https://www.facebook.com

  • « Dernière Sommation » (Grasset) : débats, lectures et grandes manoeuvres
    http://www.davduf.net/derniere-sommation-grasset-debats-lectures-et

    En marge de la sortie du roman « #Dernière_Sommation » (Grasset), les réjouissances de visu. Librairies, clubs, rencontres, signatures et contre filatures. 23/9 Paris, Télérama Dialogue 28/9 Paris, Table Ronde Amnesty International 3/10 Paris, Librairie Monte en l’air 4/10 Montreuil, Librairie Libertalia 5/10 Paris, Le Monde Festival 12/10 Paris, Rentrée du NPA 19/10 Bruxelles, Festival des Libertés 23/10 Toulouse,Café librairie ItinéraireBis 24/10 Montpellier, Collectif La Barricade 25/10 Lyon, (...) Dernière Sommation

    / Une

    https://www.telerama.fr/medias/stephane-bern%2C-elisabeth-quin%2C-david-dufresne...-venez-les-rencontrer-a
    https://www.amnesty.fr/agenda/campus-2019
    https://www.facebook.com/events/739805323106521
    https://www.facebook.com/events/2347635522121068
    https://festival.lemonde.fr/programmation/tous-journalistes
    http://www.festivaldeslibertes.be/2019/fase6?event=19029&_Debat__Echec-et-matraque-__#19029
    https://www.facebook.com/pg/itibis/events
    https://www.facebook.com/events/bordeaux-france/rencontre-avec-david-dufresne/2344173975667193

  • #Petit_Jean, #médic, gréviste de la faim. Place des Nations à Genève. Pour alerter la communauté internationale et interpeller les autorités quant aux #violences_policières. Récit d’une marche de 2000 kilomètres depuis Marseille : la #Marche_Blanche_des_Médic.

    source : https://twitter.com/libr_A_dio/status/1165469731589111809?s=19

    Petit Jean, Medic en grève de la faim. Place des Nations, Genève

    Débutée en juin, Petit Jean quitte Marseille en direction de Paris, alerter chemin faisant quant aux violences policières qui s’abattent sur les Medics partout en France.

    Dans l’intention d’interpeller le locataire du Palais de l’Élysée ces appels et courriers sont restés sans réponse.

    Dès lors, pour intensifier son combat et démontrer sa détermination sans faille, Petit Jean débute une grève de la faim sur la place des Nations à Genève. Dans l’espoir de faire bouger les lignes enfin.

    Une convergence solidaire des Gilets Jaunes aura cours le samedi 31 août sous la forme d’une chaîne humaine transfrontalière qui aboutira sur ladite place.

    https://www.youtube.com/watch?v=I6JpbSRhqYc&t=74s


    #podcast #audio #interview

    Page FB de la Marche Blanche des Street Medic :
    https://www.facebook.com/groups/LaMarcheBlancheStreetMedic

    #Genève #grève_de_la_faim #Médic #marche_blanche #France #résistance #street-medic #maintien_de_l'ordre

    ping @davduf @reka

  • Animés par Laurent Rochut, vice-président d’Avignon festival & compagnie pour le collège théâtre, des échanges entre Juan Branco, François Begaudeau, David Ayala #Avignon
    https://www.youtube.com/watch?v=u_7cJwn8VEA

    Débat au festival d’Avignon, le 15 juillet 2019

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    Laurent Rochut : la réalité d’un théâtre à Avignon
    Publié par Pierre Monastier | 5 Juin, 2019
    https://www.profession-spectacle.com/laurent-rochut-la-realite-dun-theatre-a-avignon

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    EXTRAIT DU TEXTE « LA SOCIÉTÉ DU MÉPRIS ET L’INSURRECTION QUI S’ENSUIVIT » ÉCRIT PAR DAVID AYALA.
    David Ayala·Dimanche 3 février 2019
    https://www.facebook.com/notes/david-ayala/extrait-du-texte-la-soci%C3%A9t%C3%A9-du-m%C3%A9pris-et-linsurrection-qui-sensuivit-%C3%A9crit-par-d/2135215759872835

    Dans la première partie de ce texte (d’une vingtaine de pages dans son intégralité), il était question de l’historique du mouvement des gilets jaunes, des réactions du gouvernement et des tenants et des aboutissants du mouvement. Puis de ses ramifications historiques, sociales, politiques. Dans l’extrait qui suit il n’est question seulement que de l’engagement ou du silence des artistes et des intellectuels face à ce mouvement. Dans la dernière partie de ce long texte initial (qui n’est pas publié ici) l’auteur développait des idées sur la convergence des luttes et sur la nécéssité d’une grève générale illimitée. Même si celles ci ne sont pas reproduites ici, l’auteur tient à préciser qu’elles sont pour lui toujours d’actualité.

    (...)
    Extrait :
    (...) J’associe à cette masse silencieuse une partie du monde de la culture, une partie des artistes, des écrivains, des intellectuels ... ( pas tous, je précise : pas tous : certains se sont exprimés très vite ) et du show business. Leur silence est assourdissant ..

    Il y a 12 morts, des centaines de blessés, des éborgnés, des mains arrachées... des arrestations abusives, une répression policière ultra violente sans précédent depuis 50 ans... Rien que cela. Sans vouloir jeter la pierre tout de suite !!! Mais quand même : plus de deux mois !!! Le silence. Pour des gens soit disant quelque peu engagés dans certaines causes de justice sociale !! Des gens qui, pour la plupart, pétitionnent à tout va pour des causes qui ne les engagent pas trop ( le bio, la planète, le mariage pour tous, la PMA, l’égalité homme femme, Meetoo, contre le racisme, l’homophobie etc et j’en passe .... ). Mais quand il s’agit de soutenir ou de donner son avis sur le débat démocratique proposé par les pauvres, le peuple, les humiliés : PLUS PERSONNE !!! Quand il s’ agit de s’engager et parler de l’avenir de la démocratie dans ce pays : plus beaucoup de monde ! C’est étrange, cela pose beaucoup de questions.

    Bien sûr ils ont le droit de se taire, de ne pas forcément vouloir donner leur avis, de s’engager dans le débat ! Personne n’est obligé et on ne peut obliger personne. Mais c’est curieux ! Même au moment où on leur propose de débattre !! ( même si pour ma part je ne reconnais pas le bien Fondé de cette proposition de grand Débat ). Ils ne le font pas et continuent de se taire ! En tous cas on ne les a pas entendus jusque là !

    Des gens qui pour une bonne part font des spectacles, écrivent des livres, des articles, des témoignages, ou des films de cinéma, voire même parfois quelques téléfilms ou séries tv où il est question de la fracture sociale, du peuple, de la grande pauvreté, enfin globalement des sujets qui abordent l’injustice et la misère ( pas beaucoup mais quand même ). Mais d’abord avec l’argent public !!! D’abord et surtout avec l’argent public. Ce qui n’exonère pas les gens du privé de parler à leur tour évidemment ! ( Mais quand même, pour beaucoup, pour une bonne part, l’argent provenant des grandes institutions de subventions publiques ).

    On ne peut obliger personne. C’est vrai. C’est le respect de l ‘usage de la démocratie. Ok. Donc nous, nous décidons de parler et de ne pas trouver cela normal. Car oui, nous, nous le faisons, quelques camarades et moi, MAIS NOUS, Nous PARLONS ! Nous choisissons ! Nous disons quelque chose ! Nous prenons la parole. Nous l’avons toujours fait d’ailleurs. Nous nous impliquons. Mais nous sommes bien trop peu ...

    Heureusement. Nous nous exprimons sur le sujet. Sur le terrain, avec les gilets jaunes, dans des réunions, des manifestations. Mais aussi sur des sites, des blogs, des forums ... Je suis au regret de dire que je ne croise pas beaucoup de mes camarades et collègues artistes !! Et ils ne se manifestent pas non plus beaucoup par écrit si ce n’est pour continuer à dire qu’ils ont peur de l’Extreme Droite et que selon eux, et nombreux ils sont à le dire encore deux mois après, que les gilets jaunes sont des extrémistes, des populistes, et qu’ils vont même détruire la loi sur le mariage pour tous, loi sur la peine de mort, loi sur l‘immigration ou droit d’asile ! C’est ce qu’on a lu ou entendu lorsqu’on a parlé du Référendum d’Initiative Citoyenne. ( Et leurs attaques fausses, délirantes et totalement infondées contre Etienne Chouard !!)

    Remettons bien les choses à leur vraie place : IL A ÉTÉ PROUVÉ QUE SEULEMENT 9% des GJ avouent leur sympathie pour le rassemblement national ! Alors que cessent la diffamation et la calomnie ! En accusant les Gilets Jaunes encore une fois de pactiser avec le Rassemblement National. Cessons d’accuser les GJ de tous les maux de la terre et faisons un test d’honnêteté intellectuelle : écoutons bien leurs revendications OUVRONS UN VÉRITABLE DIALOGUE AVEC EUX SI POSSIBLE, réfléchissons avant de les accuser et de les accabler de tous les maux. C’est la télé de Macron, BFMTV qui récemment refait les yeux doux à Marine Le Pen !! C’est cela qui est d’une saleté sans nom ! C’est cela la vérité. Il faut arrêter d’accuser et de mentir !

    Ou alors si les gens se taisent, qu’ils cessent de discréditer, en privé, en cercle, dans leurs conciliabules secrets, un mouvement populaire, légitime dans ses revendications depuis le début et cohérent sur la quasi totalité des problèmes soulevés ! Et je le rappelle soutenu par 60% des français. Un peu de Dignité ! Messieurs Mesdames de la Culture Française !!

    N y a t -il pas là un vrai problème de déontologie ? De morale ? D‘éthique ? De Vérité ?

    JE PARLE DU FAIT DE SE TAIRE POUR DES GENS DONT LE MÉTIER EST D’AVOIR LA PAROLE ET DE LA PRENDRE !!! Je ne parle pas ici que des Artistes. Je parle des Intellectuels dans leur ensemble ( mais surtout pas pour entendre les ignominies de Ferry, Finkielkraut, BHL, Houellebecq, Goupil ..... et les autres ).

    Que sommes nous en train de faire ? J’ai entendu des artistes et des intellectuels reprocher aux Gilets Jaunes de ne pas savoir ou pouvoir s’exprimer !!! Eh bien : AIDEZ LES À LE FAIRE ET ÇA SERA DÉJÀ BIEN !!

    Apportez vos idées puisque vous en avez tant ! Êtes vous seulement jamais allés sur un rond point ? Parler avec eux ?? Si vous ne voulez pas soutenir les GJ : QUE DITES VOUS DE CHAQUE REVENDICATION QU’ILS CLAMENT, DONT LA PLUPART SONT DES CHOSES CONCRÈTES PARTAGÉES PAR TOUT UN CHACUN DANS LA VIE RÉELLE QUE NOUS VIVONS TOUS EN TANT QUE CITOYEN FRANÇAIS ?? DES CITOYENS QUI SONT NOS PARENTS, GRANDS-PARENTS ? ONCLES ? TANTES ? COUSINS ? NOS FRÈRES .. NOS AMIS ... Nos enfants peut être ...

    Rien qu’à cela, il est presque un devoir de répondre dès le moment où vous avez voté ! Et qui plus est, VOTÉ POUR LUI !!! Ceux qui nous insultaient en mai 2017 sont sommés de sortir de leur silence ! Les masques sont tombés .

    Non ? On trouve ça normal que les artistes et le monde de la culture se taisent ? ÇA N’EST PAS JUSTE LA CRISE DES GILETS JAUNES ! C EST UNE PARTIE DE VOTRE PAYS QUI SE SOULÈVE . C’est de l’avenir de votre pays dont il s’agit. Et qu’on ne vienne pas me dire que
    l’on a tort de demander au monde artistique et intellectuel de parler, de s’exprimer ! Et que ce serait par condescendance et je ne sais quelle foutaise ! Que nous serions rejetés par eux de peur d’une récupération ! Qu’on ne doit pas parler à leur place ! Trop facile ! Je parle énormément avec les GJ, ils ne disent absolument pas ça. Non, non, ça énerve beaucoup de monde ce silence. Vous le savez.

    Et les déclarations d’intention, habituellement, de tout ce beau monde, dans leurs éditos, leurs préfaces, leurs programmes ? Leurs brochures, leurs interviews, leurs livres. ?!!! Tout ce beau monde artistique qui, à longueur de temps cite Vitez, Ralite, Gramsci, Pasolini, Gatti, Hugo, Louise Michel et parfois le Che voire même les frères Dardenne ? ou les révolutionnaires en général, le théâtre citoyen, politique ? Documentaire ? Et les films du même acabit ? qui s’investissent dans les quartiers, aux cotés des migrants, des femmes battues, des enfants maltraités, contre les guerres lointaines, les invasions là bas, les misères au loin, et qui ne cessent de s ́engager pour le Climat, le Dérèglement climatique ah ça oui le dérèglement climatique, le commerce équitable et l’alimentation ou l’agriculture bio, là, tout le monde artistico-culturel et intellectuel bien pensant s’engage sans hésiter ! Et pour l’égalité hommes/ Femmes ou mouvements genre Meetoo ! Là oui !

    Mais aujourd’hui ... Où sont-ils ? Pourquoi ne s’expriment ils plus aujourd’hui ? Pourquoi ne parlent-ils pas quand il s’agit de l’extrême urgence du dérèglement SOCIÉTAL, HUMAIN, et D́’Injustice flagrante faite à des MILLIONS DE NOS CONCITOYENS ICI DANS NOTRE PAYS. Oui c’est choquant. Et on peut étendre la question à toutes les couches supérieures de la société. Les élites comme ils disent ! Pas forcément uniquement les artistes et les intellectuels.

    Mais surtout, et cela est le pire pour eux, pour nous, cela va discréditer beaucoup de leurs actions, positionnements, spectacles, films, prises de positions, livres, festivals et j en passe ... Qui pourra les ( nous ) croire dans ce qu’ils ( nous) diront et montreront par la suite ?

    Que pourra t-on dire, plus tard, quand ils viendront présenter leur film ou leur pièce pseudo engagée ??

    Oui j’affirme qu’en se taisant, en critiquant de loin sans se mouiller, et en tentant de discréditer ce mouvement, en le considérant uniquement comme une émeute populiste, souvent d’extrême droite et gauche ( facile !), raciste, antisémite, putschiste, violent, le monde artistique et culturel (et toutes les couches supérieures de la population qui se taisent ) se discréditent eux-mêmes. Ils montrent un drôle de visage. C’est encore une Séparation supplémentaire. Et la facture à payer risque d’être lourde. En tous cas, nous n’en sortirons pas du tout grandis ! Bien au contraire !

    (...)Il faudra qu’ils s ́en expliquent alors ... Les mêmes qui se taisaient déjà il y a 3 ans lors de Nuit Debout ... Un livre s’en était fait l’écho d’ailleurs : « Nuit Debout / Culture Assoupie ... » ( Jean-Marc Adolphe).

    Faisant, soit disant, moi même partie de cette catégorie pseudo sociale des « artistes », par référencement sociologique d’abord, je dirais, j’avoue, que je ressens pour mes « collègues, camarades et autres faux amis du si sympathique monde culturel et artistique qui restent muets, aphones, mutiques, oui, j’avoue, une sorte de honte pour eux, et pour moi. Sentiment étrange. Dérangeant. Qui nous met tous très mal à l’aise professionnellement d’abord. Pas tous. Beaucoup s’engagent. Mais les « principaux » se taisent ( directeurs de théâtres, de lieux, metteurs en scènes, auteurs, acteurs, danseurs, réalisateurs, écrivains, chanteurs, musiciens, mais aussi techniciens bien sûr, du monde culturel et de l’art en général ) : Où sont- ils ? Sur le blog Culture-Gilets Jaunes ils ne sont que 200 à s’exprimer aujourd’hui. Eux souvent si présents, si voyants, si affables ? Si remuants quand ils s’agit de leur assurance chômage ....

    Que dire des Stars de Télé et autres vedettes Ciné ? Des chanteurs ? Des musiciens ? Des présentateurs vedettes et autres animateurs de causes humanitaires bien entendues ? Que font ils ? Ils sont où Les Enfoirés et autres engagés d’un jour pour les spectacles estampillés Restos du Coeur ??

    (...)La déconnexion, ensuite, du monde de l’Art, d’avec le peuple, se fait naturellement ( il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à regarder ce que « produisent » bien souvent ces catégories d’Artistes « ultra gentrifiés » pour constater qu’ils sont loin, bien loin des préoccupations populaires, même s’ils affirment souvent le contraire ... ) Suivez mon regard ...

    (...)L’autocentrisme arty boboîsé had hoc, L’Empire du Bien et le bienséant entre-soi artistique parisien ne reculant devant aucune lâcheté, devant aucune contre-vérité bien assénée, rien que pour sauvegarder les apparences. Le problème aujourd’hui, c’est que ces gens pourraient continuer de nous insulter, à la lecture de ces lignes, sans que nous puissions nous défendre de leurs attaques secrètes, puisqu’ils n’ont jamais le courage du combat à la loyale. Et je parle en connaissance de cause.

    Aujourd’hui tout cela nous explose à la figure . Oui , c’est un moment historique. Une grande lame de fond qui vient du peuple. Des Offensés. Des Humiliés. Pas des intellectuels. Que cela leur plaise ou non : ce n’est pas Mai 68 ( trop sympa ! ) non, c’est 1788 : juste avant l‘embrasement. Si on veut comparer historiquement. C’est précis. Une rage et un soulèvement inarrêtables, qui a trouvé son puissant terreau et sa force redoutable dans la plus grande blessure que l’homme puisse infliger à ses semblables : flagrante et terrifiante et très profonde injustice sociale. Le mépris de classe. L’arrogance du pouvoir. La répression par la force armée. L’émergence très grossière, et en même temps très très subtile de la Dictature Des Esprits et des Corps. « Donnez à manger aux gens, écrit Edward Bond, ils auront faim de justice, et si vous ne créez pas la justice, même s’ils n’ont plus faim, ils auront faim de Justice et dévoreront la terre ».

    L’insurrection est Venue. Elle est là, sous nos yeux. Comme tout soulèvement, personne n’a pu dire exactement quand ni comment il a surgi. C’est imprévisible dans les actes. Comme dit Bond « Les révolutions sont inscrites aux dos des calendriers » ...Maintenant elles sont aussi inscrites au dos des cahiers de ceux qui écrivent, pensent et chantent quand bon leur semble. (...)

    David Ayala.

    Contributeur et rapporteur de la parole avec les groupes de soutien des artistes au mouvement des gilets jaunes d’Occitanie et de la région PACA ainsi qu’avec la coordination nationale gilets jaunes art et culture.
    ( Acteur, Auteur, Metteur en scène et directeur artistique de Cie. Engagé dans la lutte pour la défense des revendications légitimes du mouvement des Gilets Jaunes. Militant engagé de plusieurs associations )
    Le 25 janvier 2019. Montpellier. ❞

    • A cette lecture je comprend que ces artistes sont forcement des mâles car tout est au masculin dans ce texte sauf les femmes battues, et ces mecs ne s’abaissent pas à parler avec des femmes comme ils le démontre à nouveau. Mais en fait il y a des artistes qui se sont engagé·es, des artistes pas assez elevé·es socialement et pas assez riches ni assez viriles pour que Branco et ses copains les remarquent et s’y intéressent.

      #non-mixité #invisibilisation #femmes

  • #Nantes : la police sera-t-elle entendue pour tentative d’homicide alors qu’elle a violemment dispersé le public de la Fête de la Musique, faisant tomber 14 (!) personnes dans la Loire à un endroit connu pour sa dangerosité ?

    Reportage en accès libre sur Presse Ocean : Nantes. Jets de bouteilles, lacrymo et chutes dans la Loire à la soirée techno - https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-sauvetage-dune-dizaine-de-personnes-tombees-dans-la-loire-22-06-2

    Reportage version #paywall sur Ouest-France :
    Nantes. Vives tensions lors de la soirée techno quai Wilson - https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-vives-tensions-lors-de-la-soiree-techno-quai-wilson-6411435

    Témoignages sur la page hélas #Facebook de Nantes Révoltée :

     ? FÊTE DE LA MUSIQUE À NANTES : CHARGES ET LACRYMOGÈNES, DES FÊTARDS TOMBENT DANS LA LOIRE !

    Violences policières contre un Sound system sur l’île de Nantes. Nombreux blessés, et 14 personnes repêchées dans la Loire. Témoignages. -

    Pour la fête de la musique, les autorités nantaises ont mis les grands moyens pour gâcher la soirée : nombreuses patrouilles, police municipale et BAC omniprésente dans des camions banalisés. Dès minuit, des stands sont verbalisés et quelques fêtards arrêtés. Tout est déjà en place pour faire monter inutilement les tensions.

    Mais c’est sur l’île de Nantes que la situation manque de virer au drame. Comme l’an dernier, le long du quai Wilson, un Sound system diffuse de la musique techno. Gros succès au rendez-vous : des milliers de jeunes s’y retrouvent pour danser jusqu’au bout de la nuit. Mais c’est sans compter la répression aveugle qui frappe désormais tous les événements populaires. Vers 4H30 du matin, la police exige l’arrêt immédiat de la musique. Sans attendre, les forces de l’ordre gazent massivement, frappent, et jettent des grenades de désencerclement. Cette violence inattendue contre une foule majoritairement jeune et enivrée provoque un mouvement de foule très dangereux : de nombreux fêtards tombent dans la Loire !

    Heureusement, des bateaux de sauveteurs patrouillent le long des quais, et parviennent à repêcher les personnes dans le fleuve. Selon les pompiers, pas moins de 14 personnes ont été secourues dans la Loire.

    Nous avons recueilli plusieurs témoignages accablants.

    Une fêtarde nous écrit : « On s’est fait gazer, matraquer, on nous a lancé des grenades de désencerclement à la fête de la musique. Apparemment les organisateurs n’ont pas coupé la musique assez vite ... 3 personnes à notre connaissance sont tombées dans l’eau. On s’est pris des grenades et des gaz au bord de la Loire. Tout le monde avait un coup dans le nez. C’était la cata ! »

    Une personne, également présente sur les lieux raconte : « Ça c’est passé quand ils ont demandé de couper le son. Les organisateurs ont coupé, mais apparemment ils auraient fait chanter certaines personnes en remettant un peu de son. C’est la que ça serais parti. Il y a eu du gaz. Des personnes sont tombées à l’eau. […] Pour la suite je sais pas, mais pas mal de vedettes tournaient sur la Loire jusqu’à au moins 6H30 quand je suis parti. » Elle poursuit : « je crois que deux personnes se sont fait interpellées. Et un à été blessé à la tête par une lacrymogène. Perso je me suis fait agripper par un flic puis repousser en arrière parce-que j’étais trop près. "C’est encore un gaucho celui-là", le chef est venu et ma menacé de m’embarquer si je dégageais pas. »

    Un de nos reporters qui se trouvait sur place confirme : « cette nuit, gazage, matraques et crânes en sang. Tirs de grenades de désencerclement et de LBD. Un mec a pris 4 ou 5 balles, j’en croyais pas mes yeux. Plusieurs personnes obligées de sauter dans la Loire, invraisemblable ! »

    Enfin, un fêtard habitué des manifestations nantaises rapporte : « ce sont deux groupes du PSIG [Peloton de la Gendarmerie] qui sont arrivés appuyés par la BAC. Il y avait des CRS, des chiens … Ils ont gazé immédiatement et envoyé les chiens sur les gens. C’était vraiment sale, j’ai vu au moins 5 interpellations, des gens tabassés au sol. Au moins 15 camions de CRS sont arrivés. C’est débile de gazer juste à côté de la Loire, les gens étaient poussés par le gaz vers le fleuve. En plus il y avait des gens ’’défoncés’’. Forcément, des gens ont répliqué. Il y avait des rangées de LBD braqués sur les fêtards. J’ai vu des blessés par les tirs et les grenades. » Il conclut : « Même en manif je n’avais pas vu un tel déchaînement de violence gratuite. »

    La presse rapporte également qu’un DJ a reçu un coup de taser alors qu’il mixait encore.

    Un drame a donc été évité de justesse cette nuit à Nantes. Et selon tous les témoignages, c’est l’intervention violente et aveugle pour empêcher une simple fête de continuer qui semble être à l’origine de la mise en danger de milliers de personnes.

    En France, toute expression de rue, militante ou festive, est désormais combattue par les autorités.

    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2278858022150358


    archivé : https://web.archive.org/web/20190622204616/https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2278858022150358

    ... avec en complément une vidéo inaccessible sans être connecté :
    https://www.facebook.com/294803323889181/posts/2280376201998540
    vidéo aussi disponible sur twitter : https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1142821345912393728

    #police #violences_policieres #maintien_de_l'ordre

    • Petit #Checknews :
      Nantes : des personnes sont-elles tombées dans la Loire lors de l’intervention de la police le 21 juin ? - Libération - https://www.liberation.fr/amphtml/checknews/2019/06/23/nantes-des-personnes-sont-elles-tombees-dans-la-loire-lors-de-l-intervent

      Dommage de ne pas considérer comme un fait d’importance la communication du Commissariat Principal ne mentionnant que 3 personnes tombées à l’eau...

    • Un autre témoignage trouvé dans la partie « en attente » de @indymedianantes : Fête de la musique, Bilan sous les lacrymos
      https://nantes.indymedia.org/articles/45884

      Il fait référence à un appel à témoignage suite à la disparition d’un jeune, Steve, que personne n’a vu depuis, semble-t-il, voir l’appel relayé par Nantes Révoltée :
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1142814217592029187

      extrait de l’article :

      État de choc après la charge éclair que les CRS ont effectué le long des quais Wilson, ratissant les sound systems comme des vieilles feuilles mortes jusqu’au bord de la Loire. Ou 14 personnes, selon les secouristes, sont tombées à l’eau ce soir. On viens de me signaler une disparition, un jeune homme de 24 ans, depuis la charge de la police. Si l’on sait que les chutes furent provoquées par le mouvement de panique que les forces de l’ordre ont généré, on ne sait pas les contextes précis. La police a commis une erreur impardonable en acculant la foule vers les hautes berges. Nous allons procéder a un recenssement de témoigages, une enquète au pres des pompiers, de la mairie, un placardage en ville, et au lancement d’une pétition pour leur faire répondre de cette faute.

    • Au sujet de la disparition de Steve, précision des Street Medic Nantes :

      Dans la nuit de vendredi à samedi, sur l’île de Nantes, la CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), a attaqué à coup de grenades, gazs, matraque et semblerait-il de LBD, un sound system qui s’était mit en place quai Wilson pour la fête de la musique, provoquant d’importants mouvements de foule. Près d’une quinzaine de personnes auraient été secourues par les pompiers après des chutes dans la Loire.

      Vers 5h, quand les faits se sont déroulés, Steve dormait allongé par terre. Depuis, ses amis et sa famille sont sans nouvelles de lui.

      Aucun lien entre l’agression policière et sa disparition n’est pour l’heure avéré, la prudence est donc de mise afin d’éviter la propagation de rumeurs. Toutefois, si vous avez une quelconque information, témoignage ou autre qui pourraient aider à le retrouver, n’hésitez pas à en avertir ses proches > https://www.facebook.com/MorganSilver14/posts/2116485608479385

    • Nantes. Fête de la musique : des proches inquiets pour un jeune homme disparu | Presse Océan
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-fete-de-la-musique-des-proches-inquiets-pour-un-jeune-homme-dispa

      Ce sound system a pris fin dans la confusion, vers 4 h 30, quand un des murs de sons installés pour la fête a refusé de couper le son provoquant une intervention de la police (Ndlr : la musique était autorisée jusqu’à 4 h, comme dans l’ensemble de la ville).

      ...

      Ce lundi matin à l’hôtel de police de Nantes, on confirme que la mère du jeune homme a signalé sa disparition au commissariat dimanche. Une enquête pour « disparition inquiétante » est ouverte.

    • Je suis sidérée par la communication du préfet. Enfin, je veux dire, par la continuité dans ce style de communication qui protège, systématiquement, la police, quoiqu’elle ait fait. J’espère vraiment que Steve va bien, que nous sommes tou-te-s en train de nous inquiéter pour rien (ça m’a réveillée en sursaut ce matin, je n’ose pas imaginer l’angoisse de ses proches.)
      D’autant que ça rappelle une très sombre histoire : la mort par noyade de Taoufik El-Amri en 2006 après un contrôle de police. Ils ne l’avaient pas signalé ni « sécurisé » malgré son état d’ivresse avancée... Ils ont fini par être un petit peu condamnés pour faux témoignage mais... ça ne l’a pas ramené, et on ne peut pas dire que la police locale se soit améliorée depuis côté « protection de la population ».

      L’affaire Taoufik El-Amri a eu lieu à l’hiver 2006. Un homme, le tunisien Taoufik El-Amri (1973-2006), disparaît la nuit du 22 novembre à Nantes, puis est retrouvé mort noyé en décembre dans la même ville. Après enquête, il apparaît que Taoufik El-Amri a été interpellé par un équipage de la Police nationale le soir de sa disparition, ce que les policiers en question ont caché. Les trois policiers sont finalement condamnés à deux mois d’emprisonnement avec sursis pour faux témoignage.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Taoufik_Amri

    • Nantes : au moins 14 personnes tombent dans la Loire lors d’une intervention de la police à la fin de la fête de la musique

      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/nantes-au-moins-14-personnes-tombent-dans-la-loire-lors-d-une-intervent

      En revanche, Claude d’Harcourt ne remet pas en cause la façon dont les forces de l’ordre sont intervenues : « Les forces de l’ordre interviennent toujours de manière proportionnée. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d’intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient non maîtrisables. »

      Le préfet reconnaît donc tranquillement qu’ils ont fait n’importe quoi et met tout sur le dos des victimes. Il évoque d’éventuelles poursuites.

    • Donc hormis un article de fact-checking dans Libé, parce que quand même c’est douteux cette histoire de flics qui pousseraient des gens à l’eau c’est pas possible, deux jours plus tard rien dans les médias nationaux. Mais à tout prendre, vu ce qui leur faut maintenant, ce serait presque préférable qu’ils n’aient pas à en parler.

    • Fête de la musique à Nantes : Castaner saisit l’IGPN après une opération de police controversée - https://www.europe1.fr/societe/fete-de-la-musique-a-nantes-castaner-saisit-ligpn-apres-une-operation-de-pol

      « À la demande du ministre de l’Intérieur, l’IGPN a été saisie sur les opérations de maintien de l’ordre à Nantes à l’occasion de la Fête de la musique », a déclaré le ministère de l’Intérieur à l’AFP. Dans la nuit de vendredi à samedi, aux alentours de 4 heures du matin, les forces de police étaient intervenues pour mettre fin à une soirée électro qui se déroulait dans la ville, sur un quai de la Loire. Dans des circonstances encore floues, quatorze personnes sont alors tombées à l’eau avant d’être repêchées par les secours. Une personne est cependant portée disparue et une enquête judiciaire a en parallèle été ouverte sur cette disparition.

    • Toute honte bue, 48h après avoir terrorisé une bande de fêtard-e-s, les avoir gazé, leur avoir tiré dessus au LBD et les avoir acculés vers la Loire en pleine nuit au point où 14 ont été sauvés de la noyade par des pompiers... la @PoliceNat44 « s’inquiète »...

      [#AppelàTémoins] Steve MAIA CANICO est porté disparu depuis le 22 juin vers 4h00 Quai Wilson à #Nantes. Si vous avez des informations, contactez les enquêteurs. Merci pour vos partages.
      https://twitter.com/PoliceNat44/status/1143199623475007488

    • à l’instant 19/20 journal national
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-fete-musique-jeune-homme-porte-disparu-1689890.h

      Steve, 24 ans, n’a pas donné signe de vie depuis la fête de la Musique samedi au petit matin. L’ami qui l’accompagnait l’aurait aperçu une dernière fois vers 4 heures, avant la charge policière visant à mettre fin à une free party. Des recherches en Loire sont en cours.

    • VIDEO. Nantes. Personnes tombées dans la Loire après une charge de police : ce que l’on sait
      Emmanuelle VAN CAEMERBEKE. Modifié le 24/06/2019 à 19h44Publié le 24/06/2019 à 18h56

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/video-nantes-personnes-tombees-dans-la-loire-apres-une-charge-de-police

      Quatorze personnes qui participaient à une soirée électro, vendredi 21 juin, ont chuté en Loire après l’intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la musique à Nantes. Depuis, un jeune homme est porté disparu et une enquête sur l’intervention de la police a été ouverte par le ministre de l’Intérieur.

      La Fête de la musique s’est mal terminée à Nantes. Alors qu’une soirée électro se tenait quai Wilson, un mouvement de panique s’est créé après l’intervention des forces de l’ordre.
      (...)
      Le commissariat de Nantes a indiqué, ce lundi 24 juin, l’ouverture d’une enquête pour disparition inquiétante. C’est la mère de Steve, un jeune homme, âgé de 24 ans, qui l’a signalé à la police.

      #répression_policière #Nantes #Steve

    • Fête de la musique à Nantes : Des participants à la free party témoignent après la disparition de Steve
      https://www.20minutes.fr/faits_divers/2548255-20190624-disparition-homme-nantes-inquiets-colere-participants-fre

      « On est arrivé vers 22h. Ça se passait super bien, il y avait une bonne ambiance. Steve n’avait pas particulièrement bu, il ne consomme jamais de drogue. A un moment, il nous a dit qu’il était fatigué. Il s’est posé dans un coin, près d’un mur de son surmonté d’un drapeau breton, pour se reposer. Je ne l’ai plus revu ensuite », raconte Anaïs, partie peu après 2h, alors qu’il y avait encore « énormément de monde sur le site ».

      « Il n’est pas rentré chez lui, il n’est pas allé au travail. Son portable est éteint. Il devait aller à un festival aux Pays-Bas le week-end prochain, ça lui tenait à cœur. Il y a quelque chose qui ne va pas », confirme Oriane. « C’est un garçon attentionné, très apprécié dans le monde de la free party. Ça ne lui ressemble pas du tout de ne pas donner de nouvelles », ajoute Salma, qui a quitté la soirée techno vers 4h du matin.

      /.../

      C’est à ce moment-là que la trace de Steve se serait perdue. « C’était le chaos. Personne ne l’a vu après », précise une amie d’autant plus inquiète que le jeune homme « ne sait pas nager ». Des témoins affirment avoir aperçu un homme se débattre à la surface de l’eau. « Quelqu’un m’a rapporté l’avoir suivi sur 50 m. Il lui disait d’essayer de rejoindre la berge, mais à un moment, il l’a perdu de vue », poursuit la même jeune femme qui « ne sait pas s’il s’agissait de Steve », ni si cette personne faisait partie des 14 à avoir été secourues dans la Loire par les pompiers.

    • Texte trouvé sur la page de Emmanuel Moreira :

      Je pense aux 14 de Nantes, jetés dans le fleuve par la police pour avoir dansé. Et j’imagine une lettre.
      J’imagine une lettre aux directeurs et directrices des Centres Chorégraphiques Nationaux. J’imagine une lettre adressée à tous les chorégraphes. J’imagine leur dire que des gens ont été jetés à l’eau, dans un fleuve, parce qu’ils dansaient sans autorisation. Que cela a eu lieu à Nantes. Le 21 juin, fête de la musique. Qu’il ont été jeté à l’eau par la police et sauvés in extrémis par les pompiers. J’imagine leur dire qu’une personne est portée disparue depuis. J’imagine leur demander d’ouvrir d’urgence leurs lieux, pour accueillir tout ceux qui voudront danser, librement, sans répression et contre la répression. J’imagine leur demander de le faire ensemble, une même nuit, sur tout le territoire, à l’unisson. De faire cela pour protester contre une police et un pouvoir qui la protège. Contre une police qui jette dans un fleuve des gens qui dansent. J’imagine demander à tous les chorégraphes de se rapprocher des centres chorégraphiques, et de les aider à organiser cette grande nuit contre la répression des corps dansants. J’imagine une lettre à tous les musiciens, pour leur demander de jouer toute une nuit pour que la danse soit toujours possible.
      J’imagine cela, parce que j’imagine que les Centres Chorégraphiques nationaux, que les chorégraphes, que les musiciens, ne peuvent pas ne pas être directement concerné par ce qui s’est passé au petit matin de la nuit du 21 juin à Nantes.
      J’imagine cela parce j’imagine que le droit de danser est pour les centres chorégraphiques nationaux, les chorégraphes et les musiciens, une liberté fondamentale. Et qu’une police jetant dans un fleuve des corps qui dansent au nom d’une absence préalable d’autorisation à danser délivrée par une préfecture et que cette préfecture appelle cela - jeter des corps dans un fleuve - une réponse proportionnelle - est une violence redoublée d’une seconde violence. Est une violence doublée d’un mépris. Est une violence sans limite.
      Et c’est ainsi que j’imagine écrire cette lettre aux centre chorégraphiques nationaux, aux chorégraphes et aux musiciens, afin qu’ils se coordonnent le plus vite possible afin que cette police soit sérieusement remise à sa place et qu’il soit de nouveau possible de danser, sans risquer de se faire jeter dans un fleuve.
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=606940369828090&id=100015363968702

    • La Police est totalement irresponsable. Elle peut décider de mettre en danger la vie des autres, elle restera irresponsable, car elle faisait appliquer la loi, et que la loi, de toute évidence, donne le droit de mettre en danger la vie des autres si elle n’est pas respectée. On croyait tous, naïvement, que la Peine de mort était abolie. Pire, on croyait tous que la Justice était présentement là, pour dire s’il y a lieu à condamnation publique pour irrespect de la loi. Et l’on découvre que la Police est toute puissante et irresponsable. Elle peut dire ce qui est légal, agir directement, violenter... et tuer. Sans n’avoir à rien respecter, ni la loi, pas même la vie.
      L’Etat, ce n’est plus le monopole de la violence. C’est la violence tout court.
      Hier, ça causait canicule, et décalage du brevet, ce qui emmerde tout le monde. Je pense qu’ils l’ont décalé, parce que ça emmerde tout le monde. Les profs qui menacent de faire grève. Les élèves, dont les parents avaient planifié les activités dès la semaine prochaine pour certains. Juste histoire de foutre le bazar. Pour le SNU, ça n’a choqué personne au plus haut niveau de l’Etat quand des gamins ont été laissé au soleil, au garde à vous, pendant de très longues minutes, et qu’ils se sont écroulés les uns après les autres. Alors une épreuve de brevet, pour un diplôme que tout le monde trouve inutile ? Ils s’en foutent. Dès qu’ils peuvent trouver le moyen de nous montrer qu’ils sont les maîtres, ils le font. Mesure impopulaire ? Il FAUT la prendre ! Et envoyer les CRS si ça se prend à râler trop. Ils n’y croyaient pas qu’ils allaient garder le contrôle après les GJ. Et pourtant si. Ils ont même gagné les dernières élections....

    • Pour ajouter au sordide si c’est encore possible : hier soir Radio Cayenne annonce que des gens ont été arrêté sur place et y’avait crainte de comparutions immédiates car des policiers ont porté plainte. C’est un processus habituel à Nantes où des flics de la BAC sont même réputés pour se faire de l’argent de poche grâce à ça...
      A priori il n’y a pas eut de comparution hier mais il va falloir suivre (aussi) ça de près...

    • Personnes tombées dans la Loire à Nantes : un syndicat de police dénonce « un ordre aberrant »

      Le syndicat de police SGP-FO a réagi ce mardi 25 juin et « pointe la responsabilité d’un chef de service ».

      Le soir de la fête de la musique, à Nantes, quatorze personnes sont tombées dans la Loire, après une charge des policiers. Un jeune homme de 24 ans, Steve Caniço, a disparu et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie pour faire le point sur les circonstances de l’intervention des forces de l’ordre.
      « La confrontation assurée »

      Le syndicat de police SGP-FO a réagi, ce mardi 25 juin, et « pointe la responsabilité d’un chef de service. Intervenir sans tenir compte du rapport de force, à 15 contre plusieurs milliers de personnes, qui, à 4 h 30 du matin, sont forcément dans un état éthylique et/ou stup avancé, dans l’incapacité de raisonner ou comprendre l’intervention de la police un soir de fête de la musique : c’était la confrontation assurée ! »

      "15 contre plusieurs milliers" c’est complètement mytho dans le but de renverser les responsabilités. Y’avait plusieurs fourgons et seule une quinzaine sont intervenus mais très très vite rejoints par leurs collègues et y’avait pas "des milliers" de teufeurs mais des centaines...

      Le syndicat insiste et évoque « une faute grave de discernement, un ordre aberrant, mettant d’abord nos collègues en danger, et les usagers. […] Ce n’était pas des casseurs mettant Nantes à sac nécessitant donc d’intervenir immédiatement. Il s’agissait de fêtards ».

      Il rappelle également que « le quai de Loire est sans protection, l’endroit par définition ou il ne faut pas charger… »
      « La responsabilité du donneur d’ordre »

      Pour Philippe Boussion, secrétaire régional SGP Pays de la Loire, « la responsabilité incombe à celui qui dirigeait les opérations et se trouvait même sur place. Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises sur la vision de la sécurité de ce commissaire qui expose régulièrement nos collègues par ses prises de décisions et sa vision exclusivement musclée de la sécurité. Nous demandons à ce que l’IGPN fasse son travail et pointe la responsabilité du donneur d’ordre ! »

      Et le syndicat de conclure : « On sait pointer la responsabilité individuelle de nos collègues alors qu’ils agissent sous ordre, il serait temps de mettre fin aux agissements de certains donneurs d’ordre. « 

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/personnes-tombees-dans-la-loire-nantes-un-syndicat-de-police-denonce-un

      ... mouai... quand on voit les policiers agir à Nantes, spontanément c’est pas la notion de "contrainte" dans l’exécution des ordres qui vient en tête, mais plutôt "entrain" voire parfois "jubilation", "sadisme"...

    • Un dessinateur nantais, Frap, proche du PS, lance une pétition · « FÊTE DE LA MUSIQUE À NANTES : PRÉFET D’HARCOURT, MINISTRE CASTANER, DÉMISSION ! »

      /.../ " Cette pratique disproportionnée de la violence « légale » doit cesser avant qu’il y ait des morts." /.../
      https://www.change.org/p/m-le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-f%C3%AAte-de-la-musique-%C3%A0-nan

      Problème : il y a déjà eut un mort, il y a un an, le 3 juillet 2018, il s’appelait Aboubacar Fofana ... et le CRS responsable de sa mort n’a toujours pas été auditionné : https://44.demosphere.net/rv/4007#p4

    • INTERVIEW. Opération de police sur la fête de la musique à Nantes : une vision trop musclée de la sécurité
      Par Olivier Quentin Publié le 25/06/2019 à 12:38 Mis à jour le 25/06/2019 à 12:45
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/interview-operation-police-fete-musique-nantes-vision-t

      Il ne mâche pas ses mots, Philippe Boussion, secrétaire régional SGP Police en Pays de la Loire, accuse la hiérarchie de la police en tenue d’en faire trop à Nantes. L’intervention du samedi 21 juin qui a conduit à la chute de 14 jeunes dans la Loire dont un disparu choque le syndicaliste.

    • Nantes. Ce que l’on sait sur la disparition d’un jeune de 24 ans - Nantes - LeTelegramme.fr
      https://www.letelegramme.fr/loire-atlantique/nantes/nantes-ce-que-l-on-sait-sur-la-disparition-d-un-jeune-de-24-ans-25-06-2


      Des amis de Steve Maia Caniço scrutent la Loire ce mardi, espérant trouver un indice après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes.
      AFP

      Quatre jours après la disparition d’un jeune homme pendant la Fête de la musique à Nantes, l’inquiétude des proches grandit sur fond de polémique sur l’opération policière et le choix d’un quai de la Loire non sécurisé pour accueillir du public.

      « Même si je garde espoir, il y a une partie de moi qui me dit qu’il faut s’attendre au pire et moi, là, je veux juste retrouver Steve, et je veux savoir ce qui s’est passé », confie Aliyah, 20 ans, tenue noire et cœurs discrets dessinés sur les joues. Comme elle, plusieurs proches de Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, scrutaient la Loire mardi après-midi depuis le quai Wilson, où il a été aperçu pour la dernière fois, lors de la Fête de la musique.

      Le jeune homme n’a plus donné signe de vie depuis cette nuit-là, où il participait à une soirée techno sur l’île de Nantes. La fête s’était terminée dans la confusion, noyée sous le gaz lacrymogène : vers 4 h 30, des échauffourées avaient éclaté entre participants et policiers, venus exiger l’arrêt de la musique.
      […]


      Un canot pneumatique avec deux plongeurs des sapeurs-pompiers inspectait mardi après-midi la Loire, également survolée par un drone. « Pour l’instant les recherches n’ont pas abouti », a déclaré Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes

      Mais au-delà de l’inquiétude, des questions se posent sur l’intervention policière, sur un quai non sécurisé. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie lundi pour en éclaircir les modalités.

      La ville de Nantes avait autorisé la sonorisation jusqu’à 1 h, mais une tolérance existait pour les sound systems qui pouvaient diffuser de la musique jusqu’à 4 h. Dans un communiqué de presse, elle avait pourtant précisé que « les murs de sons » n’étaient pas autorisés. Contactée, elle n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

      « On dégage toute responsabilité des collègues de terrain : ils se sont défendus, ils se sont fait agresser parce qu’un commissaire a donné l’ordre d’aller évacuer à quinze des centaines de personnes. Y avait-il urgence ? On ne le croit pas », a pointé Stéphane Léonard, secrétaire départemental du syndicat de police SGP FO. « On sait aussi qu’il y a la Loire à côté… Il faut peut-être aussi que la mairie se pose la question de savoir pourquoi elle autorise des festivités à cet endroit-là », a-t-il ajouté.

      Cette partie du quai n’est pas équipée de garde-corps. C’est pourtant ici que se posent tous les ans les sound systems le 21 juin, en dépit des risques liés à la consommation excessive d’alcool. « Les forces de l’ordre ne pouvaient ignorer le risque de chutes dans la Loire » au moment d’intervenir, a dénoncé l’antenne locale de Génération.s.

      De leur côté, les élus locaux de la République en marche ont réclamé « la sécurisation de l’ensemble des sites festifs sur l’île de Nantes ». « Ce quai est dangereux. Ils (les policiers) se sont mis côté route pour charger côté Loire : forcément les gens vont là où ils peuvent et ça c’est complètement mettre en danger la vie d’autrui », a dénoncé Aliyah. Et de conclure : « Et Steve a disparu dans ce capharnaüm ».

    • Nantes « Tombé dans la Loire, j’ai eu beaucoup de chance »
      0 26.06.2019 07:00 écrit par Recueilli par Rémi Certain
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-tombe-dans-la-loire-j-ai-eu-beaucoup-de-chance-26-06-2019-306548

      (...) « La police est revenue et, sans prévenir, a commencé à jeter des grenades lacrymogènes. J’ai lu dans la presse qu’ils auraient reçu des projectiles. Moi, je n’ai vu aucun objet voler dans leur direction avant leur intervention. Après, peut-être mais je ne voyais plus rien. J’ai fait pas mal de manifestations et j’en ai marre du gaz, j’ai donc voulu m’écarter assez vite mais sans courir car ça pouvait être dangereux. »
      La chute

      « J’avais le visage et les yeux qui me brûlaient à cause du gaz lacrymogène. Dans la fumée, on ne voyait pas à un mètre. À un moment, j’ai mis le pied dans le vide et je suis tombé dans l’eau. J’ai sorti la tête de l’eau assez vite. J’ai regardé autour de moi pour trouver quelque chose pour m’accrocher. J’ai vu deux cordes en V mais avec le courant je n’ai pas pu les atteindre. Je me suis laissé porter par le courant sur quelques mètres et j’ai pu attraper une autre corde. »
      Dans l’eau

      « En tout, j’ai dû rester accroché entre 5 et 15 minutes. Je ne sais pas trop. Ça semble long. J’ai entendu quelques personnes tomber dans l’eau, dont un homme qui passait à un mètre de moi en appelant à l’aide. Je ne l’ai appris que plus tard, mais il s’était luxé une épaule. J’ai tendu le bras, je l’ai attrapé par le col et je l’ai ramené vers la corde. Et on a attendu. Il y avait deux autres personnes un peu plus loin. Il y en a un qui criait que quelqu’un se noyait. »
      Le sauvetage

      « Un canot est venu nous récupérer tous les quatre. Dans le bateau, le blessé à l’épaule a reçu les premiers soins. On nous a donné des couvertures de survie puis on nous a ramenés sur un quai, plus loin, où les pompiers nous ont pris en charge dans leur camion. Puis ils nous ont amenés aux urgences après avoir argumenté avec le médecin au téléphone. Apparemment, il ne voulait prendre que le blessé à l’épaule. » (...)

    • Via Nantes révoltée (et pour une fois sur son blog donc plus facile à relayer)

      Démission !

      « La vérité, c’est qu’il y aurait pu y avoir des centaines de personnes dans l’eau, et des dizaines de morts à Nantes ce soir là. La vérité, c’est que la police mène désormais une guerre permanente contre la population. Qu’elle frappe tout ce qui pourrait déborder : manifestations, fêtes, occupations, moments de joie. C’est la vie même qui finira par être réprimée. »

      Les responsables de cette situation ont des noms : https://www.nantes-revoltee.com/demission

    • Quand je pense que j’ai failli changer mon intro car je craignais qu’elle soit trop trash... j’avoue que connaissant le coin, hyper dangeureux avec tourbillons et courants contraires, j’ai immédiatement pensé au risque de noyade ?
      En réalité il y a un « débat » interne à la mairie de Nantes depuis des années pour savoir s’il faut securiser les quais. Mais la ville, ex Venise-Verte (il y a trééés longtemps) cultive une proximité avec l’eau comme en témoigne le festival des Rendez-vous-de-l’Erdre.
      Évidemment la question d’un mouvement de panique causé par les flics ne s’est jamais posée. Et pourtant il y a eut bien des fois la preuve qu’il était urgent de mettre des barrières non sur les bords de l’eau mais plutôt au coeur de la chaine de commandement du « maintient de l’ordre »...
      Je vis vraiment de plus en plus mal cette ville qui se déconnecte du vivant.

    • A Nantes, un disparu après une charge policière disproportionnée
      Par Élisa Perrigueur

      Steve Maia Caniço, 24 ans, a disparu dans la nuit du 21 au 22 juin, lors de la fête de la musique. Il n’a pas été aperçu depuis l’intervention policière très controversée qui s’est déroulée vers 4 h 30 du matin sur l’île de Nantes. Au moins 14 personnes sont tombées à l’eau, cette nuit-là, dans ce périmètre. Une enquête de l’IGPN a été ouverte. Des proches du disparu racontent la soirée.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/260619/nantes-un-disparu-apres-une-charge-policiere-disproportionnee & https://seenthis.net/messages/789526

      Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.– Sous la chaleur encore étouffante, ils sont une quarantaine à s’être réunis mardi, aux alentours de 19 heures, sur le quai Wilson, aux confins de l’île de Nantes, à proximité de hangars défraîchis.

      Ces jeunes Nantais, majeurs de moins de 30 ans, aux visages défaits pour beaucoup, s’inquiètent pour Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, disparu lors de la fête de la musique dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 juin. Tous étaient présents à la free party qui s’est tenue sur cette cette longue bande bétonnée parsemée d’herbes folles, d’une vingtaine de mètres de largeur. Le quai est bordé par la Loire boueuse d’un côté, une rangée d’imposantes roches de l’autre, délimitant une route déserte.

      Rassemblement mardi 25 juin, sur l’île de Nantes. © EP

      C’est ici que sont arrivés à 4 h 30 une vingtaine de policiers, dans le but de mettre un terme aux festivités. Ils ont alors mené une charge particulièrement violente à l’encontre des fêtards, comme le montre une vidéo composée d’images filmées dans l’urgence, diffusée par le média alternatif Nantes révoltée. Selon une source proche du dossier, en tout, une dizaine de grenades de désencerclement ont été tirées, ainsi qu’une trentaine de grenades lacrymogènes et une dizaine de balles de LBD.

      Au moins quatorze personnes sont tombées à l’eau, cette nuit-là, dans la zone. Steve est, depuis, introuvable. Son téléphone a « borné » pour la dernière fois à 3 h 16 dans ce secteur, selon les autorités. Steve « a peur de l’eau », affirme, émue, une amie proche, Morgane. « Il ne sait pas nager. »

      « C’est quelqu’un de très sociable et sensible, poursuit-elle. Il sort beaucoup les week-ends, se mélange, parle à tout le monde. » Ce silence prolongé ne lui ressemble pas, assure-t-elle : « Il me donne toujours des nouvelles, au moins trois fois par semaine. » Elle précise : « La musique, c’est sa vie. Il était heureux de partir le week-end prochain à un festival en Hollande. »

      Les parents de Steve ont signalé le 23 juin sa disparition au commissariat de Nantes, qui a ouvert une enquête. L’affaire est remontée place Beauvau le 24 juin, jour où Christophe Castaner a annoncé avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale, sur proposition du préfet de Loire-Atlantique. Celle-ci doit estimer si les « forces engagées ont été légitimes et proportionnées ».

      Ce mercredi 26 juin, la députée La France insoumise Muriel Ressiguier a interpellé le ministre de l’intérieur lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Christophe Castaner a adopté un ton très prudent et consensuel sur la charge des forces de l’ordre, loin de ses coups de mentons habituels dès qu’il s’agit de violences policières.

      Selon le ministre, il convient « de s’interroger sur le processus d’intervention ». Il reconnaît « un moment de tension » avec « un jeune homme [qui] a disparu ». En outre, il a confirmé devant la représentation nationale l’ouverture d’une double enquête – administrative et judiciaire – pour « faire toute la transparence » sur cette affaire.

      Car la polémique ne semble pas près de se clore à propos de cette charge des services de police dans un secteur à risque, au bord d’un fleuve aux courants forts.

      Les proches de Steve tentent de « re-dérouler » le fil de cette soirée. Sébastien, serveur de 19 ans, parle d’une intervention « très violente et disproportionnée ». « On était dans un espace festif, il n’y a absolument rien qui justifiait ça. En cinq minutes, il y a eu un mouvement de foule de “ouf”. » Un de ses camarades ajoute : « Il n’y avait aucune confrontation, on n’a pas compris, comme si les policiers se défoulaient. »

      Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, a expliqué qu’une première intervention avait eu lieu pour éteindre la musique, par la suite rallumée. La seconde s’est tenue vers 4 h 30 du matin, face à « des gens qui avaient beaucoup bu et qui avaient aussi sans doute pris de la drogue », a t-il affirmé.


      Sur l’île de Nantes. © EP Sur l’île de Nantes. © EP

      Cette nuit-là, ils étaient des milliers à déambuler au plus fort de la soirée sur ce quai ponctué de 13 scènes, d’après l’association Free Form, qui intervient auprès des jeunes organisateurs de rassemblements locaux. Il n’y a pas de garde-corps sur ce tronçon le long de la Loire. « On sait que beaucoup de gens tombent dans la Loire, c’est arrivé plein de fois, s’indigne aujourd’hui une amie de Steve. Je ne comprends pas pourquoi il n’y avait pas de protections. »

      Les sound systems (sonos) avaient l’autorisation tacite de vibrer jusqu’à 4 heures du matin, relaie l’AFP. Qui a donné son accord ? Les responsabilités sont encore peu claires et non définies. « À ce stade, nous pouvons vous confirmer qu’aucune autorisation, même tacite, n’a été donnée par la préfecture pour l’installation de ce sound system », explique à Mediapart la préfecture de Loire-Atlantique.

      Également contactée, la mairie de Nantes assure que la manifestation sonore « n’avait pas été autorisée mais pas interdite non plus, compte tenu du caractère exceptionnel de la fête de la musique » : « Un périmètre a été défini en amont par les services de la ville et la préfecture, ce qui a abouti à un arrêté municipal jusqu’à 1 heure du matin. Les sound systems, vu le niveau sonore, ne sont jamais autorisés à l’intérieur du périmètre. »

      La mairie ajoute cependant que depuis des années, les sound systems sont relégués dans cette zone inhabitée, en insistant sur le caractère festif de la soirée, où « les gens s’installent partout en France pour jouer ». Et de préciser : « Nous mettons aussi des mesures de prévention en place. Deux agents de sécurité étaient présents toute la nuit, et un canot patrouillait sur le bout de l’île. »

      « Il y avait de tout cette nuit-là, des fêtards, des militants, des gens d’extrême gauche », se souvient Jeanne*, 26 ans, lunettes et piercings au visage, qui refuse de donner son nom « par peur de la BAC ». Elle est arrivée à la tombée de la nuit sur les lieux, où « chaque année » sont installées des sonos, dit-elle. « Après on danse sans s’arrêter, on boit, c’est festif. »

      Pendant la soirée, Jeanne a vu passer plusieurs fois « un bateau de pompiers sur la rivière. Deux pompiers sont aussi passés dans la foule à pied ». Cette nuit-là, deux canots, l’un de la mairie et l’autre des pompiers, sillonnaient les eaux qui encerclent l’île. « Ils n’ont pas arrêté de la soirée, il y a eu des interventions », indique une source sur place.
      « Une faute grave de discernement, un ordre aberrant »

      Peu avant 4 h 30, trois policiers sont passés une première fois pour demander l’extinction de la musique, d’après plusieurs témoignages. À ce moment-là, selon Jeanne, « la musique s’arrête. On ne voit plus grand-chose, il n’y plus la lumière des sound systems. Les gens commencent à se disperser, mais l’un des DJ rallume une dernière musique ».

      Quelques minutes plus tard, Jeanne aperçoit « des policiers vers le hangar, dont certains étaient provocants ». Une source proche du dossier parle d’une vingtaine de membres des forces de l’ordre présents, alors appelés en renfort par les trois premiers patrouilleurs après le retour de la musique.

      Autour de Jeanne, il reste quelque 200 à 300 fêtards. Parmi eux, Stan*, 23 ans, casquette et regard clair, habitué des free party. Il dit avoir vu « quatre ou cinq véhicules de police et deux chiens, des bergers belges ». Il précise : « D’abord les policiers ont lancé des lacrymos, alors forcément il y a eu une réplique. Des jets de bouteilles et des pierres. Là, j’ai vu au moins un chien qui a été lâché sur les gens. »

      C’est à ce moment-là, dans une grande confusion et pendant une quinzaine de minutes selon les fêtards, que sont tirées les grenades de désencerclement, les grenades lacrymogènes et les balles de LBD. Les fêtards se sont retrouvés, selon Stan, coincés entre la route où sont garés les véhicules de police et le fleuve. Il y avait peu de vent cette nuit-là, ce qui rendait compliquée la dispersion du gaz, explique-t-il.

      « On ne voyait rien, il y avait juste ce nuage blanc qui avançait sur les gens, détaille le jeune Nantais. J’ai vu d’autres forces de police au loin, j’ai commencé à psychoter, je me suis dit : “J’ai bu, j’ai pris des substances, faut que je parte”. »


      Le hangar violet près duquel a eu lieu la charge de police à Nantes, le soir de la fête de la musique. © EP

      D’après nos informations, au moins trois personnes étaient tombées à l’eau avant l’intervention des policiers, et onze autres pendant l’opération. La Loire est alors basse, la hauteur entre le quai et le fleuve est de 7 à 8 mètres. « J’entendais les gens crier mais je n’ai pas vu les gens tomber dans l’eau », raconte Jeanne. « J’ai entendu que certaines [personnes] s’étaient jetées volontairement dans la Loire », explique Morgane, l’amie de Steve.

      Un jeune témoin confirme : sur les 14 personnes tombées, « certaines ont sauté volontairement, d’autres sont tombées ». Elles ont été repêchées par les pompiers et la sécurité civile, arrivés rapidement sur les lieux. Trois ont pu remonter grâce aux échelles situées au bord du fleuve.

      Un témoin précise que durant plusieurs heures, une personne a été recherchée autour de la zone. « La personne recherchée dans la nuit n’était pas le jeune Steve et a été retrouvée ultérieurement », assure de son côté la préfecture de Loire-Atlantique.

      Quand la plupart des jeunes ont quitté les lieux au lever du jour, Steve n’était en effet plus là. D’après ses proches, vers 2 ou 3 heures du matin, il s’était dit fatigué et était parti s’allonger près des rochers qui bordent la route, non loin d’un petit hangar violet tagué, à une vingtaine de mètres de l’eau. C’est à proximité de ce bâtiment abandonné que l’intervention policière aura lieu un peu plus tard.

      « Un ami veillait sur lui, il n’était pas seul, mais ce dernier est parti dire au revoir à ses potes au moment où l’intervention policière a commencé. D’autres potes devaient veiller sur lui, mais j’imagine qu’il y a eu un moment de panique avec l’intervention, explique son amie Morgane. L’ami l’a cherché, mais c’est un gars ultra-sociable, donc il a donc dû penser qu’il était rentré avec d’autres gens. »

      L’inquiétude de ses proches a grandi dans la journée du samedi. « Sa meilleure amie m’a demandé des nouvelles, c’était louche. Après avoir contacté des amis en privé sur Facebook, j’ai mis un message public le samedi soir », dit Morgane, émue, qui placarde depuis avec ses amis des avis de recherche dans la ville.


      Dans les rues de Nantes, un avis de recherche placardé. © EP

      Depuis ce week-end, des questions se posent sur le lancement de cette opération, dans un périmètre si étroit et sans garde-corps. Mardi, le syndicat de police SGP-FO a pointé, comme le rapporte Ouest-France, « la responsabilité d’un chef de service ».

      « Intervenir sans tenir compte du rapport de force, à 15 contre plusieurs milliers de personnes, qui, à 4 h 30 du matin, sont forcément dans un état éthylique et/ou stup avancé, dans l’incapacité de raisonner ou comprendre l’intervention de la police un soir de fête de la musique, c’était la confrontation assurée ! » regrette le communiqué syndical.

      SGP-FO évoque aussi « une faute grave de discernement, un ordre aberrant » : « Ce n’était pas des casseurs mettant Nantes à sac, nécessitant donc d’intervenir immédiatement. Il s’agissait de fêtards. »

      Contacté par Mediapart à la suite de cette déclaration, un membre du bureau du syndicat a expliqué ne plus pouvoir s’exprimer en raison « d’instructions données ». Les services de la police nationale ne commentent pas davantage l’affaire.

      La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a quant à elle réclamé, dans un courrier daté de mardi et adressé au préfet de Loire-Atlantique, « que la lumière soit faite, extrêmement rapidement » sur l’intervention controversée. « Les modalités d’intervention des forces de l’ordre […] pour faire arrêter la diffusion de musique par un sound system posent d’importantes questions et soulèvent une forte émotion. »

    • Attaque policière de la fête de la musique : nouvelles images inédites
      juin 28, 2019
      https://www.nantes-revoltee.com/attaque-policiere-de-la-fete-de-la-musique-nouvelles-images-inedite

      Trois personnes présentes à la fête de la musique nous ont fait parvenir de nouvelles images. Evidemment, vu l’heure tardive, la peur et la confusion qui règne, les images ne sont pas en haute définition, ni parfaitement cadrées. Mais elles montrent à nouveau l’ambiance et le climat qui règne sur le quai.

      https://www.youtube.com/watch?v=x9Ly-geTXvk

    • A Nantes, une marche en musique pour Steve, disparu après une charge policière
      29 juin 2019 Par Elisa Perrigueur | Mediapart

      Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 29 juin à Nantes en soutien à Steve Caniço, 24 ans, disparu il y a une semaine après une intervention policière sur les quais de la Loire.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/290619/nantes-une-marche-en-musique-pour-steve-disparu-apres-une-charge-policiere

      A Nantes, une marche en musique pour Steve, disparu après une charge policière.(Article En Entier)
      Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 29 juin à Nantes en soutien à Steve Caniço, 24 ans, disparu il y a une semaine après une intervention policière sur les quais de la Loire.Ils ont allumé la sono, d’où s’est échappé un son techno sous les fenêtres de l’imposant bâtiment de la préfecture de Loire-Atlantique. « Steve était fan de hardstyle, donc la marche devait se faire sous techno », précise Antonin, 20 ans, lunettes de soleil effet miroir et cheveux bouclés. Comme lui, ils étaient plusieurs centaines à se réunir à Nantes samedi 29 juin pour Steve Maia Caniço, 24 ans.
      Le jeune animateur périscolaire a été aperçu pour la dernière fois quai Wilson, le 22 juin, à l’occasion de la Fête de la musique, peu avant une charge policière au cours de laquelle des LBD, grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été utilisés pour disperser des fêtards sur les bords de Loire.
      En musique et dans le calme, de nombreux adultes, enfants et majoritairement des proches du jeune animateur périscolaire, habitués des free parties, ont cheminé samedi dans les grandes artères de la ville. Sous les regards des badauds, ils ont d’abord traversé les rues de magasins climatisés fréquentés pour rejoindre les confins de l’île de Nantes, sur le quai en friche où a disparu Steve.Son visage souriant, en photo, était partout dans le cortège, avec cette question inscrite sur les affiches mais aussi dans toutes les têtes : « Où est Steve ? »
      Nelly, mère de famille de Treillières, une ville de la périphérie nantaise, a imprimé ces centaines de pancartes dans un élan de colère et de compassion. « Steve était animateur dans ma commune, très apprécié des enfants, ma fille de 22 ans le connaissait, elle était ce soir-là sur le quai Wilson. Je pense à ses parents aujourd’hui. En tant que maman, je suis révoltée, nous ne pouvons pas accepter ces violences policières. » Elle en « a vu beaucoup », dit-elle, « surtout dans les mouvements des gilets jaunes, mais jamais sur une fête de jeunes » auxquels elle participe.
      Ce samedi toutefois, aucun vêtement jaune flashy parmi la foule. « Proscrit, résume Antonin. On ne voulait pas que le mouvement soit récupéré par qui que ce soit, il est pour Steve. »Les gilets jaunes ont été remplacés par d’autres, oranges, enfilés par une quarantaine de jeunes s’improvisant agents de sécurité pour « éviter tout débordement, faire traverser les troupes dans le calme », explique Sacha, yeux de chat tracés à l’eye-liner. De sa voix fluette, cette Nantaise de 20 ans dit avoir « beaucoup de rage en elle ». Mais cette marche « n’est pas le lieu pour l’exprimer ». Présente quai Wilson il y a une semaine, Sacha a encore du mal à réaliser, et s’interroge toujours : « Pourquoi cette charge de la police ? »
      Alors qu’il avance d’un pas lent sous le soleil de plomb entre les édifices en construction de l’île de Nantes, Alexandre, serveur en restauration de 19 ans, ressent « un léger soulagement », dit-il. Cet ami de Steve a vécu une semaine éreintante. « Ce rassemblement, c’est pour lui, mais pour nous [ses proches – ndlr] aussi, ça nous fait sincèrement plaisir de voir autant de monde pour lui, des parents surtout, des enfants », détaille t-il.
      Le jeune aux longs cheveux tirés en arrière, grand sourire, mais regard rougi, dit avoir été « englobé d’un seul coup » dans une phase « violente et difficile émotionnellement » qui le dépasse. « Notre ami a disparu, et nous [les fêtards – ndlr] avons tous été jugés, parce qu’on fait la fête. » Ces derniers jours, il a fui les réseaux sociaux et sites d’actualité. « J’ai trop lu de choses qui m’ont dégoûté sur mon ami, qui ont dressé un mauvais portrait de lui, comme quoi ce ne n’était qu’un drogué, que nous faisions des paris quand on était bourrés, qu’on sautait volontairement dans l’eau », explique-t-il, affecté.
      Cette semaine, Alexandre a essayé de comprendre l’attitude des policiers cette nuit-là. « Ils ne s’excusent pas, ils pourraient au moins dire qu’ils sont désolés de la situation, mais ils ne semblent même pas l’être. » Tous les jours ou presque, il a rejoint ses amis eux aussi proches du jeune disparu, sous le vieux hangar délabré du quai Wilson, non loin duquel Steve s’était assoupi, selon eux, peu avant la charge policière. « On ne voulait pas laisser cet endroit vide sachant qu’il était peut-être tombé par là. » Alexandre a scruté les plongeurs qui ont arpenté, les premiers jours d’après lui, cette zone du fleuve. « On n’a aucune nouvelle sur les investigations. »
      C’est encore une fois autour de ce vieux hangar qu’ils se sont retrouvés ce 29 juin. La marche s’est achevée devant l’édifice, aujourd’hui tagué de messages pour Steve et contre la police. L’une de ses amies, voix tremblante, a appelé les centaines de participants à danser pour lui. Les corps se sont échauffés sous des airs de techno, visages perlés de sueur mais aussi de chaudes larmes pour certains.Les zones d’ombre planent toujours sur cette nuit du 21 au 22 juin. À 4 h 30, alors que quelque 200 à 300 jeunes profitaient encore de la fête aux confins de l’île de Nantes, une vingtaine de fonctionnaires de la compagnie départementale d’intervention (CDI) et de la brigade anticriminalité (BAC) étaient alors intervenus sur les lieux pour demander l’extinction d’un dernier sound system. D’après les fêtards, ce sont d’abord les policiers qui ont lancé des lacrymogènes avant que des jeunes ne répliquent avec des jets de projectiles. Au moins une dizaine de grenades de désencerclement ont été tirées par les forces de l’ordre, ainsi qu’une trentaine de grenades lacrymogènes. Les policiers ont aussi fait usage de LBD sur le quai étroit, longé par la Loire, basse, où un nuage de lacrymogènes masquait la visibilité.
      Au total, 14 personnes au minimum sont tombées dans le fleuve cette nuit-là. Depuis l’intervention Steve, qui ne sait pas nager, est introuvable. Ses parents ont signalé le 23 juin sa disparition au commissariat de Nantes. Une information judiciaire et une enquête de l’IGPN ont été ouvertes.
      Le 25 juin, le syndicat de police SGP-FO avait pointé dans un communiqué « la responsabilité d’un chef de service » et un « ordre aberrant ». Les hommes qui supervisaient les opérations ce soir-là : le commissaire Grégoire Chassaing sur le terrain et le directeur départemental adjoint à la sécurité publique Thierry Palermo depuis la salle de commandement. Ce dernier s’est exprimé sur l’intervention le 26 juin, dans le journal local Presse Océan. Il indique que les policiers se sont retrouvés face à « plusieurs centaines de jeunes très excités […] ». Il affirme qu’à « aucun moment, il n’y a eu de charge de policiers avec pour objectif de repousser les jeunes en direction de la Loire ».
      D’après nos informations émanant de services de secours, « trois personnes tombées dans le fleuve ont été transportées au CHU de Nantes par les pompiers », dans les heures qui ont suivi l’opération. « Elles étaient en hypothermie et en état de choc, certaines très choquées car elles étaient tombées alcoolisées. Très vite, les pompiers nous ont informés qu’une autre personne avait disparu, des recherches ont d’ailleurs continué dans la nuit. » Mercredi, la préfecture de Loire-Atlantique, contactée par Mediapart, assurait que « la personne recherchée dans la nuit n’était pas le jeune Steve et a été retrouvée ultérieurement ».Victor Lacroix, président de Media’son, association régionale qui assure la médiation entre le monde de la musique techno et l’État, a lancé un appel à témoins sur le site en vue de déposer une plainte collective contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui par des personnes dépositaire de l’autorité publique » et « violences volontaires ». « Sur les 130 témoignages que nous avons déjà récoltés, nous avons une centaine de personnes qui sont prêtes à aller en justice. Ils vont essayer de faire sauter une personne, qui sera le fusible mais il y a plusieurs coupables dans cette affaire », dit-il.
      D’après maître Marianne Rostan, qui devrait assurer leur défense, les témoignages récoltés sont « ceux de mineurs ou de jeunes travailleurs insérés ». « Un mineur explique avoir écopé de 21 jours d’ITT à la suite d’une fracture du doigt, un autre a des brûlures au visage causées par les lacrymogènes, un autre encore a une dent cassée par un bouclier de CRS », résume l’avocate qui défend des organisateurs de raves depuis trois ans et déplore « une stigmatisation systématique des jeunes fêtards de free party ».

      C’est le deuxième article de cette journaliste qui s’ est présentée et a pris des contacts pour, avait-elle dit, enquêter sur le problème des violences policières a Nantes. Non seulement je ne lis rien là dessus, non seulement il y a surtout des éléments déjà disponibles ailleurs, mais en plus elle se permet de décrire physiquement les personnes qui demandent l’anonymat... On n’est vraiment pas aidé-e-s :/

    • Nantes Disparition de Steve : « l’État se met en faute » pour le député En Marche Mounir Belhamiti
      0 02.07.2019 20:32 écrit par NT
      https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-disparition-de-steve-l-etat-se-met-en-faute-pour-le-depute-en-mar

      Le député de La République en Marche Mounir Belhamiti, qui a succédé à François de Rugy, a signé un texte pointant du doigt les erreurs de l’état autour de la disparition du jeune Steve Caniço, en Loire, la nuit de la Fête de la musique.

      C’est une tribune à charge qu’a osé signer le député La République en Marche Mounir Belhamiti, sur son compte Facebook, ce mardi. En marge de la disparition du jeune Steve Caniço la nuit de la Fête de la musique, le fidèle de l’Assemblée nationale, qui a pris le siège de François de Rugy, pointe du doigt la responsabilité de l’État.

      « Il est toujours délicat, lorsqu’on est un élu de la République, de prendre position publiquement sur des questions faisant l’objet d’enquêtes officielles, comme c’est le cas sur l’épisode dramatique qui a marqué la fête de la musique à Nantes », commence-t-il ainsi à écrire.
      « Je le dis sans ambages… »

      Et le conseiller municipal de Nantes de poursuivre ainsi : « Lorsque la première réponse de l’État, par la voix de son représentant, et avant même que ne soit diligentée l’enquête de l’IGPN, consiste à déclarer, trois jours après les faits, que l’intervention policière s’est déroulée « de manière proportionnée », je le dis sans ambages : l’État se met en faute. Parce que nul ne saurait considérer comme proportionnée une intervention qui conduit une dizaine de jeunes à se jeter dans la Loire. »

      « Lorsque le représentant de l’État rappelle, par un communiqué lapidaire, les règles d’organisation de manifestations, et met en garde contre « des rassemblements festifs à caractère musical non autorisés », alors qu’est prévu un rassemblement de solidarité envers les proches du jeune disparu, et d’expression de l’émotion populaire, le tout sans un mot de compassion, je le dis sans ambages : l’État se met en faute.

      Parce que l’État se doit de témoigner bienveillance et empathie envers les Nantaises et les Nantais qui expriment une inquiétude et une incompréhension parfaitement légitimes et ne sauraient être traités par une forme d’indifférence qui confine au mépris. »

  • #NAntes_révoltée fb

    32 000 EUROS D’AMENDE POUR CETTE AFFICHE !
    https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2250009498368544?type=3&sfns=mo

    Un publicitaire du Var, dans le sud de la France, a affiché cette fausse pub pour se moquer du traitement médiatique à propos des Gilets Jaunes. Il vient d’être condamné à verser 32 000 euros à BFM TV !

    « Je voulais simplement parodier la phrase de mai 68, "la police vous parle tous les soirs à 20 h " », explique l’auteur de ce visuel, Michel-Ange Flori

    L’affichiste a multiplié les détournements de pubs ces derniers pour se moquer du pouvoir en place. Il est aussi poursuivi pour avoir dénoncé la violence du commissaire Andrieux, coupable d’avoir tabassé des manifestants en janvier dernier.

    Oui, aujourd’hui la justice harcèle un homme pour quelques affiches ironiques, pendant que les affaires de mutilations gravissimes dorment dans les tiroirs des juges.

    La liberté d’expression la plus basique fond comme neige au soleil en France ! Où sont passé les millions de "Charlies" ?

    –—

    Source : https://www.20minutes.fr/justice/2533051-20190605-var-publicitaire-varois-condamne-verser-32000-euros-bfmtv

  • Nantes Révoltée signale sur FB

    « INTRUSION DANS UN HÔPITAL » : DÉMONTAGE D’UNE INTOX

    Encore un témoignage utile à verser au débats et aux preuves pour dénoncer les violences policières et le gros mensonge d’état sur l’affaire de la Salpé.

    – « On était faits comme des rats » : témoignages. -

    Ce 1er mai, la répression a été d’une sauvagerie inouïe. Pour justifier les attaques inqualifiables contre la liberté de manifester commises à Paris, le gouvernement monte une intox extrêmement grave. Et tous les médias suivent.

    C’est Castaner qui lance la première salve dès l’après-midi. Selon le ministre de l’intérieur, l’hôpital de la #Pitié_Salpétrière aurait été « attaqué » par des dizaines de militants d’ultragauche « black blocs ». Pour faire monter l’intox au maximum, il se rend sur place, accompagné de journalistes. BFM enchaîne, et parle d’une « intrusion de casseurs », d’un « hôpital pris pour cible »

    On évoque ensuite des « chaînes cassées » par « des gilets jaunes et des gens masqués » qui auraient « tenté de pénétrer dans le service de réanimation ». Le directeur des hôpitaux de Paris, proche de Macron, reprend le mensonge : une « intrusion violente » dans un « service de réanimation ». Même chose pour la ministre de la santé qui se dit « très choquée ».

    Bref, le tableau est apocalyptique. Les manifestants seraient en fait de véritables barbares assoiffés de sang, venus spécialement pour vandaliser un lieu de soin et attaquer des patients. Qui peut y croire ? En dehors de macronistes radicalisés et de médias fanatisés : personne.

    Voici en quelques témoignages, la réalité des faits :

    – Un témoin raconte : « J’ai vu ces manifestants à l’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce qu’une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard [...] puis la commissaire a repéré ces gens à l’entrée, elle a ordonné à ses policiers de rentrer et de les dégager. »

    – Un médic confirme : « Je suis street medic, j’y étais à ce moment là. Beaucoup de gens se sont réfugiés dans l’enceinte de l’hôpital pour fuir un gazage de masse et une charge de CRS qui a eu lieu dans l’allée de l’hôpital. »

    – Sur facebook, une manifestante, Naty Ta, explique en détail : « Oui, il a été demandé aux vigiles d’ouvrir la grille pour qu’on puisse s’abriter des canons d’eau et des gaz. Ils n’ont pas voulu nous ouvrir, on était fait comme des rats. Les gars qui ont forcés la chaîne […] ont permis que l’on puisse s’abriter. Y’avait rien de notre côté juste nous quelques retraités, quelques jeunes NON cagoulés. 10 minutes après, les CRS sont rentrés dans l’enceinte de l’hôpital pour nous gazer et nous matraquer ... à l’intérieur de l’hôpital ! Je me suis bien fait traiter de « salope, dégage » par un CRS. Pour quelle raison ? Parce que on s’est juste ABRITÉS des gaz. en tout cas merci aux infirmiers de nous avoir aidés avec les gouttes pour les yeux ! »

    – Un quatrième témoignage corrobore : « un groupe de manifestant poursuivi par une brigade à moto se réfugient dans la Pitié. Ils ont pénétré dans le bâtiment mais jamais dans la réa. »

    En résumé : tous les témoignages concordent. Des manifestants paniqués, pourchassés par une police ultra-violente se sont réfugiés dans la cour de l’hôpital. Ils ont été traqués et frappés jusque dans la cour, mais il n’y a évidemment pas eu d’intrusion dans les services de soin.

    Pour rappel, le gouvernement Macron lançait l’an dernier une immense attaque contre les hôpitaux, et le système de santé publique. Les soignants tiraient la sonnette d’alarme, sans être écoutés. Aujourd’hui, le même gouvernement monte de toute pièce une affaire « d’intrusion » dans un hôpital pour justifier sa violence inouïe. Ceux qui saccagent les hôpitaux publics inventent des « violences » contre un lieu de soin. Abject.

    Mais le mensonge est vraiment trop gros pour être avalé.

    Source : https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/photos/a.336512019718311/2189433117759516/?type=3&__xts__%5B0%5D=68.ARDwje9g6z-TJnghn6iszNB9BnKswPCCbYUgpoCWq1uKbbkq

    #violence_policière #mensonge_d_état #castaner #salpé

  • Made in France

    Une fuite inédite de documents secret défense révèle l’usage massif d’#armes françaises dans la guerre au Yémen. Après plusieurs mois d’enquête, #Disclose démontre que ces armes sont employées contre des civils.


    https://made-in-france.disclose.ngo/fr
    #armement #France #Yémen #guerre #commerce_d'armes
    ping @reka @simplicissimus @fil

  • Nantes : des gilets jaunes dénoncent des violences policières dans une nasse, samedi 6 avril
    France 3 Pays de la Loire - Par Eleonore Duplay Publié le 09/04/2019 à 18:38
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/nantes-gilets-jaunes-denoncent-violences-policieres-nas

    Coups de matraque, grenades lancées sur des manifestants bloqués dans une impasse. Selon de nombreux témoignages concordants, la manifestation nantaise des gilets jaunes du samedi 06 avril s’est achevée par des violences policières.

    #violences_policières

  • Une leçon de collapsologie avec Pablo Servigne
    https://www.youtube.com/watch?v=gJckUccWZ9Y

    Une assez longue interview plus grand public (il a été pas mal invité dans nos médias indépendants habituels ici, mais pas tant que ça dans les grands médias), où il réitère clairement son anarchisme et où il dit critique le solutionnisme, et explique que le dernier livre était juste sur la posture individuelle, mais que l’aspect politique est le chantier suivant. Et que pour ça, ils vont (et notamment lui) se mettre en retrait, car trop exposé individuellement, et qu’ils montent une revue Yggdrasil « la dernière revue avant la fin du monde ».

    https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/yggdrasil-le-dernier-magazine-avant-la-fin-du-monde

    Ce magazine est là pour partager plus que des mauvaises nouvelles, pour créer du lien entre les personnes qui se sentent concernées. Nous aborderons tous les sujets liés à l’effondrement avec :

    la tête (analyses scientifiques, propositions politiques innovantes...),
    le cœur (écopsychologie, spiritualité, enfance, imagination…),
    les mains (savoir-faire traditionnels, “low-techs”, actions, éco-lieux...).

    Yggdrasil sera un beau magazine de 120 pages, en papier 100% recyclé, sans aucune publicité, au prix de 12€.

    Comme tout organisme vivant, il aura une naissance, un développement et une mort.

    #Pablo_Servigne #collapsologie #politique #anarchisme #radio #vidéo #France_Culture #interview

    • @noun c’est vrai c’est plus simple de rester dans son petit coin radical lu par deux personnes. :D

      Le trio Servigne-Chapelle-Stevens a été vraiment très important ces dernières années, a réussi à mettre en avant, et a vulgarisé des thèmes très importants du milieu écolo, et pas à la mode bisounours, à une échelle vraiment large, que n’avait jamais touché le mouvement de la décroissance (sur les énergies, mais sur la fin de plein d’autres choses justement, c’est tout l’intérêt de leur veille transversale).

      Personnellement je préfère donc les gens qui les écoutent et les lisent vraiment, afin d’engager un débat critique (comme Tanuro justement). Ou comme l’autre article récent du point de vue justement d’un mec qui fait partie de la mouvance
      https://seenthis.net/messages/768561

      Et tiens du coup j’avais pas vu ton com @sinehebdo et je suis tout à fait d’accord du coup : à force de vouloir à tout pris se distinguer (eux c’est pas de la vraie émancipation, c’est NOUS qu’on fait du vrai), ça jette souvent le bébé avec l’eau du bain.

      Mais bon dans le milieu anar, on préfère toujours détruire au max dès qu’un truc à un peu de portée. Critiquer c’est pas forcément tout renier et c’est pas non demander à ignorer des idées. Enfin, critiquer avec intelligence…

    • @rastapopoulos

      Mais bon dans le milieu anar, on préfère toujours détruire au max dès qu’un truc à un peu de portée. Critiquer c’est pas forcément tout renier et c’est pas non demander à ignorer des idées. Enfin, critiquer avec intelligence…

      Laisse donc tomber « le milieu anar » et garde ton intelligence pour briller en société (lu par plus de deux personnes).

    • C’est vrai que c’est vachement mon genre, haha.

      Question suivre la mode : alors là, si la scission permanente c’est pas THE mode du milieu anar, post-situ, etc, je ne sais plus ce que veut dire le mot « mode » !
      (Et je te vois là, derrière, @tranbert, ça vaut aussi. :p)

      Bref, ce genre de posture anathèmisante et ad hominem est tellement vu et re-vu et re-re-vu dans le milieu, que c’est difficile de t’en vouloir. Mais bon, ça reste relou et sans intérêt. Et ça fait perdre du temps à tout le monde, que ce soit dans une revue, en ligne, ou dans les débats IRL. En tout cas tant que ce n’est pas couplé avec des arguments solides.

      Allez, sans rancune, t’façon avant d’arriver à m’énerver, va falloir se lever tôt, la fin du monde sera déjà passée depuis longtemps. :D

    • @rastapopoulos Ton genre, je ne le connais pas, ni vachement, ni chiennement. Mais je comprends : l’anathémisation ne t’atteindra pas, ouf. Le « lu par plus deux personnes » non plus.

    • Un portrait à charge dans le dernier N° " La Décroissance "
      Mal vivre sa fin du monde avec les collapsologues
      signé Pierre Thiesset et Vincent Cheynet

      « Le succès inattendu des théories de l’effondrement » : c’est ce que titrait Le Monde le 5 février dernier. Le quotidien des affairistes MM. Pigasse et Niel observe que la thèse de «  » l’effondrement « de notre civilisation, défendue par des chercheurs, des experts et quelques hommes politiques [...]
      rencontre un succès inattendu auprès du grand public. En quelques mois, ce terme, ainsi que celui de » collapsologie « (du latin collapsus, » tombé en seul bloc"), est devenu incontournable. On l’a entendu dans la bouche du premier ministre Edouard Philippe [...] ou dans l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète, publié dans Le Monde en septembre 2018 ". La collapsologie a le vent en poupe, les grands médias la promeuvent et le sujet envahit le monde militant. Démontage.

      https://seenthis.net/messages/766684

      Pablo Servigne et ses amis sont là dans l’irrationalisme parfaitement assumé ; incapables de concevoir une transformation des structures sociales autrement que par un subit effondrement. Ils appellent a fuir dans une mythologie panthéiste de la Terre-mère, à s’imprégner de « l’esprit des lieux » à se fondre dans un grand tout.
      Pas de doute, si ce genre de gourous trouve une telle audience
      aujourd’hui, c’est que l’effondrement est déjà sacrément avancé.

      #le_grand_faitout_et_ses_gourous

    • @aude_v, en effet, c’est plus salutaire de s’interroger sur ce succès très médiatique plutôt que de s’en satisfaire. Et de croire que Servigne est anarchiste parce qu’il cite Kropotkine.

      D’autant que dans cette vidéo, @rastapopoulos, Servigne prône avant tout le repli entre convaincus et pas la lutte contre le capitalisme industriel. Si on croit en un effondrement, cette dernière est inutile.

      Et donc, en attendant la fin du monde, avec la start-up de l’#happy_collapse #Yggdrasil, je positive !

      https://www.facebook.com/notes/yggdrasil/manifeste-yggdrasil/278470166377473

  • Rencontre avec des gilets jaunes de Paris et de Montreuil
    https://souriez.info/Rencontre-avec-des-gilets-jaunes

    Émission du 22 mars 2019 // Depuis plus de 4 mois, la révolte des gilets jaunes a pris de multiples formes — occupations de ronds points, blocage de centres commerciaux, construction de cabanes un peu partout, des assemblées populaires, des manifestations joyeuses et offensives tous les samedis, et même plus… #Les_Amis_d'Orwell ont reçu deux délégations de groupes de gilets jaunes de la région parisienne, celle de Place des Fêtes (Paris 19) et de Montreuil (Croix de Chavaux). Où en est la (...)

    Les Amis d’Orwell

    http://lambda.toile-libre.org/orwell/Orwell-2019-22-03-Gilets-jaunes.mp3


    https://www.facebook.com/Lacabanedesgiletsjaunesplacedesfetes
    http://www.giletsjaunes-croixdechavaux.net
    https://www.facebook.com/pages/category/Community-Service/Les-Gilets-Jaunes-de-Commercy-440617629803047
    http://giletjaune44.livehost.fr/2019/02/12/preparation-2eme-assemblee-des-assemblee
    https://soundcloud.com/user-766952373

  • Les #déplacés de l’#accident de #Fukushima. : Les conséquences sociales et sanitaires, et les #initiatives_citoyennes.

    La situation des déplacés de Fukushima est complexe et mouvante. Ce projet se focalise sur les sinistrés de l’accident nucléaire hors zones d’#évacuations_forcées, qui sont les moins audibles dans les recherches existantes. La situation locale évoluant extrêmement rapidement, tant au niveau institutionnel qu’aux niveaux familial et individuel, nous avons décidé de recourir à la #recherche-action c’est-à-dire en coopération étroite avec les groupes de citoyens, pour partager leurs connaissances fines et suivies du terrain. Nous avons sélectionné un terrain permettant d’appréhender des régions à la fois lointaines et proches du département de Fukushima, la #distance semblant discriminante a priori des attaches au département et de la conscience du #risque. Des entretiens biographiques réalisés par une équipe franco-japonaise pluridisciplinaire permettront de saisir le parcours des individus, qui se tracerait dans les trames tissées par les cadres institutionnels, leurs liens aux connaissances « scientifique » et « profane » de la #radioactivité, et leurs expériences biographiques. Ces entretiens permettront aussi d’aborder l’individualisation de la gestion du risque, ses aspects psychologiques et juridiques.

    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00967033
    #santé #nucléaire #catastrophe_nucléaire #IDPs #déplacés_internes #migrations

    Et d’autres publications de #Marie_Augendre :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/*/authFullName_s/Marie+Augendre/sort/producedDate_tdate+desc
    ping @reka

  • A Privacy-Focused Vision for Social Networking | Mark Zuckerberg, Facebook, 6 mars 2019
    https://www.facebook.com/notes/mark-zuckerberg/a-privacy-focused-vision-for-social-networking/10156700570096634

    Over the last 15 years, Facebook and Instagram have helped people connect with friends, communities, and interests in the digital equivalent of a town square. But people increasingly also want to connect privately in the digital equivalent of the living room. As I think about the future of the internet, I believe a privacy-focused communications platform will become even more important than today’s open platforms. Privacy gives people the freedom to be themselves and connect more naturally, which is why we build social networks.

    Today we already see that private messaging, ephemeral stories, and small groups are by far the fastest growing areas of online communication. There are a number of reasons for this. Many people prefer the intimacy of communicating one-on-one or with just a few friends. People are more cautious of having a permanent record of what they’ve shared. And we all expect to be able to do things like payments privately and securely.

    Public social networks will continue to be very important in people’s lives — for connecting with everyone you know, discovering new people, ideas and content, and giving people a voice more broadly. People find these valuable every day, and there are still a lot of useful services to build on top of them. But now, with all the ways people also want to interact privately, there’s also an opportunity to build a simpler platform that’s focused on privacy first.

    I understand that many people don’t think Facebook can or would even want to build this kind of privacy-focused platform — because frankly we don’t currently have a strong reputation for building privacy protective services, and we’ve historically focused on tools for more open sharing. But we’ve repeatedly shown that we can evolve to build the services that people really want, including in private messaging and stories.

    I believe the future of communication will increasingly shift to private, encrypted services where people can be confident what they say to each other stays secure and their messages and content won’t stick around forever. This is the future I hope we will help bring about.
    We plan to build this the way we’ve developed WhatsApp: focus on the most fundamental and private use case — messaging — make it as secure as possible, and then build more ways for people to interact on top of that, including calls, video chats, groups, stories, businesses, payments, commerce, and ultimately a platform for many other kinds of private services.

    This privacy-focused platform will be built around several principles:
    Private interactions. People should have simple, intimate places where they have clear control over who can communicate with them and confidence that no one else can access what they share.
    Encryption. People’s private communications should be secure. End-to-end encryption prevents anyone — including us — from seeing what people share on our services.

    Reducing Permanence. People should be comfortable being themselves, and should not have to worry about what they share coming back to hurt them later. So we won’t keep messages or stories around for longer than necessary to deliver the service or longer than people want them.

    Safety. People should expect that we will do everything we can to keep them safe on our services within the limits of what’s possible in an encrypted service.

    Interoperability. People should be able to use any of our apps to reach their friends, and they should be able to communicate across networks easily and securely.

    Secure data storage. People should expect that we won’t store sensitive data in countries with weak records on human rights like privacy and freedom of expression in order to protect data from being improperly accessed.

    Over the next few years, we plan to rebuild more of our services around these ideas. The decisions we’ll face along the way will mean taking positions on important issues concerning the future of the internet. We understand there are a lot of tradeoffs to get right, and we’re committed to consulting with experts and discussing the best way forward. This will take some time, but we’re not going to develop this major change in our direction behind closed doors. We’re going to do this as openly and collaboratively as we can because many of these issues affect different parts of society.

    Résumé en français : « Mark Zuckerberg veut recentrer Facebook sur les échanges privés » https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0600849596938-mark-zuckerberg-veut-recentrer-facebook-sur-les-echanges-priv

    • « Welcome to Mark Zuckerberg’s information ghetto », lis-je dans la « Fake Newsletter » de Buzzfeed :

      (…) More than anything, though, I think it’s a response to the central problem that has plagued Facebook for years: Its scale. More than two billion people log into it every month, all around the world. They upload and interact with more content than humanity ever conceived of creating.

      Zuckerberg and his leadership team may have come to the realization that they achieved a truly unmanageable scale.

      They need to find ways to offer people value (and keep them on them platform) while reducing the overall amount of what I’ll call Addressable Content. This is content that’s publicly accessible on Facebook and could require review by a content moderator, or be the subject of takedown requests from governments or other entities.

      Addressable Content costs Facebook money and can result in regulation, harm to moderators, public outcry, and lawsuits.

      Zuckerberg’s new focus will reduce the total amount of Addressable Content by enabling content that disappears, that is encrypted end to end, and that only reaches a small group of people.

      Facebook will still have huge amounts of public content, and it will always need moderators. But by shifting content production and interaction out of more public spaces on the platform, the company can get its costs and controversies under control. It can manage its scale, while still collecting a motherlode of data on its users and serving them ads.

      Zuck’s plan could be a great business solution, unlocking more growth for Facebook at a time when one can reasonably wonder how, without access to China, it can continue to grow.

      But it’s also a solution that will push all that false, conspiratorial, violent, harmful, and hateful content off into information ghettos where journalists, researchers, and watchdogs will have a much more difficult time finding it and calling it out. — Craig

      Encore des articles sur la #modération (une partie du #CM)

      The secret lives of Facebook moderators in America
      https://www.theverge.com/2019/2/25/18229714/cognizant-facebook-content-moderator-interviews-trauma-working-conditions-

    • Facebook’s pivot to privacy is missing something crucial https://www.wired.com/story/facebook-zuckerberg-privacy-pivot

      Zuckerberg listed six privacy principles, but there was one glaring omission: He said nothing about how Facebook plans to approach data sharing and ad targeting in this privacy-focused future. The free flow of data between Facebook and third-party developers is, after all, the issue that caused the jaws of the national media to snap onto the company’s leg. One year ago this month, news broke that a man named Aleksandr Kogan had misappropriated the data of tens of millions of users and sent it to a shady political consulting firm called Cambridge Analytica. It soon became clear that Cambridge Analytica was not alone and that Facebook had allowed thousands of developers to collect data for years.

      The company’s loose policies on data collection over the years are also what allowed it to build one of the most successful advertising businesses in history. All the data the company collects helps advertisers segment and target people. And it’s the relentless pursuit of that data that has led to Facebook being accused of making inappropriate deals for data with device manufacturers and software partners. This is a history that Zuckerberg knows well, and one that he acknowledged in his post. “I understand that many people don’t think Facebook can or would even want to build this kind of privacy-focused platform—because frankly we don’t currently have a strong reputation for building privacy protective services,” he wrote.

  • l’éduc pop est dans la rue 11 - insurrection ou révolution ? Franck Lepage - 16 Février 2019 - Son facebook
    https://www.facebook.com/permalink.php?id=1525946107658982&story_fbid=2222406338012952

    J’aimerais répondre à tous les commentaires qui considèrent comme abusif l’usage de l’adjectif « révolutionnaire » pour parler du mouvement des gilets jaunes. Je maintiens ce terme et j’en veux pour preuve l’incompréhension et l’incapacité des commentateurs à décrire et analyser ce mouvement. Le pouvoir et ses médias sont totalement « largués », les journalistes s’étranglent de rage : mais pourquoi ne rentrent ils pas chez eux ? Macron a quand même fait des efforts, et puis il y a le grand débat si ils veulent s’exprimer, et puis macron a été élu, il faut le laisser bosser, et puis il y a les casseurs, et la violence ne sert à rien, et pourquoi ne défilent ils pas sagement comme toutes les autres manifestations avant quand ça se passait bien même si ça ne servait à rien, et puis ça fait perdre de l’argent aux commerçants, c’est mauvais pour le tourisme, et qu’est ce que c’est que ces réunions tous les samedi avec même pas de parcours, et qu’est ce qu’ils veulent à la fin, et puis ils n’ont même pas de représentants, etc, etc, etc...

    La forme de ce mouvement est révolutionnaire parce qu’elle échappe à toutes les règles d’impuissance sociale qui ont biberonné la gauche depuis trente ans. Ecoutez les reportages : Les gilets jaunes c’est vous, c’est moi, c’est un prof de collège à 1.600 €, à côté d’une mère de famille célibataire à 450 €, c’est un artisan de haute marne, et un petit patron de Grenoble, c’est un paysan à 300 € par mois et un étudiant à 300 € par mois, c’est un médecin (oui oui) et un chauffeur de poids lourd...et ça rend le pouvoir fou car ces gens ne devraient pas être ensemble, or ils sont mus par la seule certitude de devoir être dans la rue samedi avec leur gilet qui est un signe subversif inouï. Et ils ne vont nulle part en particulier, ils ne suivent pas un parcours, ils sont libres et subversifs.
    Et ils n’en ont rien à faire du petit débat , c’est trop tard, ils sont trop loin maintenant, macron n’existe déjà plus, il n’a plus aucune légitimité, il n’a plus que la police et l’armée et ses 300 paillassons de l’assemblée pour voter de pauvres lois pour nous interdire de nous masquer le visage....c’est minable, c’est pathétique, c’est la honte, c’est Ubu président. Les gilets jaunes, c’est le peuple, et c’est tout le système qu’il conteste, c’est toute la cinquième république qu’ils envoient aux oubliettes, c’est à toute l’union Européenne qu’ils rappellent qu’ils avaient dit non. Non aux politiques d’austérité, non aux privatisations de services publics, non à la soi-disant dette dont ils n’ont rien à foutre et que leur rappellent chaque matin les valets de France Intox. Et ils n’écoutent plus les media qui se sont vautrés dans l’infâmie .
    Et la police a définitivement perdu son honneur parce qu’elle ne protège plus le peuple mais les vitrines des enseignes de luxe. Et comme plus personne ne croira un journaliste, voilà qu’ils vont se renseigner sur des chaînes qui rendent fous les média mainstream, comme RT (la chaîne russe en France) qui les accueille en se marrant et en leur donnant plein de temps d’antenne sans leur couper la parole comme sur toutes les chaînes de la macronnie,et ils quittent facebook qui les censure pour VK (le facebook russe) qui se marre bien, et le pouvoir macronnien et ses chiens de garde hurlent à l’ingérence étrangère, (un comble de la part de macron qui mets les pieds dans le plat dans tous les pays de la planète comme un âne) mais ils n’en ont plus rien à foutre , ils ne jouent plus le jeu, ils sont incontrôlables et ils ne veulent pas de représentants, ils sont indiscutables, c’est pour cela que c’est une révolution. Il n’y a plus de négociation possible parce qu’ils ne veulent plus seulement un peu plus du gâteau, désormais ils veulent toute la putain de boulangerie , et ça s’appelle le RIC ! Et ils se contrefoutent de la violence parce qu’ils savent au plus profond de leur conscience de classe populaire qu’on n’a JAMAIS rien obtenu sans la violence, que celle ci a TOUJOURS été nécessaire pour faire avancer les droits sociaux, et que comme le dit l’humoriste Haroun, la gogôche bien pensante qui se bouche le nez en passant près d’un rond point est au fond secrètement et hypocritement et lâchement bien contente que quelqu’un s’en occupe de la violence !

    Lenine (John Lenine ?) disait un truc du genre : il y a des révolutionnaires assez cons pour ne pas reconnaître la révolution quand elle passe devant eux ! Le problème de ne pas savoir reconnaître une révolution, c’est quand d’autres petits malins qui ont compris vont savoir récupérer cette énergie, et ça donne Staline (Sylvester Staline ?) ou Marine.

    #franck_lepage #éducation_populaire #GiletsJaunes #Révolution

  • Le nouveau Goulag c’est Macron !
    https://grenoble.indymedia.org/2019-01-16-Le-nouveau-Goulag-c-est-Macron

    LE NOUVEAU GOULAG, C’EST MACRON ! A BAS LE MONDE SÉCURITAIRE ET CONCENTRATIONNAIRE ! La répression qui s’abat sur les Gilets Jaunes, c’est du jamais vu contre un mouvement social. Depuis le début du mouvement fin novembre 2018, plus de 5600 personnes ont été placées en garde à vue, plus de 1000 condamnations ont été prononcées par la justice. On dénombre plus de 1000 blessé-e-s, des dizaines de mutilations, deux comas, un décès et plus de 200 personnes emprisonnées pour faits de violence [1]. Avec un (...)

    #Articles

    / #Infos_locales, Révoltes / Luttes sociales, #Luttes_anticarcérales

    #Révoltes_/_Luttes_sociales
    https://www.facebook.com/groups/602597793476259
    https://secoursrouge.org
    http://www.lavie.fr
    https://oip.org
    https://grenoble.indymedia.org/IMG/odt/LE_GOULAG_C_EST_MACRONV2-1.odt

  • GILETS JAUNES, DES ANARCHISTES QUI S’IGNORENT ENCORE

    « Anarchistes », voilà qui est dit ! Mais quelle locution horripilante, maculée de sombres réminiscences violentes, d’aberrations philosophiques et d’extrémismes politiques, le tout se résumant à une seule inclinaison : le chaos. C’est ainsi qu’est défini l’anarchisme dans le langage quotidien, quand la moins péjorative des définitions se résume à « rejet de l’autorité ». En fait de chaos, l’interprétation généralement faite est une définition de l’anomie. Peut importe la confusion, c’est désormais entré dans le langage courant comme dans les dictionnaires : « se dit d’un état de désordre et de trouble résultant de l’absence d’autorité politique : Une situation anarchique » ou « Qui échappe à toute direction ou organisation, qui n’obéit à aucune règle » L’interprétation de l’ anarchisme est assez variable souvent paradoxale, mais elle se résume en réalité à une conception politique et sociale qui se fonde sur le rejet de toute tutelle (ou leadership) qu’elle soit gouvernementale, administrative, religieuse et qui privilégie la liberté et l’initiative individuelle dans le cadre d’un intérêt général, de bien vivre en communauté, équilibrant l’intérêt du particulier aux exigences de la collectivité. 
Un premier point que le Gilets Jaunes auront adopté sans le savoir : le rejet de leadership, ou le jeu politique qu’ils bannissent naturellement privilégiant logiquement une gouvernance horizontale quant à toute prise de décision pour la collectivité.

    La péjoration du terme et du mouvement « anarchiste » est considérablement similaire au traitement actuel du mouvement des Gilets Jaunes. L’histoire du courant anarchiste, qui a pourtant duré plus de deux siècles, n’aura retenu que celle d’une frange du mouvement anarchiste. Oubliés le combat, le nombre de victimes et martyrs de répressions sanglantes, on ne se souviendra que d’une minorité, qui lassée de tant de victimes et de violences policières (plusieurs milliers de morts) proclama le « fait insurrectionnel », « moyen de propagande le plus efficace », présenta la « révolte permanente » comme la « seule voie menant à la révolution ». Toujours est il que ces actions furent peu fréquentes, peu suivies, mais furent spectaculaires et choquèrent les bourgeois au pouvoir.. Beaucoup d’attentats, de crimes, braquage en tout genre, furent attribués improprement par les autorités et les médias au mouvement anarchiste. La technique de l’amalgame fonctionnera sans cesse à la moindre étincelle pour anéantir l’image des anarchistes et ce, jusqu’à nos jours. L’histoire des anarchistes est ainsi écrite, par leurs tortionnaires pour n’aboutir à ce que l’on sait aujourd’hui de l’anarchisme, c’est à dire, pratiquement rien sinon « violence et chaos ».. Il en va de même pour le mouvement des gilets jaunes. Une péjoration sans limites, orchestrée au plus haut niveau de l’État, qualifiant de « casseurs « d’ultra violence inadmissible d’attentats à la république ou sur les institutions, de volonté de putsch etc etc.. Occultant en même temps et sans scrupules une répression démesurée et le nombre de victimes chez les gilets jaunes comme si le fait d’être un manifestant mériterait la punition d’une amputation, d’une énucléation, de traumatismes crâniens etc.. Car l’autorité ne s’attardera que sur les « violences et chaos » attribués non sans amalgames aux Gilets Jaunes. L’histoire se répète donc. La méthode se réitère pareillement avec les Gilets Jaunes, comme par le passé pour les anarchistes. La similitude de traitement, médiatico-politique est sans équivoque, est démontre les mêmes intentions malfaisantes, ou craintes, du pouvoir s’y opposant.

    Voilà que l’émergence de cette population rejetant les étiquettes politiques ou une représentation verticale de leur propre mouvement, choque les autorités et les médias qui s’offusquent de ne pas savoir avec qui négocier. Le mouvement des Gilets Jaunes est né telle la résurgence de la pensée anarchiste. Son autogestion, sa spontanéité, son aversion au jeu politique, son hétérogénéité sociale, son organisation horizontale et même sa frange ultra minoritaire partisane d’actions plus spectaculaires et violentes révèle son hérédité. Médias et politiques s’étonnent de ce mouvement social qu’ils disent inédit, mais ils n’oseront jamais le rapprocher à son aîné anarchiste. L’histoire convenue de l’anarchisme ne dira jamais que ce courant fut le premier à inventer le pacifisme comme moyen de manifestation. Selon la pensée anarchiste, des le début, la violence est le fondement du pouvoir, donc l’utilisation de la violence par un anarchiste revient précisément à légitimer le principe qu’il combat. La majorité des gilets Jaunes aujourd’hui partagent aussi cette idée.

    On dira des revendications des Gilets Jaunes, qu’elles sont diffuses ou hétéroclites, or, toutes se rejoignent en une seule doléance, « plus de justice » ou « retour à plus de justice » « La liberté n’est qu’un vain fantôme, quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un fantôme, quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort de son semblable. La république n’est qu’un vain fantôme, quand la contre-révolution s’opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes. » Disait Jacques Roux, précurseur de la pensée anarchiste en 1793 : « Le despotisme qui se propage sous le gouvernement de plusieurs, le despotisme sénatorial est aussi terrible que le sceptre des rois, puisqu’il tend à enchaîner le peuple, sans qu’il s’en doute, puisqu’il se trouve avili et subjugué par les lois qu’il est censé dicter lui-même. » dénonçant déjà un mécanisme d’une gouvernance accouchant d’ injustices sociales injustices fiscales injustices démocratiques.. le propos d’un fantôme qui résume celui des Gilets Jaunes aujourd’hui.

    Parmi les doléances des Gilets Jaunes vient le RIC.. referendum d’initiative citoyenne. Le principe du RIC remonte déjà à la révolution. Révocation des élus, mandats impératifs, vote blanc, abrogation de loi, autant de prérogatives que les gilets jaunes souhaitent obtenir. Une revendication qui fait renaître un vieux débat entre démocratie directe et représentative. « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point » disait JJ Rousseau en 1762. Il faudra attendre 1871, Jacobins et anarchistes forment une ébauche d’autogestion avec la Commune de Paris, qui institue des dispositifs de démocratie directe comme le mandat impératif et la révocabilité permanente des élus. Le courant anarchiste objectant pour une forme d’autogestion plus ouverte, refusant d’accorder un pouvoir supérieur à toute représentation. « La politique est la science de liberté : le gouvernement de l’homme par l’homme, sous quelque nom qu’il se déguise, est oppression ; la plus haute perfection de la société se trouve dans l’union de l’ordre et de l’anarchie. » appuiera Proudhon. Aujourd’hui les Gilets Jaunes croisent le même chemin que leurs ancêtres socialistes libertaires jacobins ou républicains. Sur les ronds points, leur mode d’organisation se rappelle à l’ histoire des anars, des communards. Certains se revendiquent même du municipalisme libertaire. Mais ce souvenir lointain ne doit pas effacer la fin tragique de chacune de ces expériences écrasées dans le sang par les pouvoirs bourgeois successifs.

    Ils semblent donc qu’aujourd’hui, en dépit de ces naufrages passés, que renaisse naturellement cette notion de souveraineté du peuple pour mettre fin à cette délégation d’un pouvoir qui leur a échappé ou que l’on leur a ôté. Il semble tout autant que les pouvoirs actuels réagissent avec fermeté s’arque-boutant sur une idéologie qui atteint ses limites. Il faut souhaiter une issue à cette confrontation autrement que dramatique, car de ce mouvement comme par ceux du passé en sortira quelque chose de grand. Nos ancêtres anarchistes nous ont laissé, le principe de la commune, le premier mai, la journée de 8 heures, la bourse du travail, les syndicats, la mutualité, les coopératives paysannes ouvrières et autant d’avancées sociales aujourd’hui menacées et grignotées pas à pas. Les anarchistes ont été les premiers à se préoccuper de l’environnement, ils sont les inventeurs de l’écologie tout comme certains d’entre eux ont développé le végétarisme.

    Sans probablement en avoir conscience, sans le savoir, les Gilets Jaunes forment un fier hommage à ces populations du passé, à ces martyrs en leur faisant l’honneur de reprendre le combat. Peu importe comme ils s’appellent, car de ce que les Gilets Jaunes feront pour notre avenir, cette fois, l’histoire n’oubliera pas.

    Un “Rien“ citoyen

    Emmanuel Roussel, 14 janvier 2019
https://www.facebook.com/notes/emmanuel-roussel/gilets-jaunes-des-anarchistes-qui-signorent-encore-/10157173281770921

  • #Décès du président de l’association des ivoiriens de #Tunisie après une attaque au couteau lors d’un braquage

    Le président de l’#association_des_ivoiriens de Tunisie #Falikou_Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche de ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

    Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

    La criminalité a largement augmenté en Tunisie depuis 2011.

    “Quelque 185.617 affaires criminelles, tous délits confondus ont été recensées au cours des dix premiers mois de l’année 2018, un chiffre qui pourrait atteindre le pic de 200 mille à la fin de l’année” avait affirmé en novembre dernier, le président de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES), Néji Jalloul.

    L’Amiral, Kamel Akrout, premier conseiller à la Sécurité nationale auprès du président de la République, avait quant à lui révélé que 48% des prisonniers sont des jeunes, 58% d’entre eux ont entre 15 et 17 ans. 4% des élèves, au sein des collèges et des lycées, consomment de la drogue, et 5% parmi les étudiants.

    Pour lui, cela est dû à la situation qui règne sur le pays après le 14 janvier. “Il y a de la négligence, du laisser-aller, que ce soit de la part de la famille, qui les délaisse, ou de la société en perte de valeurs”, a-t-il signalé.

    “Il y a une justice punitive assez développée, à mon avis. Mais le plus important ce n’est pas la dissuasion, car cela est synonyme d’échec (...) Ce qu’il faut, c’est la prévention, c’est le plus important”, a-t-il affirmé, “Et la prévention n’est pas que de la responsabilité du gouvernement ou de l’État, mais de toute la société. Ce sont nos enfants, l’avenir du pays”.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/deces-du-president-de-lassociation-des-ivoiriens-de-tunisie-apres-u
    ping @_kg_

    • Après la mort de Falikou Coulibaly, la communauté subsaharienne de Tunis entre stupeur et indignation (VIDÉO)

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly a succombé à ses blessures après un braquage.

      Plusieurs dizaines d’africains subsahariens se sont réuni, lundi, devant l’hôpital Mongi Slim, à l’appel de l’Association des Étudiants et Stagiaires Africains en Tunisie, criant leur détresse face à la mort du président de l’association des ivoiriens de Tunisie, Falikou Coulibaly, à la suite d’une attaque au couteau pendant un braquage, survenu dimanche à la Soukra.

      _ AESAT
      URGENT URGENT :
      L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie condamne avec la plus grande fermeté l’agression à l’arme blanche (des coups de couteau) de notre frère Falikou Coulibaly de nationalité Ivoirienne rendant ainsi l’âme à l’hôpital de Mongi Slim. Nous lançons un appel fort à l’endroit des autorités Tunisiennes sur le devoir de la protection des Etrangers.
      Ainsi un appel à mobilisation pour un rassemblement est prévu aujourd’hui à 9h devant l’hôpital Monji Slim.
      Toutes nos condoléances à la famille de la victime et à la communauté Ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2028583227177956&id=443648175671477_

      “Ici, on nous agresse, on nous tue sans savoir pourquoi” s’emporte une jeune femme. “On nous tue !” déplore pour sa part un jeune homme.

      – vidéo : https://www.facebook.com/ayebbechir.ayeb/videos/2219546101441724/?t=0

      – vidéo : https://twitter.com/medzepplin/status/1077146719392014336

      Contacté par le HuffPost Tunisie, un membre de l’AESAT, déplore cet énième acte de violence, ayant conduit cette fois-ci à la mort : “Cela devait arriver !! À force de nous faire attaquer, de nous faire injurier, de nous faire violenter, sans sanctions contre nos agresseurs, la mort était inévitable. Je ne dis pas que Falikou a été tué parce qu’il est noir, mais le fait est là, nous perdons un de nos frères les plus proches et les plus actifs au sein de la communauté”.

      Stupeur sur les réseaux sociaux

      Sur les réseaux sociaux, l’heure est à la stupeur après ce crime, entre condoléances, appels à la mobilisation et condamnations.

      Une marche spontanée, en mémoire de Falikou, vers l’ambassade ivoirienne en Tunisie se déroule actuellement.

      – vidéo : https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/videos/2178537942411256/?t=0

      _ Union des leaders Africains
      L’ALDA exprime ses sincères condoléances à la famille du président de l’AIT qui a été assassiné suite à une agression à l’arme blanche (Braquage).
      Actuellement il y a une marche spontanée vers l’ambassade de Côte d’Ivoire en Tunisie.
      Nous sommes solidaires avec la communauté ivoirienne en Tunisie.

      https://www.facebook.com/Union.Leaders.Africains/posts/1138674886314256_

      _ Yamina Thabet
      Terriblement choquée par le meurtre de Coullibaly Fallikou , 33 ans , président de l’Association des Ivoiriens en Tunisie .... terriblement triste et choquée par une telle violence ! Ce qui était arrivé à Najmatar comme déchaînement raciste, n’écarte pas pour moi la piste du règlement de compte ..
      Paix à son âme et sincères condoléances à toute sa famille et à la communauté ivoirienne

      https://www.facebook.com/yamina.thabet/posts/10216616546873601_

      _ Jean Marie Kone
      TRISTE NOUVELLE :
      En effet, triste nouvelle : le jeune étudiant ivoirien Falikou COULIBALY résidant enTunisie ne fêtera pas le réveillon 2018 parmis les siens.
      L’ignominie de son assassinat le week-end en pleine capitale tunisienne marquera à jamais son symbolisme sacrificiel, la marche inexorable vers la réalisation effective de l’Etat de droit en Tunisie.
      Mais, du fond de ce malheur qui noue encore les tripes, méditons froidement sur l’avenir que cet événement nous propose.
      Face à ce drame confirmé et désormais archivé dans la mémoire collective de la communauté des africains subsahariens et en particulier des ivoiriens résidents en Tunisie , je voudrais présenter toutes mes sincères condoléances à toute la famille, amis, et compatriotes du jeune frère COULIBALY.
      Je souhaite que la lumière soit faite sur cette énième assassinat que je qualifie d’inacceptable, de barbarie et sauvage.
      Heureusement, que la Tunisie et la côte d’Ivoire
      entretiennent de bons rapports depuis très longtemps et que nous n,accepterons pas qu’une minorité d’individus ni foi ni lois viennent perturber cette cohésion qui existe entre nos deux "peuples amis et frères ".
      Chers amis et chers compatriotes, je vous invite à la retenue et la sérénité totale afin que les autorités tunisiennes et ivoiriennes mènent des enquêtes pour situer les responsabilités.
      Repose en paix frero Cool !
      Bon courage à toutes et à tous !
      Vive la fraternité et l’intégration africaine !
      #JMK_

      https://www.facebook.com/africa.i.ua/posts/1116490248518762_

      Rafik Shimi
      Une nouvelle journée ordinaire pour les tunisiens, mais un début de semaine triste et sanglant pour nos amis ivoiriens résidents en Tunisie.
      Hier soir, le jeune Falikou Coulibaly, étudiant ivoirien en Tunisie et président de l’AIT ( association des ivoiriens en Tunisie) a été sauvagement poignardé par des criminels tunisiens dans la région de Soukra à Tunis, et le pauvre a trouvé la MORT, succombant à ses blessures.
      Vous vous rappelez bien mon dernier appel il y a une semaine pour le secours des africains subsahariens résidents en Tunisie, mais personne ne s’y intéressait.
      Je présente mes condoléances et mes excuses au nom des tunisiens libres à toute la famille du défunt et À Bas le Racisme !

      https://www.facebook.com/rafikbi9a/posts/10156281715308740_

      _ Mabrouka Khedir
      A dieu mon ami , paix à ton âme ...
      Le président de l’association des ivoiriens en Tunisie AIT - Association des Ivoiriens en Tunisie FALIKOU COULIBALY poignardé au couteau dans un braquage à Tunis ...

      https://www.facebook.com/mabrouka.journaliste/posts/798810053800993_

      _ #OIM Tunisie
      [Condoléances] C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris la nouvelle du décès tragique de Falikou Coulibaly, survenu hier dans la nuit du Dimanche 23 Décembre 2018.
      Selon les sources sécuritaires, M. Coulibaly a perdu la vie en succombant à ses blessures suite à une agression à l’arme blanche dans le quartier de La Soukra, Gouvernorat de l’Ariana. Six suspects ont été arrêtés par les autorités locales. L’enquête suit son cours.
      Nous présentons nos sincères condoléances à la jeune épouse de M. Coulibaly et sa petite famille, à ses proches et à toute la communauté ivoirienne en Tunisie à qui nous assurons notre soutien et notre solidarité.
      Nous nous rappellerons avec gratitude de l’excellente coopération avec M. Coulibaly et de sa contribution décisive aux efforts visant à promouvoir les droits humains, l’intégration et la cohésion sociale et à célébrer le vivre-ensemble au sein de la communauté ivoirienne et migrante en Tunisie.
      Nous saluons finalement l’engagement continu de la Tunisie en matière de Droits Humains. Nous restons toutefois consternés par la mort prématurée du jeune Falikou Coulibaly et nous condamnons fermement toute forme de violence, quels qu’en soient la victime et l’auteur.

      https://www.facebook.com/iomtunis/posts/281702155880300_

      Le président de l’association des ivoiriens de Tunisie Falikou Coulibaly, a succombé, dans la soirée du dimanche à ses blessures, après un braquage qui a mal tourné du côté de Dar Fadhal, à la Soukra.

      Selon une source sécuritaire, citée par la radio Mosaïque FM, 6 personnes ont été arrêtées dont une personne qui aurait attaqué le jeune homme au couteau.

      https://www.huffpostmaghreb.com/entry/apres-la-mort-de-falikou-coulibaly-la-communaute-subsaharienne-de-t

      @deka : j’ai des vidéo témoignages en plus, partagés par les réseaux, fais signe si t’as besoin...

    • Racisme : « La Tunisie doit proclamer son africanité ! »

      Tribune. Mon pays, la Tunisie, se trouve au nord de l’Afrique, à la pointe septentrionale, si proche de l’Europe mais aussi étranger au continent auquel il appartient. Ce petit pays a réalisé d’extraordinaires avancées modernistes, comme l’abolition de l’esclavage en 1846 – une première dans le monde arabo-musulman –, avec une longueur d’avance sur les Etats-Unis et la France. Ou le code du statut personnel, qui octroie en 1956 aux Tunisiennes des droits et une liberté dont rêvent encore des millions de femmes dans le monde.

      Seule une frange de la population est restée dans l’ombre de ces avancées. Même après la « révolution » de 2011, les Tunisiens noirs peinent encore à trouver leur juste place dans la société. Les raisons sont multiples, mais la principale est la méconnaissance de l’Histoire. Dans la mémoire collective, le Noir est arrivé en #Afrique_du_Nord asservi, les chaînes aux pieds, chose que certains compatriotes nous crachent à la figure au moment où nous nous y attendons le moins. On sous-entend ceci : « Quoi que vous fassiez, n’oubliez surtout pas que vous êtes arrivés ici en tant qu’esclaves, que nous achetions pour quelques pièces. » Mais ont-ils pensé, ne serait-ce qu’une fois, que les Noirs pouvaient aussi être des enfants de la région ?
      Lire aussi A Tunis, le meurtre d’un Ivoirien cristallise la colère de la #communauté_subsaharienne

      Le grand tacticien Hannibal Barca était un guerrier noir. Pourtant, peu à peu, il est devenu méconnaissable, ses représentations prenant les couleurs et les traits d’un Nord-Africain. Fini les cheveux frisés et le nez aplati des pièces vues dans mon enfance au musée du Bardo. Tout se transforme, même l’Histoire ! Comment voulez-vous que les jeunes Tunisiens se sentent africains s’ils méconnaissent le passé du continent ? Combien d’entre eux connaissent Cheikh Anta Diop et ses œuvres capitales ? Ont-ils une idée de qui était Thomas Sankara, l’homme intègre, ou encore le président-poète Léopold Sedar Senghor, l’un des pères de la négritude, mouvement de résistance d’une Afrique qui s’éveille ?

      Crimes de haine

      Quand je leur parle de #racisme, mes compatriotes ont des réactions assez amusantes. Ils ou elles ont toujours un ou une ami(e) noir(e) avec qui ils mangent dans la même assiette. Mais seraient-ils prêts, pour autant, à l’épouser ? Le Tunisien a beaucoup de mal à reconnaître que le racisme existe dans son pays, comme partout ailleurs. Quand le racisme mène à l’#agression, les commentateurs ont vite fait de disqualifier cette motivation de l’#attaque. On parle de « déséquilibrés » qu’il ne faut surtout pas prendre au sérieux. Pourtant, ces dernières années, la liste des victimes de #crimes de haine s’est tristement allongée.

      Le 7 décembre 2016, à Tunis, une jeune Ivoirienne échappe in extremis à une tentative d’#égorgement. Dix-sept jours plus tard, à la veille de Noël, deux étudiantes congolaises sont poignardées en plein centre-ville à 11 heures du matin. Un jeune Congolais qui tente de les secourir est, lui, atteint au bras. Ces victimes ont survécu mais elles ont gardé de douloureuses séquelles physiques et psychologiques. Quant à l’agresseur, il avouera ne pas supporter de voir des Noirs parler une autre langue entre eux. Il ne sera pas inquiété par la justice car considéré comme malade.

      Quelque mois après ces attaques, un douanier tunisien noir, en vacances avec sa famille dans un hôtel à Mahdia (centre-est), est agressé par un serveur qui refuse de le servir à cause de la couleur de sa peau. Le douanier termine ses congés à l’hôpital.

      Le 23 décembre 2018, l’Ivoirien Falikou Coulibaly, 33 ans, père de deux enfants, est poignardé à mort à Tunis. Décidément, en Tunisie, les veilles de Noël ont un goût de larmes et de sang pour certaines communautés.

      Sortir du #silence

      Ce #meurtre s’est produit deux mois après l’adoption d’une loi pénalisant le racisme en Tunisie. C’était une première dans le #monde_arabe. Ce texte, que nous attendions avec impatience, a été voté par 125 députés. On notera l’absence, ce jour-là, d’environ 40 % des représentants du peuple… La Tunisie aime à dire qu’elle est africaine, mais dans les faits elle ne proclame ni son #africanité, ni son caractère #multiethnique. Une #multiculturalité qui n’est d’ailleurs pas inscrite dans la nouvelle Constitution post- « révolution ».

      Malgré tout, cette #loi permet aux victimes de racisme de sortir du silence et à la société tunisienne de s’extraire de son long déni. Mon constat est cependant amer : les lois – celle-ci ou celle à venir concernant les #migrants – sont écrites avec le sang de nos congénères, nos frères et sœurs, citoyens subsahariens. Une société change non pas grâce à ses réglementations pénalisantes mais par la volonté de tous d’adhérer à un #projet_commun, celui du « #vivre_ensemble ». La loi est un recours quand l’éducation échoue.

      Pour combattre la bête immonde, l’#Education_nationale doit lancer un travail en profondeur. Le racisme et la violence se manifestent dès le plus jeune âge, à l’école. Il est nécessaire de former les enseignants. Sur le volet de la représentation, une présence visuelle des Noirs dans les #médias, les publicités, les affiches, au cinéma, à la télévision me parait indispensable. Ceci afin que le Tunisien noir ne soit plus cette tache de naissance que l’on porte honteusement sur le visage et qu’on veut oublier ou faire disparaître, mais un joli grain de beauté.

      #Saadia_Mosbah est présidente de l’Association M’nemty (« mon rêve »), qui lutte contre les discriminations raciales en Tunisie.

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/12/29/racisme-la-tunisie-doit-proclamer-son-africanite_5403434_3212.html

  •  ?Gilet Jaune ? Bilan provistoire des blessés et victimes
    https://www.facebook.com/groups/310403819778193/permalink/366279254190649

    Bilan provisoire :
    ZINEB REDOUANE, 80 ans, a été tuée par une grenade lacrymogène reçue en plein visage à Marseille le 1er décembre 2018.
    JEROME H. a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.
    PATRICK, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 24 novembre 2018.
    ANTONIO, 40 ans, vivant à Pimprez, a été gravement blessé au pied par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
    GABRIEL, 21 ans, apprenti chaudronnier vivant dans la Sarthe, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
    SIEGFRIED, 33 ans, vivant près d’Epernay, a été gravement blessé à la main par une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
    MAXIME W., a été brûlé à la main et a perdu définitivement l’audition à cause d’une grenade GLI F4 à Paris le 24 novembre 2018.
    CEDRIC P., apprenti carreleur vivant à la Possession (Réunion), a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à la Possession le 27 novembre 2018.
    GUY B., ~60 ans, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 1er décembre 2018.
    AYHAN, ~50 ans, technicien Sanofi vivant à Joué-les-Tours, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Tours le 1er décembre 2018.
    BENOIT, 29 ans, a été gravement blessé à la tempe par un tir de LBD 40 à Toulouse le 1er décembre 2018. Il a été placé dans le coma pour 15 jours, sa vie est en danger.
    MEHDI, 21 ans, a été gravement blessé lors d’un passage à tabac à Paris le 1er décembre 2018.
    MAXIME I., 40 ans, a eu une double fracture de la mâchoire à cause d’un tir de LBD 40 à Avignon le 1er décembre 2018.
    FREDERIC R., 35 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 le 1er décembre 2018 à Bordeaux.
    DORIANA, 16 ans, lycéenne vivant à Grenoble, a eu le menton fracturé et deux dents cassées par un tir de LBD 40 à Grenoble le 3 décembre 2018.
    ISSAM, 17 ans, lycéen vivant à Garges les Gonesse, a eu la mâchoire fracturée par un tir de LBD 40 à Garges-les-Gonesse le 5 décembre 2018.
    OUMAR, 16 ans, lycéen vivant à Saint Jean de Braye, a eu le front fracturé par un tir de LBD 40 à Saint Jean de Braye le 5 décembre 2018.
    JEAN-PHILIPPE L., 16 ans, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 le 6 décembre 2018 à Bézier.
    RAMY, 15 ans vivant à Vénissieux, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 ou une grenade de désencerclement à Lyon le 6 décembre 2018.
    ANTONIN, 15 ans, a eu la mâchoire et la mandibule fracturées par un tir de LBD 40 à Dijon le 8 décembre 2018.
    THOMAS, 20 ans, étudiant vivant à Nîmes, a eu le sinus fracturé par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.
    DAVID, tailleur de pierre vivant en région parisienne, a eu la maxillaire fracturée et la lèvre arrachée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.
    FIORINA L., 20 ans, étudiante vivant à Amiens, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD à Paris le 8 décembre 2018.
    ANTOINE B., 26 ans, a eu la main arrachée par une grenade GLI F4 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
    JEAN-MARC M., 41 ans, horticulteur vivant à Saint-Georges d’Oléron, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
    ANTOINE C., 25 ans, graphiste freelance vivant à Paris, a perdu son œil gauche à cause d’un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.
    CONSTANT, 43 ans, technico-commercial au chômage vivant à Bayeux, a eu le nez fracturé par un tir de LBD 40 à Mondeville le 8 décembre 2018.
    CLEMENT F., 17 ans, a été blessé à la joue par un tir de LBD 40 à Bordeaux le 8 décembre 2018.
    NICOLAS C., 38 ans, a eu la main gauche fracturée par un tir de LBD 40 à Paris le 8 décembre 2018.
    YANN, a eu le tibia fracturé par un tir de LBD 40 à Toulouse le 8 décembre 2018.
    PHILIPPE, a été gravement blessé aux côtes, avec hémorragie interne et fracture de la rate par un tir de LBD à Nantes le 8 décembre 2018
    ALEXANDRE F., 37 ans, a perdu son œil droit à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.
    MARIEN, 27 ans, a eu une double fracture de la main droite à cause d’un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Bordeaux.
    FABIEN, a eu la pommette fendue et le nez fracturé par un tir de LBD 40 le 8 décembre 2018 à Paris.

    #Maintien_de_L'ordre #GiletsJaunes