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  • Le collectif Questions de classe(s) attaqué en justice !
    https://www.questionsdeclasses.org/le-collectif-questions-de-classes-attaque-en-justice-2

    Le collectif Questions de classe(s), en la personne de Grégory Chambat directeur de publication du site, a reçu une convocation devant le juge des référés délivrée à l’initiative de René Chiche et de son syndicat, Action & Démocratie CFE-CGC, au sujet de la publication de la cartographie intitulée « L’extrême droite, ses allié·es et l’école » qu’ils estiment diffamatoires.

    [...] Notre camarade Grégory Chambat est donc convoqué au tribunal le 30 mars prochain, à Lyon.

    Cartographie de l’extrême droite et de l’éducation [juin 2024]
    https://www.questionsdeclasses.org/cartographie-de-lextreme-droite-et-de-leducation

    Les syndicats
    Après l’échec des « syndicats FN » lancés par Bruno Megret dans les années 90 (invalidés par la justice pour non-respect de l’indépendance politique), la stratégie de l’extrême droite n’est plus de monter ses propres structures professionnelles mais plutôt d’en infiltrer certaines plus ou moins poreuses à l’idéologie réactionnaire. Elle distribue ainsi les « bons points » aux unes et aux autres, tout en relayant un discours antisyndical. À deux reprises (2014, 2018), lors des élections professionnelles, le Collectif Racine [collectif d’enseignants créé par le Rassemblement Bleu Marine] a appelé à voter pour FO (où sont passé·es plusieurs de ses mili­tant·es), le Snalc ou Action et Démocratie.

    Aujourd’hui, Action et démocratie, dont le vice-président est René Chiche, suspendu de l’Éducation nationale 3 mois pour ses prises de position complotistes et réactionnaires, relaie certaines campagnes, comme celles contre l’enseignement à la vie affective et sexuelle (mail aux boîtes professionnelles septembre 2023) ou contre « une “école inclusive” en roue libre, une multiplication des élèves allophones dans nos classes ». Le syndicat se refuse à exclure ses représentants s’affichant à Reconquête (comme Joost Fernandez).

    Sur l’affaire René Chiche [mai 2023] :

    Pap Ndiaye a notamment lu à haute voix le propos d’un des deux professeurs, comparant les députés ayant voté le passe vaccinal à « ceux qui votèrent le statut des juifs ».

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/05/07/pap-ndiaye-justifie-la-suspension-de-deux-professeurs-de-philosophie-pour-de

    Sur Joost Fernandez [janvier 2025] :

    Et, selon à quel syndicat écrit VISA [Vigilances et initiatives syndicales antifascistes], ils savent « plus ou moins à quelle réponse s’attendre à l’avance ». Les relations sont particulièrement tendues avec FO et la CFE-CGC. Pour la seconde, les crispations ont récemment concerné leur affilié Action et démocratie, un syndicat de l’Éducation nationale. Son secrétaire fédéral, Joost Fernandez, est adhérent Reconquête et même responsable du « pôle école » du parti d’Eric Zemmour. Alerté, VISA a prévenu le mouvement. Dans un mail que StreetPress a pu consulter, le président d’Action et démocratie a répondu que son organisation se revendiquait d’une « neutralité politique ». Et que si les adhérents « ont fort heureusement leur propre sensibilité », la direction « ne veut pas la connaître, car cela n’a aucun intérêt quand ces personnes sont animées par le désir d’aider leur prochain ». Vu le programme du parti zemmouriste, c’est une certaine idée du prochain. La CFE-CGC, à qui une copie de tous les échanges a été adressée, n’a jamais répondu.

    https://www.streetpress.com/sujet/1736868396-exclusions-dialogues-dilemme-syndicats-extreme-droite-RN-com

    Rappelons également que la CFE-CGC, « syndicat des cadres », compte en son sein le syndicat de policiers Alliance.
    #école #syndicat #extrême_droite

  • Condamnée à un an de prison ferme, l’Iranienne Mahdieh Esfandiari a été immédiatement assignée à résidence à Paris
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/26/condamnee-a-un-an-de-prison-ferme-l-iranienne-mahdieh-esfandiari-a-ete-immed

    Indépendance de la « justice » française.

    En condamnant Mahdieh Esfandiari à quatre ans de prison, dont un ferme, assortie d’une interdiction définitive du territoire français (ITF), les juges de la 16e chambre ont suivi les réquisitions du parquet. Mme Esfandiari, 39 ans, a été jugée coupable d’apologie du terrorisme, de provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, d’injure publique en ligne en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion et d’association de malfaiteurs. Elle avait publié en ligne en 2023 et 2024, sur des comptes intitulés Axe de la Résistance – sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube – des textes faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.

    Le tribunal a aussi prononcé l’inscription de Mme Esfandiari sur le fichier des personnes condamnées pour terrorisme. Quatre hommes, dont l’idéologue d’extrême droite antisémite Alain Soral, ont aussi été condamnés dans la même affaire.

    Mahdieh Esfandiari, qui avait déjà effectué huit mois de détention provisoire en 2025 – un fait rarissime pour des publications –, n’est pas retournée en détention à l’issue du délibéré. Il est entendu qu’elle devrait servir de monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, l’avait confirmé fin novembre 2025 sur la chaîne France 24 : « Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays. »

    Manque de confiance

    Seulement, pour qu’il y ait effectivement échange et s’assurer que Mme Esfandiari ne quitte pas la France de son propre chef, Paris doit s’assurer de « garder la main » sur elle jusqu’à son expulsion en échange du retour de Jacques Paris et Cécile Kohler. C’est pour cela que, selon des sources proches du dossier, Mahdieh Esfandiari a fait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas) émise par le ministère de l’intérieur dès sa sortie du tribunal. Cette mesure, qui peut être prise sans aval de la justice, lui interdit de quitter Paris et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où elle réside actuellement, et l’oblige à pointer deux fois par semaine au commissariat de son domicile. Une mesure révélatrice d’un manque de confiance dans la partie adverse.

    Variante de « célafotorusses », « célafotoziraniens »...

  • [unseen] Un an dans un établissement pénitentiaire pour mineurs raconté en images : « Au mitard, tu es là, tu restes là. Faut juste parler au mur, il n’y a que ça à faire »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/22/en-images-un-an-dans-le-huis-clos-d-un-etablissement-penitentiaire-pour-mine

    REPORTAGE PHOTO Le photographe Alexandre Bagdassarian a réalisé un travail journalistique rare dans l’un des six centres de détention pour mineurs en France.
    Ouverts entre 2006 et 2008, les établissements pénitentiaires pour mineurs accueillent des jeunes âgés de 13 à 18 ans. Leur création avait été justifiée à l’époque par la volonté d’investir davantage dans l’éducation et la réinsertion : budget considérable, bâtiments modernes, salles de classe, activités en tous genres. Presque vingt ans plus tard, j’ai voulu comprendre ce que ça signifie d’être un jeune confronté à la prison. Non pas depuis la perspective des textes de loi ou des discours institutionnels, mais en observant les trajectoires, les voix, les corps de celles et ceux qui vivent cette réalité.

    A raison de deux jours par semaine, fixés par la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire, j’ai tenté de créer un espace de co-création avec les jeunes qui habitent ces lieux. Nous évoluons dans la #prison, sur les murs des graffitis réalisés lors d’ateliers, quelques citations d’auteurs et d’autrices bombées au pochoir, des cartes du monde épinglées ici et là. Dans les cellules, la relation et l’atmosphère peuvent changer du tout au tout. Certains écrivent, d’autres dessinent, certains parlent, d’autres sont mutiques. Sur les murs sont écrites leurs histoires, plus ou moins mythifiées, et parfois des phrases simples, qui semblent résumer des années de galère : « A 22 heures, j’ai rendez-vous avec la mort. »

    Titre précédent :
    En images, un an dans le huis clos d’un établissement pénitentiaire pour mineurs : « Je sens que ça me rend bête d’être ici »
    https://archive.ph/YGkgy

    #unseen #photo #jeunes_détenus #détenus #mineurs #justice #archipel_carcéral #EPM #mitard #suicide

  • Le rappeur Naps condamné à sept ans de prison pour viol : il croit qu’« une jeune femme ne peut que consentir à un rapport sexuel avec lui »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/19/le-rappeur-naps-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-viol-il-croit-qu-une-jeun

    Accusé d’avoir pénétré une femme dans son sommeil en 2021, l’auteur de la chanson « La Kiffance » a été jugé coupable par la cour criminelle départementale de Paris et placé sous mandat de dépôt. Le rappeur a annoncé faire appel.

  • A Châteauroux, un homme, retranché dans un immeuble, gravement blessé lors de l’intervention de la police

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/17/a-chateauroux-un-homme-retranche-dans-un-immeuble-le-raid-envoye-sur-place_6

    Un homme de 78 ans, retranché dans un immeuble de Châteauroux depuis mardi 17 février au matin, après qu’il eut échangé des coups de feu avec la police et lancé plusieurs grenades militaires, a été gravement blessé au cours d’une intervention menée par le RAID,

    [...]

    Il n’y a, à ce stade, « aucune connotation politique ou militante » dans les faits, ni de contexte de radicalisation, a souligné le procureur, qui a ouvert une enquête pour tentative d’homicides sur personnes dépositaires de l’autorité publique, confiée à la police judiciaire d’Orléans. L’interpellé est « un militant Rassemblement national très actif et bien connu », avait dit plus tôt le maire de Châteauroux, Gil Avérous, le décrivant comme un « homme calme ».

    [...]

    Dans l’appartement, les policiers ont découvert « un véritable arsenal », composé d’une demi-douzaine d’armes de poing chargées dans divers endroits, d’un fusil à pompe et d’un atelier de fabrication de cartouches. Dans la cave se trouvaient une vingtaine d’armes de poing, toutes chargées, ainsi qu’une mitraillette et plusieurs milliers de munitions.

    Aucune arme n’était déclarée, selon le procureur, qui parle d’un « profil très préoccupant qui pouvait à tout moment passer à l’acte ». Le septuagénaire avait été condamné en 2017 pour des faits de violences et de menaces de morts, mais « rien ne pouvait laisser penser que ce monsieur pouvait agir de la sorte », a relevé M. Marcat.

    Je me permets de préciser qu’ «  Il n’y a, à ce stade, aucune connotation politique ou militante dans les faits, ni de contexte de radicalisation » ni pour la Justice (donc), ni dans le reste de l’article, ni pour les autres médias, ni pour les différents partis politiques, ni pour les députés, ni pour tous ceux qu’on a beaucoup entendu ces derniers jours jusqu’à la nausée.

    • Le résumé hollywoodien de l’intervention.

      https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/diaporama-un-forcene-tire-sur-la-police-dans-le-quartier-beauli

      Et aussi  :

      Très actif au sein du Front national au début des années 90, il enchaîne les candidatures sur la bannière FN : aux cantonales de 1992, aux législatives de 1993 et aux cantonales de 1994. À chaque fois sans succès. Il figure aussi sur la liste d’extrême droite lors des élections régionales de 1992, mais ne parvient pas à intégrer le conseil régional. Cette affiliation politique n’est, en l’état, pas le sujet des investigations, et « aucun élément ne permet de penser qu’il y avait une radicalisation de quoi que ce soit », selon le procureur.

      Par communiqué, Mylène Wunsch, tête de liste à l’élection municipale castelroussine pour le Rassemblement national, a réagi en condamnant « sans réserve toute forme de violence contre les forces de l’ordre et de sécurité ». Elle dénonce « fermement l’amalgame que certains tentent de faire entre l’auteur des faits et moi-même » et appelle à « éviter toute instrumentalisation politique » de ce « fait divers ».

      https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/indre/chateauroux/forcene-a-chateauroux-le-septuagenaire-gravement-blesse-a

      Elle n’a pas à s’inquiéter, sur la quinzaine d’articles que je viens de consulter, si le lien avec le RN est précisé dans certains d’entre eux, il est à chaque fois sous entendu que c’est une malheureuse coïncidence, sans jamais citer une opinion extérieure qui avancerait qu’il existerait peut être le début du commencement d’une relation de cause à effet.

  • Crise du logement : la location frauduleuse en « bail civil » prospère, profitant de la tension du marché
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/08/crise-du-logement-la-location-frauduleuse-en-bail-civil-prospere-profitant-d

    Non autorisé pour louer des résidences principales, ce type de bail n’est pas soumis à l’encadrement des loyers et aux règles de préavis, et ne permet pas de toucher l’APL. Si certains locataires se font berner, d’autres en acceptent les conditions, faute de trouver autre chose.

    L’annonce immobilière mentionnait que le petit deux-pièces d’une trentaine de mètres carrés, situé à Paris, métro Abbesses, au cœur de Montmartre, était à louer comme résidence secondaire. Le jeune couple n’y a pas fait attention. Alors étudiants à Lyon, ils candidatent. « Notre dossier était sans ambiguïté : nous venions faire nos études à Paris, en master, donc habiter cet appartement à l’année. Et notre dossier a été retenu par l’agence », explique Léo, locataire avec sa compagne, Lisa (ils ont tous les deux requis l’anonymat).

    Le bail que l’agence de quartier du réseau L’Adresse leur fait signer, et que Le Monde a consulté, ne stipule pas que le bien a vocation à être une résidence secondaire. Il précise que la location « n’est soumise à aucun régime particulier et ne relève que des dispositions du code civil sur le louage de choses ». Cette mention signifie qu’il s’agit d’un #bail_civil, également appelé « bail code civil » ou « bail de droit commun », utilisé par les bailleurs pour sa grande flexibilité et sa liberté contractuelle. Les #propriétaires y ont recours pour une location de courte durée, un logement de fonction, un parking indépendant ou un entrepôt.

    Une résidence principale doit, en revanche, être louée avec un bail d’habitation, créé par la loi du 6 juillet 1989, qui protège les locataires : il est soumis à l’encadrement des loyers, aux critères de décence du diagnostic de performance énergétique (DPE), aux règles de préavis ; les frais d’agence et le dépôt de garantie sont limités. Aucune de ces garanties ne s’applique au bail civil, qui ne donne pas droit non plus à l’aide personnalisée au logement (APL).

    « Contourner la loi »

    Le couple d’étudiants en a pris conscience lorsque l’agence leur a demandé de payer une taxe d’habitation. « On est tombé des nues, on s’est dit : “Mais qu’est-ce qu’on a signé ?” L’agence ne nous avait rien expliqué », avance Lisa. Leur loyer s’élève actuellement à 1 400 euros par mois, charges comprises. « Si l’encadrement des loyers était respecté, le loyer maximal s’élèverait à 927 euros hors charges, a calculé le juriste Antoine Boussard, fondateur de l’association Brigade associative interlocataires, qui les accompagne dans leur demande de requalification du bail. (...)

    https://archive.ph/K5wBW

    #logement #agences_immobilières #bail_sauvage

  • « Notre système éducatif met de côté les enfants touchés par la grande pauvreté »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/10/notre-systeme-educatif-met-de-cote-les-enfants-touches-par-la-grande-pauvret

    Pendant six ans, l’association ATD Quart Monde, associée à des syndicats, des mouvements pédagogiques et des fédérations de parents d’élèves, a mené avec 12 classes d’écoles primaires une recherche participative baptisée « Cipes » pour « choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation ». L’idée était de croiser les regards de chercheurs, d’enseignants et de militants ayant l’expérience de la grande pauvreté pour étudier l’accumulation des mécanismes d’exclusion scolaire. Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde, en tire des préconisations pour mieux prendre en compte la grande pauvreté à l’école et souhaite diffuser cette recherche dans d’autres établissements, afin de lutter contre l’orientation « ordinaire » dans les filières hors cursus scolaire des enfants issus de familles pauvres.

    Environ 72 % des élèves de section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) et 80 % des élèves en unités locales d’inclusion scolaire (ULIS) sont issus de milieux défavorisés. (...)

    (...) il y a globalement dans le système éducatif une méconnaissance totale de ce qu’est la grande pauvreté, de ces familles qui vivent dans une grande précarité et subissent une forte maltraitance institutionnelle dans tous les pans de leur vie : logement, santé, emploi…

    https://archive.ph/DW9bF

    #école #pauvres #maltraitance_institutionnelle

  • Suicide de #Caroline_Grandjean : l’enquête conclut à une « défaillance institutionnelle » dans la mort de l’#institutrice, cible de propos #lesbophobes
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/06/suicide-de-caroline-grandjean-paccoud-l-enquete-administrative-conclut-a-une

    Le #ministère de l’#éducation rapporte que l’enquête a relevé « des décisions administratives vécues comme des injustices ». L’enseignante, qui a mis fin à ses jours en septembre, était directrice d’une école primaire dans le Cantal.

    • Réaction de « Cas d’école » sur sa page FB :

      Aujourd’hui, beaucoup vont se réjouir de cette nouvelle, voir le verre à moitié plein. Pas moi. Il n’y a rien qui va dans la communication du ministère, comme d’habitude. Regardons ça dans les détails.
      « Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l’enseignante que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents », nous dit le ministère. Un sentiment, vraiment ? Non, nul sentiment ici, mais une réalité, basée sur des faits. La tentative de minimiser la responsabilité de la hiérarchie en insufflant l’idée que le manque de soutien n’était qu’un sentiment pas forcément prouvé est absolument abject.
      Poursuivons. Le rapport pointe « des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s’agissant du refus d’attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité ». Non. Les décisions ne sont pas vécues comme des injustices, elles sont profondément injustes, intrinsèquement, objectivement. Nul besoin de la focale de Caroline pour l’admettre.
      Le ministère explique ensuite que, « bien que cette bonification n’était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d’une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin à ce moment-là ». Pas mathématiquement nécessaire ? Fondé sur une lecture stricte des règlements ? Il s’agit tout simplement là d’un mensonge. Caroline avait des droits et ces droits n’ont pas été respectés. Elle aurait dû obtenir cette bonification de points et elle aurait dû pouvoir quitter son école. Cela a été refusé comme une vengeance à l’encontre de celle qui avait osé parler et qui avait le malheur de souffrir dans sa chair. Elle avait naguère refusé de partir ? Elle allait désormais pourrir dans son école, alors même que sa situation était parfaitement connue de tous.
      Enfin, le ministère prétend qu’il va « renforcer la formation de ses cadres à la gestion des situations de détresse psychologique ». Ah bon ? Mais… ne devait-il pas déjà le faire après l’affaire Jean Willot ? Après Christine Renon ? Pourquoi est-ce que ce dossier n’avance pas ? Pourquoi les mêmes mots après chaque drame ? Tout simplement parce qu’il ne s’agit-là que de beaux discours destinés à calmer la masse, afin d’oublier que les violences sont systémiques dans l’éducation nationale et qu’elles font partie d’une politique de management toxique. Et nul besoin d’être devin pour savoir que rien ne sera fait.
      Mais, ce n’est pas tout. Comme souvent dans les communications du ministère, le plus intéressant réside dans ce qui est volontairement éludé du débat. Ainsi, on peut noter qu’il n’y a :
      – Rien sur les agissements de l’inspectrice ou de la Directrice académique. Rien sur la promotion de la première par la seconde.
      – Rien sur la plainte de l’éducation nationale contre la bande dessinée sur Caroline.
      – Rien sur les vexations constantes, les remarques répétées, les allusions, tout ce qui constitue un harcèlement de l’institution à son encontre, tout ce qui l’a conduite dans le gouffre.
      – Rien sur l’éventualité de réparer la faute commise. Christine n’attend rien de ce côté, bien sûr, car son combat n’est qu’une lutte pour la vérité. Mais, quand il y a faute, il y a réparation. Et la justice devra se pencher là-dessus le moment venu.
      Cette vieille tactique d’admettre à demi-mots une faute pour en faire oublier une dizaine d’autres n’est pas nouvelle. C’est même un sport national que l’institution maîtrise parfaitement. L’abjection cache l’ignominie comme l’arbre cache la forêt.
      J’ai moi-même été interrogé longuement par la commission d’enquête. Les deux inspecteurs étaient sincèrement touchés par l’affaire, mais je les ai malgré tout prévenus que leur travail ne mènerait pas à grand-chose et que l’institution finirait par se défausser. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, dans l’attente du rapport complet et de ce que pourra découvrir la justice.
      L’éducation nationale est comme à son habitude indigne. Mais peu importe, le combat continue et on ne lâchera rien.

  • https://franceuniversites.fr/actualite/france-universites-condamne-avec-la-plus-grande-fermete-les-attaqu

    France Universités condamne avec la plus extrême fermeté les attaques formulées sur CNews contre plusieurs universités, lors de la diffusion du reportage « Universités sous influence », puis dans l’émission « 100 % Politique », le 27 janvier 2026. Les propos tenus, les témoignages anecdotiques et partiaux et les images dérobées, prises sans autorisation, mêlant mensonges, insultes et désinformation grossière à l’encontre de l’Université et de la communauté académique, sont intolérables.

    #esr # universités #cnews # fake_news

    • J’ai ici la réaction de Jean-Michel Blanquer au communiqué de France Universités : « Pfff, c’est exactement ce que diraient des islamo-gauchistes ! ».

      Pour rappel : Polémique après les propos de Jean-Michel Blanquer sur « l’islamo-gauchisme » à l’université [octobre 2020]
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/23/polemique-apres-les-propos-de-jean-michel-blanquer-sur-l-islamo-gauchisme-a-

      Les présidents d’université y ont vu une attaque en règle de la part d’un membre du gouvernement qui, de surcroît, n’est pas leur ministre de tutelle. Ces derniers jours, dans les médias et au Sénat, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a qualifié les universités de lieux où sévirait « l’islamo-gauchisme ».

      « Ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme fait des ravages », a déclaré le ministre sur Europe 1, jeudi 22 octobre. « Il fait des ravages à l’université, il fait des ravages quand l’UNEF [Union nationale des étudiants de France] cède à ce type de chose, il fait des ravages quand dans les rangs de La France insoumise, vous avez des gens qui sont de ce courant-là et s’affichent comme tels. Ces gens-là favorisent une idéologie qui, ensuite, de loin en loin, mène au pire », a-t-il enchaîné.

  • Ce serait une bonne nouvelle si la « justice » française n’était pas aussi indulgente ...
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/02/guerre-a-gaza-deux-mandats-d-amener-emis-par-des-juges-francais-contre-des-m

    Guerre à Gaza : deux mandats d’amener émis par des juges français contre des militantes franco-israéliennes pour complicité de génocide
    Deux Franco-Israéliennes installées dans l’Etat hébreu sont l’objet d’une procédure lancée à la suite de plaintes d’associations pour avoir contribué, par le biais de leurs organisations respectives, à entraver l’acheminement d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

    Par Christophe Ayad
    Publié hier à 10h11, modifié hier à 15h56

    En révélant, le 16 janvier, dans un entretien filmé par The News, un site d’information pro-israélien diffusé sur X, qu’elle faisait l’objet d’un mandat d’amener émis par des juges français, l’avocate franco-israélienne Nili Kupfer-Naouri a confirmé les avancées d’une information judiciaire ouverte au printemps 2025 pour complicité de génocide et incitation au génocide à Gaza. Cette information judiciaire vise des civils ayant bloqué l’acheminement de l’aide humanitaire à destination de l’enclave palestinienne, pendant la guerre menée par Israël à la suite des attaques terroristes du Hamas palestinien, entre 2023 et 2025.

    En effet, selon les informations du Monde confirmées par les parties civiles constituées dans cette procédure et leurs avocats, deux mandats d’amener ont été émis à l’été 2025 visant deux militantes franco-israéliennes : Nili Kupfer-Naouri, fondatrice et présidente de l’association Israel Is Forever, qui se fixe pour objet la « mobilisation des forces sionistes francophones », et Rachel T., porte-parole du collectif Tsav 9. Tsav 9 a bloqué à plusieurs reprises des camions à destination de Gaza en 2024. Israel Is Forever a appelé à rejoindre ces actions et mobilisé des volontaires.

    Contrairement aux mandats d’arrêt, les mandats d’amener n’impliquent pas une détention provisoire automatique et peuvent être émis directement par les juges d’instruction, sans avoir à obtenir l’aval du Parquet national antiterroriste (PNAT), compétent en matière de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides. Ils sont, en théorie, diffusés sur l’ensemble du territoire européen.

    Nili Kupfer-Naouri et Rachel T., nées en France, sont toutes deux installées de longue date en Israël, où elles militent dans la sphère de l’extrême droite nationaliste. Dans l’entretien qu’elle donne à The News, Nili Kupfer-Naouri explique : « Le risque, c’est que je ne pourrai plus mettre les pieds en France parce que je n’ai pas l’intention d’aller dans les geôles françaises, ni en garde à vue ni autrement. » Elle qualifie l’information judiciaire de « délire antisémite » et révèle au passage que trois membres d’Israel Is Forever en France « ont été convoqués » et « ont subi des interrogatoires » par les gendarmes. Le Monde n’a pas réussi à la joindre.
    Concernant Rachel T., contactée par Le Monde, elle déclare : « Je constate que la justice française est plus diligente pour s’occuper d’une plainte déposée par une association radicale propalestinienne que pour celles déposées par Avocats sans frontières et l’OJE [Organisation juive européenne] contre des apologies de terrorisme proférées par des députés “insoumis”. »

    https://justpaste.it/lwq8j

  • Paris 2024 : un montage pour dissimuler du travail illégal et l’emploi de sans-papiers sur un chantier des JO devant la justice
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/02/paris-2024-un-montage-pour-dissimuler-du-travail-illegal-et-l-emploi-de-sans

    Paris 2024 : un montage pour dissimuler du travail illégal et l’emploi de sans-papiers sur un chantier des JO devant la justice
    Un procès doit s’ouvrir lundi à Bobigny, au cours duquel 21 personnes et trois sociétés seront jugées, la plupart pour travail dissimulé et l’emploi d’étrangers sans titre en bande organisée. Des travailleurs maliens avaient dénoncé leurs conditions sur le chantier du village olympique à Saint-Denis.
    Par Julia Pascual
    Une nébuleuse de sociétés, des « gérants de paille », des travailleurs non déclarés et sans-papiers, un donneur d’ordre qui dit n’avoir rien vu et, pour décor, la construction d’un village olympique où des athlètes du monde entier se sont retrouvés à l’été 2024 pour l’une des plus grandes compétitions sportives internationales. Les Jeux olympiques (JO) de Paris ne sont plus qu’un souvenir, mais lundi 2 février, devant le tribunal de Bobigny, un procès s’ouvre, qui doit durer jusqu’au 20 février, et au cours duquel 21 personnes et trois sociétés seront jugées, notamment pour avoir exécuté du travail dissimulé, employé des étrangers sans titre en bande organisée, ou avoir eu recours à des entreprises qui s’en chargeaient.
    C’est le cas de GCC, l’une des « dix premières entreprises du secteur BTP », ainsi qu’elle le revendique sur son site Internet. Le groupe s’était vu attribuer la construction de six bâtiments dans le village olympique. La justice lui reproche d’avoir manqué à son obligation de vigilance, en ayant sous-traité des marchés de travaux pour plusieurs millions d’euros à des entreprises qui « dissimulaient une part très conséquente de leurs salariés », pour beaucoup dépourvus de titres de séjour. Comparaîtront notamment devant le tribunal, outre la personne morale de GCC, un directeur d’agence, un directeur de travaux et un chef de chantier du groupe. Sollicité dans le cadre d’un précédent article sur le sujet, en décembre 2022, GCC avait écrit au Monde que la situation s’était « réalisée à [son] insu ».
    Le point de départ de cette affaire remonte à un contrôle de l’inspection du travail en mars 2022 sur le chantier du village olympique, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Les services de l’Etat avaient été alertés par la CGT. Le syndicat avait lui-même été saisi initialement par 12 Maliens et un Ivoirien en situation irrégulière, manœuvres pour l’essentiel sur divers chantiers en région parisienne : celui du village des athlètes, mais aussi ceux de la construction d’un Ehpad, de la rénovation d’un lycée ou encore d’un immeuble d’habitation, pour le compte de plusieurs sociétés qui semblaient remonter au même patron, Mehmet B., 42 ans.
    Les inspecteurs du travail avaient contrôlé le chantier olympique et identifié dix ouvriers, essentiellement de nationalités malienne et turque, affairés à des travaux de gros œuvre et de maçonnerie pour une société, ERP. Six d’entre eux n’étaient pas déclarés, et quatre n’avaient pas de papiers. Le mois suivant, un nouveau contrôle avait débouché sur la découverte de dix ouvriers dans la même situation. Par ailleurs, quatre ouvriers maliens en situation irrégulière s’étaient ultérieurement manifestés auprès de la CGT, puis des services de l’Etat. Ces derniers expliquaient avoir dû se cacher dans les sous-sols pendant le contrôle du chantier, sur instruction de leur chef.
    L’enquête de l’inspection du travail, dont Le Monde a pris connaissance, a trouvé que le donneur d’ordre, GCC, a manqué à son devoir de vigilance en sous-traitant « sciemment » à une entreprise recourant au travail dissimulé et au travail illégal. GCC aurait dû s’étonner que l’entreprise ERP ne déclare qu’un seul salarié en novembre 2021, date de début du chantier, pour un gros contrat de 842 000 euros ; ou bien qu’ERP ne déclare toujours que cinq salariés en mars 2022, alors même qu’au moins dix ouvriers se trouvaient sur site le jour du contrôle de l’inspection du travail. GCC n’a pas non plus trouvé à redire lorsqu’elle a délivré une vingtaine de badges de chantier à son sous-traitant qui lui déclarait quatre fois moins d’employés. « D’autre part, il est à noter que, sur le même chantier, la société GCC avait recours à un autre sous-traitant – KMF –, qui lui aussi recourait au travail dissimulé », souligne l’inspection du travail. « Je n’ai pas d’explications », dira, notamment, et sans convaincre, le président de GCC, Jacques M., convoqué par les inspecteurs. Il n’est pas poursuivi.
    L’enquête préliminaire diligentée à la suite du contrôle, que Le Monde a pu consulter, a permis de mettre au jour l’« organisation structurée » d’un réseau d’une dizaine de sociétés « éphémères », employant plusieurs centaines de salariés sur des chantiers, « en grande partie non déclarés » et « payés indifféremment par l’une ou l’autre des sociétés ». Un montage qui aurait permis de « dissimuler l’employeur réel ». Le préjudice total évalué par l’Urssaf est d’au moins 5,7 millions d’euros de cotisations et contributions sociales éludées pour l’ensemble des sociétés et au cours d’une période allant de 2018 à 2022.
    La société KMF, par exemple, qui a existé entre 2021 et 2022, année de sa liquidation, a versé des salaires à quelque 269 personnes alors qu’elle n’en a déclaré que 43 auprès de l’Urssaf. D’après les enquêteurs, son gérant, d’origine malienne, n’était qu’un homme de paille et en réalité un simple ouvrier ne sachant ni lire ni écrire le français. Une autre société, Batidem, créée en 2020 et liquidée quelques semaines après le contrôle du chantier des JO, a versé 1,8 million d’euros de salaires à près de 319 personnes pour seulement 413 000 euros de paye déclarés. Une troisième société, Y.T.B, aurait payé des salaires à 189 personnes sans les déclarer, entre sa création en 2021 et sa liquidation en 2022. Et ainsi de suite.
    Les enquêteurs ont aussi trouvé que, pour dissimuler ces faits lors d’un contrôle, l’un des mécanismes élaborés consistait à dire que les salariés non déclarés étaient « en fait des intérimaires ». Cela permettait à l’entreprise contrôlée de « présenter a posteriori des contrats de mission antidatés », le tout avec la « complicité » d’une société d’intérim. En l’espèce, c’est l’entreprise Morgane, créée en juin 2021, confiée à un gérant de paille, qui aurait permis ce montage – elle a été revendue en mars 2022. « Alors que les salariés contrôlés sur le chantier des JO ignoraient travailler pour Morgane, [le donneur d’ordre] GCC recevait les contrats de mise à disposition seulement après ledit contrôle. »
    « C’est une façon classique de blanchir du travail dissimulé, et les salariés n’ont en réalité jamais été intérimaires », souligne Jean-Albert Guidou, responsable du collectif Travailleurs migrants pour la CGT d’Ile-de-France. A la tête de ces diverses sociétés – liquidées pour la plupart – apparaissent de nombreux ressortissants turcs ou français d’origine turque. « Les mis en cause principaux ont des liens familiaux ou sont originaires de la même province [Çankiri], voire du même village [Yaprakli], en Turquie, pour certains d’entre eux ils vivent également dans le même quartier en France », écrivent les enquêteurs dans leur procès-verbal de synthèse. « Les faits reprochés à mon client sont totalement contestés, commente Laurence Mariani, avocate de Mehmet B., l’un des principaux mis en cause. L’enquête n’a pas été menée dans le respect du principe du contradictoire. » « Beaucoup de raccourcis ont été faits, ajoute l’avocat Romain Vanni, qui défend un des gérants d’une société mise en cause et regrette le choix du ministère public de ne pas avoir ouvert d’instruction judiciaire pour se limiter à une enquête préliminaire dans ce dossier. Des gens d’une même communauté ne constituent pas nécessairement une organisation structurée d’auteurs et encore moins une bande organisée. »
    Les prévenus encourent dix ans de prison et plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende. Les ouvriers à l’origine de l’affaire ont, depuis les faits, obtenu des titres de séjour. « Ils continuent de vivre en France et de travailler, un grand nombre dans le secteur du bâtiment », remarque Jean-Albert Guidou, dont le syndicat a accompagné au total une quarantaine d’ouvriers sans papiers qui auraient été victimes de ce réseau. Selon le syndicaliste, le procès d’envergure qui doit s’ouvrir lundi est « révélateur d’une forme d’industrialisation du recours aux travailleurs sans papiers dans le BTP ». « Ceux qui gagnent les appels d’offres sont très peu regardants sur la façon dont les travaux sont menés puisque le seul objectif est de tenir les délais, ajoute Me Vanni. Et, à la fin, les mécanismes de sous-traitance les font échapper à leur responsabilité pénale. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#economie#btp#travailclandestin#droit#sante#JO

  • « Nous ne nous l’interdisons pas » : le casque à vélo et à trottinette bientôt obligatoire pour tous ? - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/nous-ne-nous-linterdisons-pas-le-casque-a-velo-et-a-trottinette-bientot-o

    Face à la hausse inquiétante du nombre de morts parmi les cyclistes et amateurs de mobilité « douce » (trottinettes, gyropodes…) en 2025, le port du casque obligatoire pour tous est l’une des pistes envisagées par le gouvernement pour lutter contre cette tendance.

    Pour me protéger des chauffards, le gouvernement supprime les plans vélos nationaux, puis il envisage de m’obliger à porter un casque afin de ne pas mourir sous un véhicule de 2 tonnes.

  • #Cartographie_numérique : Quand les #bars ferment. #Érosion_du_lien_social et progression de l’#extrême-droite
    https://cartonumerique.blogspot.com/2026/01/quand-les-bars-ferment-erosion-du-lien.html

    Quand les bars ferment. Érosion du #lien_social et progression de l’extrême-droite

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    Source : Hugo Subtil (2026). « Quand les bars-tabacs ferment : l’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France », Observatoire du bien-être, Centre pour la Recherche Économique et ses Applications (#CEPREMAP).

    Cette note analyse les conséquences politiques de l’érosion des lieux de sociabilité en France. Elle s’appuie sur l’étude de 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, combinée aux résultats des élections législatives et présidentielles sur vingt-cinq ans. Les résultats montrent que la fermeture des bars-tabacs contribue à la progression du vote d’extrême droite, dans un contexte de transformations plus larges des conditions d’existence locales — indépendamment de l’immigration, du chômage ou d’autres indicateurs économiques. Les effets sont très faibles à court terme, mais augmentent fortement dans le temps. Symétriquement, l’ouverture de bars-tabacs est associée à une baisse du vote d’extrême droite, suggérant que ces dynamiques ne sont pas irréversibles. Aucune autre fermeture commerciale ne produit un effet comparable. La spécificité des bars-tabacs tient à leur fonction de lieu de socialisation : leur disparition est associée à une progression durable du vote RN. Les effets sont trois fois plus forts dans les communes rurales, où ces établissements constituent souvent le dernier lieu de sociabilité.

  • L’infirmière ayant refusé d’ôter son calot finalement suspendue huit mois
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/31/l-infirmiere-ayant-refuse-d-oter-son-calot-finalement-suspendue-huit-mois_66

    L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a indiqué, samedi 31 janvier, avoir « modifié » la sanction prononcée initialement contre une infirmière ayant refusé d’ôter son calot chirurgical, après la décision de justice jugeant début janvier son licenciement « disproportionné ».

    « Le jugement en référé avait reconnu la faute, mais avait estimé la sanction disproportionnée, elle a été modifiée », a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) une porte-parole de l’AP-HP, confirmant la suspension de huit mois prononcée contre la soignante et révélée par Mediapart.

    Selon Blandine Chauvel, élue du personnel Sud Santé, Madjouline B. a reçu un courrier « en début de semaine » lui annonçant cette sanction pour port répété d’un couvre-chef sur son lieu de travail et son refus de le retirer. « Le juge des référés avait ordonné la réintégration de ma cliente, l’AP-HP ne l’a jamais fait et a prononcé une nouvelle exclusion », a déploré auprès de l’AFP l’avocat de Madjouline B., Me Lionel Crusoé.

  • Immigration : titres de séjour en hausse et régularisations en baisse en 2025, selon le ministère de l’intérieur
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/27/immigration-titres-de-sejour-en-hausse-et-regularisations-en-baisse-en-2025-

    Immigration : titres de séjour en hausse et régularisations en baisse en 2025, selon le ministère de l’intérieur
    Le Monde avec AFP
    La France a délivré 384 230 premiers titres de séjour l’an dernier, en hausse de 11,2 % sur un an, mais le nombre de régularisations a baissé de 10,1 %, a annoncé, mardi 27 janvier, le ministère de l’intérieur. Au total 28 610 étrangers ont été régularisés, dans le sillage d’une circulaire de l’ex-ministre de l’intérieur Bruno Retailleau resserrant les critères, tandis que le nombre d’éloignements a augmenté de 15,7 %, avec 24 985 étrangers renvoyés, selon les chiffres rendus publics par la direction générale des étrangers en France (DGEF).Du côté de l’asile, une baisse de 3,7 % a été enregistrée en 2025 avec 151 665 demandes, déposées notamment par des ressortissants d’Ukraine, de République démocratique du Congo (RDC) et d’Afghanistan. « Il y a l’impact de la circulaire Retailleau », publiée en janvier 2025, « qui visait à rappeler le caractère exceptionnel » de ces régularisations et à en « durcir les conditions », a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.
    Du côté des titres de séjour, « les titres étudiants sont toujours les premiers » motifs de délivrance (118 000 au total), suivis des motifs humanitaires (+ 65 % à 92 600). Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13 % sur un an, à 51 190 : « La baisse concerne les salariés (− 11 %) et le motif saisonnier (près de − 30 %) », a expliqué M. Mordant. Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a progressé de 30 % l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+ 52 %), des Tunisiens (+ 33 %) et des Marocains (+ 19 %). Les éloignements ont, eux, augmenté de 15,7 % avec 24 985 étrangers renvoyés. En ce qui concerne les seuls éloignements forcés, ils ont augmenté de 21 %, à 15 569.
    Du côté des demandes d’asile, une baisse de 3,7 % a été enregistrée en 2025, avec 151 665 demandes, ce qui fait que « les demandes sont orientées à la baisse pour la deuxième année [de suite] », a noté M. Mordant. Les premiers pays de demandes en France ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11 500 demandes), suivies d’Haïti, du Soudan et de la Guinée. Le taux d’accord a atteint 52 % l’an denier. « Plus d’une demande sur deux s’est vue attribuer l’asile », ce qui marque une très forte hausse sur un an : « On était plutôt autour de 40 % il y a cinq ou six ans », a rappelé M. Mordant. Enfin, 62 235 personnes ont acquis la nationalité française (− 6,8 % après une année « assez élevée ») : cela s’explique par une baisse de 13,5 % des acquisitions par décrets, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.

    #Covid-19#migrant#migration#france#politiquemigratoire#regularisation#titredesejour#sante#droit#asile

  • Les retraits de postes d’enseignants seront plus importantes qu’attendu pour la rentrée 2026
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/27/pour-la-rentree-2026-les-suppressions-de-postes-d-enseignants-dans-les-ecole

    Les retraits de postes d’enseignants seront plus importantes qu’attendu pour la rentrée 2026

    « Retraits d’emploi », en fait, c’est un euphémisme pour suppression. Mais c’est assez joli. Et en plus, ça s’accorde au féminin ! (2 fois !)

    Florilège de ce massacre de la langue au profit d’une vérité presque alternative : la répartition des moyens - mise en réserve - perte de « moyens d’enseignement » - baisse d’effectifs - amputations (d’effectifs) - retraits de moyens - suppression de postes supplémentaires - répartition des moyens

    A éviter autant que possible par conséquent : baisse - diminution - suppression d’emploi - suppression de postes supplémentaires - réductions de postes (tout de même présents dans l’arrticle).

  • Procès de Joël Guerriau : trois ans de prison ferme requis contre l’ancien sénateur, accusé d’avoir drogué la députée Sandrine Josso
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/27/proces-de-joel-guerriau-trois-ans-de-prison-ferme-requis-contre-l-ancien-sen

    Le représentant du ministère public a demandé au tribunal de prononcer un mandat de dépôt pour les trois ans de prison ferme, ainsi que cinq années d’inéligibilité et l’inscription au fichier des délinquants sexuels.

  • Migrants : arrestation en France de deux militants britanniques pour provocation à la haine
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/26/migrants-arrestation-en-france-de-deux-militants-britanniques-pour-provocati

    Migrants : arrestation en France de deux militants britanniques pour provocation à la haine
    Arrêtés près de Calais, dimanche soir, ils ont été placés en garde à vue pour « provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences », pour des propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même.
    Le Monde avec AFP
    Deux ressortissants britanniques soupçonnés d’être venus en France à l’appel de l’extrême droite pour participer à une mobilisation interdite contre les migrants ont été interpellés et placés en garde à vue, ont annoncé la préfecture et le parquet à l’Agence France-Presse (AFP), lundi 26 janvier. Les deux hommes, qui diffusaient des vidéos en direct, ont été arrêtés près de Calais dimanche vers 21 h 30, a précisé la préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch.
    Ils ont été placés en garde à vue pour « provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences », sur la base de propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même, a précisé la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier. Il s’agit des premières gardes à vue de militants d’extrême droite britanniques en France pour ces motifs, a-t-elle ajouté, précisant qu’il ne leur est pas reproché de violences envers des personnes.
    « En fonction de l’enquête » judiciaire, le préfet a ensuite averti, dans un communiqué, qu’il délivrerait « une obligation de quitter le territoire français (OQTF) fondée sur la menace à l’ordre public », dans la perspective de « leur reconduite dans leur pays d’origine ». Les deux Britanniques pourraient ainsi transiter par un centre de rétention administrative, où sont retenus les migrants en attente d’une expulsion.
    Ils ne faisaient pas partie des dix militants d’extrême droite interdits de territoire français depuis le 14 janvier par le ministère de l’intérieur en raison d’accusations d’« actions à caractère violent » envers des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais. Agés de 35 et de 53 ans, ils diffusaient en direct du contenu à même d’inciter à la haine sur une chaîne YouTube, a détaillé une source policière à l’AFP.
    Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont prolongé jusqu’à mercredi l’interdiction d’un rassemblement antimigrants intitulé Overlord, lancé par un militant britannique d’extrême droite, Daniel Thomas. « Overlord » était le nom de code donné à la bataille de Normandie qui, de juin à août 1944, a permis aux Alliés d’ouvrir un nouveau front en Europe de l’Ouest face aux troupes du IIIe Reich. Daniel Thomas avait notamment appelé sur ses réseaux sociaux à des rassemblements, samedi 24 janvier, à Douvres et sur le littoral du nord de la France, selon lui pour pallier l’incapacité des forces françaises à empêcher les traversées clandestines.
    Malgré l’arrêté interdisant l’opération, Daniel Thomas, qui assure être lui-même visé par une interdiction de territoire français et qui n’a pas été interpellé, selon la préfecture, a publié, samedi et dimanche, des photos et vidéos qu’il dit avoir été prises pendant ce week-end sur des plages françaises. Il y apparaît entouré d’une dizaine d’autres hommes, tous habillés en tenues sombres et brandissant des drapeaux du Royaume-Uni.Daniel Thomas mène, selon les autorités françaises, une branche « très radicale » du mouvement Raise the colours, née d’une scission du groupe à la suite des interdictions de territoire français. Le compte principal de Raise the colours, sur le réseau social X, a affirmé, samedi, n’avoir « rien à voir » avec l’opération menée par Daniel Thomas.

    #Covid-19#migrant#migration#royaumeuni#france#extremedroite#migrationirreguliere#routemigratoire#droit#sante

  • Traversées de la Manche : la Défenseure des droits critique l’emploi d’armes pour empêcher les départs de migrants
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/26/traversees-de-la-manche-la-defenseure-des-droits-critique-l-emploi-d-armes-p

    Dans une décision inédite, du 17 décembre 2025, Claire Hédon dénonce le recours à des tirs de lanceurs de balles de défense ainsi qu’à des gaz lacrymogènes et grenades de désencerclement contre des groupes de migrants, parfois en présence d’enfants, ainsi que l’absence de transparence sur ces pratiques.