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  • Comment l’argent de la Banque mondiale pour les pays pauvres s’évapore vers les paradis fiscaux
    https://www.latribune.fr/economie/international/corruption-comment-l-argent-de-la-banque-mondiale-pour-les-pays-pauvres-s-


    David Malpass, président de la Banque mondiale depuis avril 2019, prononce une allocution lors d’une table ronde sur le thème « Apprendre la pauvreté : jeter les bases du capital humain » à la réunion annuelle de fin 2019
    Crédits : Reuters

    Le « taux de fuite » moyen de l’aide envoyée vers les pays pauvres (en clair : l’argent détourné) est estimé à environ 7,5%, ont calculé des chercheurs au détour d’une étude réalisée pour le compte de la Banque mondiale. La publication de cette étude a créé quelques remous après que le magazine britannique « The Economist » a avancé qu’elle pourrait être l’une des raisons de la démission de l’économiste en chef de la Banque mondiale, Pinelopi Koujianou Goldberg.

    L’aide débloquée par la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres semble déclencher des transferts de fonds en direction de comptes offshore, ce qui suggère un détournement de cette aide, selon une étude publiée mardi par l’institution financière.

    « Ces versements d’aide vers les pays les plus dépendants coïncident avec une augmentation importante de transferts vers des centres financiers offshore connus pour leur opacité fiscale », comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïman et Singapour, expliquent les auteurs de l’étude.

    Le « taux de fuite » moyen est estimé à environ 7,5% de l’aide, estiment-ils.

    Comparaison des données de la Banque mondiale avec celles de la BRI
    Cette étude s’est concentrée sur 22 des pays les plus pauvres — principalement en Afrique — en comparant les chiffres de la Banque mondiale avec ceux des versements à l’étranger compilés par la Banque des règlements internationaux.

    La publication de cette étude a provoqué des remous après que le magazine britannique The Economist a avancé la semaine dernière qu’elle pourrait être l’une des raisons de la démission de l’économiste en chef de la Banque mondiale, Pinelopi Koujianou Goldberg.

    Mais l’institution financière s’est défendue contre les rumeurs selon lesquelles elle avait voulu étouffer sa publication.

    Son brouillon « a été relu plusieurs fois et s’en est retrouvé amélioré », a-t-elle dit dans un communiqué.

    Des transferts d’argent qui « coïncident » dans le temps
    Si elle ne précise pas quelles sont ces améliorations, une première version de l’étude expliquait que les versements d’aide « causaient » des transferts d’argent vers l’étranger.

    La version finale du document préfère dire qu’ils « coïncident avec » ces transferts d’argent.

    L’étude suggère que plusieurs explications sont possibles pour ces fuites, mais elle en élimine la plupart.

    « L’aide détournée par les politiques au pouvoir, les bureaucrates et leurs acolytes est cohérente avec la totalité des schémas observés », se contente-t-elle de souligner, ajoutant que les effets « sont plus importants pour les pays les plus corrompus ».

  • Câbles sous-marins : Orange et Telxius s’associent
    https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/cables-sous-marins-orange-et-telxius-s-associent-840041.html


    Dunant fait 6.600 km de long et relie la France aux Etats-Unis. Il doit être mis en service cette année.
    Crédits : capture d’écran du site Telegeography – DR

    Dans le cadre de la mise en service du câble sous-marin transatlantique Dunant de Google, l’opérateur historique et la filiale de son homologue espagnol Telefonica vont se fournir mutuellement des liaisons terrestres en fibre optique en France et aux États-Unis.

    Sur le papier, c’est un deal gagnant-gagnant, où chacun profite des infrastructures de l’autre. Orange et Telxius, une filiale de l’opérateur historique espagnol Telefonica, ont annoncé ce mardi leur association en vue de la mise en service d’un nouveau câble sous-marin transatlantique. Il s’agit de Dunant, qui appartient à Google, et reliera courant 2020 la France à la côte est des États-Unis. Orange et Telxius disposeront respectivement de deux et une paires de fibre sur les douze que compte le câble. En France, Orange pourra compter sur ses câbles terrestres pour se connecter à Dunant. Mais l’opérateur historique ne dispose pas d’infrastructures aux États-Unis. C’est pourquoi il s’est associé à Telxius, qui possède des liaisons en fibre optique au pays de l’Oncle Sam. La problématique est, en miroir, exactement la même pour la filiale de Telefonica.

    Plus concrètement, Orange et Telxius « offriront et exploiteront des services de colocalisation dans leurs stations d’atterrissement respectives [là où Dunant retrouve la terre ferme, Ndlr] », à Saint-Hilaire-de-Riez (sur la côte ouest de la France) et à Virigina Beach (sur la côte est des États-Unis), précisent les deux groupes dans un communiqué commun. Telxius fournira aussi à Orange une liaison de sa station d’atterrissement à Ashburn, en Virginie. L’endroit est des plus stratégiques. « Il s’agit de la plus grosse concentration de data centers au monde, nous explique un bon connaisseur du dossier. C’est pourquoi on l’appelle la ’data centers valley’. » En clin d’œil à la Silicon Valley. En retour, en France, Telxius bénéficiera des liaisons d’Orange vers Paris et les principales villes de l’Hexagone.

    Explosion du trafic entre l’Europe et les États-Unis
    Cet accord permettra à Orange de disposer de davantage de capacité entre l’Europe et les États-Unis. Aux yeux de l’opérateur historique, il s’agit d’un impératif pour faire face à l’explosion du trafic de données entre le Vieux Continent et le pays de l’Oncle Sam. « Nous exploiterons deux paires de fibre optique d’une capacité de plus de 30 térabits par seconde entre la France et les États-Unis », détaille Jérôme Barré, le PDG d’Orange Wholesale et des réseaux internationaux du groupe, dans le communiqué. Pour le leader français des télécoms, Dunant constitue un investissement conséquent, lequel s’élève, selon nos informations, à plusieurs dizaines de millions d’euros. Sachant que le déploiement de ce câble coûte autour de 250 millions d’euros.

    Dans le cadre de cette entreprise, Orange collabore aussi avec Google pour lui fournir des liaisons en fibre optique terrestres en France. Cela permet au géant Mountain View de connecter ses data centers des deux côtés de l’Atlantique. A l’instar des opérateurs télécoms, Google voit dans les câbles sous-marins un moyen de faire face à l’essor du trafic de données. Ces dernières années, il a investi dans une dizaine de ces artères qui reposent au fond des mers, et sont si essentielles au bon fonctionnement d’Internet.

  • La gueule de bois de Tesla en Bourse
    https://www.latribune.fr/bourse/la-gueule-de-bois-de-tesla-en-bourse-838902.html


    Reuters

    Après sa flambée en début de semaine, l’entreprise dirigée par Elon Musk a plongé à Wall Street. En cause notamment : l’annonce de retards de livraison en raison du coronavirus.
    […]
    Lors de la publication de ses résultats fin janvier, Tesla avait annoncé que sa méga-usine de Shanghai devrait être fermée sur injonction du gouvernement chinois, ce qui causerait des retards dans la production du Model 3 et pourrait légèrement affecter les profits trimestriels du groupe.
    […]
    Plusieurs analystes s’inquiètent de la grande volatilité du titre de Tesla, qui a par exemple perdu 80 dollars en six minutes peu avant la clôture mardi.
    « Quand j’ai commencé ma carrière de courtier, un ancien m’a dit : ’Fais attention aux grenades recouvertes de chocolat’. C’est un peu mon sentiment avec Tesla en ce moment », a observé JJ Kinahan de TD Ameritrade.

  • Boeing : des essais en vol prévus dans « quelques semaines » pour certifier le 737 MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-des-essais-en-vol-prevus-dans-quelques-semaines-pour-certifier-le-7


    Reuters

    Les autorités de l’aviation civile américaine envisagent de procéder dans « quelques semaines » au vol de certification du Boeing 737 MAX, étape déterminante pour la remise en service de cet avion cloué au sol depuis bientôt un an, malgré un nouveau problème détecté récemment.

    Bientôt le bout du tunnel pour Boeing ? Peut-être. En tout cas les investisseurs y croient. Le cours de Bourse du géant américain a bondi ce jeudi de 3,60% ce jeudi après les déclarations de Steve Dickson, le patron de la Federal Aviation Administration (FAA), la direction de l’aviation civile américaine A Londres, devant les journalistes de l’Aviation Club, il a indiqué qu’un vol de certification du 737 MAX devrait intervenir dans « quelques semaines ». Une étape cruciale pour la remise en service du B737 MAX, interdit de vol depuis 11 mois, à la suite de deux accidents qui ont coûté la vie à 346 employés. Peu probable qu’il n’y ait qu’un vol néanmoins. En juin dernier, quand les autorités américaines et européennes envisageaient de certifier les solutions apportées par Boeing avant que de nouveaux problèmes apparaissent, il était question d’une campagne de plusieurs vols d’essais pendant une semaine. Suivra une période d’analyses des données des vols, puis en cas de feu vert à la remise en service à une formation des pilotes des compagnies aériennes sur simulateurs.

    Nouveau problème constaté, mais il serait mineur
    Selon Steve Dickson, la FAA a terminé il y a « plusieurs semaines » son audit des changements effectués par Boeing sur ce logiciel anti-décrochage. Boeing a fait état d’un nouveau problème sur le MCAS, mais il n’affecte pas le calendrier selon l’avionneur qui prévoit une remise en service mi-2020. Steve Dickson a confirmé de son côté qu’il ne pensait pas que cela retarde considérablement la remise en service.

    Un clignotant, censé ne s’allumer qu’en cas de dysfonctionnement du MCAS, s’est éclairé inopinément. 

    « Nous sommes en train de procéder à un changement du logiciel (...) pour nous assurer que le clignotant ne s’allume que quand il le faut », a souligné Boeing.

    Selon le directeur de la FAA, les différents organismes de sécurité aérienne internationaux vont probablement se mettre d’accord sur les corrections de conception nécessaires pour le retour en service du MAX. Même si le calendrier de la remise en service de l’avion risque de différer selon les zones géographiques, Steve Dickson a déclaré que les différents régulateurs étaient d’accord sur ce qui devait être corrigé."En ce qui concerne l’approbation de la conception, d’après tout ce que j’ai vu, je pense que nous aurons un alignement très solide", a-t-il déclaré.

  • Télécoms : l’Arcep veut corriger ses cartes de couverture mobile
    https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/telecoms-l-arcep-veut-corriger-ses-cartes-de-couverture-mobile-838448.html


    La couverture 4G d’Orange en Côte-d’Or (Bourgogne), au nord de Beaune, d’après le site « Mon réseau mobile » de l’Arcep.
    DR

    Le régulateur des télécoms a lancé une consultation publique visant à améliorer et affiner les cartes de couverture en 2G, 3G et 4G qu’il met à disposition des Français.

    L’autorité n’a pas traîné ! L’Arcep a annoncé, ce mercredi, une campagne visant à améliorer significativement ses cartes de couverture mobile. Ces outils, qui sont disponibles via le site « Mon réseau mobile », permettent aux Français et aux pouvoirs publics de visualiser les territoires effectivement couverts en 2G, en 3G et en 4G par les opérateurs télécoms. Ces informations sont particulièrement utiles aux particuliers dans les territoires ruraux, où les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ne sont pas présents partout. Ces cartes, qui ont vu le jour en 2017, servent également aux collectivités, aujourd’hui très impliquées dans la couverture des zones dites « blanches » ou « grises », où le mobile ne passe pas, ou très mal.

    Problème : les informations fournies par l’Arcep font depuis longtemps l’objet de critiques. Beaucoup estiment que ces cartes ne sont pas suffisamment fiables. Et, en clair, que des territoires censés être correctement couverts sur le papier, ne le sont, en réalité, pas du tout. Dans un rapport récent sur la couverture numérique du territoire, les députés Laure de la Raudière (Agir) et Eric Bothorel (LREM), s’en sont fait l’écho. Il existe, déplorent les parlementaires, « un décalage préoccupant entre les cartes de couverture et la réalité perçue sur le terrain ».

    « Un décalage entre la couverture mesurée et celle ressentie »
    « En dépit des progrès réalisés, il existe aujourd’hui un décalage notable entre la couverture mobile mesurée par l’Arcep et la couverture ressentie par les citoyens, détaillent Laure de la Raudière et Eric Bothorel. Cet écart explique d’ailleurs le recours croissant, de la part des collectivités, à des outils leur permettant de réaliser leurs propres cartes de couverture. »

    Des critiques dont l’Arcep a pris bonne note. « Vous nous dites que nos cartes sont fausses => nous les changeons ! (Ou : quand c’est compliqué, il faut savoir avancer en mode essai/erreur, sinon on ne bouge jamais) », a affirmé Sébastien Soriano, le président du régulateur des télécoms, ce mercredi sur Twitter. Dans un communiqué, l’Arcep affirme vouloir améliorer la fiabilité de ses cartes. « Jusqu’à présent, une carte est considérée comme fiable par l’Arcep si son taux de fiabilité est supérieur ou égal à 95%, précise l’institution. L’autorité souhaite fixer ce seuil à 98%, et lance ce jour une consultation publique sur un projet de décision en ce sens. »

    L’amélioration des cartes prendra du temps
    Dans son appel à consultation publique, l’Arcep rappelle la manière dont sont élaborées ses cartes. Jusqu’à présent, les opérateurs transmettent à l’autorité, chaque trimestre, des cartes « réalisées par simulation informatique » précisant la disponibilité de leurs services 2G, 3G et 4G. L’Arcep vérifie ensuite leur fiabilité grâce à des campagnes de mesure sur le terrain. Celles-ci sont réalisées « soit sur l’intégralité des zones déclarées couvertes par les opérateurs, soit une partie de celles-ci, sélectionnées par échantillonnage ».

    Les nouvelles cartes de l’Arcep ne seront, quoi qu’il en soit, pas disponible tout de suite. La consultation publique est ouverte jusqu’au 6 mars. Et il faudra, ensuite, du temps au régulateur pour analyser les avis reçus, et mettre en place de nouvelles manières d’améliorer les cartes.

    « Nous voulons stimuler les opérateurs »
    Aux yeux de Sébastien Soriano, ces cartes n’ont rien d’un gadget. Elles constituent un élément important de sa politique de « régulation par la data ». En braquant les projecteurs sur les zones les moins bien couvertes par les opérateurs, l’institution espère inciter les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free à y investir et à y déployer des antennes. « Nous voulons stimuler les opérateurs », affirmait Sébastien Soriano en septembre 2017, lors de la présentation du site « Mon réseau mobile ». Avec ses cartes, le chef de file du régulateur espère donner un coup de fouet à la concurrence par la qualité des réseaux, en plus de celle, déjà vive, sur les prix.

  • Renouveler les générations d’agriculteurs, un défi pour nourrir l’Europe
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/renouveler-les-generations-d-agriculteurs-un-defi-pour-nourrir-l-europe-83


    Reuters

    Le nombre très bas de jeunes agriculteurs, âgés de moins de 35 ans, constitue un défi pour la transition agricole et la sécurité alimentaire, s’inquiètent des sources agricoles françaises et européennes.

    Qui va produire l’alimentation de demain en Europe ? Le nombre très bas de jeunes agriculteurs, âgés de moins de 35 ans, constitue un défi pour la transition agricole et la sécurité alimentaire, s’inquiètent des sources agricoles françaises et européennes.

    « Il existe de grandes disparités entre les pays, mais en moyenne 5% des agriculteurs seulement ont moins de 35 ans en Europe », a indiqué mardi 28 janvier, à Paris, l’Espagnole Maria Fuentes Merino, coordinatrice à la Commission européenne des politiques de développement rural dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).

    « Pour la France, qui est l’un des pays les plus volontaristes sur l’installation des jeunes, ce chiffre s’élève à 8,5% », a-t-elle précisé.

    Des aides à l’actif plutôt qu’à l’hectare
    En Europe, les trois pays qui « remplacent » le mieux les départs d’agriculteurs à la retraite sont l’Autriche, la Pologne et la Slovaquie. La France, avec deux départs sur trois remplacés, se situe en quatrième position, selon le ministère français de l’agriculture. Mais les installations de jeunes sont freinées par une multitude de facteurs, allant du revenu insuffisant de la vente des produits agricoles à l’accès au foncier, en passant par les possibilités de financement, a admis Mme Fuentes Merino.

    Illustration d’un certain décalage avec le reste de l’Union, alors que la Commission propose de consacrer dans la prochaine Politique agricole commune européenne (2022-2027) 2% de la valeur des paiements directs aux installations de jeunes, le syndicat français des Jeunes agriculteurs (JA) voudrait, lui, obtenir 4%. Le vice-président des JA, Aurélien Clavel, a dénoncé cette semaine le système actuel d’attribution des aides européennes à l’hectare, qualifié de « poison », qui « favorise l’agrandissement des exploitations et défavorise les jeunes et ceux qui ont moins de moyens ».

    Il a demandé que les subventions ne soient « plus versées à l’hectare, mais à l’actif », comme le recommandait en octobre un rapport d’économistes publié par France Stratégie, proche du cabinet du Premier ministre français. Même son de cloche du côté du syndicat agricole Confédération paysanne, classé plus à gauche. « Ce sera la seule solution si on veut arriver à faire une transition agricole (avec moins de pesticides chimiques, NDLR), elle ne se fera pas avec moins, mais elle se fera avec plus de paysans », a déclaré son président Nicolas Girod lundi à la presse.

    Aider plus l’installation en maraîchage bio
    « On ne pourra pas changer tout le système du jour au lendemain », répond prudemment le député européen Jérémy Decerle (groupe Renew Europe), lui-même ex-président des JA, qui participait à une table ronde européenne sur le sujet mardi à Paris, organisée par le média européen Euractiv, basé à Bruxelles et présent dans 13 capitales européennes.

    Il souhaite néanmoins une « vraie politique progressive » d’aide à l’installation « à l’échelle européenne » afin d’"enrayer la catastrophe démographique", dans un entretien avec l’AFP. La nécessité de repenser l’accompagnement à l’installation vient notamment d’une demande accrue chez des néo-agriculteurs, souvent non issus du milieu, pour des projets comme le maraîchage bio par exemple, a souligné Nadou Masson, secrétaire nationale chargée de l’installation-transmission à la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB).

    « Certains préfèrent se passer des aides » tellement les processus européens sont compliqués et exigeants, déplore-t-elle. La France planche actuellement sur une proposition « d’ouvrir le dispositif d’aide au delà de 40 ans » pour les nouveaux arrivants, souvent en conversion professionnelle, donc plus âgés, a souligné une représentante du ministère.

    Des pensions trop basses
    Une amélioration du système de transmission des exploitations est aussi nécessaire, a jugé le président des JA, Samuel Vandaele : « il en va de la sécurité alimentaire en Europe et de la vie des territoires ruraux » a-t-il estimé, en souhaitant une « loi foncière pour favoriser l’accès des jeunes au foncier ». Dans ce domaine, les prix ont été multipliés par deux en dix ans en France, même s’ils restent plus bas en moyenne que dans le reste de l’UE.

    Pour parvenir à faire « libérer » les terres par les agriculteurs ayant dépassé l’âge de la retraite, le gouvernement français compte notamment sur sa réforme devant garantir une pension d’au moins 1.000 euros à un chef d’exploitation ayant une carrière complète. Actuellement nombre d’exploitants âgés continuent de toucher les aides PAC et repoussent sans cesse leur départ en retraite, les pensions étant notoirement trop basses, de l’aveu même du gouvernement.

  • Airbus prévoit de débourser 3,6 milliards d’euros pour solder les enquêtes de corruption
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/airbus-prevoit-de-debourser-3-6-milliards-d-euros-pour-solder-les-enquetes

    Le groupe d’aéronautique et de défense a annoncé mardi qu’il inscrirait une provision de 3,6 milliards d’euros dans ses comptes 2019 pour le paiement d’amendes lui permettant d’échapper à des poursuites pénales en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, « sous réserve d’approbation judiciaire » de ces accords dans les trois pays.

    Après avoir annoncé mardi matin avoir conclu un accord de principe avec le parquet financier français (PNF) et les autorités similaires britanniques et américaines permettant de clore les enquêtes pour des faits de corruption présumée, Airbus a précisé dans la soirée que « sous réserve d’approbation judiciaire, ces accords conduiront Airbus à inscrire une provision de 3,6 milliards d’euros dans ses comptes de l’exercice 2019 pour le paiement d’amendes potentielles aux autorités françaises, britanniques et américaines ». Soit un peu plus que les 3 milliards d’euros évoqués par le Financial Times lundi.

    Trois audiences vendredi
    Les audiences judiciaires devant valider les accords « doivent se tenir le 31 janvier » dans chacun des trois pays, selon Airbus. Pour la France, l’audience de validation de cette convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) doit se tenir vendredi après-midi devant le tribunal judiciaire de Paris, selon le PNF. Le SFO britannique a également confirmé la tenue d’une « audience publique » vendredi pour homologuer l’accord, dit de report de poursuites ("Deferred Prosecution Agreement"). Aux Etats-Unis, son homologation reste soumise à l’approbation « des tribunaux et de l’administration américains », selon l’avionneur.

    Avec ces transactions, Airbus écarte le risque d’une condamnation en tant que personne morale, qui aurait pu aboutir à une interdiction de participer à des appels d’offre publics aux Etats-Unis ou dans l’Union européenne. Mais ces accords ne protègent pas d’éventuelles poursuites les dirigeants impliqués. La Bourse de Paris a salué cet accord en début de séance, le titre Airbus gagnant près de 3% dans les premiers échanges. Il a clôturé sur un gain de 1,01%, similaire à celui du CAC 40.

    Recours à des intermédiaires
    Airbus fait l’objet depuis des années d’enquêtes anticorruption sur sa façon de recourir à des intermédiaires pour ses ventes d’avions de ligne, une pratique qui n’a plus cours depuis 2014 selon ses dirigeants. L’affaire est en fait née de l’auto-dénonciation d’irrégularités en 2016 par le patron de l’avionneur à l’époque, Tom Enders, auprès du SFO.

    En 2014, les services de conformité d’Airbus avaient commencé à mettre au jour des « inexactitudes et des omissions concernant les informations fournies » aux agences d’assurance-crédit à l’exportation britannique, française et allemande pour qu’elles garantissent certains contrats, explique Airbus dans son rapport financier 2018.

    Airbus avait notamment relevé qu’un certain nombre de transactions effectuées par une entité interne, baptisée Strategy and Marketing Organization (SMO), n’étaient pas conformes. La SMO, qui était chargée de gérer les intermédiaires dans les contrats avec certains pays, a depuis été dissoute. L’avionneur avait découvert des contradictions dans des montants de commissions de consultants et établi que les agents commerciaux dans certaines transactions n’avaient pas été identifiés auprès des agences d’aide à l’export.

    Le Serious Fraud Office (SFO) a ouvert une enquête et en a informé Airbus en août 2016, le Parquet national financier (PNF) français faisant de même cet été-là, prévenant Airbus en mars 2017. Puis le ministère américain de la Justice (DoJ) a à son tour ouvert une enquête relative aux faits dénoncés auprès du SFO et du PNF. Airbus concluant ses contrats en dollars, la menace d’une condamnation pénale américaine pouvait s’avérer dévastatrice pour l’avionneur. Parallèlement, la justice américaine soupçonnait Airbus de n’avoir pas obtenu les autorisations nécessaires pour exporter des armements contenant des composants américains.

    Approuvée par le comité exécutif et le conseil d’administration du groupe, la décision de se dénoncer auprès des autorités judiciaires visait à mettre le groupe à l’abri d’éventuelles poursuites, notamment américaines, grâce aux dispositions contenues dans les législations britannique (UK Bribery Act) et française (loi Sapin II).

    « Les enquêtes des autorités mentionnées ci-dessus concernent des accusations de corruption ainsi que des déclarations inexactes faites aux autorités américaines en vertu du règlement américain sur les exportations de matériel militaire (International Traffic in Arms Regulations, ITAR) », a indiqué Airbus dans son communiqué.
    L’ouverture des enquêtes pour corruption a contribué à accélérer le renouvellement de la direction d’Airbus ces dernières années, le groupe paraissant soucieux de présenter de nouveaux visages aux autorités dans l’espoir de conclure plus facilement des accords amiables, selon des sources. Airbus s’est séparé en 2018 de plus de 100 salariés.

  • 2020, l’année du jugement (démocratique)
    https://www.latribune.fr/economie/international/2020-l-annee-du-jugement-democratique-836003.html


    Crédits : La Tribune Hebdo 315

    Après les colères de la rue qui ont rythmé l’année 2019, l’heure est au bilan. 2020 verra-t-il l’embrasement ou, au contraire, l’apaisement en France et dans les autres pays confrontés aux révoltes ? Les inégalités d’aujourd’hui n’étant plus les mêmes qu’hier, les solutions à apporter sont encore imparfaites ou en devenir.

    A Gotham City, les travailleurs sont en grève depuis des semaines. Pendant que les notables se divertissent dans les théâtres de la métropole dystopique de Batman, les habitants doivent supporter les immondices qui jonchent des artères embouteillées, des transports bondés, des incivilités, le tout-voiture... Étrange miroir, juste avant la nouvelle année, que celui offert par les scènes du dernier film « Joker » du réalisateur Todd Philips, dont l’histoire se déroule au début des années 1980 ; à l’âge d’or des réformes de dérégulation de Ronald Reagan face au soviétisme.

    Quarante ans plus tard, les revendications sont légions et se font désormais écho entre elles : fronde des « gilets jaunes » en France, mouvements sociaux en Equateur, Chili, Liban, crise démocratique et répressions politiques en Algérie, Iran, Irak, Catalogne, Venezuela et à Hong Kong. Sans oublier la croisade climatique mondiale de Greta Thunberg, élue personnalité de l’année par le magazine Time, qui avait fait une première couverture sur « la planète en danger », il y a trente-et-un ans.

    L’année de l’auto-critique
    2020, l’année miroir, cherchera à révéler les causes à ces maux : est-ce le « système », comme le...

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    Le numéro hebdomadaire de La Tribune est consacrée à
    Folle, démocratique, stagnante... l’année 2020 décryptée par LT pour vous

    Titres des articles (vus dans la newsletter)

    Année folle ou année molle ?
    En cas de crise mondiale, partons à l’étranger
    Un monde au bord de la récession… ou au bord du renouveau
    2020, l’année du jugement (démocratique)
    Les marchés en apesanteur, en attendant la crise ?
    Les cinq défis qui attendent les banques en 2020
    Régulation des GAFA : la fin de l’impunité en 2020 ?
    Obstacles en série sur la route des constructeurs
    L’urgence d’un Green New Deal
    Municipales 2020 : l’environnement s’impose aux maires de demain
    La guerre des droites dans la Macronie en vue de 2020
    Afrique, les (nouveaux) visages du pouvoir en 2020

  • Retraites : les opposants marchent de nouveau, le gouvernement avance au pas de charge
    https://www.latribune.fr/economie/france/retraites-les-opposants-marchent-de-nouveau-le-gouvernement-avance-au-pas-


    Crédits : Reuters

    Ragaillardis par la mise en garde sévère du Conseil d’État concernant le projet de réforme des retraites, les opposants se retrouvent dans la rue, ce mercredi, à l’occasion de la 8e journée de mobilisation interprofessionnelle. Les discussions dans l’Hémicycle doivent quant à elles démarrer le 17 février prochain.
    […]
    Les opposants au texte, qui avaient déjà mobilisé dans la rue vendredi (entre 249.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 1,3 million selon la CGT) ont été ragaillardis par la publication vendredi d’un avis particulièrement critique du conseil d’État, qui a regretté ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » du projet de réforme. La plus haute juridiction administrative française a critiqué le recours à 29 ordonnances qui font « perdre la visibilité d’ensemble », et a pointé des projections financières « lacunaires ».

    « Un choix assumé du gouvernement » d’écrire « au fur et à mesure que les concertations aboutissent », a défendu Agnès Buzyn, la ministre de la Santé.

    Édouard Philippe, interpellé à plusieurs reprises mardi à l’Assemblée, a de nouveau défendu la réforme et son étude d’impact, « très complète ». « Je n’ai jamais pensé que cette réforme serait simple car le sujet est effectivement compliqué », a reconnu le Premier ministre.

    Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, pourtant favorable à un système universel des retraites par points, a regretté le « biais » de cette étude qui se base sur un âge d’équilibre à 65 ans. « On demandait des chiffres depuis des mois et des mois. Là, on en a et ils sont très contestables », selon lui.

    L’avis du Conseil d’État a donné des arguments aux opposants à la réforme. « Cela fait des mois que l’on dit que le gouvernement s’apprête à faire passer une réforme floue, non fondée et seulement argumentée par le besoin de faire des économies », a réagi lundi dans l’Humanité Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Pour son homologue de Force ouvrière, Yves Veyrier, « le gouvernement ne maîtrise absolument pas son sujet ».

  • Montant des pertes liées au 737 MAX : « ça va être un désastre absolu », prédit un analyste
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/montant-des-pertes-liees-au-737-max-ca-va-etre-un-desastre-absolu-predit-u


    Photo d’illustration. La dette de Boeing s’élevait à 25 milliards de dollars au 30 septembre 2019, en hausse de 31,6% sur trois mois.
    Crédits : Reuters

    Le 737 MAX devrait causer à Boeing sa première perte en 22 ans. Le constructeur américain devrait dévoiler, ce mercredi, une évaluation des dégâts financiers engendrés depuis le début de la crise.

    Les déboires du 737 MAX ont terni la réputation de Boeing. Ils menacent désormais de détériorer ses finances. Dix mois après le début de cette crise inédite, l’avionneur devrait dévoiler, ce mercredi, une estimation de l’ardoise, qui se chiffrera en milliards de dollars.

    Le constructeur aéronautique américain, qui a un nouveau patron, David Calhoun, depuis le 13 janvier, publie dans la journée ses résultats annuels, très attendus par les marchés impatients d’avoir une évaluation des dégâts financiers causés par le 737 MAX.

    « Ça va être un désastre absolu », anticipe Robert Stallard, analyste chez Vertical Research.

    Première perte nette depuis 1997
    Le géant de Seattle, qui a cédé en 2019 la couronne de premier avionneur civil mondial à l’européen Airbus, devrait essuyer une perte nette, ce qui n’est pas arrivé depuis 1997. Cette année-là, Boeing avait accusé un déficit de 178 millions de dollars, en raison d’une charge de 1,4 milliard de dollars liée à sa fusion avec son compatriote et concurrent McDonnell Douglas.

    En tout, le fabricant de l’emblématique 747 n’a enregistré que trois exercices déficitaires - 1946, 1995 et 1997 - en 104 ans d’histoire.

    Pourtant en 2018, Boeing avait dégagé un bénéfice net de 10,5 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires record de 101 milliards.

    C’était avant qu’il ne soit contraint de passer des charges en raison de l’immobilisation au sol du 737 MAX depuis le 13 mars 2019 après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

    Le manque à gagner est d’environ 1 milliard de dollars par mois, calculent les analystes de JPMorgan.

    La facture totale devrait s’élever entre 16 et 25 milliards, estiment les analystes. Des chiffres qui prennent également en compte les coûts de production, Boeing ayant continué à fabriquer le MAX jusqu’en décembre ; les aides potentielles aux sous-traitants en difficulté, tel Spirit AeroSystems, et des indemnités aux compagnies aériennes affectées.

    Le MAX ne revolera pas avant mi-2020
    Ils excluent en revanche des accords potentiels avec les familles des victimes et les autorités américaines, qui enquêtent sur les accidents et le développement du MAX.

    L’ardoise au 30 septembre s’élevait déjà à 9,2 milliards de dollars, dont 5,6 milliards en compensations aux compagnies.

    Les actionnaires devraient être épargnés : le dividende annuel de 3,9 milliards de dollars promis devrait subsister, bien que Boeing ait terminé 2019 avec une chute de 53% des livraisons et un carnet de commandes dans le rouge (-87 appareils civils nets), une première en plus de dix ans.

    « Nous allons le maintenir tel quel à moins que quelque chose de dramatique ne survienne », a assuré la semaine dernière David Calhoun.

    Cet ancien cadre dirigeant de General Electric (GE) a remplacé Dennis Muilenburg, limogé pour une gestion de crise jugée calamiteuse, et a promis la transparence et un changement de culture.

    Le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans les deux tragédies du MAX. De plus, d’autres problèmes, dont un défaut sur un microprocesseur, un autre sur des câblages électriques et un troisième lié au logiciel s’assurant du bon fonctionnement du MCAS au démarrage, ont été détectés.

    Boeing a repoussé à la mi-2020 une remise en service du MAX et espère en reprendre la production, suspendue depuis le début de l’année, quelques mois auparavant. L’incertitude entoure encore les livraisons.

    Un prêt de 12 milliards de dollars
    Outre l’absence de rentrées d’argent, la crise du MAX vide également les caisses de Boeing, qui a vu sa trésorerie disponible fondre à 1,6 milliard au troisième trimestre 2019 comparé à 11,1 milliards à la même période de 2018.

    Or l’avionneur doit finaliser, d’ici mars, le rachat de 80% de la branche aviation civile du groupe brésilien Embraer, opération dont le prix s’élève à 4,2 milliards de dollars.

    Les agences de notation Moody’s et S&P Global Ratings ont menacé récemment d’abaisser la note de solidité financière. La dette de Boeing s’élevait à 25 milliards de dollars au 30 septembre 2019, en hausse de 31,6% sur trois mois.

    Pour faire face aux coûts du MAX, l’avionneur est parvenu à sécuriser un prêt d’au moins douze milliards de dollars auprès de grandes banques américaines, ont indiqué à l’AFP des sources bancaires.

    Boeing, qui peut toujours compter sur sa branche militaire et sa division aérospatiale, n’a pas souhaité commenter.

    • Max Keiser sur RT.com qualifie Boeing de mort-vivant et explique que le management utiliserait les financements pour racheter les actions en Bourse et manipuler les cours (ils doivent être gavés de stock options…)

      Boeing a garbage company that is just a walking zombie – RT’s Keiser Report — RT Business News
      https://www.rt.com/business/479396-boeing-garbage-company-walking-zombie

      US aerospace giant Boeing has secured commitments on over $12 billion in financing from more than a dozen banks, the media reported citing people familiar with the matter.
      The company buys back their own stock with cheap money from the Federal Reserve, Max Keiser said on RT’s Keiser Report. The money which was supposed to help the struggling firm is in fact disenfranchising it. “On the other side are executives, who are getting that money from the Fed directly into their pocket..,” Keiser notes.

      He says “Boeing now is no longer a viable company,” explaining: “So bad in fact that even money at zero percent is not going to help them recapitalize this garbage company now, Boeing, that’s worthless, essentially it’s insolvent.

      There are a lot of zombie companies in the S&P 500 that are like Boeing, he adds. “Executives stole all the equity passed through cash from the Fed at zero percent interest rates… and now they are just this walking zombie…

      Bon, c’est RT.com et c’était pointé hier par @dedefensahttps://seenthis.net/messages/823000

    • Ha oui j’ai aussi entendu parler d’une faillite imminente. Mais ce serait supposer une grande perturbation dans la force du complexe militaro-industriel.

    • Un zombie, dans un environnement de zombies, ça reste un truc qui tient debout et qui paraît normal :-)

      La vraie information récente, à mon sens, c’est que finalement, la FAA semble prête à accélérer le calendrier de retour en vol. Mais cette information est muette sur les autorités du reste du monde. C’est une information borgne, permettant au cours de l’action de ne pas se dégrader autant qu’elle le devrait.

  • Coronavirus : l’OMS admet une « erreur », les Bourses mondiales plongent
    https://www.latribune.fr/bourse/coronavirus-l-oms-admet-une-erreur-les-bourses-mondiales-plongent-838127.h


    Crédits : Benoit Tessier

    Les investisseurs s’inquiètent de la propagation du coronavirus chinois et de son impact possible sur l’économie mondiale.

    Paris, New York, Londres, Tokyo... Aucun des grands indices boursiers n’a échappé, ce lundi 27 janvier, aux inquiétudes liées à la propagation du coronavirus chinois, qui a déjà fait plus de 80 victimes. Des craintes encore renforcées par un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a relevé le niveau de menace à « élevé », admettant avoir fait une « erreur de formulation » dans ses précédents rapports.
    […]
    Ce lundi, l’OMS a corrigé son évaluation de la menace liée au virus apparu en Chine, la qualifiant d’"élevée" à l’international et non plus de « modérée ». « Il s’agissait d’une erreur de formulation et nous l’avons corrigée », a expliqué à l’AFP une porte-parole de cette organisation dont le siège à Genève.

    « Cela ne veut absolument pas dire que nous avons changé notre évaluation du risque, mais cette erreur s’est glissée » dans les rapports de situation, a-t-elle ajouté. Concrètement, cette correction ne change pas le fait que l’OMS, qui a rendu publics six rapports de situation depuis le début de la crise, ne considère pas que l’épidémie constitue une « urgence de santé publique de portée internationale ».

    L’OMS n’a jusqu’ici utilisé ce terme que pour de rares cas d’épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

    Faisant partie de la famille des coronavirus (comme le Sras), le virus 2019-nCoV provoque des symptômes grippaux chez les personnes contaminées, pouvant aller jusqu’à des syndromes respiratoires sévères. Il a provoqué la mort d’au moins 81 personnes et infecté plus de 2.700 autres en Chine depuis son apparition fin décembre, avant de se répandre jusqu’en Europe et aux Etats-Unis.

  • Viande de laboratoire : levée de fonds record pour la startup Memphis Meats
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/viande-de-laboratoire-levee-de-fonds-record-pour-la-start-up-memphis-meats


    DR

    L’entreprise a développé de la viande de boeuf, de poulet ou de canard une boulette conçue à partir de cellules prélevées sur des animaux et « cultivée » en machines.

    Levée de fonds historique dans le secteur de la viande à base de cellules. La startup américaine Memphis Meats vient de récolter 161 millions de dollars (146 millions d’euros) auprès d’investisseurs. C’est davantage que les sommes jamais investies dans cette activité.

    Basée à Berkeley, en Californie, l’entreprise s’était fait connaître en 2016, lorsqu’elle avait présenté une boulette conçue à partir de cellules prélevées sur des animaux et « cultivée » en machines. Elle a depuis développé d’autres aliments équivalant à de la viande de boeuf, de poulet ou de canard.

    La nouvelle levée de fonds de Memphis Meat est emmenée par les sociétés d’investissement SoftBank, Norwest et Temasek. Mais plusieurs personnalités y ont aussi participé, dont Richard Branson, Bill Gates et Kimbal Musk, ainsi que les géants de l’agroalimentaire Cargill et Tyson Foods.

    Memphis Meats souhaite utiliser cet apport d’argent frais pour construire une usine de production, étoffer ses équipes et lancer ses produits sur le marché. La jeune pousse travaille actuellement avec diverses agences sanitaires pour obtenir le feu vert à leur commercialisation.

    Burger « in vitro »
    Le premier burger « in vitro » conçu à partir de cellules souches de vaches par un scientifique néerlandais de l’université de Maastricht, Mark Post, a été présenté en 2013. Plusieurs startups se sont depuis engouffrées sur le créneau.

    « Pour l’ensemble de l’industrie, un investissement de cette taille renforce la confiance dans l’idée que cette technologie est déjà là plutôt que dans un avenir lointain », souligne Bruce Friedrich, directeur de The Good Food Institute, un organisme promouvant les alternatives à la viande et au poisson.

    Le coût de production est encore très élevé et aucun produit n’est disponible à la vente. Viande « de laboratoire », « artificielle », « à base de cellules », « cultivée », l’appellation même fait encore débat. Mais des dégustations ont déjà eu lieu et les acteurs du secteur misent sur une commercialisation à petite échelle assez rapidement. Pour leurs partisans, les viandes et poissons à base de cellules peuvent transformer durablement le système de production en évitant d’élever et de tuer des animaux.

    • #élevage (aberration historique) et #bio-industrie #biologie_cellulaire
      Ce soir à AgroParisTech rencontre avec X. Noulhianne et J. Porcher, dont les présentations du bouquin sur les réseaux de la viande in vitro sont chahutés par des militant·es pro-bio-industrie qui l’accusent de complotisme pour son livre.

      Jocelyne Porcher, Cause animale, cause du capital
      https://journals.openedition.org/lectures/39443

      Le lien entre ce contexte et les innovations actuelles de l’agriculture cellulaire est mis en évidence par l’ouvrage : avec une rhétorique assez similaire, ces dernières luttent contre l’archaïsme des productions animales, annonçant « pouvoir faire mieux […] pour la planète, pour la santé, pour les animaux » (p. 77). Selon l’auteure, cette nouvelle industrie pourrait finaliser le processus de détachement envers les animaux de ferme, notamment à travers l’appropriation capitaliste, « permettant la production de la matière animale sans les animaux » (p. 15). Le texte attire l’attention également sur l’argument « fallacieux » selon lequel nous devrions arrêter l’élevage en vertu de découvertes scientifiques démontrant l’intelligence des animaux de ferme. Pour l’auteure, « ce n’est pas parce qu’ils les considéraient comme des abrutis que les paysans travaillaient avec des bœufs et des cochons, mais au contraire parce qu’ils avaient l’expérience de leur intelligence dans le travail au quotidien » (p. 15).

    • Massacre programmé de l’agriculture paysanne et de la polyculture élevage qui l’accompagne souvent. Mais... quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ! Relire Aude Vidal et Jocelyne Porcher « on achève bien les éleveurs ».

  • La FAA pourrait autoriser la remise en vol du Boeing 737 MAX avant l’été
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-faa-pourrait-autoriser-la-remise-en-vol-du-boeing-737-max-avant-l-ete-8


    Crédits : Lindsey Wasson

    La direction de l’aviation civile américaine (FAA) a indiqué aux compagnies aériennes américaines exploitant le MAX qu’elle pourrait approuver la remise en service du 737 MAX plus tôt que la date prévue par Boeing, soit avant mi-2020.

    L’administration de l’aviation civile américaine (FAA) a indiqué vendredi aux compagnies aériennes américaines exploitant le MAX (American Airlines, Southwest Airlines et United Airlines) qu’elle pourrait approuver la remise en service du 737 MAX avant la date prévue par Boeing, mi-2020. C’est, selon des sources proches du dossier citées par Reuters et l’AFP, ce qu’a indiqué par téléphone aux compagnies le directeur de la FAA, Steve Dickson. Une personne informée de la teneur de l’un des appels a déclaré que le directeur de la FAA avait indiqué que le calendrier annoncé Boeing était "très prudent La FAA et Boeing évoquent depuis la fin d’année dernière des calendriers différents sur la remise en service du 737 MAX, cloué au sol depuis mars dernier suite à deux catastrophes aériennes en l’espace de cinq mois.

    La FAA change de ton
    Sollicitée, la FAA a confirmé que Dickson avait passé des appels téléphoniques pour « répéter que la FAA n’avait fixé aucun délai pour la finalisation des travaux de certification de l’appareil ». Pour autant, dans un communiqué publié le même jour, la FAA a calmé le jeu par rapport à Boeing et s’est déclarée satisfaite des progrès réalisés par l’avionneur.

     "Alors que la FAA continue de suivre un processus minutieux, l’agence est satisfaite des progrès de Boeing ces dernières semaines en vue de la réalisation d’étapes clé", a-t-elle déclaré. Un changement de ton qui a fait remonter le cours de l’action de Boeing, chahuté par la crainte des investisseurs de voir baisser la production d’un autre appareil, le 787 Dreamliner.

  • Le Boeing 777X commence ses essais en vol avec plus de six mois de retard
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/enfin-une-bonne-nouvelle-pour-boeing-le-777x-a-decolle-838033.html

    Enfin une bonne nouvelle pour Boeing embourbé dans les déboires du B737 MAX. Avec plus de six mois de retard à cause , son 777X, le plus gros bi-réacteur du monde, a décollé ce samedi d’Everett, près de Seattle, pour effectuer son premier vol d’essai. Si la période de certification de se passe bien, l’avion entrera en service début 2021 chez Emirates, contre « mi-2020 » comme cela était initialement prévu.

    Plus de 400 passagers
    Le 777X, qui peut transporter de 350 à 426 passagers, présente un carnet de commandes de 340 unités, principalement de la part de sept grandes compagnies aériennes, dont Emirates, Lufthansa, Cathay Pacific, Singapore Airlines et Qatar Airways. Il est censé concurrencer l’A350 de l’avionneur européen Airbus.

    Le vol inaugural du 777X était initialement prévu à l’été 2019, mais avait dû être repoussé en raison de problèmes avec le nouveau moteur GE9X, fabriqué par General Electric, et de difficultés avec les ailes et la validation des logiciels.

    https://www.youtube.com/watch?v=rNyJbdv2KF4

  • Réforme des retraites : ce que déplore le Conseil d’Etat
    https://www.latribune.fr/economie/france/reforme-des-retraites-ce-que-deplore-le-conseil-d-etat-838016.html


    Crédits : Christian Hartmann

    Le Conseil d’État estime ne pas avoir eu le temps de « garantir au mieux la sécurité juridique » de la réforme des retraites. L’institution déplore aussi les « projections financières lacunaires » du gouvernement et un recours aux ordonnances qui « fait perdre la visibilité d’ensemble ».

    Le Conseil d’Etat regrette que le gouvernement ne lui ait pas donné le temps nécessaire pour garantir « la sécurité juridique » de son examen du projet de réforme des retraites, pour lequel les projections financières sont en outre « lacunaires », selon un avis rendu public vendredi. Une « situation d’autant plus regrettable » qu’il s’agit d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir (...) l’une des composantes majeures du contrat social », ajoute la plus haute juridiction administrative française, dans ce document publié sur le site Légifrance.

    Deux projets de loi présentés
    Les deux projets de loi (organique et ordinaire) pour cette réforme des retraites ont été présentés ce vendredi en conseil des ministres. Ils seront examinés par une commission spéciale de l’Assemblée nationale à partir du 3 février avant d’être débattus en séance publique à partir du 17 février, pour une adoption finale que l’exécutif espère avant l’été.

    Le Conseil d’Etat a été saisi de ces deux textes le 3 janvier.

    « Le Conseil d’Etat souligne qu’eu égard à la date et aux conditions de sa saisine, ainsi qu’aux nombreuses modifications apportées aux textes pendant qu’il les examinait, la volonté du gouvernement de disposer de son avis dans un délai de trois semaines ne l’a pas mis à même de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé », déclare l’instance dans son avis.

    Projections financières lacunaires
    Un avis sévère, qui n’épargne pas l’étude d’impact accompagnant les deux textes : la première mouture était « insuffisante » et même une fois complétée, « les projections financières restent lacunaires », en particulier sur la hausse de l’âge de départ à la retraite, le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux.

    Manque de visibilité
    Le Conseil d’État pointe également le choix de recourir à 29 ordonnances, y compris « pour la définition d’éléments structurants du nouveau système de retraite », ce qui « fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et, partant, de sa constitutionnalité et de sa conventionnalité ».

    Celle portant sur la « conservation à 100% des droits constitués » au moment de la bascule entre le système actuel et le futur « système universel » est jugée « particulièrement cruciale », à tel point « qu’en l’absence d’une telle ordonnance » la réforme « ne s’appliquera pas » aux personnes nées à partir de 1975.

    Enfin, l’engagement de revaloriser les enseignants et des chercheurs via des loi de programmation est condamné à disparaître du texte car « ces dispositions constituent une injonction au gouvernement de déposer un projet de loi et sont ainsi contraires à la Constitution ».

  • Amazon mis en cause par ses propres employés, notamment pour son empreinte carbone
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/01/27/amazon-mis-en-cause-publiquement-par-ses-propres-employes_6027316_4408996.ht

    Plus de 300 employés d’Amazon ont signé de leur nom dimanche 26 janvier des critiques contre la grande entreprise américaine spécialiste de la distribution, notamment sa politique environnementale, en guise de défiance du règlement intérieur qui suppose une autorisation préalable de la hiérarchie. La publication de ces témoignages sur le site Medium a été organisée par le groupe Amazon Employees for Climate Justice (AECJ), qui pousse l’entreprise à aller plus loin dans son plan de mitigation annoncé à (...)

    #Amazon #écologie #conditions #travailleurs #AmazonEmployeesforClimateJustice-AECJ #AWS

    • Plus de 350 employés Amazon critiquent sa politique environnementale
      https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/plus-de-350-employes-amazon-critiquent-sa-politique-environnementale-83806

      Plus de 350 salariés Amazon ont signé dimanche une liste de critiques à l’encontre du géant de l’e-commerce, notamment à l’égard de sa politique environnementale. Un règlement récemment adopté au sein de l’entreprise interdit aux employés de s’exprimer publiquement sur les activités du groupe.

      Protestation chez Amazon. Plus de 350 salariés du géant de l’e-commerce ont signé dimanche des critiques contre leur employeur, notamment à l’égard de sa politique environnementale. Détail qui n’en est pas un : tous ont signé de leur propre nom, en guise de défiance du règlement intérieur qui suppose une autorisation préalable de la hiérarchie.
      […]
      Le 19 septembre, Jeff Bezos, fondateur de l’entreprise et accessoirement l’homme le plus riche du monde, a pris des engagements publiquement en matière d’environnement promettant notamment qu’Amazon atteindra la neutralité carbone en 2040. C’est insuffisant selon l’AECJ, qui réclame d’y arriver dès 2030.

      Mark Hiew, directeur marketing chez Amazon juge que « ce n’est pas le moment de réduire des gens au silence. Nous avons besoin de règles qui encouragent un discours plus ouvert, plus de solutions et une action plus déterminée et concertée sur le changement climatique et ses causes ».

      Amazon n’a pas répondu à une demande de réaction de l’AFP mais, un article du Washington Post (propriété de Jeff Bezos et qui se fait beaucoup l’écho de l’AECJ) cite un porte-parole Drew Herdener, qui explique qu’Amazon encourage les employés à s’exprimer mais en interne par le biais de différentes plateformes à leur disposition.

  • Retraites : après 7 semaines de conflit, les opposants jettent leurs dernières forces dans la bataille
    https://www.latribune.fr/economie/france/retraites-apres-7-semaines-de-conflit-les-opposants-jettent-leurs-derniere


    Gouvernement et syndicats se renvoyant la responsabilité des actions coup de poing.
    Crédits : Reuters

    […]
    Haka
    La mobilisation continue d’être soutenue par une majorité de la population. Plus de six Français sur dix (61%) considèrent qu’Emmanuel Macron devrait retirer la réforme, une opinion en hausse de quatre points en un mois, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi.

    Épaulés par des égoutiers, des fonctionnaires ont jeté mercredi à la mi-journée bleus de travail, plots de signalisation, casques et gants, codes de la Fonction publique, crayons et câbles d’ordinateur devant le ministère des Finances, à l’appel de cinq de leurs syndicats.

    Environ 350 salariés du commerce et des services selon la police avaient manifesté auparavant de la gare Saint-Lazare à l’Opéra. « On a 80% de femmes dans la distribution et beaucoup sont à temps partiel imposé et gagnent entre 600 ou 800 euros par mois. Le calcul de la retraite sur l’ensemble de la carrière va les pénaliser », a expliqué Amar Lagha, secrétaire général de la CGT-Commerce.

    Dans le secteur maritime, trois jours de « ports morts » sont annoncés jusqu’à vendredi. À Marseille, Nantes-Saint-Nazaire et Le Havre, les perturbations se sont poursuivies mercredi au point que les acteurs du secteur commencent à s’inquiéter de pertes qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros.

    Dans les transports en commun RATP et SNCF, fers de lance de la contestation, le trafic est quasiment revenu à la normale, les grévistes souhaitant « reprendre des forces » avant vendredi.

    De leur côté, les avocats ont maintenu la pression sur leur ministre Nicole Belloubet grâce à des actions spectaculaires, comme devant le tribunal de Bobigny où une cinquantaine d’entre eux ont fait un haka - deux traits tracés au noir sur leurs joues, écharpe rouge sur leur robe -, célèbre danse rituelle des guerriers maoris pratiquée par l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande, frappant leurs genoux, leur torse, leurs coudes.

    "Radicalisation"
    Devant les actions coups de poing qui se multiplient, l’entourage d’Édouard Philippe pointe la « radicalisation » d’une minorité de « jusqu’au-boutistes ». Pour le député Adrien Quatennens (LFI), une « f_orme de radicalisation du mouvement_ » est « inéluctable dès lors que le gouvernement entend passer par la force ».

    Treize formations de gauche, dont le PCF, EELV et le PS, ont par ailleurs présenté un contre-projet de réforme, avec retraite minimum au Smic et meilleure prise en compte de la pénibilité.

  • Trump en veut à Boeing de lui gâcher son bilan économique, la compagnie réaffirme sa confiance dans le MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/trump-en-veut-a-boeing-de-lui-gacher-son-bilan-economique-la-compagnie-rea


    Le cabinet IHS Markit anticipe une baisse du PIB de 0,1 point si le 737 MAX reste cloué au sol jusqu’en juin, et de 0,2 point s’il ne vole pas du tout en 2020.
    Crédits : Reuters

    "Boeing, c’est une grande, grande déception pour moi", a indiqué mercredi Donald Trump en marge du Forum économique mondial de Davos. David Calhoun, le nouveau directeur général de Boeing, s’est quant à lui voulu rassurant, en affichant sa confiance dans le 737 MAX et en promettant plus de moyens aux ingénieurs.
    […]
    « C’était, disons jusqu’à il y a un an, l’un des plus grands groupes du monde, et soudainement, plein de choses sont arrivées. Je suis tellement déçu par Boeing, tout cela a eu un énorme impact », a poursuivi le président.
    […]
    « Je crois en cet avion. J’y crois parce que nous l’avons fabriqué. Les pilotes y croient. C’est juste que la procédure d’approbation [des avions] est nouvelle », a défendu M. Calhoun [le nouveau directeur général de Boeing].
    […]
    Sans verser dans un mea culpa, il a fait remarquer que Boeing et les régulateurs n’avaient pas correctement anticipé les réactions des pilotes à un dysfonctionnement du système anti-décrochage MCAS mis en cause dans les deux accidents.

    Le dividende versé aux actionnaires inchangé
    Répétant que la sécurité était la « priorité » de Boeing, David Calhoun a ajouté : « une fois que les pilotes vont se remettre aux commandes [du MAX modifié] et seront en confiance, je suis persuadé que les clients [et les voyageurs] suivront ».

    Il a par ailleurs promis des moyens supplémentaires aux ingénieurs de Boeing, semblant ainsi répondre aux critiques selon lesquelles la culture d’innovation et de sécurité, au cœur de la stratégie de l’entreprise créée il y a 104 ans, avait été écrasée par le souci de satisfaire les marchés financiers et les actionnaires.

    Il sera néanmoins difficile de se débarrasser de cette culture du tout-financier puisque David Calhoun a assuré que le dividende versé aux actionnaires ne serait pas réduit, en dépit de l’explosion des coûts liés aux difficultés du MAX.

  • Le gaspillage augmente, l’économie circulaire recule
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/le-gaspillage-augmente-l-economie-circulaire-recule-837840.html


    L’extraction de matières premières notamment ne cesse de croître.
    Crédits : Reuters

    En 2017, les ressources consommées par l’économie mondiale ont encore grimpé, dénonce l’ONG Circle Economy dans un rapport présenté à Davos. Leur taux de réutilisation a en revanche reculé.

    L’économie mondiale est de plus en plus gourmande en ressources, mais de moins en moins circulaire. Le 21 janvier, au Forum économique mondial de Davos, l’ONG Circle Economy a lancé le cri d’alarme. En 2017, 100,6 milliards de tonnes de minéraux, combustibles fossiles, métaux et biomasse ont été utilisés. Mais seulement 8,6% ont été réutilisés, détaille la troisième édition du rapport annuel de l’organisation, le « Circular Gap report ». En 2015, cette proportion s’élevait à 9,1%.

    L’extraction de matières a plus que triplé depuis 1970
    Ce recul est surtout dû à l’extraction de matières premières, qui ne cesse de croître. Entre 1970 et 2017, elle a plus que triplé, progressant de 26,7 à 92 milliards de tonnes. Depuis 2015, elle a augmenté de 9%. Or, la réutilisation de ces ressources n’augmente pas aussi vite : entre 2015 et 2017, elle n’a crû que de 3%, en passant de 8,4 à 8,65 milliards de tonnes.

    La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement : de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

    #tout_va_bien #extractivisme