https://www.humanite.fr

  • Sortir de la sidération et refuser la destruction de l’hôpital public | Pauline Londeix et Jérôme Martin
    https://www.humanite.fr/sortir-de-la-sideration-et-refuser-la-destruction-de-lhopital-public-694438

    Nous savons tous que l’austérité est en train de détruire l’hôpital et notre système de santé publique. Depuis vingt ans, des dizaines de milliers de lits hospitaliers ont été supprimés, l’activité à l’hôpital augmente, notamment aux urgences, mais le recrutement des personnels ne suit pas. Pourtant, l’action politique ne change pas. Source : via L’Humanité

  • Dominique Simonnot, journaliste du « Canard enchaîné », est nommée contrôleuse générale des prisons
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/10/05/une-journaliste-du-canard-enchaine-nommee-controleuse-generale-des-prisons_6

    Elle a rejoint l’hebdomadaire satirique en 2006, dans lequel elle publie chaque semaine une chronique judiciaire. Elle remplace Adeline Hazan partie à la mi-juillet.

    Le poste de contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, chargée de défendre les droits des détenus, était vacant depuis le départ à la mi-juillet d’Adeline Hazan, qui a occupé pendant six ans la direction de cette autorité administrative indépendante. La chroniqueuse judiciaire du Canard enchaîné Dominique Simonnot a été nommée par Emmanuel Macron pour la remplacer, a annoncé l’Elysée lundi 5 octobre.

    • La chroniqueuse judiciaire au Canard enchaîné, qui avait démarré sa carrière comme éducatrice à l’Administration pénitentiaire, a été nommée, lundi, au poste de contrôleuse générale des prisons par Emmanuel Macron.
      https://www.humanite.fr/dominique-simonnot-une-journaliste-au-chevet-des-prisonniers-694522

      Un joli défi pour une journaliste engagée. À 67 ans, Dominique Simonnot, chroniqueuse judiciaire au #Canard_enchaîné, a été nommée, lundi, au poste de contrôleuse générale des prisons par le président Emmanuel Macron. Pour celle qui a démarré sa carrière comme éducatrice à l’Administration pénitentiaire, c’est une sorte de retour aux sources, mais aussi la continuation d’une carrière marquée par l’attention aux exclus de la société. Arrivée en 1991 au quotidien Libération, elle y couvre des grandes affaires judiciaires, mais aussi la lutte des sans-papiers à l’époque de l’église Saint-Bernard. Elle s’intéresse aussi aux mal-logés et aux difficultés de la vie en #prison. Elle publie, en 2018, un très beau livre sur le parcours de combattant d’une enfant rom en France.

      De son intérêt pour ceux que la société rejette et de son goût pour les questions judiciaires, elle tire Carnets de justice, une chronique qui livre une observation à la fois savoureuse et tendre de la #justice du quotidien, celle des comparutions immédiates. Elle reprend cette formule au Canard enchaîné, qu’elle rejoint en 2006, après avoir quitté Libération en raison d’un désaccord avec la ligne prise par le quotidien. Avec ce nouveau poste, Dominique Simonnot a du pain sur la planche. Son prédécesseur, Adeline Hazan, qui a quitté son poste mi-juillet, a visité pendant son mandat quelque 900 établissements, dont 164 hôpitaux psychiatriques et 149 prisons. Elle devra surtout batailler avec un État de moins en moins regardant sur les conditions de détention qu’il impose et de plus en plus enclin à manier des rhétoriques populistes.

      Justice en France - une loterie nationale
      https://www.payot.ch/Detail/justice_en_france-dominique_simonnot-9782846750738

      Ce #livre est une adaptation des « Carnets de justice », une des plus célèbres chroniques de Libération, créée en 1998 par Dominique Simonnot. Si, dans le quotidien, chaque « Carnet » déroule une audience complète, l’auteur a choisi ici d’adopter un classement thématique, par type de délit - arnaques, outrages et rébellions, drogue, violences familiales... - ou par profession - avocats, juges et procureurs. Le constat n’en est que plus accablant. Car c’est un mythe bien établi qu’en France, la loi serait la même pour tous et que l’individualisation des peines ne profiterait qu’au justiciable. En s’attachant, loin des grands procès médiatiques, au petit théâtre des comparutions immédiates, les anciens flagrants délits, en donnant à entendre, sans les commenter, mais en les « montant », les paroles des prévenus, des avocats, des magistrats et de leurs auxiliaires, sans oublier les interventions de la salle, Dominique Simonnot fait voler ce mythe en éclats. Et l’on découvre comment, d’une ville à l’autre, d’un magistrat, d’un avocat ou d’un jour à l’autre, ce n’est pas toujours la même loi qui s’applique. C’est une pauvre (à tous les sens du terme) justice ordinaire qui s’exerce en France, justice humaine, bien trop humaine...

      Amadora - une enfance tzigane
      https://www.payot.ch/Detail/amadora-dominique_simonnot-9782021377057?cId=0

      Qui connaît en France la communauté des #Roms ? Qui sait ce qu’ils font, d’où ils viennent, quelles sont leurs attentes ? Qui s’est donné la peine de leur laisser la parole ? En brossant le portrait d’une jeune Tzigane vivant en Seine-Saint-Denis, Amadora Linguar, #Dominique_Simonnot déjoue les a priori qui résument notre vision de tout un peuple. Arrivée en France à 4 ans, Amadora est devenue la traductrice officielle de son campement, la seule à lire, écrire et parler un français impeccable. La petite fille s’occupe de ses frères et soeur, négocie le prix des matelas que son père ramasse dans la rue, discute avec les policiers, accompagne les adultes à l’hôpital ou chez le médecin, parlemente avec l’assistante sociale... A ses côtés, Dominique Simonnot a glané une foule d’histoires comiques ou effrayantes et rencontré des personnages hors du commun. A force de l’écouter, elle a eu envie de capter la voix de cette petite lutine studieuse pour raconter l’histoire d’une famille rom en France. Une famille où chacun porte en soi un mélange de nostalgie du pays, de lamentation mais aussi de malice et d’un humour au vitriol. Bref, voici les Roms comme on ne les a jamais vus.

    • Pourquoi Emmanuel Macron a choisi Dominique Simonnot, du « Canard enchaîné », comme contrôleuse des prisons
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/13/pourquoi-macron-a-choisi-une-journaliste-du-canard-enchaine-comme-controleus

      C’est Eric Dupond-Moretti, le garde des sceaux, qui a soufflé le nom de la journaliste au président de la République, à l’issue d’un casting riche en rebondissements.
      Par Jean-Baptiste Jacquin

      Annoncée le 5 octobre par le président de la République, la proposition de nommer Dominique Simonnot, journaliste au Canard enchaîné, au poste de contrôleuse générale des lieux de privation de liberté a surpris, tant sa personnalité apparaît « disruptive » , selon le terme cher à la Macronie.

      Celle qui tient chaque semaine la chronique « Coups de barre » devait savoir mardi 13 octobre si les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat donnent leur feu vert à sa nomination. Le dépouillement du vote non public des deux commissions doit se tenir de façon simultanée à 19 heures, dans la foulée du grand oral prévu devant chacune d’entre elles. « L’inconnue viendra du vote des députés et sénateurs de droite, les groupes La République en marche et la gauche devant approuver ce choix » , prédit un bon connaisseur du Parlement.

      Agée de 68 ans, Mme Simonnot connaît les contraintes de l’administration pénitentiaire pour y avoir débuté en tant qu’éducatrice, profession élargie depuis et transformée en conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Devenue journaliste en 1991, à Libération puis au Canard enchaîné depuis 2006, elle a sillonné les tribunaux du pays, notamment pour tenir sa chronique des comparutions immédiates, qui a alimenté deux livres et une pièce de théâtre. Son humour, grinçant au point de déstabiliser ses interlocuteurs qui ne savent pas toujours à quoi s’en tenir, et ses combats contre l’injustice et les malfaçons de la justice en font « une personnalité attachante mais clivante » , résume un magistrat qui la connaît bien.

      Poste vacant depuis le 17 juillet

      C’est pourtant à un tout autre profil qu’Emmanuel Macron avait pensé pour succéder à Adeline Hazan à la tête de cette autorité administrative indépendante, chargée de visiter avec un regard critique les prisons, hôpitaux psychiatriques où des personnes sont internées sans leur consentement, centres de rétention administrative, lieux de garde à vue et autres centres éducatifs fermés.
      L’Elysée avait prévu, a-t-on appris de bonne source, d’annoncer simultanément fin juin les noms de la journaliste Claire Hédon pour succéder à Jacques Toubon comme Défenseure des droits et du conseiller d’Etat Christian Vigouroux comme contrôleur général des lieux de privation de liberté. Mais le secrétariat général du gouvernement a exhumé in extremis deux jurisprudences du Conseil d’Etat sur la limite d’âge qui fragilisaient la nomination de ce grand commis de l’Etat, qui vient de fêter ses 70 ans.

      Aucun plan B n’avait été prévu. Le poste de contrôleur général est donc vacant depuis le 17 juillet. De quoi alimenter des inquiétudes sur la volonté politique de pourvoir cette fonction. L’ex-garde des sceaux Nicole Belloubet avait alors poussé la candidature de Laurence Vichnievsky, ancienne juge d’instruction aujourd’hui députée MoDem du Puy-de-Dôme. Mais Eric Dupond-Moretti, nommé ministre de la justice le 6 juillet, a fait rapidement connaître, selon nos informations, ses réticences, même si cette nomination relève d’une prérogative du chef de l’Etat.

      Plusieurs candidatures, notamment de magistrats, se sont manifestées ou ont été évoquées, comme celle de Yaël Braun-Pivet, la présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, écartée en juillet de la course à la présidence du groupe La République en marche au Palais-Bourbon. L’ex-avocate a marqué son intérêt pour le thème de la prison depuis son élection dans les Yvelines avec la vague macroniste de juin 2017. Mais nommer une députée fidèle à Emmanuel Macron à la tête d’une autorité censée être indépendante de l’exécutif présentait un risque politique.

      « Une idée très gonflée »

      Le chef de l’Etat et le garde des sceaux se sont alors accordés sur un nom, celui de Florence Aubenas, a-t-on appris d’une source proche de l’Elysée. Mais, grand reporter au Monde depuis 2012, la journaliste, qui avait présidé l’Observatoire international des prisons entre 2009 et 2012 après être passée par Libération et Le Nouvel Observateur, a décliné la proposition.

      C’est Eric Dupond-Moretti qui a finalement soufflé à Emmanuel Macron le nom de Dominique Simonnot, a-t-on appris de sources concordantes. L’ex-avocat et la journaliste se connaissent depuis longtemps. « Une idée très gonflée » , relève un bon connaisseur du Contrôleur général des lieux de privation de liberté, « mais qui a du sens » . D’ailleurs, l’Elysée a préféré s’assurer, avant de valider ce choix, que la direction de l’administration pénitentiaire n’y voyait pas un casus belli.

      Son indépendance à l’égard du gouvernement ou du parti présidentiel ne peut pas être mise en défaut. C’est elle, par exemple, qui a révélé dans Le Canard enchaîné du 23 octobre 2019 la note adressée à Matignon par un conseiller du cabinet de Nicole Belloubet, demandant d’identifier les villes ciblées par la majorité à l’approche des élections municipales afin d’adapter en conséquence le rythme des annonces en matière de jeu de chaises musicales entre les tribunaux.

      L’un des enjeux de ce mandat de six ans, non renouvelable, sera de s’assurer que les recommandations sur la dignité des conditions de détention formulées par la Cour européenne des droits de l’homme, lors de la condamnation historique de la France le 30 janvier, soient suivies d’effet.

      #prisons #psychiatrie #CRA

  • Haut-Karabakh : dans le Caucase, une guerre qui cache d’autres bras de fer
    Par Pierre Alonso — 2 octobre 2020 à 20:56 - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/10/02/dans-le-caucase-une-guerre-qui-cache-d-autres-bras-de-fer_1801288

    (...) Tout à sa volonté de diversifier ses partenariats stratégiques, et de diminuer sa dépendance à l’égard de Moscou, l’Azerbaïdjan s’est rapproché d’Israël ces dernières années. Les résultats de cette nouvelle alliance sont visibles de manière très concrète : les forces armées azerbaïdjanaises utilisent des drones, notamment le « drone kamikaze » de fabrication israélienne Harop, contre des cibles arméniennes ou séparatistes. Depuis 2016, Israël est le premier fournisseur d’armes à l’Azerbaïdjan. Pour protester contre cette assistance, certes passée, à son ennemi, l’Arménie a décidé jeudi de rappeler son ambassadeur à Tel-Aviv, ce que le ministère israélien des Affaires étrangères a dit regretter. Mais l’Etat hébreu a d’autres intérêts en jeu : les services israéliens ont utilisé l’Azerbaïdjan pour des opérations clandestines contre l’Iran, les deux pays partageant plus de 600 kilomètres de frontière. (...)

    #IsraelAzerbaïdjan
    https://seenthis.net/messages/879108 @kassem

    • Haut-karabakh. Quand l’Azerbaïdjan fait son marché d’armes en Israël
      Jeudi 8 Octobre 2020 - Pierre Barbancey
      https://www.humanite.fr/haut-karabakh-quand-lazerbaidjan-fait-son-marche-darmes-en-israel-694613

      (...) Israël s’est très tôt intéressé à l’Azerbaïdjan, pays frontalier avec l’Iran. Au point d’avoir été parmi les premiers pays à le reconnaître après la chute de l’URSS en 1991. En 2018, le chef d’état-major des forces armées azerbaïdjanaises avait été reçu en grande pompe en Israël. L’Azerbaïdjan est ainsi devenu le pays d’accueil de tout un tas d’équipements permettant une surveillance de l’Iran. On dit même que les documents portant sur le nucléaire iranien et volés par des agents du Mossad en janvier 2018 auraient été sortis via l’Azerbaïdjan. Ce que Bakou dément. Mais la coopération de l’ombre ne cesse de se renforcer, facilitant par là même le commerce des armes. Si certains contrats sont officiels comme ceux passés récemment avec la firme Elbit Systems concernant la livraison de drones armés, d’autres arrangements sont plus secrets. Comme le transit d’armes tchèques destinées à Bakou, via le territoire israélien. (...)

      #marchand_de_canons

  • Il est urgent d’ouvrir le revenu minimum aux jeunes
    https://www.inegalites.fr/Il-est-urgent-d-ouvrir-le-revenu-minimum-aux-jeunes

    Ensuite, on craint que le RSA fasse des jeunes des « assistés ». Avec 500 euros par mois, ils pourraient soi-disant se passer de chercher du travail. Or différentes études ont montré que la mise en place d’un revenu minimum n’affecte pas la recherche d’emploi des jeunes [3]. Les travaux de l’économiste Esther Duflo sur la pauvreté ont établi que cette critique de l’assistanat, envers les plus pauvres en général, n’était pas fondée empiriquement. Surtout, elle explique qu’il est possible de lier plus étroitement le bénéfice d’un revenu minimum aux dispositifs d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, comme c’est le cas dans les pays nordiques. Il existe en France une « garantie jeunes » qui permet d’accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité dans leur insertion professionnelle, mais elle est attribuée dans des conditions draconiennes.

    Pour lutter efficacement contre la pauvreté des jeunes, il est temps de leur accorder le droit à un minimum social [4]. Cette option est largement à la portée des finances publiques de notre pays. L’Inspection générale des affaires sociales, reprenant une étude du ministère des Solidarités a, par exemple, estimé le coût de l’ouverture du RSA aux 18-25 ans (non étudiants) à un montant situé entre 1,5 et 3 milliards d’euros [5]. À titre de comparaison, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont l’effet est très réduit, a coûté 21 milliards en 2018, et le « plan jeunes » présenté le 23 juillet dernier, 6,5 milliards. C’est donc une réforme dont la mise en œuvre ne dépend en fin de compte que d’une volonté politique suffisante, et dont les effets seraient considérables en termes de réduction de la pauvreté [6].

  • Haut-Karabakh. La Turquie envoie des supplétifs syriens | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/haut-karabakh-la-turquie-envoie-des-suppletifs-syriens-694322

    Le recrutement aurait commencé à Afrin et à Idleb il y a un mois pour affronter l’Arménie. C’est la répétition du scénario libyen.

    Deux contradictions avecle récit officiel sur la #syrie

    1) Les combattants de la révolution en Syrie sont donc « aussi » de potentiels « supplétifs » (pour ne pas dire mercenaires)
    2) Ce n’est donc pas un problème si des sunnites (syriens et présents sur le sol syrien) combattent pour des chiites, les azéris d’Azerbaïdjian (par ailleurs bons clients des armes israéliennes !).

    • Haut-Karabakh : les raisons de la haine
      https://www.arte.tv/fr/videos/094279-141-A/haut-karabakh-les-raisons-de-la-haine

      Le Haut-Karabakh est de nouveau sous le feu des armes depuis le 27 septembre. Ce petit territoire, qui était majoritairement peuplé d’Arméniens et faisait partie de l’Azerbaïdjan, a auto-proclamé son indépendance en 1991. Les forces séparatistes, soutenues par l’Arménie, y affrontent l’armée azérie. L’Arménie et l’Azerbaïdjan multiplient les déclarations martiales et envoient des volontaires sur place. La Turquie, pour sa part, soutient sans réserve Bakou, faisant craindre une internationalisation des hostilités. Quelles sont les racines de ce conflit et les puissances en jeu ? Les explications d’ARTE Info.

      en 4 minutes, c’est un peu court et visible jusqu’au 4 octobre

  • Niκoς Smyrnaios
    @smykos
    https://twitter.com/smykos/status/1306933539498348544

    J’ai écrit une tribune dans @humanite_fr
    pour dénoncer l’escalade militaire entre la #Turquie et la #Grèce et la course aux hydrocarbures à l’est de la Méditerranée qui conduit inévitablement au conflit et à la dégradation de l’environnement


    https://pbs.twimg.com/media/EiMpHfwXgAEPRby?format=jpg&name=large

    Grèce-turquie. Éviter le scénario catastrophe
    Vendredi 18 Septembre 2020
    PAR Nikos Smyrnaios Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication
    https://www.humanite.fr/grece-turquie-eviter-le-scenario-catastrophe-693761
    #Grèce_Turquie

  • Covid-19 : 81 établissements et « un peu plus de 2 100 classes » actuellement fermés en France, annonce Jean-Michel Blanquer
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/direct-covid-19-la-pandemie-s-accelere-en-inde-qui-depasse-les-cinq-mil

    Deux semaines après la rentrée, il dresse un nouveau bilan. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé, mercredi 16 septembre, que 81 établissements scolaires et « un peu plus de 2 100 classes » étaient actuellement fermés en France à cause de cas de coronavirus. « Ce sont des chiffres qui restent très limités », a-t-il pondéré, sur LCI, rappelant que le pays compte 60 000 établissements. Suivez l’évolution de la situation dans notre direct.

    Il y a cinq jours, ils annonçaient 32 établissements et 524 classes fermées. Bon gros progrès…
    https://seenthis.net/messages/875440
    (et l’école de mes enfants n’apparaît toujours nulle part, donc je pense que les chiffres officiels sont déjà largement sous-estimés).

  • La France demande à Israël de ne pas expulser Salah Hamouri
    AFP / le 06 septembre 2020 à 20h33 - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1231647/la-france-demande-a-israel-de-ne-pas-expulser-salah-hamouri.html

    La France a demandé dimanche à Israël de surseoir à l’expulsion de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri et d’autoriser sa famille à le rejoindre à Jérusalem, ont indiqué des sources diplomatiques à l’AFP.

    Jeudi dernier, le ministère israélien de l’Intérieur avait informé M. Hamouri de « son intention (...) de révoquer son statut permanent en Israël », ouvrant ainsi la voie à son expulsion du pays.

    Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, M. Hamouri avait été emprisonné entre 2005 et 2011, un tribunal israélien l’ayant reconnu coupable d’un projet d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël, fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass et défunt père de l’actuel grand rabbin du pays.

    Palestinien né à Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée par l’Etat hébreu en 1967, M. Hamouri n’a pas la nationalité israélienne mais un permis de résidence. Or ce permis peut, ce qui est rare, ne pas être renouvelé par les autorités. Et c’est ce que le ministre de l’Intérieur, Arié Dery, figure de proue du parti Shass, a fait en demandant jeudi la révocation du statut de M. Hamouri qui a désormais un peu moins d’un mois pour interjeter appel.

    A la « demande » du Quai d’Orsay, l’ambassadeur de France en Israël, Eric Danon, a effectué dimanche « une démarche » auprès du ministère des Affaires étrangères israélien afin de « demander » à ce que M. Hamouri puisse « demeurer à Jérusalem » et aussi « permettre à sa famille de le rejoindre », a indiqué à l’AFP le service de presse de l’ambassade de France à Tel-Aviv.

    L’épouse de M. Hamouri, la Française Elsa Lefort, fille de l’ex-député communiste et ancien président de l’Association France-Palestine Solidarité Jean-Claude Lefort, avait été expulsée en janvier 2016 d’Israël avec l’interdiction d’y revenir pendant 10 ans.

    L’ambassadeur Danon a discuté du dossier Hamouri avec la directrice adjointe de l’Europe aux Affaires étrangères israéliennes, Anna Azari, qui a, elle, accusé l’avocat franco-palestinien de « profiter » de son statut de résident permanent pour « nuire à l’Etat », a indiqué dans un message à l’AFP la diplomatie israélienne.

    Militant notamment pour la cause des prisonniers palestiniens, M. Hamouri est accusé par Israël, malgré ses dénégations, d’être un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un mouvement jugé terroriste par l’Etat hébreu. Il y a quelques années, il avait été écroué pendant 13 mois sans charge dans le cadre d’une procédure dénoncée par Amnesty International.

    #Salah_Hamouri

    • Jérusalem. Netanyahou veut expulser Salah Hamouri
      Lundi 7 Septembre 2020 | Pierre Barbancey | L’Humanité
      https://www.humanite.fr/jerusalem-netanyahou-veut-expulser-salah-hamouri-693200

      Selon les accords d’Oslo, les Palestiniens de Jérusalem dépendent d’Israël

      Le ministre israélien estime que Salah Hamouri utilise sa position de résident d’Israël pour agir contre cet État. Il évoque sa condamnation à sept ans de prison, mais s’appuie aussi sur la détention administrative d’un an (en 2018-2019) alors qu’aucun procès n’a eu lieu et que les dossiers étant secrets, nul ne sait officiellement pourquoi celui qui est maintenant un avocat des droits de l’homme avait été enfermé.

      Autant dire que si cette mesure était appliquée, que le statut permanent de résident était annulé, Salah Hamouri serait obligé de quitter la Palestine. En effet, selon les accords d’Oslo, les Palestiniens de Jérusalem ne dépendent pas de l’Autorité palestinienne, mais d’Israël. Toute installation ailleurs qu’à Jérusalem ou de quiconque n’est pas israélien, y compris à Ramallah, nécessite l’obtention d’un visa de la part d’Israël. Qui peut refuser de l’octroyer. C’est déjà le cas pour l’épouse de Salah Hamouri, qui ne peut plus se rendre ni en Israël ni dans les territoires palestiniens en vertu d’une décision discriminatoire.

      L’idée israélienne est maintenant d’empêcher Salah Hamouri de rester. Sans sa carte de résident permanent, il n’a plus comme pièce d’identité que son passeport français. Le ministère français des Affaires étrangères, qui « a engagé des démarches pour obtenir des explications sur les motifs de cette décision et son retrait sans délai », indique que la situation de Salah Hamouri « est suivie attentivement et à haut niveau par les autorités françaises ». La France souligne qu’il « doit pouvoir mener une vie normale à Jérusalem, où il est né et où il réside. Son épouse et son fils doivent également obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver ». Il a trente jours pour contester cette mesure politique.

  • Les décrocheurs, toujours et encore face aux juges !
    Vendredi 4 Septembre 2020
    Pia de Quatrebarbes | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-decrocheurs-toujours-et-encore-face-aux-juges-693167

    Pour la 17e fois, des « décrocheurs » de portraits du président de la république sont passés devant le tribunal correctionnel. À chaque fois, le même harcèlement judiciaire et policier contre des militants qui agissent symboliquement à visage découvert, sans violence, ni volonté de se soustraire à la justice… pour dénoncer l’inaction climatique d’Emmanuel Macron.

    Cette fois, c’était à Nantes. Mais depuis un an et demi, ça a aussi eu lieu dans les salles d’audience des tribunaux correctionnels de Lyon, de Paris ou de Rennes… Et ça se reproduira encore 15 fois d’ici la fin de l’année avec les mêmes faits reprochés : vol en réunion et refus de prélèvement ADN. Le 3 septembre, Laurine Guyard, sa mère, Véronique, et Gaëtan Jaguelin ont comparu devant les magistrats de Nantes.
    (...)
    Pour eux il y a très clairement une volonté de « décourager toute opposition de s’exprimer, et de bâillonner les activistes », continue Laurine. Le procureur a requis 500 euros pour vol en réunion et 300 euros pour refus de prélèvement ADN, le délibéré sera rendu le 17 septembre. D’autres seront encore jugés à Auch, le 13 octobre, et d’autres encore à Strasbourg le 22 octobre, et encore à Paris, en appel, le même jour… Au total, 126 personnes ont été placées en garde à vue, et 80 sont poursuivies en justice depuis le début de la campagne. Tous, certes, n’ont pas été condamnés. À Lyon, il y a un an, le juge avait relaxé les deux activistes en évoquant les manquements de la France et la « nécessaire » réaction des citoyens. « Face au défaut de respect par l’Etat d’objectifs pouvant être perçus comme minimaux dans un domaine vital, le mode d’expression des citoyens en pays démocratique ne peut se réduire lors des échéances électorales mais doit inventer d’autres formes de participation », disait-il dans son jugement

    #décrocheurs

  • Georges Corm. « Les accords de libre-échange ont ravagé le Liban, son industrie et son agriculture »
    Vendredi, 7 Août, 2020 | L’Humanité | Entretien réalisé par Marc de Miramon
    https://www.humanite.fr/georges-corm-les-accords-de-libre-echange-ont-ravage-le-liban-son-industrie

    Ancien ministre des Finances (1998-2000), Georges Corm éclaire les liens singuliers qui unissent Paris et Beyrouth. Témoin du discrédit de la classe politique libanaise, il explore quelques pistes pour sortir le pays d’une crise sans précédent.

    Georges Corm - Historien et économiste libanais
    Comment avez-vous vécu cette catastrophe ?

    Georges Corm C’est comme si un ouragan atomique s’était abattu sur la ville. Notamment en raison de la géographie de Beyrouth, qui a été frappée sur sa partie Est, la plus ancienne, si chère au cœur de tous les Libanais. J’ai énormément d’amis qui ont perdu leur logement à cause de cette catastrophe. Mon logement, situé dans la partie Ouest, celle dite autrefois « musulmane » en opposition à l’Est chrétien pendant la terrible guerre civile, a été épargné. La communauté chrétienne se sent plus particulièrement éprouvée.
    Quel rôle jouait le port de Beyrouth – détruit dans l’explosion – dans le tissu économique libanais ?

    Georges Corm Le port de Beyrouth, c’est le poumon économique du pays, par où transite environ 80 % du flux de marchandises, contre 20 % du trafic dans celui de Tripoli, au nord du Liban. Désormais, ce dernier sera fatalement amené à jouer un plus grand rôle.
    Emmanuel Macron, lors de sa visite, a déclaré vouloir « organiser l’aide internationale » pour le Liban. Quels sont les liens particuliers entre les deux pays qui sous-tendent cet affichage ?

    Georges Corm Ces liens sont très anciens, et certains veulent même les faire remonter à Saint Louis. Depuis le règne de Louis XIV, nous avons eu des échanges culturels importants. C’est en particulier la communauté maronite qui fournissait des savants aux institutions françaises pour développer leurs connaissances de la civilisation syriaque, elle-même à la base de la culture des maronites. De grands savants libanais ont séjourné à la cour de Louis XIV. On peut également rappeler le rôle éminent joué par la communauté druze et le célèbre émir appelé « Facardin » dans les textes français. L’Italie a été l’objet d’échanges très intenses, mais la force de l’impérialisme français a fait disparaître ce rôle qui se retrouve pourtant dans le style architectural du Liban. Il faut aussi rappeler que l’origine de la communauté maronite se trouve dans la ville d’Antioche, qui a traîtreusement été cédée par la France en 1939 à la Turquie, au prix de la neutralité de cette dernière pendant la Seconde Guerre mondiale. L’apport français a des côtés positifs et aussi beaucoup de négatifs.
    Emmanuel Macron, comme son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, insiste sur les réformes indispensables au Liban, de quoi parlent-ils exactement ?

    Georges Corm Les premières réformes, et je sais que de très nombreux Libanais sont tout à fait dans cette orientation, consisteraient à abandonner le système communautaire que la France nous a légué par un célèbre arrêté du haut-commissaire de 1936, qui a créé les communautés historiques à l’origine du confessionnalisme actuel. Celui-ci a joué un rôle très négatif dans le développement du Liban avec des chefs communautaires qui se partagent le « gâteau » de l’économie libanaise. C’est cet arrêté qui oblige par exemple les Libanais de communautés différentes à aller se marier à Chypre ou en Turquie…
    Pourquoi de nombreux observateurs ont-ils immédiatement soupçonné la main d’Israël dans l’explosion de Beyrouth ? Dans quel contexte de tension entre Tel-Aviv et le Hezbollah cette tragédie survient-elle ?

    Georges Corm J’ai entendu le jour même des chasseurs israéliens survoler le territoire libanais, et, depuis la montagne où je me trouvais, j’ai cru que la première explosion correspondait au passage du mur du son atteint par ces avions. Certains articles, y compris de source israélienne, accusent l’État d’Israël d’avoir provoqué l’explosion, et même le président Trump a tenu des propos ambigus à ce sujet. Entre Israël et le Hezbollah, il y a eu récemment, c’est vrai, une sorte de « journée des Dupes ». Le Hezbollah s’est mobilisé le long de la frontière sans commettre aucun acte hostile, et cela a provoqué en Israël une forte inquiétude, ravivant les souvenirs de la guerre perdue de 2006.
    La classe politique sunnite et de nombreux médias du Golfe tentent d’imputer la responsabilité de la catastrophe au Hezbollah, faut-il prendre ces accusations au sérieux ?

    Georges Corm C’est de la pure manipulation politique, ces stocks de nitrate d’ammonium se trouvaient dans le port de Beyrouth depuis des années. La question, c’est de savoir comment on a pu laisser ces matières dangereuses aussi longtemps et dans des conditions de sécurité aussi précaires. Les négligences sont probablement à chercher du côté de la direction du port de Beyrouth.
    Le Hezbollah est-il visé par le même discrédit qui frappe la classe politique libanaise ?

    Georges Corm Une bonne partie de la population constate que le « parti de Dieu » a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement de Hariri père d’abord, fils ensuite. Il est donc associé, dans l’esprit de beaucoup, à ce système de corruption généralisée. (...)

    #Beyrouth

  • Dupond-Moretti au pied du mur de la justice
    Pierre Barbancey - Humanité - Lundi, 3 Août, 2020
    https://www.humanite.fr/dupond-moretti-au-pied-du-mur-de-la-justice-692091

    (...)Les deux éditorialistes n’avaient visiblement pas tort lorsque l’on voit l’acharnement des autorités françaises à maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison alors que, à l’issue de sa peine de sûreté, il est libérable depuis 1999. Même l’avis émis en novembre 2012 par le tribunal d’application des peines, peu réputé pour son indulgence, n’a pas permis d’obtenir du gouvernement français un avis d’expulsion et ce malgré l’accord du Liban, patrie de Georges Ibrahim Abdallah.

    Il ne s’agit pas (plus) aujourd’hui d’épiloguer sur le dossier lui-même. Il s’agit simplement de savoir si la France va continuer à subir les pressions états-uniennes et israéliennes ou si, au contraire, elle est prête à faire acte d’indépendance en décidant, comme il le lui est permis, de libérer enfin Georges Ibrahim Abdallah.

    Le nouveau ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, jusque-là avocat, s’est toujours prononcé pour une justice libre. Il a l’occasion de montrer qu’il ne s’agissait pas que de paroles. Des parlementaires de tous bords, y compris de LaREM, le parti d’Emmanuel Macron, se sont exprimés dans ce sens. Le ministre a été saisi par le comité de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, le 12 juillet dernier.

    « Nous devons, messieurs, dire que les peines ne seront pas perpétuelles », avait lancé, en 1791, Pierre-Louis Prieur, député du tiers état à l’Assemblée constituante, lorsque la prison à vie a été retirée du Code pénal pour la première fois. Georges Ibrahim Abdallah est aujourd’hui âgé de 69 ans. Il n’a pas été condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté illimitée mais de quinze ans. Devra-t-il finir ses jours derrière les barreaux d’une prison dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““"
    Pierre Abi-Saab
    @PierreABISAAB
    6 août 2020
    https://twitter.com/PierreABISAAB/status/1291366505117089792

    يحدث هذه الأيام أشياء غريبة. بينما قوادي الرجل الأبيض وسماسرته استعادوا موال التدويل ولجنة التحقيق الدولية... مجموعة شباب وصبايا مسلّحة بمكانس التضامن والواجب الوطني تمشي في #الجمّيزة المنكوبة خلف موكب من السيارات المصفحة، وتهتف الحرية لجورج عبدالله

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1291355418942373888/pu/vid/1280x720/QOp5bFyfnej1tLVP.mp4?tag=10

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Free Georges Abdallah
    @FreeGIAbdallah
    https://twitter.com/FreeGIAbdallah/status/1291366160718532610

    Lors de la visite de Macron à Beyrouth au Liban, plusieurs personnes interpellent le président de la République française sur le maintien en prison de Georges Abdallah, communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 1999. Cet acharnement doit cesser !

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1291366004614930432/pu/vid/476x270/7y77gCs0zSsQDucc.mp4?tag=10

  • repris par
    https://europalestine.com/2003/12/16/a-lire-lavocate-gisele-halimi-sur-marwan-barghouti

    Semaine du jeudi 11 décembre 2003 – n°2040 – Nouvels obs
    Gisèle Halimi
    Elle est l’avocate du leader palestinien, qui risque la prison à vie

    « Sur Israël, j’ai perdu quelques illusions »

    « Dans le procès de Marwan Barghouti » – accusé d’être l’instigateur de 23 attentats – « j’ai constaté que la justice et les droits de la défense avaient été constamment bafoués »

    Le Nouvel Observateur . – L’ancien responsable du Fatah pour la Cisjordanie, Marwan Barghouti, accusé d’incitation au terrorisme et dont le procès doit être repris ces prochains jours en Israël, vous a demandé de l’assister en tant qu’avocate étrangère. A ce titre, vous avez suivi les
    audiences sans être autorisée à plaider. Pourquoi vous ?
    Gisèle Halimi . – Je pense que Marwan Barghouti voulait, en choisissant une avocate française, se référer aux valeurs d’un pays qui lui est cher, la France des droits de l’homme. Sa thèse de docteur en sciences politiques avait pour titre : « Cent Ans de relations franco-palestiniennes ». C’est peut-être à cause de cette approche que j’ai été d’abord étonnée puis choquée de voir qu’Israël, qui reconnaît s’être mis hors la loi internationale en refusant d’appliquer les résolutions de l’ONU, n’était pas non plus un Etat vraiment démocratique. Dans le cas de Barghouti, j’ai constaté que la justice et notamment les droits de la défense, qui sont des révélateurs dans toute démocratie, avaient été constamment bafoués. Sur plusieurs points. Son arrestation a été un véritable kidnapping. Le l4 avril 2002, il a été enlevé par l’armée israélienne qui a fait irruption chez lui, la nuit, en territoire palestinien occupé. C’est un acte que l’article 49 de la 4e Convention de Genève proscrit formellement – on n’a pas le droit, quand on occupe un territoire, de procéder au moindre déplacement de population ou d’individus – et qu’il qualifie de crime de guerre. Ensuite, on lui a mis un bandeau sur les yeux, on l’a battu, maltraité, menotté, ligoté sur une chaise, on l’a soumis à des interrogatoires de dix-huit à vingt heures d’affilée, sans le faire ni boire ni manger, et cela pendant dix-neuf jours, sans que personne, même pas ses avocats, sache où il était. Ce no man’s land juridique n’a pris fin qu’au bout de trois semaines, lorsque ses avocats ont pu lui rendre visite mais jusqu’à aujourd’hui il n’a pas pu voir une seule fois sa femme, avocate, ni ses enfants ni ses amis. Il a ensuite été transféré à Beer-Sheva, dans le désert du Néguev, où il est soumis à un isolement total : selon un avocat israélien, il vit dans une cellule d’un mètre quarante sur un mètre quatre-vingts, il ne voit jamais les autres détenus, et quand il sort, il marche boulets aux pieds, menotté et seul. Aucune autorité n’a le droit de traiter ainsi ceux qu’elle détient. Je rappelle que Barghouti est un leader politique important, député élu (élections reconnues par Israël et par la communauté internationale) au Conseil national législatif palestinien !

    N. O. – Avez-vous pu le rencontrer ?
    G. Halimi. – Il a comparu six fois, j’ai assisté à quatre audiences et je l’ai rencontré deux fois en prison, longuement. Quand il a été transféré à Beer-Sheva son avocat israélien, Jawad Boulos, et moi avons été jetés dehors avec une seule explication : plus de visites. Or la manière dont on traite ses prisonniers est aussi un révélateur important de l’état d’une démocratie.

    N. O. – On vous rétorquera en Israël que le pays est en état de guerre depuis l’Intifada et que les règles habituelles peuvent ne plus s’appliquer.
    G. Halimi. – Alors il faut le dire. L’exception en droit est toujours dangereuse pour les libertés. Or lorsque les avocats ont soulevé le problème de la compétence du tribunal – civil et non militaire –, lorsqu’ils ont évoqué les conventions bilatérales israélo-palestiniennes, jamais dénoncées, qui devraient s’appliquer, leurs demandes ont été rejetées. De même qu’ont été rejetés tous les recours adressés à la Cour suprême d’Israël – qui a, ne l’oublions pas, justifié la torture ! Là aussi, j’ai perdu quelques illusions.

    N. O. – Sur le fond, le procès s’est-il malgré tout déroulé normalement ?
    G. Halimi. – Sur le fond, quand on connaît Barghouti, l’accuser d’avoir commandité des attentats semble une énormité. Ce n’est pas son champ de réflexion ni d’action. Mais si on juge sur pièces, où sont les preuves ? Tous les témoins à charge sont venus dire à l’audience qu’ils avaient signé leurs accusations sous la menace. Le tribunal n’en a pas tenu compte. Des centaines de documents, correspondances diverses, ont été saisis au domicile de Barghouti. Comme on n’y a pas trouvé une seule lettre de lui prouvant une quelconque participation à un acte terroriste, on a retenu contre lui des courriers qui lui étaient simplement adressés ! C’est pourtant là-dessus qu’on l’accuse d’être l’instigateur de vingt-trois attentats terroristes !

    N. O. – Que risque-t-il ?
    G. Halimi. – La peine maximum, c’est-à-dire celle qu’un kamikaze aurait s’il survivait, puisque la peine de mort n’existe pas en Israël. Mais je voudrais dire un mot sur les droits de la défense. Quand je suis arrivée à l’aéroport de Lod, on m’a détenue deux heures dans un local de police, après avoir mis dehors le diplomate français venu m’accueillir. On m’a fait déshabiller, rhabiller, déshabiller encore, on a fouillé mes bagages, on a surtout pris ma sacoche d’avocate, mes dossiers, mes notes et mon téléphone portable pour consulter sa mémoire. J’ai protesté évidemment, on m’a répondu : « On fait des copies et on vous rend le tout » ! A ma sortie d’Israël, même scénario mais là, quand les policiers ont voulu prendre les notes prises pendant mon séjour, le délégué du consul de France s’est interposé physiquement et j’ai pu sauver mes carnets. Je n’avais jamais vu cela, moi qui ai plaidé pendant huit ans aux pires moments de la guerre d’Algérie.

    N. O. – Pourtant, on s’accorde à dire en Israël que Marwan Barghouti pourrait être, demain, un interlocuteur possible…
    G. Halimi. – Il pourrait l’être. Il est sans doute en ce moment le leader le plus populaire parmi les Palestiniens. C’est un homme intègre, qui a lutté au sein de son propre parti contre la corruption. C’est aussi un homme de paix, un humaniste. Il m’a dit, et je le crois sincère, que voir des civils israéliens tués dans un attentat était pour lui aussi horrible que si les victimes étaient des Palestiniens.

    N. O. – Mais il n’a jamais désavoué ces attentats qui le navrent…
    G. Halimi. – Aucun dirigeant politique ne peut extraire ces attentats de leur contexte, qui est l’occupation. Pour désavouer les kamikazes, il faut aussi désavouer l’occupation.

    N. O. – Sur la guerre et la paix, quelles sont ses positions ?
    G. Halimi. – Dans sa dernière plaidoirie – il assume seul sa défense politique – il a déclaré qu’Israël avait maintenant devant lui trois solutions. Soit continuer à occuper le territoire palestinien, et alors les pires violences continueront des deux côtés. Soit négocier pour permettre l’existence côte à côte de deux Etats indépendants et libres, ce qui était jusqu’alors son choix. Si cela n’était pas possible, il ne resterait plus aux Palestiniens qu’à constater que tout avait échoué et que la seule solution serait celle d’un Etat unique, dont Israël prendrait l’entière responsabilité.

    N. O. – Cela ressemble à une menace. Un Etat unique devrait sacrifier soit son caractère juif, soit ses valeurs démocratiques.
    G. Halimi. – En effet. Et cette perspective, à ma connaissance, n’avait encore jamais été évoquée par Barghouti. Plutôt qu’une menace, j’y vois un avertissement. Pour dire qu’il faut faire vite et que le plan de Genève – auquel Barghouti a été, dit-on, discrètement associé – est peut-être la dernière chance à ne pas laisser passer. Propos recueillis par JOSETTE ALIA

    Josette Alia

    L’héritier d’Arafat ?
    Député de Ramallah depuis 1996 et secrétaire général du Fatah en Cisjordanie, Marwan Barghouti, 43 ans, a été arrêté le 15 avril 2002 par l’armée israélienne qui l’accusait d’être le chef des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, responsables de plusieurs attentats sanglants. Accusations qu’il n’a cessé de nier, depuis les premières audiences d’un procès transformé en tribune politique. Car cet universitaire, qui a passé plusieurs années en exil et en prison – où il a appris l’hébreu –, est l’un des Palestiniens les plus populaires. Membre du parti de Yasser Arafat, mais assez indépendant pour critiquer la corruption et les abus de pouvoir de l’Autorité ; partisan des accords d’Oslo, mais défenseur de la lutte armée – contre les soldats et les colons des territoires occupés ; incarnation de la seconde Intifada, mais interlocuteur familier des Israéliens du « camp de la paix », il est aujourd’hui considéré, malgré sa détention, non seulement comme l’un des successeurs possibles d’Arafat mais comme le partenaire quasi incontournable d’un futur processus de paix. « Sa libération renforcerait le camp modéré palestinien », estimait en septembre, dans une interview à « Haaretz », Ephraïm Halevy, ancien directeur du Mossad, les services secrets israéliens.

    • Lundi, 5 Juillet, 2004
      "Une violation flagrante des droits de l’homme"
      Entretien réalisé par P. B.
      https://www.humanite.fr/node/308525

      Gisèle Halimi, membre du collectif d’avocats de Marwan Barghouti, revient sur le procès et les conditions de détention.

      D’un point de vue du droit, comment considérez-vous l’arrestation de Marwan Barghouti et le procès qui a suivi ?

      Gisèle Halimi L’armée israélienne l’a arrêté et enlevé chez lui (il pensait d’ailleurs qu’il allait être exécuté tout de suite), à Ramallah le 15 avril 2002, alors que Marwan Barghouti est un député régulièrement élu, c’est le secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie. Il y a donc une atteinte flagrante à la législation internationale, les textes qualifient même cela de crime de guerre. C’est l’article 49 de la quatrième convention de Genève qui interdit tous les transferts forcés de populations ou d’individus par l’autorité occupante. Cette convention a pourtant été signée par Israël. C’est aussi la compétence des tribunaux israéliens qui est remise en cause, c’est illégal et parfaitement contraire au droit international et même au droit bilatéral, entre Israël et l’Autorité palestinienne (AP). Contrairement à ce qu’on pourrait penser et malgré les horreurs qui se sont poursuivies depuis, les accords d’Oslo et les accords du 18 septembre 1995 restent valables. Et ces accords disent que toutes les arrestations en zone A (sous contrôle administratif et sécuritaire de l’AP), ce qui est le cas de Ramallah, ne peuvent être faites que par les autorités palestiniennes. Cela est reconnu par la Cour suprême israélienne car dans certains arrêts, notamment l’un datant de septembre 2002, elle fait référence à ces accords. Il y a donc une double violation : un député enlevé chez lui, transféré en Israël et jugé par des tribunaux israéliens, dont il a toujours contesté la compétence. C’est la raison pour laquelle il a demandé à ses avocats de ne pas l’assister. Il l’a été juste au moment des moyens de droit pour soulever cette incompétence et dénoncer ces crimes de guerre. Les tribunaux israéliens ont évidemment rejeté tout cela et se sont saisis du cas et l’on a jugé à cinq fois la perpétuité et deux fois une peine de sûreté de vingt ans.

      Comme il est député, l’Union interparlementaire s’est saisie de son cas et a envoyé à trois reprises des mandataires pour essayer de le rencontrer, de rencontrer les autorités israéliennes. Tout contact leur a été refusé. Ils ont donc fait une enquête auprès de la procureur israélienne, des tribunaux, des avocats, de moi-même et ont remis un rapport qui dit exactement ce que je viens de vous dire quant à la violation flagrante du droit.

      Quelles ont été, quelles sont ses conditions de détention ?

      Gisèle Halimi Dès son arrestation, il a été mis au secret, son épouse l’a vu dix minutes le 17 mai 2002 parce que le bruit courait qu’on l’avait descendu et les Israéliens voulaient montrer qu’il était vivant. Mais depuis cette date, elle est totalement interdite de visite. Elle n’a jamais revu son mari. Pendant cinq semaines, il a été au secret total, il ne pouvait même pas voir ses avocats. Il a été interdit de visite avec ses avocats français et nous avons été interdits de plaidoirie. Je l’ai néanmoins vu à deux reprises, en prison, mais à la suite de circonstances particulières. Pendant un mois, il a subi nuit et jour des interrogatoires avec tout ce que les conventions et les droits de l’homme condamnent : privation de sommeil, lumière dans les yeux, bandeaux, et cette torture israélienne qui s’appelle le shabeh. On l’attache pendant des heures et des heures sur une petite chaise métallique très inconfortable, menotté et quand il est épuisé et tente de s’adosser, il ne le peut pas car le dossier est plein de clous ! Il a évidemment reçu des menaces de mort à l’encontre de sa personne, de sa famille, de son fils qui est arrêté. Tout est contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Peut-on, après ça, encore dire qu’Israël est une démocratie ?

      Depuis la dernière audience du 29 septembre, il a été transféré dans le désert du Neguev, dans la prison de Beer Sheva. J’ai tenté de le voir dès le lendemain. Je me suis faite littéralement jetée. Il y a des comportements d’une brutalité qui font froid dans le dos. Ces soldats aux check-point avec des mitraillettes évoquent pour moi des images terribles, sur lesquelles je préfère ne pas insister. Par un avocat israélien il a pu faire passer un message sur ses conditions de détention : c’est abominable. Il est actuellement dans une cellule de 1,40 mètre sur 1,80. Il a eu des problèmes pulmonaires, on ne le soigne pas. Ce sont des conditions indignes d’un pays civilisé : la cellule est infestée de bêtes. Il ne sort même pas pour ses repas. Il est 24 heures sur 24 dans sa cellule, à l’exception de 45 minutes par jour où il va dans une toute petite cour de 4 mètres sur 5, tout seul, et où il tourne en rond. Évidemment, il y a une urgence caractérisée à ce que l’opinion publique se préoccupe de lui et le tire de là.

      “““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
      Gisèle Halimi, une vie de combats
      28 juil. 2020, Journal l’Humanité
      L’avocate, infatigable militante féministe et anticoloniale, est morte à l’âge de 93 ans. Retour en images sur une vie de combats.
      https://www.youtube.com/watch?time_continue=103&v=1UPV7FzUTJU&feature=emb_logo


      (l’article ci-dessus à 0:58)

    • Jeudi. 30 juillet 2020

      Avocate opiniâtre, militante anticoloniale, féministe intransigeante, Gisèle Halimi est décédée ce mardi à Paris. Engagée contre toutes les injustices et les dominations, elle restera dans l’histoire comme une femme libre et courageuse, une des pionnières du féminisme, ne pliant devant aucune autorité. En 2003, elle prenait la plume dans nos colonnes pour la dernière fois afin de défendre la première Enquête sur les violences envers les femmes (Enveff) attaquée de toute part (de Élisabeth Badinter à Alain Minc)… C’était bien avant que l’un de ses trois fils, Serge Halimi, ne devienne directeur du Monde diplomatique.

      Le « complot » féministe, par Gisèle Halimi (Le Monde diplomatique, août 2003)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2003/08/HALIMI/10360

    • Gisèle Halimi, ses combats, ses engagements et les grands procès de sa carrière
      https://fr.timesofisrael.com/gisele-halimi-ses-combats-ses-engagements-et-les-grands-proces-de-

      Un fait néanmoins non abordé dans l’entretien et pourtant important durant sa vie : son soutien à la cause palestinienne. En 2014, lors de la guerre à Gaza, elle publiait un cours texte dans le journal L’Humanité dans lequel elle condamnait sans réserve l’action israélienne dans le conflit. « Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire », écrivait-elle.

      Elle dénonçait ensuite un « silence complice, en France, pays des droits de l’homme et dans tout un Occident américanisé » et disait ne pas vouloir se « taire » ni se « résigner ». « Je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ? », concluait-elle.

      En signe de soutien à la cause palestinienne, elle a également été membre du collectif d’avocats de Marwan Barghouti, haut cadre du Fatah, arrêté en 2002 par Israël qui l’a condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres pour son rôle dans différents attentats anti-israéliens au cours de la seconde Intifada. S’il est décrit par ses partisans comme le « Mandela palestinien », il est considéré comme terroriste par Israël.

      « Marwan Barghouti appartient à ces combattants de la liberté qui ont rendu l’espérance à leur peuple, comme Jean Moulin pendant l’Occupation, avait affirmé Gisèle Halimi en 2014. Tous ceux qui sont impliqués dans ce difficile conflit savent qu’il est le seul interlocuteur valable pour une solution politique car le seul susceptible d’unir les Palestiniens. »

    • Pour l’heure actuelle, le seul média français qui évoque cet engagement, c’est l’Huma :
      La mort de Gisèle Halimi | L’Humanité
      https://www.humanite.fr/la-mort-de-gisele-halimi-691963

      Militante anticolonialiste, "je ne veux pas me taire" affirmait-elle à l’Humanité, à propos de la Palestine et du sort de Gaza. Dans une tribune à l’Humanité en 2010, elle rappelait "« J’ai participé au premier tribunal Russell, celui que présidait Jean-Paul Sartre sur les crimes américains au Vietnam. Je me souviens du jour où le grand Bertrand Russell nous a convoqués à Londres et a dit : « Maintenant, cela suffit avec le crime de silence. » J’espère que cette fois aussi nous réussirons à briser le silence".

    • Lundi, 28 Juillet, 2014
      Gaza. « Je ne veux pas me taire »

      Appel. Gisèle Halimi est engagée depuis toujours pour la cause anticolonialiste et les droits de l’homme.
      https://www.humanite.fr/gaza-je-ne-veux-pas-me-taire-548310

      Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ? J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire. Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’homme et dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me résigner. Malgré le désert estival, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la barbarie ?
      Gisèle Halimi

  • « Ce soir, j’ai la gâchette facile » : retour sur les dix affaires de violences qui ont mené des policiers en prison - Basta !
    https://www.bastamag.net/j-ai-la-gachette-facile-dix-affaires-violences-policiers-condamnes-prison-

    Les agents impliqués dans des interventions létales controversées sont très rarement condamnés à des peines d’emprisonnement ferme. C’est arrivé dix fois en 43 ans, pour 213 interventions ayant entraîné la mort. Basta ! revient sur ces affaires ayant abouti devant un tribunal à une condamnation de policiers ou de gendarme

  • Solidarité. Contre Martine Landry, le parquet jette l’éponge !
    Émilien Urbach | Mardi, 7 Juillet, 2020 | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/solidarite-contre-martine-landry-le-parquet-jette-leponge-691347

    Relaxée en première instance, l’observatrice d’Amnesty International devait comparaître mercredi, en appel, à Aix-en-Provence, pour avoir aidé trois jeunes mineurs guinéens, en 2017, à Menton. Mais à quelques heures du procès, surprise : les charges sont finalement abandonnées.

    Le Parquet vient d’annoncer, 24 heures avant l’ouverture de son procès, prévu ce mercredi 8 juillet, devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, qu’il abandonnait toutes les poursuites à l’encontre la responsable azuréenne d’Amnesty International (AI), Martine Landry. L’accusation avait déjà bien eu du mal à soutenir, devant le tribunal correctionnel de Nice, l’an dernier, son argumentation visant à faire passer pour un délit le geste solidaire de l’observatrice, également bénévole au sein de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé). Martine Landry était accusée d’avoir fait illégalement entrer trois jeunes mineurs guinéens sur le territoire français. En réalité, ces derniers venaient d’être refoulés par la Police aux frontières (PAF). Elle les avait attendus du côté français de la frontière pour les ramener au poste de Police afin qu’ils soient pris en charge par l’ASE. « Elle n’a à aucun moment cherché à se soustraire à la loi, s’inscrivant au contraire dans le respect du droit », avait souligné la présidente du tribunal de Nice, évoquant « une action fraternelle dans un but humanitaire » avant de prononcer sa relaxe. (...)

    #Justice, #migrants #Solidarités_internationales

  • Déni de justice. Salah Hamouri toujours maintenu en détention en Israël
    Pierre Barbancey | Dimanche, 5 Juillet, 2020 | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/deni-de-justice-salah-hamouri-toujours-maintenu-en-detention-en-israel-6912

    Le ministère français des Affaires étrangères dit être pleinement mobilisé, mais notre compatriote reste enfermé malgré un dossier vide.

    Ses avocats ayant fait appel de la décision de le maintenir en prison jusqu’au 7 juillet, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a comparu ce dimanche matin devant un juge qui, sans surprise, n’a rien voulu entendre. Pourtant, rien dans le dossier ne peut expliquer l’arrestation ni le maintien en détention. Sinon, on peut faire confiance aux Israéliens, ils auraient déjà rendu publics tous les détails du dossier. (...)

  • Hervé Mariton et l’extrême droite, une longue proximité d’idées
    https://ricochets.cc/Herve-Mariton-et-l-extreme-droite-une-convergence-d-idees-et-d-interets.ht

    Voici une série de FAITS non exhaustifs concernant les positions très idéologiques et très orientées vers l’extrême droite du candidat à sa propre succession Hervé Mariton, qui s’entête à vouloir atteindre 30 ans de mandat municipal à Crest. Faisons le lien entre le Mariton ultra-libéral ultra-conservateur des plateaux tv et des bagarres politiciennes nationales avec le Mariton pragmatique du terroir à Crest. A Crest, surtout en période électorale, Mr Mariton joue le gentil tolérant ouvert à tous et à (...) #Les_Articles

    / #Politique,_divers

    https://www.lebec.info
    https://www.youtube.com/channel/UCtajy5Im_EgcBJDxWgNNZTg
    https://www.latribune.fr/economie/france/herve-mariton-il-faut-supprimer-le-code-du-travail-pas-le-modifier-559404.
    https://www.contribuables.org/2016/03/herve-mariton-un-programme-revolutionnaire-et-insuffisant
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/04/08/la-privatisation-des-autoroutes-un-traumatisme-originel_5447341_3234.html
    https://www.facebook.com/notes/nora-bens/derri%C3%A8re-la-privatisation-de-nos-autoroutes-herv%C3%A9-mariton/10158001224291877
    https://lelab.europe1.fr/herve-mariton-propose-de-supprimer-le-logement-social-2653669
    https://www.liberation.fr/france/1998/08/25/herve-mariton-candidat-de-millon-a-la-presidence-de-l-udf_244334
    https://www.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170313.OBS6489/de-l-alliance-avec-le-fn-a-fillon-10-choses-a-savoir-sur-charles-millon.h
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Thomas-More
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/20/quand-minute-soutient-herve-mariton_4526935_823448.html
    https://www.la-croix.com/France/Politique/Les-rapprochements-entre-droite-extreme-droite-multiplient-2016-06-01-1200
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/c-millon-en-avant-garde-avec-g-dirand-4294170
    http://www.lavant-garde.fr
    https://www.lebec.info/societe/view/un-ex-ministre-defend-son-dernier-mandat
    http://lelab.europe1.fr/herve-mariton-veut-que-les-demandeurs-dasile-portent-des-bracelets-ele
    https://www.lefigaro.fr/vox/monde/herve-mariton-defendons-la-liberte-pour-hong-kong-20190812
    http://www.coordination-urgence-migrants.org/medias/files/allex-drome-se-dechire-autour-de-l-accueil-des-migran
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/centre-pour-refugies-des-elus-dromois-apportent-leur-soutien-au-maire-d-a
    https://www.lopinion.fr/edition/politique/herve-mariton-recettes-monsieur-plus-97985
    https://ensemblepourcrest.fr/pourquoi-le-debat-public-entre-les-trois-listes-naura-pas-lieu
    https://www.lesechos.fr/2013/05/mariage-homosexuel-deferlante-de-reactions-negatives-339188
    https://www.lexpress.fr/actualite/politique/faut-il-preter-allegeance-aux-armes-pour-etre-francais_1032410.html
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300513/le-cv-dextreme-droite-de-lassistante-parlementaire-dherve-mariton
    http://cessenon.centerblog.net/6571663-un-emule-de-menard-a-crest
    https://www.humanite.fr/memoire-la-maire-de-bollene-rend-hommage-un-putschiste-672001
    https://www.facebook.com/benjamin.poulain.58/posts/10158527704761303


    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/watchvS6M_zC4e5c-9344a5e.html