• Voyage zapatiste - La « extemporanea » et une Iniciative Nationale - Communiqué du Sous-commandant insurgé de l’EZLN, Moisés - Juillet 2021 - CSIA-Nitassinan
    http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1199
    https://vimeo.com/575913768


    Voyage zapatiste - Demande d’entrée sur le territoire français d’une Délégation de Communautés des Peuples Autochtones, en particulier Zapatiste du Mexique - Juillet 2021

    http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1198
    #EZLN

  • RAPPORT NATIONAL 2020 SUR LES CENTRES ET LOCAUX DE RÉTENTION : LA RÉTENTION EN PÉRIODE DE COVID-19

    Dans le rapport 2020, les associations Forum réfugiés-Cosi, France Terre d’Asile, Groupe SOS Solidarités – Assfam, La Cimade, et Solidarité Mayotte mettent en avant les problématiques habituelles rencontrées en rétention et exacerbées par la crise sanitaire. Publié le 6 juillet 2021, le rapport, qui embrasse la situation dans les CRA et LRA de métropole et d’outre-mer, offre deux angles d’approche : national et local.

    Malgré la crise sanitaire et les confinements, les centres de rétention administrative n’ont pas cessé de fonctionner en 2020, témoignant de la volonté de l’État de poursuivre la politique d’éloignement en privilégiant le recours à la rétention, y compris en contexte épidémique et en l’absence d’éloignement possible.

    Dès le 19 mars 2020, dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur, nos associations, constatant l’absence puis l’insuffisance des protocoles sanitaires, ont demandé la fermeture temporaire des centres et locaux de rétention administrative, la suspension des décisions de placement en rétention et la libération des personnes retenues. Par la suite, les juridictions ont été saisies en ce sens.

    Ces demandes n’ont pas été entendues, si bien que des personnes retenues se sont retrouvées exposées au virus, les foyers de contamination se multipliant dans ces lieux de privation de liberté. De plus, des personnes atteintes de pathologies graves, physiques et psychiques, ont continué d’être enfermées, malgré le risque de développer une forme grave de la Covid-19.

    Des placements sans perspective d’éloignement

    En 2019, avec l’allongement de la durée maximale de rétention à 90 jours, les associations faisaient le constat d’un allongement de la durée moyenne d’enfermement, pourtant peu efficace et disproportionné au regard du but poursuivi. En 2020, cette durée moyenne s’est encore allongée, alors même que la fermeture des frontières limitait fortement, voire rendait impossible pour certaines destinations, l’éloignement des personnes enfermées.

    Sanctionnant ces privations de liberté illégales, uniquement lors du premier confinement, les juges ont massivement libéré les personnes placées en CRA. Ces décisions n’ont néanmoins pas infléchi la politique du gouvernement, qui a enfermé plus de 27 000 personnes en rétention malgré le contexte sanitaire.

    Un quart des placements en rétention en 2020 concernaient des personnes sortant de prison à l’issue de leur peine, ce qui revêt un caractère abusif dès lors que l’éloignement à bref délai n’est pas possible. En plus de l’absence de perspectives d’éloignement et d’une incertitude encore plus prononcée que les années précédentes quant à l’issue de la rétention, le contexte sanitaire a engendré des atteintes et des restrictions de droits de la part de l’administration, telles que la limitation ou l’interdiction des visites aux personnes enfermées, ou le recours systématique au mode dégradé d’accès à la justice que constituent les visioaudiences.

    Les conséquences parfois graves sur la santé physique et mentale des personnes enfermées se sont trouvées amplifiées en 2020 avec des angoisses et un sentiment d’incompréhension provoqués par ce contexte sanitaire et juridique particulier. Par suite, on a constaté davantage de mouvements de contestation tels que les grèves de la faim, ou de gestes désespérés comme les tentatives de suicide ou les actes d’automutilation.

    https://vimeo.com/571526227

    https://www.lacimade.org/rapport-national-2020-sur-les-centres-et-locaux-de-retention-la-retention-

    Pour télécharger le rapport :
    https://www.lacimade.org/wp-content/uploads/2021/07/RA_CRA_2020_web.pdf
    #France #rétention #asile #migrations #réfugiés #détention_administrative #CRA #2020
    #rapport #La_Cimade

  • Picture a scientist

    https://vimeo.com/405966332

    SYNOPSIS

    PICTURE A SCIENTIST chronicles the groundswell of researchers who are writing a new chapter for women scientists. Biologist Nancy Hopkins, chemist Raychelle Burks, and geologist Jane Willenbring lead viewers on a journey deep into their own experiences in the sciences, ranging from brutal harassment to years of subtle slights. Along the way, from cramped laboratories to spectacular field stations, we encounter scientific luminaries - including social scientists, neuroscientists, and psychologists - who provide new perspectives on how to make science itself more diverse, equitable, and open to all.

    https://www.pictureascientist.com

    #documentary #film #science #academia #women #US #harassment

    ping @cdb_77

    • Picture a Scientist

      Le #harcèlement_sexuel et les #inégalités femmes-hommes n’épargnent pas le monde des #sciences. Cette enquête édifiante ouvre les portes des laboratoires et donne la parole à plusieurs scientifiques qui brisent l’omerta en se confiant sur leur #parcours_professionnel, gangréné par le harcèlement et les #discriminations.

      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/60365_1

    • Podiumsdiskussion & Streaming-Event –
      Eine Veranstaltung des Gleichstellungsbüros

      Der Film
      Picture a Scientist wirft Fragen zur Rolle von Frauen in der Wissenschaft auf. Wer macht eigentlich Wissenschaft? Und weshalb ist es in unserer Vorstellung immer noch „der Wis­senschaftler“?
      Im Film nehmen sich eine Biologin, eine Chemi­kerin und eine Geologin dieser Fragen an und führen das Publikum auf eine Reise durch die Erfahrungen ihrer akademischen Laufbahn – als Frauen der Wissenschaft.
      In ihren Karrieren sind sie von Beginn an Dis­kri­minierungen ausgesetzt. Wissenschaftlerinnen müssen einen stetigen Kampf um Anerkennung, Respekt und Gleichberechtigung führen.
      Informationsmaterial zum Film

      Trailer: PICTURE A SCIENTIST - Frauen der Wissenschaft online ansehen | Vimeo On Demand auf Vimeo

      Interview mit den Filmmacher*innen (englisch): https://www.youtube.com/watch?v=62qVQPe1sVc


      E-Flyer zum Film

      Die Veranstaltung

      Das Gleichstellungsbüro lädt am 21.07.2021 zu einer Podiumsdiskussion im Rah­men eines Online-Lunchtalks von 12–14 Uhr zum Thema ’Aktuelle Situation von Frauen in der Wissenschaft’ ein. Diskussionsgrundlage und Anlass bildet der Film Picture a Scientist.

      Der Stream des Films steht nach Anmeldung für die Podiumsdiskussion kostenfrei vom 16.–18.07.2021 zur Verfügung. Die darin aufgeworfenen Themen und Fragestellungen sollen im Rahmen der anschließenden Podiumsdiskussion reflektiert sowie kritisch diskutiert werden. Die Teilnehmer*innen der Veranstaltung sind eingeladen, bereits im Vorfeld der Podiumsdiskussion über die Homepage des Gleichstellungsbüros Fragen und Diskussionsanreize zu senden, die vom Podium aufgegriffen werden können.

      Die Veranstaltung wird moderiert von Anneliese Niehoff, Mitglied im Vorstand der Bundeskonferenz der Frauen- und Gleichstellungsbeauftragten an Hochschulen e.V. (bukof) und Leiterin des Referates Chancengleichheit/Antidiskriminierung, Arbeitsstelle Chancengleichheit der Universität Bremen. Die Diskussionssprache ist deutsch.

      Podium
      Prof. Dr. #Diana_Imhof (Professorin für Pharmazeutische Biochemie und Bioanalytik)
      Dr. #Amma_Yeboah (Psychodynamische Supervisorin, Fachärztin für Psychiatrie & Psychotherapie)
      Dr. #Sinah_Kloß (Forschungsgruppenleiterin im Bonn Center for Dependency and Slavery Studies)
      Dr. #Nina_Steinweg (Mitarbeiterin am Center of Excellence Women and Science)
      PD Dr. #Eva_Youkhana (Stellvertretende Direktorin im Center for Development Research, ZEF)
      Prof. Dr. #Heike_Kahlert (Professorin für Soziologie/Soziale Ungleichheit und Geschlecht)

      Organisatorisches

      Die Veranstaltung findet in Zoom statt. Der Veranstaltungslink sowie die Registrierung für das Filmstreaming wird Ihnen nach der finalen Platzvergabe per E-Mail zugestellt. Da nur eine begrenzte Anzahl von Tickets für den Film zur Verfügung steht, kann es sein, dass nicht alle Interessierten teilnehmen können. Wenn Sie den Film bereits kennen oder auch ohne den Stream in Anspruch zu nehmen gerne bei der Podiumsdiskussion dabei sein möchten, können Sie diese Option bei der Registrierung wählen.
      Termine
      Der Stream des Films wird im Zeitraum von
      Freitag 16.07.2021 um 18:00 Uhr
      bis Sonntag dem 18.07.2021 um 23.59 Uhr
      verfügbar sein.

      Die Podiumsdiskussion findet am 21.07.2021 von 12–14 Uhr statt.
      Anmeldung
      Hier können Sie sich bis zum 11.07.2021 anmelden.
      Diskussionsfragen können Sie hier bis zum 19.07.2021 einreichen.
      Stand 12.07.2021: Es sind noch Plätze bzw. Tickets verfügbar! Hier

      Weitere Informationen zu Technik und Format:
      Aufgrund der großen Personenzahl wird die Zoomveranstaltung im Webinarformat durchgeführt.
      Eine Diskusssionsbeteiligung kann über die Chatfunktion erfolgen.

      Wenn Sie eine*n Gebärdendolmetscher*in, eine*n Schriftsprachdolmetscher*in oder andere Unterstützungsmaßnahmen benötigen, melden Sie dies bitte bereits bei der Anmeldung an, damit wir rechtzeitig Vorkehrungen treffen können. Wir bemühen uns, die Veranstaltung so barrierefrei wie möglich zu gestalten.

      https://www.gleichstellung.uni-bonn.de/de/universitaetskultur/picture-a-scientist

      #Gender_Equity_Office #Bonn #Bonn_University #panel_discussion #interview

  • Israeli troops ambushed the protesters. They didn’t stop firing even after shooting a teen in the head
    Even before the demonstration in solidarity with Gaza began, IDF troops fired at the protesters. Islam Burnat , 16, stood up, and was shot and killed
    Gideon Levy, Alex Levac | Jun. 10, 2021 | 11:51 PM - Twilight Zone - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/twilight-zone/.premium.MAGAZINE-idf-troops-ambushed-the-protesters-they-shot-a-teen-in-th

    The marker in memory of Bassem Abu Rahma – a metal plaque with text in English – stands along the path that descends to the separation barrier, mute testimony to a local hero who was killed here in 2009 in the struggle for his village’s lands and for his freedom. Bassem’s sister, Jawahar, was also killed not far from here, in demonstrations mounted by this West Bank resistance village of Bil’in, choked off by Israel.

    The way down the path is strewn with remains of burned tires; alongside are scorched fields and a grove of oaks, with a large, torn Palestinian flag flying at half mast. These lands in the western part of Bil’in were returned to the village a few years ago by order of Israel’s High Court of Justice. The villagers turned the area into playgrounds and recreational spots, but the place looks more like a battlefield than a picnic area.

    The houses of the huge ultra-Orthodox settlement of Modi’in Ilit, which was built on Bil’in’s property, abut the concrete wall of separation. A white-shirted Haredi settler is standing on the other side of the wall here, casting suspicious glances at us. Three weeks ago, Israel Defense Forces soldiers, standing not far from there, killed 16-year-old Islam Burnat with a bullet to the head. The strains of Haredi music playing a distance away encroach on the awful silence here. A makeshift circle of stones marks the spot where Islam fell. Fading bloodstains are still visible in the center of the circle, next to an empty bag of Bamba snack food.

    Bil’in displayed solidarity with the Gaza Strip from the first day of last month’s Operation Guardian of the Walls, against Hamas. The IDF, for its part, apparently decided that under cover of war, its forces could abort any political demonstration by Palestinians using all means – including live fire. With all eyes turned to Ashkelon and the Strip during the fighting, no one took an interest in the killing of demonstrators in the West Bank. That was especially blatant on the May 14, a black Friday, when soldiers killed 12 protesters in different places in the West Bank, and on May 18 in Bil’in .

    That day saw the third demonstration in Bil’in, northwest of Ramallah, since the war had erupted a week earlier. The Palestinians knew by then that the troops had changed the rules and were firing live ammunition at unarmed demonstrators who posed no danger to anyone, from the other side of the barrier – which has graffiti on it in support of BDS.

    “Use of live fire became a trend,” says Iyad Hadad, the experienced field researcher of the Israeli human rights organization B’Tselem. “They didn’t want to give the demonstrations a chance and used live ammunition even before they started [the protest].” When Hadad visited the site where we’re now standing, five days after Islam was killed, in order to investigate the circumstances of that appalling death – soldiers fired live ammunition at him, too. He wasn’t hurt.

    On May 18, a general strike was called in the West Bank – a karama (dignity) strike – in a show of solidarity with bomb-battered Gaza. The village of Bil’in turned out to demonstrate. In the afternoon, as the heat abated, a vanguard force of 15 to 20 children and teenagers set out on the path leading down to the wall, in order to scout the area. Veterans of earlier demonstrations, they checked to see whether there were troops lurking in ambush. They saw nothing other than two soldiers standing on a dirt mound to the north of them, on the other side of the separation barrier, and an IDF jeep about 150 meters away from there. The small tent adjacent to the wall, also on the other side, which the soldiers had used in previous demonstrations to take refuge from the sun, was closed and looked deserted. The young Palestinian scouting party threw a few stones in the direction of the tent, to ensure there were no soldiers in it, and got no response.

    The group of young people taunted the two soldiers on the mound, chanting and throwing stones, which fell short. In response the soldiers hurled tear-gas canisters at them, and fired a few rubber-tipped metal bullets. The area was still relatively quiet; the main group of demonstrators from the village hadn’t yet arrived. Four of the youths approached the wall, the others kept their distance. Concentrating on the two soldiers standing to the north, the advance party didn’t notice a few soldiers suddenly emerging from the tent nearby.

    “Kamin! Kamin!” – “Ambush! Ambush!” – one of the teenagers screamed. About 40 meters separated the soldiers laying in the ambush from the four youths who were approaching the barrier. The soldiers started to rain live fire on them. The youths lay on the ground to protect themselves, and then the shooting stopped. Islam, who was lying on the ground and covering his head with his hands, couldn’t have known where the shooting was coming from, because from where he was it was impossible to see the tent, which was located on a slope on the other side of the wall.

    When the shooting stopped, Islam stood up. It was the last mistake he would ever make. He was shot in the head by a soldier standing to his right. Islam collapsed into an expanding pool of his blood. But things didn’t end there. When his distraught friends tried to evacuate him, the soldiers went on shooting at them for another five minutes, preventing his removal, according to testimonies taken by Hadad, the field researcher.

    When the firing died down, Islam’s friends carried him about 150 meters, until a Palestinian ambulance arrived on the scene. But in the absence of equipment for administering intensive care, there was little the volunteer paramedic could do, other than to try to staunch the blood spurting from the teenager’s head. About half an hour went by from the moment Islam was hit until he arrived at the Government Hospital in Ramallah. The medical report states that he sustained a direct shot to the head and that he had arrived in a state of brain death. About two hours later, at around 7:30 P.M., he was pronounced dead.

    Only the soldiers’ four chairs remained this week at the place from which the shots were fired at Islam; the tent has been removed.

    The IDF Spokesperson’s Unit again made do with its generic, automatic response to questions, this time about why Islam was shot in the head with live fire and why the soldiers went on shooting after he was hit and thus prevented his evacuation: “In the wake of the incident, a Military Police investigation has been launched, at the conclusion of which the findings will be conveyed to the military advocate general’s office for examination.”

    A new one-story house, whitewashed, stands at the edge of Bil’in. This is the home of Islam’s family. The house is enveloped with memorial posters and Palestinian flags. The family moved to its new home just two-and-a-half months ago. Islam’s bereaved mother, Janat, 37, is staying in her parents’ home, not far away. She is grief-stricken, her face cloaked in a kerchief. She cries constantly, a pent-up, quiet sobbing. Islam was her and her husband Wahal’s firstborn; they have three other children.

    On the day of his death, Islam got up after 10 – there had been a strike at school, too. At midday his younger sister, 7-year-old Fatma, asked him to make her French fries, and he did. Islam liked to cook. He then asked his mother whether she wanted to go to the demonstration: The Burnats are a fighting family; they usually go together to all the demonstrations. Janat replied that it was too early to go – she would join them later. Islam left home together with his uncle Mahmoud, who is his age. It was around 4 P.M. His mother says she had a bad feeling – her heart sunk, she recalls now, describing what she felt.

    At 5:15, Janat’s sister told her that she had heard live fire from the direction of the demonstration. With much foreboding, she asked whether anything had happened to Islam. Leaving behind an electrician who was working in the house, Janat rushed out into the street. Her brother Mahmoud ran toward her, weeping. Who was hurt, she asked. He said he didn’t know, maybe someone from the neighboring village. Her little daughter Fatma now leans mutely on the armrest of her chair. Janat’s brother, Rani, is sitting next to her; she curls up next to him from time to time, weeping.

    Rani Burnat, 40, a charming, good-looking man, was wounded on the second day of the second intifada by a bullet aimed at his head. It struck him in the neck, he tells us, when he turned his head at the last second. It happened during a demonstration in Ramallah, immediately after his last driving lesson, ahead of the test that was scheduled for the next day. After a year in hospitals in Jordan and the West Bank, his lower body and one arm are paralyzed and he is wheelchair-ridden for life. In that wheelchair he takes part in all the village’s demonstrations. He was also at the demonstration where his nephew, Islam, was killed.

    Frightened, Janat decided to go to the hospital in Ramallah. She was certain her son had been wounded, even though no one had told her so explicitly. When she arrived there with her husband, Islam was being operated on, in a desperate attempt to staunch the massive bleeding from his head. Rani also arrived at the hospital, in his specially outfitted car. He told us that he had been at the demonstration and had heard the shooting but hadn’t been able to see who was hit. Rani is a volunteer with B’Tselem who documents incidents with his video camera, but he did not manage to video the killing of his nephew. A friend who next to him had told him even before the shooting started that one of the soldiers looked like someone who “had come to kill.”

    Islam’s grandfather, Wajiah Burnat, a familiar figure in the Palestinian struggle, bearded, impressive, Hebrew-speaking, says he has frequently heard soldiers saying to one another, “Put a bullet in his head.” Never has he heard, “Put a bullet in his leg.”

    On that day, IDF soldiers rather than Border Police were deployed at the demonstration, the latter having been sent to impose order in Israel’s so-called mixed cities, which were on fire. Wajiah, 65, asks what other countries send soldiers to break up demonstrations.

    When we visited the home of Islam’s grandparents, on Monday of this week, Shai Carmeli-Pollak, the Israeli director of the marvelous 2006 documentary film “Bil’in My Love,” was also there. Four years ago, while preparing to direct a new feature, he shot a short promo to present to the film foundations – a scene with children from Bil’in in which Islam was the central character. On the day after the killing, Carmeli-Pollak edited segments of the clip, showing Islam with his friends, and with Roger Waters’ “Song for Palestine” playing in the background. It’s a harrowing sight. A boy who loved to swim, and dreamed of becoming a lifeguard, laughing and acting in a film.

    Carmeli-Pollak wrote on his Facebook page: “I have known Islam since he was a little boy. He’s the grandson of Wajiah Burnat, my good friend from Bil’in. A few years ago I filmed him for a scene from a film I am developing. He was a brave boy, who always went ahead in demonstrations, and it turned out that he was also a very talented actor. I had so much fun with him and his friends. On May 18, 2021 an Israeli occupation soldier murdered him in cold blood near the wall in Bil’in. He was 16 years old. I am looking for the right words to say and can’t find them. I am very sad.”

    RIP Islam
    Il y a 4 semaines
    Shai Carmeli Pollak
    https://vimeo.com/552289039


    #Palestine_assassinée

  • « Le périmètre de Kamsé », un film qui montre la force des femmes africaines

    Pour « Le périmètre de Kamsé », son nouveau documentaire, le réalisateur genevois Olivier Zuchuat a filmé la bataille menée dans un village du Burkina Faso, principalement par des femmes, pour lutter contre la désertification. A voir actuellement sur les écrans romands.

    https://vimeo.com/527243139

    Après avoir raconté la crise de la dette au Mali ("Djourou, une corde à ton cou", 2005), un camp de réfugiés de la crise du Darfour ("Au loin des villages", 2008), la déportation d’opposants politiques grecs sur l’île de Makronissos à la fin des années 1940 ("Comme des lions de pierre à l’entrée de la nuit", 2012) ou encore la vie de Matthias Langhoff qui n’a cessé de marquer le théâtre européen depuis les années 1960 ("Matthias Langhoff, laisser la porte ouverte", 2015), c’est aujourd’hui une thématique en lien avec l’exode migratoire depuis les pays africains qui est au centre du nouveau documentaire du réalisateur genevois Olivier Zuchuat.

    En 2016-2017, au plus fort de la crise des migrants du Sahel qui tentaient de traverser la Méditerranée, Olivier Zuchuat décide de s’intéresser, non pas à celles et ceux qui partent, mais à celles et ceux qui restent et qui affrontent ce désert qui progresse petit à petit. « Et de recherches en hasards, j’ai atterri dans ce tout petit village de Kamsé, perdu au nord du Burkina Faso », raconte à la RTS le réalisateur.

    La force des femmes africaines
    Dans ce village, les habitants et habitantes qui sont restés sur place se lancent alors dans un chantier pharaonique : creuser, à la pelle et à la pioche, un réseau de digues et de mares et y planter des arbres afin de reverdir et fertiliser les endroits conquis par le désert. . . . . .
    Source : https://www.rts.ch/info/culture/cinema/12228063-le-perimetre-de-kamse-un-film-qui-montre-la-force-des-femmes-africaines

    #Femmes #Sahel #désert #Burkina_Faso #documentaire #Afrique

  • #NECROPOLIS di #Arkadi_Zaides


    https://www.facebook.com/events/539434414128705

    Au plus près du réel, la pratique artistique d’Arkadi Zaides mêle inséparablement expérience chorégraphique et conscience politique pour susciter une réflexion critique sur l’état du monde à travers des projets aussi originaux que stimulants. Citons par exemple le solo Archive, dans lequel le conflit israélo-palestinien est mis en scène et en perspective avec acuité. Sa nouvelle pièce, NECROPOLIS,
    présentée en création à Montpellier Danse, se fonde sur une liste établie par la plateforme européenne
    UNITED for Intercultural Action afin de recenser les migrant(e)s mort(e)s en essayant d’atteindre l’Europe. Débutée en 1993 et régulièrement actualisée, elle dénombre déjà plus de 40 500 personnes disparues, en grande majorité non identifiées.
    Suite à la découverte de cette liste macabre, Arkadi Zaides et son équipe ont effectué un long travail de recherche dans l’optique d’une traduction scénique. Imbrication très dynamique de matériaux documentaires et d’éléments chorégraphiques, NECROPOLIS délivre une palpitante enquête sensible qui s’attache à inscrire des événements isolés dans un contexte géopolitique global et à saisir toutes les dimensions de la situation. Peu à peu, reliant entre eux les lieux où se trouvent les #corps des migrant(e)s mort(e)s, se dessine sous nos yeux un territoire fictif : Necropolis ou la cité des morts. Virtuel, il apparaît de plus en plus tangible au cours de la représentation. Conférant une présence ardente à ces fantômes qui nous hantent et leur offrant – enfin – un refuge, la pièce place les vivants aux côtés des morts ainsi que face à leurs propres responsabilités.

    https://www.montpellierdanse.com/spectacle/necropolis-2-2

    Teaser :
    https://vimeo.com/395979112

    #art #art_et_politique #mourir_aux_frontières #frontières #morts #décès #migrations #asile #réfugiés #danse #chorégraphie

    ping @karine4 @isskein @reka

  • Modra rijeka

    Modra rijeka, Črnomelj, Slovenija, 25.3.2021

    https://vimeo.com/547961150


    Un #poème de #Mak_Dizdar :

    Where it is none knows
    We know little but it’s known

    Beyond forest beyond valley
    Beyond seven beyond eight

    Still worse still crazier
    Over weary over bitter

    Over blackthorn over bramble
    Over heat over strictness

    Over foreboding over doubts
    Beyond nine beyond ten

    Still deeper still stronger
    Beyond quiet beyond dark

    Where no cock crows
    Where no horn’s voice is heard

    Still worse still crazier
    Beyond mind beyond god

    There is a blue river
    It is wide it is deep

    A hundred years wide
    A thousand summers deep

    Don’t even dream of its length
    Insurmountable dark and murk

    There is a blue river

    There is a blue river—
    We must cross the river

    http://www.spiritofbosnia.org/volume-1-no-4-2006-october/blue-river

    #rivière_Kolpa #Kupa #frontière_sud-alpine #montagne #mourir_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #frontières #frontières
    #art #art_et_politique #poésie #vidéo

    –-

    ajouté au fil de discussion sur les migrants morts dans la rivière Kolpa (Kupa) à la frontière entre la #Croatie et la #Slovénie :
    https://seenthis.net/messages/811660

    Lui-même ajouté à la métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646

  • La promotion par l’incompétence : la kakistocratie Isabelle Barth

    https://vimeo.com/292280205

    Nous évoluons dans un monde du travail où les maîtres mots sont compétences, réussite, dépassement de soi, engagement, exigence, performance. Notre vision de la vie professionnelle est donc construite sur une hypothèse forte : on progresse professionnellement quand on est bon, compétent, formé, en pleine adéquation avec son emploi. Il est donc normal que nous visions cette excellence d’abord dans nos études, puis dans nos premiers pas dans la vie au travail.

    Et là, chemin faisant, nous nous rendons compte que cette règle de la compétence est loin d’être obligatoire. Des supérieurs hiérarchiques, des numéros 1 ou 2 dans la hiérarchie sont, de l’avis général, incompétents. Se pose alors la sempiternelle question de comment ils (ou elles) ont pu gravir les échelons alors qu’il est patent qu’ils ne sont pas à la hauteur, et ne l’ont peut-être jamais été pour certains. Comment peuvent-ils se maintenir alors que leurs fonctions sont vitales pour l’organisation et que leurs choix, leurs comportements, leur management la mettent en danger.

    Il y a des entreprises où les cas sont rares (nous pouvons dire que très peu échappent au phénomène), mais il y a des organisations où la promotion par l’incompétence est la règle. Ces organisations sont alors dirigées logiquement par des mauvais. Il s’agit alors de kakistocratie, du grec kakistos : le pire et kratos : le pouvoir. On parle aussi d’idiocratie pour désigner une société qui valorise et récompense les gens en fonction de leur manque d’intelligence.

    Nier les qualités individuelles pour promouvoir le système

    Comment fonctionne une kakistocratie ? Et pourquoi fait-on ce choix ?

    Un chercheur italien Diego Gambetta nous apporte des réponses en conduisant l’analyse d’une organisation très particulière : la Mafia. Il élargit ensuite avec Hervé Dumez dans un article de Gérer et Comprendre de 2006 la description à une autre organisation qu’est l’Université. L’article s’intitule d’ailleurs : « La valeur de l’incompétence : de la mafia tout court à la mafia universitaire : une approche méthodologique. Que nous disent-il ?

    1/ Une première explication de vouloir donner du pouvoir aux mauvais est de créer de la dette. En effet, quand vous récompensez un bon, en le promouvant ou en élargissant ses responsabilités, ou en le payant mieux, il estime que c’est une juste reconnaissance de ses talents et ne sera nullement enclin à la reconnaissance ou à la loyauté. Alors qu’en récompensant un mauvais, on crée une dette, qui garantit un ascendant sur le long terme à celui qui a fait ce choix.

    2/ Une autre idée forte est que l’incompétence peut être une façon de ne pas faire peur. C’est la thèse de Gambetta concernant la Mafia. L’analyse qu’il fait de centaines de procès-verbaux de mafieux, lui permet de mettre au jour l’argument « incompétence » développé par les mafieux. Individuellement comme d’un point de vue collectif, ils se déclarent incompétents dans les activités de ceux qu’ils « protègent » ; en cela, ils rassurent car s’ils continuent à racketter, ils ne prendront pas leur place faute de connaissances suffisantes.

    3/ En prenant cette fois l’exemple de l’Université ; Gambetta et Dumez montrent combien les dispositifs sont en place pour que les « mandarins » puissent placer non pas d’excellents candidats mais bien leurs poulains. Les commissions de recrutement par exemple vont collaborer pour que soient retenus non pas des bons ou des très bons, mais des connus, appréciés, et qui ne feront pas peur en termes d’exigence et de puissance de travail.

    Ce type de démarche systématisée a aussi un effet important : montrer que l’on peut promouvoir l’incompétence est la démonstration qu’on ne peut rien sans le système. Les qualités individuelles ne sont pas prises en compte, au profit des relations, des services rendus et surtout des services à rendre.

    Ces organisations tiennent alors par la « dette ». Le critère n’est pas d’être bon, mais bien d’être loyal. Les kakistocraties nient les qualités individuelles au profit de dispositifs collectifs. Ce qui est important est que l’ensemble tienne et se perpétue, même si c’est au détriment de la performance globale et du développement. Le gouvernement par les pires existe donc. Et vous, pensez-vous connaitre des Kakistrocraties ?

    (1) Diego Gambetta, « Crimes and Signes – Cracking the codes of the underworld » Princeton NF, Princeton University Press, 2006

    Repris et discuté par Hervé Dumez in « La valeur de l’incompétence : de la mafia tout court à la mafia universitaire : une approche méthodologique », Gérer et Comprendre, Septembre 2006 n°85

    Source : https://www.xerficanal.com/strategie-management/emission/Isabelle-Barth-La-promotion-par-l-incompetence-la-kakistocratie_3746365.

    #caste #élites #mafia #incompétence #oligarchie #inégalités #capitalisme #démocratie #élite #économie #en_vedette #travail #corruption

    • Principe de base de la structure patriarcale. Les hommes dirigent et dominent non pas pour leurs compétence par rapport aux femmes, au contraire ils sont plus agressifs et destructeurs, ils ont le sommet de la hiérarchie car leur incompétence est moins importante que la loyauté entre frères.
      #fraternité #patriarcat

    • Bien vu pour le système universitaire, de mon expérience soit tu te plies au #panier_de_crabe, soit tu t’en vas.

      Pour un master2 à St Denis, j’ai vu le jury obnubilé par la taille des seins d’une candidate osé lui dire en ricanant qu’elle avait beaucoup d’atouts. D’autres, grimper les échelons sans en avoir la compétence, juste parce qu’ils « passaient bien », nous étions plusieurs à nous rendre compte de leur attitude servile.

    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_Peter

      Le principe de Peter (appelé parfois « syndrome de la promotion Focus ») est une loi empirique (issue de faits expérimentaux, ou validée par l’expérience) relative aux organisations hiérarchiques proposée en 1969 par Laurence J. Peter et Raymond Hull dans leur ouvrage The Peter Principle (traduction française Le Principe de Peter, 1970).

      Selon ce principe, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence », avec pour corollaire que « avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité ».

      L’ouvrage de Peter et Hull est rédigé sur un ton satirique, voire humoristique, mais le principe qu’il expose a pu faire l’objet d’études universitaires qui ont étudié sa validité par la modélisation ou par la confrontation à des cas réels, certaines concluant à sa validité complète ou partielle.

    • Gros classique dans les entreprises, dès qu’elles grossissent un peu. Je n’ai pas vu ça dans les toutes petites structures, probablement pour des questions de moyens, on ne peut pas se permettre ce genre de fantaisies. Par contre dans ma boîte actuelle, c’est la pote du patron qui a été promue responsable du marketing, alors qu’elle n’a aucune expérience et formation en la matière... C’est désespérant et en même temps cela a aussi un gros potentiel comique (même si souvent on rit jaune).

  • Les énergies dites renouvelables alimentent un système techno-industriel insoutenable et destructeur
    https://ricochets.cc/Les-energies-dites-renouvelables-alimentent-un-systeme-techno-industriel-i

    Nombre d’écologistes et de personnes de bonnes intentions se laissent trop volontiers berner par le discours ambiant qui veut faire croire que’une grosse augmentation des énergies dites renouvelables permettrait de sauver le vivant. Peut-être que ça pourrait ralentir un peu les dérèglements climatiques, mais pour le tout reste... Que veut-on : faire durer un système techno-capitaliste destructeur ou bâtir des sociétés vivables partout et pour toutes et tous ? A gauche le docu (voir plus bas les 3 (...) #Les_Articles

    / #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Ecologie, #Technologie

    https://vimeo.com/ondemand/brightgreenlies

  • Guy va faire une #grève_de_la_faim pour sauver Boubacar et Sidiki
    https://vimeo.com/537259287

    Guy commencera ce 5 mai une grève de la faim pour sauver Boubacar
    et Sidiki de l’#expulsion. Quelles sont donc les motivations de la préfète de la Somme pour faire preuve de si peu d’humanité et risquer ainsi de mettre des vies en danger ? La situation de ces deux jeunes Guinéens est celle de centaines d’#étudiants_étrangers, soumis à la triple peine de la crise sanitaire, de l’exil et du rejet.

    Un ami et collègue de l’#Université_de_Picardie Jules Verne à #Amiens m’alerte sur la situation de deux jeunes Guinéens : Sidiki, étudiant inscrit en Master 1 de géographie, et Boubacar qui prépare son Bac. Tous deux ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (#OQTF). Tous deux sont soutenus et aidés depuis plusieurs années par des associations et par Guy, 74 ans, qui a hébergé Boubacar chez lui.

    Boubacar est arrivé à Amiens en 2017, a réussi son CAP, son BEP et est aujourd’hui en Bac pro. Comme il est sans famille en Guinée, Guy lui a proposé de devenir son père adoptif, ce qu’il a accepté. La procédure est en cours. Mais une OQTF a été délivrée. Guy a obtenu son annulation au tribunal administratif. Mais la préfète a fait appel.

    Sidiki, comme tant de migrants fuyant la misère ou la persécution, a traversé la Libye, la Méditerranée et l’Italie. La France veut le renvoyer dans son pays alors qu’il a réussi sa licence, est inscrit régulièrement en master, est soutenu par l’équipe enseignante et même par le président de l’Université. Six mois après sa demande de #titre_de_séjour étudiant - avec un dossier complet et très solide, m’assure-t-on -, la préfète de la Somme lui envoie une OQTF. Il y a aujourd’hui des centaines de Sidiki en France. Dans le Bas-Rhin, la préfète vient d’envoyer une OQTF à un étudiant soutenu par la Cellule de veille et d’alerte de l’université de Strasbourg (1), et comme si ça ne suffisait pas, des OQTF ont été aussi envoyées à ses parents et à ses frères et sœurs, mineurs et scolarisés. Partout la honte ! Honte aux préfets et préfètes qui veulent remplir leurs quotas, honte à Darmanin et à Macron qui donnent les ordres.

    Le courage et la détermination de Guy forcent l’admiration. A l’image des migrants qu’il accompagne et soutient. Aujourd’hui, l’extrémité à laquelle il en est réduit – mettre sa santé et peut-être sa vie en danger – est tout simplement proportionnelle à la #violence extrême et à l’#inhumanité d’une administration qui applique avec zèle une politique inique. Cette politique est inique parce qu’elle est contraire au droit d’asile et à notre devoir d’hospitalité. Cette politique est inique parce qu’elle affaiblit et remet en cause une tradition d’accueil qui ne survit que par des engagements individuels, militants ou associatifs. Cette politique est inique parce qu’elle fait subir aux étudiants étrangers sans carte de séjour, aux migrants et réfugiés une triple peine : à une situation sanitaire qui fragilise les plus pauvres et qui aggrave la détresse de l’exil et de la solitude, le gouvernement ajoute encore l’angoisse quotidienne de l’arrestation et de l’expulsion. Cette politique est inhumaine parce qu’elle est totalement aveugle aux situations et aux histoires individuelles. Cette politique est d’une violence sans limite parce qu’un acte administratif d’expulsion vient briser des vies qui ont déjà été brisées, des vies qui ont déjà traversé des épreuves d’une violence sans limite.

    Il faut écouter Guy qui nous dit que les migrants « profitent à notre pays parce que ce sont des gens fabuleux ». Il faut regarder la vidéo qui accompagne cette pétition (https://www.change.org/p/madame-la-pr%C3%A9f%C3%A8te-de-la-somme-guy-va-commencer-une-gr%C3%A8ve-de-l) et la diffuser jusqu’à ce que la honte et la réprobation publique submergent la préfète de la Somme et le gouvernement tout entier.

    (1) Le collectif strasbourgeois « Parrainer un.e étudiant.e » (https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten) qui met en contact des aidants avec des étudiants en difficulté est essentiellement sollicité par des étudiants étrangers : 9 demandes de soutien sur 10.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/020521/guy-va-faire-une-greve-de-la-faim-pour-sauver-boubacar-et-sidiki
    #sans-papiers #France #résistance

    ping @isskein @karine4 @_kg_

  • Le CAC40 s’apprête à verser 51 milliards d’euros à ses actionnaires malgré la poursuite de la pandémie - Basta !
    https://www.bastamag.net/CAC40-dividendes-51-milliards-actionnaires-AlloBercy-aides-publiques-aux-e

    Gros actionnaires et fonds d’investissement vont bénéficier d’un dividende record, en pleine pandémie. L’Observatoire des multinationales lance la campagne “Allô Bercy ?” pour que les aides publiques aux entreprises soient enfin soumises à condition.

    https://vimeo.com/538664146

    #Allô_Bercy ? #un_pognon_de_dingue_pour_les_dingues

  • Regardez Suzi Q en ligne | Vimeo On Demand sur Vimeo

    https://vimeo.com/ondemand/suziq2

    Trailblazer. Inspiration. Survivor.
    Before #Suzi_Quatro burst on the music world in 1973, there were very few women in rock, and absolutely none who played bass and sang lead vocals and led the band and rocked out and reached millions of people around the world - re-writing the rule book for the expected image of women in rock & roll.

    Featuring Joan Jett, Alice Cooper, and Henry Winkler.

  • Sortie du documentaire Les illusions vertes, pour démasquer le discours techno-industriel
    https://ricochets.cc/Sortie-du-documentaire-Les-illusions-vertes-pour-demasquer-le-discours-tec

    A présent, les puissants et les technocrates ne peuvent plus nier la réalité des catastrophiques destructions écologiques et des bouleversements climatiques meurtriers produites par la civilisation industrielle. Alors, ils fournissent des dérivatifs illusoires, des « solutions » technologiques dites « vertes », car ils ne veulent pas que soit démantelée cette civilisation industrielle qui les engraisse si bien : LE GRAND MENSONGE VERT Afin d’illustrer le livre 𝐵𝑟𝑖𝑔ℎ𝑡 𝐺𝑟𝑒𝑒𝑛 𝐿𝑖𝑒𝑠 (en français, à peu (...) #Les_Articles

    https://vimeo.com/juliabarnes
    https://fb.watch/4VyeNdGKQK
    https://www.youtube.com/channel/UCjI5ayHwe-O3l42vwrJrMnw
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/brightgreenlf6cf-4e8c9ef.html


    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/537269715-f3f3cb-54f0085.html
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/ycN3mVW1fow-0215-6777180.html

  • Immersion dans le Centre de formation des journalistes Elodie Gabillard, vendredi 23 avril 2021

    « Les petits soldats du journalisme » [1] continuent de marcher au pas. C’est en tous cas ce qu’il ressort du documentaire « En Formation » : une immersion, le temps d’une année scolaire, dans une promotion du Centre de formation des journalistes (CFJ). Sélectionné au festival « Filmer le Travail » de Poitiers, le film a obtenu le prix du public. Entretien avec les réalisateurs Julien Meunier et Sébastien Magnier.

    https://vimeo.com/513750482

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce film ? Quel rapport entretenez-vous aux médias ?

    Sébastien Magnier : Petit, je me souviens avoir voulu être journaliste, sans trop savoir ce que c’était. J’ai toujours regardé les informations ; aujourd’hui je lis plutôt les journaux, j’écoute la radio, tout cela m’intéresse. En tant qu’usager des médias, j’ai aussi développé un regard critique. À la fac, j’avais un professeur qui contribuait à Acrimed et je regardais l’émission de Daniel Schneidermann, Arrêt sur images. À force d’écouter la radio, j’ai commencé à me poser des questions : les journalistes racontaient tous la même chose, parlaient tous de la même manière. Ils semblaient former un corps, sans individualité. J’ai voulu savoir comment ils étaient formés.

    Julien Meunier : Je me souviens que lorsque Sébastien m’en a parlé, c’était il y a cinq ou six ans, à un moment où je me posais pas mal de questions sur les canaux de l’information. De plus en plus de citoyens se mettaient, via les réseaux sociaux, à produire de l’information. J’étais curieux de savoir ce qu’une école répondait à cela : si, d’un côté, il y a des professionnels que l’on est censé croire, que penser de ce phénomène nouveau qui pousse les citoyens à faire un travail de journaliste ? Quelle est la différence entre un journaliste formé au CFJ et un individu lambda qui, chez lui, avec son téléphone portable, raconte ce qui se passe au coin de sa rue, va faire un petit micro-trottoir et mettre ça sur Youtube ? Je me disais qu’il y aurait quelque chose de l’ordre d’une définition du journalisme qui allait se donner dans les cours du CFJ. Par ailleurs, je savais qu’il y avait des studios de télé et de radio dans lesquels des jeunes allaient se mettre en scène, imiter ce qu’ils s’imaginent du métier de journaliste. Dès lors, on a su qu’on pourrait faire un film, qu’il y aurait une matière cinématographique, quelque chose de l’ordre de l’image qui parle d’elle-même.

    Comment avez-vous choisi l’école ?
    S. M. : Le CFJ compte parmi les écoles les plus réputées - une des 14 écoles reconnues par la profession - et puis, c’est à Paris, là où Julien et moi habitons. C’est donc la première école que nous avons démarchée et ils ont immédiatement accepté.

    J. M. : Nous nous sommes présentés très simplement, en expliquant notre intérêt pour l’école, la formation des journalistes, notre envie de faire un film. Nous nous sommes rendu compte que ça n’avait jamais été fait, notamment dans le documentaire de création. Nous pensions que c’était un lieu secret, que nous mettrions des mois à percer. Pas du tout. Ils nous ont ouvert grand les portes de l’école.

    Est-ce que vous vous êtes lancés dans ce film en vous disant que vous alliez « filmer l’ennemi ? »

    J. M. : C’est une question vraiment compliquée parce qu’en tant que citoyens, les pratiques journalistiques majoritaires ne nous conviennent pas. Mais, en tant que documentaristes, très naturellement, il y a eu la volonté d’ouvrir le regard, de se laisser la possibilité de rencontrer autre chose que ce qu’on imaginait. Donc en pratique, on ne les a pas abordés comme des ennemis. Mais ça n’empêche pas le regard critique, avant, pendant et après, au montage, lorsqu’on reconstruit notre regard.

    S. M. : En allant filmer ces gens, il ne s’agissait pas de les juger. Nous avons adopté un point de vue de témoin. Je me souviens que beaucoup d’élèves étaient méfiants et nous demandaient pour qui on travaillait. Quant à la direction du CFJ, elle nous a dit : « On fait le même métier ! » Je pense qu’ils se sont dit que ça pouvait leur faire un peu de publicité. C’est une école privée qui fonctionne avec des donations et les frais de scolarité des étudiants et des étudiantes…

    J. M. : Nous même, nous étions surpris d’un tel accueil. Rien ne nous a été caché. De la part de l’école, il y avait vraiment une volonté de respecter notre travail. Nous avons pu, dès le début du tournage, filmer le concours d’entrée et les délibérations du jury, ce qui n’est pas anodin. Donc au moment de la rencontre, la question de l’ennemi ne se pose pas, ni même vraiment plus tard. Mais cela ne nous empêche pas de nous inscrire en faux. Surtout au montage, parce que notre pratique de documentaristes se confronte à la pratique journalistique. Nous sommes quasiment à l’opposé de la pratique journalistique majoritaire. Cela nous a obligés aussi à réaffirmer nos pratiques de documentaristes.

    S. M. : Nous avons voulu marquer la différence entre le regard du journaliste et celui du documentariste ; s’inscrire contre la pratique, mais pas contre les gens. Nous restions longtemps au même endroit, laissions tourner la caméra, refusant de construire des personnages.

    J. M. : C’est peut-être aussi la différence entre une démarche de journalistes et une démarche de documentaristes. Nous aurions été journalistes, nous aurions recueilli l’information, posé des questions, mené l’enquête. En tant que documentaristes, il nous faut quelque chose du cinéma qui nous excite ou qui nous interpelle pour pouvoir en faire un film.

    Ce qui m’a frappée dans votre film, c’est que ce que vous avez choisi de nous montrer s’apparente plus à une formation théâtrale qu’à une formation de journalistes. À les entendre sans cesse répéter leurs textes, corriger leurs intonations, on finit par se demander si on n’est pas au Cours Florent. Tout semble privilégier la forme au fond : même les rares livres que l’on aperçoit servent de pieds de table ! À aucun moment, nous ne voyons les étudiants et étudiantes effectuer un travail de terrain : être à la source de l’information, réaliser des entretiens, se documenter, enquêter. Pourquoi ce choix ?

    S. M. : Nous n’avons pas répondu à un désir d’exhaustivité... Mais s’ils font un travail d’enquête, on ne l’a pas vu.

    J. M. : Nous n’avons, justement, pas fait un travail de journaliste. Nous sommes allés uniquement là où nous voulions. Néanmoins, il nous semble qu’il n’y a pas de cours sur l’histoire du journalisme, sur l’éthique. Mais cela paraît tellement extraordinaire aux spectateurs du film que je deviens de moins en moins affirmatif et me demande si on n’est pas passé à côté ! C’est toujours le format qui est travaillé : le format du micro-trottoir, le format du reportage. Au fond, ce que je pense, c’est que le CFJ forme les jeunes au monde du travail. Et la réalité du monde du travail, ce n’est pas l’enquête. D’ailleurs, les deux conférences auxquelles nous avons assisté, c’était : « Comment devenir son propre employeur et fabriquer son propre média. » C’est vraiment des questions « Pôle Emploi »...

    S. M. : Je me souviens que lorsque les élèves arrivaient le matin, ils ou elles faisaient une conférence de rédaction mais je ne les ai jamais vu réaliser un travail d’enquête ou d’investigation. Les élèves partaient donc faire un sujet sur un thème, prédéterminé par l’actualité. Ils allaient faire semblant, et poser les mêmes questions que tel ou tel journaliste lors de tel ou tel événement. Il n’y avait pas d’enquête.

    J. M. : Ce qui est révélateur c’est que quand ils revenaient avec leur sujet, les élèves n’étaient jamais notés sur la qualité de l’information, mais toujours sur la forme : il fallait que ça fasse tant de minutes, que l’exposition arrive au début, que les images accompagnent bien le texte, que de temps en temps il y ait une prise de parole qui rythme l’article. Ils sont là pour apprendre l’écriture journalistique, le fond n’a aucune importance. Que ce soit un salon du chocolat, la semaine de la mode ou un accident nucléaire, c’est identique.

    Pendant les repérages, dans un couloir, nous avons vu plusieurs élèves effectuant des allées et venues en récitant leur brève. Effectivement, ils auraient pu passer pour des acteurs qui répètent leur texte. Nous, immédiatement, cela nous a fait penser à une secte. La scène était vraiment étonnante, et très cinématographique. À ce moment-là, nous avons compris qu’il se passait quelque chose à l’image, qu’un journaliste débutant n’avait pas la même prosodie qu’un étudiant de deuxième année et que cela allait s’entendre. Nous avons compris que leur corps et leur voix seraient des outils cinématographiques pour comprendre les questions de formats, d’écriture, de pratiques journalistiques et d’intégration de ces pratiques professionnelles. Quasiment tout ce qui nous intéressait dans la question de l’information se retrouvait résumé dans ces images d’un corps ou d’un visage face à un micro.

    S. M. : C’est frappant chez l’étudiant qui doit réciter sa brève sur les migrants morts en Méditerranée. Il avait une énergie incroyable, il était hyper tendu, très stressé, il avait envie de faire du mieux possible. Et pourtant, la répétition dilue complètement le drame qui se joue. On assiste à une perte de sens et à une distanciation par rapport à la réalité. Pourtant, il avait commencé en disant « le sujet m’intimide ».

    J. M. : Ce qui semble paradoxal c’est que l’école a conscience de cela. Elle prétend chercher les individualités, et surtout pas un journaliste lambda. Des intervenants sont payés pour leur apprendre à respirer et sortir de cette caricature de voix journalistique. C’est comme si l’école refusait ce formatage tout en le produisant. Il faut entrer dans le moule pour trouver du travail. Il n’est pas question de ne former que des marginaux et en même temps, il y a un souci d’essayer d’en faire autre chose que des robots.

    S. M. : Oui, c’est assez maigre comme solution, ça n’est jamais remis en question par l’école, il n’y a pas de volonté...

    J. M. : Il n’y a pas le temps, puisque toutes les demi-heures, tu dois rédiger un papier d’une minute trente. Ils n’ont pas le temps de penser...

    Votre film se construit à travers une succession de plans où les étudiants et les étudiantes semblent complètement interchangeables : la caméra se pose dans un coin du studio et les sujets défilent, ce qui donne une impression de fabrication en série.... Combien de promotions avez-vous filmées ? Pendant combien de temps ?

    S. M. : Nous sommes restés un an et avons filmé de mai 2015 à juillet 2016. On a suivi trois promotions, même si c’est surtout la première année qui apparaît à l’écran. Quant aux élèves, nous n’avions pas envie de les identifier pour justement ne pas construire des personnages.

    J. M. : Nous ne voulions pas entrer dans une narration linéaire, ni dans une psychologie ou une sociologie des futurs journalistes. On focalise – ce qui veut dire exclure beaucoup de choses – sur la pratique. Nous avons décidé de ne regarder que ce qu’ils font et non pas qui ils sont.
    
Votre film est presque un huis-clos. Le seul moment hors de l’école a lieu juste après les attentats du Bataclan et là encore, les journalistes sont tellement concentrés au même endroit qu’ils donnent l’impression d’être enfermés dehors. Était-ce pour vous une manière de dénoncer un entre-soi ?

    S. M. : Nous les avons filmés à l’extérieur à d’autres moments mais, avec cette séquence, nous voulions marquer la différence entre la manière dont ils travaillent à l’école et la confrontation avec le réel.

    J. M. : Avec la séquence du Bataclan, c’est la première fois dans le film qu’ils sortent. Il y a une confrontation avec le réel parce qu’on les sent perdus, c’est compliqué pour eux de se retrouver face aux gens, etc. Mais il y a quand même quelque chose de l’entre-soi aussi parce qu’autour d’eux, il y a des journalistes. Ils sont tous au même endroit, c’est un éclairage de plateau et on sent bien que tout le monde fait le même reportage au même moment. Il y a effectivement quelque chose du monde journalistique qui les suit dehors.

    Il y avait une séquence qu’on aimait bien, dans laquelle les élèves sortaient dans la rue pour travailler le duplex. C’était au moment de l’attentat de Charm el-Cheikh : ils sont dehors et miment, micro en main, un duplex. Sauf qu’ils sont rue du Louvre à Paris. On les entend dire : « Derrière moi, les Égyptiens, la plage, les touristes russes qui partent. » Et on voit le marché du quartier, une classe d’enfants qui passe ! Cette séquence racontait vraiment comment, même hors de l’école, ils sont dans leur bulle et jamais dans le réel. Nous avons enlevé la séquence pour des raisons de structure et de narration, mais je pense qu’on en trouve un écho dans celle du Bataclan, même s’il s’agissait surtout ici de montrer la rupture. En témoigne cette étudiante qui, devant les lieux de l’attentat, suggère d’interviewer des enfants. Sa proposition peut choquer, mais elle montre bien que dehors, ils sont perdus, ils sont déconnectés.

    En fait, nous sommes face à un miroir déformant de notre pratique qui consiste à rencontrer le réel : pour eux, le scénario est déjà écrit, ils savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils cherchent. Bizarrement, le réel n’est pas leur sujet. On le voit bien avec, par exemple, l’importance donnée par les intervenants à l’idée de raconter une histoire, de capter l’attention à travers un storytelling permanent. Ils travaillent principalement sur des tech-niques de récit et des formats préétablis. Et quand la singularité du réel devient incontournable, ils ne savent plus quoi en faire.

    Pendant une heure, nous voyons ces étudiants et étudiantes défiler, se comporter « en bons petits soldats » pour reprendre l’expression de François Ruffin. Et arrive la dernière séquence, qui sonne un peu comme une mutinerie : soudain émergent des questionnements extrêmement intéressants et même des prises de parole touchantes. Je pense à cet étudiant qui dit : « Je suis venu dans une école de journaliste en pensant faire de l’information et je me retrouve à faire de l’émotion. » Mais quid des enseignants ?

    S. M. : La séquence de fin, ce moment où les étudiants échangent autour de leurs pratiques, ce n’était pas prévu, ce n’est pas organisé par l’école. C’est le seul moment où nous sommes un peu intervenus parce que beaucoup d’élèves étaient chamboulés et s’interrogeaient par rapport à leur manière de faire. Ça nous paraissait important de créer un moment qui puisse faire émerger ces discussions.

    J. M. : L’école avait évidemment conscience de la difficulté de la situation. Leur réponse consistait à dire : « Nous sommes là pour vous écouter si vous avez des problèmes. » Donc on savait qu’il y aurait des moments de discussion, mais de manière informelle et individuelle. C’est pour cela que nous avons proposé ce temps collectif. Les intervenants ne sont pas dans le montage parce que, s’ils étaient présents, ils et elles ont eu l’intelligence de ne pas phagocyter la parole, de laisser les étudiants et les étudiantes s’exprimer. Cela a seulement été rehaussé au montage pour les faire disparaître un peu plus.

    S. M. : Et puis, cette séquence, c’était aussi l’occasion de donner la parole aux étudiants. Jusqu’ici, ils faisaient les exercices sans poser de questions. Avec le Bataclan, il y a eu rupture. Certains se seront fait eux-mêmes interviewer parce qu’ils avaient un ami à l’hôpital et se seront retrouvés devant des journalistes très insistants ; d’autres auront eu tout un week-end pour regarder la télévision, observer les pratiques de leurs aînés et les confronter avec leurs propres pratiques. Tout d’un coup, ils et elles se posent des questions. Et une parole qui n’existait pas avant, apparaît. Maintenant, on ne dit pas que cette pratique journalistique va changer : on travaille un doute, tout est possible... Ils restent deux ans à l’école et après, ils ont toute une vie de journaliste dans différentes rédactions qui font que... rien n’est écrit !

    Avez-vous projeté votre film au CFJ ?
    Le montage du film s’est terminé en décembre 2019 et en raison de la situation sanitaire, ça n’a pas encore été possible. Mais nous avons très envie de montrer ce film, d’en discuter, de poser et répondre aux questions. Nous croyons vraiment que ça peut donner lieu à des discussions profitables pour tout le monde. C’est presque quelque chose que nous souhaitons rendre à l’école qui nous a si bien accueillis, ce moment où deux pratiques se croisent et se rencontrent.

    Propos recueillis et transcrits par Élodie Gabillard

    Les réalisateurs :
    Julien Meunier est diplômé de la faculté de cinéma Censier Paris III Sorbonne Nouvelle, où il rencontre Sébastien Magnier. Il part ensuite étudier la bande dessinée à Angoulême puis revient au cinéma par le documentaire. Depuis 2008, il réalise des films et travaille toujours en co-réalisation. Il s’agit de sa première collaboration avec Sébastien Magnier.

    Avec « En formation », Sébastien Magnier, également diplômé de la faculté de cinéma Censier Paris III Sorbonne Nouvelle, réalise son premier film. Il a travaillé pendant 15 ans comme documentaliste au CNC, a rejoint en 2012 la rédaction du journal du festival « Le cinéma du Réel », qui marque sa rencontre avec le documentaire de création.

    Source : https://www.acrimed.org/Immersion-dans-le-Centre-de-formation-des

     #journalisme #médias #france #censure #presse #_journaliste #fait_divers #politique #internet #CFJ* #ACRIMED #ESJ ?