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  • « La révolution de la 5G nous réserve une hyperconsommation numérique énergivore »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/19/la-revolution-de-la-5g-nous-reserve-une-hyperconsommation-numerique-energivo

    Joachim Renaudin, expert du numérique, met en garde dans une tribune au « Monde » sur l’effet de l’explosion des usages numériques permis par la 5G sur la consommation énergétique des réseaux et des serveurs. Le numérique fait plus que jamais partie de nos vies. Regarder un film sur Netflix, jouer à un jeu vidéo sur mobile, travailler en visioconférence… Ces actions du quotidien peuvent paraître anodines, mais leur impact pour la planète est immense. En 2018, le numérique représentait 4 % des émissions (...)

    #5G #écologie #technologisme

  • Un couple de « gilets jaunes » jugé pour un vol de fourchettes au Fouquet’s
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/16/un-couple-de-gilets-jaunes-en-proces-pour-un-vol-de-fourchettes-au-fouquet-s


    Géolocalisation « pour trois fourchettes »

    « On la repère, on la voit faire ses courses au marché, acheter ses poireaux, on la suit un peu partout en temps réel, raille Me Alimi. Ces dispositifs sont habituellement utilisés en matière de crime organisé. Là, on l’a utilisé pour trois fourchettes, et sans autorisations expresse du procureur de la République. »

    #gilets_jaunes #justice_de_classe

  • Julie Hainaut, harcelée sur Internet par des néonazis, attend toujours justice
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/19/cyberharcelement-victime-de-neonazis-il-y-a-deux-ans-julie-hainaut-attend-to

    Cette journaliste a été visée par un article très violent du site Démocratie participative. Un homme, accusé de l’avoir partagé sur Facebook, comparaît mardi à Lyon. Le responsable du site, lui, court toujours. Ce devait être un article comme tant d’autres. A la rentrée 2017, la journaliste lyonnaise Julie Hainaut pousse la porte d’un bar à cocktails du 6e arrondissement de Lyon. Une fois à l’intérieur, les gérants du bar lui vantent « l’esprit colonial, un esprit à la cool, où on savait recevoir » et la (...)

    #Facebook #procès #harcèlement #viol

  • Attaque informatique au CHU de Rouen : une enquête ouverte
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/18/attaque-informatique-au-chu-de-rouen-une-enquete-ouverte_6019592_4408996.htm

    Le parquet de Paris, compétent en matière de cybercriminalité, a ouvert samedi une enquête pour piratage en bande organisée et tentative d’extorsion. Les services de l’Etat se mobilisent au chevet du centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen. L’établissement a été frappé, vendredi, par une cyberattaque qui a fortement perturbé son fonctionnement tout au long du week-end. Signe de la gravité de la situation, le parquet de Paris, compétent au niveau national pour la lutte contre la (...)

    #ANSSI #ransomware #hacking #santé

    ##santé

  • Comment Wikipédia s’organise pour combler ses manques
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/17/comment-wikipedia-s-organise-pour-combler-ses-manques_6019460_4408996.html

    Pas assez de contenus sur les femmes, sur l’Asie, ou sur certains lieux… Pour rendre l’encyclopédie plus représentative, les wikipédiens lancent diverses initiatives. « Ce mois de novembre est le mois asiatique de Wikipédia. Participez au concours et gagnez une carte postale venant de l’Asie. » Tel est le message qu’ont pu découvrir les internautes qui, en ce mois de novembre, ont consulté une page de l’encyclopédie liée à l’Asie. Le concours : écrire quatre articles en lien avec le continent asiatique. (...)

    #Wikipedia #discrimination

  • #Iles_Eparses : « La France ne respecte ni la géographie, ni l’histoire, ni le droit international »

    Pour l’avocat Philippe Disaine Rakotondramboahova, #Madagascar est parfaitement légitime à « exiger de pouvoir exercer sa #souveraineté » sur l’archipel, dont il réclame la restitution depuis plus de quarante-cinq ans.

    Après des décennies de domination française, Madagascar a accédé à l’indépendance le 26 juin 1960 : on fêtera bientôt ses 60 ans. Pourtant, mercredi 23 octobre, le président Emmanuel #Macron a fait escale sur l’île de Grande Glorieuse, au large de Madagascar, et a cru bon de rappeler : « Ici, c’est la #France, c’est notre fierté, notre richesse », ajoutant ces mots sibyllins : « Ce n’est pas une idée creuse. » Pourtant, si dire « ceci est à moi », en dépit de la géographie, de l’histoire et du droit international est bel et bien une « #idée_creuse », voire une #provocation, comme cela est perçu par les Malgaches.

    En effet, lors de sa première visite d’Etat en France, du 28 mai au 3 juin, le président, Andry Rajoelina, avait solennellement demandé à son homologue français de mettre en place une commission mixte afin de trouver une solution pour la #restitution des îles Eparses [revendiquée par Antananarivo depuis 1973], dont #Grande_Glorieuse fait partie, à Madagascar. Emmanuel Macron avait répondu positivement à cette demande et avait semblé ouvert à une restitution ou à une #cogestion en bonne et due forme, car, comme il l’avait lui-même souligné, cette question « mérite mieux que les cours de justice internationale ».

    Les îles Eparses constituent un #archipel, qui entoure la grande île de Madagascar. Si la France continue de déclarer qu’elles lui appartiennent, c’est parce qu’elle a pris soin, trois mois avant la déclaration d’indépendance de Madagascar, de préserver ses intérêts par un décret opportun plaçant ces îles sous l’autorité du ministre chargé des départements et territoires d’outre-mer. A l’époque, le général #de_Gaulle avait voulu conserver une #zone_économique_exclusive de 640 000 km2 riche en #pétrole, en #gaz et en richesses halieutiques.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/15/iles-eparses-la-france-ne-respecte-ni-la-geographie-ni-l-histoire-ni-le-droi
    #colonialisme #ressources_naturelles

  • « #Habiter le monde, c’est être libre de se déplacer »

    Exister, c’est « sortir de soi et de chez soi ». Pourtant, les hommes sont-ils égaux quand il s’agit de vivre chez l’autre ?, interroge la philosophe ivoirienne #Tanella_Boni dans un récit très personnel.

    Invitée à s’interroger sur le verbe « habiter » pour la collection « Paradisier » des éditions Museo, la philosophe ivoirienne Tanella Boni ne livre pas un essai aride sur ce qu’habiter le monde peut vouloir signifier. Au contraire, elle a opté pour un récit personnel et intime. C’est qu’en plus d’être professeure de philosophie à l’Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, l’actuelle membre du comité d’organisation de la Fédération internationale des sociétés de philosophie est aussi une romancière (prix Ahmadou-Kourouma 2005 pour Matins couvre-feu) et une poétesse reconnue.

    A partir de son expérience de vie entre Abidjan et Toulouse et de ses souvenirs d’enfance, elle questionne cette « spécificité humaine » qu’est l’habiter, qui s’exprime de diverses manières à travers les âges et les cultures. « En Afrique, explique-t-elle au Monde, on oublie peu à peu comment vivre avec l’ensemble du vivant. Il ne s’agit certes pas de revivre comme avant, mais on peut néanmoins s’interroger sur l’érosion de ce lien avec le vivant qui nous amène à construire des villes sans espaces verts, par exemple, ou à utiliser des matériaux modernes introduits par le colonisateur et qui nous oblige à utiliser la climatisation, alors que l’on n’en avait pas besoin avant. Il est important de revaloriser les savoir-faire locaux pour contrer cette obsession moderniste. »
    Lire aussi La Colonie, quartier général de l’intelligentsia « décoloniale »

    Dans Habiter selon Tanella Boni, elle montre comment en Côte d’Ivoire, dans des temps pas si anciens, « l’eau, la terre, le feu, le vent, l’arbre et l’animal étaient parties prenantes de la société des humains qui vivaient en symbiose avec la nature. Des valeurs fondamentales – comme la solidarité – trouvaient leur ancrage dans cette société hiérarchisée où les inégalités avaient toute leur place. On était solidaire parce qu’il y avait des puissants et des faibles, des hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées. » Il importe aujourd’hui, affirme-t-elle, de revaloriser ces savoir-faire traditionnels qui « ont fait leurs preuves » et permettent d’habiter durablement le monde, de manière écologique, et de renoncer à la standardisation de la mondialisation qui a abouti à l’effacement des mondes locaux.
    « Profondes empreintes »

    Tanella Boni rappelle qu’habiter le monde ne se dit pas uniquement dans des structures matérielles, mais s’exprime également dans les imaginaires et les langues que l’on vit. Or le « grand chambardement » qu’a été la colonisation a profondément bouleversé les manières africaines d’être au monde et frappé les esprits et les psychés. En imposant, par exemple, un droit colonial sur des lois coutumières, la France a introduit de la dissonance dont l’écho retentit encore aujourd’hui contribuant aux délétères – et parfois meurtriers – conflits fonciers. « Le pays dominant laisse toujours de profondes empreintes sur nos manières de penser et d’agir », écrit-elle. La question qui se pose alors est de savoir comment ne pas être habité par l’ancien colon.

    En pillant et en détruisant les œuvres d’art, dont il est question aujourd’hui de les restituer aux Etats africains demandeurs, c’est tout une manière d’habiter les mondes que la colonisation a sapée. Les statuettes que les Baoulé, Wan, Gouro, Mona désignent par ce que l’on pourrait traduire par « humains de bois », analyse Tanella Boni, ne sont jamais des objets mais « l’esprit d’un humain qu’un sculpteur qui a appris les règles de son art “rencontre”. Il sculpte ou incruste cet esprit dans le bois » et ensuite les « humains de bois » « jouent leur propre rôle, de protection des vivants ».

    En procédant de la sorte, la France coloniale a affirmé haut et fort aux colonisés que le monde qu’ils habitaient n’étaient pas le leur, comme l’Europe ou les Etats-Unis peuvent le proclamer aujourd’hui à la face de ceux que l’on qualifie désormais de « migrants ». Or, explique Tanella Boni, « se déplacer dans une autre région de son pays fait partie de l’habiter. Migrer dans un autre pays, c’est aussi habiter. (…) Habiter, ce n’est pas être figé en un lieu », c’est se mouvoir, « être libre de se déplacer », et évoluer, ne pas être fermé sur soi.

    Habiter, c’est se sentir chez soi. Mais il arrive que l’on puisse être étranger chez soi, lorsque l’on est mis au ban de la société, à l’image des enfants microbes, ces enfants des rues d’Abidjan qui volent, agressent et parfois tuent. L’on peut également être étranger chez soi lorsqu’il s’agit d’« habiter un monde hétéronormé et patriarcal dans un corps de femme », explique encore Tanella Boni, qui a été pendant deux décennies la seule femme à enseigner au département de philosophie de l’université Félix Houphouët-Boigny.
    « Strates d’habitation »

    Les appartenances sont mouvantes et relèvent aussi d’un choix. En cela, migrer n’est pas une sinécure. C’est une épreuve existentielle qui renvoie « à une manière d’exister, d’être et de connaître ». Epreuve, car il n’est pas toujours aisé d’endosser différentes « strates d’habitation », de composer sa manière de vivre et d’être au monde à partir des différents legs qui sont les nôtres, qu’il s’agisse d’éléments culturels ou de langues. Comment alors se dire soi dans la langue de l’autre ? En l’apprivoisant et en la faisant sienne sans pour autant oublier sa propre langue, suggère l’écrivaine, qui confie se situer « à la croisée des langues », c’est-à-dire écrire en français « en présence d’autres langues qui [l]’habitent ».

    La migration est épreuve également parce qu’elle « n’en finit pas de durer, puisqu’elle apparaît comme un passage éprouvant pour le corps, la mémoire, l’imagination, et toutes nos facultés ». La schizophrénie guette lorsque l’on éprouve une double absence, celle du pays de départ et celle du pays d’arrivée qui refuse de vous accueillir pleinement. « Vivre entre ici et là-bas, ne pas savoir où l’on habite est une histoire de folie qui peut durer toute une vie. » Et de rappeler qu’exister, c’est littéralement « sortir de soi et de chez soi ». Dès lors, refuser aux migrants le droit de vivre hors de chez eux n’est rien d’autre que nier leur humaine condition. Et rejouer la partition coloniale qui distinguait en l’Occident une zone de l’être et dans les pays colonisés, une zone du non-être.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/10/habiter-le-monde-c-est-etre-libre-de-se-deplacer_6018695_3212.html#xtor=AL-3
    #mobilité #liberté #liberté_de_circulation #être_au_monde #colonisation #Afrique #solidarité #droit_colonial #lois_coutumières #foncier #conflits_fonciers #chez_soi #langue #langues #corps #mémoire #double_absence
    #faire_monde
    ping @karine4 @cede

  • « Revenez demain » : le parcours sans issue des demandeurs d’asile en #Afrique_du_Sud

    Les dossiers de première demande d’asile sont rejetés à 99 %. S’ensuit une interminable errance administrative pour les Africains venus trouver refuge dans la première économie du continent.

    Les yeux embués, Thérèse Walu se rappelle de son dernier dîner en famille, il y a dix-neuf ans, avant l’attaque de son village en République démocratique du Congo (RDC). Après un très long périple de 3 000 km et de plusieurs années, elle est arrivée en Afrique du Sud, où elle attend toujours d’être régularisée.

    « La seule chose que les autorités sud-africaines m’ont donnée est un papier temporaire d’asile », explique Thérèse qui se bat, depuis dix ans, pour obtenir le statut de réfugiée pour elle et ses deux filles. Epuisée par la lenteur de l’administration, la coiffeuse de 41 ans n’a qu’une seule idée en tête : quitter le pays qu’elle a pourtant mis si longtemps à rejoindre.

    « Nous sommes fatiguées. Nous n’aimons plus l’Afrique du Sud, lâche la mère de famille. Ici il n’y a pas d’avenir. » D’autant qu’elle ne se sent plus en sécurité après la dernière vague de violences xénophobes qui a fait au moins 12 morts en septembre.

    Comme elle, des centaines de demandeurs d’asile, dans l’attente de régularisation depuis des années, crient leur colère : depuis octobre, ils campent devant les bureaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans la capitale sud-africaine, Pretoria. Au Cap (sud-ouest), ils ont organisé la même opération, mais ont été expulsés manu militari fin octobre. A Pretoria, la justice leur a ordonné, mercredi 13 novembre, d’évacuer les lieux sous soixante-douze heures. « Plus d’Afrique du Sud ! On demande nos droits. Afrique du Sud xénophobe ! », dénoncent des manifestants, implorant le HCR de les transférer dans d’autres pays.
    « Pas sincère »

    Retour en 2000. Les soldats congolais attaquent le village de Thérèse, près de Beni, dans l’est de la RDC, que l’armée soupçonnait de soutenir des rebelles. La mère a juste le temps de prendre ses deux plus jeunes filles et de s’enfuir. Aujourd’hui, elle est toujours sans nouvelles de son mari et de ses trois autres enfants.

    Comme des millions d’Africains, Thérèse a choisi de s’établir en Afrique du Sud, la première puissance industrielle du continent qui dispose d’une des législations « les plus progressistes » en matière de réfugiés, selon le HCR.

    Entre 2007 et 2015, plus d’un million de demandeurs d’asile sont officiellement arrivés en Afrique du Sud, l’un des rares pays au monde qui les autorise, théoriquement, à travailler, à accéder à des soins gratuits et à étudier pendant que leur dossier est instruit. « En arrivant ici, j’ai pensé : “Enfin” », se rappelle Esther Kabinga, une Congolaise de 46 ans qui a été violée par des soldats dans son pays. Elle a vite déchanté.

    Pour obtenir des papiers, « ils te donnent un numéro et tu attends toute la journée. A la fin, ils te disent de revenir le lendemain, puis la semaine d’après », se rappelle-t-elle. Au bout de quelques mois, Esther a finalement obtenu des documents provisoires qu’elle doit faire renouveler tous les trois mois. Et le parcours du combattant continue. Car, comme pour la majorité des premiers dossiers, les demandes d’Esther et de Thérèse ont été rejetées. Sans surprise.

    Le taux de refus de ces dossiers initiaux est de 99 %, explique l’avocate des droits humains Jessica Lawrence. Commence alors le très long processus d’appel. « La qualité du processus de décision est choquante », ajoute une de ses collègues, Sharon Elkambaram. Sur plus de 600 000 dossiers traités au cours de la dernière décennie, moins de 10 % ont finalement obtenu le statut de réfugié, selon les autorités. La majorité n’était « pas sincère », se défend le porte-parole du ministère de l’intérieur, Siya Qoza.
    « J’ai honte pour l’Afrique du Sud »

    En dépit du volume de demandes à traiter, l’Afrique du Sud a récemment réduit la capacité d’accueil des centres chargés de gérer les dossiers. « Pourquoi devrait-on augmenter notre capacité quand, globalement, le monde est stable ? », interroge Siya Qoza.

    Au quotidien, les demandeurs d’asile se disent victimes de discriminations. Thérèse affirme que ses filles ont reçu, en fin de terminale, un diplôme différent de celui des autres élèves, à cause de leur statut de demandeuses d’asile, et se seraient vu refuser l’accès à l’université. « Les établissements ont reçu pour instruction de ne pas enregistrer les enfants d’étrangers ou ceux qui n’ont pas de carte d’identité sud-africaine, assure Sharon Elkambaram. La même chose dans les hôpitaux. »

    En octobre, la justice a donné raison à un hôpital public qui avait décidé de ne pas soigner une demandeuse d’asile éthiopienne : elle avait besoin d’urgence d’une dialyse. La justice a argué que la malade, Alem Ereselo, n’était pas sud-africaine. La jeune femme de 36 ans, qui craint d’être persécutée dans son pays pour des raisons politiques, est arrivée en Afrique du Sud en 2010. Elle a contracté cette année une grave infection rénale. « J’ai honte pour l’Afrique du Sud », lâche-t-elle, peinant à s’exprimer après deux semaines d’interruption de traitement. Après neuf ans passés dans ce pays, « je me rends compte qu’en tant que malades et demandeurs d’asile, on est juste des perdants ».

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/15/revenez-demain-le-parcours-sans-issue-des-demandeurs-d-asile-en-afrique-du-s
    #asile #migrations #réfugiés

  • Amazon conteste l’attribution à Microsoft d’un gros contrat du Pentagone
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/15/amazon-conteste-l-attribution-a-microsoft-d-un-gros-contrat-du-pentagone_601

    Amazon dénonce « une influence politique importante dans ce processus ». Une allusion à l’hostilité publique du président américain envers l’entreprise et son propriétaire, Jeff Bezos, détenteur également du quotidien « Washington Post ». Amazon a contesté jeudi 14 novembre l’attribution par le Pentagone à Microsoft d’un gros contrat de stockage de données en ligne (cloud) de 10 milliards de dollars (9 milliards d’euros), pour lequel le géant du commerce en ligne et leader du marché était considéré comme (...)

    #Google #Microsoft #Amazon #AWS #militarisation #CloudComputing #lutte #JEDI

  • Chili : le Parlement convoque un référendum pour remplacer la Constitution héritée de Pinochet
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/15/chili-le-parlement-convoque-un-referendum-pour-reviser-la-constitution-de-pi

    Le Chili vient de conclure ce vendredi, à l’issue de plusieurs heures de négociation, un accord historique : l’organisation d’un référendum pour remplacer la Constitution héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), toujours en place dans sa majeure partie malgré le retour à la démocratie. L’une des principales revendications du mouvement social qui secoue le Chili depuis la mi-octobre pourrait donc aboutir. « Cet accord constitue un premier pas, mais c’est un premier pas historique et fondamental pour commencer à construire notre nouveau pacte social, dans lequel la citoyenneté va tenir un rôle prépondérant », a déclaré le ministre de l’intérieur, Gonzalo Blumel.

    #chili #constitution #pinochet #démocratie

  • La CNIL plaide pour un « code de la route » de la reconnaissance faciale
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/11/15/la-cnil-plaide-pour-un-code-de-la-route-de-la-reconnaissance-faciale_6019214

    Même si le gendarme français de la vie privée n’exclut aucun usage de cette technologie, y compris les plus intrusifs, il défend, dans une note inédite, une utilisation minimale et très encadrée. Alors que les questions sur la reconnaissance faciale se font plus prégnantes et les velléités gouvernementales en la matière plus précises, le gendarme français de la vie privée cherche à se faire entendre. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) publie, vendredi 15 novembre, un document (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #facial #reconnaissance #©gislation #CNIL #vidéo-surveillance (...)

    ##discrimination

  • Jérôme Sainte-Marie : « Le conflit des “gilets jaunes” a réveillé dans l’opinion un imaginaire de lutte de classes »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/15/jerome-sainte-marie-le-conflit-des-gilets-jaunes-a-reveille-dans-l-opinion-u
    « Gilets jaunes » sur l’A10 à Virsac (Gironde), le 18 novembre 2018. NICOLAS TUCAT / AFP

    Pour le politiste, l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron aurait consacré l’avènement d’un nouveau clivage dans la société française entre un « bloc élitaire » et un « bloc populaire ».

    Politiste, fondateur de la société d’études Polling Vox, Jérôme Sainte-Marie vient de publier Bloc contre bloc, la dynamique du macronisme (éditions du Cerf, 284 pages, 18 euros).

    Vous affirmez dans votre essai que l’effacement du clivage gauche-droite a conduit à l’émergence d’un nouveau clivage entre un « bloc élitaire » et un « bloc populaire ». Qu’entendez-vous par là ?
    L’ancien clivage gauche-droite opposait deux grands « massifs » devenus très composites sociologiquement. Dans chaque camp, il y avait à la fois des éléments populaires, des classes moyennes et des bourgeois, ce qui obligeait à des compromis pour triompher au second tour. Ce système, affaibli par la poussée du vote lepéniste, a fini par apparaître dysfonctionnel, en ce sens qu’il ne permettait pas de donner à l’exécutif une base suffisante pour mener des réformes structurelles. Pour y répondre, Emmanuel Macron a proposé une triple réconciliation : politique, avec le rassemblement de gens de droite et de gauche ; idéologique, avec la fusion du libéralisme économique et culturel ; sociologique, avec la réunification de la bourgeoisie. C’est le socle du « bloc élitaire » qui mêle les 1 % des contribuables les plus fortunés, les cadres supérieurs du privé et du public, et nombre de retraités gageant leur sécurité financière sur l’ordre social.

    La rupture des équilibres politiques anciens aurait donc entraîné de nouvelles fractures sociales ?
    Macron, en se revendiquant du progressisme, que ses conseillers définissent comme la « maximisation des possibles », se situe dans un projet radical : loin d’être un simple catalogue de bons sentiments, ce concept correspond à une projection dans l’avenir débarrassée des limites au développement capitaliste que pouvaient constituer aussi bien la morale traditionnelle, chère à une partie de la droite, que les contraintes issues du mouvement ouvrier, chères à une partie de la gauche.
    Macron a donné une base sociale pertinente à un projet d’adaptation rapide de la France aux règles contemporaines du capitalisme mondialisé. Elle rassemble ceux qui en profitent le plus. Ce faisant, le progressisme macronien cristallise contre lui l’hostilité de toutes les catégories qui ne se reconnaissent pas dans ce projet, et favorise l’émergence d’un « bloc populaire » lui aussi de plus en plus cohérent d’un point de vue sociologique, idéologique et politique.

    Comment définissez-vous ce bloc populaire ?
    Il s’articule autour des actifs du secteur privé en position subalterne, qu’ils soient salariés ou indépendants, ceux qu’on appelle communément les travailleurs pauvres, augmentés d’une partie des classes moyennes modestes. On y retrouve la France populaire qui a voté « non » en 2005 (au projet de Constitution européenne). Ce bloc s’oppose trait pour trait au bloc élitaire, mais en moins abouti.

    Selon vous, l’avènement du « nouveau monde » aurait réveillé un vote de classe. Pourtant, les penseurs du macronisme affirment que jamais le comportement électoral n’a été aussi peu dépendant de la position sociale…
    Cette notion de classes sociales semblait être enfouie sous les décombres du mur de Berlin. Sa résurgence traduit un climat particulier en ce quinquennat. Quant au lien entre le vote et la profession, le statut et le revenu des électeurs, il est avéré et même toujours plus pertinent. Aux européennes, plus grande était la prospérité des électeurs, et plus souvent ils votaient pour la liste La République en marche-MoDem. La même relation, mais en sens inverse, s’observait pour la liste Rassemblement national (RN). L’expression de vote de classes convient. Bien entendu, les tenants du progressisme n’aiment pas trop que l’on rappelle son soubassement sociologique. Ils préfèrent parler de montée de l’individualisme, confondant l’image que les individus se font d’eux-mêmes avec la détermination réelle de leur comportement et de leur vote.

    A vous lire, le mouvement des « gilets jaunes » serait l’expression de cette « lutte des classes »…
    Ce conflit a réveillé dans l’opinion un imaginaire de lutte de classes. Il a dépassé de beaucoup ses revendications initiales. Et constitue une réponse spontanée à l’autonomisation des élites via le macronisme. Le soutien ou le rejet ont été socialement déterminés. La France d’en bas, précarisée, non syndiquée et faiblement intégrée aux institutions politiques, a pris conscience de son nombre et de sa force. Lorsqu’elle a voté en mai aux européennes, ce fut surtout au profit du RN. A l’occasion de cette crise, marquée par une détestation croisée, le bloc élitaire a gagné en cohérence mais il a constaté son isolement.
    Cette polarisation n’est-elle pas réductrice alors que d’autres observateurs, comme le politiste Jérôme Fourquet, décrivent plutôt une société française en pleine « archipélisation » ?
    Comme l’ancien clivage n’a pas entièrement disparu, on peut avoir l’impression d’une complexification du jeu. Il me semble à l’inverse qu’il tend à se simplifier en l’opposition d’un libéralisme multiforme à un souverainisme intégral.

    Ce clivage se traduit-il dans les urnes ?
    Les sondages indiquent que six électeurs sur dix choisiraient aujourd’hui, au premier tour de la présidentielle, soit Macron, soit Le Pen. Cette nouvelle conflictualité sociale permet à celle-ci de se désenclaver. A l’inverse, l’inévitable usure du pouvoir empêche celui qui serait alors le candidat sortant d’espérer retrouver son score de 2017 au second tour. La dynamique de ce quinquennat ouvre des perspectives politiques vertigineuses.

  • Chili : le Parlement convoque un référendum pour réviser la Constitution de Pinochet
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/15/chili-le-parlement-convoque-un-referendum-pour-reviser-la-constitution-de-pi

    Après deux mois de contestation sociale, coalition gouvernementale et partis d’opposition sont parvenus à se mettre d’accord. Le référendum aura lieu en avril 2020.

    C’est l’une des principales revendications du mouvement social qui secoue le Chili depuis la mi-octobre : réviser la Constitution héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). Un référendum va être organisé en avril 2020 en ce sens, a annoncé le président du Sénat, Jaime Quintana, dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 novembre.

    Après plusieurs heures de négociations au Parlement, la coalition gouvernementale et les principaux partis d’opposition ont signé un « accord pour la paix et la nouvelle Constitution » qui prévoit un référendum comportant deux questions : l’une sur la révision ou non de la Constitution et l’autre, le cas échéant, sur la méthode pour la rédiger, a expliqué M. Quintana.

    Cette seconde question devra déterminer quel organe sera en charge de la rédaction du nouveau texte, une « commission mixte constitutionnelle » ou une « convention ou assemblée constituante ». L’élection éventuelle des membres de ces organes de rédaction de la future Constitution se fera en octobre 2020, en même temps que les élections municipales et régionales.

  • Tollé politique après le dérapage du représentant de Macron sur le chantier de Notre-Dame de Paris
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/11/15/tolle-politique-apres-le-derapage-du-representant-de-macron-sur-la-reconstru

    https://www.youtube.com/watch?v=AMWYwE_1Atg

    « Je le lui ai déjà expliqué plusieurs fois et je le lui redirai : qu’il ferme sa gueule et nous avancerons en sagesse pour que nous puissions sereinement faire le meilleur choix pour Notre-Dame, pour Paris et pour le monde. »

    #crétin_abyssal
    #ganache

    • L’Elysée semble pour l’heure vouloir empêcher un nouveau départ de feu qui pourrait s’avérer lourd de conséquences pour les délais de reconstruction de la cathédrale fixés à cinq ans. « Le président de la République ne souhaite pas de polémiques autour d’un enjeu aussi important que le chantier de reconstruction de Notre-Dame, indique l’Elysée, au lendemain de la bévue du général. Il souhaite que chacun retourne au travail dans le calme et le respect de chacun. » Si la création officielle de l’établissement public est prévue début décembre, rien n’est dit, en revanche, sur le traitement qui sera réservé à Jean-Louis Georgelin. Certains affirmant, dans l’entourage présidentiel, que le général aurait été « invité à faire preuve de discernement dans ses interventions publiques et à ne pas s’exprimer pour l’heure dans les médias ».

      La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, « tous groupes politiques confondus », a été beaucoup moins tolérante. Elle a publié, jeudi 14 novembre, un communiqué qui préconise implicitement de démettre le général de toute responsabilité dans ce dossier : « (…) Les conditions ne sont désormais plus réunies pour que le préfigurateur soit en capacité de fédérer autour de ce projet d’une ampleur sans précédent les différents acteurs chargés d’entreprendre, dans les meilleurs délais, la reconstruction de ce joyau de notre patrimoine national et de respecter les compétences dévolues à chacun d’entre eux par la loi. »

      La réaction sénatoriale avait été précédée par celle du ministre de la culture et de la communication. En dépit de l’inimitié notoire entre le représentant spécial du président et Franck Riester, ce dernier a déclaré sur Twitter, sans toutefois appeler explicitement à une sanction, que « les propos du général Georgelin à l’encontre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques chargé de Notre-Dame, ne sont pas acceptables. Le respect est une valeur cardinale de notre société. En tant que responsables publics, nous devons être exemplaires ».