Le Club | Mediapart

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  • Contagiosité des enfants : un dossier explosif pour le gouvernement
    https://blogs.mediapart.fr/marc-durin-valois/blog/171020/contagiosite-des-enfants-un-dossier-explosif-pour-le-gouvernement

    [ Dans un premier temps] en n’ayant pas imposé le masque pour 4,5 millions d’écoliers de 6 -11 ans, les pouvoirs publics ont acté des études partielles affirmant que les enfants n’étaient quasiment pas contagieux. L’explosion des contaminations familiales et le risque de double pandémie Covid 19 et grippe les amènent à un début de rétropédalage. Avec le souci d’éviter une crise majeure de confiance.

    Il faut porter au crédit de la Société Française de Pédiatrie d’avoir provoqué sur ces sujets un retournement spectaculaire de l’opinion française qui, à l’issue du confinement, était tétanisée par la crainte de voir les enfants se contaminer. Face aux parents en état d’anxiété généralisée, refusant de renvoyer leur progéniture à l’école malgré les désastres psychosociaux et sanitaires provoqués par la fermeture des établissements, le professeur Robert Cohen, vice-président de cette Société savante, a scandé, à travers des formules-choc : un, que les enfants étaient exposés mais peu touchés par la maladie en raison de leurs bonnes défenses naturelles ; deux, qu’ils n’étaient presque jamais gravement malades ; trois qu’ils étaient très peu propagateurs du virus entre eux et envers les adultes (« Lorsqu’un enfant est PCR positif, le risque de contamination entre enfants ou d’enfants à adulte reste extrêmement limité » explique-t-il sur Europe 1). Profitant d’une couverture médiatique hors du commun, ce triple message a provoqué le retour salutaire des gamins à l’école, celui des parents au travail et instillé une nouvelle doxa dans la population selon laquelle les enfants n’étaient quasiment pas contagieux.

    #contagiosité_des_enfants

  • Une victime de violences écope de 7 ans de prison : il faut protéger, pas incarcérer !
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/261020/une-victime-de-violences-ecope-de-7-ans-de-prison-il-faut-proteger-p

    Adriana Sampaïo a voulu protéger sa fille aînée, que son conjoint battait. Après l’avoir poignardé pour se défendre, elle fut condamnée à 7 ans de prison. Un ensemble de militant·e·s et de collectifs féministes déplorent que l’État, au lieu de les protéger, inflige aux victimes de violences une « double peine en les traitant comme des coupables quand elles n’ont plus d’autre choix que celui que la société leur a laissé : se défendre d’elles-mêmes ». Source : Relevé sur le Net...

  • Erdoğan/Macron : quand les crimes de lèse-majesté occultent les crimes contre les peuples
    Pierre Tevanian - Jeudi 29 octobre 2020 - 15:35 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/france-turquie-erdogan-macron-tensions-lese-majeste

    Un président traité de « malade mental » par un autre, lequel est figuré en slip par une caricature : le crime de lèse-majesté s’est installé, ces derniers jours, à la une de nos journaux. Au détriment des peuples, une fois de plus (...)

    • Charlie Hebdo : Par quelles méthodes tordues s’est opéré le glissement d’une petite publication « satirique » irrévérencieuse vers un organe de presse idéologique d’état :

      L’histoire tragique de Cavanna mais aussi celle de Charlie Hebdo, jusqu’aux évènements de janvier, pourraient se résumer par : comment Val et Malka ont amené au casse-pipe toute une équipe, tout un journal. Ce qui me fait hurler, c’est que tout cela s’est construit au fil du temps au nom de la liberté d’expression

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      I - Charlie-Hebdo : Comment Philippe Val prend le pouvoir ?

      Cette question nous amène à suivre, depuis le début, les tribulations de Philippe Val et de son compère Richard Malka : deux coucous sans scrupules, qui entreprirent de faire prospérer leur ambition dans le nid patiemment édifié par François Cavanna, le professeur Choron, Reiser et les autres : Charlie Hebdo.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011017/comment-val-et-malka-ont-amene-au-casse-pipe-l-equipe-de-charlie-heb

      II - Spoliation de la marque « Charlie Hebdo » et autres manipulations

      Maître Malka quitta le cabinet Dartevelle début 1999 pour s’installer à son propre compte en amenant avec lui, comme client, Charlie-Hebdo. En effet, le 09 janvier 1999, Maître Dartevelle reçut un courrier de Richard Malka lui annonçant sa démission. Dans la foulée lui parvint une lettre émanant de Philippe Val demandant le transfert de l’intégralité des dossiers de Charlie-Hebdo et de son personnel à maître Malka.

      Pour pouvoir relancer le célèbre journal satirique, il y avait un préalable indispensable : récupérer la « marque Charlie-Hebdo ». Qu’à cela ne tienne : Cavanna devrait pouvoir revendiquer cette marque : il était membre du binôme fondateur de Charlie-Hebdo comme de ses aînés Hara Kiri et Charlie Mensuel. Ça, c’était du ressort de l’avocat Richard Malka : il mit aussitôt en branle une procédure qui amena les collaborateurs historiques du premier Charlie-Hebdo à attester abusivement que le titre appartenait à François Cavanna.

      Un jugement intervint sur cette base et donna la propriété du titre à ce dernier. 1992, le professeur Choron perdit en première instance.1996, il perdit encore en appel. Cavanna se vit attribuer la marque Charlie-Hebdo.

      Pendant ce temps, nos larrons ourdissaient leur piège. Ils obtinrent de Cavanna l’exclusivité de l’usage de l’appellation Charlie-Hebdo.

      Où l’on ne peut sans effroi que constater un certain « bégaiement de l’Histoire » ...

  • Le (nouveau) départ du CCIF pour préserver sa liberté d’action
    De CCIF - lundi 26 octobre 2020 - Collectif contre l’islamophobie en France
    https://www.islamophobie.net/2020/10/26/le-nouveau-depart-du-ccif-pour-preserver-sa-liberte-daction

    (...) Aucune association antiraciste n’avait jamais eu droit à un tel traitement en France. L’accusation dont nous faisons l’objet est malheureusement une illustration extrême de ce que subissent de nombreux musulmans — ou supposés musulmans — en France : le soupçon de solidarité avec les terroristes en cas de silence, et l’accusation de dissimulation hypocrite (taqiyya) en cas de prise de parole.

    Pendant que le pays est touché par l’émotion, on reprochera toujours aux « musulmans » de ne pas suffisamment condamner le terrorisme, de ne pas suffisamment se montrer dans les manifestations, et ainsi de suite ; pour enfin justifier des représailles et construire une rhétorique de vengeance.

    Nous l’avons vu et vécu de près, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, en étant pleinement mobilisés pour le respect de l’état de droit et la préservation des libertés fondamentales. Nous avons montré comment, en cinq ans, l’islamophobie s’est normalisée petit à petit et comment des dispositifs gouvernementaux, sous couvert de lutte contre la radicalisation et le terrorisme, ont participé de cette stigmatisation.

    Aujourd’hui, nous payons le prix de cette démonstration. (...)

  • #Pikpa... la mort annoncée d’une #utopie

    Ce n’est pas un lundi ordinaire en Grèce. Alors que tous les médias sont braqués sur l’annonce des peines encourues par les membres de l’Aube Dorée, PIKPA, le dernier #camp_ouvert pour l’accueil des migrants ferme ses portes, forcé par le gouvernement. Et ses quelques cent résidents du moment seront envoyés à Moria, ou à ce qu’il en reste. Pourquoi Pikpa dérange tant ?

    Le taxi me dépose sur la route côtière à mi-chemin entre Mytilène et l’aéroport, en face d’un hôtel désaffecté. J’avance sur un petit chemin qui s’enfonce dans la forêt de pin et suis rapidement devant le portail de Pikpa. Nous sommes fin juin 2014 et il fait déjà bien chaud à Lesvos. Je cherche #Efi_Latsoudi, l’une des responsables de Pikpa qu’on m’a recommandé de voir à Athènes. Quelqu’un me montre une femme d’une quarantaine d’années du doigt, mais il me faudra presque une heure avant de pouvoir lui parler, tellement elle est sollicitée. Adultes, enfants, volontaires, migrants, tout le monde à quelque chose à lui demander et Efi réponde patiemment à toutes les questions. Je lui explique mon projet de film pour lequel je fais des repérages et elle me pose des questions. A peine a-t-elle appris que je suis iranienne qu’elle me demande si je veux bien aller parler à O. un jeune iranien, qu’elle a réussi à sauver de l’enfer de #Moria. Parce qu’il s’agit de ça. Chaque migrant accueilli à Pikpa est un de moins dans l’enfer de Moria. O. est tellement traumatisé qu’il se méfie de tout, au point même de refuser de parler le persan. C’est un jeune homme grand et fin, avec une étrange allure : mi barbu, mi rasé, mi brun, mi blond, au regard vif et fuyant. Tout en lui est un cri pour affirmer sa différence. Il m’a fallu du temps avant de gagner sa confiance et basculer peu à peu de l’anglais vers le persan. A Pikpa, on avait réussi à lui offrir des cours d’Anglais, de dessin et un suivi psychologique. C’était le premier d’une longue liste de migrants, fragiles et remarquables, que j’ai rencontré à Pikpa à mesure de mes visites.

    La fois d’après, quelques mois plus tard, lorsque je franchis le portail, je trouve tout le monde en larmes. La raison : l’émoi d’une femme syrienne dont le fils de vingt ans alors à Damas, devait être opéré d’urgence, mais bloquée par manque de fonds. Pendant quelques heures, on a remué ciel et terre pour trouver les quelques centaines d’euros manquant et les envoyer par Western Union. Je me souviendrai toujours du visage d’Efi, du traducteur palestinien et des autres membres du bureau de Pikpa qui ayant reçu la nouvelle de la réussite de l’opération, éclatent de nouveau en larmes. Ça n’est jamais fini, disent-ils, jamais... Et c’est vrai. Les malheurs des migrants qui arrivent chaque jour semble ne jamais tarir.

    Une autre fois, ce sera un jeune afghan mutique qui retient mon attention. Il a l’air différent des autres résidents de Pikpa, semble appartenir à un autre espace-temps. J’engage la conversation et j’apprends qu’il vit à Paris depuis dix ans a déjà obtenu l’asile politique en France, mais qu’il reste à Pikpa le temps que le résultat de son test ADN arrive. Lequel prouverait son lien de parenté avec son jeune frère, noyé pendant la traversée. Je dois ramener son corps en Afghanistan, pour que ma mère puisse accepter sa mort.

    L’un des derniers miraculés de Pikpa : A. un petit afghan de cinq ans, ayant arrêté de parler après les traumatismes subis pendant la traversée, puis à Moria. Lorsque je rencontre sa mère en août 2020, ils sont à Moria depuis un mois et le petit ne communique qu’en produisant des sons inintelligibles. Je les revois mi-septembre, quand je retourne à Mytilène après l’incendie de Moria. Le petit a commencé une thérapie depuis peu et prononce déjà quelques mots en me montrant fièrement le sac à dos que tous les enfants de Pikpa ont reçu pour la rentrée des classes.

    Les petites cabanes en bois, les murs des bâtiments communs couverts de peinture d’enfant et les petits maraîchers cultivés par les réfugiés, le terrain de jeu des enfants entouré de pins, le lieu aspire un tel calme qu’on a juste envie d’y rester.

    Combien de personnes y ont retrouvé le sommeil et le calme perdus à Moria ou sur les routes sinueuses d’une migration hasardeuse vers l’Europe ?

    Ancienne #colonie_de_vacances pour enfants handicapés transformée en lieu d’accueil destinés aux migrants fragiles, Pikpa fonctionne avec des dons privés et l’aide des volontaires. Pikpa a accueilli, malgré sa petite taille, plus de 30000 personnes depuis sa création.

    La date de fermeture annoncée par le ministre grec de l’asile et de l’immigration, M. Mitarakis : fixée au 30 octobre initialement, a été avancée au 15, puis au 12 octobre. C’est donc aujourd’hui que Pikpa fermera ses portes et ses habitants seront renvoyés à Moria.

    Étrangement, c’est aussi le jour tant attendu de l’annonce des verdicts du procès de l’Aube Dorée sur laquelle tous les médias grecs sont braqués pour des raisons évidentes.

    Les résidents de Pikpa ont déjà ramassé le peu de bien qu’ils possèdent depuis vendredi. Les adultes tentent de garder leur calme mais les enfants ne peuvent pas cacher leur désespoir. K. une femme afghane, mère de deux enfants, me dit que son fils de neuf ans Omid (prénom qui signifie espoir en persan) lui a dit hier, plutôt mourir que de retourner à Moria.

    Au-delà du sort des résidents de Pikpa, pour qui le retour potentiel à Moria représente le cauchemar absolu, reste à savoir si c’est l’existence même d’un lieu d’accueil utopique des migrants, alors qu’on en manque si cruellement, n’est pas ce qui dérange le plus le gouvernement grec.

    Sauvons la dignité des migrants, sauvons Pikpa !

    #SAVEDIGNITY #SAVEPIKPA

    PS. Deux jours de sursis ont été accordés à Pikpa qui prend fin demain. L’équipe se bat comme elle peut. A suivre...

    https://blogs.mediapart.fr/moineau-persan/blog/121020/pikpa-la-mort-annoncee-dune-utopie
    #réfugiés #asile #migrations #camps #Grèce #accueil #Lesbos

  • Pour le #in_retrospect : le 11 septembre dernier, on est encore dans des chiffres « maîtrisables », bien qu’inquiétants, et le conseil scientifique fait le buzz en annonçant que « le gouvernement va devoir prendre des décisions difficiles ».

    Après un recadrage par Macron (pas de dictature médicale en France, c’est moi-je qui décide !), la seule « décision difficile » annoncée par Castex, c’est la réduction de la durée d’isolement de 14 jours à 7 jours. (Cris d’horreur de l’OMS.)
    https://seenthis.net/messages/875638

    • 14 octobre (il y a moins de deux semaines) : Macron explique que le télétravail n’est pas la panacée, que les entreprises ont besoin « d’avoir de la présence au travail »…
      https://www.bfmtv.com/economie/emmanuel-macron-preconise-deux-a-trois-jours-de-teletravail-par-semaine-quand

      Emmanuel Macron a préconisé ce mercredi soir « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible, pour « réduire un peu la pression collective ».

      « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l’entreprise », a souligné le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée, tout en relevant qu’on « a besoin d’échanger avec les collègues de travail ».

      « On a besoin que les entreprises fonctionnent »

      Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que le travail en présentiel restait indispensable pour certaines entreprises. « On a besoin que les entreprises fonctionnent, elles ont besoin d’avoir de la présence au travail, on a besoin d’avoir des services publics ouverts et des professeurs dans les classes », a-t-il souligné. 

      Il a ainsi assuré que le télétravail n’était pas « la panacée » et qu’il pouvait aussi avoir des effets pervers en favorisant l’isolement des salariés.

    • 21 septembre : Covid-19 : le protocole sanitaire allégé à l’école à partir de mardi - Le Parisien
      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-le-protocole-sanitaire-allege-a-l-ecole-a-partir-de-mardi-21-09-

      Les règles concernant les cas contacts à un élève porteur du Covid-19 vont être assouplies dans les écoles maternelles et élémentaires à partir de mardi, a confirmé dimanche soir le ministère de l’Education.

      Lorsqu’un enfant sera testé positif, sa classe pourra « continuer de se tenir normalement pour les autres élèves, qui ne sont plus considérés comme cas contacts », a indiqué le ministère dans un communiqué.

      Jusqu’à présent, si un élève était considéré comme « cas contact », il ne pouvait revenir à l’école que si un test, réalisé sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé, était négatif.

      « Autour de 2000 classes sont fermées actuellement. Le nouveau protocole va permettre d’avoir moins » de fermeture[s], a expliqué Jean-Michel Blanquer ce lundi sur RTL. « On voit maintenant d’après de nombreuses études que les enfants se contaminent très peu entre eux et qu’il y a peu de contaminations d’enfant à adulte », a-t-il ajouté pour justifier ce nouveau protocole.

    • Un fil #in_retrospect sur les enfants...
      https://twitter.com/MmeDejantee/status/1321002277440729088

      En tant que journaliste, certes pigiste, mais journaliste non moins, je partage entièrement cet étonnement et plus généralement une incompréhension totale du traitement médiatique de la question du rôle des écoles dans la pandémie.

      Thread by MmeDejantee on Thread Reader App – Thread Reader App
      https://threadreaderapp.com/thread/1321002277440729088.html

      Dès le mois de mai, je me suis étonnée que les médias se fassent l’écho de l’étude de l’Institut Pasteur sur la contagiosité des enfants sans en relever (ou si peu) les biais.
      ... que les médias acceptent de donner voix à la Société française de pédiatrie sans leur demander d’argumenter leurs affirmations catégoriques sur la non contagiosité des enfants, qui relevaient pourtant du pur argument d’autorité
      ... qu’alors même que des voix discordantes commençaient à se faire entendre sur la scène internationale, notamment avec l’étude de Christian Drosten en Allemagne. Le traitement médiatique n’ait consisté qu’à tempérer ses conclusions pour mieux réasséner la doxa des pédiatres
      Certes, une étude scientifique isolée ne constitue jamais une preuve scientifique suffisante pour remettre en question un consensus mais pourquoi alors ne jamais souligner que ledit consensus n’était lui-même fondé en France que sur une unique étude isolée...
      ...menée majoritairement durant le confinement, et incluant un nombre très faible d’enfant covid+ ayant été scolarisés durant leur période de contagion, et qui plus est n’a jamais passé le stade de la pré-publication
      Au mois de juillet, avec l’étude coréenne montrant le rôle très important des ados, je pensais que le vent tournerait mais là encore, on a minimisé, insisté sur les biais (comme quoi, on est capable de le faire) sans se demander s’il fallait réévaluer notre vision globale
      S’en est suivie l’expérience douloureuse d’Israël dont on sait maintenant que la seconde vague a été largement initiée par les réouvertures des établissements scolaires, mais là encore le monde médiatique n’a rien changé à son traitement.
      A l’approche de la rentrée, on a commencé à parler de masques pour les enfants. L’OMS n’a JAMAIS déconseillé les masques pour les enfants de 6 à 11 ans. Pourtant, les médias français ont choisi la formulation très douteuse selon laquelle le masque « n’était pas recommandé »
      J’ai du expliquer à un nombre incalculable de gens que « n’était pas recommandé » devait se comprendre au sens littéral de « n’avait pas émis de recommandations à ce sujet » et non pas « estimé que ce n’était pas recommandé »
      A ce moment là, j’ai contacté plusieurs rédactions pour proposer des papiers visant à donner la parole à des épidémiologistes pour faire le point sur les données disponibles tandis que continuaient à se multiplier des articles minimisant l’ampleur des alertes internationales..
      ... sur la contagiosité des enfants, et concluant systématiquement sur la sacro-sainte étude (toujours non publiée donc) de l’Institut pasteur. Pourtant, les voix discordantes devenaient de moins en moins discrètes. J’ai cité à l’époque les appels aux USA d’Anthony Fauci,
      ... les nombreux threads d’ @FLAHAULT , l’importante veille bibliographique réalisée par @itosettiMD_MBA ou encore @DrZoeHyde
      @mentions
      Je n’ai jamais eu le feu vert pour écrire ce fameux papier. Face aux refus ou absence de réponse, j’ai même alerté plusieurs collègues pour leur demander leur avis sur ce traitement médiatique. Je commençais à douter : mes inquiétudes obscurcissaient-elles mon jugement ?
      @mentions
      Sans cesse, on m’opposait que l’école était trop importante, que le confinement avait créé trop d’inégalité. Avais-je prétendu le contraire ? Mais a-t-on le droit de désinformer au prétexte que la fin justifie les moyens ?
      A chaque interview radio ou télévisée d’experts plus ou moins qualifiés, je me suis demandée hébétée pourquoi on ne leur posait jamais les bonnes questions, pourquoi on leur laissait dérouler leur discours fallacieux,pourquoi on n’interrogeait jamais l’abandon coupable du traçage
      des covid+ chez les moins de 11 ans, pourquoi on ne parlait pas d’aération des classes (pas 10 min à chaque récré, mais 5 min toutes les 20 min), pourquoi on n’abordait pas la question de l’aérosolisation pourtant bien établie. Pourquoi, pourquoi, pourquoi.
      Je pense que je n’aurais jamais les réponses. Je constate juste qu’à l’heure où l’information internationale n’a jamais été aussi accessible, on n’a pas été capable de proposer une information de qualité, conforme à l’état de la recherche, permettant de faire des choix éclairés
      Là je ne peux que constater le carnage, sanitaire, mais aussi l’ampleur du déni de science que les politiques ont instauré et que de fait, les médias on contribué à propager. Dire que je suis dégoûtée est un euphémisme.

    • Le discours sur le télétravail... L’imposer serait une mesure qui ne coûterait rien politiquement (voire serait plutôt bien vue) et quasiment rien économiquement mais même là il arrive à se faire le ventriloque du Medef et des petits chefs. C’est vraiment de la pure idéologie, crasse et stupide.
      Et donc là, dernièrement, ça gesticule pour dire qu’il faut faire « au maximum » du télétravail. Toujours pas de décret, pas de loi. L’impuissance et la connerie en action, sous nos yeux.

    • Contagiosité des enfants : un dossier explosif pour le gouvernement
      https://blogs.mediapart.fr/marc-durin-valois/blog/171020/contagiosite-des-enfants-un-dossier-explosif-pour-le-gouvernement

      En n’ayant pas imposé le masque pour 4,5 millions d’écoliers de 6 -11 ans, les pouvoirs publics ont acté des études partielles affirmant que les enfants n’étaient quasiment pas contagieux. L’explosion des contaminations familiales et le risque de double pandémie Covid 19 et grippe les amènent à un début de rétropédalage. Avec le souci d’éviter une crise majeure de confiance.

      #contagiosité_des_enfants

    • Il faut porter au crédit de la Société Française de Pédiatrie d’avoir provoqué sur ces sujets un retournement spectaculaire de l’opinion française qui, à l’issue du confinement, était tétanisée par la crainte de voir les enfants se contaminer. Face aux parents en état d’anxiété généralisée, refusant de renvoyer leur progéniture à l’école malgré les désastres psychosociaux et sanitaires provoqués par la fermeture des établissements, le professeur Robert Cohen, vice-président de cette Société savante, a scandé, à travers des formules-choc : un, que les enfants étaient exposés mais peu touchés par la maladie en raison de leurs bonnes défenses naturelles ; deux, qu’ils n’étaient presque jamais gravement malades ; trois qu’ils étaient très peu propagateurs du virus entre eux et envers les adultes (« Lorsqu’un enfant est PCR positif, le risque de contamination entre enfants ou d’enfants à adulte reste extrêmement limité » explique-t-il sur Europe 1). Profitant d’une couverture médiatique hors du commun, ce triple message a provoqué le retour salutaire des gamins à l’école, celui des parents au travail et instillé une nouvelle doxa dans la population selon laquelle les enfants n’étaient quasiment pas contagieux.

      Doxa qui, au demeurant, continue à être instillée dans l’esprit des concitoyen·es de ce pays par le biais notamment de certains pédiatres autoproclamés experts.

      Experts en outre confortés dans leur #déni grâce à l’#omerta régnant sans partage au sein de l’#éducation_nationale

      @marielle : cet article contient tellement de raisons d’être porté à la connaissance du plus grand nombre qu’il mériterait d’initier son propre fil de discussion.

  • Contrôle de la recherche d’emploi : êtes-vous à l’abri ? | Yann Gaudin
    https://blogs.mediapart.fr/yann-gaudin/blog/201020/controle-de-la-recherche-demploi-etes-vous-labri

    Le marché du travail n’est pas revenu à son niveau d’avant-Covid, loin s’en faut : le nombre d’opportunités d’emploi a diminué de 30% tandis que le nombre de chômeurs sans activité a augmenté de 10%. Pour autant, Pôle emploi ne lâche pas la pression : les contrôles ont repris de plus belle depuis la fin du confinement !

    Petit historique : Pôle emploi a mis en oeuvre en 2013 un service dédié au contrôle de la recherche d’emploi avec 215 conseillers https://www.pole-emploi.org/files/live/sites/peorg/files/documents/Statistiques-et-analyses/E%26S/ES_45_le_contrôle_de_la_recherche_d%27emploi%20_l%27impact_sur_le_parco répartis dans chaque région. En 2019, dans un contexte d’amélioration du marché de l’emploi et sous l’impulsion du Gouvernement, https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=sjOmMiK5aL3fwO5xyCPjtx7u73-Lt0-je1OXhDP1pfQ= les effectifs de contrôleurs ont été triplés. Naturellement les contrôles ont été suspendus pendant les quelques semaines de confinement début 2020 mais depuis juin les équipes ont repris du service et, selon une source interne, avec la participation très active des directions d’agences.

    Un contrôle de la recherche d’emploi peut s’étaler jusqu’à 45 jours et peut vous coûter de 1 à 4 mois de radiation avec suppression des allocations correspondant à cette période. Selon Pôle emploi, environ 1 dossier contrôlé sur 8 ferait l’objet d’une sanction pour insuffisance de recherche d’emploi.

    Cependant l’opérateur de service public a décidé d’épargner certains types d’usagers d’un éventuel contrôle, voici lesquels : (...)

    #pôle_emploi #Contrôle_de_la_recherche_d'emploi #chômage #contrôle_des_chômeurs

  • Intermittents du spectacle : le contrat en or ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yann-gaudin/blog/241020/intermittents-du-spectacle-le-contrat-en-or

    Cet article détaille les différentes mesures (année blanche) pour les intermittents du spectacle, néo-arrivants ou en renouvellement et différentes problématiques liées.

    [...] Fin juillet 2020, le Gouvernement a donc décidé de maintenir l’indemnisation des intermittents du spectacle jusqu’à fin août 2021 : c’est la fameuse année blanche.

    Mais cette mesure ne rend pas la situation confortable :

    beaucoup d’intermittent·es doivent actuellement se contenter de leurs seules allocations chômage qui, dès lors, ne sont plus un complément aux revenus d’activité mais quasiment leur unique revenu de subsistance. Sans compter la diminution de ressources liée à la perte d’indemnités de congés spectacles faute de contrats.

    Et cette mesure ne rend pas la situation rassurante :

    l’échéance du 31 août 2021, c’est à ce jour dans 10 mois et la deuxième vague de Covid ne présage pas de reprise des spectacles d’ici là. Or pour bénéficier d’une éventuelle réadmission à partir du 1er septembre 2021, il y a un préalable à ne pas oublier : il faudra nécessairement avoir eu au moins une fin de contrat dans les 12 derniers mois (article 7 du règlement d’assurance chômage en vigueur). Le gouffre de la fin de droits se rapproche donc à grands pas... Et pour celles & ceux qui auront les conditions d’une réadmission au 1er septembre, il y a une autre perspective très inquiétante : l’engorgement inédit lié à un nombre phénoménal de demandes de réexamens début septembre 2021, ce qui pourrait provoquer des retards considérables d’indemnisation si Pôle emploi ne met pas en œuvre un plan d’actions adéquat.

    Heureusement il existe quand même plusieurs dispositions de secours, à la fois dans les règles ordinaires de l’assurance chômage et dans les règles exceptionnelles du décret de l’année blanche. Et elles ne sont pas toutes explicitées par Pôle emploi...

    [...]

    #intermittent #annee_blanche #pole_emploi

  • L’écosocialisme du XXIe siècle doit-il s’inspirer de Keynes ou d’Orwell ?
    Par Jacques Luzy et Aurélien Berlan
    https://blogs.mediapart.fr/jacques-luzi/blog/171020/l-ecosocialisme-du-xxie-siecle-doit-il-s-inspirer-de-keynes-ou-d-orw

    L’effondrement économique que la crise du coronavirus est en train de provoquer sera, à en croire la plupart des analystes, comparable et même pire que celui engendré par la crise boursière de 1929, qui avait plongé le monde dans la récession, puis dans la guerre mondiale. L’importance des idées de l’économiste John Maynard Keynes dans la mise en place du dispositif socioéconomique ayant permis de la surmonter et d’inaugurer la période faste des Trente Glorieuses, grâce notamment au développement inédit de l’État social, conduit une part conséquente de la gauche (et plus largement de la classe politique et des citoyens) à soutenir un retour à Keynes contre le néolibéralisme dominant depuis les années 1980. C’est l’une des justifications sous-jacentes aux plans de relance économique échafaudés aujourd’hui de par le monde, et notamment aux projets de Green New Deal ou de « pacte vert » au cœur du débat public.

    On peut néanmoins se demander si le désastre écologique en cours, dont la pandémie de la Covid-19 est l’un des innombrables effets et, du point de vue de ses conséquences sociopolitiques probables, une sorte d’« avant-goût », ne barre pas définitivement la route à la planche de salut keynésienne d’un capitalisme régulé de manière étatique et fordiste. Issu du dépassement des limites écologiques lié à la croissance illimitée qui caractérise le capitalisme, ce désastre correspond moins à une crise conjoncturelle qu’à une débâcle structurelle et largement irréversible que l’on peut seulement espérer modérer dans son ampleur, sa vitesse et ses effets sociaux et (géo)politiques délétères. Or, la stratégie keynésienne de sortie de crise suppose la relance de la croissance et a coïncidé historiquement avec la « Grande Accélération » dans la prédation industrielle de la nature – qui constitue la cause « humaine » ultime de la crise actuelle, si du moins on s’en tient à l’explication la plus courante de l’origine « animale » du coronavirus, comme de la plupart des virus qui se multiplient depuis les années 1970, à mesure que cette prédation progresse.

    #Keynes #Orwell #Ecosocialisme #Covid-19 #Effondrement

  • #VendrediLecture : Hommage à Samuel Paty

    A Samuel Paty.
    Aux libertés de savoir, de croire, de questionner, de critiquer et d’aimer...


    https://archive.org/details/Hommage_Samuel_Paty

    Lecture de deux textes qui m’ont touchée car ils semblent parler depuis une sensibilité que j’imagine proche de ce prof, Samuel Paty, qui a souhaité expliquer la ’liberté d’expression" tout en respectant les différences, bref, faire de ses élèves des mômes capables d’appréhender et s’inscrire dans la complexité du monde.

    Je suis prof : Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en hommage à Samuel Paty
    par Pierre Tevanian : https://lmsi.net/Je-suis-prof

    Toi qui m’appelles islamo-gauchiste, laisse-moi te dire pourquoi le lâche, c’est toi
    Par Alexis Dayon : https://blogs.mediapart.fr/alexis-dayon/blog/221020/toi-qui-mappelles-islamo-gauchiste-laisse-moi-te-dire-pourquoi-le-la

    Voir aussi la sélection de textes éclairants faite par le portail de Basta !
    Après l’attentat de Conflans : https://portail.bastamag.net/Apres-l-attentat-de-Conflans
    L’assassinat d’un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) a provoqué l’effroi. Et relancé les discussions sur la laïcité, l’islam, le « séparatisme », la censure d’internet.

    A la fin de la lecture (pardon pour les multiples bafouillages et la grosse quinte de toux en plein milieu) je fais référence à un terrible moment 48h après l’abject meurtre : deux femmes ont été gravement blessées à Paris par deux autres femmes pour des raisons absolument, indubitablement, racistes et islamophobes, et non seulement la préfecture a tenté de faire passer ça pour un fait divers, non seulement les mainstreams se sont tu voire certains journalistes ont nié, mais quand trop de voix se sont faites entendre en réclamant #JusticeAuxVoilées (https://twitter.com/hashtag/justiceauxvoilees), de multiples personnalités ont craché au visage des victimes en évoquant de la manipulation, voire en les traitant de menteuses. L’horreur. Une fois encore sans l’indignation des "anonymes" sur les réseaux sociaux, le racisme systémique français aurait étouffé sa faute. (Be The Medias !)
    Taha Bouhafs et Sihame Assbague ont fait un gros travail de vérification et de médiatisation jusqu’à ce que le le parquet ouvre enfin une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné une ITT de 8 jours, aggravées de 3 circonstances :
    – violences en réunion
    – avec usage d’une arme
    – propos racistes.
    J’ai tenté un suivi ici https://twitter.com/ValKphotos/status/1318479443145478144 repris un peu plus structuré là https://seenthis.net/messages/882013

    Je ne cesse de penser aux proches de Samuel Paty tout comme à cette môme qui a menti à son père. Je ne cesse de me demander que faire. Mais qu’il est difficile de réfléchir quand tant de roquets et de molosses aboient leur haine de la différence partout.

    Pardon.
    .

    Photo : @val_k
    "Il n’y a plus d’après..."
    Ciel d’orage chargé de présences dans les nuages, Nantes, le 19 septembre 2020. Je ne peux quitter des yeux la sorte d’ange sur la gauche en face de la sorte d’oiseau noir sur la droite. J’ai fait toute une séquence photo sur cette "rencontre" céleste, sa stabilité m’a impressionnée d’autant qu’aucun des deux nuages n’a absorbé ou chassé l’autre.
    [#Paréidolie : phénomène psychologique, impliquant un stimulus (visuel ou auditif) vague et indéterminé, plus ou moins perçu comme reconnaissable. Ce phénomène consiste, par exemple, à identifier une forme familière dans un paysage, un nuage, de la fumée ou encore une tache d’encre, mais tout aussi bien une voix humaine dans un bruit, ou des paroles (généralement dans sa langue) dans une chanson dont on ne comprend pas les paroles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Par%C3%A9idolie ]
    .
    toutes les photos : http://frama.link/valk
    toutes les lectures : https://archive.org/details/@karacole
    agenda militant namnète : https://44.demosphere.net
    pour m’aider à rester bénévole & justifier mes activités : https://liberapay.com/ValK

    #audio/opensource_audio #terrorism #Samuel_Paty

  • #Cas_d'école - L’histoire de Samuel

    Samuel, professeur d’histoire-géo à #Conflans-Sainte-Honorine, menait sa mission avec passion. Le 16 octobre 2020, il a été décapité pour avoir montré des dessins en classe. L’écriture est parfois bien dérisoire face à la barbarie, mais le courage de Samuel nous interdit de sombrer. Il n’était pas un soldat de la laïcité tombé pour la patrie, mais un enseignant, et cette tâche était déjà énorme.

    https://blogs.mediapart.fr/158568/blog/191020/cas-decole-lhistoire-de-samuel

    #Samuel_Paty #BD #enseignement #école #France

  • Je suis prof | Pierre Tevanian
    https://lmsi.net/Je-suis-prof

    Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un enseignant qui croyait en l’éducation, en la raison humaine et en la liberté d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages. Source : Les mots sont (...)

    • Il s’est rapidement avéré, du coup, que cette offensive sans rapport réel avec la lutte anti-terroriste s’inscrivait en fait dans un tout autre agenda, dont on avait connu les prémisses dès le début de mandat d’Emmanuel Macron, dans les injures violentes et les tentatives d’interdiction de Jean-Michel Blanquer contre le syndicat Sud éducation 93, ou plus récemment dans l’acharnement haineux du député Robin Réda, censé diriger une audition parlementaire antiraciste, contre les associations de soutien aux immigrés, et notamment le GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés). Cet agenda est ni plus ni moins que la mise hors-jeu des « corps intermédiaires » de la société civile, et en premier lieu des contre-pouvoirs que sont les associations antiracistes et de défense des droits humains, ainsi que les syndicats, en attendant le tour des partis politiques – confère, déjà, la brutalisation du débat politique, et notamment les attaques tout à fait inouïes, contraires pour le coup à la tradition républicaine, de Gérald Darmanin contre les écologistes (Julien Bayou, Sandra Regol et Esther Benbassa) puis contre la France insoumise et son supposé « islamo-gauchisme qui a détruit la république », ces dernières semaines, avant donc le meurtre de Samuel Paty.

      Un agenda dans lequel figure aussi, on vient de l’apprendre, un combat judiciaire contre le site d’information Mediapart.

    • En d’autres termes, même si l’on juge nécessaire de rappeler, à l’occasion de ce crime et des discussions qu’il relance, qu’il est bon que tout ne soit pas permis en matière de liberté d’expression, cela n’est selon moi tenable que si l’on y adjoint un autre rappel : qu’il est bon aussi que tout ne soit pas permis dans la manière de limiter la liberté d’expression, dans la manière de réagir aux discours offensants, et plus précisément que doit être absolument proscrit le recours à la violence physique, a fortiori au meurtre. Nous sommes malheureusement en un temps, je le répète, où cela ne va plus sans dire.

      6. La remarque qui précède est, me semble-t-il, le grand non-dit qui manque le plus dans tout le débat public tel qu’il se polarise depuis des années entre les « Charlie », inconditionnels de « la liberté d’expression », et les « pas Charlie », soucieux de poser des « limites » à la « liberté d’offenser » : ni la liberté d’expression ni sa nécessaire limitation ne doivent en fait être posées comme l’impératif catégorique et fondamental. Les deux sont plaidables, mais dans un espace de parole soumis à une autre loi fondamentale, sur laquelle tout le monde pourrait et devrait se mettre d’accord au préalable, et qui est le refus absolu de la violence physique.

      […]

      On a le droit de détester cet humour, on a le droit de considérer que certaines de ces caricatures incitent au mépris ou à la haine raciste ou sexiste, entre autres griefs possibles, et on a le droit de le dire. On a le droit de l’écrire, on a le droit d’aller le dire en justice, et même en manifestation. Mais – cela allait sans dire, l’attentat de janvier 2015 oblige désormais à l’énoncer expressément – quel que soit tout le mal qu’on peut penser de ces dessins, de leur brutalité, de leur indélicatesse, de leur méchanceté gratuite envers des gens souvent démunis, de leur racisme parfois, la violence symbolique qu’il exercent est sans commune mesure avec la violence physique extrême que constitue l’homicide, et elle ne saurait donc lui apporter le moindre commencement de justification.

      […]

      Que reste-t-il en effet de la liberté d’expression si l’on défend le droit à la caricature mais pas le droit à la critique des caricatures ? Que devient le débat démocratique si toute critique radicale de Charlie aujourd’hui, et qui sait de de Zemmour demain, de Macron après-demain, est d’office assimilée à une incitation à la violence, donc à de la complicité de terrorisme, donc proscrite ?

      Mais inversement, que devient cet espace démocratique si la dénonciation de l’intolérable et l’appel à le faire cesser ne sont pas précédés et tempérés par le rappel clair et explicite de l’interdit fondamental du meurtre ?

    • Toi qui m’appelles islamo-gauchiste, laisse-moi te dire pourquoi le lâche, c’est toi, Alexis Dayon

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-dayon/blog/221020/toi-qui-mappelles-islamo-gauchiste-laisse-moi-te-dire-pourquoi-le-la

      Depuis quelques jours, tu as donné le ton. Un collègue a été atrocement assassiné (comme lui, j’enseigne l’EMC, et Vendredi je me suis vu à sa place). (...)

      Personne ne me demandera de me désolidariser des Anders Breivik de ce monde pour faire la démonstration que je suis un bon républicain.

      #prof #enseignant #école

  • Exécution sommaire du suspect : nouvelle norme en matière de terrorisme ?
    19 oct. 2020 Par HorsLesMurs | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/horslesmurs/blog/191020/execution-sommaire-du-suspect-nouvelle-norme-en-matiere-de-terrorism

    L’exécution du jeune Tchéchène était facilement évitable. Malgré la dérive évidente que cette exécution sommaire symbolise, personne ou presque ne semble se préoccuper du mode opératoire des forces de l’ordre.

    [EDIT 20/10] Suite à la large diffusion de ce billet de blog sur Twitter, il semble judicieux de mettre en perspective, commenter et même amender en partie le texte qui suit. (...)

  • Cas d’école - L’histoire de Samuel | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/158568/blog/191020/cas-decole-lhistoire-de-samuel

    Samuel, professeur d’histoire-géo à Conflans-Sainte-Honorine, menait sa mission avec passion. Le 16 octobre 2020, il a été décapité pour avoir montré des dessins en classe. L’écriture est parfois bien dérisoire face à la barbarie, mais le courage de Samuel nous interdit de sombrer. Il n’était pas un soldat de la laïcité tombé pour la patrie, mais un enseignant, et cette tâche était déjà énorme.

  • Faire face, avec les musulmans

    L’#obscurantisme et le #fanatisme_religieux nous mettent une fois de plus devant l’insupportable. Le soutien aux proches de l’enseignant, à la communauté éducative, à la liberté d’expression et à la laïcité ne doit pas nous conduire à une stigmatisation des musulmans. Projet de lettre à de futurs enseignants.

    Que dirai-je lundi matin, à 8h, quand je retrouverai les étudiantes et les étudiants du master "Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation" (MEEF) qui préparent le Capes de Lettres ? Que dire face à l’innommable d’un enseignant décapité ? Comment faire face à cela ? Comment porter en soi cette représentation quand on se destine au métier d’enseignant ?

    Je crois que je leur dirai d’abord que je pense à deux personnes. Bien sûr au collègue professeur d’histoire qui a perdu la vie pour avoir enseigné et fait vivre l’une de nos libertés fondamentales. Mais je leur dirai aussi que j’ai une pensée pour Ariane, une jeune étudiante du master Métiers du livre et de l’édition, qui a perdu la vie au Bataclan le 13 novembre 2015. Ne pas oublier Ariane et les 90 du Bataclan. Ne jamais oublier que l’obscurantisme s’en prend d’abord à l’#enseignement et à la #culture, au #livre et au #savoir.

    Je crois que je leur dirai ensuite qu’il y a probablement parmi eux des croyants, et peut-être des musulmans. Je rappellerai alors que nous vivons dans une République qui garantit à chacune et chacun la #liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire, et que cette liberté implique une #égalité entre les #religions, et que par conséquent il ne saurait être question que l’une d’elle soit mise au ban de la République parce la #folie et la #barbarie de quelques sectateurs qui prétendent la défendre seraient représentatives de cette #religion. Nous devons faire face #avec_les_musulmans, pas #contre_les_musulmans.

    Je crois que j’ajouterai aussi – usant de « l’entière #liberté_d’expression » et de « l’#indépendance » à #valeur_constitutionnelle dont jouissent encore pour quelque temps les enseignants du supérieur – que toutes les #instrumentalisations - en cours et à venir - de l’acte barbare de ce 16 octobre qui ont pour objet ou pour effet de stigmatiser l’ensemble des musulmans, constituent des actes politiques irresponsables, lesquels doivent être dénoncés avec fermeté. Et que, par là même, celles et ceux qui se réclament de la République et de la Loi de 1905 pour promouvoir le concept de « #séparatisme », ne font qu’augmenter le péril qui guette notre société : une #guerre_des_religions, que quelques politiciens, tout aussi fous que les plus fous des fanatiques religieux, font tout pour aviver.

    Je crois que je leur dirai enfin que le métier d’enseignant est le plus beau qui soit, qu’il est certainement plus difficile de l’exercer aujourd’hui qu’hier, mais que c’est aussi pour cela que sa valeur n’en est que plus grande. Que cette valeur est étroitement liée à une #liberté_pédagogique qu’il faut défendre plus que jamais – y compris contre les limitations que l’État entend lui faire subir -, mais que cette liberté ne dispense pas l’enseignant d’une réflexion individuelle et collective sur les effets de nos discours et de nos pratiques, au sein et en dehors de l’École. Qu’enseigner la liberté d’expression et la #laïcité est à l’image du métier d’enseignant lui-même : beau et difficile. Et que toute #pédagogie authentique est vivante, qu’elle bouge, qu’elle n’est pas figée, qu’elle doit tenir compte de la diversité des élèves, et de leur culture. Et que tout ceci implique une formation des enseignants qui soit solide, renouvelée, permanente.

    #Pascal_Maillard

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/171020/faire-face-avec-les-musulmans
    #enseignement #éducation #Samuel_Paty #Conflans

  • https://blogs.mediapart.fr/edition/transparence-dans-les-politiques-du-medicament/article/141020/notre-reaction-aux-annonces-demmanuel-macron

    En affirmant que les échanges privés sont les facteurs les plus importants de propagation de l’épidémie, le Président de la République ment

    Une évidence. Il n’y plus qu’à nommer ce qu’il protège et on y est.

    Encore un effort camarades !

    Je voulais leur mettre une truc comme ça en commentaire à l’article,
    mais visiblement ça a été la foire aux trolls (c’est souvent ça maintenant sur mediapart) et du coup le gars a fermé les commentaires...

    Dommage.

    #covid #nos_amis_les_riches #sales_inconscients_de_français #infantilisation #défense_du_capital #le_monde_d_après