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  • C’est ennuyeux mais... la #ville écolo est sexiste
    https://reporterre.net/C-est-ennuyeux-mais-la-ville-ecolo-est-sexiste

    En premier lieu, l’analyse d’une enquête [1] montre que les #femmes, de tous âges, seraient défavorisées par les « bonnes pratiques » de #mobilité dans la ville durable, et notamment l’abandon de la voiture. Les raisons en sont aussi bien la nature des tâches qui leur sont encore majoritairement dévolues (accompagnement des enfants, des personnes âgées, courses) que leur sentiment d’insécurité dans l’espace public (crainte de l’agression dans certains quartiers ou bien la nuit). Les études [2] Adess/CNRS réalisées entre 2010 et 2014 sur la métropole bordelaise montrent ainsi que les femmes sont toujours moins nombreuses à #vélo (en particulier la nuit ou lorsqu’il pleut) et qu’elles l’abandonnent à la naissance d’un deuxième enfant.
    La voiture, un moyen de protection pour affronter la nuit

    Les piétonnes regrettent qu’on éteigne de bonne heure les éclairages de rue pour faire des économies tandis qu’on éclaire et arrose abondamment des stades, considérés comme nécessaires à l’attractivité des métropoles et fréquentés uniquement par des hommes. Le harcèlement dans la rue et les #transports en commun apparaît, à Bordeaux comme ailleurs, si peu anecdotique et tellement systématique (100 % de femmes en ont été victimes, selon le rapport 2015 du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes) qu’on s’étonne du tabou qui entoure ce sujet, pourtant central dans la mise en place des mobilités alternatives. Dans ces conditions, la voiture, plus qu’un outil de mobilité, représente un moyen de protection pour affronter la nuit.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/571578

    • Sur le partage de cet article sur FB, j’ai répondu ça :

      Depuis, Bordeaux a rendu payant tout le stationnement résidentiel à l’intérieur des boulevards, y compris dans des zones totalement dépourvues de commerces. Pour stationner devant le garage du grand-père (98 ans), il faut glisser 3,20€ toutes les deux heures dans le parcmètre, de 7h à 19h, l’appareil ne rend pas la monnaie et le paiement à la journée (faites le calcul) est réservé à un véhicule par foyer bordelais (avec carte grise à bordeaux, histoire de ne pas pouvoir céder SA place à un membre de la famille).
      Le parking le plus proche est à plus d’un km, n’est pas ouvert 24/24 et est souvent plein pour les non résidents.
      Le fait est que nous venons pour véhiculer la fille du grand-père (73 ans et des problèmes de mobilité), faire les courses du grand-père, les démarches et tout et donc la solution parking à perpète (dans une zone commerçante, en plus !) n’est pas du tout adaptée.

      J’ai contacté le service transport de la municipalité pour leur demander ce qu’ils proposent comme solution pour ce genre de problème : ils m’ont envoyé chier, rien à foutre, pas de solution.
      Les voisins nous recommandent de venir en #train… Cool !
      On le prend où le train ?
      Toutes les gares sont à plus d’une heure de route de chez moi.
      En gros, pour venir en train dans une #métropole… il faut habiter une autre métropole.
      Les #bouseux qui regardent passer les TGV dans leur jardin ?
      Rien à foutre, la ville du futur leur est interdite.

    • Dans la série « pas pour les bouseux », il y a aussi le FreeWifi. C’est la possibilité pour les abonnés Free de se connecter partout en #ville sur du Wifi Free partagé et ouvert.
      Tous les abonnés Free ?
      Non, seulement les dégroupés, ceux qui vivent en ville. Les non-dégroupés (qui ne le sont jamais par choix) n’ont pas accès à une box moderne et n’ont donc pas le droit à ce service. Ce qui fait que la ville leur est aussi fermée de cette manière !