• Le WSWS écrit-il sur Léon Trotsky ? Pas selon Google
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/trot-j31.shtml

    Nous citons ces chiffres – et nous pouvons en référer beaucoup plus – ne pas pour se vanter, mais plutôt d’établir que les discours et les écrits du CIQI, qui sont affichés sur le World Socialist Web Site, sont très largement suivis. Pour un public politiquement compétent, le #trotskysme et le World Socialist Web Site sont synonymes.

    Et pourtant, suite à la mise en œuvre par #Google de son nouvel algorithme de censure, le World Socialist Web Site a commencé à disparaître des résultats de recherche, même lorsque les usagers cherchent des informations sur Trotsky.

    Au mois de juillet, les recherches Google pour « #Leon_Trotsky » renvoient un grand total de… zéro impressions pour le #WSWS, contre 5893 en mai.

  • Un nouvel algorithme de Google limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/goog-j28.shtml

    « L’affirmation de Google selon laquelle il protège ses lecteurs contre les « fausses nouvelles » est un mensonge politique. Google, un monopole massif, avec les liens les plus étroits avec les agences de l’état et du renseignement, bloque l’accès au WSWS et à d’autres sites Web progressistes et de gauche grâce à un système de recherches biaisé ».

    Au cours des trois mois écoulés depuis que Google a mis en œuvre les modifications apportées à son moteur de recherche, moins de personnes ont eu accès aux sites d’information de gauche et anti-guerre. Sur la base des informations disponibles sur les analyses d’Alexa, d’autres sites qui ont subi des baisses dans le classement incluent WikiLeaks, Alternet, Counterpunch, Global Research, Consortium News et Truthout. Même les groupes de défense des droits démocratiques tels que l’Union américaine pour des libertés civiles et Amnesty International semblent avoir été touchés.

    D’abord, on décrédibilise, ensuite, on invisibilise et maintenant, on criminalise ?

  • Royaume-Uni : La municipalité de Kensington et Chelsea a passé des accords pour ne pas construire de logements sociaux
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/gfel-j26.shtml

    Les résidents ouvriers ont accusé la municipalité de « nettoyage social ». Certains ont même suggéré que la municipalité – l’arrondissement le plus riche de Londres – est si hostile aux travailleurs et aux pauvres qu’ils ne seraient pas surpris d’apprendre que l’incendie était une tentative des nantis de faire fuir les résidents « indésirables » du quartier.

    De telles déclarations ont été rejetées comme de la paranoïa. Mais les investigations de la BBC confirment que la municipalité a mis en place une politique de nettoyage social résultat d’une connivence avec les entreprises de construction et les sociétés immobilières pour faire partir les familles ouvrières de l’arrondissement.

    Les investigations menées par EG, un cabinet de conseil immobilier, ont montré que rien que l’année dernière, la municipalité a passé des marchés d’un montant d’environ 50 millions de livres sterling pour permettre aux promoteurs d’éviter de construire des « logements abordables ».

    #logement #guerre_aux_pauvres

  • Une étude montre que les États-Unis ont le pire état de #santé et le plus grand écart dans les soins de santé entre les riches et les pauvres
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/BCRA-j26.shtml

    L’étude du Commonwealth Fund indique des facteurs qui contribuent à cet épouvantable bilan de santé américain, qui ne fera qu’empirer sous la « réforme » des soins de santé élaborée à Washington. L’espérance de vie, après s’être améliorée dans les dernières années, s’est aggravée avec la crise d’opioïdes. Comme la population des baby-boomers vieillit, plus de gens aux États-Unis vivent avec des maladies reliées à l’âge, ce qui vient mettre une pression additionnelle sur le système de santé.

    Ce sont des problèmes qui pourraient être confrontés avec des soins de santé accessibles et rapides, mais ces services sont cruellement inadéquats. En particulier, la faible accessibilité aux soins de base est une des causes d’une prévention et d’une gestion inadéquate des maladies. De plus, aux États-Unis, de façon beaucoup plus importante que tous les autres pays étudiés, les personnes à faibles revenus risquent beaucoup plus de ne pas avoir accès à des soins abordables et d’en souffrir et même d’en mourir.

    Quarante-quatre pour cent des personnes à faible revenu ont rapporté faire face à des obstacles pour l’obtention de soins, comparés aux 26% pour ceux avec des revenus plus élevés. En comparaison, au Royaume-Uni seulement 7% de gens à faible revenu et 4% avec des revenus plus élevés ont rapporté que les coûts les avaient empêchés de recevoir des soins.

    À noter que la France est juste derrière…

    L’autre jour, nous attendions notre tour à la CPAM pour un contrôle du médecin-conseil.
    Tout a été refait : là où il y avait une dizaine de guichets pour recevoir les assurés de tout le département, reste plus qu’un immense open space vide, avec une sorte de guichet-tribune unique où l’agent d’accueil ne peut que se tenir debout et d’où beaucoup de personnes à la verticalité contrariée comme moi dépassent à peine.
    Une autre personne, venue en renfort, gravitait autour d’un autre bureau-tribune où l’on ne peut qu’être debout… avec comme consigne de montrer aux assurés comment fonctionne les guichets automatiques mis en évidence dans la zone d’attente de ce véritable hall de gare. Bien sûr, cela revient à faire les démarches électronique à la place de la personne qui a parfois fait une heure de route parce qu’elle n’est pas en capacité d’utiliser le site internet de la Sécu… L’assuré fait son job : il assure qu’il a bien compris comment ça marche, mais en croisant son regard vide quand il ressort, on a bien compris qu’il sera obligé de revenir à chaque fois…

    Il y a des panneaux partout : uniquement sur RDV.

    Donc, il y a une femme au guichet d’accueil qui se fait expliquer qu’elle ne peut revenir que munie d’un RDV… manifestement, tout est compliqué pour elle : se déplacer, comprendre ce qu’on lui dit, expliquer ses problèmes. Elle doit faire une toute petite mine quand on lui explique qu’elle devra revenir le lendemain sur RDV… du coup, on lui propose l’après-midi même… puis dans une heure…

    Puis la personne de l’accueil commence à poser une série de questions :
    Avez-vous déjà dû renoncer à vous soigner ? … Cela veut dire des moments où vous aviez besoin de voir un médecin mais vous n’avez pas pu… oui… pour quelles raisons… pas assez d’argent… oui… médecin trop loin… plus de places…

    Nous sommes une petite demi-douzaine d’assurés qui attendons debout dans le grand hall vide… je pense à ceux qui sont malades ou vieux ou autre chose et qui ne trouvent pas un siège pour se reposer…

    Finalement, nous avons le droit de nous rendre à notre convocation : la personne de l’accueil appuie sur un bouton, et c’est un pan de mur entier qui s’ouvre à notre droite et qui bascule lentement, une sorte d’immense porte dérobée qui a l’épaisseur d’un coffre fort de Fort Knox. On se dit qu’il doit y avoir des diamants, au moins, à l’étage où nous nous rendons par un interminable escalier en colimaçon… encore un truc bien adapté à une institution qui doit vérifier l’état de santé de personnes dont certaines sont invalides.

    Derrière toute cette scénographie, il y a un long couloir vide avec de grandes banquettes vides.
    On s’y sent bien seuls, subitement…

    • Autre exemple des fusions de services dans un grand hopital parisien.
      Les infirmières ont « oublié » faute de formation, de temps, de on ne sait quoi, de faire le soin de lavement de 5mn/jour à une amie, résultat : 2 mois d’hosto au lieu d’un, avec le risque qu’elle perde un rein … et pourtant le chirurgien a fait un excellent travail, il désespère.

      D’autres exemples ? au cancéropole de Toulouse, les ablations du sein pour les cancers se font en ambulatoire. Entrée le matin, sortie l’après-midi. Une femme qui rentre ainsi chez elle immédiatement peut se remettre de suite à faire le ménage et la vaisselle, s’occuper des enfants, c’est pratique.

  • Macron annonce une escalade des attaques contre les #immigrants en France
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/immi-j26.shtml

    Le gouvernement du président Emmanuel Macron a récemment présenté un nouveau plan d’action pour les réfugiés et les immigrants en France, lancé par le Premier ministre Edouard Philippe le 12 juillet.

    Le plan renforce davantage le contrôle des flux migratoires en France et en Europe. Il crée des groupes d’intervention spéciaux, intensifie les contrôles en Méditerranée, renforce l’agence frontalière européenne Frontex et augmente les capacités de contrôle dans les camps de détention aux « points chauds ». Il impose un délai de six mois au lieu de 14 mois pour l’examen des dossiers de demandeurs d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

    Cela montre clairement que la politique de Macron, l’ancien ministre de l’économie du gouvernement socialiste (PS) du président François Hollande, est en continuité directe avec les politiques brutales de chasse aux migrants du PS. Des millions de réfugiés et d’immigrés cherchent désespérément à échapper aux guerres impérialistes qui détruisent l’Irak, la Libye, l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et la Somalie, auxquelles les puissances européennes ont participé aux côtés du gouvernement américain pendant plus d’un quart de siècle.

    Selon le rapport de l’agence des Nations Unies pour les migrations, au moins 1530 réfugiés sont morts en essayant de traverser la Méditerranée cette année. Plus de 5100 réfugiés se sont noyés en Méditerranée en 2016. Les réfugiés capables d’atteindre le sol européen se trouvent face à une répression encore plus répandue par les gouvernements réactionnaires européens et à des conditions de vie épouvantables.

  • Macron annonce la réduction de l’aide au #logement dès octobre
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/fapl-j24.shtml

    Jeudi, lors du débat d’orientation des finances publiques pour 2018, le ministre des Comptes publics Gerald Darmanin a annoncé des coupes dans les dépenses de logement, de formation professionnelle et dans les aides sociales, où la France dépense « plus que ses voisins sans pour autant améliorer les services ». Il avait appelé à un « effort sans précédent », afin de réduire de 3 points le poids des dépenses publiques (56,4% du PIB) d’ici 2022. « Trop de dépenses, donc trop d’impôts, trop de déficits et trop de dette », avait-il plaidé.

    « Avec le niveau de dépenses le plus important de tous les pays européens, nous devrions avoir le taux de chômage le plus faible, la croissance la plus forte, la balance commerciale la plus vigoureuse et c’est exactement le contraire », avait ajouté le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

    La réduction de l’aide au logement pour les ménages souligne l’hostilité envers les travailleurs et les jeunes de l’aristocratie financière représentée par Macron.

  • Le nombre des travailleurs pauvres en Europe a doublé en dix ans
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/tpau-j13.shtml

    De plus en plus de personnes ayant un emploi en Europe sont acculées à la #pauvreté. C’est ce que montre une nouvelle étude de la Fondation Hans Böckler rendue publique jeudi dernier. L’étude, intitulée « Politique d’activation et travailleurs pauvres » (Aktivierungspolitik und Erwerbsarmut,) indique qu’une proportion croissante de la population européenne vit dans la pauvreté alors même qu’elle travaille.

    Les chercheurs de l’Institut de recherches économiques et sociales (WSI) de la Fondation Böckler ont étudié les effets des mesures relatives au marché du travail et à la politique sociale introduites entre 2004 et 2014 dans 18 pays de l’UE. Toutes ces mesures visaient à contraindre les chômeurs à occuper un #emploi à bas revenu.

    Selon cette étude, une moyenne d’environ dix pour cent de la main-d’œuvre âgée de 18 à 64 ans dans les pays étudiés étaient des « travailleurs pauvres ». Ce qui signifie qu’ils gagnent 60 pour cent de moins que le salaire médian de leur pays. La proportion de travailleurs pauvres est la plus élevée en Roumanie avec 18,6 pour cent, suivie de la Grèce, avec 13,4 pour cent et de l’Espagne, avec 13,2 pour cent. Et, selon un rapport de l’Observatoire des #inégalités : « La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2014, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million, principalement sous l’effet de la progression du chômage. Un changement majeur dans notre histoire sociale. »

  • Les #salaires et Wall Street
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/pers-j18.shtml

    Malgré les conflits géopolitiques, la stagnation économique et les crises gouvernementales pays après pays, les marchés boursiers aux États-Unis et dans le monde continuent leur spectaculaire montée. Vendredi, alors que de nouvelles révélations dans la saga Trump-Russie intensifiaient la #crise à laquelle l’administration américaine profondément impopulaire fait face, Wall Street a marqué une autre journée triomphale. Les indices Dow Jones et S & P 500 ont fini sur de nouveaux records et le Nasdaq a enregistré sa meilleure semaine de l’année. Depuis sa crise post-2008 en mars 2009, le Dow a augmenté de 340 pour cent.

    L’autre tendance économique persistante, en particulier aux États-Unis, est la stagnation et le déclin des salaires. Cela en dépit d’un supposé taux de chômage aux États-Unis de 4,4 pour cent, d’un niveau bas par rapport aux normes historiques et de ce que les médias qualifient d’une « solide » création d’emplois.

    Le rapport sur l’emploi des États-Unis pour juin, sorti la semaine dernière, a suscité, en dépit d’une croissance de la masse salariale supérieure à celle prévue, un malaise même dans certains milieux bourgeois, car les salaires n’ont augmenté que de 2,4 pour cent comparés à la même période de l’année précédente, bien en deçà du taux de 3 pour cent dans les mois précédant Le krach financier de 2008. Le New York Times a cité un haut dirigeant de Manpower North America, qui a déclaré : « Nous n’avons pas vu auparavant une chute du chômage avec les taux de participation bas et en même temps des salaires qui ne bougent pas. Cela vous dit que quelque chose ne va pas sur le marché du travail. »

    Selon le plus récent « Real Wage Index » (indice des salaires réels), publié plus tôt ce mois sur le site PayScale, cinq des 32 zones métropolitaines incluses dans l’indice ont enregistré des baisses de salaire au deuxième trimestre de cette année. Quatre des cinq étaient dans les régions du Midwest les plus touchées par des décennies de désindustrialisation : Detroit, Kansas City, Chicago et Minneapolis.

    En tenant compte de l’inflation, les salaires réels aux États-Unis ont, selon cet indice, reculé de 7,5 % depuis 2006. En termes réels, les salaires moyens aux États-Unis ont atteint leur pic il y a plus de 40 ans.

  • Après les manifestations à Hambourg : le parti allemand Die Linke appuie la campagne #sécuritaire
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/hbou-j15.shtml

    Toute critique du #capitalisme, de l’#austérité, du renforcement de l’armée et de l’intensification des préparatifs de guerre est criminalisée. L’objectif est la construction d’un État policier dirigé non pas contre quelques vandales, mais contre toute la classe ouvrière et toute forme d’#opposition sociale.

    Tous les partis ont désormais comme enjeu électoral le renforcement de l’appareil d’État à l’encontre des manifestations de gauche et de la résistance sociale. Le président du Parti libéral démocrate (FDP) Christian Lindner s’est exprimé en leur nom à tous lorsqu’il a exigé dans le journal Bild « plus de respect pour la police » en qualifiant la critique du capitalisme d’incendie intellectuel.

    #criminalisation

  • Macron s’exprime devant le parlement à Versailles
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/vers-j04.shtml

    Macron, quant à lui, a prononcé un discours sur sa volonté d’intensifier les guerres néocoloniales en Afrique, de transposer l’état d’urgence dans le droit commun, d’imposer des reculs sociaux par ordonnance et de restructurer fondamentalement l’État français. Les médias ont fait remarquer que l’adresse éclipserait le discours de politique général traditionnel que le Premier ministre Édouard Philippe doit prononcer à l’Assemblée nationale aujourd’hui.

    Cette décision de convoquer le parlement à Versailles n’était pas simplement un acte d’arrogance personnelle. C’était un aveu par Macron que ses initiatives auront des conséquences aussi importantes qu’un krach qui menaçait d’emporter le système financier mondial, ou la décision de Hollande de suspendre indéfiniment les droits démocratiques garantis par la constitution française.

    Ces attaques contre les droits sociaux et démocratiques provoquent une large opposition, en particulier parmi les travailleurs, un fait qui n’échappe pas à l’attention de la presse. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a intitulé son article sur le discours de Macron : « Macron agit comme un roi ou un obsédé de contrôle : cela ne peut pas bien finir ».

  • L‘invitation de Trump au 14 juillet annonce une escalade du #militarisme
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/trma-j04.shtml

    Les déclarations des gouvernements américain et français avant d’annoncer l’invitation en milieu de semaine, montrent que ce « coup politique et médiatique », selon un commentateur, est avant tout le signal d‘une escalade de la guerre au Moyen-Orient, en particulier en Syrie et d’un engagement militaire accru de la France dans la région. Washington et Paris déclaraient en début de semaine qu‘une nouvelle « attaque chimique » déclencherait une réaction militaire commune de leur part.

    Le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer a dit le 27 juin dans des remarques rappelant les « Armes de destruction massives » imputées à Saddam Hussein par l‘administration Bush avant son invasion de l‘Iraq, que si Assad « effectuait un autre assassinat de masse avec des armes chimiques, lui et son armée devraient payer un prix élevé ». L’Elysée annonçait le lendemain que les deux pays « travaillaient à une réponse commune en cas d’attaque chimique en Syrie ».

    « La position du président a été extrêmement claire sur ce point. Il s’agit de la démonstration que l’accord de 2013 sur le démantèlement de l’arsenal chimique syrien, passé sous l’égide de la Russie notamment, est une fois de plus violé délibérément, » a commenté le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans une interview au Monde du 30 juin.

  • Le coût humain du capitalisme : l’incendie de la Tour Grenfell et l’empoisonnement de Flint
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/capi-j01.shtml

    Grenfell Tower et Flint ne sont pas des catastrophes naturelles. Ce sont des crimes causés par l’Homme qui sont le résultat de décennies de déréglementation, d’austérité et d’autres mesures politiques libérales qui ont entraîné un transfert massif de richesses et une concentration oligarchique du pouvoir politique que l’on n’avait pas observée dans ces pays depuis « l’Âge du Toc » (La période de prospérité et de reconstruction qui suivit la fin de la Guerre de sécession. NDT).

    De tels événements deviennent monnaie courante dans le monde entier. Au Pakistan, dimanche dernier, plus de 150 villageois appauvris ont péri après qu’ils se sont précipités pour collecter du carburant qui s’écoulait d’un camion-citerne qui a explosé soudainement. À New York, de nombreux passagers de transports en commun ont échappé de justesse à des blessures mortelles après que leur métro a déraillé. Le système de signalisation obsolète remonte à 1904, dans une ville qui abrite le plus grand nombre de milliardaires au monde, bien qu’elle en ait perdue un l’année dernière lorsqu’il a déménagé à la Maison Blanche.

    Dans son livre de 1845, La situation de la classe ouvrière en Angleterre, Friedrich Engels a condamné la classe dirigeante britannique pour « meurtre social » en raison de l’approvisionnement en eau fétide, des logements étroits et des maladies qui affligeaient les quartiers ouvriers de Manchester et d’autres villes :

    « Mais lorsque la société met des centaines de prolétaires dans une situation telle qu’ils sont nécessairement exposés à une mort prématurée et anormale, à une mort aussi violente que la mort par l’épée ou par balle ; lorsqu’elle ôte à des milliers d’êtres les moyens d’existence indispensables, leur imposant d’autres conditions de vie, telles qu’il leur est impossible de subsister, lorsqu’elle les contraint par le bras puissant de la loi, à de­meu­rer dans cette situation jusqu’à ce que mort s’ensuive, ce qui en est la conséquence inévi­table ; lorsqu’elle sait, lorsqu’elle ne sait que trop, que ces milliers d’êtres seront victimes de ces conditions d’existence, et que cependant elle les laisse subsister, alors c’est bien un meur­tre, tout pareil à celui commis par un individu ».

    Sous le système capitaliste moderne du XXIᵉ siècle, tous les aspects de la vie, y compris l’eau, ont été « monétisés » et ont constitué le véhicule de la spéculation financière. C’est devenu une question de santé et de sécurité publique urgente d’exproprier les gains mal acquis de ces meurtriers sociaux et d’empêcher le gaspillage des ressources de la société dans leurs manoirs, leurs avions et leurs îles tropicales privés.