• Bon au fil de Seenthis (et de Rezo déjà avant) on tombe régulièrement sur quelques uns de ses textes, mais, j’ai des putains d’heures de lecture de retard si on prend tout, les textes sexuels, politiques, amoureux…

    http://archet.net
    https://flegmatique.net
    https://viedelicorne.blog/liste-des-episodes

    #Anne_Archet #littérature #sexe #amour #politique #anarchisme (oui elle préfère #anarchie je sais) #polyamour etc etc

  • Mens sana in corpore absenti – Le blog flegmatique d’Anne Archet
    http://flegmatique.net/2016/01/26/mens-sana-in-corpore-absenti

    Ce #corps était un #objet de #désir, on me l’a bien fait rentrer dans la tête, mais pour moi, c’était complètement inconcevable. Comment peut-on avoir envie de se frotter à ce truc qui gargouille, qui a des fuites, qui pèle, qui morve, qui laisse écouler de l’huile et du pus par ses pores ? Et je ne parle pas de ce qui se passe en dessous de la ceinture. La géographie de ce corps était comparable à celle de la géopolitique mondiale : le Nord prospère et riche, le Sud un bidonville moisi et en déréliction. Les pieds : du rabougri, surface crevassée et pelée, plis fleurant la décomposition. Le cul : ce marécage boueux plus ou moins récuré d’où s’échappent des effluves putrides. Quant à la chatte… maille gode. Pour commencer, pourquoi appeler ça une chatte ? Même en 1975, alors que la région était encore couramment recouverte d’un pelage brouissailleux, la comparaison était douteuse. Maintenant, l’apparence et surtout l’odeur rapproche beaucoup plus la chose d’un mollusque parasitaire et envahissant qui se complait dans la fange – du genre moule zébrée ou berlingot de mer. Ou alors une fleur comme le typhonium triste qui se met à dégager un parfum putride dès qu’elle entre en rut. Bref : du mou, du liquide et du pestilentiel. Je vous épargne les règles qui je l’admets sont fort peu ragoutantes, mais qu’on accueille comme une bénédiction après plus d’une semaine à sentir ses boyaux faire des nœuds, dans une charmante ambiance à donner des envies de meurtre à Sainte Thérèse d’Avila.

  • Un revenu universel ? Par Abdennour Bidar
    http://www.lamontagne.fr/auvergne/mag/2014/09/21/les-chroniques-du-temps-present-un-revenu-universel-par-abdennour-bidar_1

    Il y a ainsi dans notre société des gisements de créativité auxquels nous ne donnons pas la chance d’émerger, et que l’institution d’un revenu universel permettrait de libérer. Car la peur de sombrer en sortant du salariat n’existerait plus.

    #RdB

    Hier soir, j’ai croisé une collègue de monsieur Monolecte qui est en année sabbatique. Elle avait un bon boulot, intéressant et bien payé pour ses besoins, mais elle ne supporte plus le #salariat et elle cherche autre chose, un autre moyen de vivre. Là, elle a passé 15 jours un peu à la rue, comme Louise Wimmer (attention, grave bon #film : http://television.telerama.fr/tele/films/louise-wimmer,32582950.php), elle navigue un peu dans l’incertitude et la #précarité, mais elle espère vraiment trouver un autre moyen de vivre d’ici la fin de son congé, en juin prochain.

    Je rencontre de plus en plus de gens qui sont carrément en état de désertion du système. C’est aussi le thème du bouquin d’Éric Dupin, Les Défricheurs , sorti il y a 10 jours et qui montre la profusion de gens qui tentent de gagner la marge et de s’y aménager un igloo de #survie.
    Je pense que ce phénomène émergent, dont Dupin écrit qu’il se situe sous la ligne de flottaison des médias (donc totalement invisible) est un phénomène de masse, quelque chose susceptible de dérégler la machine à broyer les gens et qui est en relation avec l’inhumanité croissante du système, telle qu’elle est évoquée là : http://seenthis.net/messages/295118#message295222

    Je crois que c’est très important, ce qui se passe, ici et maintenant. Parce qu’à cet anniversaire où l’on a croisé la collègue en rupture de salariat, il y avait plein d’autres personnes qui expérimentaient, qui bricolaient d’autres possibles et qui ont profité de ce moment pour échanger comme des fous.
    Certes, il y a le biais sociologique du fait que cela se passe chez des amis, donc des gens avec lesquels j’ai beaucoup de choses en commun, mais de proches en proches, j’ai tout de même l’impression que ce qui était totalement marginal devient une profonde aspiration collective.

    • Je pense aussi que c’est une lame de fond sous estimée. En ce sens qu’une des raisons « invisibles », comme vous le dites (car en dessous ou à côté des capteurs non réglés sur le phénomène) pour lesquelles la machine collective (dont économique) « grippe » est le nombre de gens qui vivent individuellement, de manières différentes certes, mais sous ce « parapluie de représentation » que vous évoquez, ce mouvement, le souhaitent, l’organisent et l’amplifient. La paralysie est « souhaitée » par des gens qui n’ont plus d’autre moyen d’expression que l’immobilisme pour un changement de direction. Je vois dans la même tendance (l’idée de sonder ce phénomène invisible) la récente émission de France Culture sur les « intellectuels précaires ». Vous avez mis là le doigt sur quelque chose d’important je pense.
      Bien sûr le « biais sociologique » dont vous parlez fonctionne, nous en sommes inévitablement victimes. Mais au-delà, il se passe quelque chose, une réaction.

    • Il y a aussi ce billet D’une amie qui vous veut du bien, chez Anne Archet, aujourd’hui :

      Anikó Török a partagé cette lettre
      Elle a ajouté en bas de la liste
      Sa tactique de sabotage
      Neuf jours plus tard
      Elle est devenue invisible
      Loin du regard du Léviathan

      Zorin Barrachilli n’a pas partagé cette lettre
      Neuf jours plus tard
      Il était toujours un employé modèle
      Un honnête citoyen
      Un esclave docile
      Un mort vivant

      http://flegmatique.net/2014/09/21/dune-amie-qui-vous-veut-du-bien

      Je crois qu’il faut que je tague ce phénomène. #déserteurs ?

  • L’éthique du travail, c’est la morale des esclaves
    http://flegmatique.net/2014/01/19/lethique-du-travail-cest-la-morale-des-esclaves

    Mon grand-père, un brave type droit comme un piquet, aimait me taquiner quand j’étais enfant. Un jour, alors que j’étais en visite chez lui et que je prenais place à la table pour le repas, il m’a demandée : « As-tu travaillé aujourd’hui ? ». Je n’avais que six ans, alors je lui ai évidemment répondu que non. Il a alors enlevé mon assiette en me disant : « Travaille pas, mange pas ». Évidemment, ce n’était dans son esprit qu’une blague sans conséquence, mais moi qui aimais tant les plats que cuisinait ma grand-mère, j’ai fondu en larmes. Cette injonction m’a semblé si cruelle, si injuste, que je n’arrivais pas à croire qu’un homme que j’aimais puisse penser une telle chose, qu’on puisse refuser à une gamine qui a faim de la nourriture sous prétexte qu’elle a passé sa journée à jouer, alors que la marmite était pleine de bonne soupe et qu’il y en avait de toute évidence assez pour tout le monde. Ma mère, tout en me consolant, s’est un peu engueulée avec son paternel, en lui demandant qu’est-ce qui lui avait passé par la tête pour me faire une blague aussi idiote. Il a tout simplement répondu : « Il faudra bien un jour qu’elle apprenne qu’on a rien pour rien dans la vie. »

    Ce fut ma première leçon de morale des esclaves.

    • Mouais, je suis dubitatif, du fait essentiel de la confusion entre « travail » au sens capitaliste (vendre du temps de valorisation contre de l’argent, pour ensuite s’acheter des choses), et travail ou activité ou autre mot, au sens plus générique, et qui a largement plus qu’un « fond de vérité ».

      À moins de vivre dans le monde fantasmé des innovations technologiques, il me parait assez clair que si personne ne prépare (et même répare de nos jours !) la terre et ne l’entretient pour cultiver des légumes, ben on ne mange pas. Si personne ne coupe et porte du bois ou autre énergie, ben on ne se chauffe pas. Etc.

      Les moralistes du travail et les illusionnistes de la technique-qui-guérit-tout sont tous autant dans le faux.

  • Iconoclasme 101 | Le blog flegmatique d’Anne Archet
    http://flegmatique.net/2013/10/23/iconoclasme-101

    L’iconoclasme est le roc sur lequel repose l’anarchisme et l’athéisme, car il annihile la peur, le respect et l’obéissance sans lesquels tous les despotismes ne peuvent exister. Pour l’iconoclaste critique, le respect des idées est l’ennemi de la pensée, autant sinon plus que la paresse intellectuelle ou la stupidité pure et simple dans toute sa glorieuse splendeur. Seuls les individus de chair et de sang méritent le respect et l’amour ; leurs fantômes ne méritent que violence et mépris. L’iconoclaste est une destructrice joyeuse : elle prend plaisir à entartrer le sérieux, à dégonfler le pompeux, à ridiculiser et à dissoudre les symboles sacrés et à incendier les remparts délabrés du Saint des Saints des certitudes. L’iconoclasme n’est pas un plaisir discret ; c’est une joie bruyante, tintamarresque. Car chaque fois qu’une idole ou une idée sacrée est renversée, le fracas de sa chute a potentiellement le pouvoir de rompre le charme hypnotique que les architectes de la société et la culture – les moralistes, les moralisateurs et autres dealers de moraline – ont jeté sur les esprits.

  • Qu’est-ce que l’anarchisme ?
    http://flegmatique.net/2013/04/27/quest-ce-que-lanarchisme

    « Qu’est-ce qu’un anarchiste ? » n’est pas la bonne question. La bonne question c’est : « Qui est cet anarchiste ? Un dogmatique ignorant ? Un coupeur de cheveux en quatre ? Un hypocrite ? Celui-là qui proclame avoir abattu toutes les idoles, mais qui en vérité n’a fait qu’ériger un nouveau temple pour des fantômes et des abstractions ? Est-ce celui qui essaye de vivre dans l’esprit de l’anarchie, de ne pas être dirigé / de ne pas diriger – ou bien est-ce celui qui ne fait qu’utiliser la rébellion théorique comme excuse à son inconscience, à son ressentiment et à sa misère ? »

  • Est-ce cela que vous appelez « vivre » ? « Le blog flegmatique d’Anne Archet
    http://flegmatique.net/2012/10/28/est-ce-cela-que-vous-appelez-vivre

    Se lever à l’aube. Se rendre sans tarder au travail en utilisant un quelconque moyen de locomotion rapide. En d’autres mots, se laisser confiner dans un espace plus ou moins spacieux, la plupart du temps mal ventilé. Assis devant un ordinateur, taper sans cesse des lettres, des messages, des rapports qui n’auraient probablement jamais été produits s’il fallait les écrire à la main. Ou encore, faire fonctionner une machine pour produire des objets tous identiques les uns aux autres. Ne jamais s’éloigner davantage que de quelques pas de la machine pour assurer une surveillance constante et répondre à tous ses besoins. Quand ce n’est pas répéter continuellement les mêmes gestes, les mêmes mouvements, automatiquement, continuellement. Surtout, le faire des heures et des heures durant, au même endroit, dans la même atmosphère, jour après jour, après jour, après jour.

  • La construction du désir (Le blog flegmatique d’Anne Archet)
    http://flegmatique.net/2012/10/20/la-construction-du-desir

    Ces activités et ces interactions influencent inévitablement mes émotions en les diluant au point des rendre pitoyables et médiocres. Et ça, c’est sans compter ce à quoi je m’expose plus ou moins volontairement pendant les brefs moments qui ne sont consacrés ni aux obligations sociales, ni à la survie, ni au sommeil : la très lucrative industrie du divertissement. Chaque émission de télé, chaque chanson pop, chaque film, chaque jeu vidéo, chaque publicité façonnent mes émotions ; ils définissent aussi les paramètres acceptables de mes émotions en me donnant des exemples de la manière de les ressentir et de les exprimer dans diverses situations. Si je reste passive face aux stimuli que m’offre l’industrie du divertissement, même mes émotions ne seront pas vraiment les miennes, mais un agrégat de tout ce que j’aurai glané sur internet ou à la télé. Ceci explique pourquoi nos présumées passions, relations amicales ou amoureuses, aspirations et ambitions retombent souvent dans les mêmes ornières, dans les mêmes clichés que nous répétons et rejouons continuellement et qui créent ce désert de monotonie dans lequel nous claudiquons tous et s’étend du berceau à notre tombe.

  • La route vers nulle part (Le blog flegmatique d’Anne Archet)
    http://flegmatique.net/2012/09/27/la-route-vers-nulle-part

    Pour un anarchiste, le problème est de taille : comment instaurer le paradis libertaire alors que la masse des individus ne veut rien n’y entendre ? Comment forcer les gens à devenir libres ? Par l’éducation et la propagande ? Peut-on vraiment croire qu’on arrivera à doubler la puissance des médias et du système d’éducation obligatoire qui travaille avec des objectifs radicalement opposés ? Par des réformes graduelles qui vont dans le sens de la justice sociale ? Ne travaillons-nous pas alors pour rendre le système plus doux et acceptable et ainsi ne participons-nous pas à sa reproduction ? Par l’expression de notre mécontentement, en faisant des manifs et en signant des pétitions ? Ne servons-nous pas alors de soupape à la frustration générale et de moyen de canaliser la rage ? Par l’action révolutionnaire, la saisie de l’État et des moyens de production et l’imposition de nos idéaux ? N’est-ce pas reproduire l’erreur des léninistes qui ont voulu libérer les gens à leur corps défendant – allant jusqu’à torturer et éliminer ces corps un peu trop rétifs ?

  • Contrôle des corps et misère sexuelle - Le blog de zones-subversives
    http://zones-subversives.over-blog.com/article-controle-des-corps-et-misere-sexuelle-106655848

    Un texte philosophique de Serge Margel permet de réfléchir sur le galmour et la séduction, mais aussi sur la misère sexuelle dans nos sociétés modernes.

    Serge Margel propose une réflexion philosophique sur le glamour et la séduction. Mais le « corps machine » ne concerne pas uniquement les stars. Les normes de la séduction, dominantes dans la modernité marchande, imposent une répression des désirs avec une misère affective et sexuelle. Ses thématiques sont souvent occultées dans les débats politiques, y compris au sein des mouvements révolutionnaires. Il semble pourtant indispensable de réfléchir sur les nouvelles formes d’aliénations et de lutter contre la misère sexuelle.

    lire aussi #Hypersexualisation mon cul , d’#Anne_Archet
    http://flegmatique.net/2011/01/14/hypersexualisation-mon-cul

  • Prendriez-vous un peu d’état de droit avec ça ?
    http://flegmatique.net/2012/05/20/prendriez-vous-un-peu-detat-de-droit-avec-ca

    Vous vous imaginiez avoir des droits ? Belle naïveté. Vous n’avez que des privilèges consentis par le pouvoir selon son humeur et son bon vouloir. Vous pensiez avoir des libertés ? Vous n’avez qu’une marge d’action soumise au degré de tolérance et de patience du pouvoir. Vous pensiez être protégés par ces vulgaires chiffons que sont les chartes des droits ? Elles ne s’appliquent que si vous vous tenez tranquilles, que si votre soumission est parfaite. Dès que vous décidez de relever la tête, les chartes ne valent même pas l’encre avec laquelle elles ont été imprimées.

    #politique #anarchie

  • On vous a privé de votre vie ? Volez-la en retour !
    http://flegmatique.net/2012/03/30/on-vous-a-prive-de-votre-vie-volez-la-en-retour

    L’#économie – qui n’est rien d’autre que la domination de la survie au détriment de la vie – est essentielle au maintien de toutes les autres formes de #domination. Sans la menace de la pénurie, du manque, de la carence, il serait difficile de contraindre les individus à l’obéissance, à la routine quotidienne et mortifère du travail et du #salariat. La #propriété, qu’elle soit publique ou privée, isole l’individu du monde en créant une situation dans laquelle il doit demander une permission de consommer par l’échange économique plutôt que de simplement prendre ce qu’il désire ou ce dont il a besoin. De cette façon, différents niveaux de pauvreté sont assurés à tous, même aux riches, parce que sous la tutelle de la propriété, ce qui est interdit dépasse largement ce qui est permis de posséder. La domination de la survie au détriment de la vie est ainsi maintenue.