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  • Cannabis : Le Conseil constitutionnel précise la définition des stupéfiants et en écarte le CBD, redonnant espoir à la filière
    https://www.20minutes.fr/societe/3213155-20220107-cannabis-conseil-constitutionnel-precise-definition-stupe

    L’Europe et l’OMS estiment que le CBD ne présente pas de risques

    Ces deux critères « essentiels remplissent un vide laissé par la loi », analyse Yann Bisiou, maître de conférences à l’université de Montpellier et fondateur de l’association L630 qui défend une réforme des politiques publiques des drogues en France. Désormais, « on va faire valoir que ces critères ne sont pas remplis concernant le CBD », assure-t-il, précisant que la Cour de justice de l’Union européenne ou l’Organisation mondiale de la santé convergent vers une « absence de risques » de la molécule.
    Les juges européens avaient rappelé en 2020 qu’à la différence du tétrahydrocannabinol (THC), cette molécule du cannabis aux effets psychoactifs, le CBD ne peut pas être considéré comme un stupéfiant, n’ayant « aucun effet psychotrope ni d’effet nocif sur la santé humaine ». « Des études scientifiques ont montré que le CBD agissait au niveau du cerveau sur les récepteurs à la dopamine et à la sérotonine en faisant ainsi un produit psychoactif à part entière », a jugé au contraire la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives le 31 décembre dernier, évoquant notamment de possibles effets « de sédation et somnolence ».

    Où est la logique ? A moins que l’on préfère les effets psycho-actifs et la dépendance créés par les opioïdes, les anxiolytiques ou les antidépresseurs ? Voilà qui ne va pas calmer la diffusion des théories du complot.

  • Coronavirus à Lyon : L’université Claude Bernard prête à distribuer plus de 30.000 masques FFP2 pour les partiels
    https://www.20minutes.fr/societe/3209139-20220102-coronavirus-lyon-universite-claude-bernard-prete-distribu

    En pleine cinquième vague d’épidémie de Covid-19, le début des partiels universitaires lundi pose évidemment question. La direction de l’université Claude Bernard Lyon 1 a d’ores et déjà indiqué ce dimanche, sur son site internet, qu’elle est prête à fournir à tous les étudiants des masques FFP2 à l’entrée de leurs épreuves.

    • Sa grille de lecture socio-économique est capitaliste, évidemment, mais plus précisément sociale-libérale. En d’autres termes, elle prétend honorer certaines idées de la gauche (par exemple la lutte contre la pauvreté) mais à partir des valeurs (et des solutions) propres au libéralisme économique.

      La lecture de son programme en témoigne : baisse de l’imposition fiscale sur les plus riches pour relancer l’activité (théorie du ruissellement) ; retraite par capitalisation au-delà d’un certain niveau de revenu ; création d’une Europe fédérale avec une constitution commune à tous les Etats ; diminution massive des « charges » (terme employé) fiscales et sociales pour relancer l’emploi ; fiscalisation de la protection sociale ; développement des commandes publiques et des appels à projets qui mettent en concurrence les associations entre elles ; « ajustement » (terme employé dans sa vidéo de campagne) des services publics. En d’autres termes, son programme s’inscrit dans une idéologie de droite, dont certaines idées sont en adéquation avec la politique actuelle de Macron !

      Alors qu’elle prétend défendre une économie « au service de l’homme », elle reprend de nombreux clichés et lieu commun économiques de la droite UMP. Il y a surtout deux éléments qui, pour ma part, décrédibilise totalement Mme Taubira : sa vision de sa fiscalité et son attaque contre le régime général de la sécurité sociale. Dans un premier temps sur la question de la fiscalité, elle affirme que si « La progressivité (...) est indispensable à l’égalisation du sacrifice fiscal. Elle ne doit pas pour autant décourager l’effort et l’initiative, et doit donc s’accompagner de la fixation de taux modérés, y compris le taux marginal supérieur ». En d’autres termes, il faut diminuer les impôts sur les plus riches et les entreprises pour ne pas effrayer notre fragile patronat et décourager les "premiers de cordées". La bourgeoisie applaudit une première fois pour la théorie du ruissellement...

      ... Pendant 4 années, elle a côtoyé les Ayrault, Fabius, Valls, Macron et a acquiescé l’ensemble des politiques économiques qui ont fragilisé le corps social : le CICE et le Pacte de responsabilité, soit prendre 60 milliards dans les caisses de l’Etat, donc des contribuables, pour les donner sans contrepartie aux entreprises ; la loi Macron qui flexibilise le marché et fait reculer le droit du travail ; la pression fiscale accentuée sur les ménages ; les suppressions de cotisations patronales ; l’ensemble des politiques d’austérité ; l’imposture de la COP 21 et de la croissance verte ; la soumission aux traités européens ; etc. En réalité, si Christiane Taubira ne s’est pas révoltée contre les politiques libérales et bourgeoises du PS, c’est parce qu’elles s’ancrent globalement dans sa grille de lecture idéologique.

    • Mort de Rémi Fraisse : Cinq mensonges et arrangements des autorités avec la réalité
      https://www.20minutes.fr/societe/1480003-20141113-mort-remi-fraisse-cinq-mensonges-arrangements-autorites-r

      Taubira forcément au courant

      Peu de monde a relevé le silence de la ministre de la justice, Christiane Taubira. Pourtant, si le processus ordinaire de remontée de l’information a été suivi (rien n’indique aujourd’hui qu’il ne l’a pas été), la ministre était, elle aussi, forcément au courant de l’enquête et donc des causes de la mort de Rémi Fraisse. Ainsi, les officiers de police judiciaire de la section de recherche de Toulouse, chargés de l’enquête, ont transmis les informations à l’autorité judiciaire. Laquelle, comme il se doit via le procureur d’Albi, les a fait remonter jusqu’à la Chancellerie. L’annonce des causes de la mort de Rémi Fraisse ne se fera que le mardi 28 octobre à 17h par le procureur d’Albi.

    • Christiane Taubira, « icône de la gauche », vraiment ?
      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/christiane-taubira-icone-de-gauche-vraiment-20220101_2WONZ33ENJDTBBP4EB3L

      En 2002, elle maintient sa candidature face à Jospin à la présidentielle, en 2016, elle fragilise le président Hollande en démissionnant du ministère de la Justice. Peut-on vraiment compter sur celle qui « envisage » de se présenter en 2022, se demande l’ancien député PS Bernard Poignant.

      Dernière née de la campagne pour l’élection présidentielle sur son flanc gauche : Christiane Taubira. Elle est présentée comme une « icône de la gauche ». Selon la définition de ce mot, il s’agit d’une « image représentant une figure religieuse dans la tradition chrétienne orthodoxe ». Bizarre référence pour une gauche laïque… En réalité, elle bénéficie de ce qualificatif pour deux lois auxquelles elle a été très mêlée. L’une à son initiative date du 10 mai 2001 : elle reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Ce 10 mai est aujourd’hui la journée qui rappelle ce temps des esclavages et donne lieu à des manifestations officielles. Dommage que l’article 1 ne concerne que la « traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien et l’esclavage perpétré, à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes ». De ce fait la loi ne concerne que la France. Il y a tant d’autres esclavages, en particulier la traite arabo-musulmane, désormais bien connue et bien étudiée par les historiens.

  • #paywall #Nobel #ARN_messager #Paternité

    Viol intellectuel au Salk Institute - Heidi.news
    https://www.heidi.news/explorations/arn-messager-la-revanche-des-outsiders/viol-intellectuel-au-salk-institute

    Certes, l’arbre généalogique de cette technologie a de nombreuses branches. Il est évident qu’elle s’est construite sur des décennies de recherches fondamentales et une multitude de progrès collectifs. Toutefois, la littérature scientifique le démontre : Robert Malone a bien co-signé, en août 1989, le premier article exposant une recherche montrant la possibilité d’amener de l’ARN messager protégé par une petite boule de graisse (un liposome) dans des cellules de culture, pour qu’il puisse délivrer là les informations nécessaires à la fabrication de protéines.
    L’article fondateur

    C’est donc à ce moment précis, en 1989, que la science de l’ARN (voir le prologue) commence à devenir une technologie. Le principe à l’origine des vaccins à ARN messager de Pfizer-BioNTech et de Moderna, qui ont reçu en novembre 2020 l’autorisation d’être injectés à des centaines de millions de gens, remonte bien à cet article et ses trois signataires (Robert Malone étant le principal). Entre cette publication dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences et le moment, en 2020, en pleine pandémie, où des vaccins basés sur ces recherches vont jouer les quasi sauveurs de l’humanité, trois décennies se sont écoulées. Que s’est-il passé en 30 ans ?

    Jusqu’à maintenant, la technologie d’ARN messager n’avait jamais réussi à obtenir le sésame de l’industrie pharmaceutique : une autorisation de mise sur le marché. Alors qu’il est désormais probable que l’incroyable succès de cette technologie soit un jour couronné par un prix Nobel . Cela promet une belle bataille en paternité, qui ne sera au fond que le reflet de l’histoire mouvementée de l’ARN messager.

    • Coronavirus : Pourquoi il est difficile de qualifier Robert Malone d’« inventeur des vaccins à ARN »
      https://www.20minutes.fr/societe/3204215-20211224-coronavirus-pourquoi-difficile-qualifier-robert-malone-in

      Si Robert Malone a bien joué un rôle dans la connaissance de l’ARN messager, ses travaux s’inscrivent dans une lignée scientifique, comme le décrit le journaliste Fabrice Delaye dans son livre La Révolution de l’ARN Messager, vaccins et nouvelles thérapies *. Il est à ce titre difficile de le qualifier « d’inventeur des vaccins à ARN ».

      « Ce sont des dizaines et des dizaines de chercheurs qui ont contribué » au développement des techniques d’utilisation de l’ARN messager, souligne auprès de 20 Minutes le journaliste scientifique. Avant Robert Malone et ses travaux à la fin des années 1980, il y a déjà près de trois décennies que des scientifiques se penchent sur cet ARN messager. En 1961, des chercheurs de l’Institut Pasteur émettent l’hypothèse de l’ARN messager, puis, un an plus tard, des expériences viennent la confirmer. Si cette découverte est d’importance, c’est parce qu’« on tient alors la molécule qui fait le lien entre l’ADN et les protéines », rappelle Fabrice Delaye dans son ouvrage.
      Amener de l’ARN messager dans les cellules

      Lorsque Robert Malone commence ses travaux, les chercheurs tentent à l’époque de savoir comment amener de l’ARN messager dans des cellules pour produire des protéines. Quelques années auparavant, en 1978 en Grande-Bretagne, un chercheur utilise des liposomes, une vésicule avec des lipides, pour introduire de l’ARN messager dans ces cellules de souris.

      Robert Malone, alors jeune chercheur au Salk Institute, va d’abord le faire in vitro. Il choisit lui de prendre un ARN messager de synthèse, une technique qui permet de reproduire plus facilement de l’ARN messager, ainsi que des lipides chargés positivement. La cellule de culture va produire ensuite des protéines. « Entre 1987 et 1990, Robert Malone a participé à des recherches qu’il a même un peu initiées sur la transfection, détaille Fabrice Delaye. La transfection est la technique qui permet de synthétiser un ARN qui va coder une certaine protéine. »
      Des publications dans des revues prestigieuses

      Cette avancée est décrite dans un article paru en 1989 dans la revue de référence Pnas et cosigné avec deux autres chercheurs. La même année, Robert Malone répète l’expérience, cette fois-ci avec des embryons de grenouilles. Il fera ensuite l’expérience avec des muscles de souris, ce qui fera l’objet d’une parution dans la prestigieuse revenue Nature.

      Ce passage réussi d’une expérience in vitro, d’une cellule de culture, à une expérience in vivo, dans un organisme, « est la contribution » de Robert Malone au développement de futures technologies utilisant l’ARN messager, développe Fabrice Delaye auprès de 20 Minutes.
      Utiliser l’ARN messager comme un traitement ?

      Robert Malone perçoit alors que l’ARN messager pourrait être utilisé comme un « traitement », rappelleNature dans un article paru en septembre 2021. Une vision qui n’est pas une évidence à l’époque, où les recherches vont plutôt vers l’ADN et où l’ARN messager est perçu comme trop « instable » par les investisseurs. De plus, la fabrication à grande échelle d’ARN messager, nécessaire pour un traitement, est encore mal maîtrisée.

      Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

      Finalement, Robert Malone va quitter à la fin des années 1980 le Salk Institute autour d’une histoire de brevet. Il continue ensuite la recherche, comme en atteste sa page Google scholar, mais se réoriente vers l’ADN et d’autres champs de recherche.

      Plus de trente ans se sont écoulés entre la publication des travaux de Robert Malone et l’approbation des vaccins à ARN messager de Moderna et Pfizer/BioNTech pour lutter contre le Covid-19. Des décennies pendant lesquelles la recherche a encore progressé. Si les travaux de Robert Malone ont ouvert une porte, ce sont bien les essais développés par des « dizaines de chercheurs » qui ont abouti à la technologie utilisée actuellement pour vacciner.

    • Vaccins contre le Covid : les héros méconnus de l’ARN messager - L’Express
      https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/vaccins-contre-le-covid-les-heros-meconnus-de-l-arn-messager_2160116.html

      L’histoire de Katalin Karikó et de Drew Weissman est désormais bien connue. Sans l’obstination, pour ne pas dire l’obsession, de ces deux chercheurs pour l’ARN messager, les vaccins qui nous protègent aujourd’hui contre le Covid n’auraient certainement jamais vu le jour. Nobélisables, même si le célèbre prix leur a échappé cette année, ils ont découvert les premiers comment modifier de l’ARN messager de synthèse pour le rendre inoffensif pour l’organisme et utilisable en thérapeutique. Le brevet déposé sur leurs travaux par leur université, UPenn (l’université de Pennsylvanie aux Etats-Unis), a été licencié aussi bien par Moderna que par BioNtech. Mais, comme toujours, leurs intuitions s’inscrivent dans la continuité de recherches d’autres scientifiques qui ont aussi apporté à un moment ou à un autre leur pierre à l’édifice, comme le raconte le journaliste scientifique suisse Fabrice Delaye dans un ouvrage passionnant (1).

      Tout commence avec François Jacob, Jacques Monod et Sydney Brenner, à l’origine de la découverte de l’existence même de l’ARN messager, au tournant des années 1960. Ils seront couronnés d’un Nobel, tout comme les Américains Philip Sharp et Tom Cech, qui vont montrer une vingtaine d’années plus tard comment les ARN issus de l’ADN parviennent à se spécialiser pour donner naissance à une diversité de protéines indispensables au fonctionnement de notre corps.

      Et puis il y a les grands oubliés de l’histoire, à l’instar de Robert Malone. Un autre Américain qui le premier a réussi, en 1989, à amener de l’ARN messager protégé par une boule de graisse dans des cellules de culture pour les faire produire des protéines. Il travaille avec un biochimiste, Philip Felgner : celui-ci s’inspire de la membrane lipidique utilisée par... les virus respiratoires comme le Sras pour s’introduire dans les cellules. Un collègue de son équipe synthétise un liposome qui, mélangé à de l’ADN, permet de le transporter dans les cellules. Robert Malone utilisera la technique, en remplaçant l’ADN par de l’ARN. Mais les responsables du Salk institute où travaille à l’époque ce jeune chercheur - il n’a alors même pas 30 ans - ne croient pas au potentiel de sa découverte. Il parvient à publier un article, mais ne pourra pas déposer de brevet. « Plombé, Malone renonce même à terminer son doctorat », raconte Fabrice Delaye. Les deux hommes continueront par la suite à travailler ensemble, mais orienteront leurs travaux vers l’ADN plutôt que l’ARN. Mauvaise pioche...

  • Bretagne : Dupond-Moretti envoie des jeunes délinquants « en séjour de rupture » dans des camps militaires
    https://www.20minutes.fr/societe/3193799-20211210-bretagne-dupond-moretti-envoie-jeunes-delinquants-sejour-

    Pendant cinq semaines, les « stagiaires » seront plongés en immersion dans l’armée française, dont ils devront assimiler les valeurs, notamment la rigueur. Les journées seront rythmées par de nombreuses activités en pleine nature : de la marche, y compris de nuit, de l’escalade, des bivouacs ou de la course d’orientation. « Ce n’est pas une classe verte, prévient la Chancellerie. C’est un séjour de rupture où il est question de cohésion, de dépassement de soi. Nous avons affaire à des jeunes qui ont des difficultés majeures au quotidien. L’idée, c’est de provoquer un déclic ».

    #années_50 #au_secours #au_delà_du_boomer_les_droitards_éternaux

    • Camps de redressement ?

      Intrigant je dirais. Disons que mettre ces jeunes là certainement bien en peine déjà en compagnie de militaires plutôt orientés droite toute, est-ce qu’iels finissent en bouillie écrasés par ces dominants, ou est-ce que ça rend les militaires plus tolérants ?

      M’enfin j’espère surtout qu’ils comptent aussi proposer ça Sarkosy ou Fillon ou les autres comme solutions à leurs escroqueries… Y a pas de raison après tout.

      Sinon, si c’était juste histoire de faire du sport, y avait certainement des trouvailles à faire dans les sports collectifs… ou avec des pompiers côté secourisme…

      Évidemment ça doit pas être si simple que ça.

      #humiliation #apprentissage_par_la_violence

  • J’apprends (stupéfait) que le transcanal, le petit téléphérique qui traverse le canal de Palavas juste avant la plage, est :
    https://www.herault-tourisme.com/fr/fiche/equipements-de-loisirs/le-transcanal-palavas-les-flots_TFOLOILAR034FS000PM

    Le plus court téléphérique au monde, 83 mètres !

    Voilà, tu pourras la replacer lors de ton prochain dîner en ville et comme ça tu passeras pour quelqu’un qui sait des choses.
    #merci_arno #sérendipité

    • Puisque tu parles de téléphériques, sache qu’à Lyon, ils ont décidé d’en construire un de quelques kilomètres, au-dessus d’un endroit encore relativement vert, mais aussi relativement peuplé.

      (oui, c’est du squattage de fil :-))) )

      Ce WE, les deux communes les plus concernées par le passage des pylônes ont organisé un référendum « favorable » ou « défavorable ».

      Je découvre qu’en fait, la participation à été équivalente voire supérieure aux 3 dernières élections.

      Lyon : Les résultats de deux référendums locaux donnent un non massif au projet de téléphérique
      https://www.20minutes.fr/societe/3184647-20211129-lyon-resultats-deux-referendums-locaux-donnent-non-massif

      A Sainte-Foy-lès-Lyon, 96,2 % des votants ont rejeté le projet du Sytral sachant que moins d’un électeur sur deux s’est déplacé aux urnes. Le taux de participation (42,9 %) est le même que celui enregistré lors des élections municipales de 2020 mais se révèle supérieur à celui des métropolitaines (31,5 % au second tour) et des régionales (41,8 %)

      Et évidemment, c’est le non qui l’emporte. C’est consultatif, et bien que les élus municipaux écologistes ont obtenu de la part du Préfet une décision rendant illégale l’organisation de ce référendum, il s’est tenu et le résultat est donc au moins aussi légitime que les 3 dernières élections locales...

      Bref, la métropole veut imposer un projet qui ne plait à personne.

      Pour tout dire, ça ne fait pas vraiment envie dans le coin. La ville a réussi à préserver des espaces verts non-anecdotiques, et la métropole propose de construire au sein de ces espaces verts des stations sous la forme d’immeubles de 4 à 5 étages, avec entre chacune des pylônes de 50 à 100 mètres de haut, selon le projet retenu.

      Le débat n’est pas inintéressant, car quand on parle de réduire la place de la voiture, le téléphérique est peut-être une solution. Mais quand on parle d’améliorer la soutenabilité du réchauffement climatique, supprimer les espaces verts est une belle aberration. Quant à la pertinence de rajouter un truc capable de transporter péniblement 10 à 20 000 personnes par jour vers le centre ville, on est loin de la révolution nécessaire. Aller tous vers le centre ville, est-ce un progrès nécessaire ? Ne faut-il pas plutôt inciter les gens à vivre en local ? ... comme dit, le débat n’est pas inintéressant. Mais il reste pour le moment, de part et d’autre, au ras des pâquerettes, hélas.

  • Violences conjugales : 159.400 victimes en 2020, dont 139.200 femmes, en hausse de 10 %
    https://www.20minutes.fr/societe/3178387-20211122-violences-conjugales-159400-victimes-2020-dont-139200-fem

    En 2020, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 159.400 victimes, tous sexes confondus, de violences conjugales, soit une hausse de 10 % par rapport à 20219, a annoncé le service statistiques du ministère de l’Intérieur, ce lundi.

    Environ 87 % des victimes de violences conjugales sont des femmes, soit 139.200, une proportion stable par rapport à 2019, selon ces chiffres du ministère, qui ne comptabilisent pas les homicides. En 2020, 102 femmes avaient été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex. Elles étaient 146 en 2019.
    Seine-Saint-Denis et Guyane en tête

    Les victimes ont majoritairement, comme en 2019, subit des violences physiques volontaires ayant entraîné ou non une incapacité totale de travail. Quelque 5.500 personnes (soit 3 % des victimes), des femmes à une écrasante majorité (5.400), ont porté plainte pour viol ou agression sexuelle par leur conjoint. Les violences conjugales ont augmenté de 10 % lors du premier confinement – si l’on prend en compte la date de commission des faits – par rapport à la même période en 2019.

    Ces violences ont baissé de 13 % sur la période du deuxième confinement, même si ces chiffres ne sont pas définitifs, souligne le ministère, « puisqu’ils ne comptabilisent que les faits commis pendant les confinements qui ont été portés à la connaissance de la police et la gendarmerie au plus tard début janvier 2021 ». L’Aveyron est le département qui présente le plus faible nombre de victimes enregistrées par habitante (2,7 femmes victimes âgées de 20 ans ou plus pour 1.000 habitantes de mêmes sexe et âge). A l’inverse, la Seine-Saint-Denis et la Guyane sont les deux départements de France les plus touchés.
    Peu de plaintes

    Selon les enquêtes de victimation Cadre de vie et sécurité, réalisées par l’Insee pour compléter les données brutes des plaintes enregistrées, 295.000 personnes, dont 213.000 femmes, déclarent en moyenne avoir été victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint entre 2011 et 2018.

    « Les violences conjugales sont peu fréquemment suivies de plaintes, en particulier lorsqu’il s’agit d’agressions à caractère sexuel », souligne le ministère de l’Intérieur, pour expliquer l’écart entre les chiffres de l’enquête de victimation et le nombre de plaintes enregistrées. Selon l’enquête CVS, seules 27 % des victimes se sont déplacées au commissariat ou à la gendarmerie, 18 % ont déposé plainte et 7 % une main courante ou un procès-verbal de renseignement judiciaire (PVRJ), chaque année en moyenne entre 2011 et 2018.

  • Pays basque : Entre 6.500 et 8.000 manifestants contre la hausse des prix de l’immobilier
    https://www.20minutes.fr/societe/3177699-20211121-pays-basque-entre-6500-8000-manifestants-contre-hausse-pr

    La tension monte encore d’un cran au Pays basque sur l’épineux sujet du prix de l’immobilier. Entre 6.500 et 8.000 personnes ont manifesté samedi à Bayonne à l’appel du collectif « Vivre et se loger au Pays ! » pour réclamer des logements accessibles au Pays basque, où la hausse des prix de l’immobilier et la rareté des biens à louer à l’année entraînent des tensions.

    Oh, surprise : pas besoin d’aller sucer la roue des lobotomisés anti-vax pour un mouvement social d’ampleur.

    Une manif anti-passe à Bayonne, c’est « entre 400 et 500 » gugusses :
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-15e-manifestation-anti-pass-sanitaire-a-bayonne-a-reuni-500-personnes-

    Entre 400 et 500 personnes ont manifesté pendant trois heures samedi dans le centre-ville de Bayonne pour la 15e fois depuis l’instauration du pass sanitaire en France. Quelques « gilets jaunes » étaient présents, aux revendications plus larges que celles portant sur les restrictions sanitaires.

  • Guadeloupe : Gérald Darmanin annonce l’envoi d’une cinquantaine d’agents du GIGN et du Raid sur l’île
    https://www.20minutes.fr/societe/3177375-20211120-guadeloupe-gerald-darmanin-annonce-envoi-cinquantaine-age

    Les blocages ont repris samedi en Guadeloupe après une nouvelle nuit de pillages et d’incendies lors de laquelle des policiers et gendarmes ont été visés par des tirs, faisant un blessé léger, malgré le couvre-feu imposé face à la dégradation de la mobilisation anti-pass sanitaire.

    A l’issue d’une réunion de crise en fin de journée à Paris, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé l’envoi dans l’île d’une cinquantaine de membres des forces d’élite du GIGN et du Raid, tandis que son collègue chargé des Outre-mer, Sébastien Lecornu, annonçait qu’une réunion se tiendrait lundi soir autour du Premier ministre Jean Castex avec les parlementaires et les présidents des assemblées de la Guadeloupe, ainsi qu’avec le ministre de la Santé Olivier Véran. Le président de la région Guadeloupe, Ary Chalus, a pour sa part « appelé à l’apaisement ». « Il faut qu’on retrouve un calme, il faut éviter le feu », a-t-il ajouté sur BFMTV.
    Des « tirs à balles réelles » sur des policiers

    Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’un couvre-feu avait été instauré entre 18h et 5h, des pharmacies et des commerces de téléphonies ont notamment été visés. Selon le ministère de l’Intérieur, 29 interpellations ont été effectuées. « La nuit a été très agitée », a confié une source policière à l’AFP, faisant état de « tirs à balles réelles sur un véhicule de police » au Gosier et « sur des gendarmes mobiles » à Pointe-à-Pitre. Au total, les forces de l’ordre déplorent, selon la même source, « l’usage d’armes à feu sur les forces de l’ordre sur quatre secteurs différents ». « Un effectif a reçu une pierre au visage » et a été légèrement blessé, selon la même source. Plusieurs véhicules ont été dégradés.

    Une centaine de policiers et 80 gendarmes étaient sur le terrain cette nuit dans l’île. Les policiers ont notamment fait face à une tentative d’intrusion à la résidence universitaire de Pointe-à-Pitre, ainsi qu’à « une vingtaine de pillages ou tentatives de vols » dans des commerces de Pointe-à-Pitre et du Gosier : bijouterie, PMU, banques, centre commercial…
    Les principaux axes toujours bloqués samedi

    Durant la nuit à Saint-François, « des gendarmes sortant de la brigade ont été menacés par des jets de projectiles enflammés », sans qu’il y ait de blessé à déplorer. Les pompiers sont intervenus pour des feux à Petit-Bourg dans deux commerces de téléphonie, par ailleurs pillés. Dans le même secteur, « une armurerie a été cambriolée », selon une source au sein de la gendarmerie.

    Dans le sud de la Basse-Terre, selon une autre source, la situation a été plus calme sur les routes malgré quelques barrages : « Des gens, notamment des entrepreneurs, commencent à s’organiser et enlèvent des barrages, des riverains ont aidé les gendarmes ». Cependant, les principaux axes restaient bloqués samedi matin, et de nouveaux barrages s’installaient.
    Situation « incompréhensible »

    La mobilisation lancée il y a cinq jours par un collectif d’organisations syndicales et citoyennes contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 se double désormais de violences commises par des émeutiers. Après une nuit de jeudi à vendredi particulièrement violente, les écoles étaient restées fermées vendredi et, en raison de très nombreux barrages routiers, l’activité tourne au ralenti. Au CHU, les seuls véhicules autorisés à entrer restent les ambulances.

    Dans un communiqué diffusé vendredi matin, la directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS), Valérie Denux avait condamné « la mise en danger de la vie de Guadeloupéens et Guadeloupéennes et l’attaque des soignants », qualifiant la situation d’« incompréhensible, alors qu’à présent près de 90 % des soignants du territoire sont en conformité avec la loi » les obligeant à se faire vacciner. Au 16 novembre, 46,4 % des personnes de plus de 18 ans avaient reçu au moins une injection en Guadeloupe, selon l’ARS.
    Les politiques réagissent

    Alors que Darmanin et Lecornu ont « condamné les violences » et « apporté tout leur soutien aux forces de l’ordre », la candidate socialiste à la présidentielle, Anne Hidalgo, a jugé samedi sur TF1 les violences « insupportables » et appelé au « dialogue ».

    « Rétablissons l’ordre mais écoutons la colère de nos compatriotes guadeloupéens », a pour sa part fait valoir Marine Le Pen, quand Jean-Luc Mélenchon a accusé Emmanuel Macron « de laisser la situation dégénérer » dans une « logique de pourrissement et de diabolisation », en demandant au gouvernement l’ouverture de « négociations ».

  • Sans attendre (et sans surprise), voici déjà le thème #not_all_curés.

    « Nous devons oser regarder la vérité », « Je crains les amalgames »… Les catholiques réagissent aux révélations sur les abus sexuels dans l’Eglise
    https://www.20minutes.fr/societe/3139791-20211004-devons-oser-regarder-verite-crains-amalgames-catholiques-

    Chacun redoute aussi les conséquences de ces révélations. Et qu’elles engendrent des amalgames et une défiance systématique vis-à-vis des prêtres. « Je crains la réaction médiatique et celle de l’opinion publique : critiquer l’Eglise sur ce point est nécessaire. Mais je crains les amalgames, les erreurs, les mauvaises interprétations. Que l’Eglise et l’Evangile soient entièrement réduits à cette question de la pédophilie alors que, par ailleurs, l’Eglise agit dans un grand nombre de domaines, sociaux notamment, sans que le bien qui y est fait ne soit mis en valeur », s’alarme ainsi Pierre-Loup. « Il ne faut pas voir chaque prêtre comme un agresseur potentiel, alors qu’un très grand nombre d’entre eux n’ont aucun reproche à se faire et sont même des hommes d’un grand dévouement », estime aussi Noémie. Grégoire prévoit quant à lui de soutenir « tous ces prêtres fidèles à leur ministère, qui seront suspectés et invectivés par bon nombre de mauvaises langues, soit stupides soit aveugles. »

    • Le pape devrait etre poursuivit au tribunal pénal international pour crime contre l’humanité. Le catholicisme est plus un réseau criminel de viol d’enfants qu’une religion et si les 3000 prètres violeurs identifiés en France ont fait en moyenne 34 victimes chacuns, nous savons que les pires d’entre eux ont été installés en Afrique, en Asie et en Amérique latine pour y faire leurs viols à une plus grande échelle.

    • Ce sera intéressant de lire les réactions, en forme de retour de bâton, sur les sites cathos. Là, par rapport à Josselin Tricou (qui a trop la classe) :

      Un bref coup d’oeil
      par Luc de Montalte 2021-10-08 11:47:36
      À son cv ou son résumé de thèse en dit long sur le sérieux du personnage. C’est bien gentil les commissions independantes mais entre les franc-maçons et les communistes du genre qui voient du patriarcat partout, ça commence à faire beaucoup.

      https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=931200

    • Ces gens s’agenouillent devant des pedocriminels notoirs à qui ils confient leurs enfants, c’est pas les révélations deja bien connues d’un énième rapport qui va les sortir du déni et de leur complicité avec ces viols.

  • « Dîner des grands chefs » : Un chef martiniquais refoulé du dîner avec Macron, GL Events plaide l’erreur
    https://www.20minutes.fr/societe/3134755-20210928-diner-grands-chefs-chef-martiniquais-refoule-diner-macron

    Le « Dîner des grands chefs » va-t-il virer à la polémique ? Invité à cette réception de prestige en présence d’Emmanuel Macron dimanche soir à Lyon, le chef d’origine martiniquaise Marcel Ravin s’est finalement fait refouler. Une discrimination selon lui, une erreur regrettable selon l’organisateur.

    Ce chef étoilé d’un restaurant à Monaco disposait d’un carton d’invitation en bonne et due forme quand il s’est présenté à la préfecture du Rhône, où avait lieu la soirée organisée par GL Events en marge du Salon international de la restauration (Sirha). Ce document, qu’il a produit sur les réseaux sociaux, indique que le président de la République, le patron de GL Events Olivier Ginon et Jérôme Bocuse, président du concours gastronomique du Bocuse d’Or, le priaient de participer au dîner offert en l’honneur de grands chefs et pâtissiers. Mais l’entrée lui a été refusée sur les lieux par le personnel affecté au contrôle des invités.
    « Choqué et déçu »

    « Ils m’ont dit que je n’étais pas sur la liste et leur responsable n’a rien voulu savoir », affirme Marcel Ravin, « choqué et déçu ». « Triste soirée. Être invité et finir sur un trottoir à bouffer une andouillette. […] Et on m’explique que nous ne sommes pas différents. Je vous raconterai ce qu’est l’humiliation », a-t-il écrit sur Facebook.

    « J’ai l’espoir que notre profession se fédère et qu’aucun chef reconnu par ses pairs ne soit plus jamais laissé sur le pas de la porte. Je veux croire que l’organisation de cet événement s’excuse du manque de considération », a-t-il ajouté, tandis que le président de la collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, dénonçait « un acte inacceptable ».
    Pour GL Events, « il n’y a rien d’orienté là-dedans »

    Interrogé lundi soir, GL Events a évoqué « une erreur malencontreuse ». « On regrette cet incident évidemment involontaire de notre part, il n’y a rien d’orienté là-dedans », a déclaré Luc Dubanchet, directeur des marques Sirha Food. Selon lui, « a priori », Marcel Ravin ne figurait pas sur les listes faute d’avoir répondu à son invitation. D’autres personnes étaient dans son cas dimanche soir, « pour lesquelles on a pu rattraper le coup car on a été prévenu ». « Mais là, on n’a pas été mis au courant, hélas », a ajouté Luc Dubanchet en présentant les excuses de GL Events à Marcel Ravin.

  • LIDL : une culture d’entreprise pas toujours au top - Des prix bas à quel prix ?
    https://ricochets.cc/LIDL-une-culture-d-entreprise-pas-toujours-au-top-Des-prix-bas-a-quel-prix

    Alors que LIDL souhaite toujours installer un magasin à Aouste-Sur-Sye en Vallée de la Drôme, voyons quelques affaires qui montrent que bosser chez LIDL c’est pas toujours rose : Chez Lidl en Bretagne, toute une direction soupçonnée de harcèlement (...) « Sa dérive est basée sur un management toxique à la base, jamais remis en cause malgré nos nombreux courriers », pointe la CGT. Les problèmes concerneraient tous les secteurs et tous les niveaux hiérarchiques : cadres, agents de maîtrise et ouvriers, dans (...) #Les_Articles

    / #Aouste_sur_Sye, #Le_monde_de_L'Economie

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/chez-lidl-en-bretagne-toute-une-direction-soup%C3%A7onn%C3%A9e-de-harc%C3%A8lement/ar-BB1dLNdR
    https://www.20minutes.fr/societe/2978511-20210216-cotes-armor-perquisitions-menees-direction-regionale-lidl
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/lamballe-armor-22400/bretagne-apres-le-suicide-d-une-salariee-les-syndicats-denoncent-la-pol
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/suicide-d-une-salariee-de-lidl-dans-les-cotes-d-armor-les-syndicats-ont
    https://www.20minutes.fr/justice/2696791-20200117-video-marseille-lidl-condamne-appel-suicide-salaries
    https://www.20minutes.fr/marseille/2550939-20190628-bouches-rhone-plusieurs-cas-harcelement-lidl-rousset-vers
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/rungis-manifestation-des-salaries-de-lidl-1507822228
    https://npaherault.blogspot.com/2013/05/lidl-des-prix-bas-sur-le-dos-des.html
    http://anti-grande-surfaces.over-blog.com

  • Vaccination : La CEDH rejette la requête de 672 pompiers français contre l’obligation vaccinale
    https://www.20minutes.fr/societe/3108775-20210825-vaccination-cedh-rejette-requete-672-pompiers-francais-co

    Un refus qui pourrait faire date. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté mardi une requête de 672 pompiers professionnels et volontaires français contre l’obligation vaccinale contre le Covid-19 qui leur est imposée par la loi du 5 août 2021, a annoncé la cour mercredi.

    « La cour a estimé que ces demandes étaient hors du champ d’application de l’article 39 de son règlement » qui permet de la saisir selon une procédure d’urgence lorsque les requérants sont exposés à « un risque réel de dommages irréparables ».
    Premier arrêt européen sur l’obligation vaccinale

    Les pompiers avaient invoqué les dispositions de la Convention européenne des droits de l’Homme relatives au « droit à la vie » et au « droit au respect de la vie privée et familiale ». Ils demandaient à la Cour de « suspendre l’obligation vaccinale » prévue par la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire et de suspendre également « les dispositions prévoyant l’interdiction d’exercer leur activité » pour ceux d’entre eux qui n’auraient « pas satisfait à l’obligation vaccinale » ainsi que « l’interruption du versement de leur rémunération ».

    La décision de la CEDH, prise par une formation comptant sept juges, ne présage toutefois « pas de ses décisions ultérieures sur la recevabilité ou sur le fond des affaires en question », précise la cour.

    Dans un communiqué annonçant son intention de saisir la Cour, qualifiée de « principal gendarme de l’Europe », le syndicat Sud SDIS des sapeurs pompiers insistait début août sur le fait qu’il n’était « pas contre le vaccin » mais contre l’obligation vaccinale « très mal accueillie, y compris par des agent.es déjà vacciné.es ». Il s’agit du « 1er arrêt européen sur l’obligation vaccinale contre le #COVID19 », a twitté le juriste Nicolas Hervieu, spécialiste de la CEDH.
    La cour, qui siège à Strasbourg, s’était toutefois déjà prononcée dans une affaire relative à l’obligation vaccinale, le 8 avril, saisie par des parents tchèques qui refusaient de faire vacciner leurs enfants contre des maladies infantiles. La cour estimait que cette obligation pouvait être « nécessaire dans une société démocratique ». Cet arrêt, même s’il ne portait pas sur la vaccination contre le Covid-19, est considéré comme un revers pour les anti-vaccins.

  • Coronavirus : la vaccination ralentit mais les tests de dépistage s’envolent
    https://www.20minutes.fr/societe/3106427-20210821-coronavirus-vaccination-ralentit-tests-depistage-envolent

    Depuis l’annonce du pass sanitaire, la vaccination contre le Covid-19 ne cesse, pourtant, de ralentir. L’extension de la mesure aux cafés, restaurants et trains n’y fait rien. Les Français préfèrent effectuer les tests de dépistage mis en place dans les pharmacies et dans les laboratoires d’analyses.

    Pharmaciens et biologistes pensaient avoir atteint leurs limites, avec 4,2 millions de tests validés la première semaine d’août. Le record a pourtant été dépassé la semaine suivante, avec 5,7 millions de dépistages, ponctuée par l’extension du pass sanitaire et le weekend du 15 août.

    Cette progression fulgurante n’est pas à mettre à l’actif des laboratoires d’analyses médicales, qui plafonnent toujours à près de 2 millions de tests PCR hebdomadaires. « On est vraiment au pic de nos capacités et il sera très compliqué d’aller au-delà », confirme Henry-Pierre Doermann, vice-président du syndicat des biologistes.

    Dans les pharmacies, « on a réussi à en faire plus », de l’ordre de 3 millions de tests antigéniques, précise Philippe Besset, président du syndicat FSPF. Un « maximum » qu’il juge également difficile à dépasser puisque sur un total de 21.000 officines, seulement 12.000 officines sont impliquées dans le dépistage.

    Cela reste toutefois insuffisant face à « une très forte demande » qui semble se maintenir « à peu près au même niveau » ces derniers jours, constate-t-il. Ce qui explique selon lui l’apparition de nouveaux points de dépistage, des « barnums qui ont beaucoup prospéré récemment ».

    La panne géante du système informatique permettant aux pharmaciens de délivrer les pass sanitaires, a été en partie provoquée par la ruée de la population sur les tests. Un incident survenu vendredi 13, jour marqué par un pic à plus d’un million de tests.

    Si l’annonce du pass sanitaire par Emmanuel Macron mi-juillet a porté la campagne de vaccination à des hauteurs inédites, « l’effet de boost commence à faiblir », reconnaît le ministère de la Santé.

    En trois semaines, le nombre d’injections hebdomadaires a diminué de 4,8 à 3,2 millions, sans que l’extension du pass inverse la tendance, encore en légère baisse (-4%) de lundi à jeudi par rapport à la semaine précédente, d’après les bilans quotidiens de la Direction générale de la santé (DGS).

    Au coeur des vacances d’été, la chute est vertigineuse pour les premières doses, passées de 2,6 millions fin juillet à 1,1 million la semaine dernière et toujours en net recul (-27%) cette semaine.

    Malgré tout, le ministère considère « atteignable » l’objectif, envisagé par le chef de l’Etat, de 50 millions de primo-vaccinés fin août, estimant qu’il n’est « pas du tout exclu qu’on assiste à un rebond à l’approche de la rentrée ».

    Les prises de rendez-vous n’en finissent plus de baisser, de 3 millions dans la foulée de l’allocution du président de la République à un peu plus de 700.000 la semaine dernière et encore moins (-22%) depuis lundi, selon Doctolib, qui prédit que la cible de l’exécutif sera atteinte le 4 septembre.

    La dynamique de vaccination pose question pour la suite de la campagne. A ce stade, le ministère de la Santé affirme viser « le taux le plus haut possible » parmi les presque 58 millions de Français éligibles (12 ans et plus).

    Si d’importants contingents subsistent chez les personnes de plus de 80 ans et les malades chroniques « à risque », l’exécutif mise d’abord sur le vivier des adolescents, qui ne boudent pas la piqûre : 55% des 12-17 ans ont déjà reçu une dose, ce qui en laisse encore plus de 2 millions à vacciner.

    Collégiens et lycéens seront donc particulièrement visés dès le mois de septembre, via des sorties groupées en centres de vaccination, ou des équipes mobiles de soignants étendues dans les établissements scolaires.

    Le flou reste total sur la reprise des tests de dépistage pour les élèves, de la maternelle au baccalauréat : PCR salivaires ou autotests antigéniques ? à partir de quel âge ? et combien par semaine ? « On manque de visibilité », regrette le biologiste Henry-Pierre Doermann, qui s’attend à une rentrée « compliquée parce qu’il va falloir s’adapter très vite »

  • Coronavirus : Une maison d’arrêt propose des remises de peine aux détenus vaccinés contre le Covid-19
    https://www.20minutes.fr/societe/3105551-20210819-coronavirus-maison-arret-propose-remises-peine-detenus-va

    Pour Jean-Claude Roussy, secrétaire général adjoint du syndicat pénitentiaire UFAP Grand-Est, un tel dispositif pose un « sérieux problème idéologique, quoi qu’on pense de la vaccination » : « Normalement, une réduction de peine doit être obtenue pour bonne conduite ou projet de réinsertion. En quoi le fait d’être vacciné aide-t-il à cela ? Concrètement, cela veut dire que ces détenus ont la garantie de bénéficier d’une réduction de peine à hauteur de 2 mois, voire 3 s’ils ont un projet avancé de réinsertion. »

  • Pass sanitaire : « Les manifestations traduisent un fort clivage de notre société et un fort sentiment d’inégalité »
    https://www.20minutes.fr/societe/3097295-20210820-pass-sanitaire-manifestations-traduisent-fort-clivage-soc

    « 20 MINUTES AVEC » Pour le sociologue et historien des mouvements sociaux Stéphane Sirot, les tensions autour du pass sanitaire, nourries par un anti-systémisme hérité des « gilets jaunes », sont le résultat de plusieurs années d’ébullition sociale
    Propos recueillis par Tom Hollmann

    Chaque semaine, 20 Minutes propose à une personnalité de commenter un sujet de société dans son rendez-vous « 20 Minutes avec… ».
    Ce vendredi, le sociologue et historien des mouvements sociaux, Stéphane Sirot, analyse les manifestations hebdomadaires contre le pass sanitaire et le contexte dans lequel elles s’inscrivent.
    Le mouvement, « disparate » et « anti-système » par nature, traduit selon lui « un fort sentiment d’inégalité » entre les Français. Sa pérennité, elle, se jouera à la rentrée et tiendra à l’application du pass sanitaire à l’école et au travail.

    Depuis désormais cinq semaines, les manifestations contre le pass sanitaire émaillent chaque samedi l’Hexagone. Pour l’historien et sociologue des mouvements sociaux Stéphane Sirot, interrogé par 20 Minutes, ce mouvement « disparate » et « anti-institutionnel », qui n’est pas sans rappeler celui des « gilets jaunes », s’inscrit dans un contexte d’ébullition sociale continue depuis l’année 2016 et les manifestations contre la loi Travail.

    A l’approche de l’élection présidentielle de 2022 et de l’examen des réformes déjà décriées de l’assurance chômage et du système de retraites, doit-on craindre une rentrée de toutes les contestations ? Entretien.
    Pour l’historien Stéphane Sirot, « la mobilisation se maintient ».
    Le pass sanitaire a été étendu cet été par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19, et en particulier du variant Delta. En quoi cette contestation envers le pass sanitaire est-elle particulière ?

    Ce qui est sans précédent, c’est le contexte dans lequel elles s’inscrivent. Nous n’avons jamais vu autant de mobilisations sociales se succéder depuis 2016 et les manifestations contre la loi Travail. Petit à petit, des manifestations très classiques, soutenues par les organisations syndicales, se sont vues remplacées par des mobilisations plus difficilement identifiables et hors du champ institutionnel, telles que Nuit Debout, la crise des « gilets jaunes », ou ces manifestations contre le pass sanitaire que nous observons aujourd’hui.

    L’émergence des réseaux sociaux et le dévoiement des organisations politiques et syndicales, qui ont de plus en plus de mal à mener des contestations efficaces, sont autant de raisons qui peuvent expliquer la naissance de ces nouvelles formes de mobilisation.
    Vous évoquiez la ressemblance avec le mouvement des « gilets jaunes » . Retrouve-t-on ces derniers dans les manifestations ?

    Il faudrait une analyse sociologique poussée pour le dire mais, de ce que j’ai pu en voir, ces manifestations sont plus disparates que celles des « gilets jaunes ». Si ces derniers soutiennent l’opposition au pass sanitaire – les études d’opinion le montrent –, on s’aperçoit que des catégories sociales supérieures, généralement absentes dans ce genre de manifestations, sont, cette fois, bien présentes.

    Le point commun réside toutefois dans une forme de rejet du pouvoir que nous observions déjà avec les « gilets jaunes ». Un mélange d’anti-systémisme et d’anti-macronisme parfois très virulent, voire épidermique, qui traduit un fort clivage de notre société, de l’opinion de nos concitoyens, et d’un fort sentiment d’inégalité.

    L’hypocrisie supposée des décisions gouvernementales est une thématique largement dénoncée durant ces manifestations, car l’instauration du pass sanitaire est vue par beaucoup comme une forme déguisée d’obligation vaccinale, qui aurait sans doute été mieux acceptée si cela avait été amené avec pédagogie.
    Le président de la République et sa majorité ont tenu des propos très durs envers les manifestants…

    C’est un classique de la majorité présidentielle et d’Emmanuel Macron que d’avoir tendance à cliver les choses avant de tenter de les apaiser quand il est confronté à un mouvement social. Une majorité de personnes soutenant l’application du pass sanitaire et étant déjà pleinement vaccinée, juge avec mépris ceux qui se mobilisent contre cette mesure, les renvoie finalement à un statut d’illuminés ou de complotistes – il y en a bien, mais ils ne représentent l’entièreté des manifestants.

    Ce clivage se fait également ressentir du côté des organisations syndicales et politiques, qui peinent à se mettre d’accord sur le sujet. Je ne sais pas si cela relève d’une stratégie, mais si l’objectif du gouvernement était de diviser ses opposants, c’est réussi.
    Les différentes réformes à venir laissent présager de nouvelles contestations. Peut-on imaginer une convergence des luttes ?

    Je ne le pense pas. Aujourd’hui, les seules organisations politiques à soutenir les manifestations contre le pass sanitaire sont celles qui sont anti-système. Je pense à Florian Philippot, à Nicolas Dupont-Aignan et, dans une moindre mesure, aux insoumis. Mais ces soutiens rendent compliquée l’adhésion des organisations syndicales ou des formations politiques plus traditionnelles à ce mouvement.

    Les syndicats peinent souvent à sortir du cadre du travail – c’est en partie pour cela qu’ils n’étaient pas impliqués auprès des « gilets jaunes » – et ne veulent pas partager l’affiche avec des politiques qui seraient caractérisés comme appartenant à l’extrême droite. Pour les politiques, il est plus compliqué de manifester contre une mesure sanitaire que contre une mesure véritablement politique. Des contestations auront assurément lieu à l’automne, les organisations syndicales ont déjà appelé à se mobiliser contre les différentes réformes, mais elles ne sortiront pas de leur cadre.
    N’est-ce pas par crainte d’une convergence des luttes, justement, qu’Emmanuel Macron a demandé la suspension du contrôle technique pour les deux-roues ?

    Ce n’est pas tant une convergence que craint le pouvoir, mais une multiplication des luttes. Les motards savent se montrer mobilisés, et le gouvernement n’a clairement pas intérêt à voir émerger une nouvelle forme de grogne sociale, alors cette suspension du contrôle technique paraît finalement assez logique. Au printemps 2018, nous observions déjà une forme d’amoncellement des luttes et de multiplication des rapports de force entre le peuple et le gouvernement. A l’automne, le mouvement des « gilets jaunes » faisait son apparition. C’est typiquement le genre de situations que le gouvernement veut éviter.
    Pensez-vous qu’à l’image de celles des « gilets jaunes », les manifestations contre le pass sanitaire seront amenées à perdurer ?

    C’est difficile à dire, je pense que les premières semaines d’application du pass sanitaire à l’école et dans le milieu professionnel seront décisives dans son acceptation, ou non, par nos concitoyens. On peut imaginer que si les choses se passent bien, les manifestations pourraient perdre en vigueur. Tandis qu’au contraire, d’autres situations pourraient s’avérer désastreuses. Je pense notamment aux parents qui pourraient voir leurs enfants « évincés » de l’école, pour reprendre les mots de Jean-Michel Blanquer, s’ils ne sont pas vaccinés ou en possession d’un pass sanitaire.

    Le gouvernement étant majoritairement soutenu par l’opinion, il est peu probable qu’il cherche un compromis. Une frange d’irréductibles, foncièrement opposée au pass sanitaire, pourrait alors continuer à se mobiliser, semaines après semaines, comme nous l’avions observé en 2018 et en 2019 avec les « gilets jaunes ». Ce qui est compliqué avec ce type de manifestations, c’est qu’elles donnent l’impression qu’elles ne s’arrêteront jamais !

    L’élection présidentielle jouera sans doute un rôle important, même si l’abstention est une crainte, puisque les électeurs pourraient décider de sanctionner le président sortant dans les urnes. La perspective d’une élection à venir pourrait donc, d’une certaine manière, apaiser les choses.

  • Pass sanitaire : Oui, un formulaire de « non-respect » du Pass sanitaire est utilisé à l’AP-HP
    https://www.20minutes.fr/societe/3101107-20210811-pass-sanitaire-oui-formulaire-non-respect-pass-sanitaire-

    Le personnel soignant de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris ( AP-HP) fait-il l’objet d’une surveillance démesurée de sa direction depuis l’entrée en vigueur du décrié Pass sanitaire ? 

    C’est en tout cas ce que dénonce un tweet repris par de nombreux internautes : « L’AP-HP a demandé aux cadres de faire le flicage du personnel avec une fiche de délation pour "non-respect du Pass sanitaire" en vue d’une convocation à la DRH et d’une suspension de ses fonctions. Chaque jour rajoute son lot d’ignominie ! » 

    Sur la photo jointe de ce document portant l’en-tête de l’AP-HP, on distingue, outre plusieurs champs libres - « nom/prénom de l’agent », date et heure du contrôle - un paragraphe important : « Il a été constaté que vous ne remplissiez pas les conditions prévues par la loi (un résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une containation par [le] Covid-19, un justificatif de statut vaccinal concernant [le] Covid-19 ou un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination. Vous serez convoqué à la Direction des ressources humaines ou à la Direction des affaires médicales. »

    « Vous êtes informé que les personnes ne pouvant présenter un [Pass] sanitaire valide peuvent être suspendues de leurs fonctions à partir de la date de la constatation des faits. Cette suspension prend fin lors de la production et transmission des justificatifs requis », poursuit ce formulaire. 

    Jointe par 20 Minutes, l’AP-HP confirme à 20 Minutes que, « conformément à l’article 14 de la loi relative à la gestion de la crise sanitaire du 5 août 2021, le Pass sanitaire est obligatoire pour les professionnels pour pouvoir exercer leur activité dans un établissement de santé. »

    « Si l’entrée dans l’enceinte de l’hôpital se fait sur présentation de la carte professionnelle, le contrôle des justificatifs est effectué directement dans les services par l’encadrement. Il peut s’agir d’un certificat de vaccination si schéma vaccinal complet ou d’un test négatif RT-PCR ou antigénique ou autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé, de moins de 72h ou d’une preuve de rétablissement de la COVID-19 [...]. Le professionnel peut également fournir un certificat médical de contre-indication à la vaccination », ajoute-t-elle. 

    De son côté, le syndicat USAP-CGT nous confirme l’authenticité du document relayé sur Twitter, qui lui a été « envoyé par des camarades de l’hôpital Henri Mondor lundi [9 août]. », et précise : « Pour l’instant, nous n’avons pas eu de remontées sur des cas de personnes convoquées par la DHR mais les cadres mettent la pression au quotidien sur les agents pour qu’ils fournissent leur Pass ».
    . . . . . . .

    #vaccination #test_pcr #covid-19 #isolement #cas_contact #travail #économie #coronavirus #santé #surveillance #confinement #covid #sars-cov-2 #pandémie #contacttracing #isolement #surveillance #fichage #violence_administrative #france #fichage_et_surveillance #contrôle #répression #pass #pass_sanitaire

  • Sur la mort du prêtre vendéen, témoignage d’une personne qui a bien connu Emmanuel, son élève qui s’est accusé de lui avoir donné la mort .

    _Témoignage que je viens de rédiger.
    Je ne peux plus me taire.
    Cécile Murray, le mardi 10 août 2021.

    Je suis choquée d’apprendre le meurtre d’un homme, qui était prêtre et qui tendait la main aux personnes dans le besoin. Je veux lui dire merci.
    Je suis bouleversée pour cet homme qui a tendu la main à Emmanuel.
    Et je suis bouleversée parce que Emmanuel, le suspect, était mon élève et mon ami depuis 2013.

    Et pour cette raison, je ressens vraiment le besoin en lisant tout ce qu’il se dit sur les réseaux de donner mon témoignage, qui j’espère clarifiera et aidera à mieux comprendre cette tragique situation.
    Peut être pourra il aider à ne pas juger trop vite.

    Je ne crois pas, comme beaucoup le déclarent, qu’il s’agisse d’un incident terroriste ou radical.
    Madame Le Pen, non, ne faites pas l’erreur de vous emparer trop vite de cette histoire tragique. Car cette histoire nous ramène bien avant l’incendie, bien avant ce meurtre terrible.

    J’avais 24 ans lorsque j’ai connu Emmanuel. Aujourd’hui j’en ai 32. Emmanuel a mangé à notre table, nous avons été au musée ensemble, plusieurs fois je l’ai conduit ici ou là en voiture, seule, parce qu’Emmanuel était un homme bon et doux, profondément respectueux, avec lequel on se sentait en sécurité. Il a offert à la naissance de mon premier fils une peluche que nous avons toujours. Il a joué avec mes enfants.
    Il a été hébergé par des membres de ma famille plusieurs mois, lorsqu’il n’avait nulle part où aller. Il était discret, gentil, était aimé de tous. Bref, vous l’avez compris, je connais bien cet homme.

    Il avait la confiance de beaucoup de personnes, avant l’incendie à la cathedrale. Il était benevole, tous le décrivaient comme calme, paisible, plutôt timide et discret. Il bégayait un peu. De tous les réfugiés que je connais (et on emploie le terme “réfugié” à tort parce que justement, il ne l’était pas), il était que j’aurais placé en dernier sur la liste de ceux qui pourraient un jour faire du mal à autrui.
    Je précise, avec regret mais je m’y sens forcée vu les commentaires lus aujourdui, qu’il n’était pas musulman. Il était chrétien, catholique.
    Et il s’est beaucoup investi bénévolement au service de l’Eglise Catholique.

    En 2013 j’ai lu en long et en large Les documents qu’il a reçus oú sa demande d’asile était refusée. Nous étions assis dans ma salle à manger, je lisais en silence le courrier de l’OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides), essayant de rester calme. Emmanuel pleurait, impuissant. Dans ce dossier, il y avait la transcription de son interview à l’OFPRA, et donc de son histoire. J’ai tout lu en ravalant mes larmes et j’ai attendu qu’il reparte de chez moi pour m’effondrer. C’était la première fois que je lisais les détails de son histoire. Je me demandais comment il pouvait tenir si calmement, sans suivi psychiatrique après ces horreurs. Il me faudrait, si je traversais ça, un suivi psychiatrique de plusieurs années pour m’en remettre !
    Non seulement il avait besoin d’un suivi psy, comme de nombreux demandeurs d’asile d’ailleurs, qui vivent hantés par leurs souvenirs et les traumas... mais en plus, puisque le refus de ‘OFPRA doit toujours être argumenté, on lui disait que son histoire n’était pas la vérité. On remettait en question la véracité des documents qu’il avait fournis, par exemple. Tant de personnes vivent ça. Ça serait tellement plus sain pour ceux qui racontent la vérité d’entendre qu’on ne peut pas accueillir davantage de personnes en France. S’entendre dire qu’on ment n’est pas facile pour tout le monde. J’ai vu ce jour là commencer pour cet homme qui avait déjà vécu la torture (au premier degré) une torture psychologique. L’angoisse, la peur, le sentiment d’injustice. Ce dossier est confidentiel et j’espère qu’un jour il sera relu, afin qu’on puisse réaliser non seulement l’horreur que cet homme a traversé, mais aussi la brutalité et l’indifférence avec laquelle on répond à une personne sur un sujet si délicat que l’histoire de sa vie, surtout parsemée de tels traumas.

    Vous vous direz peut être : si ils ont jugé que son histoire n’est pas recevable, ils sont experts, nous devons faire confiance.
    C’est là que les choses se compliquent : ces 9 dernières années au contact de demandeurs d’asile m’ont appris que, bien au delà de l’histoire de la personne, il y a des enjeux politiques et des accords entre les pays, voire même l’implication de notre pays dans certains conflits qui font que certains demandeurs d’asile ayant vraiment vécu atrocités et danger de mort ne sont pas reconnus réfugiés en France. Pour le Rwanda, la France considère que le genocide est terminé. Elle ne reconnaît pas les représailles qui ont pu avoir lieu après le genocide. Or un genocide et la haine ne se termine pas du jour au lendemain. Ça se saurait. Je me retiens de parler du Tchad et de la position de la France, et tellement d’autres exemples qui peuvent nous faire tellement honte, nous citoyens français.

    Personnellement, je n’ai jamais réussi à m’imaginer dans la peau d’Emmanuel.
    Il a fui la violence, pour finalement vivre un autre cauchemar de plusieurs années, sans toit, sans futur, sans être cru. Une fragilité psychologique s’est progressivement installée.. une impuissance terrible.

    Il a essayé de croire, essayé de positiver. Plusieurs fois, nous avons prié. Il était croyant, catholique. Il essayait de placer sa confiance en Dieu. Il passait du temps d’ailleurs à l’église. Il a même été rencontré le Pape et était très fier d’une photo de lui qui lui serrait la main. L’Eglise, c’était sa bouffée d’oxygène.
    Mais récépissés, OQTF se sont enchaînés. Les montagnes russes. Le désespoir revenait souvent. On ne peut pas ce que c’est. Pendant 8 ans, errer sans toit, dépendre de la bienveillance de certains qui t’accueillent. Tu ne peux pas travailler. Tu n’es pas réfugié. Tu ne peux pas retourner au pays, parce même si la France veut pas te croire pour ses raisons à elle qui dépasse de loin l’échelle des individus concernés, toi tu as connu la torture et l’horreur. Mais on te dit que tu mens. Malgré ce que le docteur qui a inspecté ton corps a écrit. Malgré les preuves que tu fournis.Aucune issue.

    Il y a eu un tournant, dans la santé mentale d’Emmanuel. C’était en hiver 2019 (?) il me semble. Ça faisait déjà longtemps qu’on ne s’était pas revus. Emmanuel est venu chez nous, balafré à la joue, ses lunettes cassées, dans un état de panique, il était confus, il pleurait, il n’arrivait pas à s’exprimer. Le regard dans le vide, il répétait qu’il ne comprenait pas pourquoi il avait été attaqué. Quelques jours plus tôt, sur le parvis de la cathédrale, il avait été attaqué. Je lui ai mis de la crème sur la joue, je lui ai donné le tube. Je devais partir faire je ne sais quoi avec mes enfants, je n’ai pas pris le temps qu’il fallait. Je n’ai pas mesuré ce qu’il se passait. Je crois que ce jour la, il a vécu un trauma de plus, un trauma de trop. Peut être qu’à cette attaque, des traumas sont remontés...

    Il y a quelques mois, je parlais avec un jeune qui était dans ma classe de francais, avec Emmanuel. B. avait 16 ans quand il est arrivé. Lui aussi avait eu un OQTF (obligation de quitter le territoire français ) et lui aussi je l’avais vu pleurer, dans notre salon. Sa maman lui manquait. Il n’était qu’un ado, après tout ! Il ne savait pas où il allait. Mais parce qu’il était mineur, il a bénéficié de la protection de l’enfance et après une année de galère et de détresse, il a reçu ses papiers. Aujourd’hui iil a fait des études, il travaille et il conduit. Alors que je lui donnais la terrible nouvelle de l’incendie de la cathedrale, voici ce qu’il a dit : « Si les problèmes avaient duré 8 ans pour moi, moi aussi je serais devenu fou, c’est invivable, intenable. Je suis désolé pour Emmanuel. »
    ...
    Comprenons nous ?

    Déjà l’année dernière à l’incendie de la cathédrale, de nombreuses personnes ont crié à l’attaque terroriste. Cette cathédrale, Emmanuel l’aimait beaucoup. C’était son lieu de travail et son lieu de recueillement. En quelque sorte, c’était chez lui. Il ne s’agit pas d’un homme qui est entré dans une cathédrale pour y mettre le feu ! Il s’agit d’un homme qui n’en pouvait plus et qui a foutu le feu à l’endroit qu’il connaissait peut être le mieux. Nous qui connaissons Emmanuel savons que c’était bien plus profond. Il aimait vraiment servir à l’église, ça lui permettait de penser à autre chose. Il aimait vraiment l’église. Sauf que même l’Eglise n’avait pu l’aider à hauteur du besoin. Le soutenir comme il l’aurait fallu. Parce qu’un homme a qui on refuse de vivre comme un homme, à un moment, ne peut plus tenir. Malgré le vrai soutien qu’il a reçu de la part de plusieurs personnes et de l’Eglise.

    Je voudrais dire à Madame Le pen que oui, oui, il fallait accueillir cet homme menacé de mort au Rwanda. Oui il fallait l’accueillir. Mais ce n’est pas ce que nous avons fait. Il n’a pas été accueilli par la France, on lui a refusé l’asile suite à une interview, on lui a dit qu’il mentait, et pour des raisons qui dépassent son histoire et qui concernent la France et ses accords politiques, et cela malgré son intégration, son bénévolat, ses grands efforts, sa claire envie de s’en sortir, toutes les attestations que nous autres avons fournies, sa motivation à travailler, on l’a laissé survivre seul, sans ressources, sans toit, sans futur et sans perspective d’avenir. On l’a laissé la nuit revivre l’horreur de son passé dans ses cauchemars et le jour, faire face au cauchemar que vit l’homme débouté du droit d’asile. L’homme qui ne peut vivre comme un homme. On la laissé dans une détresse psychologique telle qu’un homme pourtant si doux, et encore une fois je ne suis pas la seule à le dire, se retrouve aujourd’hui tellement perturbé psychologiquement qu’il a tué celui qui lui tendait la main. Sans parler de la prison depuis l’acte terrible d’incendier la Cathédrale. L’Unité psychiatrique de la prison. Il ne mangeait plus pendant un temps. Il ne parlait plus. L’avez vous visité ? avez vous cherché ce qui a pu le pousser à déclencher un incendie dans la cathédrale ?

    On a fait vivre un cauchemar à ce pauvre homme, pendant de nombreuses annees. Aujourd’hui, je pense qu’Emmanuel souffre de troubles psychiatriques graves qui ont fait de lui, hier, lundi 9 août 2021, un criminel. Il a tué cet homme qui lui tendait la main. C’est un acte d’une gravité énorme, et un acte incompréhensible qui, pour moi et à la lumière de ce que je sais de cette histoire, ne s’explique que par le trouble psychiatrique. Un trouble psychiatrique qui doit être reconnu. Un trouble psychiatrique installé par des années d’angoisse, dû à l’indifférence et la survie que vivent les déboutés du droit d’asile.
    Et ce sont des citoyens, des religieux, des missionnaires, qui dans l’ombre prennent soin de ces gens qui sont là sans être là. Peu d’associations le font puisqu’il n’y a pas de financement pour ce public la. Qui sont les fantômes de notre République des droits de l’homme. Qui bossent au black dans notre pays.

    Aujourd’hui je peux dire que mon ami Emmanuel est devenu un meurtrier, lui qui avait fui son pays et tout risqué pour ne pas l’être. Il est devenu un meurtrier.
    Mais jamais je n’oublierais qu’avant hier, lundi, il était d’abord une victime, une victime du Rwanda, et une victime d’une France qui ne lui a pas tendu la main alors qu’il avait besoin de secours, pendant de longues années.

    Madame Le Pen se permet de s’emparer du sujet en le reliant à un acte terroriste, disant que cet homme n’aurait jamais dû venir en France. Elle se saisit d’une histoire qu’elle ne connaît pas comme d’un argument pour faire pencher la balance en sa faveur.

    Cet homme comme tant d’autres est venu trouver refuge en France parce que nous sommes le pays des Droits de L’Homme. Mais nous ne lui avons pas donné refuge. Nous l’avons laissé dans la misère et sa souffrance a pris le dessus. Hier il a commis le pire.

    Aucun de nous ne peut savoir s’il aurait supporté les souffrances d’Emmanuel. Celles du Rwanda, et celles de ces 9 dernières années en France. Moi, je ne pense pas que j’aurais pu les supporter. Déjà les lire dans un dossier c’était trop. Alors les vivre, non.

    Au prêtre décédé hier, tué par l’ami qu’il hébergeait, avec l’espoir de le voir aller mieux : merci du fond de mon cœur ♥️ il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous avez tendu la main que la France n’a pas tendu à cet homme.

    A tous, que celui qui a déjà vécu une vie comme celle d’Emmanuel lui jette la première pierre.

    Moi, fille de fils d’immigré d’Algerie, j’ai eu la chance d’apprendre à écrire. Aujourd’hui je tenais à ce que ma plume témoigne de l’histoire d’un exilé, qui n’a lui pas eu la même chance que ma famille en France. Un exilé qui a été ignoré lorsqu’il tenait bon, et qui aujourd’hui est connu parce qu’il est tombé.

    Voila, merci de m’avoir lue.
    Cécile Issaad Murray

    Ma tante, Odile Brousse, qui a hébergé Emmanuel plusieurs mois, tient à dire qu’elle co-signe cette lettre.

    Vous pouvez partager, et largement si le cœur vous en dit._

    Source : https://facebook.com/story.php?story_fbid=10159516250561667&id=782961666

    #Rwanda #traumatisme #exil

    • À l’époque des faits, j’avais entendu que, un peu avant l’incendie de la cathédrale, l’administration de la paroisse (ou du diocèse) lui avait refusé un document (certificat ou contrat de travail) justifiant de l’activité qu’il exerçait au profit de cette même cathédrale. Pièce qui, dans un dossier comme le sien, peut avoir une importance cruciale.

      Je ne me souviens plus des détails.

    • L’homme d’origine rwandaise, principal suspect du meurtre du Père Olivier Maire en Vendée, a été interné d’office *et sa garde à vue levée en raison d’« incompatibilité avec son état de santé ».

      Il n’était pas expulsable en raison de sa mise sous contrôle judiciaire pour l’incendie de la cathédrale de Nantes.

      Il n’était pas expulsable, on remarquera que notre tourquenois de l’intérieur respecte parfois la loi.

      Tout d’abord, on remarquera qu’Emmanuel A. avait 12 ans lors des massacres du Rwanda, les tutsis et les hutus, entre 500 000 et 1 millions de morts.
      Ca s’était passé entre avril et Juillet 1994.
      Emmanuel A, pas emmanuel M.

      L’extermination des Tutsis par la majorité hutue avait reçu le soutien de l"Eglise catholique à plusieurs niveaux :
      – participation aux meurtres,
      – soutien de l’idéologie raciste hutue,
      – non assistance à personnes en danger.
      A la fin du conflit, le Vatican et diverses hiérarchies catholiques ont rappelé que l’aide et la protection apportées aux criminels de guerre restait autant d’actualité qu’après la seconde guerre mondiale.
      Des prêtres et religieuses rwandais ont pu ainsi fuir et trouver refuge en Europe.

      Certains, et certaines, trés peu ont été condamnés.

    • Désolée, y’a des références que je ne peux contribuer à médiatiser : le commentaire a été supprimé.
      Je n’ai pas la force mentale de me plonger dans ces recherches qui nécessiteraient une immersion dans la boue mais il me semblait qu’il y avait eut justement une distortion de la loi parce que des [*] tenaient absolument à avoir un procès exemplaire en France suite à l’incendie... Il faudrait une source directe pour confirmer ou infirmer mais je n’en ai pas.

    • Juste un détail par rapport au commentaire de ce troll crétin. Le préfet n’est pas symbole de démocratie. C’est un membre de l’exécutif, non-élu, et pouvant comme tous les autres, ne pas respecter la loi et la séparation des pouvoirs. Quand le Conseil d’état intervient, c’est bien souvent pour signifier qu’un préfet n’a pas respecté la loi. Et en matière de droit d’asile, on le sait tous, les préfets s’en font une grosse spécialité. Ne pas respecter la loi, ce n’est pas le signe qu’on est démocrate comme voudrait le faire acroire le livre de Zemmour, mais c’est plutôt le signe que ces préfets n’en ont rien à faire de l’état de droit, de la séparation des pouvoirs, etc.

    • Arf, France 3 (et d’autres) donnent son nom de famille.
      Autre arf : "Prêtre tué en Vendée : Les obsèques seront diffusées vendredi sur écran géant et à la télévision" _J’en déduis que ni la congrégation ni la famille n’ont réussi à dire non à la récupération électoraliste et à faire respecter les vœux d’humilité du Père Maire. Est-ce que Darmanin compte faire pareil à chaque féminicide ?
      https://www.20minutes.fr/societe/3101607-20210812-pretre-tue-vendee-obseques-diffusees-vendredi-ecran-geant