative réelle devient plus nécessaire. Et là, la gauche abertzale a été le protagoniste incontesté.

      Enfin, je tiens à remercier l’organisation du contre-sommet pour le travail accompli et les facilités accordées aux journalistes qui ont couvert les événements, eskerrik asko !

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      Suite au contre-sommet du G7
      https://www.argia.eus/albistea/g7aren-kontragailurraren-harira-sendoa-jurado-eta-ziortza-fdez-larrazabal-sup
      Sendoa Jurado et Ziortza Fernandez Larrazabal, "super-révolutionnaires"
      (membres du mouvement ATA, Amnistie et Liberté, NdT)

      Après l’article de Miguel Ángel Llamas publié dans Naiz (« Réflexions après le G7 », 2019/08/27), nous ne pouvions pas rester sans répondre. Ce désir ne vient pas du fait que nous croyons devoir répondre à quiconque ne correspond pas à notre opinion, mais parce qu’il rassemble des idées que Sortu répand depuis un certain temps et, en outre, parce que nous pensons que cela inclut une tentative d’essayer de criminaliser d’autres secteurs.

      Pour commencer, nous t’expliquerons quel est le rôle de la social-démocratie vis-à-vis du mouvement populaire et, le cas échéant, vis-à-vis des expressions révolutionnaires. Nous n’expliquerons rien que tu ne saches pas déjà, car nous supposons qu’à une autre époque, tu as également critiqué l’attitude des sociaux-démocrates, puisqu’ils ont longtemps eu pour fonction de ne rien laisser protester contre les différents sommets capitalistes, y compris à des moments où ils nous ont tous et toutes, y compris toi, mis dans le même sac de "super-révolutionnaires".

      Le rôle de la social-démocratie est de désactiver le mouvement populaire et de faire en sorte que personne ne dépasse le cadre juridique de ceux qui nous piétinent. Pour cela, elle occupe et contrôle les espaces naturels du mouvement populaire, elle le fait avec son message et convertit ces espaces, au nom du possibilisme et du pacifisme, en slogans vides.

      La social-démocratie est la carotte que nous montre le capitalisme, tandis que le bâton est celui de la police. Les deux se sont retrouvés à Biarritz lors du sommet du G7 et cherchent à désactiver le mouvement populaire. Le premier par l’assimilation et le second par la peur.

      La social-démocratie n’accepte rien de ce qui se trouve à sa gauche, et pour cela elle remplit de merde tout l’espace entre le mur et elle. Comment ? En méprisant et caricaturant les personnes et les mouvements qui veulent occuper cet espace. Avec des expressions comme « super-révolutionnaires », « ils sont loin de la réalité », « ils font le jeu de l’ennemi » et autres du même genre. Certainement, Miguel-Angel, que cela t’est également familier, car ça ressemble à des expressions que tu utilises également dans ton article. Pour maintenir l’hégémonie, la social-démocratie juge essentiel de détruire tout ce qui reste à sa gauche. Ils sont la gauche.

      Pour expliquer la façon de faire de la plateforme G7 Ez ! tu mentionnes le contexte politique d’Euskal Herria et le « processus de paix ». Dans le même paragraphe, tu expliques l’état d’exception imposé par la police. Alors quel processus de paix, bordel ! Il s’agit ici d’un processus de désactivation du mouvement populaire et de la ligne révolutionnaire, joint à l’acceptation du monopole de la violence pour les gestionnaires du système. Ce processus a eu lieu à partir de 2009 sur les conseils des faux pacifistes venus en Euskal Herria main dans la main avec l’impérialisme, et a bénéficié de l’aide essentielle du réformisme, comme l’a expliqué Otegi [secrétaire général de la coalition EH Bildu dont la composante majoritaire est Sortu, a été membre d’ETA dans les années 70 et à oeuvré à sa dissolution à partir des années 2000, NdT] dans le procès Bateragune [voir https://seenthis.net/messages/799589 ]. Contrairement au militantisme, il l’a bien expliqué au juge, marquant une ligne de démarcation entre les "bons" et les "mauvais". Cette ligne tu la traces également dans ton article, et c’est vraiment pas beau : "C’était pas moi, monsieur !"

      En quelques années, certains ont fait l’innommable pour faire éclater le mouvement populaire, ont rompu les relations avec ceux qui n’entrent pas dans la bergerie, en sont venus à voler des bureaux en utilisant les outils de la légalité bourgeoise, ont discuté avec la police (nous attendons toujours des explications à propos de la rencontre avec Ares [ancien ministre de l’intérieur de la Communauté Autonome du Pays Basque, NdT]), ils ont tabassé des jeunes, ils ont censuré ... et pourtant, Miguel-Angel, il te semble étrange que la "dissidence" n’ait pas eu la force d’organiser quoi que ce soit contre le G7. Vous avez volé le papier toilette et vous dénoncez maintenant le fait que chez nous il n’y a pas moyen de se nettoyer le cul.

      Ceux d’entre nous qui n’ont pas eu la capacité d’organiser quoi que ce soit contre le G7 ont des questions sur lesquelles réfléchir et sur quoi travailler. Nous vivons dans une autocritique constante. Nous pensons que sur cette voie il y a de quoi être optimiste et que, à l’avenir, nous pourrons développer une ligne révolutionnaire renforcée. Vous autres, Miguel-Angel, vous avez le droit de prendre le chemin que vous voulez, c’est tout ce qui manquait. Continuez à louer des salles de congrès coûtant des milliers d’euros, continuez à pacter votre activité politique avec l’ennemi, continuez à donner de la stabilité au gouvernement espagnol, continuez à transformer ceux qui ont été libérés en fonctionnaires politiques, continuez à mettre des cordons humains pour protéger les banques, continuez à essayer d’obtenir que les familles reçoivent les prisonniers en privé [référence aux ongi etorri cf https://seenthis.net/messages/799589 ], mais de grâce, arrêtez d’occuper avec vos pieds la chaise que vous avez abandonnée il y a longtemps.

      [edit du 07/09 : quelques corrections de passages mal traduits]

    • Au sommaire du dernier CQFD n°179
      http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no179-en-kiosque

      La société civile « Bayonnée » – G7 : un contre-sommet noyé dans le kaki > Depuis l’émergence du mouvement altermondialiste, jamais un contre-sommet du G7 n’avait connu une si faible mobilisation. En cause notamment, la militarisation du maintien de l’ordre, la « neutralisation stratégique » du mouvement social, des arrestations arbitraires et des interdictions administratives de territoire.

      pas encore lu because pas encore reçu peut être plus tard sur leur site mais je préfère lire CQFD sur le papier.


      https://commesuit.tumblr.com
      #Pirikk pour la couverture de ce 179 ème numéro de CQFD

    • @rastapopoulos anars français qui pour le coup sont assez en phase avec la ligne ATA. La ligne Sortu, celle qui a changé de stratégie ce dernières années, laisse l’impression d’avoir gardé certains réflexes d’une autre époque, en termes de dirigisme (en ce sens la remarque de désarmons "on ne passe pas de trente ans de lutte armée au sein de groupes communistes autoritaires à un alternativisme babos sans conserver les vieux réflexes disciplinaires qui permettent de garder la face…et de régler ses comptes avec ses détracteur/ices" met le doigt sur un malaise, même s’il ne s’adresse pas à la bonne cible).

      Pitu c’est quelqu’un que je trouve respectable mais sa tribune là c’est presque une caricature dans l’autosatisfaction aveuglée.
      Et les ATA même si je partage pas leur vision stratégique j’ai de la sympathie pour eux vu ce qu’il se prennent dans la gueule.

      Bref de quoi relire Simone https://seenthis.net/messages/326630

  • Zineb Redouane, assassinée le 1er décembre 2018 à #Marseille.

    Vérité, Justice et Dignité pour Zineb Redouane !

    La présence d’un impact puissant susceptible de fracturer les os du visage à une distance de 30 à 40 mètres implique un “tir tendu” : la grenade est alors dans sa trajectoire montante et tirée avec un angle de 20 à 30°, soit en dessous de l’inclinaison verticale obligatoire de 30 à 45°.

    Une enquête complète, et implacable (merci), de Désarmons-les : https://desarmons.net/index.php/2019/07/09/zineb-redouane-assassinee-le-1er-decembre-2018-a-marseille

  • Qui est Magali Tabareau, la #juge attaquée chez elle au #LBD ? – Désarmons-les !
    https://desarmons.net/index.php/2019/06/18/qui-est-magali-tabareau-la-juge-attaquee-chez-elle-au-lbd

    Mais revenons au sujet initial. Que sait-on de Magali Tabareau ?

    La #presse_de_préfecture s’est empressée ces derniers jours de présenter la juge comme une pourfendeuse de personnages peu fréquentables : un animateur périscolaire accusé de viol, un ex policier condamné à 10 ans de prison pour avoir tué sa femme avec son arme de service, une affaire de trafic de cocaïne à l’encontre de Jean-Luc Delarue, etc. Bref, des faits-divers sordides pour lesquels on a du mal à éprouver de l’empathie.

    Magali Tabareau, c’est aussi cette juge qui avait condamné à 7 ans de prison un dealer présumé, Mohamed Fodil, sur la base de faux en écritures, encourageant ainsi une pratique courante chez les policiers consistant à se couvrir en produisant des procès verbaux mensongers.

    Magali Tabareau est aussi cette magistrate qui, lorsqu’elle était juge d’instruction dans l’affaire de la mort de Lakhamy et Moushin en 2007 à Villiers le Bel, avait prononcé en 2009 un non-lieu en faveur des policiers impliqués, dont le conducteur du véhicule de police qui avait renversé la moto sur laquelle se trouvaient les deux jeunes, Franck Viallet.

    Enfin, Magali Tabareau est cette juge qui, comme pour jeter de l’huile sur le feu, avait renvoyé cinq jeunes de Villiers le Bel devant la Cour d’Assises en 2010 sur la base de témoignages anonymes, les accusant d’avoir organisé les émeutes qui ont suivi le meurtre de Lakhamy et Moushin. Parmi ces accusés, les frères Kamara avaient été finalement condamnés à 12 et 15 ans de prison ferme.

    Magali Tabareau n’est donc pas étrangère à des décisions emblématiques ayant considérablement conforté l’#impunité_policière et la #répression_d’Etat. Elle a contribué à mettre au pas un quartier par des décisions judiciaires lourdes, avec cette logique implacable : « en viser un pour faire peur à tous les autres ».

  • BROCHURE SUR LES ARMEMENTS ET LE MAINTIEN DE L’ORDRE – Désarmons-les !
    https://desarmons.net/index.php/2019/04/06/brochure-sur-les-armements-et-le-maintien-de-lordre

    Le site Désarmons-les publie à l’instant même une grosse mise à jour de sa brochure sur les Armements du Maintien de l’ordre.

    On y retrouve la liste de tous les blessés graves par #GLI-F4 et autres grenades assourdissantes depuis 2001

    La liste des mutilés par #LBD40 ou Grenades de désencerclement depuis 1999 (avec une très nette accélération depuis le mouvement des #GiletsJaunes)

    Ou encore, et parmi d’autres, un tableau récapitulatif de l’évolution récente du Maintien de l’ordre en France (1945 / 2005 / 2018)

    #maintien_de_l'ordre #police #justice

  • L’État indemnisera le supporter montpelliérain éborgné
    https://www.sofoot.com/l-etat-indemnisera-le-supporter-montpellierain-eborgne-467551.html

    En 2012, le supporter montpélliérain Florent Castineira est touché par un tir de LBD en marge de la réception de Saint-Étienne à la Mosson. Aujourd’hui, le tribunal administratif de Montpellier a condamné l’État à indemniser Castineira à hauteur de 47 700 euros. Un véritable retournement de situation, car en 2017, la justice avait annoncé un non-lieu, n’engageant aucune poursuite contre le policier ayant touché l’ultra de la Paillade.

    #FlashBall
    @parpaing

  • Ian B., membre du collectif Désarmons-les interpellé à Paris ! – Désarmons-les !
    https://desarmons.net/index.php/2019/03/26/ian-b-membre-du-collectif-desarmons-les-interpelle-a-paris

    Ce lundi 25 mars en fin d’après-midi, alors qu’il rentrait d’une conférence qu’il dispensait sur le maintien de l’ordre, Ian B, membre de notre collectif a été interpellé à sa sortie du train.

    Il a été placé en garde à vue pour port d’arme prohibée, en l’occurence des munitions vides qui illustraient son exposé et qu’il transportait sur lui.

    Il est actuellement détenu dans les locaux du commissariat du 7ème arrondissement.

    On ne peut s’empêcher de lier cet évènement au travail de fond, de recensement et d’accompagnement des blessé.e.s, qu’accomplit notre collectif depuis plusieurs semaines afin de visibiliser les violences policières inédites que subissent les Gilets Jaunes.

    Nous dénonçons cette interpellation aux allures d’enlèvement, qui s’apparente aux agissements d’une police politique, dont les intimidations vont croissantes à l’encontre des acteurs de la contestation sociale. Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle de Ian et la restitution de l’intégralité de son matériel de conférence !

    Le Collectif Desarmons-les

    Du 29 au 31 mars 2019, bloquons l’usine Alsetex et toutes les usines d’armement des forces de l’ordre !
    https://paris-luttes.info/du-29-au-31-mars-2019-bloquons-l-11834

    #armes_de_la_police #répression #police #maintien_de_l'ordre #intimidation

    • Un fiché S d’ultragauche qui transportait des grenades en garde à vue, Aziz Zemouri, Presse policière
      https://www.lepoint.fr/societe/un-fiche-s-d-ultragauche-qui-transportait-des-grenades-en-garde-a-vue-26-03-

      [Monsieur], 33 ans, considéré comme membre de l’ultragauche, a été interpellé hier à la gare Montparnasse. Il transportait de nombreuses armes dans ses bagages.

      Ian libéré avec un rappel à la loi ! , Mise à jour : aujourd’hui à 19h06

      https://paris-luttes.info/ian-b-de-desarmons-les-interpelle-11869

      Incroyable mais vrai, Ian vient d’être libéré avec un rappel à la loi, on attend les détails pour donner de plus amples informations sur cette nouvelle péripétie sécuritaire en macronie …

      # Mise à jour : aujourd’hui à 17h49

      Communiqué de l’Assemblée Des Blessé-es

      Ce lundi 25 mars en fin d’après-midi, alors qu’il rentrait d’une conférence qu’il dispensait sur le maintien de l’ordre, Ian B, membre de Désarmons-les et de l’Assemblée Des Blessé-es, a été interpellé à sa sortie du train.

      Il a été placé en #garde_à_vue pour port d’arme prohibée, en l’occurrence des munitions vides qui illustraient son exposé et qu’il transportait sur lui.

      Il est actuellement détenu dans les locaux du commissariat du 7e arrondissement.

      On ne peut s’empêcher de lier cet évènement au travail de fond, de recensement et d’accompagnement des blessé-es, qu’accomplissent nos collectifs depuis plusieurs semaines afin de visibiliser les violences policières que subissent les Gilets Jaunes, et depuis de nombreuses années sur les habitants des quartiers populaires, et tout ceux qui luttent.

      Ian est un spécialiste reconnu pour ses expertises sur l’usage disproportionné de la force dans le maintien de l’ordre, ses articles sur la dangerosité des armes ont largement été diffusé dans la presse nationale, et de nombreux médias audio et télévisuels ont fait appel à lui. En plein débat sur les armes mutilantes, ses interventions sur le sujet ont permis d’informer la population sur la nocivité de ces armes de guerre, voire d’identifier les projectiles et notamment les grenades (confondues avec les fumigènes) et ainsi éviter des mains arrachées.

      Il est évident que l’état veux faire payer à Ian son soutien aux victimes des forces de l’ordre, blessées, ou tuées.

      Nous dénonçons cette interpellation aux allures d’enlèvement, qui s’apparente aux agissements d’une police politique, dont les intimidations vont croissantes à l’encontre des acteurs de la contestation sociale.

      Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle de Ian et la restitution de l’intégralité de son matériel de conférence !

      RENDEZ-VOUS 18H, AU COMMISSARIAT DU 7e ARRONDISSEMENT,
      9 RUE FABERT (ESPLANADE DES INVALIDES).

      Assemblée Des Blessé-es, des Familles et des Collectifs contre les violences policières.

      # Mise à jour : aujourd’hui à 17h13

      Propagande policière suite à l’interpellation de Ian B.
      "Un fiché S d’ultragauche qui transportait des grenades en garde à vue" - "Une figure de l’Ultra-gauche fichée "S" interpellée avec des munitions policières" - « un leader de la mouvance anarcho-autonome susceptible d’inciter ou de se livrer à des actes subversifs violents contre les institutions ou les forces de l’ordre »...

      Plusieurs médias (Le Point, LCI...), visiblement en manque de sensationnalisme, reprennent avec toute la finesse journalistique qui leur est propre la #communication_policière à propos de cette interpellation... Rappel rassemblement de soutien à 18h devant le commissariat du 7e, solidarité face à la répression !

      Le #rappel_à_la_loi étant une reconnaissance de culpabilité ( qui fournit la "reine des preuves", l’aveu), on devrait en savoir plus sur ce qui a motivé son acceptation (niveau de pression et de menaces).

      Un militant d’ « ultragauche » armé de grenades a-t-il été arrêté à Paris lundi ?
      https://www.liberation.fr/checknews/2019/03/26/un-militant-d-ultragauche-arme-de-grenades-a-t-il-ete-arrete-a-paris-lund

      Contactée par CheckNews en fin d’après midi, Lucie Simon, une des avocates de Ian B, a infirmé formellement l’interdiction de séjour à Paris de son client évoqué par Le Point. « C’est faux, le contrôle judiciaire a été levé il y a deux ans. » L’avocate a aussi annoncé le depôt prochain d’une plainte pour violation du secret professionnel, « une plainte contre X visant les fonctionnaires ayant diffusé des informations dont les avocats, à ce stade de l’enquête, n’étaient même pas au courant ».

    • Les chiens de garde et le pilori ! 26 mars 2019, desarmons-les, Communiqué

      https://desarmons.net/index.php/2019/03/26/les-chiens-de-garde-et-le-pilori

      Il n’a pas fallu entendre longtemps pour entendre les chiens de garde hurler au loup et brandir le parfait arsenal de l’#ennemi_intérieur pour justifier l’#arrestation on ne peut plus politique et ciblée d’un membre de notre collectif.

      Tout y est : “figure de l’ultragauche”, “assignation à résidence”, “fiche S”, “fiche J”, “mouvance contestataire radicale”, “mouvance anarcho-autonome”. Et pour peaufiner le tableau, on saupoudre de souffre avec la DGSI, le Renseignement Intérieur, tout le petit monde secret qui se dispense bien de jamais devoir se justifier sur ses affirmations, ses investigations et dont les fuites savamment orchestrées auprès de journalistes trop contents de manger dans les mains des puissants, achèvent de convaincre tout un chacun que le pilori s’impose.

      Aujourd’hui nos champions se nomment Aziz Zemouri pour le Point et Georges Brenier pour LCI. Le journalisme à la petite journée a de beaux jours devant lui : pas besoin de vérifier l’information, en matière de propagande c’est l’information qui a valeur de vérité.

      Fiche J ? Non Ian (on conservera son souhait de dénomination ici, n’en déplaise aux vautours qui sont prompts à livrer leur prochain à la vindicte populaire) n’a jamais été avisé qu’il écopait d’une fiche J et n’a par conséquent pas pu enfreindre une interdiction de Paris.

      Fiche S ? Comme les fiches J, il semble qu’elles soient furieusement contagieuses, et ce proportionnellement au degré de paranoïa du pouvoir en place. Malgré de nombreuses sollicitations de la société civile, on ne sait toujours pas quels sont, à ce jour, sinon la subjectivité d’agents du renseignement territorial, les conditions d’attribution d’une fiche S. De même que la qualification d’appartenance à une mouvance d’ultra-gauche est un moyen bien commode pour ouvrir la foire à l’enchère émotionnelle à qui vendra la plus belle corde de chanvre pour l’extrémiste capturé. On a pu voir dans l’affaire Tarnac, qu’au bout de 10 ans et des dizaines de milliers de pages d’instruction il ne restait que peau de chagrin, le vide béant de politiciens en perte de légitimité, de policiers en pleine querelle et débâcle institutionnelle et le foulard rouge agité par un médiocre Cassandre des temps modernes, M. Alain Bauer.

      COP21 : non il n’a jamais pu être établi à l’encontre de Ian des ” suspicions d’actions avec d’autres camarades contre l’organisation de la COP21 “, y compris par l’appui des fameuses notes blanches, aussi blanches que leur dénomination. Aujourd’hui Ian, après plusieurs recours contre l’assignation à résidence devrait bientôt voir son dossier examiné à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

      Un “véritable arsenal” dans ses valises ? Ces grenades ont été systématiquement collectées sur des lieux de manifestations après le terme de celles-ci et se sont donc consumées, et si certaines contiennent encore leur principe actif (le gaz CS sous forme de biscuit), elles ne constituent en rien un arsenal, sauf à être déposées au cœur d’un brasier et y dégager les fameuses fumées qui asphyxient nombre de manifestants ces dernières semaines. (...) [et avec un article des procureurs de LCI]

    • Un membre du collectif « Désarmons-les » a été interpellé lundi et placé en garde à vue jusqu’à mardi soir. « Il a été arrêté directement à sa sortie du train, il était clairement ciblé, estime un militant du collectif. S’agit-il d’un coup de pression par rapport au travail de recensement des blessés que nous faisons ? » Le collectif appelle à des rassemblements partout en France du vendredi 29 au dimanche 31 mars, sur différents sites de fabrication de matériel de maintien de l’ordre, telles que LBD, grenades lacrymogènes ou de désencerclement (voir la carte réalisée par Basta !). @bastamag
      https://www.bastamag.net/Un-membre-du-collectif-Desarmons-les-arrete-avant-les-rassemblements-du-we

  • Appel national à bloquer les usines d’armements du 29 au 31 mars

    Les assemblées de blessé.es et les collectifs militant pour le desarmement de la police organisent fin mars un week end de blocage de l’usine Alsetex dans la Sarthe où sont fabriqué les grenades et munitions du maintien de l’ordre français. Nous invitons à bloquer toutes les autres usines d’armements qui se situent dans votre région ces mêmes jours.
    ACAB

    DU 29 AU 31 MARS 2019, POUR TOU-TES NOS BLESSÉ-ES !
    BLOQUONS L’USINE ALSETEX ET TOUTES LES USINES D’ ARMEMENT !

    Action à l’initiative de blessé-es, de leurs proches, de leurs soutiens et de collectifs contre les violences d’État.

    Dans le cadre du maintien de l’ordre en métropole et dans les territoires d’outre-mer, l’État français a recours à un arsenal militaire sans commune mesure avec celui utilisé par ses voisins européens. Il est le seul à utiliser des grenades et un des rares à tirer sur la foule avec des balles de gomme.

    Cette usage légitime de la violence était jusqu’alors réservé aux quartiers populaires et aux mouvements de révolte. L’histoire de l’après-guerre est rythmée par une violence systémique qui nous a amené à faire le constat suivant : sur les 20 dernières années, les forces de l’ordre françaises ont mutilé en moyenne 2 à 3 personnes par an et en ont tué en moyenne 15 chaque année.

    Mais depuis le mois de novembre 2018, face à l’ampleur et la spontanéité du soulèvement des Gilets Jaunes, la violence de l’État à l’égard des manifestations s’est considérablement durcie, faisant naître une prise de conscience collective des violences policières. Trois mois de révolte intense ont démontré, par une hécatombe sans précédent, que le facteur principal déterminant la violence d’État, c’est le caractère potentiellement révolutionnaire d’un mouvement de révolte.

    Pourtant, sans être partie prenante du mouvement, Zineb Redouane a été tuée à Marseille, visée à sa fenêtre du quatrième étage par une grenade lacrymogène tirée en plein visage.

    Également, trois personnes ont été éborgnées par des tirs de LBD à la Réunion dans les deux premières semaines de la révolte, suivies de 17 autres en métropole, dont 2 lycéens de 15 et 16 ans et 1 collégien de 14 ans.

    Cinq personnes se sont fait arracher une main par des grenades GLI F4 à Paris, Tours et Bordeaux.

    Plusieurs centaines d’autres ont été grièvement blessées, dont les deux tiers à la tête.

    Et malgré ce carnage, aucun mot, aucun regret, aucune excuse de la part des autorités. Au contraire, la répression se fait chaque jour plus féroce et le ministre de l’intérieur, au comble du cynisme, explique à des enfants dans une mise en scène télévisée comment tirer au LBD.

    Le maintien de l’ordre protège l’État et non le peuple, il est à la fois un placement politiquement rentable pour le pouvoir, apeuré par sa chute possible, et un commerce juteux.

    L’État français se vante en la matière d’un savoir faire et d’une doctrine développés dans les anciennes colonies et sur les territoires d’outre-mer, et inspirées depuis les années 1980-90 par les théories sécuritaires et logiques commerciales agressives des idéologues au service du complexe militaro-industriel étasunien (hypothèse de la vitre brisée, brigades antigang et d’intervention en civil, armes sublétales, militarisation de la police).

    La France achète et utilise des armes chimiques (proscrites par les conventions internationales sur les terrains de guerre) : les grenades lacrymogènes.

    La France achète, vend et utilise des armes de guerre : les grenades GLI F4, les grenades de désencerclement...

    La France achète et utilise des munitions qui mutilent : les cartouches à destination des Lanceurs de balles de défense de 40 et 44 mm (Flash Ball SuperPro et SuperPro2, LBD 40, Kann 44, Riot Penn Arms).

    L’État français offre des milliards d’euros à sa police et aux marchands de mort, tandis que son système de santé est en faillite, que son système social est en faillite, que son système éducatif est en faillite, que son système de transports sert à nous taxer alors qu’il devrait être gratuit (pour le peuple et pour l’environnement) et que les grandes entreprises qui servent l’État refusent de payer des impôts, d’augmenter les salaires et de baisser le temps de travail, et cela alors même que le chômage bat des records.

    Les augmentations d’impôts contre lesquelles nous nous battons servent à payer les armes qui répriment nos révoltes, alors il est temps de frapper là où le bât blesse.

    Bloquer le complexe militaro-industriel français, c’est bloquer l’économie de mort de ce système.

    POUR ZINEB REDOUANE, POUR LES BLESSE-ES, POUR TOU-TES CELLES ET CEUX MORTES DE S’ETRE REVOLTE-ES, DU 29 AU 31 MARS 2019, BLOQUONS L’USINE ALSETEX.

    ET POUR TOU-TES CELLES ET CEUX QUI NE POURRONS VENIR DANS LA SARTHE, NOUS APPELONS A BLOQUER TOUS LES SITES SUIVANTS :

    ALSETEX / GROUPE ETIENNE LACROIX - Siege Social et laboratoire - 6 Boulevard Joffrery - 31605 Muret
    Usine de fabrication - route de Gaudies - 09270 Mazeres

    VERNEY CARRON : fabrique pistolets Flash-ball, grenades de désencerclement - 54 Boulevard Thiers, 42002 Saint-Étienne

    NOBEL : fabrique grenades lacrymogènes - 5 Rue du Squiriou, 29590 Pont-de-Buis-lès-Quimerch

    SAPL : fabrique grenades de désencerclement, gazeuses, matériels de maintien de l’ordre – La Ferté Fresnet, Le Biot, 61550 La Ferté-en-Ouche

    REDCORE : fabrique lanceurs de balles de défense, grenades de désencerclement - Technellys Bât C - 165 rue de la Montagne du Salut, 56600 Lanester

    BGM : distributeur des lanceurs de 40 mm (LBD40 et lanceurs multicoups Penn Arms) - 15, Route de Meaux, Le Bois-Fleuri, 77410 Claye-Souilly

    MSA : fabrique matériels de maintien de l’ordre (casques, boucliers…) - ZI Sud, 01400 Chatillon sur Chalaronne

    PROTECOP : fabrique matériels de maintien de l’ordre - 2194 Route de Thiberville, 27300 Bernay

    RIVOLIER : commercialise et importe les armements étrangers en France - Z.I. Les Collonges, 42173 Saint-Just-Saint-Rambert

    SECURITE TIR EQUIPEMENT : commercialise et importe les armements étrangers et français destinés au maintien de l’ordre - 477, Chemin de l’Avenir, 13300 Salon de Provence

    CENTRE D’EXPERTISE ET D’APPUI LOGISTIQUE : test et homologation des armes destinées au maintien de l’ordre – 168 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay

    BANC NATIONAL D’EPREUVE ET D’HOMOLOGATION : test et homologation des armes destinées au maintien de l’ordre – ZI Molina Nord, 5 rue de Méons, 42002 Saint Etienne

    ETABLISSEMENT LOGISTIQUE DE LA POLICE : ZI Buxerolles, 1 rue Faraday, 87000 Limoges

    NOBEL : siège social – 57 rue Pierre Charron, 75008 Paris : fabrique les système de mise à feu des grenades lacrymogène

    BRÜGER & THOMET : fabrique les lanceurs de balles de défense de 40 mm – Tempelstrasse 6, CH-3608 Thun

    PRECISION : même si les événements venaient à être supprimés des réseaux sociaux (pressions des autorités), les rassemblements seront maintenus dans tous les cas. A chacun-e de s’organiser localement pour parvenir jusqu’aux sites, pour s’y rassembler selon les modalités qui lui conviendront et pour prendre ses précautions pour que tout se passe au mieux pour lui/elle. Pour info, les sites de fabrication sont classés SEVESO, c’est à dire avec un haut niveau de sécurité.

    Prévoyez de partir de chez vous 40 minutes à l’avance et de vous garer à 30 minutes à pieds du lieu de rassemblement s’il devait être difficile de se rendre en voiture sur place ou de s’y garer. Organisez vous pour ne pas garer votre véhicule sur le bas-côté de la chaussée, mais sur des chemins vicinaux où le stationnement ne gêne pas. Si les sites devaient être inaccessibles, nous invitons à bloquer les axes qui y mènent ou à se rassembler sur la place principale du village ou de la ville la plus proche.

  • Allo place Beauvau : le récapitweete
    http://www.davduf.net/alloplacebeauvau

    Depuis le 4 décembre, je récapitweete dans ma timeline Twitter et signale @Place_Beauvau les vidéos #violencespolicières sur les #giletsjaunes - aidez moi dans cette compilation. Merci d’avance. Tout est parti d’un coup, sans trop réfléchir, une réaction à l’inaction (globale) des médias (globaux). Tout est parti sur Twitter, là d’où tout part. Répertorier les vidéos (et quelques témoignages) de manifestants blessés, certains mutilés à vie, des traces de manquements graves (parfois possibles, souvent (...)

    #Police

    / Une, #Gilets_Jaunes, #Police, #Maintien_de_l'ordre

    « https://twitter.com/davduf/status/1070245704998838272 »
    « https://twitter.com/search?q=allo%20%40Place_Beauvau%20-%20c%27est%20pour%20un%20signalement%20 »
    « https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan »
    « https://www.etaminstudio.com »
    « https://visionscarto.net »
    « http://www.maximezoffoli.com »
    « http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/09/97001-20181209FILWWW00099-videos-gilets-jaunes-des-violences-policieres-den »
    « http://lavdn.lavoixdunord.fr/503860/article/2018-12-09/un-journaliste-repertorie-les-violences-policieres-dont-sont-vict »
    « https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse/la-revue-de-presse-10-decembre-2018 »
    « https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-deux-regimes-pour-les-videos-de-violences »
    « https://www.arretsurimages.net/articles/gilets-jaunes-cinq-videos-de-violences-policieres-passees-au-crible »
    « https://www.facebook.com/konbinifr/videos/613540952398427 »
    « https://www.france.tv/france-2/envoye-special/836859-envoye-special.html »
    « https://www.lepoint.fr/societe/le-maintien-de-l-ordre-a-la-francaise-a-explose-en-vol-14-12-2018-2279276_23 »
    « https://abonnes.lemonde.fr/police-justice/video/2018/12/15/pourquoi-est-il-si-difficile-de-maintenir-l-ordre-dans-certaines-manifestations_5397992_1653578.html?xtref=https://www.lemonde.fr »
    « https://youtu.be/7Xr4L8riOes

     »
    « https://www.youtube.com/watch?v=lp1LoauFhds
     »
    « https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/12/tirs-de-flashball-grenades-combien-y-a-t-il-eu-de-blesses-graves-parmi-le »
    « https://www.liberation.fr/france/2019/01/11/gilets-jaunes-eclats-de-grenades-brulures-membres-arraches-retour-sur-82- »
    « https://www.liberation.fr/france/2018/12/24/policiers-agresses-aux-champs-elysees-les-motos-de-tous-les-dangers_16995 »
    « https://www.franceinter.fr/justice/gilets-jaunes-on-a-soumis-8-videos-et-photos-de-violences-policieres-pre »
    « https://www.nouvelobs.com/societe/20190110.OBS8278/david-dufresne-la-police-s-est-enfermee-dans-une-logique-d-escalade-et-d- »
    « https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/police-assiste-t-a-une-montee-des-violences »
    « https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/01/16/maintien-de-l-ordre-le-lourd-bilan-des-lanceurs-de-balle-de-defense_5409630_ »
    « https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/16/violences-policieres-on-est-dans-le-mensonge-d-etat_5409824_3224.html »
    « https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/lanceurs-de-balles-de-defense-le-choix-qui-a-ete-fait-depuis-une-dizain »
    « https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-10/880189-il-denonce-les-violences-policieres-c-a-vous-16-01-2019.html »
    « http://www.francesoir.fr/actualites-france/gilets-jaunes-gravement-blesses-la-colere-monte-et-met-la-police-sous-pre »
    « https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/gilets-jaunes-les-bavures-policieres-cest-lomerta-absolue »
    « https://seenthis.net/tag/maintien_de_l%E2%80%99ordre?follow=davduf »
    « https://www.data.gouv.fr/fr/organizations/observatoire-national-de-la-delinquance-et-des-reponses-penales-ondrp »
    « https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2018/11/29/blessures-au-flashball-et-a-la-grenade-offensive-u »
    « https://www.dalloz-actualite.fr/flash/responsabilite-de-l-etat-du-fait-de-l-utilisation-d-un-flash-ball »
    « https://faceauxarmesdelapolice.wordpress.com/2014/04/22/conseils-juridiques-aux-personnes-blessees-par-des »
    « https://desarmons.net/index.php/2018/12/28/conseils-a-lattention-des-personnes-blessees-par-la-police-et-de-leurs-pr »
    « https://seenthis.net/tag/maintien_de_l%27ordre »
    « http://www.assemblee-nationale.fr/presidence/Rapport-MO-09-01-18.pdf »

  • De 1945 à nos jours : Comment l’État moderne s’est réalisé dans une violence sans limites

    Un article et un travail énormes de Désarmons-les ! qui reprend, historiquement et ce faisant, pédagogiquement tout le processus de mise enplace du « maintien de l’ordre » colonialiste puis son développement contre les banlieues pour finir...

    https://desarmons.net/index.php/2019/02/08/de-1945-a-nos-jours-comment-letat-francais-sest-realise-dans-une-violence

    Les titres des "chapitres"sont éloquents :

    UNE GENÈSE COLONIALE

    LES COLONIES COMME LABORATOIRES
    CONTRE-INSURRECTIONNELS

    DE L’EXPERIMENTATION A LA DOCTRINE :
    RECYCLAGE DES POLICES COLONIALES EN MÉTROPOLE

    ÉTAT D’URGENCE ET DESTRUCTION DE LA RÉSISTANCE ALGÉRIENNE

    RECONVERSION DES OFFICIERS TORTIONNAIRES

    RECONVERSION DES “AGENTS FRANCAIS D’ALGERIE” - UN PASSAGE PAR LES ETATS-UNIS ET L’IRLANDE

    CHASSE AUX SORCIERES CONTRE LA NOUVELLE GAUCHE
    ET LES MOUVEMENTS DE LIBERATION NOIRE

    CONTRE-INSURRECTION DANS LA GUERRE D’IRLANDE

    NAISSANCE DE L’ANTI TERRORISME FRANÇAIS

    EN FRANCE : DE LA TOLERANCE ZERO A LA GENERALISATION
    DES ARMES “NON LETALES”

    LE TOURNANT 2005 : VERS UNE MILITARISATION
    DU MAINTIEN DE L’ORDRE

    TOUT POUVOIR AUX SERVICES DE RENSEIGNEMENT : LA DÉMOCRATIE TOTALITAIRE

    DEMOCRATIE TOTALITAIRE OU DICTATURE DEMOCRATIQUE ?

    #armée #milice #police #guerre #terreur #maintien_de_l'ordre #répression #colonialisme #dictature-democratique

  • Mutilé le 22 mai 2018 sur la #zad #NDDL, Maxime porte à nouveau plainte
    https://nantes.indymedia.org/articles/44594

    Mutilé le 22 mai 2018 sur la #zad #NDDL, Maxime, soutenu par ses parents, porte plainte et met en cause le gendarme tireur, son commandement, le fabricant de la grenade ainsi que les autorités publiques administratives et politiques.

    #Guerre #Répression #aéroport #notre-dame-des-landes #armes-non-létales #Nantes #Notre-Dame-des-Landes #ZAD #Guerre,Répression,aéroport,notre-dame-des-landes,armes-non-létales

    • Après avoir longuement et minutieusement épluché les 655 pages du dossier de l’IGPN, Maxime Peugeot et ses parents contestent que le gendarme et ses équipiers se soient trouvés en légitime défense au moment du lancer de la grenade.

      Extraits du communiqué de l’avocat :

      "Le gendarme tireur a manqué au respect de ses obligations en agissant seul et d’initiative"

      "il avait reçu une habilitation de circonstance mais n’avait jamais été formé au maniement de la GLI-F4",

      "aucune démarche" n’a été initiée "afin de retirer de la dotation le matériel GLI-F4, ni de modifier ses conditions d’emploi, afin de les adapter au risque, pourtant identifié d’atteintes graves à l’intégrité physique."

      "C’est en réalité un pan entier du marché de l’armement en sécurité intérieure qui est en cause à l’aune de cette affaire et des récentes blessures occasionnées", estime l’avocat de Maxime, Maitre Hervé Gerbi. La première plainte avait été classée sans suite mais une "multitude des fautes pénales sont susceptibles d’être relevées".

      Une dépêche AFP de son comuniqué de presse a été reprise par quelques mainstream mais n’a pas été beaucoup relayée malgré son l’importance de la plainte sur le sujet des violences policières et de l’emploi de de grenades défensives en mode offensif.

      Rapellons que l’appel d’offe d’une commande de 17 544 153 euros de grenades de différentes catégories avait été validée le jour même de la mutilation de Maxime. Le détail est ici : https://desarmons.net/index.php/2018/05/25/le-jour-meme-ou-maxime-perd-sa-main-le-ministere-valide-une-commande-de-g

      Trois mois plus tard, en prévision d’une rentrée agitée, c’est une nouvelle commande de 40.000 grenades de « désencerclement », pour un montant de 1,7 million d’euros qui a été passée : https://reporterre.net/Le-gouvernement-commande-40-000-grenades

  • Le @mdiplo publie un incroyable recensement de la peur de classe contre les #GiletsJaunes. Et une analyse qui fait le lien entre violences policières et violences judiciaires.

    Lutte de classes en France (aperçu)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/HALIMI/59568

    Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…

    La peur. Pas celle de perdre un scrutin, d’échouer à « réformer » ou de voir fondre ses actifs en Bourse. Plutôt celle de l’insurrection, de la révolte, de la destitution. Depuis un demi-siècle, les élites françaises n’avaient plus éprouvé pareil sentiment. Samedi 1er décembre 2018, il a soudain glacé certaines consciences. « L’urgent, c’est que les gens rentrent chez eux », s’affole la journaliste-vedette de BFM TV Ruth Elkrief. Sur les écrans de sa chaîne défilent les images de « gilets jaunes » bien déterminés à arracher une vie meilleure.

    Quelques jours plus tard, la journaliste d’un quotidien proche du patronat, L’Opinion, révèle sur un plateau de télévision à quel point la bourrasque a soufflé fort : « Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef [Mouvement des entreprises de France], Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : “Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon…” Ils se sentaient menacés, physiquement. »

    Assis à côté de la journaliste, le directeur d’un institut de sondage évoque à son tour « des grands patrons effectivement très inquiets », une atmosphère « qui ressemble à ce que j’ai lu sur 1936 ou 1968. Il y a un moment où on se dit : “Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel” ». Lors du Front populaire, le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT) Benoît Frachon rappelait en effet qu’au cours des négociations de Matignon, consécutives à une flambée de grèves imprévues avec occupation d’usines, les patrons avaient même « cédé sur tous les points ».

    Ce genre de décomposition de la classe possédante est rare, mais il a pour corollaire une leçon qui a traversé l’histoire : ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins (...)

  • Depuis quelques jours, le collectif Désarmons-les se fait régulièrement agresser. Voici son communiqué :
    MISE AU POINT, sur les menaces que nous recevons.
    https://desarmons.net/index.php/2019/02/04/mise-au-point-sur-les-menaces-que-nous-recevons

    Depuis quelques jours, nous nous faisons régulièrement agresser.

    Notre collectif existe depuis 2012. Depuis 2014, il s’organise quotidiennement auprès de personnes mutilées par la police, y compris déjà en 1999. Certain-es de ces blessé-es graves l’ont été dans les quartiers populaires, d’autres en marge de matchs de foot, tous n’ont pas les mêmes convictions politiques. Nous n’avons pas attendu le mouvement des gilets jaunes.

    Oui, il y avait des blessé-es grave avant les gilets jaunes. Nous en comptions au moins 53 avant le mois de novembre 2018. On en parlait peu. Notre combat était peu visible. Nous n’avons jamais cherché la reconnaissance, notre priorité étant d’aider les blessé-es dans leur combat, en apportant un soutien juridique, psychologique, politique, selon des principes clairs et en accord avec une analyse radicale du système actuel.

    Depuis quelques semaines, des enjeux de pouvoir ont pris leur place dans un combat que nous menons depuis des années avec bienveillance. Des gens se présentent en icônes d’un mouvement qui avait pourtant affirmé qu’il ne voulait pas de porte-paroles, écrasant au passage les pieds des autres. Certaines croient également pertinent de dire qu’ils sont « neutres » et que leur action est « apolitique », tout en laissant agir des populistes de la droite dure et en condamnant les militants antifascistes qui combattent l’hydre fasciste avec conviction (autant préciser qu’on ne la combat pas avec des fleurs).

    Nous ne sommes pas d’accord avec cette neutralité, car pour nous les violences d’État, dont font partie les violences racistes et les violences policières, sont un problème politique. Depuis des années, nous essayons de faire admettre au plus grand nombre que ce ne sont pas des « dérapages », des « bavures », mais des violences systémiques, institutionnelles, assumées par le pouvoir.

    Aujourd’hui, nous faisons l’objet d’insultes diverses et de menaces.

    Des gens nous disent que nous mentons et que nous « ne maîtrisons pas notre sujet », sans avoir lu un seul des articles de notre site internet. Nous mettons au défi qui que ce soit de trouver un mensonge sur notre site ou une information qui soit fausse.

    Depuis quelques jours, nous faisons également l’objet d’attaques verbales et de menaces de personnes qui ne supportent pas la critique politique et ne sont pas capables d’autocritique, exigeant de nous qu’on supprime des publications sous prétexte qu’elles leur déplaisent, confondent « critique » et « appel à la haine ».

    Parmi elles, des personnes qui se disent « medics » et ont inventé un clivage entre « street medics » et « médics », comme si ces catégories existaient avant que ces mêmes personnes ne débarquent et négocient leur intervention avec les autorités, niant et piétinant du même coup des décennies de pratiques militantes, réfléchies et autonomes (qu’elles semblent mépriser). « street medic » n’est pas une identité, mais une pratique, au même titre que les « legal team » (soutien juridique), les « trauma team » (soutien psychologique), le « black bloc » (tactique collective permettant d’agir et se défendre en bénéficiant de l’anonymat), les « zones d’autonomie temporaire » ou les « cantines mobiles ». Cette pratique a une histoire et une philosophie, qui remonte au mouvement américain des droits civiques. Elle n’a jamais été neutre, ni apolitique.

    Déjà en 2012, nous avions des liens constants avec des groupes de « street medics ». Sur certaines manifestations, nous avons nous-mêmes été street medics.

    Faire « street medic », c’est être capable d’humilité, refuser la professionnalisation, dans le but de protéger les manifestant-es de la répression et d’organiser le soin en manifestation autour de principes de lutte clairs, qui n’acceptent aucune négociation avec les flics pour quémander le droit d’agir. Oui, être medic en manif, ce n’est pas offrir un substitut à la sécurité civile ou aux pompiers : il s’agit d’un combat politique, pas de l’encadrement légal d’un événement festif.

    Toutes celles et ceux qui voient dans ces pratiques une manière égocentrique d’exister, d’avoir de la reconnaissance, de se faire passer pour des héros, n’ont pas compris l’esprit de la chose.

    On n’a pas à nous faire des pressions parce que nous dénonçons les compromis avec la police. Nous avons nos valeurs et principes, nous les défendrons. Que ceux à qui ça ne plaît pas passent leur chemin au lieu de nous empêcher d’agir et de nous faire perdre notre temps.

    Laissez nous respirer !

    (je l’ai copié en entier parce que je veux être sûre qu’il soit lu, tant ses bases politiques / éthiques sont importantes !)

    #apolitisme #streetmedics #street_medic #trauma_team #legal_team #black_bloc #radicalité #oppression_systémique

    • ajout sur leur facebook : Une liste non exhaustive des avocat-es que Désarmons-les ! conseille, pour des raisons liées à leur compréhension des enjeux de la défense collective, leur fiabilité, leur accessibilité et leur engagement personnel dans la défense de personnes touchées par la répression ou les violences policières :

      Lucie SIMON (Paris / IDF) : 06 33 50 30 64
      Raphael KEMPF (Paris / IDF) : 06 28 06 37 93
      Ainoha PASCUAL (Paris / IDF) : 07 68 97 17 68
      Eduardo MARIOTTI (Paris / IDF) : 07 68 40 72 76
      Alice BECKER (Paris / IDF) : 06 23 76 19 82
      Samuel DELALANDE (Paris / IDF) : 06 01 95 93 59
      Matteo BONAGLIA (Paris / IDF) : 01 40 64 00 25
      Emilie BONVARLET (Paris / IDF) : 06 23 53 33 08
      Xavier SAUVIGNET (Paris / IDF) : 01 56 79 00 68
      Arié ALIMI (Paris / IDF) : 06 32 37 88 52
      Chloé CHALOT (Rouen) : 06 98 83 29 52
      Claire DUJARDIN (Toulouse / SUD OUEST) : 06 74 53 68 95
      Romain FOUCARD (Bordeaux / SUD OUEST) : 07 62 07 73 56
      Muriel RUEF (Lille / NORD) : 06 84 16 63 02
      Florian REGLEY (Lille / NORD) : 07 83 46 30 82
      Maxime GOUACHE (Nantes / OUEST) : 06 59 89 37 57
      Pierre HURIET (Nantes / OUEST) : 06 15 82 31 62
      Stephane VALLEE (Nantes / OUEST) : 06 09 93 94 61
      Florence ALLIGIER (Lyon / EST) : 06 07 27 41 77
      Olivier FORRAY (Lyon / EST) : 04 78 39 28 28
      Christelle MERCIER (Saint Etienne / EST) : 06 28 67 53 52
      Jean Louis BORIE (Clermont Ferrand / CENTRE) : 04 73 36 37 35

    • On remarquera que certain.e.s leaders blessé.e.s ne l’ont pas été dans un groupe de manifestant.e.s agité.e.s mais étaient seuls, dans un coin calme, presque en retrait.

      Exemple, Louis Boyard :

      à l’écart et sans gilet jaune, il prend la décision de s’éloigner « sans courir ».

      https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/04/le-president-de-l-union-nationale-lyceenne-louis-boyard-a-t-il-ete-victim

      Questions :
      Qui donne l’ordre aux policiers de blesser volontairement les opposant.e.s qui dérangent ?
      Qui fournit les noms des opposants.e.s à « neutraliser » ?

      – Ministère de l’intérieur ?
      – Attaché au cabinet du président de la république ?
      – Direction de la police ?

  • MANIFESTE CONTRE LES ARMES DE POLICE – APPEL A SIGNATURES

    Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de collectifs luttant depuis plusieurs années contre les violences policières auprès des personnes gravement blessées par des armes de police, font signer un Manifeste contre les armes.

    Ce manifeste est rendu public pour la première fois ce 31 janvier 2019, avec 43 blessés signataires, ainsi qu’un certain nombre de collectifs, de soutiens et d’avocat-es.

    Le site où il est publié (desarmons.net) est avant tout un support, mais l’initiative est portée par un réseau beaucoup plus large de personnes et de collectifs investies dans un combat long et difficile pour faire disparaître les armes de police qui mutilent dans les quartiers populaires et les manifestations depuis leur mise en service : grenades à effet de souffle GLI F4, grenades de désencerclement DMP, pistolets Flash-balls et fusils Lanceurs de Balles de Défense LBD40 et Penn Arms.

    NOUS APPELONS LES BLESSE-ES, LEURS PROCHES ET LES COLLECTIFS DE SOUTIEN A NOUS CONTACTER POUR SIGNER CE MANIFESTE ET LE DIFFUSER AUSSI LARGEMENT QUE POSSIBLE, POUR QU’ENFIN UN RAPPORT DE FORCE S’INSTALLE POUR FAIRE DISPARAÎTRE CES ARMES !

    Désarmons-les ! https://desarmons.net/index.php/2019/01/31/manifeste-contre-les-armes-de-police-appel-a-signatures

    #flashball #ldb #glif4 #armes #repression #violencespolicieres