“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus"

https://www.marianne.net

  • Municipales : derrière la « vague verte » des métropoles, gare à l’embourgeoisement de la gauche
    https://www.marianne.net/politique/municipales-derriere-la-vague-verte-des-metropoles-gare-l-embourgeoisement

    En résumé, dans une large mesure, l’écologie et la gauche ont gagné dans les métropoles, les territoires les plus riches du pays, dynamiques économiquement et bien insérés dans la mondialisation. A contrario, dans la France périphérique, celle des petites communes et des villes moyennes, la « vague verte » est tout bonnement inexistante. Plutôt qu’à un changement de paradigme, il est probable qu’on ait assisté ce dimanche 28 juin à un nouvel épisode spectaculaire de l’embourgeoisement de l’électorat de la gauche. Si l’on ne dispose pas encore de données sociologiques suffisantes pour se prononcer avec certitude, l’étude de l’Ifop menée en 2019 sur « les ressorts du vote EELV aux élections européennes » démontrait déjà avec acuité les dynamiques à l’oeuvre : « Le vote EELV est d’abord un vote urbain, son intensité étant d’autant plus forte que le nombre d’habitants dans une commune est élevé », écrivaient Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach, qui allaient surtout plus loin en illustrant qu’à l’intérieur des grandes villes, plus le prix de l’immobilier augmentait, plus les scores des écologistes grimpaient en corrélation.

    #municipales

  • « La crise du Covid-19 a remis au premier plan les obligations du commun »
    https://www.marianne.net/economie/la-crise-du-covid-19-remis-au-premier-plan-les-obligations-du-commun

    Patrick Pharo est chercheur en sociologie morale. Il vient de publier « Eloge des communs », un essai où il cherche à renouer avec les idéaux émancipateurs du libéralisme et du socialisme.

    D’après Patrick Pharo, « l’érosion, depuis un demi-siècle, des obligations qui découlent de l’appartenance à une communauté humaine, dont le maintien en particulier de l’intégrité des biens naturels et de l’accès aux bien indispensables à l’existence libre de n’importe quel individu » est préjudiciable, tant socialement qu’écologiquement. C’est pour cela qu’il entend renouer avec les aspects émancipateurs du socialisme et du libéralisme, en prônant la communauté de certains biens. Rencontre.

    Marianne : Que sont « les communs » ?

    Patrick Pharo : Les communs sont une vieille notion du droit romain qui désignait les choses communes (res communes) telles que l’air, l’océan, les rivières..., utilisables à volonté mais « indisponibles », c’est-à-dire soustraites au commerce et à l’appropriation privée. Elles s’opposaient aux choses qu’on avait le droit de s’approprier lorsqu’elles n’appartiennent encore à personne (res nullius) comme l’eau des puits ou des lacs, la terre, les fruits sauvages, le gibier ou les ressources naturelles. Sous l’ancien régime, les communs renvoyaient plutôt à des droits d’usage sur des biens communs tels que les terres communales, mais aussi sur certains biens privés, par exemple les pâtures d’après moisson, le bois de chauffage ou de construction, le glanage...

    Cette nouvelle vision des communs a suscité au contraire un véritable engouement chez des chercheurs de toute obédience

    La notion a resurgi il y a un demi-siècle, sous la plume d’un écologiste malthusien, Garrett Hardin, qui montrait que l’usage intensif d’une ressource limitée comme par exemple un pâturage par un nombre croissant d’éleveurs, aboutit inévitablement à l’épuisement de la ressource et à la ruine des exploitants. La conclusion qu’il tirait de cette « tragédie des communs », c’est qu’il fallait soit étatiser, soit privatiser les communs, avec néanmoins chez lui une préférence pour la privatisation. Ce à quoi l’économiste libérale Elinor Ostrom, une des rares femmes à avoir obtenu un prix Nobel, répondit un peu plus tard, en s’appuyant sur de multiples études relatives à la gestion des pêches, des forêts, des moyens d’irrigation... partout dans le monde, que les communs n’étaient jamais mieux gérés que par les utilisateurs de la ressource commune, qu’ils soient ou non propriétaires. Son idée d’"auto-gouvernance" permettait de dépasser les visions étroites de la propriété privée ou de l’étatisation, tout en redonnant aux communs leur véritable sens de ressources à utiliser collectivement dans les conditions les plus équitables.

    A une époque où les idées communistes, voire socialistes, ont perdu toute attractivité auprès des électeurs des pays démocratiques, cette nouvelle vision des communs a suscité au contraire un véritable engouement chez des chercheurs de toute obédience en économie et en sciences politiques, ainsi qu’auprès de tous ceux qui cherchent désespérément une alternative pratique à la catastrophe écologique annoncée et au pillage des ressources naturelles et humaines par les formes les plus gloutonnes du capitalisme tardif.

    Les services publics sont une partie constitutive des communs qui, malheureusement, n’a cessé d’être grignotée depuis un demi-siècle par ce qu’on appelle le « néo-libéralisme » et, plus précisément, par le tournant néo-conservateur des années 80, dont je rappelle dans mon livre la philosophie profonde. Les théories du juste marché (Hayek...) et les philosophies libertariennes (Nozick...) apparues en réaction aux plans keynésiens et à la poussée des idées socialistes d’après-guerre, ont rejeté catégoriquement les obligations du commun, inhérentes au sens étymologique de dette commune (cum munus). Le commun fut ainsi évacué au profit d’une conception étroite et sacralisée du marché régulateur et de la propriété privée comme propriété de soi-même, de son corps et de son travail. Ce qui excluait, en-dehors de la police et de la justice, toute participation contributive à la communauté humaine et assimilait à un travail forcé le devoir de payer des impôts à des fins redistributives.

    La crise du Covid-19 a remis au premier plan les obligations du commun, par rapport à la santé mais aussi au climat et à l’environnement, qui sont des biens communs par excellence.

    Les conditions du confinement, avec l’essor du télétravail ou la multiplication des groupes Whatsapp pour maintenir le lien social, n’ont fait qu’accentuer la dépendance collective à des outils numériques qui, par le confort et les récompenses qu’ils apportent, poussent toujours plus loin l’intrusion dans la vie intime en exploitant des profils personnels établis par des logiciels d’Intelligence artificielle. De plus en plus surveillée et influencée par des intérêts privés, la vie intime pourrait d’ailleurs l’être aussi par des puissances publiques tentées de s’inspirer du système chinois de « crédit social » de récompense et de punition des citoyens suivant la note attribuée à partir de multiples capteurs. Les traceurs numériques à des fins antiterroristes ou sanitaires pourraient, s’y on n’y prend garde, en être un avant-goût.

    Ce que la philosophie des communs oppose aux dérives addictives et inquisitrices du capitalisme, ce n’est ni l’étatisation, ni même la propriété commune de tous les biens, et encore moins l’abolition de la propriété privée, qui est un droit explicitement reconnu par la Déclaration de 1789. C’est avant tout la protection et l’extension de la part des biens qui devraient échapper à l’appropriation et l’exploitation privée : éducation, recherche, santé, eau, énergie, réseaux numériques, territoires, voies de circulation, patrimoine, revenu d’existence..., et faire l’objet d’une gestion commune par des instances cogérées, c’est-à-dire au fond démocratiques. Certains biens, comme par exemple les entreprises ou les réseaux numériques, sont des biens privés, et néanmoins ils engagent une participation commune significative qui requiert un droit de regard des parties prenantes sur leur fonctionnement et leur évolution.

    C’est seulement la crise écologique contemporaine qui a mis une limite à cette croyance, en révélant le caractère épuisable des ressources naturelles, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle approche des ressources communes, conçues comme biens à ménager et à protéger, mais aussi à partager et à redistribuer. C’est là que se situe l’une des voies les plus prometteuses de développement du commun, avec aujourd’hui l’engouffrement d’un nombre toujours plus grand d’habitants dans la recherche de nouvelles pratiques de consommation, de production ou de voisinage. On est proche ici du modèle de rétablissement (recovery) des Narcotiques et Alcooliques Anonymes qui savent que, pour sortir d’une dépendance addictive, il faut d’abord reconnaître la part de son propre désir dans la situation et faire confiance à la communauté locale de ceux qui subissent la même pathologie.

    C’est le même genre d’approche qui devrait prévaloir face aux nouvelles « enclosures numériques », c’est-à-dire l’appropriation marchande ou à des fins de contrôle politique des nouvelles technologies numériques. Celles-ci sont en train de fabriquer une nouvelle société « scopique », qui voit tout et à qui rien n’échappe, en rupture non seulement avec les anciennes sociétés d’interconnaissance dans l’espace public, mais aussi avec les sociétés modernes où les publicités ne s’affichaient que sur les murs des villes ou dans les émissions radios. Ce sont désormais les murs de chaque vie intime qui sont occupés par des dispositifs numériques personnalisés, dont les ciblages, actualités, intrusions et harcèlements sont de plus en plus envahissants. La réappropriation des communs numériques pour échapper à des finalités toujours plus opaques est une des urgences du retour au commun.

    #Communs #Politique_des_communs

  • Yasser Arafat déplore la grève à BFMTV
    https://www.legrandsoir.info/yasser-arafat-deplore-la-greve-a-bfmtv.html

    Pour défendre leur droit d’informer (sic) les journalistes (re-sic) de BFMTV ont pris les téléspectateurs en otage sont en grève .https://www.marianne.net/politique/video-eric-brunet-de-bfmtv-traite-les-electeurs-de-melenchon-de-19-d-abrut

    Souhaitons que cela dure quelques années. On n’entendra plus Eric Brunet traiter « d’abrutis » les 19,5% d’électeurs qui ont voté pour Mélenchon aux présidentielles.


    On n’apprendra pas que les Parisiens ont dépavé les Champs-Elysées https://twitter.com/santiarnaud/status/1066599250409254913 et caillassé les policiers et les vitrines (NB. La rue était dépavée pour travaux).

    On ne saura rien d’une nouvelle rencontre, après celle de janvier 2020, entre Emmanuel Macron et Yasser Arafat, https://twitter.com/santiarnaud/status/1066599250409254913 mort en 2004.

    Théophraste R. Lecteur de Viktor Dedaj : « Un journal de merde en moins c’est de la liberté de la presse en plus » (de mémoire).

    PS. D’un lecteur du Grand Soir : « Le jour de l’enterrement de Fidel Castro, deux journalistes de BFM-TV s’agaçaient https://www.legrandsoir.info/journalistes-relevez-vous-et-le-peuple-vous-aimera-comme-il-aime-un-cr , à Santiago de Cuba, de l’émotion ambiante.
 « Alors maintenant il faut trouver un dissident » dit l’un. « Ça n’a pas l’air facile », répond l’autre. « Appelons Paris, conclut le premier ».
Et le lecteur de conclure qu’il s’est fait violence pour « ne pas leur hurler à la gueule : à l’enterrement de la Reine d’Angleterre, vous allez chercher un républicain, bandes d’ordures ? ».

    #bfm #haine #journalistes #journalisme #ESJ #école_de_journalisme

    • « Initialement installée Tourcoing, Grand Lille TV a fait le choix d’implanter son nouveau siège à Villeneuve-d’Ascq au sein d’un pole image privé abritant : Melody ,My Zen TV, Museum, Digital Street, la régie publicitaire Are Media, l’école de journalisme ESJ PARIS GRANDLILLE , la radio Metropolys et l’agence de presse gérant les pages régionales du journal gratuit quotidien CNEWS Lille (anciennement DIRECT MATIN Lille), proche du nouveau quartier autour du stade Pierre Mauroy à 4 Cantons. »
      Grand Lille TV est devenu BFM-Lille
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      https://fr.wikipedia.org/wiki/BFM_Grand_Lille

  • Municipales : le Conseil constitutionnel va se prononcer sur la validité du premier tour
    https://www.marianne.net/politique/municipales-le-conseil-constitutionnel-va-se-prononcer-sur-la-validite-du-

    Le premier tour des élections municipales pourrait-il être annulé ? C’est très peu probable, mais les candidats qui estiment que l’épidémie de coronavirus a altéré ce scrutin le 15 mars ont obtenu une première victoire : le Conseil constitutionnel se prononcera sur cette élection. Le Conseil d’Etat lui a en effet transmis lundi 25 mai deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur le sujet, selon deux décisions consultées par Marianne. Autrement dit, le Conseil constitutionnel devra contrôler si ce premier tour, tenu dans des circonstances très particulières, était bien conforme à la Constitution.

  • Premier tour des municipales : selon trois économistes, l’organisation du scrutin a causé des milliers de morts
    https://www.marianne.net/societe/premier-tour-des-municipales-selon-trois-economistes-l-organisation-du-scr

    Trois chercheurs de l’Université de Clermont-Auvergne viennent de publier une étude sur le lien entre l’organisation du premier tour des municipales, le 15 mars, et le taux de mortalité du Covid-19. Leur conclusion va à rebours de celle d’une précédente enquête : selon ces économistes, le scrutin a généré des milliers de morts.

    C’est une petite bombe que vient de placer en consultation libre, avant son éventuelle publication dans une revue scientifique, l’IZA, un institut économique allemand, affilié à l’Université de Bonn. L’étude, réalisée par Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta, trois chercheurs en économie du CNRS de l’Université Clermont-Auvergne, montre en effet que le premier tour des municipales de mars 2020 a été meurtrier.

    Les auteurs ont trouvé un lien direct entre une plus forte participation au scrutin et le taux de mortalité ville par ville. “Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé a été associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections”, écrivent-ils, en anglais. Ils concluent que l’épidémie aurait été encore plus ravageuse si l’abstention avait été moindre : “Si le taux de participation historiquement bas en 2020 avait atteint son niveau de 2014, le nombre de décès aurait été supérieur de 21,8% à celui qui a été enregistré. Plus des trois quarts de ces décès supplémentaires auraient été chez les personnes de 80 ans et plus”.

    Si les Français s’étaient déplacés en 2020 comme ils l’avaient fait en 2014, près de 5.000 morts supplémentaires auraient été comptabilisés (le travail porte sur un territoire totalisant 62% de la population et sur lequel on dénombre 24.000 décès), estiment les auteurs. S’ils ne s’engagent pas sur la voie périlleuse de l’estimation du nombre de morts générés par le premier tour, la causalité identifiée permet à Simone Bertoli d’assurer à Marianne “que la tenue du premier tour a induit plusieurs milliers de morts supplémentaires”.

  • « La fin de mandat de Macron, annoncée dans les échos, sera de la destruction pure.
    Du "blast", nous dit-on.
    Achever la destruction de tout ce qui fait encore société.
    Détruire toute forme de commun.
    Tout liquider, dans une dérive autoritaire et illibérale. »
    https://twitter.com/Gjpvernant/status/1268866512070164480
    https://www.lesechos.fr/amp/1208388

    De virage social, il ne saurait être question (ce n’est pas à la hauteur, estime-t-il), de reprendre le fil du quinquennat comme si rien ne s’était passé non plus ( le confinement et le choc économique ont créé des traumatismes). Emmanuel Macron veut bâtir du nouveau sur ce qui a été fait, sans renier ses réformes, y compris celle des retraites qu’il voudrait reprendre en partie, et sans renoncer à ses priorités économiques que sont l’amélioration de la compétitivité et la politique de l’offre.

    La France a tenu le choc dans la crise du Covid parce qu’elle était forte d’avoir maintenu le cap après les « gilets jaunes », analyse-t-il. Les Français ont mesuré leur attachement à l’indépendance du pays sur les secteurs stratégiques. Or ce n’est pas une réorientation de la mondialisation qui permettrait au pays d’être souverain, défend-il, mais sa puissance...

    https://www.marianne.net/politique/le-maire-matignon-castaner-la-defense-valls-au-quai-d-orsay-la-note-secret

    Pathétique.
    Ou trop subtil.

    Je pense qu’on va droit vers une catastrophe de plus grande ampleur que ce premier gouvernement.

    Ce quinquennat est une souffrance interminable .

  • Crise du coronavirus : « La surveillance généralisée fait partie d’une logique de fabrication de vérité »
    https://www.marianne.net/societe/crise-du-coronavirus-la-surveillance-generalisee-fait-partie-d-une-logique

    Professeur de philosophie politique à l’université de Columbia, spécialiste de renom du philosophe Michel Foucault et auteur de « La Société d’exposition » (Le Seuil, 2020), Bernard E. Harcourt défend la pertinence des grilles d’analyse foucauldiennes pour décrypter la crise sanitaire. Marianne : L’œuvre de Michel Foucault comporte plusieurs concepts qui trouvent un remarquable écho dans la crise actuelle et la manière dont elle est gérée : on pense à la « biopolitique », à l’enfermement, à la discipline, (...)

    #algorithme #smartphone #biopolitique #contactTracing #manipulation #technologisme #consentement #COVID-19 #GAFAM #panopticon #santé (...)

    ##santé ##surveillance

  • Lancet : une enquête douteuse menée par des auteurs liés aux labos US
    https://yetiblog.org/archives/25063

    Ca vient de sortir et c’est tellement martelé sur les médias mainstream français que tu sens monter la boule puante de la manipulation et la fake news à plein nez : l’enquête menée par quatre auteurs sur les méfaits (supposés) de l’hydroxychloroquine et publiée dans le magazine scientifique anglais Lancet.

    – Les quatre auteurs de l’enquête sont tous liés directement ou financés par les grands labos US, parmi lesquels Gilead, à commencer par le premier de ces auteurs, Mandeep R. Mehra [photo d’en tête].
    – L’enquête portant sur 96.032 patients dans 671 hôpitaux a été menée avec une telle précipitation et des conclusions si rapidement établies par une équipe si restreinte que pas un seul médecin ne peut croire en son sérieux.
    – Pire encore, en entrant dans les détails de l’enquête, on s’aperçoit que l’hydroxychloroquine a été exclusivement testée sur 6.221 patients déjà parvenus à un stade avancé de la maladie, le CONTRAIRE de ce que prescrit le Dr Raoult !
    – Enfin, aucune indication n’est indiquée sur les sources de financement d’une aussi vaste étude (coût estimé à 50 millions d’euros au bas mot).

    • Le Yéti reprend fidèlement les arguments de la vidéo de Mme V. Guérin qu’il inclut dans son billet. Ils sont faibles, voire très faibles avec même une erreur grossière de lecture de l’article :
      • elle fait comme s’il s’agissait d’une recherche clinique, ce qu’elle n’est pas plus que les productions du Pr Raoult, il s’agit de l’analyse des compte-rendus hospitaliers, et donc, non, personne ne prétend que les 4 auteurs ont examinés les 96000 patients sur les 5 continents
      • le coût de 50 millions d’euros avancé au flan (j’imagine qu’elle l’obtient en multipliant une estimation du coût par patient (d’une étude clinique) par le nombre de patients total) est grotesque ; on a essentiellement une étude fondée sur des traitements de données collectées administrativement dans les hôpitaux
      • elle insiste sur le fait que le critère d’inclusion des patients est le diagnostic hospitalier dont le résultat est connu 2 jours après l’admission (délai médian, avec un intervalle interquartile de 1 à 4 jours) sous-entendant que le traitement est tardif par rapport à la manifestation des symptômes, nécessairement antérieurs à l’hospitalisation. L’objectif est clairement de défendre l’usage précoce (voire curatif) de CQ et HCQ
      • quant à l’argument sur le caractère plus avancé des 6221 patients sous HCQ+macrolide, c’est un contresens absolu : la ventilation mécanique est un résultat observé, pas une situation initiale : les chiffres cités 7,7% et 20% sont clairement dans la partie Outcomes du tableau 2 (à la ligne Mechanical ventilation)

      Ce dernier point est totalement monstrueux !

    • Le dernier point est invraisemblable. Voilà le tableau de l’étude :
      https://www.thelancet.com/action/showFullTableHTML?isHtml=true&tableId=tbl2&pii=S0140-6736%2820%2931180-6

      La partie sur « Mechanical ventilation » est bien dans le paragraphe « outcomes », c’est-à-dire justement le sujet de l’étude : qu’est-ce qui arrive aux patients selon le traitement qui leur est administré. Juste en dessous, dans le même bloc du tableau, il y a la ligne « Mortalité », ce qui est très troublant, parce qu’on voit bien qu’ils sont choisi de soigner 24% de morts à l’HCQ+macrolide, et seulement 9% de morts dans le groupe témoin. :-))

      Du coup, outre l’aspect monstrueux de l’erreur, il est assez marrant de constater que ce qui indigne cette personne, c’est le résultat lui-même de l’étude : les gens traités CQ/HCQ s’en sortent beaucoup moins bien que les gens non traités avec ces produits, et c’est justement la raison pour laquelle cette étude fait du brit.

      Elle pourrait tout aussi bien dire : « cette étude démontre que les gens traités CQ/HCQ ont beaucoup plus de chances de mourir que les autres, ça prouve bien que cette étude est biaisée ». Au moins ce serait clair.

    • La contre-offensive avait commencé sur touiteur avec Corinne Reverbel :
      https://twitter.com/corinnereverbel/status/1263882016937967621

      Et déjà on avait un énorme contresens, qui avait illico était repris partout :

      Traduction « Le groupe de base de ceux qui n’ont pas survécu était également beaucoup plus malade avec ~ 50% de produits en plus. Modèle sans risques proportionnels de Cox »

      sur la base de cette image :

      Qui est une copie d’écran surlignée du tableau :
      https://www.thelancet.com/action/showFullTableHTML?isHtml=true&tableId=tbl2&pii=S0140-6736%2820%2931180-6

      Ils ont donc commencé par comparer « les gens qui s’en sont sorti » et « les gens qui sont morts » à la fin de l’étude, en les qualifiant de « healthier » et « sicker » en début d’étude…

      Pourtant c’est expliqué très clairement dans l’étude :

      Demographic variables and comorbidities were compared among survivors and non-survivors (table 1). Non-survivors were older, more likely to be obese, more likely to be men, more likely to be black or Hispanic, and to have diabetes, hyperlipidaemia, coronary artery disease, congestive heart failure, and a history of arrhythmias. Non-survivors were also more likely to have COPD and to have reported current smoking.

      On donne dans le grandiose à ce niveau.

    • Pour la gourmandise de l’argument, V. Guérin ci-dessus :

      …quatre auteurs signataires, pour une logistique multilingue, parce que quand vous incluez des dossiers de patients dans un très grand nombre de pays, vous imaginez bien que c’est un petit peu surprenant déjà c’qui’ss’passe…

      Because nobody speaks english…

    • La critique de l’étude est en effet remarquablement résumée par Florian Cova :-D

      Pour la remarque « logistique », même pas besoin de causer l’anglais. Elle continue à (faire semblant de ?) croire qu’il s’agit d’une étude clinique alors que ce sont des données administratives, càd produites par le fonctionnement administratif et médical des hôpitaux, la particularité étant qu’elles sont versées dans une base de données unique (le registry) ce qui en facilite l’utilisation rapide

      C’est même pour ça que le registry a été conçu, manip qui, certainement a coûté assez cher, collecte, standardisation du codage, etc. Mais dont l’emploi en l’espèce justifie à lui seul l’intérêt de la démarche.

    • D’un côté, Raoult le gaulois, étude avec 24 cas. De l’autre, plusieurs milliers de cas. Mais nan.

      J’attendais justement de voir comment l’étude du Lancet allait rebondir. Et... contrairement à ce que dit Le Yéti, je trouve qu’elle ne fait pas beaucoup de bruits dans le mainstream. Mais qu’elle en fait beaucoup chez les paranos.

    • Oui, c’est noté par Florian Zores :
      https://twitter.com/fzores/status/1264206348482424835

      Donc les mêmes qui s’extasiaient sur des études de 10p patients par groupes mal ficelées quand elles n’étaient pas totalement bidonnées, trouvent qu’une étude de cohorte de presque 100.000 patients est très criticable.

      Ce à quoi quelqu’un a fait remarquer que, de manière très pratique, Raoult a déjà répondu :
      https://www.marianne.net/societe/la-chloroquine-guerit-le-covid-19-didier-raoult-l-infectiologue-qui-aurait

      Concernant les bémols émis quant à la méthodologie de ses récents essais cliniques : « C’est contre-intuitif, mais plus l’échantillon d’un test clinique est faible, plus ses résultats sont significatifs. Les différences dans un échantillon de vingt personnes peuvent être plus significatives que dans un échantillon de 10.000 personnes. Si on a besoin d’un tel échantillonnage, il y a des risques qu’on se trompe. Avec 10.000 personnes, quand les différences sont faibles, parfois, elles n’existent pas. »

      Et c’est donc très exactement un des arguments à la con qui surgit aujourd’hui. (Sans que personne ne soit capable d’expliquer en quoi ce serait vrai – à part « c’est contre-intuitif donc c’est vrai ».)

    • Ouh la vache !
      j’avais raté ce charabia pseudo-statistique. Mais bon sang (et je suis poli) comment peut-on encore donner une demie once de crédit à quelqu’un qui sort un tel ramassis de bullshit et surtout, pourquoi lui ouvre-t-on ses colonnes pour héberger ça ou lui tend-on un micro ?

      Je décroche. J’ai passé toute ma carrière à croire qu’on pouvait diffuser un peu d’approche statistique à des gens ayant peu ou pas de culture mathématique. Pour voir qu’un #expert_que_le_monde_nous_envie a la capacité, en une fois, d’exterminer au napalm les quelques lueurs qui auraient pu s’éveiller ici ou là. Et qu’on lui passe la pommade.

      Et on file des fonds publics à l’IHU et l’institut va recruter des doctorants (dans quelle bateau vont-ils se mettre ?)

      #monde_de_merde

    • Sinon, je répète ce que j’ai déjà écrit, parce que ça ressort encore dans ce flux avec les 4 intervenants cités dans le présent flux : il faudrait vraiment s’interroger sur le rôle des médecins dans la diffusion de foutaises sur les interwebz.

    • Dans mon entourage, un médecin français à La Réunion habitué à prescrire de la chloroquine défend Raoult becs et ongles... J’ai essayé de le contredire avec les éléments d’O. Fillod mais...

      Quant au fait que Raoult est encore invité dans les médias mainstream, là encore on peut se plaindre de l’extrême droite conspi mais quand on leur donne à bouffer comme ça.

      Hydroxychloroquine : l’ancien ministre de la Santé #Philippe_Douste-Blazy explique pourquoi il remet en cause l’étude de The Lancet
      https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/hydrxychloroquine-l-ancien-ministre-de-la-sante-philippe-douste-blazy-expliqu

      L’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, invité de BFMTV ce samedi, a expliqué pourquoi il remet en cause l’étude de The Lancet concernant l’hydroxychloroquine. « Si vous donnez de l’hydroxychloroquine à des gens qui vont mourir, c’est sûr qu’ils vont mourir », a-t-il déclaré.

    • Je sens que ça va encore être un grand moment de journalisme…

      http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-la-reprise-des-ceremonies-religieuses-officiellement-autorise

      17h47. INFORMATION LE PARISIEN. Raoult s’expliquera mardi sur LCI. Alors qu’une vaste étude internationale juge inefficace voire même dangereux pour le malade dans certains cas, le traitement à la chloroquine prôné par le Pr Raoult, celui ci a choisi de répondre sur LCI. Invité sur la chaîne info ce mardi, il répondra aux questions de David Pujadas à 18h dans son émission « 24 H Pujadas », sur le canal 26, une interview que la chaîne annonce comme « exclusive ».

    • Ah, la nouvelle ligne défense commence à apparaître plus clairement : c’est parce qu’il faut administrer HCQ+machin uniquement sur des gens en bonne santé. Sinon dès que les gens sont malades, faut pas traiter avec le cocktail Raoult. Or l’étude fais des stats sur des gens à l’hôpital, donc déjà malades.

      Il reste à stabiliser les discours, qui hésitent encore entre « c’est bidonné » et « ça confirme ce que dit Raoult », sur la base de ce même argumentaire.

    • Typique des médias : #également_d'un_côté_également_de_l'autre

      – d’un côté, l’étude solidement étayée, reconnaissant ses limites (ce n’est pas un essai clinique) et le doute scientifique
      – de l’autre, une étude bâclée, assez ouvertement bidouillée, non concluante dont les auteurs piétinent les principes méthodologiques (et le revendiquent) mais affirment qu’ils ont trouvé le remède
      Qui croire ? la question reste posée (par le JDD)…

      dans la newsletter du JDD aujourd’hui
      (l’objet du message est le même que le titre ci-dessous)

      Fin de partie pour la chloroquine ?
      […]
      La fin du débat ? Cette étude signe-t-elle la fin de la polémique concernant l’hydroxychloroquine ? Rien n’est moins sûr, car le protocole défendu par Didier Raoult n’est pas le même que celui retenu dans l’étude du Lancet. En effet, ses défenseurs le martèlent : l’infectiologue prône l’utilisation de l’hydroxychloroquine en association avec l’azithromycine dès l’apparition des premiers symptômes, et pas seulement pour les formes graves. Les auteurs de l’étude du Lancet eux-mêmes se gardent de conclure à un lien de cause à effet et appellent à une confirmation « urgente » via des essais cliniques randomisés, où les patients et leur traitement sont tirés au sort.

    • « Une étude bâclée », tu es encore bien bon : tout ce merdier n’est pas parti d’une étude, mais d’une vidéo Youtube du 25 février, « Fin de partie ! », « l’infection respiratoire la plus facile à traiter de toutes » :
      https://www.youtube.com/watch?v=8L6ehRif-v8

      À l’époque : 500mg de Chloroquine par jour pendant 10 jours, pas d’azithromycine, « une amélioration spectaculaire, et c’est recommandé pour tous les cas cliniquement positifs d’infection au coronavirus chinois » (pas de notion de prophylaxie). Et pas d’étude du tout, juste « et ça vient de sortir, les Chinois… ». Et depuis les préconisations de l’IHU changent à chaque fois qu’une étude contredit leurs déclarations tonitruantes.

    • Ce qu’on remarque avec cette étude et ce qui est assez flippant par ailleurs, c’est que l’élixir du Dr Raoult a été assez massivement utilisé dans le monde. Encore plus flippant : on n’a vu aucune chute spectaculaire du nombre de morts ou de malades dans aucun pays alors que l’utilisation du remède est donc assez massive, rien que ça devrait convaincre n’importe qui que ça ne semble pas marcher des masses. Mais non, ça réclame encore des études, ça réclame d’utiliser le traitement autrement voire de le distribuer à la population entière.
      J’ai peu d’espoirs mais j’espère que certains responsables (dont le premier à Marseille) auront à répondre de tout cela un jour avec quelques conséquences fâcheuses pour eux.
      Bon, quand je vois qu’il va pouvoir faire le guignol face à Pujadas, sans aucune contradiction, c’est mal barré...

    • INTERVIEW EXCLUSIVE : Mandeep Mehra, l’hydroxychloroquine pas efficace pour des patients hospitalisés mais...
      http://www.francesoir.fr/opinions-entretiens-societe-sante/interview-exclusive-mandeep-mehra-lhydroxychloroquine-pas-efficace

      FS : Pouvez-vous déduire de votre étude qu’il n’y aurait pas eu de différence dans les résultats si les patients avaient été dépistés plus tôt ou traités plus rapidement ?

      MM : En fait, nous avons enrôlé des patients qui ont été traités dans les 48 heures après qu’un hôpital ait confirmé le diagnostic du Covid 19. Il s’agissait donc de patients traités relativement tôt. De plus nous avons exclu un certain nombre de patients qui étaient dépistés ou traités tardivement. Par exemple les patients qui avaient été traités avec le médicament observé et qui étaient en assistance respiratoire ont été exclus de l’étude.

      L’ensemble des patients représente une population assez homogène et pour être tout à fait honnête avec vous, nous avons appliqué tous les principes de recherche scientifique pour conduire une étude qui se rapproche le plus d’un essai clinique randomisé. 

      Mais il serait encore très peu scientifique de ma part d’affirmer qu’il s’agit d’une étude clinique randomisée car ce ne l’est pas. Et nous ne saurons jamais si nous avons manqué certains facteurs ou effets.

      Les analyses effectuées sont ajustées pour plus de 35 facteurs différents. Dans l’annexe de l’étude, nous expliquons que nous avons effectué des analyses très sophistiquées où nous avons simulé la randomisation à l’aide d’une technique statistique qui simule un échantillonnage aléatoire. Cela permet de sélectionner les patients un à un pour qu’ils correspondent aux facteurs d’inclusions ou d’exclusion et d’échantillonnage. Cela a été fait pour chacun des médicaments. Aucune différence significative n’a pu être observée dans chacune de ces analyses sophistiquées.

      Nous sommes donc assez convaincus qu’en raison de la grande taille de l’échantillon issu de six continents et ce même s’il pouvait subsister des biais importants, que les résultats étaient fiables, Une autre manière de voir les choses, si on omet un instant la nature toxique de l’hydroxychloroquine et que l’on se pose la question : y a-t-il des avantages à ce traitement ? Nous avons conclu au moins qu’il n’y a pas d’avantages à faire usage de ce médicament dans la situation observée.

      On pourra soutenir que ces patients sont plus malades ou peut-être le signal de toxicité n’est pas bon, mais à la fin, même s’il n’y a pas de mal, et il n’y a aucun avantage alors pourquoi utiliseriez-vous ce traitement ?

    • Un autre expert de poids, Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, l’affirme :

      Ce qui est sûr, c’est que l’étude du Lancet est de la très très mauvaise science.

      Il reprend les arguments du collectif « Covid laissons les médecins prescrire », c-à-d la Dre V. Guérin. Je ne prends que le plus gros.

      Hydroxychloroquine : The Lancet dans de sales draps… - Anthropo-logiques
      http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/05/24/hydroxychloroquine-the-lancet-dans-de-sales-draps-306637.html

      […]
      Bad Bad Science

      […]
      6. Des groupes non comparables : ex groupe HCQ* + macrolide plus grave avec 20% de ventilation mécanique versus 7,7% des patients du groupe « dit témoin », idem sur paramètre sao2 ˂ 94
      Alors qu’il est écrit « No significant between-group differences were found among baseline characteristics or comorbidities. »

      « Foot note » du tableau 2 surprenante : « Age and BMI are continuous variables.
      The 95% cis have not been adjusted for multiple testing and should not be used to infer definitive effects. »

      Quant à la surprise de la note de pied de page – je suppose qu’il s’agit de la deuxième phrase, la première ne prêtant guère à discussion – il s’agit pourtant d’un grand classique de ce type d’étude, la correction pour comparaisons multiples.

      En effet, supposons que l’on teste 100 paramètres n’ayant pas d’influence sur le résultat en utilisant un intervalle de confiance à 95%, alors, on aura autour de 5 tests qui trouveront tout de même une influence. Les 95% de confiance invoqués ne fonctionnent que pour une comparaison isolée. Ce que disent les auteurs, c’est qu’ils n’ont pas procédé à cette correction, pour laquelle d’ailleurs diverses méthodes sont envisageables.

      La note n’est d’ailleurs pas une note du tableau 2 dans lequel ne figurent aucun intervalle de confiance, mais de la figure 2 où les IC sont représentés par des barres d’erreur.
      Même ça, ils ne sont pas capables de le lire ou de le rapporter correctement.

    • Bon, votre Jean-Dominique Michel, MSc anthropologie médicale et expert en santé publique, n’est pas médecin.
      Moi aussi demain je peux me dire thérapeute et experte en santé publique, voire formatrice en coiffure, rien à voir avec un diplôme médical.

    • Douste Bla-Bla recentre (13:10 - 15:00)
      https://www.youtube.com/watch?v=mVBr4zcwsi8

      • il faut du recul, il faut une étude clinique
      • la relance du présentateur : les deux groupes ne sont pas comparables, reprise discrète des propos d’hier de D.-B., est discrètement évacuée
      • la thématique de repli, bien dégagée : il faut un traitement précoce, et sa reformulation…
      • l’étude nous apprend ce qu’on sait déjà : la chloroquine ne marche pas,… quand on est déjà arrivé à l’hôpital
      • il y a eu moins de morts à l’IHU qu’ailleurs (au passage, le taux de mortalité qu’il cite (2,5%) est quand même 5 fois plus élevé que celui avancé par le Pr Raoult dans la vidéo ci-dessus - à 0:35, 0,5% mais c’est uniquement dans le groupe traité par HCQ+AZT, mais c’est vrai il y a des fous qui ont refusé ce traitement)

    • La premier « étude » présentée comme telle par l’IHU :
      https://www.mediterranee-infection.com/wp-content/uploads/2020/03/Hydroxychloroquine_final_DOI_IJAA.pdf

      Hospitalized patients with confirmed COVID-19 were included in this study if they fulfilled two primary criteria: i) age >12 years; ii) PCR documented SARS-CoV-2 carriage in nasopharyngeal sample at admission whatever their clinical status.

      Tellement « whatever their clinical status » qu’ils avaient éliminé des individus des résultats du groupe HCQ au motif qu’ils étaient morts ou transférés aux urgences.

      Et pourtant cette étude prétendait déjà prouver l’efficacité de HCQ. Maintenant les mêmes t’expliquent que si tu fais ça (traiter des patients à un stade avancé de la maladie), tu es certain d’aggraver leur situation.

      À ce moment ils se demandent pourquoi certains ne répondent pas bien au traitement HCQ, et à aucun moment ne suggère que c’est parce qu’il ne faut utiliser HCQ qu’en prophylaxie :

      The cause of failure for hydroxychloroquine treatment should be investigated by testing the isolated SARS-CoV-2 strains of the non-respondents and analyzing their genome, and by analyzing the host factors that may be associated with the metabolism of hydroxychloroquine. The existence of hydroxychloroquine failure in two patients (mother and son) is more suggestive of the last mechanism of resistance.

      Et donc de la responsabilité à recommander un traitement qui, en pratique, a tué des gens :

      We therefore recommend that COVID-19 patients be treated with hydroxychloroquine and azithromycin to cure their infection and to limit the transmission of the virus to other people in order to curb the spread of COVID-19 in the world.

      Aucune mention de prophylaxie, ni de ne pas traiter les gens une fois qu’ils sont déjà arrivés à l’hôpital.

    • Très amusant : leur ligne de défense utilise deux arguments qui se contredisent…

      – d’un côté, ce qui prouverait l’efficacité de HCQ, c’est que le taux de mortalité à l’IHU de Marseille serait beaucoup plus faible que dans les autres hôpitaux ;

      – dans le même temps, l’étude de Lancet « ne prouve rien », parce qu’elle repose sur 600 hôpitaux dans le monde, alors qu’on sait bien que si les gens arrivent dans les hôpitaux, c’est qu’ils sont bien malades et donc le traitement avec HCQ arrive trop tard. Alors qu’à l’IHU, on traite les gens bien plus tôt, donc en bien meilleure santé.

      Et donc, ils le disent eux-mêmes : Marseille traite des gens en bonne santé, les autres hôpitaux des gens déjà bien malades, et c’est ce qui invaliderait l’étude de Lancet. Ce qui du coup rend parfaitement ridicule leur premier argument selon lequel les statistiques sont meilleures à Marseille.

      Évidemment si tu fais des statistiques sur des gens en bonne santé, et les autres des statistiques sur des gens malades, tu vas obtenir de bien meilleurs résultats… (cet aspect était déjà ressorti avec leur soi-disant étude sur 1000 cas en avril, avec des patients jeunes et en bonne santé, et donc ils obtenaient des résultats proches de ce qu’on a « dans la nature » quand on teste systématiquement toute la population d’un village par exemple).

    • Arrêtez-moi si je dis une connerie mais le fond de commerce de Raoult, c’est de faire hospitaliser à l’IHU de la Timone des patients en bonne santé, de leur administrer la potion magique « plaquénil » + antiviral et de constater qu’après ce traitement, ils sont toujours en bonne santé ? Enfin, qu’il n’ont pas été atteint par le Covid-19 ? C’est ce qu’a dû retenir le gros bouseux texan qui sert accessoirement de président aux États-Unis d’Amérique, je suppose.

    • Biais de confirmation

      Je connais personnellement le Yéti et je suis très effondrée par son acharnement, même si je vois très bien les mécanismes psy à l’œuvre dans son déni de réalité  : c’est très difficile de renoncer à une conviction que tu as dû défendre jusqu’à en faire un système de tri du réel. J’ai tenté d’argumenter sur le simple fait que la médecine n’est pas du tout quelque chose de figé et de gravé dans le marbre et que le préalable à son exercice devrait être une profonde humilité.

      Mais bon, la médecine patriarcale est ici exposée dans toute sa splendeur, avec ses arguments d’autorité, sa domination endémique et sa profonde incapacité à se remettre en question.

      L’affaire Raoult est le symptôme du mal qui ronge particulièrement le système de soins français.

    • C’est toujours navrant de constater à quel point point certaines personnes que nous connaissons bien (ou que l’on croyait bien connaître) et que nous apprécions peuvent se laisser aussi facilement berner. Je subis moi-même une propagande pénible à propos de ce sinistre infectiologue et de sa potion magique et j’ai beau proposer des séances de debriefing, rien à faire : quand ça veut pas, ça veut pas... Ceci dit, il n’y a qu’à lancer son moteur de recherche avec les mots clés « Raoult » + « druide », pour obtenir des résultats édifiants qui trahissent bien la « disruption » que nous sommes forcé·es de subir à tous les niveaux de nos modes de vie.
      Nous vivons une société où l’apparence prévaut sur la compétence et ce soucis constant de soigner son image fait que la plupart s’en remet à la première icône placée opportunément en tête de gondole par les éditocrates et leurs plumitifs du grand bazar médiatique. Dans l’affolement, l’opinion entre en transe à la vue du premier mage venu, et adhère sans vergogne au récit d’un grand feuilleton solutionniste (le même que pour la crise climatique), lequel, par ses rebondissement en cascades, entretient savamment un suspens anxiogène imprégné de théories du complot. Toute cette alchimie communicante et manipulatrice fait que la plupart abandonne toute velléité de raison pour adhérer aux thèses de ceux qui proposeront la sortie de crise la plus rapide.

      Après, on en vient fatalement à se demander comment on arrivera à faire un tant soit peu société dans ce « monde d’après » que j’entrevois aussi mal foutu que celui d’avant. C’est mal barré (à mon humble avis).

    • Texte précédent totalement débile, puisque n’importe quel médicament quel qu’il soit n’est pas positif en soi, et n’est pas dangereux en soi, mais ABSOLUMENT TOUJOURS : pour pour telle utilisation précise.

      « La chloroquine est positive » est donc une phrase qui n’a strictement aucun sens, et pareil pour la dangerosité.

      En revanche pour le virus en cours, il est maintenant quasi prouvé voire prouvé, qu’elle n’a pas d’utilité du tout, et qu’en plus elle met plus les gens en danger que sans. Et c’est bien propre à cette maladie précise (notamment, ça a été dit depuis un bail maintenant : parce que les doses pour que ça fasse réellement effet seraient d’en prendre des tonnes, et que c’est justement une molécule dangereuse quand on en prend beaucoup, ce qui est connu depuis toujours).

    • Department of Error
      https://marlin-prod.literatumonline.com/pb-assets/Lancet/pdfs/S0140673620312496.pdf

      Mehra MR, Desai SS, Ruschitzka F, Patel AN. Hydroxychloroquine or chloroquine with or without a macrolide for treatment of COVID-19: a multinational registry analysis. Lancet 2020; published online May 22.
      https://doi.org/10.1016/S0140-6736(20)31180-6

      In this Article, in the first paragraph of the Results section, the numbers of participants from Asia and Australia should have been 8101 (8·4%) and 63 (0·1%), respectively. One hospital self-designated as belonging to the Australasia continental designation should have been assigned to the Asian continental designation. The appendix has also been corrected.

      An incorrect appendix table S3 was included, originally derived from a propensity score matched and weighted table developed during a preliminary analysis. The unadjusted raw summary data are now included. There have been no changes to the findings of the paper. These corrections have been made to the online version as of May 29, 2020, and will be made to the printed version.

  • Thomas Porcher : « Le sort des cadres est plus proche de celui des classes populaires que d’une élite mondialisée »
    https://www.marianne.net/economie/thomas-porcher-le-sort-des-cadres-est-plus-proche-de-celui-des-classes-pop

    Cette crise a renforcé les inégalités. Il n’y avait effectivement pas de cadres tous les matins dans la ligne 13 du métro parisien. Les cadres n’ont donc pas été exposés au risque d’être contaminé contrairement aux salariés des supermarchés et aux soignants, pour ne citer qu’eux. Mais je ne pense pas que la ligne de fracture doit se faire entre les cadres et les autres. Bien que leur situation reste privilégiée comparé aux autres, une majorité d’entre eux est en train de rejoindre les conditions salariales des employés et des professions intermédiaires. Leur rémunération diminue depuis plus de 10 ans alors que les prix de l’immobilier augmentent et que les ¾ trouvent leur premier emploi en région parisienne. Résultat, la majorité débutent en vivant dans des petites surfaces et ont de moins en moins ont accès à la propriété. Les cadres, qui ont voté majoritairement pour Emmanuel Macron, doivent aujourd’hui prendre conscience que leur sort est plus proche de celui des classes populaires que d’une élite mondialisée qui ne concerne qu’un faible nombre de cadres ultra-qualifiés dans des secteurs de pointe.

  • 11 mai : reprise acrobatique pour l’Education nationale (Celine Florentino, Marianne)
    https://www.marianne.net/debattons/billets/11-mai-reprise-acrobatique-pour-l-education-nationale

    Une fois n’est pas coutume, un bel article dans la rubrique Éducation de Marianne.

    Je me sens en phase avec le point de vue de cette enseignante. Enseignant en REP, je pense comme elle qu’il faut reprendre. Je pense aussi que nous n’avons qu’une solution pour ne pas devenir maltraitant·es : ne pas respecter le Protocole en s’appuyant sur notre bon sens.

    Par contre, il me semble que ce témoignage passe à côté d’un "impossible" supplémentaire, pour moi ingérable.
    L’enjeu n’est pas simplement de savoir si nous allons "désobéir" au Protocole face à notre administration, comme par exemple à l’époque des "désobéisseur·euses" face à la mise en place des évaluations par Darcos-Blanquer il y a une dizaine d’années.
    La majorité des familles que j’ai au téléphone ont peur et elles nous font confiance pour faire en sorte que le·la gamin·e ne soit pas contaminé·e, ne ramène pas la Pandémie à la maison.
    Et à tort ou à raison, "faire en sorte" signifie pouvoir appliquer le Protocole. Strictement. Personne ne me dit « Je remets le.la gosse parce qu’il faut bien recommencer à vivre, même avec le virus. ». Non, la plupart des familles me disent : « Je ne remets pas le·la gosse, c’est trop risqué parce que le Protocole, là, vous n’allez pas y arriver. »
    Donc ne pas appliquer le Protocole, ce n’est pas seulement désobéir aux injonctions paradoxales d’une hiérarchie maltraitante, c’est aussi et surtout trahir la confiance des familles qui ne remettent leur enfant que parce que le Protocole est le contrat de base promis par les autorités politiques et scientifiques.

    Au mieux je peux dire « Non, en effet, vous avez raison, je n’y arriverai pas », être honnête, chercher un chemin éthique.

    Mais contrairement aux épisodes précédents, s’affranchir du cadre, désobéir ne se joue pas seulement entre nous, professionel·les de terrain, et l’Autorité-qui-nous-manage. Il en va aussi de la relation de confiance que nous essayons de construire avec les familles.

    Et pour le coup, je ne vois pas le chemin...

    Celine Florentino dénonce les consignes de l’Education nationale concernant la reprise des cours. Selon elle, les professeurs reçoivent des message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement comprendre qu’ils doivent se débrouiller.
    […]
    Ah bon, mais à qui alors ? Qui donne ces consignes ? Qui viendra vérifier si elles sont respectées ? Mon hypothèse est que personne ne viendra vérifier. Ça pourrait mettre en difficulté les responsables. En plus, on ne sait pas qui seraient ces responsables, si ce n’est pas le ministère de l’Education nationale. Je crois que nous sommes au cœur du non-sens, du paradoxe, de l’indicible, qui ont toujours habité l’Education nationale, et que les enseignants ne supportent plus. On reçoit toujours, et de plus en plus, ces message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement s’entendre dire « faites au mieux, et faites preuve de bon sens ». Pas étonnant dans ces conditions qu’il y ait autant d’angoisse autour de cette reprise, et sans doute en France plus qu’ailleurs.
    […]
    Les enseignants vont devoir reprendre. Ils auront le choix entre respecter de manière rigide un protocole inhumain, ou s’en affranchir des dizaines de fois par jour. Quand un petit de quatre ans leur demandera de lui faire ses lacets, refuseront-ils ? Bien sûr que non, on n’est pas stupides. […] Et c’est tout cela qu’il va falloir assumer. S’affranchir du cadre, c’est désobéir. Et là, il faudra désobéir souvent, très souvent, parce qu’on sait que notre jugement de praticien de terrain est bien supérieur à celui des technocrates qui nous donnent des ordres.

    #éducation #école #déconfinement

    • Raoult, who has achieved international fame since his proposed treatment for Covid-19 was touted as a miracle cure by President Trump, believes that his colleagues fail to see that their ideas are the products of mere intellectual fashions — that they are hypnotized by methodology into believing that they understand what they do not and that they lack the discipline of mind that would permit them to comprehend their error. “Hubris,” Raoult told me recently, at his institute in Marseille, “is the most common thing in the world.” It is a particularly dangerous malady in doctors like him, whose opinions are freighted with the responsibility of life and death. “Someone who doesn’t know is less stupid than someone who wrongly thinks he does,” he said. “Because it is a terrible thing to be wrong.”

      Raoult, who founded and directs the research hospital known as the Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection, or IHU, has made a great career assailing orthodoxy, in both word and practice. “There’s nothing I like more than blowing up a theory that’s been so nicely established,” he once said. He has a reputation for bluster but also for a certain creativity. He looks where no one else cares to, with methods no one else is using, and finds things. In just the past 10 years, he has helped identify nearly 500 novel species of human-borne bacteria, about one-fifth of all those named and described. Until recently, he was perhaps best known as the discoverer of the first giant virus, a microbe that, in his opinion, suggests that viruses ought to be considered a fourth and separate domain of living things. The discovery helped win him the Grand Prix Inserm, one of France’s top scientific prizes. It also led him to believe that the tree of life suggested by Darwinian evolution is “entirely false,” he told me, and that Darwin himself “wrote nothing but inanities.” He detests consensus and comity; he believes that science, and life, ought to be a fight.

      “One of Professor Raoult’s abiding characteristics is that he knows that he’s very good,” Kahn told me. “But he considers everyone else to be worthless. And he always has. It’s not a recent development.” At his home, alongside a collection of Roman busts, he is said to keep a marble statue of himself.

      Raoult, who is 68, is a sturdily built but fine-featured man, with high cheekbones and a tight, contemptuous mouth. In recent years, he has hidden these behind a straggly white mustache and goatee and has grown his flaxen hair down to his shoulders. On his right pinkie he now wears a silver skull. In internet memes, he has been depicted as the wizard Gandalf and as a druid; except for his white lab coat, he has the general aspect of a fortuneteller who rides a Harley to work.

      Raoult’s study had measured only viral load. It offered no data on clinical outcomes, and it was not clear if the patients’ actual symptoms had improved or indeed whether the patients lived or died. At the outset, 26 patients were assigned to receive hydroxychloroquine, six more than the 20 who appeared in the final results. The six additional patients had been “lost in follow-up,” the authors wrote, “because of early cessation of treatment.” The reasons given were concerning. One patient stopped taking the drug after developing nausea. Three patients had to be transferred out of the institute to intensive care. One patient died. (Another patient elected to leave the hospital before the end of the treatment cycle.) “So four of the 26 treated patients were actually not recovering at all,” noted Elisabeth Bik, a scientific consultant who wrote a widely circulated blog post on Raoult’s study.

      “I’ve invented 10 or so treatments in my life,” Raoult told me. “Half of them are prescribed all over the world. I’ve never done a double-blind study in my life, never. Never! Never done anything randomized, either.” He noted, with some satisfaction, that the criticism was more intense than he had anticipated. “Honestly, I couldn’t have imagined that it would set off a frenzy like this,” he said, leaning back in his office chair and gesturing at the storm he had created in the world outside. “When you tell the story, it’s extremely straightforward, no? It’s subject, verb, complement: You detect a disease; there’s a drug that’s cheap, whose safety we know all about because there’s two billion people who take it; we prescribe it, and it changes what it changes. It might not be a miracle product, but it’s better than doing nothing, no?”

      WTF

      #grand_homme
      Les mecs hyper intelligents qui prennent tout le monde pour des imbéciles, ouais...

    • On March 16, a Long Island attorney and blockchain enthusiast named Gregory Rigano appeared on Laura Ingraham’s nightly show on Fox News, “The Ingraham Angle.” Ingraham introduced the segment by asking: “What if there’s already a cheap and widely available medication, that’s on the market, to treat the virus? Well, according to a new study, there is such a drug. It’s called chloroquine.” Rigano, who at the time was falsely presenting himself as an adviser to Stanford Medical School, had recently self-published an acclamatory report on the potential of chloroquine, “An Effective Treatment for Coronavirus (Covid-19),” as a Google Doc formatted to resemble a scientific publication. It had begun to circulate in right-wing media and also in Silicon Valley; Elon Musk tweeted a link to it. Raoult saw it and noticed the attention it was receiving online. Another researcher might have found this sort of publication irresponsible and dangerous. Raoult began corresponding with Rigano and his co-author, James Todaro, an ophthalmologist and Bitcoin investor. Raoult authorized them to share his results before they had been published.

      On air, Rigano announced that a researcher in the south of France, “one of the most eminent infectious-disease specialists in the whole world,” was about to publish the results of a major clinical study. “Within a matter of six days, the patients taking hydroxychloroquine tested negative for coronavirus, for Covid-19,” Rigano said. (He made no mention of azithromycin.) “We have a strong reason to believe that a preventative dose of hydroxychloroquine is going to prevent the virus from attaching to the body, and just get rid of it completely,” he added. “That’s a game changer,” Ingraham said.

      In the coming days, Ingraham questioned both Anthony Fauci, the director of the National Institute of Allergy and Infectious Diseases and a member of President Trump’s pandemic task force, and Alex M. Azar II, the secretary of health and human services, about the drug. Sean Hannity began promoting it as a cure for Covid-19. “Let’s put it this way,” he said on his radio show. “If I had it — personally, I am speaking only for Sean Hannity — I would be all over this.” Rigano appeared on Tucker Carlson’s show and claimed that Raoult’s study had shown hydroxychloroquine to have a “100 percent cure rate against coronavirus.” According to Todaro, Raoult had sent him a copy of his study and allowed him to post it on Twitter that day, two days before the preprint release. “I suspect he gave us permission because he knew it was the fastest way to disseminate the trial results,” Todaro told me. (Rigano did not respond to requests for comment.) Later, Raoult himself appeared on “Dr. Oz,” the talk show hosted by the celebrity doctor Mehmet Oz, a frequent Fox News guest who has promoted hydroxychloroquine. “I believe that ideas and theories are epidemic,” Raoult once wrote. “When they’re good, they take root.”

      Trump began hyping hydroxychloroquine on March 19, at a White House news conference with his coronavirus task force. “I think it’s going to be very exciting,” Trump said. “I think it could be a game changer and maybe not. And maybe not. But I think it could be, based on what I see, it could be a game changer. Very powerful.” He suggested, inaccurately, that the F.D.A. had approved the drug for use against Covid-19. He made no mention of azithromycin. Commissioner Stephen M. Hahn of the F.D.A. gently corrected him later and said that a large clinical trial would be the appropriate way to evaluate the therapeutic value of the drug.

      Le 20 mars, Marianne avait déjà publié un long article sur l’influence de Fox News dans la hype de la chloroquine :
      https://www.marianne.net/politique/de-marseille-fox-news-comment-les-essais-de-didier-raoult-sur-la-chloroqui

      De l’autre côté de l’Atlantique, les travaux de Raoult ont aussi vivement attiré l’attention. Jusqu’à celle de Gregory Rigano, qui se présente comme « conseiller du programme de recherche translationnelle SPARK de l’Université de médecine de Stanford ». Il n’est cependant pas médecin. Il n’est pas non plus affilié à l’école de médecine de Stanford - l’université tente activement de l’empêcher de revendiquer tout lien avec elle -, et est en réalité... avocat. L’homme est intervenu à plusieurs reprises dans l’émission du très influent Tucker Carlson ("Tucker Carlson Tonight"), et notamment ce jeudi 19 mars : « Le Président doit autoriser l’utilisation de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus immédiatement. Ce médicament est sur le marché depuis 50 ans et son utilisation est sûre. Didier Raoult, l’un des meilleurs spécialistes au monde, basé dans le sud de la France, a obtenu des résultats très concluants. »

      Et Carlson de répondre : « J’aimerais croire à cela, et je pense que si ce que vous dites est vrai, c’est une très grande nouvelle et nous devons tester ce médicament. Je vous remercie d’annoncer cela ici et j’espère que nous en entendrons parler rapidement. » Et Tucker Carlson ne s’est pas trompé : Donald Trump annonçait le jour-même approuver le recours à la chloroquine. Il faut dire que Carlson, personnalité très influente dans les milieux conservateurs américains, s’enorgueillit d’avoir déjà fait changer d’avis le président des Etats-Unis. Après des semaines à minimiser les dégâts potentiels entraînés par le coronavirus, un monologue du présentateur avait fini par convaincre Donald Trump de prendre la crise au sérieux.

      Et c’est donc avec tous ces marqueurs de l’extrême-droite complotiste américaine bien visibles que Mélanchon décide, une semaine après l’intervention de Trump, de publier son « Échange avec le professeur Didier Raoult » :
      https://melenchon.fr/2020/03/26/billet-denquete-echange-avec-le-professeur-didier-raoult

  • Traçage numérique : l’histoire secrète (et laborieuse) de l’application StopCovid
    https://www.marianne.net/politique/tracage-numerique-l-histoire-secrete-et-laborieuse-de-l-application-stopco

    Sur le fond, les inquiétudes se multiplient. « Les données les plus sécurisées sont celles qui n’existent pas », écrivent la députée Paula Forteza, qui a quitté LREM en janvier, et le chercheur Baptiste Robert, dans une note qui souligne le risque d’un « effet cliquet ». « L’Etat, de par sa légitimité, serait en train de rendre socialement acceptable, en temps de crise et dans l’urgence, une technologie dont nous n’imaginons encore pas les usages potentiels à l’avenir », pointent-ils. Si une application réussit à retracer les contaminations au Covid-19, pourquoi ne pas l’utiliser pour la grippe saisonnière ou toute autre maladie ? Un autre député macroniste qui a requis l’anonymat va plus loin, en s’inquiétant de futures dérives dans le secteur de l’assurance : « On nous dit que c’est anonyme, mais les acteurs prudentiels s’en fichent. Leur métier est d’évaluer le risque. A partir de ces données qui représentent en fait un sondage sanitaire, ils peuvent dégager des profils de risque, ce qui a une énorme valeur marchande. »

    #stopcovid #traçage_numérique #covid19

  • « Bâtonner, comment l’argent détruit le journalisme », de Sophie Eustache - Livre France
    http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200426-b%C3%A2tonner-comment-l-argent-d%C3%A9truit-le-journalisme-sophie-eusta

    « Bâtonner », c’est copier-coller une dépêche d’agence de presse en la remaniant à la marge. Le bâtonnage illustre ce que l’argent fait au journalisme : la concurrence s’intensifie, la production de contenus s’accélère, l’information en vient à être usinée en série. Diplômée de l’Institut européen de journalisme, promotion « Yannick Bolloré », Sophie Eustache, l’auteure de Bâtonner, comment l’argent détruit le journalisme, est interviewée par Agnès Rougier.

    https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/modules/actu/202004/Livre_France_Batonner_-internet_26_04_2020.mp3

    #audio #journalisme

    • https://www.marianne.net/medias/copiercoller-comment-le-batonnage-est-en-train-de-detruire-le-journalisme

      Sophie Eustache : Le « bâtonnage » est une pratique journalistique apparue dans les services web quand il a fallu « produire du contenu », c’est-à-dire écrire le plus d’articles possibles, pour contenter les algorithmes. C’est du copier/coller amélioré, souvent de dépêches mais aussi d’articles de journaux. Le temps d’écriture est environ de 30 minutes pour pouvoir publier un article toutes les heures en moyenne. C’est donc du travail qui se fait à la chaîne. La quantité prime la qualité.

      [...]

      Vous écrivez que Google est devenu le rédacteur en chef, en particulier dans les services web des journaux. Quels furent les dommages d’Internet pour le journalisme ?

      Internet aurait pu être un outil émancipateur pour les journalistes, mais en réalité, c’est une désillusion. Des pratiques comme le bâtonnage ont déqualifié le métier. Faire du copier/coller sans avoir le temps de faire des sujets originaux, d’enquêter, d’aller à la source de l’information et de réfléchir à sa propre pratique, ressemble à de l’automatisation du travail. C’est une perte de sens. L’idée qui sous-tend la production de contenus dans les médias privés, c’est d’engranger des revenus publicitaires. Les sujets sont choisis en fonction des potentiels d’audience. Il y a des magazines et des projets éditoriaux qui se créent uniquement parce que les commerciaux ont repéré un marché publicitaire… c’est le cas notamment de certains magazines lifestyle ou santé grand public.

      #bâtonnage #bâtonner #journalisme #journalisme_à_la_chaîne #temps_de_cerveau_humain_disponible

  • La pref du 93, redoute des “émeutes de la faim”
    Confinement : le préfet de Seine-Saint-Denis s’alarme du "risque alimentaire" pour les plus précaires
    https://www.marianne.net/societe/confinement-le-prefet-de-seine-saint-denis-s-alarme-du-risque-alimentaire-

    Ce mercredi 22 avril, Le Canard enchaîné fait état d’un mail envoyé le 18 avril par Georges-François Leclerc, préfet de Seine-Saint-Denis, dans lequel le haut fonctionnaire s’inquiète du "risque alimentaire" qui menace les habitants les plus précaires du 93.

    Il redoute des “émeutes de la faim”. Selon Georges-François Leclerc, préfet de Seine-Saint-Denis, un "risque alimentaire" menace la partie la plus précaire de la population du 93. Ce mercredi 22 avril, Le Canard enchaîné fait état d’un mail envoyé le 18 avril par le haut fonctionnaire à son homologue Michel Cadot, préfet de la région Île-de-France.

    “Mon principal risque dans les quinze jours qui viennent est, si l’on excepte le risque sanitaire, le risque alimentaire”, indique Georges-François Leclerc, mentionnant également une situation tendue dans le département voisin du Val-d’Oise.

    “Nous comptons entre 15.000 et 20.000 personnes qui, entre les bidonvilles, les hébergements d’urgence et les foyers de travailleurs migrants, vont avoir du mal à se nourrir”, s’alarme-t-il.

    Deuxième département le plus peuplé d’Île-de-France et parmi les plus pauvres de l’Hexagone, la Seine-Saint-Denis subit de plein fouet les conséquences économiques du confinement : “L’économie souterraine, de rapine, ‘l’uber-économie’ et l’effondrement de l’intérim ont provoqué une baisse importante et brutale des revenus des précaires de Seine-Saint-Denis”, constate le préfet.

    Parmi les plus touchés par les difficultés alimentaires figurent selon lui “les enfants et les collégiens, qui ne vont plus à la cantine”. En mars dernier, le conseil départemental de Clichy-Sous-Bois a réquisitionné la cantine d’un collège afin qu’y soient préparés 1.500 repas par jour, relate le Canard. Aujourd’hui, le double serait requis pour couvrir les besoins quotidiens, de sorte qu’une deuxième cantine va faire chauffer ses fourneaux.

    SOUPES POPULAIRES

    Les bons alimentaires de 7 euros distribués par l’Etat aux plus précaires sont en nombre insuffisant. Les autorités n’en distribuent que 9.500 pour quinze jours, là où il en faudrait le double, selon le préfet. Devant les soupes populaires, “les files d’attente ne diminuent pas, et ce ne sont pas des habitués, ce sont des salariés”, confie un élu local au palmipède. Dans son mail, Georges-François Leclerc s’alarme : “Ce qui était jouable sur un mois de confinement ne le sera pas sur deux.”

    Les autorités semblent avoir reçu le message : la Caisse d’allocations familiales a annoncé le versement, à partir du 15 mai, d’une aide de 150 euros par foyer aux bénéficiaires de différentes prestations sociales, comme le RSA, ainsi que 100 euros par enfant à charge. De son côté, le ministère de la Ville et du Logement a promis ce lundi que le nombre de tickets alimentaires serait doublé. “L’objectif est de pouvoir venir en aide à plus de 90.000 personnes dans les prochains jours.” Le tout étant de tenir jusque-là.

    Par ailleurs, un ordre de grandeur partiel supplémentaire en contrepoint aux chiffres yolo cités, le RSA dans le 93
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/seine-saint-denis-grace-a-cette-boutique-ecole-des-beneficiaires-du-rsa-v

    La Seine-Saint-Denis est le deuxième département de France, derrière le Nord, en pourcentage de la population au RSA.
    Ils sont plus de 100 000 bénéficiaires, répartis sur plus de 83 500 ménages. A titre de comparaison, Paris compte un peu plus de 62 200 foyers au RSA, le Val-de-Marne, plus de 43 100 et les Hauts-de-Seine, plus de 30 400.

    #précaires #bons_alimentaires_de_7_euros #émeutes_de_la_faim

  • Pascal Lamy, Pierre Moscovici, Jacques Attali... Les cerveaux du naufrage
    https://www.marianne.net/politique/pascal-lamy-pierre-moscovici-jacques-attali-les-cerveaux-du-naufrage

    Pour ériger le culte du profit, du libre-échange, de l’austérité et de la désindustrialisation, il faut de bons sermonneurs et de solides prédicateurs. Ceux-là, venus de la droite comme de la gauche, comptent sans doute parmi les plus zélés.

    Marianne offre (derrière #paywall) à la vindicte populaire une flopée de #libéraux bon teint.

    • Après les avoir loués des années durant... on reconait bien là leur opportunisme politique. Sentiraient-ils le vent tourner ?

      @antonin1 À la vindicte populaire dis-tu ? Tu parles. À la vindicte d’une petite bourgeoisie cumulant sa trouille de l’effondrement à sa trouille de perdre ses petits avantages consuméristes. Ça peut être méchant ces bêtes là, jusqu’à mordre la main de ceux qui les ont nourris (d’illusions).

  • Attitudes des citoyens face au COVID-19, étude comparée du CEVIPOF
    Vous trouverez les données et les analyses sur leur site :
    http://www.sciencespo.fr/cevipof/fr
    Parce que la pagé dédiée ne fonctionne pas :
    http://www.sciencespo.fr/cevipof/fr/content/comportements-des-citoyens-face-au-covid-19

    Marianne relaie les résultats ici :
    https://www.marianne.net/debattons/tribunes/le-ras-le-bol-du-confinement-surtout-chez-les-bac-5

    Mais c’est aussi une interrogation sur l’articulation entre intérêt individuel et collectif qui se pose d’une manière, sinon nouvelle, du moins plus grave que d’habitude. En effet, nous avons la démonstration à travers cette mesure privative de liberté que dans nos sociétés, il est difficile à titre individuel d’accepter des sacrifices au nom de l’intérêt général. C’est pourtant le propre de la citoyenneté que de savoir s’imposer cette discipline. Ce qui est étonnant, c’est que ce sens du sacrifice individuel au nom du collectif soit moins important chez les plus diplômés, que l’on tient pourtant souvent pour les « piliers » de la démocratie face à la montée des populismes. Paradoxe qui n’est qu’apparent, puisque l’égoïsme n’empêche pas d’être rationnel ou du moins raisonnable dans ses choix de vote, mais qui méritera d’être souligné et interrogé le moment venu.

    #covid19 #confinement

    • Conscient sans doute de la faiblesse performative de ses stratégies discursives précédentes, Emmanuel Macron a passé une demi-heure à se refaire une image de serviteur modeste du pays, conscient des difficultés de ce dernier, de ses angoisses aussi, et de sa désorganisation exceptionnelle. Il a même murmuré sa « réinvention » à venir, comme si le choc épidémique l’appelait à une confession psychanalytique et à une promesse de rédemption dont on se souvient qu’elle ne fut rien d’autre déjà qu’un protocole communicant au plus fort de la crise des gilets jaunes... La fièvre du Covid-19 serait-elle plus métamorphosante que la fièvre sociale ? L’avenir sur ce plan reste incertain.

      Pour autant, tout l’enjeu de l’intervention présidentielle était d’opérer un retour au sol et de tenter d’offrir une esquisse de visibilité à l’intention de la communauté nationale. L’horizon du 11 Mai est un pari. Mais ce pari n’est pas pascalien car il y a beaucoup à perdre, si les moyens ne sont pas au rendez-vous, si les gamins sont renvoyés à l’école pour permettre aux parents de retourner à leurs postes de travail sans que les conditions sanitaires pour les enfants ne soient optimales, si les mesures économiques et sociales promises ne sont pas accompagnées de directives claires et simples - ce qui dans la langue administrative française reste parfois un défi aussi complexe que celui de disposer de masques et de tests. Au demeurant le Président n’a pas promis un retour à une vie « normale » mais a esquissé les fragments d’un retour à une vie « utile ». C’est bien la grande peur économique et de ses conséquences qui commande « la porte étroite » du 11 Mai .

      https://www.marianne.net/debattons/billets/ni-churchill-ni-clemenceau-macron-est-l-enfant-de-son-epoque

  • L’UE choisit comme conseiller sur l’environnement... #BlackRock, investisseur dans le pétrole
    https://www.marianne.net/economie/l-ue-choisit-comme-conseiller-sur-l-environnement-blackrock-investisseur-d

    Le gestionnaire d’actifs, qui détient des parts dans les plus grandes compagnies pétrolières et les plus grandes banques du monde, a remporté un appel d’offre organisé par la Commission européenne et rédigera un rapport sur la manière dont la supervision bancaire de l’UE pourrait prendre en compte le climat.

    #marrant

  • Sur le blogue FLEUR FURIEUSE :

    Il semble que de nos jours, la biologie soit obsolète. Qu’un homme proclame qu’il se “sent femme”, il obtient à l’instant même le statut de “femme trans”, et comme “les femmes trans sont des femmes”, cet homme en devient une de fait, sur la base de son ressenti et de son discours.
    C’est du moins la vision de certain.es militant.es et intellectuel.les. Les effets concrets de cette idéologie ne sont pas encore visibles en France, mais ce mouvement progresse et sa concrétisation, déjà avancée dans d’autres pays, présente de nombreux dangers.
    Revenons aux preémisses du débat : selon les tenants du transgenrisme, la définition biologique de qui est une femme et qui est un homme est non seulement inepte, mais aussi “transphobe”.
    Les tenants de l’idéologie transgenriste proposent une nouvelle définition des mots homme et femme. Toute définition peut être remise en cause, toute polysémie peut être envisagée, et en particulier lorsqu’il s’agit d’accroître le bien-être des personnes. Or ici, cette nouvelle définition des termes est une aberration logique.
    Pour en cerner l’incohérence de ces définitions, revenons à la base.(...)

    https://fleurfurieuse.blogspot.com/2020/04/le-genre-comme-identite-faillite-de-la.html

    • Elle est passée ici, la chronique en question, mais sur un autre blog, je sais plus lequel. Et sévèrement critiquée.

      Être une femme n’est pas un ressenti. Cela correspond à une réalité physiologique très spécifique et à un vécu social tout aussi spécifique. Tout cela est réel. Dans nos sociétés, être une femme, c’est souffrir et être épuisée tous les mois mais devoir travailler comme si de rien n’était. C’est être considérée comme une proie potentielle dans l’espace public et comme une travailleuse bénévole dans l’espace privée. Ce statut repose sur la réalité de notre corps.

      Quel mélange idiot de faits physiologiques et sociaux : Plein de femmes n’ont pas de problèmes de règles et la travailleuse bénévole ou la proie ne sont pas des problème physiologiques mais dépendent d’un imaginaire, culture du viol et hétérosexualité. On reste dans le débat : « être femme, c’est avoir un utérus et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social » ou bien « être femme c’est un sentiment individuel et je suis matérialiste, je fais vaguement appel au social ». Entre les deux, il y a être féministe matérialiste et faire vraiment appel au social : est-ce que se dire femme change la vie d’une personne ? lui fait perdre son rang ? pas forcément, si son expression de genre est masculine, si son comportement est super assertif et te rappelle quelque chose mais quoi ? Et beaucoup de meufs trans ne se présentent pas au monde comme ça, elles mènent des vies de femmes... Bref !

    • Une féministe militante a été « sévèrement critiquée » pour ses propos ? Quelle surprise !... C’est vrai qu’il est intellectuellement dérangeant de devoir tenir compte "simultanément* de facteurs biologiques et sociaux... en faisant appel en contre-exemples à « plein de femmes » et « beaucoup de meufs trans » pour disqualifier toute réflexion politique sur la réalité de certaines oppressions. Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

    • disqualifier toute réflexion politique

      Cela me rappelle les plus beaux poncifs opposés à l’antiracisme. Mais restons polis...

      Ah oui, c’est vrai, Martin, je m’étais dit que c’était peut-être secondaire dans ce que je pouvais te reprocher, mais je n’avais pas évoqué dans mes interrogations le mépris et la condescendance dont tu fais preuve lors de beaucoup trop de tes interventions (le paternalisme, un truc de mec, non ?).
      Tu crois vraiment servir la lutte féministe de cette façon ?
      Nan mais c’est chouette de parler d’"honnêteté" et de « prudence » après tout ça.
      Mais n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem ?

      (Je rajoute que je fais référence à la discussion entamée ici : https://seenthis.net/messages/828130)

    • n’est-ce pas aussi le sort que tu réserves à des féministes matérialistes qui s’emmerdent à mettre des commentaires sur le site de Tradfem

      Je suggère à tes abonnés d’aller constater sur tradfem.wordpress.com à quel point ces commentaires critiques sont rares. Je ne me souviens d’en avoir reçu que deux ou trois en sept ans !

      Quant au

      mépris et à la condescendance

      , difficile de faire mieux que ce

      Quel mélange idiot...

      auquel je répondais...

    • vraiment pénible ce texte. @martin4 vous êtes au courant de ça j’imagine :

      https://seenthis.net/messages/830962

      bien que ce soit le camp que vous semblez défendre qui est attaqué, et que ces actes soient graves et absolument intolérables, publier/relayer des textes où des personnes affectées par ces questions, parfois de manière très douloureuse, sont comparées à « des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé » entre autres « chien à l’ADN de chats »... Encore une fois le passage à l’acte est intolérable, mais je comprends tout à coup cette envie de mettre des tartes.

      Vous avez envie que continuent ce genre de merde ? Une idée pour calmer le jeu ?

    • Bonjour, J’ai répondu plus haut de manière générale. Il est évident que des proposs comme "des dés à coudre qui se prennent pour des tasses de thé" et autres « chien à l’ADN de chats » sont de la pure provoc à ignorer, comme je tente de le faire habituellement face aux insultes et procès d’intention. Et je suis heureux que tu relèves et rejettes ces tactiques.

      Par contre, écrire "les tenants du transgenrisme" est une description assez objective à mes yeux, puisque ce ne sont pas les trans qui sont interpellés mais les adeptes, trans ou non, d’une idéologie et de méthodes qui appellent un examen critique, sans que l’on se fasse repousser dans le silence pour cause de manque de gentillesse, surtout au nom de personnes trans dont beaucoup sont révulsées à voir leur condition exploitée par des misogynes sous prétexte de représenter leurs intérêts.

      Le "tone policing" des critiques qui "brassent la cage" risque d’encourager les propos passifs-agressifs. Parlons clair en faisant l’effort d’identifier sans effets de manchette ce qui pose problème et risque de faire dérailler l’analyse et de censurer la colère des opprimées.

    • eh bien si votre proposition pour calmer le jeu, c’est d’inviter les personnes blessées par des propos que vous relayez à se taire (noblement certes)... ça ne va pas marcher, permettez moi de vous le dire. Comme l’a dit @supergeante quelque part ici, c’est crucial de ne pas oublier les souffrances qui sont derrières ces questions et j’ajouterais que c’est même un prémisse indispensable s’il on souhaite débattre (sans les mains) de questions aussi complexes...Il ne s’agit pas de se polir le ton, simplement de respect...

      Quand à la « description objective »... en dehors du fait que personne n’aime être chosifié, le terme « transgenrisme », en plus d’être volontairement dépréciateur, est trop ambigüe pour ne pas prêter à généralisation, surtout en france où ces mouvements sont encore mal connus... De la même manière quand vous traduisez littéralement « lobby trans » ça reflète quelque chose qui n’existe tout simplement pas ici, en employant pourtant un vocable bien connu et assez puant (comme ça été dit ailleurs par @antonin1 je crois : impossible de ne pas penser au pseudo lobby juif cher aux fachos)...

      je comprends les critiques que vous adresse @gata et les trouve plutôt fondées. De plus, vos invitations à « parler clair pour défendre les opprimés » sonnent comme des mots d’ordre venus de je ne sais quelle chefferie tapie dans l’ombre d’un grand drapeau, et ça ne me plaît pas du tout. Parler clairement ça ne veut pas dire comparer les gens à des chiens et des tasses de thé et je n’ai pas l’intention d’être tolérant avec ces provocations stupides.

    • Pouvez-vous me dire qui a comparé des gens à des chiens et à des tasses de thé ? Ce n’est pas moi et je ne comprends pas pourquoi vous m’imputez implicitement de nouveau ces propos.
      Quant à l’activité politique des personnes qui travaillent à l’abolition de certains droits des femmes, libre à vous de choisir d’autres termes que mouvement transgenriste ou lobby pour la désigner si ces termes vous rebutent ; moi c’est leur réalité qui m’interpelle et j’appelle un chat un chat.

      Ces menées masculinistes (surtout présentes dans le monde anglosaxon à ce jour) ont des effets délétères comme le définancement et la fermeture de refuges qui n’acceptent pas les hommes se disant femmes, l’entrisme de tels hommes dans les compétitions sportives (et ce jusqu’à l’échelon Olympique), le retrait du droit à des installations sanitaires non mixtes, la subversion de la représentation politique des femmes dans les partis qui y faisaient place, et j’en passe. Pour la dimension concertée et internationale de ce mouvement, lire Sheila Jeffreys : https://tradfem.wordpress.com/2018/11/19/sheila-jeffreys-les-principes-de-jogjakarta-une-menace-internatio

      Tout cela tente de se justifier à partir de l’axiome transgenriste (eh oui...) que quiconque dit être une femme en est une ; je ne connais pas votre position à ce sujet, mais pour les féministes que nous lisons et traduisons depuis des décennies, c’est scientifiquement faux et politiquement pervers point barre, comme on l’a rapidement vu dans le dossier de Rachel Dolezal, les Noir-e-s ayant droit à plus de respect que les femmes, apparemment.

      Je ne crois pas à l’argument que ces tentatives de putsch (un autre terme qui vous fera sans doute chouiner mais qui s’avère dans le monde anglosaxon) sont nécessairement fondées sur « de la souffrance » à moins que vous accréditiez comme issus d’une « souffrance » les propos et démarches misogynes et antiféministes en général, ce que font les apologistes des incels et autres mascus. J’espère que ce n’est pas votre cas.

      Pour nous, il s’agit d’une tactique de protection et d’accroissement de privilèges masculins et je refuse le chantage à l’empathie, surtout quand ces apologistes instrumentalisent la souffrance réelle de personnes trans, ce que plusieurs d’entre elles ne se privent pas de leur dire.

      Si c’est votre camp, ce n’est pas le mien et je demande à ce que l’on juge des faits plutôt que desdiscours justificatifs en cause.

      Mon travail n’est pas d’affirmer une position personnelle mais de servir de courroie de transmission - un terme qui n’a rien de péjoratif - aux analyses féministes radicales comme celle de Dworkin et de Sheila Jeffreys que nous venons de mettre en ligne (https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne) et dont nous pourrions parler plutôt que de ce à quoi mes propos « ressemblent » ou « sonnent comme »... Oui, nous défendons des opprimé-e-s et nous l’assumons.

      #antiféminisme #droits des femmes
      #transgenrisme #masculinisme #Sheila Jeffreys

    • Euh sur ce point précis, c’est bien gentil de se dédouaner avec « c’est pô moi qui l’ai dit, je ne suis qu’un traducteur et publieur » mais ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même… alors quand on relaie des textes, on peut bien sûr ne pas être d’accord avec 100% de ce qu’il y a dedans, mais dans ce cas on l’annonce explicitement. Si on relaie un texte sans strictement aucune mise en garde, sans aucun « je suis d’accord cet argument mais pas avec ça », c’est alors par défaut que l’on supporte l’ensemble, donc oui qu’on s’en approprie les propos et tout ce qu’ils impliquent. C’est donc tout logiquement qu’on peut se prendre alors des critiques, quand bien même on a pas écrit le texte.

    • « ces propos problématiques sont dans le texte de ce fil même ». De quoi parles-tu ? De cette référence à des chiens et des tasses de thé ? Je ne l’ai pas dit, pas lu, j’ai dénoncé ces propos comme de la provoc et il serait malhonnête de m’en tenir responsable. Je n’ai pas lu dans les textes que j’ai relayés de propos dont je devrais me distancier pour échapper à une critique. Si vous croyez que si, précisez lesquels au-delà de vagues allusions, mais je trouve votre principe assez étrange et n’y souscris pas du tout

    • Il n’y a justement aucune allusion, c’est bien toi qui a relayé le texte de ce fil, et c’est bien dans ce texte que @tintin critique des propos qu’il cite, et que tu « dénonces » 2 mois après parce que @tintin les met en avant. Donc où est l’allusion ? Tout est parfaitement explicite et écrit noir sur blanc. C’est plutôt ça qui est étrange, d’affirmer après-coup que c’est flou-pas-clair alors que tout est écrit sans aucune allusion cachée.

    • Ah bon, J’ai relu le texte de FLEUR FURIEUSE et je trouve que sa démonstration ne correspond pas à la parodie qu’en fait tintin en en citant quelques mots. Ce n’étaient pas mes propos - comme j’avais cru au départ - mais je suis à l’aise avec la démonstration de FLEUR FURIEUSE sur l’illogisme en cause dans la manipulation du mot « femme » pour en abolir le sens.
      Live with it.
      Je constate que vos interventions relèvent essentiellement du « tone policing » (y a-t-il un équivalent français ?), et je dois dire que ça me débecte méchamment chez des gens que je croyais plus progressistes et proféministes.Je m’en tiendrai à relayer des textes pertinents aux luttes de femmes, sans réagir aux propos dilatoires et tentatives de culpabilisation.

    • Je ne suis pas essentialiste mais matérialiste, comme Dworkin et Delphy et des centaines d’autres féministes, et c’est sur cette base que je soutiens les féministes qui récusent la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une. S’il y a un essentialisme, il est bien là, dans un à-plat-ventrisme devant des prétentions d’hommes, quoi qu’ils disent, hors toute logique.

    • Nouvelle traduction sur https://tradfem.wordpress.com/2020/06/20/j-k-rowling-et-la-tour-de-babel
      "
      J.K. Rowling et la Tour de Babel
      Par Jennifer Bilek, sur son blog The 11th Hour

      "Pour les personnes non initiées à l’argent et au pouvoir qui sont tapis derrière le lobby transgenriste, la mêlée médiatique entourant JK Rowling peut ressembler à un ballet de rectitude politique en action, à l’acharnement de guerriers pour la justice sociale tenant une nouvelle victime dans leur gueule. Le journaliste britannique Douglas Murray démontre justement ce problème d’angle mort dans un article publié ce matin ur la plateforme UnHerd, « Why JK Rowling Had to be Denounced » (Ce pourquoi il fallait dénoncer JK Rowling).

      JK Rowling a certainement perturbé les barbus de la gauche conscientisée, si l’on en croit les commentaires de Glenn Greenwald sur Twitter la nuit dernière, affichant explicitement sa politique identitaire (est-ce que seuls les marginaux ont droit de parole, Glenn ?)

      Glenn Greenwald (sur Twitter) : « Quelles que soient nos opinions sur le débat entre les trans et les « TERF », le complexe de victime de JK Rowling est suffoquant et narcissique. Voilà une des personnes les plus riches et les plus célèbres au monde, mais elle se perçoit comme une victime suprême du fait d’endurer ce que subissent toutes les figures publiques : de sévères critiques. »

      Mais JK Rowling a fait plus que mettre en lumière une culture de l’interpellation et ses tactiques d’intimidation collective de celleux qui manifestent une opinion différente. Elle a fait plus qu’enflammer les misogynes qui se cachent derrière la politique identitaire, dans ce qui est devenu une tour de Babel hurlante pour la gauche. JK Rowling, comme l’a montré la réaction terrifiée et agressive de nos conglomérats médiatiques contrôlés par Big Pharma, a démontré qu’on ne pouvait pas l’attaquer impunément. Elle n’a pas seulement abordé la question des droits des femmes que décime le coup d’État capitaliste de l’industrie de l’identité de genre, mais elle a également mis à nu l’expérimentation eugénique en cours contre des enfants, pour la plupart homosexuels. (...)"

      Version originale : https://www.the11thhourblog.com/post/jk-rowling-and-the-tower-of-babel ?

    • bon bah j’aurais essayé... Vous jouez à l’imbécile ou alors votre degré de confusion me dépasse... dommage que vous ne consacriez pas tout votre temps à simplement traduire Dworkin, entreprise très nécessaire s’il en est. J’arrête la discussion ici pour ma part.

    • C’est marrant parce que Martin Dufresne demande des questions étayées mais n’y répond pas quand elles sont posées. Je pense à l’autre fil où il disqualifie ValK et ignore aussi les questions de Antonin, qui me semblent dignes d’une réponse, contrairement à mes remarques fielleuses et passives agressives, je le conçois.

      Pour en revenir au début de la conversation sur ce fil, pour que les personnes comprennent concrètement à quoi je pensais et s’en fassent une idée, voici un exemple dans les commentaires d’un texte paru sur le site de Tradfem :

      une féministe matérialiste 21/03/2017 à 10:50
      Franchement je ne vais pas me prononcer sur le fond mais j’aimerais bien que les MECS (oui, vous, là-bas, qui non seulement avez grandi avec les privilèges de la classe des hommes mais en plus en bénéficiez encore aujourd’hui) de tradfem cessent de nous dire ce que nous devons penser et qui est une femme et qui ne l’est pas.
      C’est vraiment, vraiment gonflant.
      Et au passage, si c’était possible d’arrêter de dire que vous êtes « une collective » (à moins que ça soit une formule québécoise que j’ignore), parce que ce mot laisse croire que vous êtes un groupe non-mixte. Quand on passe son temps à traduire des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe, ça serait le minimum.

      Abolissimo [Martin Dufresne] 21/03/2017 à 11:40
      Ben oui, TRADFEM est non-mixte et, si vous avez remarqué, les textes que vous conspuez sont tous rédigés par des femmes. Et aucun d’entre eux, en passant, ne restreint qui a le droit d’être féministe (ça semble plutôt être VOTRE truc).

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ? [...]

      https://tradfem.wordpress.com/2017/03/17/le-probleme-qui-na-pas-de-nom-parce-que-le-mot-femme-est-qualifie-dessentialiste/#comment-439

      (Après ça, Martin Dufresne ne répond rien et avant ça, il ne répond pas aux questions d’un commentaire de Miluyali, par exemple sur les hommes trans. Mais répond d’abord : « Que de présupposés et de faux procès de votre part, Miluyali ! »)

      C’est pas mal, ça, de répondre que Tradfem est non-mixte alors que Martin Dufresne sait très bien que ce n’est pas le cas (bon, après tout, on peut se tromper) et de laisser quand même confirmer ça par une autre lectrice (je mets son commentaire entier en dessous) et que des féministes se prennent la tête entre elles, sans même ensuite infirmer/confirmer l’autre proposition que des « hommes cis dirigeraient ce site » (on aurait pu au moins attendre une réponse comme quoi certains y participent, n’est-ce pas ? Pour ne pas dire qu’il est surtout animé par des hommes, ce qui semble être d’ailleurs plutôt le cas).

      Mais c’est aussi de répondre à « une féministe matérialiste » que « ça semble plutôt être VOTRE truc » (avec les majuscules) à elle de définir qui est féministe, ce qui n’est pas du tout ce qu’elle disait. Je ne suis pas sûr que ce soit du tone policing, mais peut-être plutôt de la réduction au silence ou du mansplaining ?
      Comment penser sincèrement que d’autres féministes critiques viendront commenter ensuite ?
      (et, pour info, sur l’usage des mots : « conspuer v.t. Manifester bruyamment et en groupe son mépris contre quelqu’un, quelque chose »)

      C’est vraiment la question de notre place en tant qu’allié. Qu’une féministe se mette en colère, ça paraît tout à fait légitime, encore plus face à un gars, mais l’inverse ? Mais du coup, c’est moi qui fait du tone policing, c’est ça ?

      C’est dommage de desservir ta cause proféministe comme ça, ahah.
      Ce qui nous renvoie à la question : est-ce que tout homme qui se dit proféministe en est un ? Faudra en finir avec l’autodéclaration, dans ce cas-là aussi.
      Mais ce qui est plus grave (je rigole en fait pour ne pas en pleurer), c’est que ça rend cette position intenable pour des féministes matérialistes à qui on renvoie toujours ça et à qui on n’accorde ni attention ni espace de réflexion/discussion. Je pense ici à ValK ou Aude Vidal dans les derniers temps.
      Heureusement que tu es là pour nous apporter la lumière et sauver les femmes et les féministes. Mais qui t’a mandaté pour cette mission ?
      La mauvaise foi n’est pas où tu crois, et il faudra bien rendre des comptes.

      ==

      LULI 26/03/2017 à 10:20
      Une féministe matérialiste, merci de se renseigner au lieu de dire des bêtises. Depuis quand un site de traduction de textes féministes radicaux est dirigé par des hommes cis ? Et oui, c’est logique que ce soit non-mixte, vu les textes publiés sur ce site, vous croyez vraiment que des hommes cis dirigeraient ce site ?

      Et c’est quoi votre problème avec le mot « collective » que vous rattachez à « une formule québécoise » ?
      Vous êtes xénophobe ou vous n’aimez pas les mots que vous ne connaissez pas et/ou pas l’habitude d’utiliser ?
      Le mot « collective » vous agace plus que le patriarcat lui-même ? Vous chipotez sur des détails au lieu de dénoncer la misogynie et le sexisme ? Vous devez sûrement le faire sur des sites et articles masculinistes, cependant ce n’est pas une raison de dire n’importe quoi sur un site de traduction de textes radicaux.

      Et par rapport à « des textes qui nous expliquent qui a le droit d’être féministe », de quels articles parlez-vous ? Pourquoi ne pas nommer EXPLICITEMENT le nom des articles de ce site ? Et quand bien même il n’y en aurait (je n’ai pas lu tous les article du site, je le reconnais), je ne vois pas en quoi ce serait un problème car NON, tout le monde ne peut pas se proclamer féministe par souci d’honnêteté dans la lutte contre le patriarcat cis-hétéronormé (n’est-ce-pas, les hommes cis).

      Et inutile de dire que je suis « agressive », que « je dessers la cause féministe », que je n’accepte pas les avis divergents aux miens, que je suis transphobe, etc. Car c’est faux, je défends la cause des personnes transgenres, j’accepte l’opposition à mes avis et idées, cependant je n’accepte pas la mauvaise foi et qu’on propage des idées fausses sur un site/courant/mouvement féministe.

      P.S. : Je viens de me rendre compte que j’ai posté un commentaire quasi-similaire à celui d’Abolissimo, et je ne m’en suis pas rendu compte. Ma faute alors, cependant je voulais quand même écrire ce commentaire pour devancer tous les futurs commentaires similaires à celui d’une féministe matérialiste.

    • la prétention que tout homme qui dit être une femme en est une

      Au risque de me répéter, il y a des nuances entre l’autodéclaration du genre et sa biologisation... soit les deux écueils où les deux camps aimeraient nous faire échouer.

      Des femmes trans offrent bien des témoignages selon lesquels leur expression de genre fait une identité sociale qui fait une vie de meuf. Sans les règles douloureuses, certes, mais les féministes ne combattent pas les règles douloureuses, elles combattent le traitement social des règles douloureuses et de tout ce qui concerne les femmes.

      Quant à votre position, @martin4, au sein du mouvement gender critical ou féministe radical... Ça ne vous emmerde pas, d’apparaître comme le chef d’une bande de féministes, abrité derrière Dworkin qu’en toute logique vous êtes mal placé pour traduire ? Le premier boulot d’un proféministe, c’est de se poser la question de sa position.

      Se toucher – réflexions autour d’un choix de traduction – Deuxième porte à gauche
      https://audesecheret.wordpress.com/2019/11/04/se-toucher-reflexions-autour-dun-choix-de-traduction

      Cependant, je suis persuadée que pour des problématiques de ce type, une traductrice percevra ce genre de nuances avec davantage d’immédiateté et de précision que ne le ferait un traducteur, même très bon. Autrement dit : je propose qu’on réserve aux traductrices la traduction des œuvres féministes écrites par des femmes.