• RFC 8280 : Research into Human Rights Protocol Considerations

    Ce #RFC très politique est le premier du groupe de recherche #IRTF #HRPC, dont le nom veut dire « Human Rights and Protocol Considerations ». À première vue, il n’y a pas de rapport entre les #droits_humains et les protocoles réseau. Les premiers relèvent de la politique, les seconds de la pure technique, non ? Mais, justement, le groupe HRPC a été créé sur la base de l’idée qu’il y a de la politique dans le travail de l’#IETF, que les protocoles ne sont pas complètement neutres, et qu’il était nécessaire de creuser cette relation complexe entre protocoles et droits humains. Le premier RFC analyse le problème de base : « #TCP/IP est-il politique ? »

    http://www.bortzmeyer.org/8280.html

    #droits_de_l_homme #DUDH

  • Les Makers m’écœurent

    Connaissez-vous le DIY (pour Do it yourself , c’est à dire littéralement « fais-le toi-même ») ? Il désigne une manière de faire, relativement autonome, sans dépendre d’institutions ou de grandes marques.
    Il y a dix ans, on entendait parler du DIY à Grenoble uniquement autour du mouvement punk. Les concerts organisés dans des squats, c’était DIY. Les brochures faites avec une machine à écrire, des ciseaux, de la colle et une photocopieuse, c’était DIY.
    La bouffe à prix libre faite à partir de légumes récupérés sur le marché, c’était DIY.
    Mais depuis les imprimantes 3D et les « fab labs », le DIY s’est institutionnalisé et est maintenant promu par les geeks branchés. Reportage au salon Maker Faire, à Grenoble, où le DIY s’infiltre jusque dans les courses de drones.

    Une gamine s’émerveille et crie « oh ! Un drone ! » comme si elle venait de voir un bébé renard. D’autres enfants pointent l’engin du doigt quand celui-ci, piloté par un type branché (grosses lunettes, barbe, tatouages...), s’en va planer au-dessus du parking de Grand Place.

    La suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-Makers-m-ecoeurent.html

    #makers #diy #fablabs #coursededrone

    • L’effet pot-pourri de Maker Faire fait que chacun peut s’y retrouver. Il y aura bien dans la masse un stand qui méritera votre intérêt. Sculpter du bois, vendre le Linky ou faire des courses de drones ? Tous makers ! La diversité des pratiques exhibées permet de légitimer celles qui sont nuisibles et tentent de se faire passer pour des créations de passionnés de bricolage. Le plaisir évident de faire soi-même de la petite bidouille réalisée avec ses petites menottes est détourné au profit de technologies et de grosses firmes qui veulent avant tout que « l’autonomie » des bricoleurs passe par leurs services.

      #acceptabilité bien sûr

    • Comme vous l’aurez compris, les makers, ça veut dire les gens qui font. Un peu nous tous en fait, non ? Moi qui fabrique mes propres confitures, aurais-je ma place parmi les 90 stands de makers ? Eh bien oui, à condition que j’utilise un chaudron à commande numérique ou un drone pour décrocher mes cerises perchées trop haut dans l’arbre. C’est là tout l’enjeu du mouvement : promouvoir les nouvelles technologies dans une ambiance très légère et familiale, sans se poser de question sur la finalité de la production. Du moment que c’est DIY et innovant, on prend !

      (...)

      Je passe vite mon chemin devant les dizaines d’imprimantes 3D occupées à fondre du plastique pour fabriquer des petites figurines de Pokemon ou autres chatons. Tout à coup s’ouvre à moi une pièce où l’ambiance est différente, moins frénétique. On y trouve une couturière, des artisans du bois, des autoconstructeurs. Telle une enclave résistante au milieu de la robotisation généralisée, il existe encore quelques makers de tradition, de ceux qui ne cherchent pas la performance ni le gadget high-tech. D’autres cas isolés apparaissent dans les dédales du salon : artistes, brasseurs, radioamateurs, fabricants de petits jouets en bois ou autres loisirs créatifs. On sent la volonté pour certains de se réapproprier des savoir-faire les pieds sur terre plutôt que de nous plonger dans les ondes de la ville intelligente. Le cul entre deux chaises, d’autres hésitent et semblent se poser des questions politiques, comme ce stand de « retrogaming » (jeux vidéos anciens) ou l’on trouve un autocollant « 1984 was not a manual » en référence au best-seller d’Orwell.

      (...)

      Le mouvement maker ne se contente pas de l’autonomie vers laquelle chacun pourrait tendre en répondant à ses besoins basiques (alimentation, logement, habillement...). Ici on produit des robots, du numérique, on fait de la publicité pour des multinationales et des start-ups présentes en masse sur le salon et on compte sur les sympathiques makers pour dorer le blason des technosciences.

      #confusion aussi, dans ce cas.

      Au passage, on notera que rien dans ce qui est décrit n’indique l’existence d’un « mouvement ». Il y a une association de fait entre des bricoleurs et des multinationales dévastatrices, c’est tout.

    • « Confusion » orchestrée de manière très consciente à mon humble avis. C’est un des grands moyens d’acceptabilité que d’entretenir ce genre de confusion et de faire croire que ces techniques complexes (high-tech) ne sont qu’une suite logique d’autres activités passées, dans la continuité, comme si c’était les mêmes finalités, etc.

    • Deux choses :

      – les lieux spécialisés style fablab sont effectivement de drôles de fourre-tout mais permettent une chose que je trouve intéressante c’est de mutualiser certaines ressources : la place (l’espace), les machines de découpe par exemple (j’aime bien bricoler des trucs mais ma petite scie ne fait pas toujours le poids), ce qui permet de récupérer du bois (par exemple) sans avoir à en racheter (ce qui est le cas si tu vas au casto/brico du coin) pour faire tes découpes.
      – ce qui a changé dans le bricolage du dimanche, c’est le fait qu’il soit plus facile de bricoler des trucs « techniques », et que tu coup tu as un regain pour l’électronique du dimanche qui a toujours existée, sinon pas de radio alternatives hein, sans des passionnés de soudure politisés,
      – qu’il y a une diffusion de « l’esprit hacker » pour le meilleur et pour le pire, cette idée/envie de reprendre la main sur les objets qu’on nous impose, les faire durer, les transformer. Voir le succès des repair café. Un exemple, contourner les limitations des imprimantes qui sont programmées pour ne durer qu’un certain nombre d’impressions. J’ai participé à des reparis cafés où l’espace le plus actif était celui de la couture : réparations d’habits, de chaussettes, les trucs que l’on faisait autour de moi quand j’étais petite, pour économiser et qu’on ne fait plus car les habits sont tellement pourris et peu chers... (Ré)apprendre à coudre, se vêtir moins mais mieux...etc.
      Ça c’est le versant utile de ce foutoir.

      – de l’autre côté il y a une idéologie technophile, libérale, le maker comme entrepreneur, autonome etc... soit-disant dépolitisé mais en fait tout à fait capitaliste. Les deux co-existent parfois dans le même espace. C’est pourquoi aux fablabs, je préfère les hacklabs...

    • Le DIY à la sauce 2010, c’est aussi une manière de conquérir les esprits entrepreneuriaux, branchés si possible, moutons des temps modernes, avec la barbe et la chemise bûcheron, mais bien en troupeau quand même.
      À ce train, même les activités classés « branchées » d’hier et pourtant si proche du faire soi-même ne trouvent plus preneurs (ou pas assez). J’en veux pour preuve le logiciel libre, pourtant hi-tech (ou plus assez ?) qui manque de doigts mieux répartis.
      Quand on tourne le dos à la cathédrale pour se diriger vers le bazar, si c’est trop chiant, trop long, pas assez loisir, pas assez hype, on abandonne et on s’engouffre chez leroy merlin.
      cf https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:16

    • Dans ces espaces, comme dans les AMAP, il y a un intérêt pour l’expérimentation et le débat sur et autour de la consommation, de la production, de la monnaie, du réseau, de l’écologie etc. Ça ne veut pas dire que c’est tout bien propre et super, mais au moins il y a des possibilités. Je n’ai pas tellement vu ces possibilités au supermarché ou chez casto.

  • #seenthis_fonctionnalités : les référencements négatifs

    D’accord, ce n’est pas une « fonctionnalité », mais c’est encore une caractéristique fondamentale de Seenthis : Seenthis est un outil qui permet et favorise le référencement d’articles pour en dire du mal de manière argumentée. Dans une logique similaire, l’outil est également conçu pour pouvoir référencer un article pas tellement bon, mais permettant d’expliciter un point positif qu’on en a tiré qui justifie le référencement.

    Ce n’est pas une conséquence de la forme de Seenthis, c’est au contraire un élément qui a déterminé la forme de Seenthis de manière centrale…

    Ça semble évident, mais pourtant les autres outils ne sont vraiment pas pratiques pour ça. Sur Twitter, 140 caractères ne permettent pas d’expliquer un référencement négatif, on ne peut que s’indigner d’un article évidemment navrant. Sur Facebook, le milieu et la forme (et le principe initial de « Like », d’ailleurs) ne favorisent pas non plus les référencements négatifs au-delà de l’indignation évidente. Et Delicious ne me semblait franchement pas le bon outil non plus. Et, pour l’outil qu’on avait alors à notre disposition : Rezo.net ne le permet pas non plus, en dehors de l’évidente parodie (« l’édito à 2 balles »).

    Or c’est un besoin incontournable. Maintenant qu’on le fait ici, c’est évident, mais je vais tout de même t’exposer le cheminement intellectuel qui m’y a poussé.

    D’abord parce que notre vieille militance sur le Web est largement influencée par la critique sociale et de gauche des médias (Chomsky, Bourdieu…) et que référencer des médias sans pouvoir y associer la critique, c’est pas trop l’idée…
    http://www.uzine.net/article60.html

    Parce qu’uZine était, largement, un média critique (au sens où une grosse partie des articles étaient la critique d’une autre position ou le démontage d’une banalité médiatique)… Et parce que l’important travail éditorial ouvert et semi-public de préparation des articles dans son espace privé (au sens de SPIP) permettait largement d’apporter et commenter des sources.
    http://www.uzine.net

    Et parce qu’une partie très riche mais rigoureusement invisible de Rezo.net consiste en d’épisodiques échanges pour supprimer un référencement ou justifier un référencement qui déplaît.
    https://rezo.net
    Même s’il y règne une ambiance de cellule maoïste revendiquant fièrement le droit à l’éradication de la déviance petite-bourgeoise (et donc la pratique assumée d’une forme de censure totalitaire qui ne souffre nulle contestation), quand les gens ne sont pas d’accord sur un article, ça donne lieu à des échanges que j’ai toujours trouvés passionnants : la personne qui critique explique pourquoi tel article devrait être retiré, et souvent la personne qui a référencé explique que, certes c’est pas totalement glorieux comme article, mais que tel point original en particulier l’a intéressé.e. Et parfois encore plusieurs intervenants répondent pour aller dans un sens ou dans l’autre, suggèrent des articles alternatifs sur le même sujet, développant le point intéressant sans les défauts du premier, etc. Je pensais qu’on avait besoin d’un espace pour que de tels échanges soient publiés.

    Pour la forme, j’étais aussi très influencé par le blog d’un certain « Angry Arab », dont l’activité quotidienne consiste à critiquer absolument tout ce que les médias publient sur le monde arabe :
    http://angryarab.blogspot.fr

    Au final, ce sont ces besoins de référencement critique qui ont orienté les principales fonctionnalités de Seenthis :
    – des messages structurés autour d’un lien hypertexte, avec un extrait mis en évidence pour faire ressortir le point à critiquer, ou au contraire le point intéressant, et un commentaire tout aussi important pour expliquer le pourquoi du référencement (négatif, ou parce qu’un détail est intéressant),
    – et, comme dans un échange de messages internes à Rezo, des forums « à égalité » avec le message initial pour que différents points de vue se répondent.

    • J’adore que finalement partant de fonctionnalités techniques tu finisses par parler de l’aspect politique de ton projet, #Agora grecque of course et #philosophie d’autre part, ça rafraichit !
      Quoique le maoïsme …
      Ne connaissant pas les arcanes de rezo.net, à mon premier abord de seenthis il m’a semblé que l’intérêt était d’avoir des discussions plus riches médiatiquement parlant mais du même type des classiques forums publics des débuts d’internet (que l’on s’interdit aujourd’hui à cause de la maintenance épouvantable des spammeurs et des trolls et des serveurs qui tombent …) comme l’affaire danone, d’ailleurs n’est-ce pas le forum internet qui est à la base de la présentation des pages de seenthis ? avec en sus une réappropriation (si propriété il y a) du texte premier.
      (Et du coup en tentant de reprendre le code, je me suis emmêlée à comprendre pourquoi ce ne pouvait pas être le même objet.)
      C’est certain que ceux qui te rétorquent ah mais je ne lis jamais les forums sous l’article ont tout faux :)

    • J’ai souvent pensé que ce qui m’a permis de croire en seenthis relevait plus de sa population que de son fonctionnement.
      Mais à présent, je vois que son fonctionnement est ce qui m’a vraiment permis d’y rester.

      Seenthis est absent de Wikipédia. Sa « notoriété » est faible (inexistante d’après wiki). C’est un deepweb qui plaît aux connaisseurs (mais apparemment pas aux journalistes ni aux mainstreameux).

      https://seenthis.net/messages/571252

      Les questions que tu soulèves dans ta chronique #seenthis_fonctionnalités laissent entrevoir comme il est important de se questionner à ce point sur les objectif d’un réseau social, de sa conception à son utilisation. C’est un boulot de documentation tellement énorme.

      On en parlera à notre prochain atelier informatique lillois anarco-autonomico-libéralo-nimportequoitesque Atelili n°18 :
      https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:18

      Dont voici un plan temporaire :
      https://atelili.tuxfamily.org/wiki/themes#utiliser_facebook_intelligemment_ou_bien_ses_alternatives

  • Mastodon is a free, open-source social network.
    A decentralized alternative to commercial platforms, it avoids the risks of a single company monopolizing your communication.

    Pick a server that you trust — whichever you choose, you can interact with everyone else.

    Anyone can run their own Mastodon instance and participate in the social network seamlessly.

    What sets Mastodon apart

    Timelines are chronological
    Public timelines
    500 characters per post
    GIFV sets and short videos

    Granular, per-post privacy settings
    Rich block and muting tools
    Ethical design: no ads, no tracking
    Open API for apps and services

    https://mastodon.social/about

    Une énième tentative (après identi.ca, diaspora et autres) de micro-blogging open-source et décentralisé.
    Semble avoir une certaine traction dans mes contacts twitter.

    J’y ai le même pseudo qu’ici ;)

    • 90% des utilisateurs ont créé un compte sur l’instance principale mastodon.social. Autant dire que côté décentralisation… Le pire c’est que leur identifiant est lié à la plateforme donc ils devront abandonner tous leurs contacts et leur historique si d’aventure ils devaient changer d’instance.

      Vous pouvez aller voir ailleurs, mais déjà que le réseau est petit, il est bien difficile de se dire qu’une petite instance sera là dans la durée. Si pour migrer je dois tout perdre, même moi je risque d’aller sur l’instance principale et jeter l’idée de décentralisation.

      Comme #diaspora, je suis sur #framasphere mais je peux pas interagir avec des gens sur d’autres instances...

    • salut, oui encore une, mais au moins ils utilisent un protocole existant (ostatus/Gnu Social), si j’ai bien suivi.
      J’ai testé je ne suis pas fan du tout (trop compliqué alors que faible en fonctionnalités).

      Mais c’est toujours bien de voir un peu d’attention sur un projet libre. Je vais lire le billet cité par @fil ça a l’air intéressant à lire l’extrait.

    • bon en fait l’article survol.fr n’est pas si intéressant, j’espérais qu’il parlât des enjeux vraiment intéressants (les enjeux politiques), et ça reste dans le technique malgré tout.

    • J’ai testé rapidement, je suis assez d’accord avec @goffi ça manque de fonctionnalité.
      Ça ressemble fonctionnellement à Twitter depuis Tweetdeck, en moins bien.
      Mais la synchro entre instances semble bien gérée, contrairement à Diaspora : on peut interagir avec quelqu’un (coucou @b_b) qui est sur une autre instance.

    • Ben en fait les enjeux politiques de passer sur une architecture décentralisées me semblaient assez connus (dans mes lecteurs). Je prêche plutôt des convaincus sur cette question.

      Le décentralisé c’est bien. La fédération est une bonne archi pour ce type de service. Il y a déjà eu d’autres initiatives qui fonctionne, et il y a déjà un protocole avec tout ce qu’il faut. C’est d’ailleurs ce qu’utilise Mastodon.

      La question pour moi c’était « vu que c’est un réseau social je vais là où sont les copains, est-ce que je crois que les copains vont migrer (durablement) et si non pourquoi ? ».

    • Ah je ne savais pas que l’auteur du billet était là, cool on va pouvoir discuter :)

      Salut @edas ! Les enjeux politiques vont bien au delà de l’argumentaire technique centralisé/décentralisé ou du nombre de participants, et il ne suffit pas qu’un projet soit libre pour qu’il soit automatiquement bien.

      Mastodon (du moins son instance principale) n’a pas l’air parti pour faire de publicité ou monter un modèle économique basé sur les données utilisateurs, 2 bons points, et il ré-utilise un protocole existant.

      Maintenant il faut se poser la question de la gouvernance du projet (qui prend les décisions, comment ça va évoluer, dans quelles directions). C’est visiblement tenu par une seule personne pour le moment, il faut voir comme cela va s’organiser par la suite si ça a du succès. Il y a quelques remarques intéressantes à trouver là : https://medium.com/@Gargron/learning-from-twitters-mistakes-c272d67bba76 . À comparer par exemple à Diaspora qui a une prise de décision commune via Loomio, à XMPP où il y a un conseil élu tous les ans, ou à Matrix qui est pour le moment tenu par des employés d’une même boîte même s’ils ont annoncé vouloir monter une structure pour gérer ça.

      Le développeur commence à gagner de l’argent avec, via Patreon, est-ce que ça va influencer le développement ?

      Ensuite les fonctionnalités, là on est dans le copié/collé du truc à l’oiseau, du coup quelle va être la place des « likes », est-ce que ça va influencer la visibilité des billets ? Est-ce qu’il y a des fonctionnalités de tendances du moment ? Si oui comment cela va être présenté ?

      Je pensais voir ce genre de questions abordées dans le billet en voyant « arrêter de croire que tous les problèmes sont techniques et peuvent se résoudre avec des lignes de code » dans l’extrait de l’article, d’où ma déception.

      Et je trouve vraiment dommage que le seul (ou du moins le principal) critère de jugement de la plupart des gens qui suivent ce genre de projets est l’interface. Les choix et réflexions faites autour d’un projet et l’orientation prises par les premiers utilisateurs est pourtant primordiale dans son avenir, Seenthis en est d’ailleurs un bon exemple (message avec peu de mise en forme, commentaires sous chaque message, contenu très politique).

      Pour le moment, j’ai plus l’impression que la raison du succès (probablement temporaire) de ce projet est son interface qui ressemble à ce que des gens connaissent (et vraiment trop compliquée pour des gens qui ne sont pas dedans), et son apparition sur 2/3 médias stratégiques (hackernews et github notamment), et je trouve ça super léger.

    • Et niveau popularité on parle de quelques dizaines de milliers de personnes, en s’appuyant sur un réseau existant, quand on voit déjà des articles qui parlent de faire trembler le machin au zozio, on a surtout l’impression de voir des titres chocs pour attirer le badaud.

    • Je t’avoue que j’ai publié une humeur, basée sur un axe de réflexion qui est pour moi « j’aimerai bien sortir du système centralisé de twitter ». Ça a été repris comme une analyse critique en règle, ce que ce n’était pas du tout.

      L’exemple que j’ai en tête c’est vraiment celui d’Identi.ca, où il y a eu une vraie promotion et une part significative de (mon réseau) twitter qui était partant. Ça n’a pas suffit et il y avait pourtant de très bons arguments pour que ça fonctionne.

      Cela dit je ne suis pas tellement inquiété par le contrôle d’un seul développeur. Le protocole serveur est ouvert, utilisé par d’autres logiciels que Mastodon, et le code source est libre.

      Bref, rien n’empêche de partir sur une autre branche. Si le réseau prend de l’ampleur, ce ne sera pas le plus gros problème à mon avis.

    • Je t’avoue que j’ai publié une humeur, basée sur un axe de réflexion qui est pour moi « j’aimerai bien sortir du système centralisé de twitter ». Ça a été repris comme une analyse critique en règle, ce que ce n’était pas du tout.

      J’en ai parlé sur ton billet parce que c’est ce que je pensais initialement y trouver, mais c’est une remarque générale : ces questions ne sont jamais posées.

      L’exemple que j’ai en tête c’est vraiment celui d’Identi.ca, où il y a eu une vraie promotion et une part significative de (mon réseau) twitter qui était partant. Ça n’a pas suffit et il y avait pourtant de très bons arguments pour que ça fonctionne.

      L’exemple est d’autant mieux choisi que c’est le même protocole qu’Identi.ca

      L’exemple que j’ai en tête c’est vraiment celui d’Identi.ca, où il y a eu une vraie promotion et une part significative de (mon réseau) twitter qui était partant. Ça n’a pas suffit et il y avait pourtant de très bons arguments pour que ça fonctionne.

      Le contrôle sur le code a beaucoup plus d’influence qu’on peut l’imaginer. Aujourd’hui c’est facile de changer parce que c’est une (probablement, je n’ai pas vérifié) petite base de code, qu’il y a relativement peu d’utilisateur etc. Mais si demain il y a une instance majeure avec disons 50% de la population du réseau (un Gmail en gros) et qu’elle fait des choix techniques, le reste du réseau sera obligé de suivre s’il ne veut pas perdre ses contacts. Sans même parler d’instance, si Mastodon a des logiciels compatibles (ce qui est déjà le cas avec GNU Social), mais que 90% du monde utilise Mastodon, c’est lui qui va diriger les choix techniques et le reste sera obligé de suivre (ce qu’il se passe actuellement avec Chrome pour les navigateurs). Du coup c’est une question essentielle.

    • Je suis peut-être naif mais je me dis que justement, parce que c’est décentralisé, si les choix pris ne vont pas aux utilisateurs, ces derniers pourront faire diverger leurs instances, ou ne pas mettre à jour le logiciel avec la version de l’auteur initial. C’est justement ce qu’on n’est pas capable de faire avec Twitter.

      Bon, pour ça il faut qu’on ait une portabilité des identifiants :-) ça parait technique mais c’est bien en enjeu de contrôle des utilisateurs, pas juste de code.

    • Je suis peut-être naif mais je me dis que justement, parce que c’est décentralisé, si les choix pris ne vont pas aux utilisateurs, ces derniers pourront faire diverger leurs instances, ou ne pas mettre à jour le logiciel avec la version de l’auteur initial. C’est justement ce qu’on n’est pas capable de faire avec Twitter.

      Oui c’est possible, tant qu’il n’y a pas de déséquilibre dans le réseau avec une très grosse instance.

      Bon, pour ça il faut qu’on ait une portabilité des identifiants :-) ça parait technique mais c’est bien en enjeu de contrôle des utilisateurs, pas juste de code.

      Oui je suis tout à fait d’accord que ça n’est pas qu’un enjeu de code. Ceci dit, le code a une forte influence sur l’utilisation et la direction que peu prendre un outil.

    • Ce qui est intéressant, c’est l’enthousiasme et les idées que ça génère : les gens ont entre les mains un prototype de rézosocio décentralisé plutôt accessible, qui marche pas trop mal

      Les développeurs ont un support de discussion et ont un terrain de jeu grandeur nature
      Ça vulgarise également le concept (instances) auprès d’un public un peu plus large.
      Enfin, ça remet un coup de projecteur sur les protocoles utilisés.

      Lire :
      https://hackernoon.com/mastodon-is-dead-in-the-water-888c10e8abb1
      https://mastodon.social/@clochix
      https://mastodon.social/@dav

    • Comment ils font pour avoir 50000 adhérents en 6 mois ? Ils connaissent le dalai-lama ou ils sont dans la silicon valley ?
      Un article dans le Figaro… moi, ça active mes alertes.
      http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/04/05/32001-20170405ARTFIG00238-decu-par-twitter-et-facebook-mastodon-vous-tend-l
      https://twitter.com/mpmassiani/status/849649927282208768

      Je suis peut être juste mauvaise langue.
      Mais une fois j’avais lu un article (du point ou d’un truc identique) où la journaliste s’émerveillait d’avoir dénombré tant de réseaux sociaux français alternatifs. Mais avait oublié Seenthis.net … sur cette erreur, j’ai immédiatement pensé à la notoriété inexistante de Seenthis, et au travail bâclé de cette professionnelle de l’information qui n’était pas sans me rappeler les approximations d’une majorité de ses collègues à longueur de temps.
      Notre prochain atelier, à Lille sera sur le thème des réseaux sociaux
      https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:18

      Redit de ma grogne ici : https://seenthis.net/messages/586161#message586923

  • Si vous estimez que vôtre organisation a besoin d’être « présente » sur Facebook par Richard Stallman (le co-fondateur des licences libres)
    Français : https://nantes.indymedia.org/articles/37002

    Selectionnez ce que vous mettez sur Facebook pour que le site Web soit clairement la meilleure source d’information sur l’organisation.
    Ne mettez pas de photos montrant des personnes.

    On peut lire cet article en français dans le 30e Virus Info (revue très sexiste voire plus au passage).

    English : https://stallman.org/facebook-presence.html

    • C’est exactement ce que je dis à toutes les assocs, et je crois qu’on en a déjà discuté par ici. Facebook ou autre, on peut sûrement utiliser certains réseaux comme canal de diffusion de contenus hébergés ailleurs. C’est-à-dire que ces réseaux doivent juste servir de relais, pas de réelle publication à l’intérieur. D’où l’importance d’avoir des plugins facilitant (voire automatisant) le relais des articles, événements (ou seulement certains) dans X réseaux (twitter, facebook, autres), au lieu d’aller dans ces réseaux et y publier des choses. Le site internet de l’organisation doit rester la source de tous les contenus.

    • Si vous estimez que votre organisation a besoin d’être « présente » sur Facebook
      Facebook est un moteur de surveillance, accumulant beaucoup de données personnelles disponibles aussi pour I’Etat [il s’agit donc de flicage). Par égard pour votre vie privée et votre liberté. il est important de ne pas posséder de compte Facebook actif ; en refusant, vous bloquez le principal canal par lequel Facebook recueille des informations sur vous, et, à travers vous sur vos parents et amis (il est également important d’éviter Whatsapp et lnstagram, des filiales de Facebook). Si vous leur expliquez pourquoi vous insistez fermement pour communiquer avec eux par un autre système, vous renforcerez votre volonté de résister aux systèmes qui se servent de vous pour vous nuire et nuire aux autres.

      Facebook a acquis un tel pouvoir de nos jours que cela met en danger la Liberté et la démocratie. Ses règles concernant ce qui peut être publié reviennent à une censure de la société dans son ensemble et conduisent à des différents politiques. Mais ces différents détournent notre attention de l’essentiel, qui est qu’aucune entreprise ne doit posséder un tel pouvoir.
      Les expériences de facebook ont montré que cette société a le pouvoir de manipuler les élections au moyen de changements subtiles dans ses règles. Qu’elle l’ait déjà fait ou non, il n’en reste pas moins que cet état des choses est dangereux.
      De nombreuses organisations entretiennent une page facebook pour chercher du soutien. L’existence de cette page ne nuit pas directement à l’organisation mais sans un minimum de précautions, elle augmentera le pouvoir de facebook.
      En général les organisations ont une page Facebook pour essayer d’obtenir le maximum de visibilité. Or les ingénieurs de facebook ont conçu un système sournois dans lequel, pour obtenir une visibilité maximale, on doit renforcer le plus possible le pouvoir de cette société. Le moyen le plus radical pour éviter cela, c’est de refuser d’avoir une page facebook. Cependant il y a peut-être un moyen de trouver un compromis dans lequel on attire le soutien du public sans trop augmenter le pouvoir de Facebook. Dans cet article nous proposons un compromis de ce type.

      Principes généraux

      Faites de votre site web l’endroit où il faut aller pour avoir tous les renseignements sur votre organisation. Quoi qu’on veuille savoir, c’est sur le site web qu’on doit le trouver.
      Dites sur la page Facebook que le site web de l’organisation est la meilleure source d’information. Demandez explicitement aux gens de toujours mettre en lien le site web, jamais la page facebook.
      Adoptez cette devise : "Facebook est mauvais pour les gens. Quand ils nous trouvent sur Facebook, nous leur montrons le chemin de la sortie et c’est ailleurs que nous leur parlons."

      Ce qu’il faut mettre sur Facebook ; ce qu’il ne faut pas mettre

      Sélectionnez ce que vous mettez sur Facebook pour que le site Web soit clairement la meilleure source d’information sur l’organisation.
      Mettez sur Facebook de nouveaux articles ou annonces importantes de l’organisation, mais seulement la moitié, à peu près. Puis dites sur la page Facebook : "Consultez notre site web, il y a beaucoup plus d’infos là-bas !"
      Mettez des fichiers GIF animés présentant le point de vue et les idées de votre organisation - mais moitié moins que sur votre site Web.
      Quand vous annoncez un événement sur Facebook, ne dites pas tout. Donnez le lieu, la date, l’heure et une brève description, assez pour que les gens viennent s’ils le souhaitent - mais donnez un lien vers la page de votre site qui décrit cette réunion et réservez pour cette page une partie des informations intéressantes sur l’événement.
      Mettez la même liste de résumés d’événements sur le site Web, pour que les gens en quête d’un résumé n’aient pas l’impression qu’ils trouveront mieux sur Facebook.
      Sur la page Facebook de l’organisation, n’actualisez pas tous les champs d’information temporaire. Lorsque le site Web change de manière significative, indiquez-le seulement par quelques mots dans le champ Statut.
      Sur le site Web de l’organisation, donnez aux visiteurs qui le souhaitent un moyen d’être avisés des changements et de recevoir les nouvelles annonces, pour qu’ils n’aient pas besoin de recourir à Facebook pour cela.
      Ne donnez sur Facebook aucun renseignement sur les personnes qui participent à vos événements — surtout pas leur nom. Respectez leur vie privée ! Ne faites d’exception que pour les noms des conférenciers ou professeurs, dans le cadre de la description préliminaire des activités.
      En particulier. ne mettez pas de photo montrant des personnes. Souvenez-vous que Facebook les identilie sur la photo d’après leur visage ou même d’après l’arrière de leur tête. Ne montrez aucune tête sur Facebook, quel que soit l’angle de prise de vue.

      Évitez la messagerie Facebook !

      Indiquez sur la page Facebook que les personnes souhaitant s’adresser à l’organisation doivent le faire par d’autres systèmes et NON par la messagerie Facebook. Dites quels systèmes vous préférez et donnez les noms ou les identifiants des comptes à utiliser.
      Les autres systèmes de communication peuvent avoir d’autres faiIIes. A Ia Free Software Foundation (FSF), nous nous servons surtout du courriel et du téléphone ; nous utilisons SIP pour la communication audio ou vidéo sur Internet, mais jamais Skype parce que Skype nécessite un logiciel client "privateur". Ce qui est essentiel ici, c’est que TOUTE méthode de communication autre que Facebook et WhatsApp (propriété de Facebook) éloignera les gens de Facebook.
      Si quelqu‘un vous envoie un message Facebook en dépit de votre demande, répondez en disant : "Continuons cette conversation par le système X. Y ou Z. Nous ne voulons pas donner d’information supplémentaire à Facebook sur notre organisation ou ses contacts, y compris sur vous."

      Évitez d’aider ou de promouvoir Facebook !

      No mentionnez pas la page Facebook sur votre site Web ou autre document en ligne. La page Facebook est pour ceux qui Ia cherchent sur Facebook.
      N’affichez pas de bouton Like sur vos pages Web. Facebook utilise les boutons Like présents sur les sites tiers pour suivre tous leurs visiteurs à la trace. Le bouton traque même les visiteurs qui n’ont pas de compte Facebook.
      Une autre raison de ne pas avoir de bouton Like est que ce bouton incite les gens a s’impliquer davantage dans Facebook.

      Comment communiquer avec Facebook de manière sûre

      Facebook utilise de nombreuses méthodes pour se procurer des données personnelles. Certaines sont assez sournoises. Voici quelques suggestions pour vous protéger du pistage lorsque vous travaillez sur la page de l’organisation. Elles ne fonctionneront peut-être pas complètement si vous avez vous-même un compte Facebook, mais c’est votre responsabilité.

      Pour assurer la maintenance de la page de l’organisation, créez un compte sous un alias. Donnez de faux renseignements plausibles, sans connotation humoristique et sans rapport avec vous. Ensuite. n’utilisez JAMAIS ce compte pour quoi que ce soit, saut pour vous occuper de la page de l’organisation. Facebook n’aura jamais aucune raison de mettre en doute les données de votre compte.
      Si plusieurs personnes gèrent la page de l’organisation, donnez à chacune un compte séparé sous un alias. Ne mettez pas un même renseignement dans deux comptes.
      Créez deux comptes de secours sur le même modèle.
      La seule manière plus ou moins sûre de se connecter sur Facebook est d’utiliser un navigateur. Ne vous connectez JAMAIS avec l’application mobile de Facebook, car cela nécessite de lui donner accès a d’autres informations présentes sur votre appareil mobile, comme votre carnet d’adresses personnel, vos SMS, votre agenda et autres données confidentielles. Cela peut révéler vos données personnelles et celles d‘autres personnes. Cela peut même révéler des informations sensibles et vous causer du tort, à vous ou à des gens que vous connaissez. Ne soyez pas surpris : l’application est constituée de logiciel "privateur" (ce qui est en soi une injustice ; voir https://fsf.org/tedx) et il est courant que le logiciel "privateur" espionne ses utilisateurs (voir https://gnu.org/proprietar/proprietary-surveiIIance.html).
      Le plus sûr est de ne se connecter sur Facebook qu’à partir du bureau de l’organisation, avec un ordinateur appartenant à l’organisation.
      S’il vous arrive de vous connecter à Facebook avec votre ordinateur personnel (plutôt que celui du bureau de l’organisation), faites-le de la façon suivante : installez Tor Browser Bundle (navigateur destiné au réseau de Tor, disponible pour Windows et Mac OS aussi bien que pour GNUI Linux) et utiIisez-Ie pour vous rendre sur https://facebookcorewwwi.onion au lieu d’aller sur Facebook directement. Cela empêchera Facebook de vous géolocaliser ou de déterminer votre adresse IP.
      Remarque : le site facebookcorewwwi.onion.to est "bidon". Ne vous faites pas avoir !
      N’indiquez jamais votre présence a proximité d’un lieu, quelle que soit l’insistance de Facebook.
      Sur l’ordinateur, créez un compte local séparé pour chaque compte Facebook. Connectez-vous a partir de ce compte local et ne l’utilisez jamais pour autre chose.
      Si vous ne créez pas de compte utilisateur local particulier pour communiquer sur Facebook, supprimez les cookies IMMEDlATEMENT après chaque connexion a Facebook : pas seulement une fois par jour ! Facebook s’en sert en effet pour surveiller le reste de la navigation Web provenant du même compte. Beaucoup de navigateurs vous permettent de définir une configuration qui traite tous les cookies comme des cookies de session. Leur suppression sera automatique à condition de quitter le navigateur après chaque utilisation de Facebook, ce qui est conseillé.
      Par principe, il est recommandé d’utiliser un navigateur comme IceCat qui bloque les systèmes de pistage présents dans les pages Web, en particulier les boutons Like et la plupart des publicités.
      Ne permettez pas à Facebook d’accéder au moindre compte réel sur d’autres sites. Si Facebook exige des informations sur vos autres comptes, indiquez-lui des comptes-bidons créés pour cet usage et que vous n’utilisez pas vraiment. Il est acceptable de donner à Facebook les adresses de courriel publiées par l’organisation pour le contact avec le public, mais pas les mots de passe de ces comptes.

      Facebook nuit aux gens de multiples manières (voir https://stallman.org/facebook.html) et il n’y a pas moyen de les éviter complètement. Nous espérons que cette approche de compromis bénéficiera à votre organisation tout en lui évitant de se faire instrumentaliser par Facebook. Il existe par ailleurs d’autres réseaux sociaux pouvant répondre à vos besoins. Beaucoup de réseaux sociaux centralisés bien connus sont moins intrusifs que Facebook, mais il y a encore mieux : GNU Social et Diaspora respectent les droits de leurs utilisateurs grâce a une architecture décentralisée basée sur des logiciels libres. Pourquoi ne pas les essayer ?

    • @val_k Ok, parfait, j’étais en train de la demander à Richard Stallman, il m’a dit avoir écrit la version française avant la version anglaise (qui est augmentée de certaines corrections).
      Mais il ne m’a pas envoyé le texte pour autant. J’aurais demandé à la revue. Bravo pour la trouvaille.

    • @sandburg ... bah... c’est pas une trouvaille, c’est un scan OCR de la page trouvé sur google books et retouché par mes petits doigts... le joie des CC maintenus en prisons et qu’il faut libérer ! Mais franchement, je crois que c’est super mal traduit, sauf que j’en avais besoin pour l’imprimer d’urgence pour la semaine des resistances à nantes ;) après s’il existe un autre texte moins.. complexe et surtout plus adapté localement (parce que là certains points ne concernent que les states) je suis preneuse !

    • @val_k
      À #Lille, avec un collectif qui s’appelle #atelili, on va produire une version orale destinée aux associations et aux collectifs qui communiquent via Facebook. Dans dans les 4 mois, il y aura une version « raccourcie » sur le site Internet : https://atelili.tuxfamily.org/wiki

      Stallman a mis en ligne la version FR, surement après ma demande.
      https://stallman.org/facebook-presence.fr.html
      Merci de l’avoir mise sur @indymedianantes