Le Club | Mediapart

https://blogs.mediapart.fr

  • Les coupures d’électricité non ciblées, ce sont les inégalités aggravées | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/011222/les-coupures-delectricite-non-ciblees-ce-sont-les-inegalites-aggrave

    J’ai hâte. Oui, j’ai hâte de voir comment seront justifiées l’annulation de trains et la fermeture d’écoles pendant que les remontées mécaniques de Megève ou Courchevel continueront à fonctionner.

    Hâte de voir comment allons-nous accepter de ne pas avoir de courant pour réchauffer la soupe à 19 ou 20 heures pendant que des panneaux publicitaires lumineux continueront à fonctionner dans les gares et nos centre-villes.

    Hâte de voir la piscine en plein air chauffée à 28°C du Lagardère Paris Racing dans le 16ème à Paris (quartiers riches) continuer à distraire ses membres sélectionnés quand les ascenseurs des tours des quartiers populaires d’Aubervilliers, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Grigny seront arrêtés.

    Hâte aussi de voir l’aéroport de Roissy-CDG continuer à fonctionner quand la Ligne 13 du métro à Paris sera mise à l’arrêt.

    Hâte enfin de voir comment sera justifiée l’absence de courant en début de soirée dans une petite ville pendant que le stade de foot, le gymnase et le cours de tennis de la ville d’à-côté pourront continuer à éclairer des mecs tapant dans un ballon ou une bal

  • « Je vous écris pour témoigner de ma peine de #prison qui n’en finit pas » | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/observatoire-international-des-prisons-section-francaise/blog/251122/je-vous-ecris-pour-temoigner-de-ma-peine-de-prison-qui

    Rentré en prison à 18 ans pour de la « délinquance de quartier », Bryan a 27 ans lorsqu’il écrit à l’Observatoire International des Prisons (OIP). Entre les deux, c’est un implacable engrenage qui s’est mis en place qu’il nous décrit dans sa lettre.

  • Céline, le trésor retrouvé – Une série de Jean-Pierre Thibaudat
    https://blogs.mediapart.fr/edition/lhebdo-du-club/article/050822/hebdo-130-celine-le-tresor-retrouve-une-serie-de-jean-pierre-thibaud

    Il y a tout juste un an, Jean-Pierre Thibaudat, journaliste et contributeur régulier du Club, révélait dans son blog avoir été « le miraculeux dépositaire » de manuscrits inédits de Louis-Ferdinand Céline. À partir du 6 août, il revient avec une série de neuf billets nous raconter toute l’histoire de ce trésor, son contenu, sa circulation et l’identité du chaînon manquant… A lire aussi le premier entretien accordé par Jean-Pierre Thibaudat : Le dernier secret des manuscrits retrouvés de Louis-Ferdinand Céline.

    https://youtu.be/Kovcb58RRDE

    #Celine #Littérature #manuscrits_retrouvés

  • International Coalition for the Abolition of Surrogate Motherhood
    http://abolition-ms.org

    https://blogs.mediapart.fr/delaunay-matthieu/blog/151022/ventres-louer-lutter-pour-les-victimes-de-la-gpa

    Tandis que les influents promoteurs du marché de la reproduction humaine continuent de valoriser en vue de faire légaliser la vente d’enfants par des mères porteuses, les éditions l’Echappée publient « Ventres à louer ». Entretien avec Marie-Josèphe Devillers membre de la CIAMS, qui lutte pied à pied contre le triple sacrifice de la mère, de l’enfant et de l’égale dignité des êtres humains.

    https://www.youtube.com/watch?v=D8ltwjcHwvs

    #GPA #femmes #Marie-Josèphe_Devillers #CIAMS #féminisme

  • En soutien à Divya Dwivedi et Shaj Mohan

    Les philosophes indiens Divya Dwivedi et Shaj Mohan sont actuellement ciblés par les nationalistes hindous. Ils payent « leur engagement extraordinaire en faveur de la justice, de l’égalité et des libertés politiques des peuples du monde entier ». Un ensemble d’intellectuel·les, dont Étienne Balibar, Slavoj Žižek, Georges Didi-Huberman ou Barbara Cassin, leur apportent du soutien. Ils et elles alertent sur les « harcèlements », et « l’atmosphère suffocante d’intimidation et les menaces physiques auxquelles ils sont confrontés ».
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/041122/en-soutien-divya-dwivedi-et-shaj-mohan

    https://chng.it/NZ2BFGc5Hv

  • Adresse aux français pour stopper la mise à mort de nos Hôpitaux Publics.
    https://blogs.mediapart.fr/laurent-thines/blog/051122/adresse-aux-francais-pour-stopper-la-mise-mort-de-nos-hopitaux-publi

    Vous, français, françaises, êtes loin de connaître l’état réel de vos hôpitaux et de savoir les drames humains qui s’y déroulent chaque jour. Dresser un état des lieux de la situation sur le terrain pour susciter une réelle prise de conscience de la gravité est un préalable à un sursaut citoyen pour ne pas accepter l’agonie de notre système de Santé.

    ... Car il n’est pas normal qu’un patient porteur d’une énorme hernie discale, et qui s’est vu refuser l’admission aux urgences d’un hôpital de la Région après appel du 112, finisse par arriver sur la table d’opération à 5h du matin après un délai de 42h. Ceci a eu pour conséquence pour lui d’avoir une paralysie des membres inférieurs et de la vessie, des séquelles l’obligeant aux auto-sondages urinaires et à marcher avec deux cannes. On imagine aussi aisément la perte de qualité de vie, les difficultés psychologiques et corporelles pouvant être associées (trouble érectile) et les complications sociales (perte d’emploi, difficulté à se déplacer) qui peuvent en découler.

    Il n’est pas normal qu’un homme d’âge moyen qui fait un coma brutal sur son lieu de travail (BTP) par rupture d’anévrisme n’arrive sur la table opératoire pour l’évacuation de l’hémorragie cérébrale et la sécurisation de son anévrisme qu’au bout de 9h de délai, après un passage par le chaos des urgences, quand on sait que le centre référent est à 1h de voiture… Nous avons fait notre maximum pour lui, avec un résultat opératoire excellent, mais des suites malheureusement dramatiques en raison d’un délai de compression cérébrale responsable d’une ischémie complète de son hémisphère gauche et d’une survie impossible sans séquelles neurologiques majeures et dépendance physique / psychique totale.

    Il n’est pas normal que dans un CHU comme Dijon, une personne âgée décède récemment, de malnutrition, de déshydratation et d’alitement, en attendant une opération bénigne pour fracture du péroné reportée jour après jour aux calendes grecques. Il nous arrive également dans notre CHU de reporter de plusieurs jours certains gestes en apparence bénins pour des problèmes d’accès aux salles opératoires. La semaine passée, j’ai dû reporter, pour réduction supplémentaire des vacations opératoires, une patiente souffrant d’une névralgie cervico-brachiale sur hernie cervicale et qui ne pouvait faire autrement que mettre son bras au-dessus de sa tête pour se soulager de la douleur. Cela s’est fait à la dernière minute en raison d’une décision unilatérale de la Direction qui n’avait pas été transmise aux équipes de chirurgie. J’ai dû m’excuser auprès de la patiente et ravaler ma colère de subir une situation que je n’avais pas encore une fois créée.

    Il n’est pas non plus normal que dans un EHPAD de la Région, les soignants qualifiés soient remplacés par des contractuels non formés qui ont des pratiques totalement déviantes sur nos aînés : refus de mise au fauteuil, erreur d’administration de médicaments, utilisation de détergent pour le sol pour la réalisation des toilettes intimes… situation similaire rencontrée dans certaines crèches françaises il y a peu, où une employée a administré un détergent à un bébé qui pleurait trop souvent…

    Tout cela est bien A-N-O-R-M-A-L. Et la fréquence avec laquelle surviennent ce que l’on pourrait appeler « dysfonctionnements » est réellement inquiétant. Tout cela se traduit maintenant pour vous et vos proches de façon brutale en perte de chance, perte de qualité de vie, handicaps, séquelles voire décès. Nous soignants qui faisons tout sur le terrain pour maintenir à bout de bras le système hospitalier sommes épuisés de nous battre seuls, tels des Don Quichottes, contre un système qui nous broie...

  • Pauvre Ferry, pauvre Ndiaye ! Bourdes historiques de première grandeur
    https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/051122/pauvre-ferry-pauvre-ndiaye-bourdes-historiques-de-premiere-grandeur?
    https://video.twimg.com/amplify_video/1588576641432711168/vid/720x720/Lvceuhii9Ueewjv1.mp4?tag=14


    [ « Le début est clair avec Jules Ferry, puis Pap entre dans une bouillie jargonnante de #neo-management-public et tu comprends qu’il n’y a plus d’éducation nationale mais un milieu apprenant associatif refondé auto-dynamique et inclusif. Ou un truc du genre ! » ]

    Le ministre de l’Education nationale #Pap-Ndiaye a commencé son rendez-vous hebdomadaire d’une « minute d’actualité » par l’évocation des concertations sous l’égide du nouveau « Conseil national de la refondation » en vue de donner « des marges de manoeuvres aux communautés éducatives » sous les auspices malencontreuses d’énormes bourdes historiques

    Début de la première « minute d’actualité de Pap Ndiaye vendredi dernier : « Aujourd’hui, je commencerai par Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique à la fin du XIXème siècle qui aimait sortir sa montre à 11 heures, puis dire ’’à cette heure tous les enfants de septième sont en train d’écrire le même mot de la même dictée’’. C’était une manière de souligner le caractère très centralisé du ministère de l’Instruction publique. Aujourd’hui , les choses ont quand même changé bien sûr. mais il demeure cette centralisation que l’on veut assouplir. On veut donner des marges de manœuvre aux communautés éducatives avec le Conseil national de la refondation qui est mis en place avec des centaines de concertations qui sont prévues dans les écoles, les collèges et les lycées « 

    Jules Ferry n’a jamais dit cela, ni de près ni de loin.. Et pour cause. D’abord, la référence à la classe de « septième » (qui n’existe que dans les établissements secondaires destinés en fait aux privilégiés socio-culturels) se situe sans doute dans l’expérience personnelle de Pap Ndiaye mais nullement dans l’horizon de Jules Ferry focalisé sur les écoles communales (publiques) où n’existe pas le compte à rebours caractéristique des établissements secondaires (huitième septième, sixième ,cinquième ,etc ) mais la dénomination CM2 ( après CM1, CE2, CE1, CP)...

    Ensuite parce que Jules Ferry apprécie peu la focalisation sur l’orthographe, et encore moins la dictée. « A la dictée – à l’abus de la dictée – il faut substituer un enseignement plus libre […]. C’est une bonne chose assurément que d’apprendre l’orthographe. Mais il y a deux parts à faire dans ce savoir éminemment français : qu’on soit mis au courant des règles fondamentales ; mais épargnons ce temps si précieux qu’on dépense trop souvent dans les vétilles de l’orthographe, dans les pièges de la dictée, qui font de cet exercice une manière de tour de force et une espèce de casse-tête chinois ».(Discours de Jules Ferry au Congrès pédagogique des directeurs et directrices d’écoles normales, et des inspecteurs primaires du 2 avril 1880).

    Enfin, parce que Jules Ferry et les fondateurs de l’Ecole républicaine et laïque de la troisième République sont convaincus qu’il faut donner une large part d’initiative aux instituteurs et institutrices On peut citer Gabriel Compayré, l’un des ténors de l’époque :« Les programmes officiels restent nécessairement un peu vagues dans leur généralité : ils ne développent pas le détail des divers enseignements et se bornent à des indications sommaires. Ici commence pour l’instituteur une responsabilité plus effective [...] pourvu qu’il arrive à son but dans le délai voulu, il est libre de ses mouvements ... Sur ce point, nous pouvons donner des conseils à l’instituteur, une répartition mensuelle des programmes. Mais ce ne sont là que des avis officieux, qui ne tient pas la liberté de l’instituteur, et qu’il peut à son gré accueillir ou repousser » ( Gabriel Compayré, ’’Organisation pédagogique et législation des écoles primaires’’, librairie Delaplanne, 1895, p. 26-27).

    C’est aussi bien sûr le cas dans le célèbre "Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire" paru en 1887 sous la direction de Ferdinand Buisson , le directeur de l’enseignement primaire nommé à ce poste par Jules Ferry Dans la préface de la deuxième partie de ce dictionnaire, Ferdinand Buisson souligne que "le Dictionnaire donnera aux enseignants plus qu’ils n’auront eux-mêmes à enseigner ; mais c’est l’esprit même des réformes scolaires contemporaines de ne pas proportionner la culture du maître aux nécessités de son enseignement journalier, mais à ce qu’il doit savoir lui-même pour être en état de choisir, parmi les connaissances et parmi les méthodes, celles qui répondent aux besoins et aux facultés de ses élèves".

    Bref, le souci sans doute de ’’frapper les esprits’’ a entrainé le ministre de l’Education nationale dans une voie malencontreuse. Pour la clarté des débats, et afin qu’ils ne soient pas ’’caricaturaux’’ il faut mieux faire ! Et éviter les bourdes historiques calamiteuses, monsieur le Ministre

    PS : c’est à Hippolyte Fortoul qu’a été prêté une formule selon laquelle il se félicitait de pouvoir savoir à un quart d’heure près ce qu’il se passait dans les classes des établissements (secondaires). On était alors en pleine période de l’Empire autoritaire

    En 1854, le ministre de l’Instruction publique Fortoul a en effet édicté des instructions minutieuses pour régler le déroulement des cours. Par exemple, en huitième, 15 minutes pour la prière et la récitation des leçons, 15 minutes pour l’explication des leçons du lendemain, 15 minutes de lecture, 15 minutes d’exercices de grammaire. Suivent 30 minutes pour la correction des devoirs et la dictée du devoir suivant, 20 minutes pour la correction des questions de grammaire et la dictée des nouvelles questions, 10 minutes pour l’analyse grammaticale. Etc

  • L’âge du départ à la retraite ? Mauvaise question Watson ! | Blog Mediapart de Pierre Meneton | 05.11.22

    https://blogs.mediapart.fr/pierre-meneton/blog/051122/avancer-ou-reculer-l-age-du-depart-la-retraite-un-emplatre-sur-une-j

    Avancer l’âge du départ à la retraite ne sera jamais qu’un pis-aller si la santé des retraités est le but poursuivi, les principaux déterminants que sont la position sociale et les conditions de travail pendant la carrière professionnelle ayant déjà fait leur œuvre au moment de la retraite.

    [...]
    Pourquoi l’État qui est obsédé par la prévention, la sécurité et la santé dès qu’il est question de consommation de drogues, d’accidents de la route, de terrorisme ou d’épidémie virale, cesse [-t-il] subitement de l’être quand il s’agit des principales causes de mortalité et de morbidité que sont les maladies cardiovasculaires et les cancers, et des facteurs qui augmentent leur fréquence (7) [comme par exemple, le travail] [?]

    La réforme des retraites n’est qu’un exemple, on pourrait aussi citer la réforme de l’assurance chômage qui ne contient pas le moindre paragraphe sur la santé des chômeurs alors que le chômage est un facteur de surmortalité majeur chez les personnes en âge de travailler (8).


    Avec à la fin un extrait de « 2084 », livre de P. Meneton publié en 2021, où il est question de surveillance de la santé des travailleurs depuis le moyen age, des lois anti-travail des enfants de 1841 et 1874, de médecine du travail moderne, de [feu les] CHSCT, de classements sans suite dans 3/4 des infraction constatées, et j’en passe.

    Élever la position sociale de l’ensemble de la population ne pourra pas se faire sans changer radicalement le système socio-économique dans lequel nous vivons. Améliorer les conditions de travail pourrait sembler un but plus facilement atteignable mais il n’en est rien car il est incompatible avec les impératifs de la valorisation du capital comme le montre l’action du patronat et de l’État français en la matière depuis 150 ans (voir le texte reproduit après cet article qui est extrait du livre « 2084 »).

    • exclu et deux mois à demi-salaire.

      Ça non plus, c’est pas cher payé pour un gros raciste qui se répend en public sur denier public ; ils auraient dû le virer pour un an voire définitivement, il a un.e suppléant.e pour assurer le service.

    • Sinon : le fait qu’on ait attendu qu’il balance une insulte raciste en plein hémicycle pour « découvrir » ses tweets dégueulasses (dont certains sont des explicitations parfaitement claires de l’antisémitisme qui structure la théorie du Grande remplacement), ça me semble un bon révélateur du fait que personne (en tout cas : pas les médias mainstream) n’a fait son boulot sérieusement pendant l’élection.

      * Comme je le répète à chaque fois, on oublie trop facilement que la théorie du Grand remplacement a un fondement antisémite, dans la logique même des Protocoles : ce sont évidemment les juifs qui voudraient « imposer » le remplacement, pour détruire la civilisation « chrétienne ». Ce qui est épatant, c’est qu’un député ait posté de manière aussi claire :
      https://www.humanite.fr/politique/rassemblement-national/qui-est-gregoire-de-fournas-le-depute-ouvertement-raciste-du-rn-769963

      “Ne mélangeons pas les questions s’il vous plaît, à présent ce sont les juifs nous imposent cette détestable présence, ils sont très tranquilles croyez-moi.”

    • re : la sanction[ette] : normalement, le max pour insulte raciste en public, c’est 45k€ et un an de prison, selon la loi de 1881.

      Si le Carlos B. [ou l’AN] porte plainte au pénal, p’tet dans 3 ans le facho est condamné à 3 mois avec sursis et 1€ de dommages symboliques ? :-)

      sauf que ; Carlos dit qu’il ne va pas porter plainte ; et le facho est p’tet même couvert par l’immunité parlementaire.

      https://blogs.mediapart.fr/carlita-vallhintes/blog/051122/propos-racistes-et-loi

    • ceci-dit, la version du FN est largement plus crédible que l’offuscation opportuniste de la Macronie et de LFI. En écoutant la vidéo, le mec dit quand même assez clairement « qu’ils retournent en Afrique » en parlant du bateau plein de bamboulas que l’Italie refusait de laisser accoster ;

      migrants que Manu et Darmator vont renvoyer fissa en Afrique quoi qu’il en coûte après les avoir laissés croupir un peu dans un camp sous l’oeil attendri des GO de la police ; le facho du FN propose juste d’appliquer la politique habituelle de la rRance en matière d’immigration, rien à voir avec une insulte raciste.

      https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-assemblee-nationale-s-embrase-apres-cette-remarque-raciste-a-un-dep

  • Lula, certes, mais pour combien de temps encore ? | Blog Mediapart | 27.10.22

    https://blogs.mediapart.fr/roberto-romero-aguila/blog/271022/le-bresil-source-dinspiration-et-dinquietude-pour-la-gauche-en-franc

    Car en réalité que représente Lula aujourd’hui une fois qu’on a objectivé sa position politique ? Il est le représentant d’une alliance centriste qui par certains aspects pourrait pencher à droite mais qui, pour le moment, préfère encore un modèle démocratique plutôt que le Bolsonarisme. En réalité l’attelage de Lula n’est pas ou plus le PT, il est tout simplement le meilleur représentant des démocrates de tous bords qui croient encore à ce modèle de fonctionnement politique.

    Mais pour combien de temps encore ?

    C’est en effet cela, à mon sens, qui se joue dans cette élection. Le Bolsonarisme se nourrit de tous les secteurs dominants qui veulent maintenir leurs positions et qui sont prêts à passer par pertes et profits la fragile construction de la démocratie car ils sont persuadés, que c’est le seul moyen de maintenir leurs positions alors qu’ils ne sont plus soutenus par un modèle idéologique pertinent. Le Fascisme devient le cadre au sein duquel continue le Business as usual. Pour cela il utilise les contradictions des classes sociales populaires entre elles, les arguments moraux ou affectifs, des éléments irrationnels, de la pensée magique et génère du buzz médiatique afin de créer un rideau de fumée qui prend la place d’un voile d’ignorance permettant d’occulter les véritables débats. A tout ce cirque il devient difficile de porter la contradiction dans un cadre rationnel contradictoire. En cela la gauche peut difficilement gagner à se laisser enfermer dans ce piège.

    le dernier paragraphe : Ce que le Brésil raconte de la France.

  • À propos d’un livre de lettres sur « la peste » - bascules
    https://blogs.mediapart.fr/bascules/blog/011122/propos-dun-livre-de-lettres-sur-la-peste

    La biopolitique en tant que logique de gouvernement produit moins l’uniformité d’un monde que des différences dans la valeur des vies, dans l’espérance que chacun-e peut en attendre. Il y a des vies vivables et d’autres beaucoup moins.

    (...) Pour Cheval, elle n’est qu’une colonisation à l’œuvre par l’extension du contrôle que seuls son approche phénoménologique semble percevoir. Se faisant, il cherche à radicaliser Foucault pour trouver une affrontement face à la biopolitique en tant que telle, dans une lutte contre l’histoire plutôt qu’un corps à corps constant face aux dispositifs de pouvoirs et de contre-pouvoirs. De Foucault, il veut garder les slogans et les mots d’ordre, pas l’enquête ni l’attention aux luttes (...)

    (...) minimiser la pandémie l’évacue d’emblée. La pandémie de covid-19 n’a pourtant précisément pas laissé des exigences sur la qualité de l’air comme l’antiterrorisme a laissé des portiques. ll se peut que cela reste une intrigue à explorer, et que ce soit ce type d’acclimatation d’une population à des conditions d’existences dégradées qui constitue tout l’enjeu de la biopolitique réelle plutôt qu’idéelle.

    (...) Il ne s’attaque pas à la vie coupée de sa forme, à la nécessité d’une vie inséparée (ce qui relève d’une opposition réelle à la biopolitique). Ce qui le désespère (comme toute une part des phénoménologues) c’est que les savoirs et les instruments de la sciences aient quelque chose à dire du monde. Contre toute possibilité des savoirs scientifiques comme points de médiation entre nous et les mondes autres qu’humains, contre toute possibilité de tenir ensemble des formes d’abstraction et des manières de sentir, Cheval veut réaffirmer la supériorité de la vie de l’esprit, de l’idée de l’humain comme seule forme valable pour comprendre le monde. Il ne bataille pas pour d’autres politiques de la vie, il ne veut que retrouver celle qui lui manque. Minimiser la pandémie, en faire un cycle naturel et tragique dont la technique vient perturber le cours, ce n’est alors qu’une manière de faire du milieu un cadre naturel intangible au sein duquel se déploie la pensée. La nature n’est ainsi plus qu’un cadre que la technique ne cesse de trahir. Que les choses du monde, dans toute leur étendue (bien au-delà du seul langage humain), comptent dans les conflits politiques, c’est pourtant ce qui manque terriblement et nous laissent impuissants, sans pouvoirs aucuns sur la situation.

    https://seenthis.net/messages/976908

    #biopolitique #sciences #pandémie

  • Expo sur Fela à la Philarmonie : la star, son image célébrée et sa part d’ombre

    par Paco Tizon

    https://blogs.mediapart.fr/paco-tizon/blog/311022/expo-sur-fela-la-philarmonie-la-star-son-image-celebree-et-sa-part-d

    Elle est intéressante l’expo sur Fela, même pour moi qui ai découvert l’artiste en 1989 et qui ai suivi son parcours. Mais je m’interroge sur les mythes « officiels » qu’on propage sur lui. Vous aussi vous vous questionnez sur le statut de l’artiste rebelle ?

    Extraits :

    On sait qu’en guise d’action politique, et pour « rendre le pouvoir au peuple », il créa la république de Kalakuta qui ressemblait surtout fort à une communauté sectaire, et dont le Shrine fut le temple. On sait qu’il y régna, lui-même opposé au régime nigérian, mais sans tolérer de démocratie au Kalakuta ("Je ne crois pas à ce concept inventé par les blancs", disait-il).

    On sait aussi qu’il s’arrangea avec les traditions yoruba pour pouvoir épouser des dizaines de jeunes femmes qui furent ses domestiques, ses danseuses, ses gardes du corps. On sait qu’il organisa sa mort en public, comme une célébration digne d’un être divin. Ce n’est pas manquer de respect que de le rappeler : Fela, génie musical et politique, était aussi une sorte de gourou. Et si ça nous embête de l’entendre, posons-nous la question : est-ce parce que c’est faux, ou est-ce parce que ça écorne sa réputation ?

    J’ai suivi Meissonnier, Van Eersel ou les gars de Actuel qui glorifièrent Fela. Mais ces passeurs occidentaux sont aussi... des hommes blancs, sans doute fascinés par le charisme viril de l’artiste. Compagnons des luttes décoloniales, défenseurs des cultures traditionnelles, ils ne s’exprimèrent jamais sur le sexisme du gars et sur l’emprise qu’il exerça.

    On sait que Fela refusa longtemps de reconnaître avoir contracté le sida, qu’il considérait comme « une invention des blancs », et qu’il contamina très probablement plusieurs de ses femmes.

    #Fela_Kuti #afrobeat #Nigeria #néocolonialisme #musique_et_politique#secte#Actuel

  • Mimmo Lucano, chiesti 10 anni e 5 mesi di reclusione in appello per l’ex sindaco di Riace

    Requisitoria dei sostituti procuratori generali Adriana Fimiani e Antonio Giuttari: chiesti meno dei 13 anni e 2 mesi inflitti in primo grado. Rilevate alcune prescrizioni e chiesta l’assoluzione per una parte della truffa. I legali Andrea Daqua e Giuliano Pisapia: «Condivise in parte le nostre osservazioni, spiegheremo i nostri motivi e speriamo in esito positivo»

    Dieci anni e 5 mesi di reclusione. È la richiesta della Procura generale di Reggio Calabria per l’ex sindaco di Riace Mimmo Lucano, il principale imputato del processo Xenia che si sta celebrando davanti alla Corte d’Appello e che è nato da un’inchiesta della Guardia di finanza sulla gestione dei progetti di accoglienza dei migranti. Nell’udienza di oggi, c’è stata la requisitoria dei sostituti procuratori generali Adriana Fimiani e Antonio Giuttari che hanno chiesto per Lucano una pena inferiore rispetto ai 13 anni e 2 mesi inflitti in primo grado dal Tribunale di Locri nel settembre 2021.

    In sostanza, per la Procura generale l’ex sindaco di Riace dovrebbe essere condannato per reati che riguardano la gestione del denaro pubblico. Lucano nel 2018 era stato arrestato dai finanzieri. Sottoposto prima ai domiciliari e poi al divieto di dimora, è ancora sotto processo per i reati di associazione per delinquere, truffa, peculato, falso e abusi d’ufficio. Come per la Procura di Locri, che aveva coordinato le indagini, anche per i sostituti pg, l’ex sindaco Lucano sarebbe stato il promotore di un’associazione a delinquere ai danni dello Stato. Stando all’impianto accusatorio, si tratta di un’associazione che avrebbe avuto lo scopo di commettere “un numero indeterminato di delitti (contro la pubblica amministrazione, la fede pubblica e il patrimonio), così orientando l’esercizio della funzione pubblica del ministero dell’Interno e della prefettura di Reggio Calabria, preposti alla gestione dell’accoglienza dei rifugiati nell’ambito dei progetti Sprar, Cas e Msna e per l’affidamento dei servizi da espletare nell’ambito del Comune di Riace”.

    Rispetto alla sentenza di primo grado, al termine della requisitoria i sostituti procuratori generali hanno rilevato la prescrizione per i due presunti abusi d’ufficio: quello relativo alla mancata riscossione da parte del Comune dei diritti per il rilascio delle carte di identità, e quello sull’affidamento della raccolta dei rifiuti a due cooperative che utilizzavano gli asinelli per effettuare il servizio nel borgo ma che erano prive dell’iscrizione all’albo regionale. È stata, inoltre, chiesta l’assoluzione per una parte del reato di truffa contestato a Lucano. La Procura generale, infine, ha riconosciuto l’unificazione di tutti reati con il vincolo della continuazione. Questo è il motivo per il quale l’accusa ha ridotto la richiesta di condanna rispetto alla sentenza di primo grado.

    Sentenza che dovrebbe essere rideterminata anche per buona parte degli altri 15 imputati: Fernando Antonio Capone (8 anni e 10 mesi di carcere), Cosimina Ierinò (8 anni e 1 mese), Jerry Tornese (5 anni), Pietro Curiale Oberdan (4 anni e 8 mesi), Abeba Abraha Gebremarian (4 mesi con pena sospesa), Giuseppe Ammendolia (2 anni e 10 mesi), Nicola Auddino (4 anni), Assan Balde (8 mesi con pena sospesa), Oumar Keita (8 mesi con pena sospesa), Anna Maria Maiolo (4 anni e 8 mesi), Gianfranco Musuraca (4 anni), Salvatore Romeo (4 anni e 10 mesi), Maria Taverniti (4 anni e 4 mesi), Lemlem Tesfahun (4 anni e 8 mesi) e Filmon Tesfalem (8 mesi con pena sospesa). È stata chiesta, infine, l’assoluzione per Cosimo Damiano Musuraca e Maurizio Senese.

    Al termine dell’udienza, l’intervento dei pg in aula è stato commentato dagli avvocati Andrea Daqua e Giuliano Pisapia, difensori di Mimmo Lucano. “È stata una requisitoria serena, pacata – ha affermato Pisapia – In parte i sostituti procuratori generali hanno condiviso quanto è stato sollevato da noi come difesa di Mimmo Lucano in contrasto con la sentenza di primo grado. Su altri punti non condividiamo sia le richieste di condanna che le motivazioni. Adesso iniziano le difese e noi confidiamo in una sentenza positiva”. “Aspetteremo l’esito della Corte d’Appello”, ha affermato, invece, Daqua che ha comunque apprezzato come la “Procura generale abbia condiviso l’eccezione sulla inutilizzabilità di alcune intercettazioni così come previsto dalla sentenza ‘Cavallo’ della Corte di Cassazione”. “Nel nostro intervento – ha aggiunto – spiegheremo i motivi del nostro appello e chiaramente speriamo in un esito positivo perché abbiamo sempre ritenuto che i reati contestati a Mimmo Lucano sono insussistenti”.

    https://www.ilfattoquotidiano.it/2022/10/26/mimmo-lucano-chiesti-10-anni-e-5-mesi-di-reclusione-in-appello-per-lex-sindaco-di-riace/6852176

    #processo_Xenia #Xenia #procès_Xenia

    #Mimmo_Lucano #Domenico_Lucano #Riace #procès #appel #justice #Italie #Calabre #villes-refuge

    • Vidéo : « Je referais tout ce que j’ai fait », le combat de Domenico Lucano, en première ligne de l’accueil des migrants en Italie

      En Italie, Domenico Lucano, ancien maire du village de Riace connu pour son accueil des migrants, est de nouveau devant la justice. Il avait été condamné en 2021 à 13 ans de prison pour association de malfaiteurs aux fins d’immigration irrégulière, et de détournements de biens publics. InfoMigrants est allé à sa rencontre.

      https://www.youtube.com/watch?v=zdUOM-DS8QM&feature=emb_logo


      http://www.infomigrants.net/fr/post/44276/video--je-referais-tout-ce-que-jai-fait-le-combat-de-domenico-lucano-e

    • Avec Mimmo Lucano à Riace de #Eric_Fassin

      L’ancien maire de Riace, Mimmo Lucano, a été condamné en 2021 à treize ans de prison par la justice italienne. Les motifs n’étaient que des prétextes : si la répression s’abat sur lui, c’est qu’il a réussi – et non échoué. Il a démontré que l’accueil des migrant·es était dans l’intérêt de la Calabre, dépeuplée par la pauvreté. Une autre politique est donc possible : il y a bien une alternative.

      La Caravane de Riace, c’est un mouvement de solidarité avec Mimmo Lucano, l’ancien maire de ce village, poursuivi par la justice italienne pour avoir mené une politique de solidarité, au-delà des frontières, avec les exilé·es qui, depuis des décennies, débarquent sur les côtes de Calabre. Ce collectif vient de France, mais lui aussi traverse les frontières. La caravane prend son départ aujourd’hui à Riace, avant Palerme, Naples, Rome, mais aussi, en France : La Roya, où elle sera accueillie par Cédric Herrou, et enfin Marseille, qui doit attribuer une citoyenneté d’honneur à Mimmo Lucano.

      Le maire de Riace a d’abord été suspendu de son mandat puis arrêté le 1er octobre 2018, et enfin interdit de séjour dans son propre village pendant près d’un an. Il est alors retourné y vivre. Mais le 30 septembre 2021, à l’issue d’un long procès, il a été condamné par la justice italienne à plus de 13 ans de prison et à une lourde amende pour association de malfaiteurs, détournement de fonds publics et abus de pouvoir. En réalité, il est persécuté pour sa politique de solidarité.

      En novembre 2021, à l’invitation de ce même collectif de militantes françaises, nous étions nombreuses et nombreux à venir le soutenir à la Bourse du travail, à Paris : la solidarité n’est pas un délit. Bien sûr, en France, la justice rend la vie dure aux militantes et aux militants, en faisant exister un délit de solidarité juridiquement inexistant. Mais les mobilisations de la vallée de La Roya, autour de Cédric Herrou, ont réussi à faire reconnaître par le Conseil constitutionnel la solidarité : c’est le principe de fraternité, inscrit dans la devise de la République.

      Aujourd’hui, mercredi 26 octobre 2022, s’est ouvert le procès en appel de Mimmo Lucano. Comment manifester notre solidarité ? Et d’abord, où ? Le tribunal siège à Reggio ; c’est donc là que sont ses avocats. Mais Mimmo lui-même a choisi de rester dans son village – et nous avec lui. Pourquoi ? C’est qu’il y a deux réalités : d’un côté, celle de l’État ; de l’autre, la réalité de ce village de Calabre. La première ignore la seconde ; mais la seconde ne peut pas se permettre d’ignorer la première.

      Ce matin, Mimmo nous fait visiter son village ; il y habite depuis toujours ; il y connaît tout le monde. Dans l’école ouverte pour les enfants des réfugié·es, il connaît les prénoms de chaque enfant ; plusieurs garçons ont été appelés Domenico, comme lui. En fait, Riace n’est pas ou n’est plus isolé ; c’est un village global – comme l’annonce une arche de bois dans la rue. Mais l’État veut arracher Mimmo à cette réalité ; c’est une manière de l’arracher de cette réalité, autrement dit, d’essayer d’effacer son empreinte ; car elle est bien visible, non seulement dans ce village, mais dans le monde entier.

      Mimmo Lucano, pour se justifier, a expliqué que « la légalité et la justice sont deux choses différentes. » Pour le dire autrement, il y a deux justices. La justice injuste, qui, sous divers prétextes, condamne la solidarité ; et une autre justice, celle de la solidarité en actes. C’est cette justice juste qui a été saluée par le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU et par le Pape François, mais aussi reconnue par le prix Dresde pour la paix en 2017. C’est donc cette justice alternative qui est poursuivie, et condamnée, par la justice de l’État. Voilà pourquoi nous sommes à Riace, et non pas à Reggio : du côté de cette justice de Justes, du côté de Riace, du côté de Mimmo Lucano.

      Pourquoi persécuter Mimmo Lucano ? Pourquoi l’État italien s’acharne-t-il avec une telle violence contre cet homme ? Pourquoi vouloir anéantir cette justice alternative ? C’est précisément parce que Mimmo Lucano en est, non seulement le symbole, mais aussi l’incarnation. Depuis Margaret Thatcher, on nous répète : « Il n’y a pas d’alternative ». « There is no alternative », ou TINA. Il n’y a pas de « plan B », nous dit-on encore. Il y aurait donc d’un côté le réalisme, qui se contente de refléter la réalité ; de l’autre, l’utopie, forcément irréaliste. Ainsi, on taxe d’angélisme quiconque défend les droits humains. C’est vrai en matière de politique économique ; mais c’est vrai aussi en matière de politique migratoire. Et les deux se confondent : « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », nous explique-t-on : la réalité économique nous obligerait à renoncer à nos idéaux politiques. Opposer ainsi la réalité à l’idéologie, c’est donc renoncer à la politique.

      Que reproche-t-on à Mimmo Lucano ? D’avoir démontré, en pratique, qu’il n’y a pas à choisir entre le cœur et la raison : la xénophobie n’est pas dans l’intérêt de Riace. Les migrant·es kurdes, d’Afrique subsaharienne ou d’Afghanistan, ont redonné vie à ce village vieillissant, dans une région pauvre, victime de l’exode rural. Ce n’est donc pas un hasard si la droite italienne s’est radicalisée : elle a converti sa politique de stigmatisation du Sud rural du pays, qui définissait la Ligue du Nord, en une politique de stigmatisation xénophobe, de Matteo Salvini à Giorgia Meloni.

      En visitant Riace, on comprend qu’une autre politique est possible. La xénophobie politique est coûteuse ; en revanche, une politique de solidarité permet d’utiliser les financements publics, non pour la répression des migrant·es, ce qui est une dépense radicalement inutile, mais pour utiliser leur compétence – qu’il s’agisse d’agriculture ou d’accompagnement des vieillards, d’artisanat ou de ramassage des ordures. Mimmo Lucano n’était-il pas allé jusqu’à imaginer une monnaie virtuelle en attendant l’arrivée des fonds publics ? Bref, la question n’est pas de savoir s’il y a, ou non, de l’argent public, mais de décider de ce qu’on en fait. Or c’est précisément sur ce point que l’ancien maire est attaqué.

      C’est ce choix politique que Mimmo Lucano a rendu visible et audible. Il a fait de Riace un laboratoire – un lieu d’expérimentation sociale, économique et politique. Bref, c’est une utopie réaliste. Voilà ce que veulent rendre impensable les politiques de la droite radicalisée, en tentant de faire converger la logique de la justice d’État et celle des mafias que combattait l’ancien maire, et qui continuent de le combattre. Mimmo Lucano n’est pas condamné pour avoir échoué ; il est persécuté par la justice politique en raison même de son succès.

      S’il n’y a pas d’alternative, alors, il n’y a pas de politique démocratique. Et que reste-t-il d’une démocratie qui ne croit pas à la politique ? Nous le savons bien : c’est le néofascisme qui finit par l’emporter, de Donald Trump à Jair Bolsonaro, et de Giorgia Meloni à Marine Le Pen. Si nous sommes ici à Riace, c’est parce qu’avec le sort d’un homme, dans le tribunal de Reggio, ce qui est en jeu, c’est donc la démocratie elle-même. Une autre politique est possible, nous dit l’expérience de Riace ; autrement dit, la politique reste possible. À nous de l’entendre, et de le faire entendre, au-delà des frontières. Voilà pourquoi nous sommes ici, à Riace, avec Mimmo Lucano.

      https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/261022/avec-mimmo-lucano-riace

    • Accoglienza alla sbarra, in appello chiesti più di 10 anni per Lucano

      La Pg di Reggio Calabria attenua le accuse ma conferma l’impianto di primo grado per l’ex sindaco di Riace. La sentenza in dicembre.

      Alla lettura della richiesta della procura generale, lui non era in aula. Aveva disertato l’udienza in cui si celebrava la requisitoria della pubblica accusa. Aveva lasciato ai suoi legali – gli avvocati Andrea Daqua e Giuliano Pisapia – il compito di rappresentarlo. Mimmo Lucano non era a Reggio Calabria ieri e non sedeva tra i banchi degli imputati in corte d’appello. Era rimasto a Riace. Dove, proprio alla ripresa del processo, e non per puro caso, passava la Carovane solidaire partita in suo onore da Parigi il 17 settembre.

      IN UN LUNGO GIRO TRA ITALIA e Francia, con tappe a Palermo, Napoli, Roma, Torino, La Roya e Marsiglia, terminerà il suo viaggio il 5 novembre. Quel giorno a Marsiglia il sindaco socialista Benoit Payan, alla presenza degli eurodeputati Damien Carême e Pietro Bartolo, ma anche di artisti, avvocati, associazioni in difesa dei rifugiati, conferirà la cittadinanza onoraria all’ex sindaco di Riace. E ieri gli attivisti del collettivo hanno ribadito il loro appello all’intera Europa: «la solidarietà non può essere un crimine, il Mediterraneo non può divenire un simbolo di morte, l’accoglienza è una ricchezza e territori come Palermo, Riace, Crotone, La Roya, Briançon hanno mostrato l’esempio».

      IN FRANCIA LA CAUSA di Lucano gode del sostegno di cittadini e associazioni. In Italia, invece, nell’aura di criminalizzazione generalizzata dei soccorsi in mare, dell’operato delle Ong e dell’immigrazione, tornata in auge con il nuovo governo Meloni, la musica è ben altra. E anche ieri se ne è avuta conferma. La Pg ha chiesto la condanna a 10 anni e 5 mesi di carcere per l’ex sindaco di Riace e principale imputato del processo Xenia nato da un’inchiesta della guardia di finanza sulla gestione dei progetti di accoglienza dei migranti nel borgo della Locride.

      DAVANTI ALLA CORTE, presieduta da Giancarlo Bianchi, è durata 3 ore la requisitoria dei sostituti procuratori generali Adriana Fimiani e Antonio Giuttari. La riformulazione della pena richiesta è pura cosmesi giuridica. Poco cambia rispetto alla pena inflitta dal tribunale di Locri che lo aveva condannato a 13 anni e 2 mesi di reclusione. E’ vero che c’è una riduzione di 3 anni. Ma lo spirito rimane identico. E’ un processo politico costruito ad hoc per demolire il cosiddetto «modello Riace». E’ quel che Pietro Calamandrei, definiva «il rovesciamento di senso», nell’arringa difensiva per Danilo Dolci, altro perseguitato di Stato: non ci sono fatti ma idee, sparisce il contesto, l’identità dell’inquisito viene capovolta. Nel caso di Lucano, l’accoglienza diventa così sistema clientelare per l’accaparramento dei voti, il volontariato si trasforma in peculato, la trasparenza amministrativa in corruzione. Nello specifico, la Procura generale ha chiesto l’assoluzione per un capo di imputazione e la prescrizione per due capi.

      A LUCANO, CHE NEL 2018 trascorse un breve periodo agli arresti domiciliari e circa un anno con il divieto di dimora, vengono contestati i reati di associazione per delinquere, truffa, peculato, falso e abusi d’ufficio. Dopo aver ricostruito gli elementi di prova e dopo aver ritenuto inutilizzabili alcune intercettazioni telefoniche, i due sostituti pg hanno chiesto la condanna anche per altri 15 imputati. Per due è stata chiesta l’assoluzione. La pubblica accusa ha considerato in continuazione i reati per cui era chiamato a rispondere l’ex primo cittadino. La condanna inflitta a Lucano nel processo di prime cure era stata quasi il doppio rispetto alla richiesta del pubblico ministero di Locri, per il quale all’ex sindaco andavano comminati 7 anni e 11 mesi.

      I legali di Lucano si dicono comunque fiduciosi in vista della sentenza. Pisapia e Daqua avevano presentato ricorso, sostenendo che nelle motivazioni ci fosse una ricostruzione della realtà «macroscopicamente deforme rispetto a quanto emerso in udienza», ma soprattutto viziata da un approccio «aspro, polemico, al limite dell’insulto» e dalla preoccupazione di trovare Lucano «colpevole ad ogni costo». E la decisione della corte di riaprire l’istruttoria per una intercettazione del 2017 aveva riacceso le speranze. Si tratta di una registrazione chiave, silenziata in primo grado.

      LA SENTENZA È PREVISTA per dicembre, preceduta dalle arringhe difensive. Nell’attesa, la scelta dell’ex sindaco è quella della disobbedienza civile: non intende pagare la provvisionale da 750 mila euro poiché sarebbe «un’ammissione di colpevolezza e in appello non mi aspetto l’attenuazione della pena, non accetto neanche un giorno in meno, voglio l’assoluzione piena. Voglio la riabilitazione del nostro lavoro. Voglio la luce della verità».

      https://ilmanifesto.it/accoglienza-alla-sbarra-in-appello-chiesti-piu-di-10-anni-per-lucano
      #désobéissance_civile #accueil #modèle_Riace #rovesciamento_di_senso

    • Lucano, colpevole ad ogni costo

      La preoccupazione degli avvocati difensori #Andrea_Daqua e #Giuliano_Pisapia, per cui la Procura Generale di Reggio Calabria voglia Mimmo Lucano “colpevole ad ogni costo”, da sentore si fa fetore nauseabondo. A seguito della condanna in primo grado e della riapertura della prima istruttoria, la pena di oltre 13 anni si è ridotta a 10 anni e 5 mesi. Uno sconto effimero che non conosce riguardo

      Abuso d’ufficio, truffa, concussione, peculato, turbativa d’asta, falsità ideologica e favoreggiamento dell’immigrazione clandestina, è ciò per cui il “processo Xenia” identifica Lucano come colpevole.
      È proprio il concetto di ospitalità ad essere racchiuso e raccontato dal termine “Xenia”. Questo deriva dal greco antico e dei Greci conserva un’anima preziosa quanto rara. Lo spirito per cui accogliere tutti coloro che chiedono ospitalità rappresenta un dovere morale, una legge emblematica anche se non scritta.
      Prescrizione e consuetudine, le stesse per cui Antigone nella celebre opera, scelse di dare sepoltura al cadavere del fratello Polinice. Opponendosi rigidamente all’espressa volontà del re Creonte, che la vietò con un decreto.
      L’ “Agrapta nomina” forte di valori radicati che non vuole piegarsi al “corpus delle ordinanze scritte” è l’analogo perno su cui si reggono la rabbia di Antigone e la tenacia di Mimmo.

      «Non mi spaventa la condanna, ma la delegittimazione morale della mia persona e del mio operato», agire a cui sarebbe impossibile e ingiusto non attribuire riconoscenza. Gratitudine per aver cercato e trovato un percorso contrapposto alla retorica di sterili dibattiti circa la chiusura dei porti e la concentrazione in centri di accoglienza.
      Per ben tre volte sindaco di Riace, Mimmo Lucano optò per l’integrazione anche quando era ancora solo un libero cittadino. Assieme ad altri riacesi accoglie, nel Luglio 1998, alcuni curdi che sbarcano sulle coste di Riace.

      “Io non avevo studiato per essere un esperto dei temi dell’immigrazione o per essere sindaco… Stavo cercando di capire come dare un contributo per dare un’opportunità alla mia terra in un contesto di declino demografico, di spopolamento… “

      #Città_Futura” nasce un anno dopo, per recuperare le abitazioni abbandonate di Riace superiore e risvegliare antichi mestieri. Aprono nuovi laboratori di tessitura, ceramica, vetro e confetture. Con il primo mandato di Mimmo nasce il suo sistema di accoglienza, giornalisticamente definito “Modello Riace” di efficacia ed efficienza innegabili.
      Fu allora che il borgo divenne esempio di un’alternativa al respingimento violento, e il mondo intero guardò.

      Nel 2010 Lucano è al 40º posto nella lista dei leader più influenti dalla rivista americana Fortune, si è posizionato terzo nella World Mayor per i migliori sindaci del mondo. Nel 2017 riceve il premio per la Pace Dresda e il Los Angeles Times redigerà un intero articolo sul paese.

      Gli anni hanno però trasformano lo sguardo: Mimmo da virtuoso diviene un criminale

      «La mia vicenda giudiziaria inizia con l’arrivo del nuovo prefetto di Reggio Calabria. Da subito il suo atteggiamento fu molto sospettoso: cercava di contrastare ciò che avevamo fatto fino ad allora a Riace»

      Nel 2016 i verbali della relazione del prefetto di Locri riferiscono anomalie nel funzionamento del sistema, è lo stesso anno in cui scatta l’indagine della magistratura per truffa e concussione. Dal 2017 al comune furono negati fondi, bonus e borse lavoro.
      Il processo culmina nel settembre 2021 con la condanna di Lucano in primo grado a tredici anni e due mesi con l’accusa di far parte di associazione a delinquere. Punizione esemplare ignara della solidarietà movente.

      “Pensavo di contribuire al riscatto della mia terra da un’immagine negativa. È una cosa pesantissima. Non so se per i delitti di mafia ci sono sentenze simili”

      Oggi la riduzione di soli tre anni della pena riporta ai sensi l’odore di una deformazione della realtà. Un approccio viziato definito dagli avvocati di Mimmo “aspro, polemico, al limite dell’insulto”.

      Nel mentre la Giustizia segue il suo corso perché le leggi siano sempre rispettate, a noi resta la riflessione.
      Dubbi e domande, mai così vicine all’Antigone di Sofocle.

      https://www.ultimavoce.it/lucano-colpevole-ad-ogni-costo

    • Mimmo Lucano, De Magistris: «Non può andare in carcere per aver aperto il cuore»

      Mimmo Lucano, De Magistris: «Non può andare in carcere per aver aperto il cuore»

      Padre Zanotelli: «E’ un esempio di accoglienza per questo Paese»

      (Napoli). Tappa a Napoli dell’evento «Carovana d’amore» in sostegno a Mimmo Lucano presso l’Istituto Italiano per gli Studi Filosofici. Interviene Luigi De Magistris: «Spero che la magistratura agisca con buon senso. Non riesco ad immaginare che Mimmo possa andare in carcere per aver aperto il suo comune e il suo cuore». Padre Zanotelli: «E’ un esempio di accoglienza per questo Paese, nostra Carovana messaggio importante». (Raffaele Accetta/alanews)

      https://www.youtube.com/watch?v=X4dTGctuuqQ

  • Victoire ! La sanction disciplinaire est annulée ! | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/anthony-smith-cgt-ministere-du-travail/blog/201022/victoire-la-sanction-disciplinaire-est-annulee

    Après plus de deux ans et demi de bataille, le jugement du Tribunal Administratif de Nancy vient d’être rendu : la sanction disciplinaire contre Anthony est purement et simplement annulée !

    Ce jugement confirme qu’Anthony n’a fait que son métier d’Inspecteur du travail en tentant en pleine 1ère vague de Covid19 d’agir pour la protection de la santé des salariées d’une association d’aide à domicile de Reims manquant de protections.

    Ce jugement vient éclairer le caractère purement politique de la sanction qu’Anthony a subie.

    • ce que ça éclaire surtout, c’est que d’autres inspecteurs du travail, les profs, les soignants, les employés de transports en commun, les de gauche, les syndicalistes, les diants-diants auraient pu avoir quelque chose à foutre de ce que suppose une politique et des dispositions de préventions face à la pandémie de covid et fermer les lieux de contamination tant que de telles dispositions n’y étaient pas rendues possibles.

      #covid-19 #Travail #masque

  • La science se rebiffe : désobéissance civile climatique | Blog MP | 17.10.22

    https://blogs.mediapart.fr/scientifiques-en-rebellion/blog/171022/pourquoi-mener-des-actions-de-desobeissance-civile-en-tant-que-scien

    membres de la communauté scientifique extrêmement alarmé·es par la catastrophe écologique en cours [...] nous avons décidé d’initier ou de participer à des actions de désobéissance civile en France en tant que scientifiques.

    Certain·es parmi nous ont décidé de participer aux actions du collectif international Scientist Rebellion qui ont lieu en ce moment-même en Allemagne. D’autres ont décidé de mener des actions en France avec des collectifs citoyens comme Extinction Rebellion (XR) et ANV-COP21, que nous soutenons et avec qui nous collaborons activement.

    Nous appelons tous nos collègues scientifiques à nous rejoindre dans le cadre du collectif Scientifiques en Rébellion pour amplifier ce mouvement de désobéissance qui ne cesse de se développer depuis quelques années dans le sillage de la tribune en Une du journal Le Monde signée en 2020 par plus de 1 000 scientifiques.

    https://rebellionscientifiques.wordpress.com