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  • Blanche Gardin : Indignation après une blague sur Samuel Paty | CNEWS
    https://www.cnews.fr/culture/2020-11-03/blanche-gardin-indignation-apres-une-blague-sur-samuel-paty-1014076

    Blanche Gardin a-t-elle voulu tester les limites de la liberté d’expression, et/ou prouver qu’on pouvait rire de tout, même des sujets les plus tragiques ? Une question que de nombreux internautes ont tranché, certains en faisant part de leur indignation (dont plusieurs de ses fans), d’autres rappelant justement le principe de la liberté d’expression.

    La blague en question ? Blanche Gardin a écrit : « Samuel Paty, il ressemblait étrangement à Xavier Dupont de ligonès, nan ? ».

    • Même sur la notion de liberté d’expression, visiblement il y a de grosses lacunes : on peut parfaitement détester la blague de B.G, de la même façon que j’ai le droit de parfaitement détester les dessins islamophobes publiés dans Charlie, sans que cela soit, le moins du monde, une atteinte à leur liberté d’expression. J’ai également parfaitement le droit de ne plus consommer les produits de ces personnes (de la même façon que j’ai définitivement cessé d’acheter Charlie grâce à Philippe Val), et de faire savoir que je cesserai de consommer leurs produits, ou même d’appeler autrui à ne plus consommer leurs produits, sans que cela soit une entrave à leur liberté d’expression. C’est même la marque de ma propre liberté d’expression.

      Exprimer le fait qu’on est choqué, ou dégoûté, par une blague de mauvais goût, ce n’est pas une question de liberté d’expression.

    • Elle a pas fini d’en indigner plus d’un ! C’est aussi ça l’humour, on aime ou on n’aime pas. Moi j’aime pas le dernier film de Delépine/Kervern. Je l’aime pas sans l’avoir vu, mon beau-frère me l’a fortement déconseillé. Ce qui m’indigne c’est que CNews soit indigné par une blague de B.Gardin, « Non mais franchement » comme dirait sarko. Et bien bien sur c’est la curée :
      Non Stop People - Blanche Gardin : sa blague sur Samuel Paty provoque la colère des internautes lefigaro.fr
      Blanche Gardin fait polémique avec sa blague sur Samuel Paty
      femmeactuelle.fr/
      Blanche Gardin : contre son avis, son ex-mari se confie sur leurs gros problèmes d’argent voici.fr
      Voici n’est pas à la page
      Blanche Gardin a fait une blague sur Samuel Paty... et a provoqué la stupeur de certains internautes, qui ont jugé sa boutade déplacée et choquante. journaldesfemmes.fr
      Qu’es-ce-qu’on s’en branle, Xavier Dupont de ligonès et Samuel Paty sont pati maintenant !

    • Et moi qui croyais que dorévavant, on adorait tous l’humour subtile à la Charlie : mars 2016, « Papa où t’es ? » : la famille de Stromae et les Belges répondent à Charlie-Hebdo
      https://www.ladepeche.fr/article/2016/03/31/2315402-papa-es-famille-stromae-belges-repondent-charlie-hebdo.html

      Charlie-Hebdo est-il allé trop loin ? La famille de Stromae a témoigné de sa colère devant la Une du magazine satirique du 30 mars, où l’on peut voir le chanteur demander « Papa où t’es ? », clin d’œil à son célèbre titre. Autour de lui, des bras et des jambes coupés répondent « Ici », « Là », « Et là aussi ».

      Selon le média belge Het Nieuwsblad, les proches de l’artiste n’ont pas du tout apprécié la plaisanterie. En effet, le père de Stromae est mort tué à la machette et découpé en morceaux par des miliciens hutus, lors du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994…

  • Destruction de la Villa Cazelles en 2019
    https://amidonniers.files.wordpress.com/2019/02/visuel-villa-cazelles.pdf

    L’architecte Louis Cazelles (1907-1984) fit ses études à l’École des Beaux-Arts de Toulouse, puis à celle de de Paris. En 1931, il seconde son confrère Barthélémy Guitard qui poursuit la construction de l’Hôpital Purpan. Diplômé en 1936, il entame, dès 1937, une longue collaboration avec son confrère Louis Berty auquel s’associera plus ponctuellement l’architecte Louis Andrau. En 1945 il achève le Lycée Déodat de Séverac et entreprend la deuxième tranche de la cité Madrid. En 1950 il construit l’Hôtel du Lido à Argelès-sur-Mer, bâtiment où il met en œuvre des éléments qui vont constituer une sorte de signature, comme les fenêtres d’angle ou les larges visières en voile de béton. Située au 146 allée de Barcelone, la villa-atelier qu’il réalisa en 1951 avec Louis Berty (1879-1968), perpétue le courant moderniste « Méridional »qui se développa dès l’après première guerre mondiale. Ce modernisme adopte ici un accent très local par l’emploi de la brique qui dialogue avec des éléments en béton armé (piliers, brise-soleil, etc.). Ce bâtiment aux lignes parfaitement équilibrées, témoigne déjà de préoccupations bio-climatiques par l’emploi de brise-soleil efficaces. Louis Cazelles vécut et travailla dans cette maison-atelier des allées de Barcelone, de 1951 à sa mort en 1984. Constructeur de nombre d’établissements d’enseignement dans tout le sud-ouest, il signe, en 1958, les plans du Lycée Guynemer du Busca à Toulouse.L’ensemble de ses réalisations en font l’un des architectes toulousains importants du milieu du XXe siècle.La villa-atelier de Louis Cazelles exemple de la production architecturale du XXe siècle et de son adaptation aux spécificités toulousaines, possédait assez de qualités et de particularités pour être identifié par nombre de spécialistes comme un élément digne de figurer dans un parcours de découverte de l’architecture moderne à Toulouse (ce qui fut proposé par Jocelyn Lermé, responsable du blog Parcours d’architecture (http://parcoursdarchitecture.over-blog.com). La villa-atelier a fait l’objet d’une notice du service de l’Inventaire du patrimoine qui mentionne les éléments intéressants de la construction. Cette notice a été reprise en 2017 sur le site internet Urban-Hist de la ville de Toulouse où elle figure toujours malgré la disparition récente de l’édifice (https://www.urban-hist.toulouse.fr). En 2017, le Service Départemental de l’Architecture et la DRAC n’ont pas jugé utile de protéger l’oeuvre de Louis Cazelles et ont autorisé le service urbanisme de la Ville à délivrer le permis de démolir. La villa a été alors vandalisée et squattée. Fin janvier 2019 les pelles-mécaniques ont à jamais effacé un témoin de plus du patrimoine architectural toulousain du XXe siècle. Le virtuel au secours du patrimoine : La villa-atelier de Louis Cazelles, bâtie en 1951, détruite en janvier 2019Façade Sud-Sud-EstVilla-atelier de Louis Cazelles - 1951 Reconstitution virtuelle : Michel AliagaAMT

    https://www.ladepeche.fr/article/2017/07/10/2609836-toulouse-la-villa-atelier-de-louis-cazelles-menacee-de-demolition.

    Quartier des Ponts Jumeaux, Toulouse, 146 allée de Barcelone (Canal de Brienne)

    Je regrette aussi le grand et généreux néflier aux fruits savoureux qui dépassait sur le trottoir.

    #promoteurs_immobiliers
    #mairie_inculte
    #mairie_LREM
    #bâtiment_remarquable

  • Toulouse, la ville qui pue le caca à la menthe

    Mais non, la station d’épuration de Ginestous n’y est pour rien. Les Toulousains se marrent quand même en douce de voir les parisiens acheter des maisons dans le quartier des minimes, bd des suisses, barrière de paris et tout le nord ouest de Toulouse, au porte de l’usine de traitement des eaux usées et autres cacateries.
    Pour masquer ces flux, une désinformation perpétuelle et des promesses sans lendemain depuis plus de 10 ans, avec l’omniprésence de l’odeur de menthe chimique mélangé aux effluves malodorantes.

    #bienvenue_à_toulouse #caca_à_la_menthe #Véolia

    – 28/07/2015
    Toulouse. « Pas tenus de mesurer les odeurs »
    https://www.ladepeche.fr/article/2015/07/28/2151020-pas-tenus-de-mesurer-les-odeurs.html

    https://www.ladepeche.fr

    Publié le 22/08/2019 à 08:22
    Toulouse : pourquoi y a-t-il toujours de mauvaises odeurs autour de l’usine de Ginestous ?
    Environnement. « On se croirait dans une porcherie. » Guillaume, habitant du chemin des Sept-Deniers est agacé par la forte odeur qui flotte dans son quartier. « C’est un problème assez régulier. À des périodes...

    Lors de l’inauguration du parcours découverte le 8 juillet dernier, Jean-Luc Moudenc (maire) et son adjoint à la sécurité, Olivier Arsac, avaient été interpellés par des riverains « historiques » de Ginestous, lassés de leurs conditions de vie devenues déplorables.
    Publié le 10/09/2015 à 03:50
    Toulouse. Ginestous : « Ça pue et on n’en peut plus ! »
    Environnement. « Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici la fin du mois d’octobre », promettent de concert mairie de Toulouse et Véolia, concessionnaire de la station d’épuration de Ginestous. D’ici là, les...

    La station de désodorisation du site de compostage de Véolia à Ginestous./DDM Michel Labonne
    Publié le 08/08/2015 à 08:58
    Toulouse. Courrier bien senti à Ginestous
    Vie locale. Les riverains de l’usine d’épuration de Ginestous se plaignent d’odeurs nauséabondes depuis le début de l’été, en liaison avec un incendie sur le site de compostage au printemps et avec les travaux...

    Des boues bien encombrantes…
    Publié le 28/07/2015 à 07:35
    Toulouse. Des boues bien encombrantes…
    Environnement. La station d’épuration de Ginestous traite les eaux usées d’une partie de l’agglomération de Toulouse et de quelques communes avoisinantes. Ce traitement génère des boues (14 323 tonnes de matières...

    Difficile de profiter de son jardin sans se pincer le nez, selon un riverain, M. Giraudo, résidant à la Barrière de Paris./DDM-Michel Labonne
    Publié le 28/07/2015 à 03:48
    Cet été, Toulouse ne sent pas la rose
    Environnement. Des dizaines de riverains de la station d’épuration de Ginestous se plaignent d’odeurs nauséabondes depuis le début de l’été. Sur le périph, on se bouche le nez. La Ville rose, son parfum de...

    ça sent le mystère au nord de Toulouse
    Publié le 21/09/2013 à 03:55
    Odeurs nauséabondes : ça sent le mystère au nord de Toulouse
    Vie locale. Une seule certitude : des relents nauséabonds rappelant à la fois le lisier et le fumier se sont répandus jeudi soir sur les quartiers du nord de Toulouse. Plusieurs témoins olfactifs ont repéré...

    Lors de l’inauguration, les élus ont découvert les processus d’assainissement des eaux.
    Publié le 10/12/2010 à 03:52

    • Toulousain·es, #rentrez_chez_vous, pour la mairie ça tient du subjectif :)

      https://www.toulouse.fr/web/environnement/sante-environnementale/nuisances-sonores-et-olfactives

      Les nuisances olfactives

      Les composés odorants émis par un site peuvent provoquer une gêne pour les riverains. Cela dépend des seuils olfactifs des composés, de leur concentration, de la nature du mélange, de la direction et la vitesse du vent, mais aussi de la sensibilité des personnes.

      En effet, les messages olfactifs que nous recevons de notre environnement ont un impact affectif plus ou moins fort selon chacun. Le problème des nuisances olfactives prend alors une dimension subjective.

      Après le bruit, la pollution odorante est le deuxième motif de plainte. Elle peut être expliquée par l’importance donnée aux odeurs par le riverain. L’odeur est en effet associée à la notion de toxicité. Une association sans fondement dans la plupart des cas puisque les composés odorants peuvent être perçus par l’être humain à des niveaux de concentration très faibles.

  • Dons de corps à la science : un charnier au coeur de Paris
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/dons-de-corps-a-la-science-un-charnier-au-coeur-de-paris-20191127

    Des milliers de corps étaient livrés à la pourriture et aux rongeurs en raison de la vétusté des lieux, ou vendus à des entreprises privées, selon L’Express.

    Les révélations font froid dans le dos : en plein coeur de Paris, à la prestigieuse faculté de médecine Paris-Descartes, le Centre du don des corps (CDC) s’est transformé en véritable charnier pendant « des décennies », et ce au moins jusqu’en 2018, révèle une enquête de L’Express mardi 26 novembre.

    #médecine

    • Outre les graves problèmes éthiques liés au respect dus aux morts, la vétusté des lieux a ainsi posé la question des conditions de travail déplorables des médecins .

      Pas d’inspection du travail ni de l’hygiène depuis plusieurs décennies.
      #travail #santé

      Un corps entier pouvait ainsi être vendu 900 euros, un membre 400 euros. Une tarification votée en 2011 par le conseil d’administration de l’université. Frédéric Dardel*, interrogé par L’Express, défend cette vente de dépouilles votée sous sa présidence : « Les corps représentent un coût marginal, il est normal que ceux qui les utilisent payent ». Selon un audit de KPMG, les organismes privés auraient ainsi contribué à 75% du chiffre d’affaire du CDC en 2013.

      Celleux qui les utilisent ce sont pas les étudiant·es en médecine ? Je croyait aussi que le corps humain ne pouvait pas faire l’objet de commerce en France

      En France, la philosophie du droit des contrats s’oppose au concept de vente d’organes, puisque le corps humain est légalement placé hors du commerce.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Vente_d%27organes

      « Élaboré par la doctrine jusnaturaliste, le principe d’indisponibilité du corps humain trouve, entre autres, sa consécration jurisprudentielle avec la prohibition de la maternité de substitution en 1991. »

      -- Borrillo 2011, p. 93-94

      Le principe d’indisponibilité du corps humain serait une règle non écrite mais dont l’existence est affirmée depuis 19754 par la Cour de cassation.

      En France, ce principe se rattacherait à la notion de dignité, inscrite dans le Code civil (art. 16 sq.5) depuis les lois de bioéthique de 19946 (alors que cette notion existe peu, par exemple, dans le droit américain7). Toutefois, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait formulé cette notion dès le début des années 19808.

      Le corps est ainsi affirmé par certains auteurs res extra commercium9. Le Code civil, antérieurement à la réforme de l’ordonnance du 10 février 201610, disposait ainsi :

      « Il n’y a que les choses qui sont dans le commerce qui puissent être l’objet des conventions. »

      -- Article 1128 ancien du Code civil11

      Les problèmes posés par la conception du corps comme chose, même comme une chose hors commerce, ont été soulignés par d’autres auteurs12,13. Cette prohibition a été remplacée par celle, plus générale, des contrats dont les stipulations dérogent à l’ordre public (formulation qui ne fait plus référence « aux choses ») :

      « Le contrat ne peut déroger à l’ordre public ni par ses stipulations, ni par son but, que ce dernier ait été connu ou non par toutes les parties. »

      -- Article 1162 du Code civil14

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Indisponibilit%C3%A9_du_corps_humain

      *Frédéric Dardel, président de Paris Descartes et aujourd’hui conseiller de la ministre de la recherche, Frédérique Vidal. Un marcheur blanc récompensé pour sa capacité alchimique à transformer les cadavres humains en or.

    • Frederic Dardel - responsable de ce scandale et couvert par la ministre de la dégradation des universités et de la recherche.

      extrait de sa fiche wikipédia

      Le 26 novembre 2019, la journaliste Anne Jouan, journaliste chevronnée,6,7 publie un article dans le journal l’Express intitulé : Don de corps à la science : un charnier au coeur de Paris8. L’Express évoque des photos datant de fin 2016, issues d’un rapport rédigé par le directeur du CDC et remis au président de l’université Paris-Descartes. Elles montrent « des cadavres par dizaines, au milieu d’un fatras indescriptible », des corps « démembrés », une tête qui « gît sur le sol ». Ce même rapport fait état « d’installations vétustes, inadaptées, ne respectant pas les obligations légales », de « chambres froides non hermétiques, avec des pannes à répétition » ou encore de « prolifération des souris, des mouches, avec ponte ». L’hebdomadaire assure que ce qu’il qualifie de « charnier » a existé « pendant plusieurs dizaines d’années », avec une « aggravation à partir de 2013 ».9

      Rapidement repris par d’autres journaux comme Le Point10, ou le Huffington Post11, le Figaro12 ou encore Le Monde13, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. L’hôpital René Descartes décide de fermer en urgences son centre de don de corps resté ouvert jusqu’au lendemain de la parution de l’article14. L’administratrice provisoire de l’Université est Mme Maria Pereira da Costa15. En poste depuis deux mois seulement après l’éclatement du scandale, elle a pris la direction de l’Université par interim à la suite de la promotion de Monsieur Frédéric Dardel auprès du cabinet de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation16.

      Selon la journaliste Monsieur Frédéric Dardel ne pouvait ignorer l’état dans lequel était le service de don des corps. Dans un article du 27 novembre 2019, le journaliste Idriss Aberkane accuse directement l’ancien président d’avoir orchestré ce centre en ayant pleine conscience de la situation. Le journaliste écrit alors : " On se croirait au Moyen Âge, par quelque commerce immonde du cimetière des Innocents, et Dardel de poursuivre, quand son service vend les morts, « comme je n’avais pas de moyens pour des travaux, j’étais embarrassé ». On ne peut que comprendre l’indignation de la Pr. Brigitte Mauroy, urologue et présidente démissionnaire, en 2017, du comité d’éthique du Centre du don des corps (CDC) de Paris-Descartes : « L’histoire se souviendra que vous avez fossoyé la plus grande structure anatomique de France. » Pour des faits aussi graves, et durables, ce n’est pas une mauvaise journée, ni une mauvaise année, mais une mauvaise présidence entre 2011 et 2019, pour le biologiste Frédéric Dardel, ancien polytechnicien, devenu depuis conseiller de la ministre Frédérique Vidal. L’homme a même été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2015, quand il blanchissait déjà sous le harnais quatre ans dans le commerce des morts…"17.

      Au 28 novembre 2019, Monsieur Frédéric Dardel n’a pour l’heure par répondu aux accusations du journaliste.

      –-

      Le 30 juillet 2013, il est chargé avec Denise Pumain de réfléchir à l’institution qui prendra la succession de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) et de rendre un rapport sur le sujet pour les premiers jours de décembre 201324. Mais le rapport Dardel-Pumain, finalement publié le 24 janvier 2014, suscite l’étonnement car il s’appuie sur une version périmée de la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche - sur l’application de laquelle il est censé fournir des préconisations - et paraît en retrait par rapport aux recommandations des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche.
      –-
      En mai 2017, il se distingue en envoyant un courriel signé appelant ses étudiants à ne pas voter pour le Front national et à voter pour Emmanuel Macron, franchissant ainsi comme il le précise « une limite que je m’étais fixée en accédant à la fonction de chef d’établissement ».

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Dardel#Scandale_du_charnier_de_Paris

      Je relève au passage qu’en mai 2017 un directeur d’université donne des recommandation de vote à ses étudiant·es alors qu’on expulse les femmes sous prétexte d’un couvre chef mais pas un directeur d’université.

      Je relève aussi que le directeur précédent de ce charnier était Axel Kahn (2007-2011).

      En 2015 Frederic Dardel à reçu la légion d’honneur (probablement pour sa bonne gestion de l’université, qui part en sucette de manière exponentielle à partir de 2013).

      Le plus rigolo c’est qu’en 2013 il préfaçait un ouvrage collectif sur « La générosité ».

      Ce marcheur blanc n’est pas intéressé uniquement par les bénéfices financiers qu’on peu tiré des cadavres, il semble militer pour vendre aussi les données génétiques des personnes encore vivantes :


      http://fr.1001mags.com/parution/svm/numero-294-jui-aou-2010/page-26-27-texte-integral

    • Sur le don de son corps à la science en France -

      Dans le communiqué de l’université :

      Le don du corps est gratuit ; le fonctionnement du centre génère des coûts (préparation, sérologie, conservation, mise à disposition et obsèques) qui sont demandés aux professionnels utilisateurs du centre.

      https://www.parisdescartes.fr/communique-centre-du-don-des-corps

      C’est un gros mensonge car c’est pas gratuit du tout :

      Depuis 1887, la loi française autorise tout adulte à faire don de son corps à la science après son décès. C’est le principe de la liberté des funérailles. Toutefois, sachez qu’il ne s’agit en aucun cas d’échapper aux dépenses à engager en matière d’obsèques. En effet, cette démarche n’est pas gratuite !

      Ainsi, la plupart des structures acceptant ce type de don – Centre Hospitalier Universitaire, centre de formation ou centre de recherche à la faculté de médecine – n’ont pas les moyens de prendre en charge le fonctionnement du service, le transport du corps et sa crémation ou son inhumation. Les frais s’échelonnent donc de 200 euros à 900 euros en moyenne, payables d’avance par le donateur, par son contrat obsèques ou encore par ses proches.
      ...
      Comment se passe le don en lui-même, une fois le décès survenu ? Vos proches doivent prévenir le plus rapidement possible le centre de don qui fera transporter votre corps avant toute mise en bière (48 heures maximum). Au laboratoire, il sera traité pour être conservé soit par congélation, soit par injection de produits chimiques. Il pourra ensuite être disséqué, servir pour la répétition d’interventions chirurgicales ou encore de sujets d’expérimentations pour des recherches fondamentales ou cliniques. Mais quel que soit son devenir, les professionnels de santé veillent toujours à son strict respect.

      https://www.ladepeche.fr/article/2016/02/12/2275958-faire-don-corps-science-cout.html

      –---
      Du coup le « don » qui n’est pas gratuit contrairement à ce que dit le communiqué de l’université coute de 200 à 900€ et Frédéric Dardel promu conseillé de la ministre revendait ces corps à 900€ pièce.

      Sur le site du gouvernement il est bien question d’un cout :

      COUT :
      L’établissement de santé, de formation ou de recherche assure à ses frais l’inhumation ou la crémation du corps.

      Par contre, aucun texte ne précise qui est responsable du coût du transport du corps. Selon les centres de don, vous pouvez être amené à prendre en charge ce coût.

      Avant tout engagement, renseignez-vous sur les différents frais qui seront à votre charge ou à la charge de vos proches.

      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F180

      Le site du gouvernement renvoie vers un lien du réseau CHU qui qui parle aux gens comme si c’etait des déficients mentaux et affirme aussi que le don n’est pas gratuit du tout :

      Troisième démarche : je me renseigne pour connaître les procédures et, en particulier, celle du coût du don de mon corps à la science. Tout a un prix et en même temps qu’un formulaire officiel, la plupart des centres vont vous adresser soit une facture ou soit vous recommander de prendre une assurance obsèques pour couvrir les frais entraînés par votre don. En effet, la plupart de ces structures n’ont pas les moyens de prendre en charge le fonctionnement du service, le transport du corps et sa crémation ou son inhumation. Il n’y a pas de cadrage national sur le montant de ces frais qui s’échelonnent de 200 à 900 € en moyenne car chaque établissement a ses propres règlements et ses propres critères de fonctionnement. Seule certitude : ils sont payables d’avance par mes soins, ou par mon contrat obsèques ou encore par mes proches.

      Autre choses étonnante, le « don » peut être refusé pour faute de personnel dans les centres

      Cependant, le don de mon corps peut être refusé par le Centre de Don et ce pour diverses raisons fixées par la loi :

      – Le dépassement du délai de transport du corps 48 heures maximum après le décès

      – L’absence de carte de donneur

      – Le refus du maire de la commune d’accorder le transport avant la mise en bière

      – Le décès à l’étranger

      – La présence d’une pathologie contagieuse

      – L’existence d’une intervention chirurgicale récente

      – Le décès lié à un accident de la circulation, à un suicide ou à toute autre raison susceptible de poser un problème médico-légal

      – Ou, également, la pénurie de personnel dans le centre de don.

      Alors pourquoi l’université Descartes n’as pas refusé ces « dons » si elle n’avais pas les moyens de les accueillir ni d’assuré des conditions correcte pour le personnel ?
      Car perso je m’en fiche un peu que des cadavres soient manger par des vers et des rats, le problème c’est l’état du personnel qui a travailler plusieurs décennies dans des conditions abominables et qui a du chopper une belle collections de maladies horribles car les cadavres qui trainent c’est ultra toxique. Il faudrait enquêté sur l’état de santé des travailleuses et travailleurs de ce charnier et veillé à les indemnisés sérieusement.

    • Fermeture du Centre du don des corps de l’université Paris-Descartes

      La plus grande structure anatomique de France va subir une inspection après la révélation par « L’Express » de conditions indignes de conservation des défunts et de vente de cadavres.
      Le scandale a été révélé par une enquête d’Anne Jouan dans L’Express du 27 novembre : jusqu’en 2018, et peut-être au-delà, le Centre du don des corps (CDC) de l’université Paris-Descartes a accueilli pendant des années, dans des conditions indignes, des défunts ayant fait don de leur corps à la science. Non seulement les règles d’éthique sur le respect dû aux corps étaient bafouées, mais les locaux, situés au 5e étage de la faculté de médecine de la rue des Saints-Pères, se sont enfoncés dans le délabrement et l’insalubrité. Des « pièces anatomiques » (membres, organes) étaient vendues, pour une bonne part à des organismes privés, pour servir à des tests divers.

      Par un Tweet publié à la suite de la parution de l’article, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, annonce avoir « ordonné la fermeture du centre et lancé, en accord avec [la ministre de la santé] Agnès Buzyn, une inspection afin d’établir la réalité des faits et de proposer des moyens d’action plus efficaces ». Déclaration qui a suscité quelques sarcasmes, Frédéric Dardel, conseiller spécial dans le cabinet de Mme Vidal depuis un arrêté du 28 juin 2019, ayant été président de l’université Paris-Descartes de 2011 à 2019.

      #pay_wall
      https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/12/05/fermeture-du-centre-du-don-des-corps-de-l-universite-paris-descartes_6021740

    • Scandale du don de corps : alertées, les autorités ont laissé faire au moins jusqu’en 2018

      La suite de notre enquête montre que les responsables ne pouvaient pas ignorer l’horreur de la situation.

      Depuis les révélations de L’Express dans le numéro du 27 novembre sur le scandale du don des corps à la science, la poursuite de notre enquête montre que, contrairement aux déclarations des responsables de l’université Paris-Descartes, la gestion catastrophique du centre (CDC) ne s’est pas arrêtée en 2016. « Elle perdure en réalité depuis de vingt à trente ans », selon deux anciens dirigeants du CDC. Entraînant l’incinération directe de nombreuses dépouilles non disséquées, au moins un quart en 2017 ! Ainsi, en juin de cette année-là, le Pr Richard Douard, chirurgien à l’hôpital européen Georges-Pompidou et ancien directeur du CDC, écrivait une note au président de l’université de l’époque, Frédéric Dardel - aujourd’hui conseiller de la ministre de la Recherche : « Les pertes liées aux défauts de conservation (rongeurs, moisissures, absence d’équipements) sont estimées à 160 corps par an. »

      Selon de nouvelles photos que nous nous sommes procurées, les conditions d’hygiène et de traitement des corps rue des Saints-Pères, déjà inacceptables, n’ont cessé de se détériorer. Une première série remonte à l’année 2011, quand Axel Kahn était président de l’université. On y voit une dizaine de têtes décapitées, très abîmées, numéro d’identification au front. On n’ose dire posées tant elles semblent avoir été jetées à même un chariot dans le couloir, cheveux hirsutes, bouches béantes. Sur l’un de ces clichés, plus de 30 têtes sont alignées au-dessus d’une rigole de sang, au mépris de toute règle de conservation et de respect des morts.

      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/scandale-du-don-de-corps-alertees-les-autorites-ont-laisse-faire-au-moins-j

    • Affaire du « charnier » à Paris-Descartes : la colère des familles des défunts, Rémi Dupré

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/20/affaire-du-charnier-a-paris-descartes-la-colere-des-familles-des-defunts_603

      Vingt-quatre plaintes ont été déposées auprès du parquet de Paris dans le cadre du scandale touchant le Centre du don des corps de l’université.

      La gorge serrée, Christine Letellier se souvient de ce jour de décembre 2017 où le transporteur a emmené la dépouille de sa mère au Centre du don des corps (CDC), rue des Saints-Pères, à Paris. « Comme mon père, décédé cinq ans plus tôt, ma mère avait choisi de donner son corps à la médecine. C’était un geste humaniste pour aider les futurs médecins, raconte-t-elle. Elle était maquillée, avec de beaux vêtements dans son cercueil. Elle était belle quand elle est partie. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle finirait comme ça… entassée sur d’autres corps, bouffée par les rats, ses organes vendus à la pièce. »
      Le 27 novembre 2019, Christine Letellier a « perdu [sa] mère une deuxième fois » lorsqu’elle a pris connaissance, dans L’Express, des conditions indignes dans lesquelles les corps des donateurs ont été conservés depuis vingt ou trente ans dans les chambres froides insalubres et non hermétiques du CDC, le plus grand centre anatomique de France, créé en 1953 et rattaché à l’université Paris-Descartes (devenue en janvier l’université de Paris après sa fusion avec sa consœur de Diderot).

      Odeur de putréfaction, corps démembrés et inutilisés, pannes d’électricité, incinération de masse, prolifération de mouches, de vers et de rats… Avec moult détails sordides, l’enquête de l’hebdomadaire décrit ce « charnier au cœur de Paris » et révèle que l’université faisait payer les chirurgiens, mais également des entreprises privées souhaitant utiliser des pièces anatomiques pour effectuer des recherches, comme des crash-tests pour les habitacles des voitures.

      Ces révélations ont aussitôt poussé le ministère de l’enseignement supérieur à fermer provisoirement le CDC et à diligenter une inspection. Le 29 novembre 2019, le pôle santé du parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». Au fil des auditions, les policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne cherchent à déterminer la part de responsabilité des dirigeants successifs de Paris-Descartes et du CDC, qui défilent actuellement dans leurs locaux.

      D’autant que, depuis 2004, des éléments communiqués aux dirigeants de l’université attestent l’état de délabrement du CDC (procès-verbaux, rapport d’audit, photos, mémo). « Je veux savoir qui savait et que ceux qui ont laissé s’effondrer cette institution soient condamnés, tempête Christine Letellier. Comment ont-ils accepté que nos proches soient considérés comme des détritus sur une décharge publique ? »

      Aiguillée par l’Union française pour une médecine libre, un syndicat de médecins, Christine Letellier a déposé plainte contre X, le 7 février, auprès du parquet de Paris, pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». Réunies au sein du collectif Proches des victimes du charnier de Descartes, vingt-trois autres familles ont également saisi la justice. « Il y a un délit caractérisé d’atteinte au respect dû au mort. C’est comme si on profanait une tombe dans un cimetière », souligne Me Frédéric Douchez, l’avocat qui a collecté ces vingt-quatre plaintes. D’ici au 15 mars, il doit déposer six autres plaintes et espère en réunir « une quarantaine au total ».

      « Politique de l’autruche »

      Le 27 février, les plaignants manifesteront en silence devant le CDC. « On veut qu’il n’y ait plus de marchandisation des corps et on réclame davantage de transparence. Descartes pratique la politique de l’autruche. Que se passe-t-il entre le transport et la crémation ? », s’interroge Baudouin Auffret, porte-parole du collectif, dont le père avait choisi de donner son corps au CDC avant son décès, en 2017. A l’unisson, les plaignants dénoncent le « manque de traçabilité » des dépouilles, dont les cendres sont dispersées au Jardin du souvenir du cimetière de Thiais (Val-de-Marne).

      Solange Oostenbroek n’a jamais su quand ni si son père, disparu en février 2019, a été incinéré. « J’ai appelé le centre en août 2019. On m’a dit que ce n’était pas encore fait. J’ai rappelé en décembre 2019, après l’article de L’Express, en disant que je n’avais pas reçu de courrier », raconte la sexagénaire, dont les parents avaient pris leur carte de donateurs en 1973 pour « faire un beau geste. On m’a alors dit que cela avait été fait le 9 mai 2019. Je leur ai dit que ce n’était pas possible ».

      « Même les hommes de Neandertal étaient plus regardants »

      Florence Jager est dans le même « flou artistique » depuis le décès de sa mère en 2001. « Je n’ai jamais su ce qu’il est advenu d’elle et on ne peut pas faire son deuil. Descartes aurait pourtant dû m’informer de l’utilisation, de la date d’incinération, soupire-t-elle. Ma mère voulait être utile pour le progrès de l’humanité et considérait, pour des motifs religieux, que nous étions des enveloppes corporelles après notre décès. »

      Aujourd’hui, la plaignante ne décolère pas depuis la mise au jour de cette affaire : « Les images défilent. On imagine des gens qui trient des piles électriques, des ampoules et qui les foutent en vrac dans la nature. A Descartes, ils auraient pu nous dire qu’ils n’avaient ni la place ni les moyens d’accueillir des corps. Même les hommes de Neandertal étaient plus regardants avec leurs défunts. Quand on ne respecte pas les morts, on ne se grandit pas. »

      En portant plainte, Véronique Lafond a décidé de « laver l’honneur » de sa mère, l’actrice Micheline Dax, incinérée par le CDC en août 2014. « Aujourd’hui, je ne sais pas comment ma mère a terminé, si elle a servi à quelque chose ou a été disséquée. Et je ne le saurai jamais, dit-elle. Je veux comprendre le mécanisme qui a poussé Descartes à tromper de A à Z des gens qui ont parfois payé un transporteur pour être utiles et dont on ne s’est pas servi parce qu’ils avaient pourri. »
      Le collectif des plaignants milite aussi pour un encadrement juridique du don des corps à la science, acte volontaire qui n’est pas réglementé par le code de la santé publique. « Ce n’est pas à un conseil d’administration d’université de décider du tarif du démembrement et de la mise à disposition des organes, estime Solange Oostenbroek. Un long travail de réflexion sur le statut des dépouilles doit être mené par une commission d’experts composée de médecins, juristes, sociologues. »

      Sans nouvelles de Descartes depuis l’arrivée du corps de sa mère au CDC, en janvier 2017, Jean-Jacques Guinchard souhaite que le collectif des plaignants « se dote d’un statut associatif afin de s’inscrire dans la durée et d’établir une charte des donateurs qui permettrait aux gens de s’opposer, de leur vivant, à la vente de leur corps pour certains usages ».
      M. Guinchard salue le vote au Sénat, le 28 janvier, d’un amendement du gouvernement au projet de loi bioéthique qui prévoit qu’un donateur devra exprimer son consentement « de manière écrite et expresse » s’il choisit de léguer son corps « à des fins d’enseignement médical et de recherche ». « Un premier pas dans le bon sens », selon les membres du collectif, qui rappellent que le « don du corps n’est pas un dû ».

    • Scandale du don de corps : une première mise en examen pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre »
      https://www.liberation.fr/france/2020/12/10/scandale-du-don-de-corps-une-premiere-mise-en-examen-pour-atteinte-a-l-in

      Des alliances, des bijoux. Mais aussi des dents, des mâchoires, des crânes. Et 30 000 euros en liquide. C’est ce qui a été découvert, selon l’hebdomadaire Marianne, lors de la perquisition au domicile d’un ancien préparateur en anatomie du centre du don des corps (CDC) de l’Université Paris-Descartes. L’homme a été mis en examen après avoir été placé en garde à vue le 2 décembre, selon les informations d’une source judiciaire recueillies mercredi par l’AFP.

      Il s’agit de la toute première mise en examen depuis l’explosion du scandale frappant le plus grand centre d’anatomie européen. (...) Le centre a depuis été fermé administrativement, une information judiciaire ouverte le 8 juillet pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre », et 170 plaintes contre X déposées.

      Selon Marianne, le retraité de 77 ans aurait travaillé au CDC de 1975 à 2011. Les bijoux et ossements trouvés chez lui auraient été destinés à la revente. L’homme est désormais sous contrôle judiciaire « avec notamment interdiction de se rendre dans l’établissement et d’entrer en contact avec les employés », selon la source judiciaire de l’AFP.

      « La partie émergée de l’iceberg »

      Pour Me Frédéric Douchez, qui représente les plaignants de l’association Charnier Descartes Justice et Dignité pour les donneurs, « le vol de bijoux et le trafic de crâne n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce qu’on risque de découvrir est bien plus grave », estime l’avocat, dans l’attente de « témoignages venant confirmer » cela.

      Baudouin Auffret, président de cette association aux 107 membres, espère que la mise en examen ne sera pas la dernière. « Il ne faut pas que les préparateurs soient les seuls [à être mis en examen, ndlr], il y a toute la chaîne à remettre en cause. Les responsabilités sont aussi administratives, notamment dans la présidence. »

      Le plaignant et son avocat ont notamment un nom en tête, celui de Frédéric Dardel, président de Paris-Descartes de 2011 à 2019, entendu en garde à vue le 12 novembre, avant de ressortir libre. Une synthèse du rapport de l’inspection générale des Affaires sociales datant de mars et se basant sur des photographies datant de 2016 faisait état de « conditions indignes de conservation des corps ». La direction actuelle de l’Université de Paris, présidée par Christine Clerici, a précisé être « attentive au déroulement de l’enquête, mais n’a aucun commentaire à faire sur la mise en examen » de l’ancien préparateur.

      Les échanges continuent entre l’université et l’association de familles de victimes. Plusieurs familles ont reçu le dossier médical qu’elles réclamaient concernant leur défunt. « Mais certains plaignants se demandent maintenant si les informations reçues sont fiables, précise Baudouin Auffret. Le scandale en lui-même a brisé la confiance. »

  • Je poursuis ma collection de marroniers, thème #cannabis_et_trahison :

    – Trahi par la forte odeur de cannabis qui émanait de son jardin (près de Tarbes)
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/11/2886349-trahi-forte-odeur-cannabis-emanait-jardin.html

    – Castelsarrasin. Le dealer trahi par l’odeur de cannabis sortant de son auto
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/11/2885936-dealer-trahi-odeur-cannabis-sortant-auto.html

    – Oise : les cultivateurs de cannabis trahis par l’odeur de leurs plantations
    http://www.leparisien.fr/oise-60/oise-les-cultivateurs-de-cannabis-trahis-par-l-odeur-de-leurs-plantations

    – Hérault : trahi par l’odeur du cannabis qu’il cultivait chez lui
    https://www.midilibre.fr/2019/05/23/herault-trahi-par-lodeur-du-cannabis-quil-cultivait-chez-lui,8215741.php

    – Lannion. Trahi par l’odeur du cannabis qu’il cultivait dans son appartement
    https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/lannion-dix-plants-de-cannabis-trouves-chez-un-particulier-13-09-2019-1

    – Lyon : Trahi par l’odeur, il cachait son cannabis dans un extincteur
    https://www.lyoncapitale.fr/actualite/lyon-trahi-par-l-odeur-il-cachait-son-cannabis-dans-un-extincteur

    – Loire : deux sexagénaires trahis par l’odeur de cannabis
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/loire-deux-sexagenaires-trahis-odeur-cannabis-1727465.h

    – Trahi par la forte odeur de sa plantation de cannabis (Limoges)
    https://www.flashfm.fr/a-la-une/trahi-par-la-forte-odeur-de-sa-plantation-de-cannabis

    – Genève : cultivateur de cannabis trahi par sa canalisation
    https://www.arcinfo.ch/articles/suisse/geneve-cultivateur-de-cannabis-trahi-par-sa-canalisation-352606

    – Trahi par une odeur de cannabis (Vals-près-le Puy)
    http://www.zoomdici.fr/actualite/Trahi-par-une-odeur-de-cannabis-id168081.html

    – Trahi par son chien, il est arrêté avec plus de 60 grammes de cannabis sur le marché de Dieppe
    https://actu.fr/normandie/dieppe_76217/trahi-par-chien-est-arrete-plus-60-grammes-cannabis-sur-marche_23893094.html

    – Metz : Trahi par l’odeur du cannabis
    https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2018/06/20/trahi-par-l-odeur-du-cannabis

    – Un Clermontois trahi par l’odeur du cannabis
    https://www.courrier-picard.fr/art/172575/article/2019-03-18/un-clermontois-trahi-par-lodeur-du-cannabis

    (Je peux continuer comme ça sur des dizaines de pages…)

  • Georges Ibrahim Abdallah toujours debout. -
    mercredi 31 juillet 2019 par Pierre Stambul [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7316

    25 juillet. Je ne suis pas seul à venir à la prison de Lannemezan visiter un prisonnier politique. Plusieurs Basques sont venus en famille (avec les enfants) pour voir leurs proches. Il y a 13 prisonniers politiques basques espagnols dans cette prison, souvent condamnés à de très lourdes peines.

    Georges me tombe dans les bras. Il sera quasiment impossible pendant ces trois heures de discussion intensive de le faire parler de sa situation de prisonnier. Quand je lui demande comment il va, il me demande des nouvelles de Ma santé. Et quand j’évoque l’État libanais qui a demandé sa libération et son extradition par la voix du président Aoun, il me dit doucement : « tu sais, le Liban est un tout petit pays, une sorte de confetti, et les choses importantes ne se décident pas là-bas ». De fait, la visite de l’ambassadeur du Liban en France à Lannemezan aurait dû être, (couplée à une visite de Macron au Liban prévue en mars 2019) le moment de sa libération. Le voyage de Macron a été annulé la veille et reporté sine die.

    Quand je le quitte, aucune tristesse de sa part. Il insiste pour que je prenne sa bouteille d’eau, canicule oblige, et file vers sa cellule.

    35 ans de prison, un scandale absolu.

    Georges ne m’a pas parlé de lui, mais je tiens à faire ce rappel.
    (...)
    Georges est arrêté en 1984 en France pour détention de faux papiers. On lui « collera » sur le dos les deux assassinats et il est condamné à la prison à perpétuité pour « complicité » (!!) en 1987.
    Le directeur de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) de l’époque, Yves Bonnet (qui sera plus tard député de Cherbourg), a reconnu publiquement depuis avoir « fabriqué les preuves » contre Georges.
    Georges est libérable depuis 1999. En 2003, la Cour régionale de Pau autorise sa libération, mais le ministre de la Justice Perben s’y oppose. Georges est accusé d’être un djihadiste alors que c’est un marxiste qui est toujours resté fidèle à ses idéaux. La demande de libération de 2013 échouera sur pression conjointe venue des Etats-Unis (Hillary Clinton) et d’Israël. (...)

    • Lannemezan. Yves Bonnet raconte les dessous de l’affaire Abdallah
      Publié le 07/01/2012
      https://www.ladepeche.fr/article/2012/01/07/1255561-yves-bonnet-raconte-les-dessous-de-l-affaire-abdallah.html

      J’ai un problème de conscience avec cette affaire. La France a trahi la parole donnée et on a voulu faire croire qu’à l’époque, Bonnet avait négocié tout seul. Je trouve cela ignoble car cela revenait à me mettre directement dans le collimateur des FARL. Aujourd’hui, presque 30 ans après les faits, je trouve anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison. Je considère qu’il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après on peut ne pas être d’accord, c’est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatilah dont les coupables n’ont jamais été punis. Et aujourd’hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu’elle a libéré Maurice Papon ? J’aimerais rappeler aussi qu’on a remis en liberté l’assassin de Chapour Baktiar, qui lui, sur ordre de l’Iran, avait décapité l’ancien Premier ministre au couteau et lui avait coupé les mains. Ce type-là, qui a commis un crime atroce, a été libéré moins de 20 après les faits. Georges Ibrahim Abdallah, lui, est plus mal traité qu’un serial killer alors qu’il a commis des actes politiques.

      #Yves_Bonnet

  • Je découvre qu’on a un micocoulier dans le jardin. Je me demandais quoi faire avec, grâce à Gougoule je sais :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Micocoulier

    Le micocoulier est encore utilisé de nos jours pour la fabrication des fouets et cravaches car son bois est facile à tresser.

    Et plus précisément :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Micocoulier_de_Provence

    Sinon, quelqu’un les mange, les fruits du micocoulier ? Vous en faites quoi ?

  • Yalitza Aparicio — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Yalitza_Aparicio


    Fotografía: Milton Martínez / Secretaría de Cultura de la Ciudad de México

    Yalitza Aparicio Martínez est une actrice mexicaine née le 11 décembre 1993 à Tlaxiaco, dans l’État de Oaxaca (Mexique). Elle acquiert une renommée mondiale en 2018 en interprétant le rôle de Cleo dans le film Roma d’Alfonso Cuarón pour lequel elle est nommée à l’Oscar de la meilleure actrice.
    […]
    Elle devient, en décembre 2018, la première indigène du Mexique à poser en Une de l’édition mexicaine de Vogue.

    … et figure donc dans le Top100 de l’année de Time

  • La mortalité routière en recul, mais les 80 km/h toujours sur la sellette - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2019/01/28/la-mortalite-routiere-en-recul-mais-les-80-km-h-toujours-sur-la-sellette-57

    Le ministère de l’Intérieur note une baisse de la mortalité sur le réseau secondaire depuis juillet. Des estimations contestées par les anti-80 km/h, engagés depuis des mois dans une guerre de chiffres.

    On anticipait la chose différemment il y a quelques semaines...

    Pour l’exécutif, la dégradation « massive » des radars explique les mauvais chiffres à venir de la sécurité routière
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/12/pour-l-executif-la-degradation-massive-des-radars-explique-les-mauvais-chiff

    L’exécutif doit s’attendre à une nouvelle épreuve, avec la publication des chiffres de la mortalité routière de 2018. Bien que déjà connus, ils ne seront dévoilés que le 25 janvier. Au Parisien, Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière, a confié, le 11 janvier, que « les résultats sur les accidents mortels [de décembre 2018] [seraient] décevants ». Il a imputé ce phénomène à la « dégradation massive » des radars fixes, survenue en décembre 2018, dans le contexte de révolte des « gilets jaunes » : ceux qui les vandalisent les considèrent comme des instruments de racket de l’Etat, et non comme des outils permettant de sauver des vies.

  • Pour l’acte IX des #gilets_jaunes à Paris, un service d’ordre les encadre | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/12/pour-lacte-ix-des-gilets-jaunes-a-paris-un-service-dordre-les-encadre

    L’acte IX de la mobilisation a été marqué à Paris par la mise en place d’un #service_d'ordre repérable aux brassards blancs.

    L’un des responsable de ce S.O est Victor Lanta, un identitaire adepte des ratonnades : Cet ancien para de Carcassonne qui combat aux côtés des « pro-russes »
    https://www.ladepeche.fr/article/2014/08/28/1940999-ancien-para-carcassonne-combat-cotes-pro-russes.html

    #extrême_droite


    • « Gilets jaunes » : l’ultradroite reprend des couleurs, Lucie Delaporte
      https://www.mediapart.fr/journal/france/180119/gilets-jaunes-l-ultradroite-reprend-des-couleurs?onglet=full

      Depuis la mi-novembre, la mouvance hétéroclite de l’extrême droite radicale tente de se refaire une santé grâce au mouvement des « gilets jaunes ». Des #identitaires aux #royalistes, en passant par les #conspirationnistes #dieudonno-soraliens, tour d’horizon d’une nébuleuse dopée par cette mobilisation aux contours politiques inédits.

      Sa vidéo fin octobre avait rapidement atteint les 4,5 millions de vues. Frank Buhler, qui appelait à une « mobilisation générale » le 17 novembre dernier contre la hausse du prix des carburants, est alors un parfait inconnu. La presse découvrira plus tard qu’il est responsable de circonscription pour Debout la France dans le Tarn-et-Garonne, et qu’il a été exclu du Front national pour avoir tenu des propos trop ouvertement racistes. La CGT s’était d’ailleurs appuyée sur le cas de celui qui se réclamait de la « patriosphère » pour expliquer, dans un communiqué daté du 30 octobre, pourquoi elle se désolidarisait du mouvement des gilets jaunes, « clairement […] d’extrême droite ».

      Si Frank Buhler sera rapidement mis à l’écart par les gilets jaunes, le mouvement dans sa majorité refusant d’être assimilé de près ou de loin à l’extrême droite, la place de cette mouvance dans les mobilisations n’en reste pas moins incontestable.

      Du Rassemblement national aux Patriotes de Florian Philippot en passant par Debout la France, depuis le début de la mobilisation, les partis d’extrême droite se sont très vite engouffrés dans la fronde des gilets jaunes, espérant en tirer quelques bénéfices électoraux quand la gauche paraissait plus divisée. Pour eux, les revendications antifiscales, la défense d’une France rurale oubliée ou un certain discours « antisystème » des gilets jaunes les désignaient comme les porte-voix naturels du mouvement.

      Pourtant, alors qu’une grande partie de la mobilisation des gilets jaunes s’est faite contre les partis, ils sont aussi dépassés sur leur droite par toute une mouvance radicale très présente dans la rue comme sur les réseaux sociaux, et qui n’entend surtout pas se faire récupérer par un jeu électoral qu’elle méprise.

      Pour le politologue Jean-Yves Camus, « cette nébuleuse d’extrême droite qui a déjà battu le pavé en 2013 et 2014 avec le “Printemps français” et “Jour de colère” a su monter dans le train assez vite et parvient à se refaire une santé grâce à ce mouvement, alors qu’elle était un peu atone depuis quelques années ».

      À la droite de la droite, à travers le mouvement des gilets jaunes se rejoue une bataille entre extrême droite électorale et extrême droite radicale. Cette dernière, qui attend le grand soir insurrectionnel pour changer de régime, pouvant aussi le cas échéant faire la courte échelle à un Rassemblement national avec lequel elle n’a pas toujours coupé les ponts.

      Le procès, la semaine dernière, des six prévenus membres des « Zouaves Paris » ou du Bastion social – deux émanations du GUD – condamnés pour « violences et dégradations » a rappelé la présence dans les cortèges de cette ultradroite pas toujours si éloignée des partis. L’un des prévenus, membre du Bastion social, avait également sa carte au Rassemblement national. Au-delà de ces groupuscules numériquement marginaux, certains débordements, comme les actes antisémites devant le Sacré-Cœur lors de l’acte VI du mouvement, ont aussi rendu manifeste l’influence de la sphère dieudonno-soralienne sur une partie des gilets jaunes. « Ce qui m’a le plus surpris, ce sont les primo-manifestants. Je n’avais pas imaginé que quand vous consommiez du Soral et du Dieudonné derrière votre écran, vous pouviez passer à un autre mode d’action politique », reconnaît à ce sujet Jean-Yves Camus.

      Alors que le mouvement des gilets jaunes dans son ensemble échappe largement à l’extrême droite, quelle attitude tenir vis-à-vis de la gauche et de l’extrême gauche honnies ? Pour une partie de l’ultradroite, il est temps de faire des alliances stratégiques, comme y appelle l’écrivain #négationniste Hervé Ryssen qui théorise une « union sacrée » contre le système. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes », explique-t-il dans une vidéo alors que, sur le terrain, les batailles rangées entre antifas et ultradroite sont venues rappeler que peu de ces acteurs y étaient prêts.

      Comme l’explique Jean-Yves Camus : « Ils ont vis-à-vis de l’extrême gauche une stratégie en deux temps : on fait la révolution avec tous ceux qui veulent bien mettre la main à la pâte et on les écrase après. »

      Tour d’horizon de cette ultradroite qui tente, depuis des semaines, de faire une OPA sur le mouvement des gilets jaunes.

      Les soralo-dieudonnistes

      « Gilets jaunes, la révolution qui vient. » Comme à son habitude Alain Soral a gardé secret le lieu de sa réunion, prévue samedi prochain. Mais l’affiche, qui rassemble la crème de la crème de l’antisémitisme français, illustre à elle seule comment l’ultradroite tente de faire son miel du mouvement qui bouscule la classe politique depuis plus de deux mois. Ce jour-là, Alain Soral sera accompagné du directeur de l’hebdomadaire Rivarol Jérôme Bourbon, de « l’écrivain » négationniste Hervé Ryssen mais aussi d’Yvan Benedetti, ancien président de l’Œuvre française aujourd’hui dissoute.

      Une tentative de récupération du mouvement des gilets jaunes par la fine fleur de l’#antisémitisme français, comme l’a déjà raconté Street Press. Gourou des réseaux sociaux, Soral a très vite senti le potentiel de la révolte des gilets jaunes et posté très tôt des vidéos de soutien à ce mouvement « antisystème » et aux accents insurrectionnels. Il s’est immédiatement reconnu dans une fronde marquée par la défiance envers les partis comme les syndicats et aux contours politiques flous, lui qui définit son mouvement Égalité et réconciliation comme réunissant la « gauche du travail » et « la droite des valeurs ». Celui dont la pensée politique s’apparente, selon l’expression du chercheur André Déchot (lire ici nos enquêtes sur le personnage), à « une espèce de Tetris idéologique » se sent parfaitement à l’aise dans le caractère protéiforme de la révolte des gilets jaunes.

      Alain Soral n’a évidemment pas manqué de rappeler qu’il a de longue date défendu le RIC, en donnant maintes fois sur son site la parole à Étienne Chouard.

      « On n’en a rien à foutre des élections »

      Les références au passé chez Rothschild d’Emmanuel Macron sont évidemment l’occasion de clins d’œil antisémites appuyés et certaines banderoles aperçues ces dernières semaines laissaient peu de place au doute sur ce point. Alain Soral, qui se dit « national-socialiste à la française », n’aime rien tant que mixer les références historiques. À cet égard le mouvement des gilets jaunes, qui déconcerte parfois par les références allant de Robespierre au 6 février 1934, lui convient parfaitement.

      Le 1er décembre, Dieudonné, compère de longue date d’Alain Soral, avec qui il partage notamment la même obsession antisémite, est applaudi par certains gilets jaunes sur les Champs-Élysées. « Paralysons les administrations de l’État et le gouvernement et les chaînes TV et radios de propagande qui ne cessent de nous mentir depuis plus de 20 ans », écrit-il ce jour là sur Twitter. Il poste une vidéo le montrant avec un groupe de gilets jaunes, manifestement ravis de faire des selfies avec lui.

      Pour l’acte VI du mouvement, une petite centaine de manifestants s’est retrouvée sur les marches du Sacré-Cœur pour entonner la chanson de Dieudonné, « Manu la sens-tu... », faisant force « quenelles », signe de ralliement antisémite bien connu de la « dieudosphère ». Comme Alain Soral, Dieudonné a très tôt enfilé un gilet fluo. Dès le 19 novembre, il se fait photographier à Langon au côté d’un des initiateurs locaux du mouvement, Mathieu Seurot, sur un blocage de l’A62. Dans une vidéo aux accents lyriques, postée le 23 novembre et vue 300 000 fois, il salue un « mouvement apolitique né de l’augmentation frénétique du prix des carburants » et qui rassemble « agriculteurs, ouvriers, fonctionnaires ». « Chaque gilet jaune est une étincelle dans la nuit qui annonce le retour à la lumière », avance-t-il, invitant son public à venir désormais en gilet jaune à ses spectacles.

      Une nouvelle fois, Dieudonné rappelle que l’intérêt de ce mouvement est de passer au-dessus des partis. « Les prétendus responsables politiques de la soi-disant opposition semblent dépassés par l’ampleur du phénomène, empêtrés qu’ils sont dans leur stratégie politicienne, ils n’arrivent plus à dissimuler leur véritable objectif qui est de se goinfrer au maximum le temps de leur mandat », affirme celui qui a toujours échoué à se faire élire.

      Signe de la pénétration de cette sphère auprès de certains leaders du mouvement, lorsque Éric Drouet organise une conférence de presse, il choisit d’ailleurs deux « médias », Brut et Vincent Lapierre. Or le « journaliste » Vincent Lapierre, qui a longtemps collaboré au site d’Alain Soral et s’est récemment rapproché de Dieudonné, est une figure bien connue de cette mouvance conspirationniste.

      Sylvain Baron, qui s’est illustré dans le mouvement des gilets jaunes en organisant des rassemblements devant le siège des médias, est aussi, comme l’a déjà raconté Arrêt sur images, très proche de cette nébuleuse soralo-dieudodienne. Celui qui publie des textes en hommage à Faurisson invitait par exemple, sur sa page Facebook, les « djihadistes » à faire quelque chose lors du rassemblement en mémoire de Mireille Knoll – assassinée car juive – parce qu’il « n’y aura que des enculés d’europeïstes (sic), des larbins soumis à tous les intérêts prédateurs ainsi que tout ce que la France comporte de collabos et de parasites notoires à cette marche », écrivait-il.

      Hervé Ryssen

      Il a fait la une de Paris Match avec son drapeau français le 5 décembre dernier. L’heure de gloire pour cet essayiste négationniste, auteur notamment du succès de librairie Le Racisme antiblanc – Assassins d’hommes blancs (éditions Baskerville). Celui qui participera, aux côtés de Soral, au colloque « Gilets jaunes, la révolution qui vient », s’est incrusté lui aussi très tôt dans la mobilisation. « Moi, j’étais gilet jaune depuis le tout début », clame-t-il, n’hésitant pas à se présenter comme l’un des initiateurs du mouvement.

      Dans sa dernière vidéo, mise en ligne le 8 janvier et vue 140 000 fois, prenant acte du succès de l’acte VIII du mouvement, il masque mal son excitation devant les derniers débordements vis-à-vis des élus. Il se réjouit notamment du saccage du bureau de Benjamin Griveaux en des termes équivoques. « Effectivement une foule furieuse peut pénétrer dans un ministère. Et on l’a vu à certaines époques, dans certains pays, il y a des gens qui sont défenestrés. Alors ce n’est pas du tout ce à quoi on appelle […], mais quand les gens sont dans la misère, au bout du rouleau… », poursuit-il, sentencieux.

      Comme Soral et Dieudonné, cette figure de l’extrême droite pressent qu’un rapprochement, ponctuel et tactique, avec l’extrême gauche est à travers cette fronde inédite enfin possible. « Cette conjonction des forces entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est le principal qu’il faut retenir sur le plan politique de ce mouvement des gilets jaunes […]. Depuis 1934, il y a une interdiction de parler avec les fachos […], cet interdit est en train de se déliter, de se fracasser », se réjouit-il. « Sur le plan électoral 11 millions d’électeurs FN, 7 millions FI, les abstentionnistes qui sont je pense très largement représentés parmi les gilets jaunes… Ça fait 22, 23, 24 millions d’électeurs… On est quand même très largement majoritaire dans le pays. On prend le pouvoir là ! Après il s’agit de se partager les ministères, c’est comme ça que je vois les choses », s’enflamme-t-il, assurant qu’il n’est pas forcément opportun de « polémiquer » sur l’immigration avec l’extrême gauche en ce moment, au nom justement de « l’union sacrée contre la macronie ».

      Comme Soral ou Dieudonné, Hervé Ryssen exhorte les vrais « patriotes » à ne pas se laisser abuser par la récupération électorale, fût-ce celle du RN, dont il a été un temps proche. « On n’en a rien à foutre des élections. On a compris que ces élections ne représentaient pas le petit peuple […]. Moi je suis abstentionniste depuis bien longtemps, affirme-t-il. Alors vous pouvez nous parler de Marion Maréchal... mais Marion Maréchal en 2048, c’est ça votre truc ? Mais en 2048, le Français de souche il sera très largement minoritaire dans le pays. Ce sera terminé. »

      Le parti nationaliste français d’Yvan Benedetti

      Cet ancien membre du FN proche de Bruno Gollnisch a été exclu du parti d’extrême droite en 2011 après s’être revendiqué « antisémite, antijuif ». « La révolte des gilets jaunes au pied du sapin France a été le plus surprenant et le plus heureux des cadeaux de la fin d’année 2018 », assure celui qui, depuis la dissolution de l’Œuvre française, est devenu porte-parole du Parti nationaliste français. Lui qui n’avait pas connu pareil enthousiasme depuis les manifs contre le mariage pour tous se sent manifestement revivre. « Cette année s’annonce difficile et périlleuse, mais la moisson de tant d’années de labours au service de la reconquête nationale a commencé. Souhaitons que les Français redeviennent maîtres de leurs lois. Les blés refleuriront plus beaux, ensoleillés du jaune de la révolte des gilets ! En avant la Victoire ! », poursuit-il, ce 1er janvier, dans ses vœux à ses militants.

      Dès le 10 décembre, devant l’ampleur du mouvement, Yvan Benedetti organise une conférence de presse pour saluer cette « révolte grandeur nature du peuple central, le peuple français historique ». Une « révolte » qui serait dans le fond le « troisième tour de l’élection présidentielle », les personnes mobilisées correspondant « peu ou prou au vote mariniste du second tour de l’élection présidentielle », selon lui.

      Devant les Champs-Élysées, le 1er décembre, il arbore le slogan « À bas les voleurs, révolution nationale », référence à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934. Pour lui, il faut impérativement aiguiller le mouvement des gilets jaunes vers la prévention du « génocide français, le génocide blanc » en mettant « fin à l’invasion migratoire ».

      Il sera ce jour-là, comme il l’a lui-même reconnu, violemment pris à parti par des antifas et devra quitter le cortège.

      L’Action française

      Depuis les grandes heures de la Manif pour tous, le vieux mouvement maurrassien n’avait pas connu pareil enthousiasme. « Ces dernières semaines, c’est de la folie. On a dû doubler notre secrétariat qui est passé de deux à quatre personnes pour faire face à l’afflux d’appels et de demandes d’adhésion », assure le jeune porte-parole de l’Action française Antoine Berth, qui part ce jour-là ouvrir une section de l’AF à Angers.

      Les monarchistes de l’Action française ont, eux aussi, été de presque tous les cortèges depuis le début. « On a été présents sur les ronds-points et même avant le 17 novembre », précise-t-il.

      Pour Antoine Berth, l’Action française s’est reconnue dans les revendications sociales du mouvement mais également, aussi étonnant que cela puisse paraître, dans ses aspirations démocratiques. « Il n’est pas normal qu’en France on soit pauvre en travaillant et ce alors que les plus riches reçoivent des cadeaux fiscaux et que certains touchent des allocations de manière indue », affirme-t-il. Sur les aspirations démocratiques du mouvement, l’Action française opposée à la « démocratie des partis » se dit « très à l’aise avec le RIC », le référendum d’initiative populaire. « Ce que nous défendons, c’est une monarchie populaire. Un roi avec des fonctions régaliennes très limitées et les lois seraient du ressort des citoyens. » Une des plus flagrantes preuves de déni actuel de démocratie ? Le pacte de Marrakech, affirme-t-il. « C’est typique, le gouvernement signe un texte engageant sans le consulter le peuple et alors que les Français sont globalement contre. Les gilets jaunes ne supportent pas le fait qu’une partie de la dépense publique soit consacrée à l’accueil des #migrants. »

      Ces zélateurs de Maurras ne voient pas trop d’inconvénients à côtoyer dans ces cortèges La France insoumise ou le NPA avec qui ils partagent, rappelle-t-il, la critique du libéralisme. « Les gens savent à peu près qui pense quoi, mais ils mettent de côté leurs différences, mais il y a des sujets sur lesquels on peut avancer ensemble. Il y a un décalage non pas entre la droite et la gauche sur ces sujets, mais entre les Français et leurs dirigeants. »

      Les nombreuses références à 1789 dans les rassemblements de gilets jaunes n’ont pas non plus découragé ces royalistes. « Bien sûr à l’AF, on condamne la révolution de 1789, mais celle de 1791 était archi-justifiée, car le roi n’avait pas mené les réformes nécessaires. Aujourd’hui encore il faut remettre en question les privilèges. Il faut une nouvelle nuit du 4 août ! », assure-t-il.

      L’organisation, qui tente de décoller l’étiquette d’antisémitisme, a précisé qu’Élie Hatem, présenté au prochain colloque de Soral comme membre de l’Action française, n’en faisait en réalité plus partie. Dans un communiqué, l’Action française a même dénoncé la tenue de ce « colloque raciste et haineux ». Pour autant, précise Antoine Berth, « il y a une fabrication de la présence de l’antisémitisme dans ce mouvement à partir de quelques gestes alors que, par rapport à la masse, c’est un épiphénomène. Il s’agit de casser un grand mouvement populaire ».

      Les enfants du GUD

      « Aujourd’hui nous avons une pensée toute spéciale pour notre camarade des Zouaves Paris qui passera Noël incarcéré à Fresnes, dans cette même prison où Robert Brasillach a rédigé ce poème, en 1944. » Pour la page Facebook Ouest Casual, qui relate ces dernières semaines les faits et gestes des différents héritiers du GUD dans le mouvement des gilets jaunes, les références – à travers la mention de cet écrivain collaborationniste – sont posées.

      Le procès des six prévenus d’extrême droite en marge de l’acte III, aux Champs-Élysées, qui ont été reconnus coupables de « participation à une entente en vue de commettre des violences ou des dégradations », a en effet été l’occasion de renouer avec des accents de martyrs très prisés par cette mouvance. L’audience a aussi permis de montrer la grande fluidité entre ces groupuscules, qui ont manifestement saisi la fronde des gilets jaunes comme l’occasion rêvée de faire parler d’eux à travers quelques opérations coups de poing.

      Parmi les prévenus, les quatre Parisiens ont commencé au GUD puis, lorsque le groupe a été mis en sommeil, ont poursuivi leur activisme aux Zouaves, alors que l’Alsacien et le Lyonnais se revendiquent, eux, du Bastion social, là encore créé par d’ex-gudards.

      S’ils sont numériquement peu nombreux, ces groupuscules ont un savoir-faire particulier pour la communication. Ils savent parfaitement déployer une banderole, au dernier moment, en tête de cortège, pour laisser croire qu’ils sont soutenus par l’ensemble des manifestants. Comme ce 15 décembre à Chambéry.

      En revanche, alors qu’une de leurs activités principales consiste à faire le coup de poing contre les « antifas », l’union sacrée avec « les gauchistes » n’est pas tout à fait à leur goût. De retour de manif, ils ne résistent pas au plaisir de raconter leurs bagarres.

      « Samedi 8 décembre, belle mob faf pour la manifestation des gilets jaunes à Lyon. Environ 150 gones, écrivent-ils sur leur page Facebook. Nous prenons la tête de cortège. Après un tour sur la presqu’île, nous décidons d’aller à la préfecture. Des participants à la manif pour le climat (et son lot d’antifas et autres crasseux) rejoignent la queue de cortège des gilets jaunes. Nous sommes environ 3 000. Après des gazages et charge de flics sur les quais, la manif est bloquée. Décision est prise de charger le groupe d’antifas reconnu. Les mêmes qui appelaient, sur internet, à nous virer des manifs, ont été beaucoup moins démonstratifs face à nous. Les pendules ont été remises à l’heure. We are Lyon ! »

      « Le renversement du pouvoir établi »

      Les Identitaires

      « Les bobos et les pseudo-élites ne comprennent pas ce ressentiment qui explose enfin », écrit une plume des Identitaires (ex-Bloc identitaire) sur leur site officiel au sujet du mouvement des gilets jaunes auquel, dès le lendemain du 17 novembre, ils ont tenté de donner une orientation bien particulière. « Que les observateurs ne s’y trompent pas ! Le mouvement des gilets jaunes est avant tout une révolte, plus ou moins consciente, contre l’immigration massive. Pourquoi ces hausses des taxes et des impôts, incessantes, si ce n’est pour payer les coûts toujours plus faramineux de l’immigration voulue par les bobos, ceux-là mêmes qui vomissent la France périphérique, la France qui souffre, la France qui travaille et qu’on tond ? »

      Passerelle entre les Identitaires, dont il est issu, et le RN, Damien Rieu, qui a été l’un des initiateurs de l’opération contre les migrants dans les Alpes et travaille à la communication du maire RN de Beaucaire, a changé sa photo de profil sur les réseaux sociaux pour revêtir, lui aussi, un gilet jaune et ne cesse de faire l’éloge du mouvement. Il relaie abondamment les textes de Pierre Sautarel, de « Fdesouche », qui diffuse le live de RT sur les mobilisations, interrogeant, par exemple, « un ancien parachutiste de Bretagne » qui rappelle à la caméra : « On est français, la France, elle appartient aux Français et pas à quatre politiciens à la con. »

      Proche de Marion Maréchal, cette mouvance identitaire a beaucoup relayé la chanson « gilets jaunes » du rappeur identitaire Kroc Blanc, qui contient une adresse explicite à Macron : « Te remercient mes fascistes t’es l’ennemi commun qui permet qu’on fraternise avec les gauchistes, frères, Français, humains ou citoyens, on est d’accord sur l’essentiel, venez on fait comme les Italiens »

      Vidéo de Kroc Blanc © Kroc Blanc

      Des Barjols aux Volontaires pour la France

      Groupuscule créé par des déçus du RN, les Barjols ont eux aussi défilé avec les gilets jaunes. Interrogé par Le Monde, son initiateur, Denis Collinet, expliquait avoir tourné la page du FN après le débat à la présidentielle raté de sa candidate. L’un de ses membres a été arrêté début novembre pour avoir fomenté un attentat contre Emmanuel Macron. Selon nos informations obtenues auprès des services de renseignement, deux militants des Barjols sont même parvenus à s’imposer localement comme des coordinateurs régionaux et porte-parole du mouvement en Mayenne et dans le Nord.

      Eux aussi adeptes de la manière forte, les Volontaires pour la France, qui se sont fixé comme objectif de « défendre l’identité française » et « combattre l’islamisation du pays » et dont Mediapart a raconté l’implication de la frange radicale dans des projets d’attentat contre des imams, n’ont pas manqué non plus d’enfiler leur gilet jaune ces dernières semaines. Avec, là encore, l’objectif de « renverser le pouvoir ». « L’ensemble de cette situation engendre la tentation chez de plus en plus de gilets jaunes de recourir à l’insurrection, soit le renversement du pouvoir établi. […] La responsabilité en échoit sans nul doute à un pouvoir autiste et arrogant, incapable de remise en cause, pieds et poings liés à ceux qui lui ont permis d’accéder au pouvoir au prix d’un hold-up démocratique au printemps 2017. L’addition va être salée », écrit un des volontaires sur leur site.

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      #racisme #fascisme

  • Fusillée par les franquistes, l’intellectuelle Renée Lafont enfin exhumée ? - 13/01/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/13/2939286-fusillee-par-les-franquistes-renee-lafont-enfin-exhumee.html

    Père originaire de Bayonne, mère de l’Oise, #Renée_Lafont est née à Amiens, le 4 novembre 1877. Fille d’un professeur humaniste ayant eu pour élève, entre autres, Raymond Poincaré, elle devient à l’orée du XXe siècle l’une des rares femmes de lettres diplômées de l’université, maîtrisant latin, grec, italien, anglais, allemand mais surtout l’espagnol. Poète, écrivaine… dans l’après-guerre, ses romans marquent par leur liberté, pour l’époque. Traductrice reconnue, elle va également publier en 1925 Ce que sera la République espagnole de Vicente Blasco Ibañez, le « Zola espagnol ». Le 29 août 1936, la voiture dans laquelle elle circule franchit accidentellement la ligne de front près de Cordoue. Tirs nationalistes : elle est blessée et capturée… « Espionne » décrètent les putschistes et Paris accepte le mensonge sur sa mort « des suites de ses blessures » avant de l’oublier en suivant. 83 ans après ? Son histoire retentit d’autant plus aujourd’hui que « ce qui se passe ici n’est pas l’affaire de Cordoue, c’est une question internationale de respect des Droits de l’Homme », rappelle, à propos de toutes les victimes du franquisme, un juriste espagnol en ce mois de janvier 2019 marqué par l’arrivée au pouvoir de la droite et de l’extrême droite en Andalousie et par… le 80e anniversaire de la #Retirada de près de 500 000 républicains espagnols en France qui feront de Toulouse, « la capitale de l’exil ».

    (Evitez les commentaires à gerber que la dépêche ne modère jamais.)

    #guerre_d'espagne #femme

  • Aude : le Gilet jaune à la « notoriété » certaine condamné à six mois de prison ferme - 09/01/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/09/2936919-gilet-jaune-notoriete-certaine-condamne-six-mois-prison-ferme.html

    Lors d’un réquisitoire très développé, la procureure de la République, Marie-Agnès Joly, a rappelé le « contexte de radicalisation du mouvement puisque le ministère public a été amené à exercer des poursuites contre des personnes se revendiquant des Gilets jaunes ». « Il ne s’agit pas de lui reprocher le passage à l’acte (violences ou dégradations) mais bien la participation à un mouvement violent », a-t-elle encore indiqué. Comme l’avait fait le président, la procureure a aussi pointé le « double discours » d’Hedi. « Je ne touche pas une palette car je suis connu, mais en même temps il craint de se faire interpeller », signale-t-elle. Et d’évoquer les débordements et violences du péage de Croix Sud : « Quand on a vu qu’on pouvait aller aussi loin dans un mouvement, on n’attend pas d’être interpellé pour rentrer chez soi auprès de sa compagne ».

  • #Pôle_Emploi se transforme pour mieux accueillir les usagers
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/31/2932887-pole-emploi-se-transforme-pour-mieux-accueillir-les-usagers.html

    « Deux personnes effectuant un service civique sont également affectées à l’accueil des usagers, souligne Florence. Elles sont là pour orienter et conseiller. »

    #service_civique, qui devient la norme dans le service public (également vu en préfecture, par exemple), après les associations...

    Ce n’est pas un emploi mais du #volontariat :

    6.2.6. Est-ce que le Service Civique ouvre droit au chômage ?
    Non, le Service Civique n’étant pas un emploi salarié, il n’ouvre pas droit au chômage.

    7.1. Service Civique et emploi
    7.1.1. Est-ce que le Service Civique est un emploi ?
    Non, une mission de Service Civique n’est pas assimilable à un emploi salarié. Le Service Civique ne relève pas du code du travail, il obéit à des dispositions propres définies dans le code du service national. En particulier, vous n’êtes pas dans une relation de subordination avec votre organisme d’accueil mais dans une relation de collaboration. Par ailleurs, votre action en tant que volontaire ne doit pas se substituer à l’action des professionnels mais la compléter.

    3.1.1. Quel est le montant de l’indemnité de Service Civique ?
    Le Service Civique ouvre droit à une indemnité financée par l’Etat de 472,97 euros net par mois quelle que soit la durée hebdomadaire du contrat.
    En plus de ces 472,97 euros, vous pouvez percevoir une bourse de 107,66 euros si :

    vous êtes bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) au moment de la signature du contrat de Service Civique ou si vous appartenez à un foyer bénéficiaire du RSA ;
    vous êtes titulaire d’une bourse de l’enseignement supérieur du 5ème, 6ème ou 7ème échelon au titre de l’année universitaire en cours. Ce critère ne vous concerne donc que si vous poursuivez vos études en même temps que votre mission.

    Enfin, les organismes d’accueil doivent vous verser une prestation nécessaire à la subsistance, l’équipement, l’hébergement ou au transport. Elle peut être servie en nature, au travers notamment de l’allocation de titre-repas, ou en espèces. Le montant minimal mensuel de cette prestation est fixé à 107,58 euros.

    La foire aux questions des volontaires
    https://www.service-civique.gouv.fr/faq-volontaire

    –-
    Rajout
    Je sais que ce n’est pas nouveau mais ça m’hallucine à chaque fois, déjà que y’ait pas eu plus de réaction que ça dans les assos.

    En suivant #service_civique :

    Un article de Mediapart (février 2018)
    « #Pôle_Emploi fait toujours plus de place au #service_civique »
    https://seenthis.net/messages/668765
    Je rajoute le début visible de l’article :

    Fin janvier, Julie a reçu un drôle de message de sa conseillère Pôle emploi. Cette Toulousaine de 25 ans, diplômée d’un master, cherche un travail. Pourtant, ce jour-là, ce n’est pas un contrat de travail que Pôle emploi lui propose, mais une « mission ». Un service civique, plus exactement, au sein même de son agence locale, qui cherche trois personnes « pour une #mission (service civique) d’accompagnateur dans l’utilisation des nouveaux outils numériques de Pôle emploi » , à partir du 1er mars. « Si la mission vous intéresse et que vous pensez avoir le profil, merci de m’envoyer votre C.V. par mail » , propose la conseillère. « Je reçois souvent des offres complètement à côté de la plaque, par exemple pour devenir chauffeur de poids lourd, mais cette proposition m’a fait bondir, raconte la jeune femme. En proposant à ses demandeurs d’emploi de postuler, Pôle emploi reconnaît qu’elle considère le service civique comme un emploi pas cher ! En plus, j’ai déjà effectué un service civique, dans la communication au service culturel d’une mairie. »

    Un article de La Rotative (mars 2016)
    « A Pôle Emploi, des services civiques sous-payés et non-formés pour accueillir les chômeurs »
    https://seenthis.net/messages/474741

    Et dès 2015, @colporteur relayait les infos.

    –-
    Ce début d’année, annonce de la préfecture de Creuse :
    « Appui et soutien d’actions polyvalentes de prévention et sensibilisation du public »
    https://www.service-civique.gouv.fr/missions/appui-et-soutien-dactions-polyvalentes-de-prevention-et-sensibi

    Quoi ?
    Le volontaire du service civique assiste les services de l’Etat dans les missions de la direction des services du cabinet et plus particulièrement au service départemental de la communication interministérielle. Dans ce cadre, il sera amené à :
    - participer aux opérations de valorisation de l’action de l’Etat (plan départemental d’actions de sécurité routière, journée européenne du patrimoine, rencontres de la sécurité intérieure, campagnes des actions gouvernementales...),
    - apporter un soutien aux actions de sensibilisation du public en lien avec le milieu associatif,
    - rencontrer les partenaires (sécurité routière, sécurité civile et sécurité intérieure) afin de mettre en oeuvre des actions communes, grâce à la création notamment d’outils de mise en partage et de diffusion,
    - participer à la communication à destination des élus en matière de prévention et d’information.
    Le volontaire du service civique vient compléter le dispositif existant et apporte un point de vue et une expérience extérieure à l’institution. Le volontaire investira les champs partiellement ou non couverts par les services de l’Etat.
    Cette mission exige des qualités d’écoute, un sens développé du contact et du service public, de la discrétion, une bonne présentation ainsi qu’une facilité pour communiquer ou s’exprimer en public. De même, seraient appréciées des connaissances de l’outil informatique (libre-office) et de rédactions.
    Quand ?
    À partir du 25 février 2019 (10 mois, 28 h/semaine)

  • Eau et assainissement : La mafia de Veolia et Suez remporte le match

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/14/2924742-eau-et-assainissement-veolia-et-suez-remportent-le-match.html

    Toulouse Métropole a voté hier pour la délégation des services de l’eau et de l’assainissement respectivement à Veolia et Suez qui ont proposé « le prix le plus bas de France ».

    Pas facile en politique comme au football de sortir de l’angle du terrain où l’adversaire vous a coincé. Depuis juin 2017, pour choisir le mode de gestion de l’eau et de l’assainissement dans ses 37 communes, un enjeu technique mais aussi hautement politique, Toulouse Métropole s’est lancée dans la comparaison entre l’exploitation directe par ses agents et la délégation de ce service public à une entreprise privée. Les résultats sont tombés le 13 novembre : à cahier des charges équivalent, l’option Veolia pour l’eau et Suez pour l’assainissement est moins chère de 55 centimes par m3 que la régie directe (soit 2,91 € contre 3,46). C’est la préférence alors exprimée par Jean-Luc Moudenc, président de la Métropole.

    Hier, lors de l’assemblée des élus, qui a majoritairement approuvé les deux délégations, Pierre Trautmann, après le rappel de la procédure, a conclu sur ces mêmes chiffres : les délégations permettront une économie annuelle de 120 € en moyenne sur la facture pour une consommation de 120 m3 sur l’ensemble des 37 communes. Soit une économie de 49,70 € à 254,50 € par an selon les communes.

    Voilà, en ces temps de manif des Gilets jaunes, un « gain de pouvoir d’achat » ne s’est pas privé de marteler la majorité. Et un argument massue. « Nous avons le prix le plus bas de France », a répété, tableau à l’appui, Pierre Trautmann qui, dit-il, a été le premier surpris par les propositions de Veolia et Suez.
    Le poids de l’opinion

    Pour sortir du « corner », les quatre groupes minoritaires partisans de la gestion publique ont choisi la même tactique : contester la comparaison. « Les conditions des études ne sont pas égalitaires entre les deux modes de gestion », a résumé Martine Croquette (PCF). « Un prix en régie de 3 €, voire moins, c’est possible », a assuré François Lépineux (Métropole Citoyenne). Claude Raynal (PS) a jugé aussi que les écarts pouvaient être plus serrés. Et qu’il aurait été « utile de revisiter l’étude régie ». Sa préférence allant à une solution mixte : eau en régie, l’assainissement en délégation.

    Deuxième axe de la contre-attaque : rappeler pourquoi, à leurs yeux, la gestion directe est préférable. Ce qu’a fait Claude Touchefeu (Génération-s) : « il existe des domaines qui doivent être extraits de la logique marchande pour garantir transparence, qualité et contrôle. »

    La stratégie suffira-t-elle à emporter l’opinion ? Raymond-Roger Stramare (groupe des indépendants) a ramené la balle sur le terrain du prix : « Comment pourrions-nous expliquer à nos concitoyens le choix d’une régie plus chère ? » Jean-Luc Moudenc a lui enchaîné les tirs, ajoutant notamment « la hausse des investissements, le renforcement du contrôle par la puissance publique et l’instauration d’un contrôle citoyen ».
    Le groupe socialiste se divise

    À l’issue d’un débat qui n’a jamais dérapé, le vote, à main levée, a donné le résultat suivant : sur 134 élus, une élue ne prend pas part au vote (Dominique Faure, employée parle cabinet d’audit Grant Thornton qui intervient dans la procédure, et ex-de Veolia), 13 abstentions, 36 votes contre la délégation de service public et 84 pour. Les groupes Métropole citoyenne, PCF et Génération-s ont tous voté contre. Le groupe radical s’est partagé en deux, comme souvent, avec cinq voix pour. Et surtout le groupe socialiste a donné à voir l’image de la division. Sur 27 membres, 13 ont voté contre la délégation, comme le président du groupe Claude Raynal, 13 se sont abstenus et 1 a voté pour. Ce dernier, Jacques Sébi, maire de Montrabé, qui n’est plus au PS, a expliqué au micro : « on ne me demande pas si je suis pour la régie ou la délégation mais si je suis pour ce contrat ». Du côté des contre, on trouve deux maires, Karine Traval-Michelet (Colomiers) et Marie-Dominique Vézian (Saint-Jean). Du côté de l’abstention se range une majorité de maires. Ils sont huit : Gérard André (Aucamville), Brigitte Calvet (Aigrefeuille), Dominique Coquart (Villeneuve-Tolosane), Patrick Delpech (Gratentour), Robert Grimaud (Fontbeauzard), Lysiane Maurel (Aussonne), Patrice Rodrigues (Beauzelle) et Michel Rougé (Launaguet). Autant d’élus qui étaient même prêts à voter pour mais que leur président de groupe a ramenés, en partie, dans le droit chemin de la ligne politique.
    Le chiffre : 1, 3

    milliard d’€> Chiffre d’affaire. Les délégations de service public de l’eau et de l’assainissement représentent, sur douze ans, la durée du contrat, un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’€.
    Jean-Noël Gros

    #privatisation
    #services_publics
    #moudenc
    #eau
    et surtout #honte aux #socialistes qui n’ont même pas su voter contre

    Ce que ne disent pas les journalistes c’est qu’une fois les services revendus à ces prédateurs, la dépendance sera telle que les prix pour l’eau et l’assainissement vont flamber pour les particuliers. En pleine période Gilets Jaunes, Moudenc, le maire de Toulouse fait la preuve qu’il est un très mauvais gestionnaire pour sa ville, mais surement pas pour son porte monnaie.

  • Que deviennent les dents en or ou les prothèses des défunts après crémation ? - 17/12/2018 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/17/2926224-cremation-quand-la-mort-vaut-de-l-or.html

    Vous pensiez que les dents en or et les prothèses articulaires ou mammaires des défunts étaient restituées à la famille après la crémation ? Pas du tout. Seules les cendres sont rendues à la famille, pour être placées dans un caveau spécifique, ou enfouis dans le jardin des souvenirs du crématorium.

    Les résidus métalliques provenant des prothèses mammaires ou de hanche, de dents en or, etc., sont filtrés et confiés à des sociétés spécialisées qui en retirent divers métaux, précieux pour certains, que ces déchets contiennent : titane, cobalt, inox, aluminium, cuivre, zinc, fer, acier, or, platine, argent… Des métaux réutilisés à destination de l’industrie automobile ou aéronautique, voire de l’armement. Les prothèses sont parfois reconditionnées et exportées vers des pays émergents pour y être réutilisées (lire ci-contre).

    Le crématorium de Cornebarrieu a confié le marché du recyclage après crémation à une société hollandaise, OrthoMetals, suite à un appel d’offres en 2015. Une attribution contestée par une autre société spécialisée, française, EMC (Europe Metal Concept), dont le siège est à Avignon. EMC a porté plainte le 7 août 2015 contre Toulouse Métropole (dont le crématorium de Cornebarrieu dépend) devant le tribunal administratif de Toulouse. L’instruction, close depuis le 26 mars 2018, le magistrat rapporteur décidera de la mise au rôle de ce dossier à une prochaine audience dès qu’il le jugera possible.

    Le gérant d’EMC, Louis Piazza, évoque une « concurrence déloyale » d’OrthoMetals, « qui n’a pas demandé les autorisations nécessaires en France et n’acquitte pas les taxes françaises » et « un contrôle fiscal en cours ». Ce que dément Hidde Verberne, d’OrthoMetals BV : « tous les paiements obligatoires ont été faits » (lire ci-contre). La responsable de la société hollandaise explique que sa filiale française, qui a obtenu le marché en 2015 sans personnel en France, a été clôturée car « les appels d’offres sont faits désormais au niveau européen ».

    Louis Piazza accuse : « La Ville de Toulouse stockait ses résidus métalliques depuis 25 ans. Ce stock faisait partie du marché. Il contenait des métaux précieux, et de l’or, peut-être une demi-tonne… D’où vient la recette exceptionnelle d’1,20 million d’€ enregistrée par le crématorium en 2015 ? »

    Ghislaine Delmond, élue métropolitaine en charge des cimetières, affirme : « le stock a été enfoui » et Sacha Briand, en charge des finances explique : « les 1,20 M€ correspondent au reversement des excédents antérieurs du budget annexe portés alors par la ville (…) transférés à Toulouse Métropole » en 2015.
    Le business caché de la crémation

    40 % des défunts sont incinérés, en France (38 % pour Toulouse Métropole). Notre pays est devenu le quatrième d’Europe pour la crémation. Une proportion à la hausse, au rythme de +1 % l’an, selon Ghislaine Delmond, élue métropolitaine en charge des cimetières. La mort est aussi un marché. Et ce marché reste tabou dans notre société, ce qui explique sans doute qu’il reste aussi opaque qu’un tombeau. Savez-vous par exemple que les familles peuvent récupérer les cendres d’un défunt dans une urne métallique qui est gratuite ? Mais les services de pompes funèbres proposent systématiquement aux familles des urnes payantes, plus élaborées. à noter que Toulouse Métropole a sa propre société de pompes funèbres, depuis 1904 (elle relevait alors de la Ville de Toulouse), une régie publique, la plus ancienne de la métropole. Orthometals, la société hollandaise leader mondial du marché de la récupération des résidus métallique après crémation, a, elle, collecté et traité 50 tonnes de métaux provenant de France sur un total de 350 t. au niveau mondial, en 2013. Cette PME de 6 personnes travaille avec 180 crématoriums en France (1 250 dans le monde) mais se montre très discrète sur ses comptes, se réfugiant derrière le secret des affaires.

    #prothèse #or #mort #la_gerbe

  • Le terrible élevage des animaux « sauvages » destinés à la chasse
    http://www.leparisien.fr/societe/le-terrible-elevage-des-animaux-sauvages-28-11-2018-7955652.php

    30 millions de bêtes grandissent dans des fermes avant d’être lâchées dans la nature pour être chassées. Vidéo à l’appui, une ONG dénonce des conditions d’élevage terribles du gibier et en réclame la fin.

    Dans ces cages, les oiseaux meurent par pendaison quand ils se coincent le cou dans les mailles qui recouvrent les volières ; ils s’étouffent les uns sous les autres ou périssent en s’écrasant contre les poteaux et les poutres.

    La concentration des volailles d’élevage est connue, mais les images que nous révélons, captées en caméra cachée par l’association anti-chasse ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), montrent des élevages d’animaux dits « sauvages » en fait destinés à finir leur vie au bout d’un fusil. L’ONG qui a enquêté pendant plusieurs mois et filmé dans neuf fermes à travers la France lance ce mercredi une pétition pour réclamer la fin de l’élevage pour la chasse.

    On le sait peu, mais en France le gibier n’est pas si « sauvage » : « On estime qu’un animal chassé sur quatre est issu de l’élevage, pointe Madline Reynaud, présidente de l’ASPAS. Ces animaux grandissent dans des conditions terribles et posent de sérieuses questions environnementales et sanitaires comme des risques de contaminations accrus de grippe aviaire. » Les chiffres sont impressionnants : 30 millions de têtes sont ainsi élevées chaque année. Surtout des faisans (14 millions) ; des perdrix grises et rouges (5 millions), mais aussi des colverts, des lièvres et même des cerfs.

    Si à l’état naturel, faisans et perdrix cohabitent à deux à trois couples à l’hectare, dans les « fermes », ils sont confinés dans des espaces de 2,5 m². Les images tournées par l’ASPAS s’attardent sur l’anneau nasal des perdrix. Pour fixer ces dispositifs on perce le bec de l’oiseau qui pousse autour formant des excroissances, sur certains faisans on installe des « couvre bec » pour éviter que les animaux rendus agressifs par la concentration ne s’attaquent. De même, les poussins vivent dans l’obscurité complète leurs premières semaines, « sinon ils se bouffent » explique un éleveur dans la vidéo.
    Des accusations réfutées par les chasseurs

    « Rien de moins que de la torture » estime la présidente de l’ASPAS « C’est complètement faux », répond Thierry Coste, porte-parole de Fédération nationale de la chasse. « Les conditions sont forcément bonnes puisque contrairement aux élevages alimentaires, l’objectif est de pouvoir ensuite relâcher des bêtes capables de courir, voler, se déplacer librement ». Les chasseurs insistent sur la nécessité d’élever puis de lâcher plus d’animaux notamment pour favoriser la reproduction des faisans dans la nature. « Notre rêve est en fait de cesser ces lâchers, assure Thierry Coste. L’objectif est de compenser les pertes de biodiversité dues à l’agriculture intensive qui morcelle les territoires des espèces sauvages et tue les insectes, principale nourriture des oiseaux. »

    Pour l’ASPAS, la volonté de créer des populations sauvages n’est qu’un prétexte. « La preuve, estime Madline Reynaud, ces animaux sont dans l’immense majorité des cas lâchés à l’ouverture de la saison et quasi jamais quelques mois avant ce qui permettrait de laisser le temps aux animaux de se reproduire. Les éleveurs interrogés disent qu’ils sont tirés quasi dans la caisse », rétorque Madline Reynaud. Donnée qui semble confirmée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) qui dans un rapport de 2016 indiquait : « les mortalités liées à la chasse ont généralement lieu dans les heures et jusqu’à quelques jours suivant les lâchers ».

    #chasse #nos_ennemis_les_betes

    • Au fin fond des Corbières, les chasseurs ont simplifié la donne, ils élèvent directement les sangliers en pleine nature en déversant du maïs dans les chemins. Ensuite, quand ces animaux qui se multiplient au prorata de ce qu’ils absorbent en nourriture commencent à pulluler, les chasseurs magnanimes les massacrent pour sauver les agriculteurs envahis.
      Ils arrivent de partout avec des chiens affamés trimballés dans des remorques-cages derrière leur 4x4 puants.
      Bien entendu, après avoir ruiné l’économie viticole des petites exploitations, fermé les postes et les écoles, laissé bétonner les places de village, les politiques présentent la chasse comme indispensable à la survie du pays. Le discours pro-chasse est bien rôdé puisqu’au final il raconte que les chasseurs assurent la protection de la nature.

    • Une battue était en cours ce mercredi après-midi sur le territoire de Faget-Abattial dans le Gers. Lors de cette chasse, vers 16 h 25, un sanglier est aperçu par l’un des guetteurs, qui fait feu sur l’animal. Il le touche, mais pas assez pour abattre le sanglier. Mise en rage, la bête a foncé sur son tireur , un habitant de la commune âgé de 68 ans. En le chargeant, il est parvenu à le heurter, le blessant à la jambe. Mis en alerte, les secours de Sarramon sont intervenus pour donner les premiers soins à la victime, dont l’état n’inspire pas d’inquiétude. Il a été emmené aux urgences d’Auch. Son sanglier , aux dernières nouvelles, court encore.

      https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/09/2937315-un-chasseur-attaque-par-un-sanglier-dans-le-gers.html

  • Gilets jaunes : l’équipe de BFM TV échappe à une tentative de lynchage à Toulouse Fabrice Valéry - France3 Régions - 24 Novembre 2018
    https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/medias-midi-pyrenees/2018/11/24/gilets-jaunes-lequipe-de-bfm-tv-a-toulouse-echappe

    Des manifestants ont dérapé ce samedi vers 16 heures place du Capitole. Les correspondants de BFM TV ont échappé à une tentative de lynchage. D’autres journalistes ont été conspués. A Béziers, des journalistes de Midi Libre ont été molestés.

    C’est une marche de plus dans l’escalade anti-médias de certains manifestants du mouvement des « gilets jaunes ».


    Ce samedi, l’équipe des journalistes correspondants de BFM TV à Toulouse a échappé à une véritable tentative de lynchage.

    « BFM collabo »
    Vers 16 heures, alors qu’un millier de manifestants se trouvaient place du Capitole, environ 200 personnes s’en sont pris verbalement à des équipes de télévision, particulièrement aux deux journalistes de BFM TV, Jean-Wilfried Forquès et Maxime Sounillac.
    Le micro du correspondant ne portait pas les couleurs de la chaîne info. Les journalistes étaient aussi accompagnés de deux agents de sécurité mais cela n’a pas empêché un petit groupe de tenter de s’en prendre physiquement aux journalistes.
    « BFM collabo », « dégage » se sont mis à crier les manifestants comme on le voit sur cette vidéo, publiée sur la page facebook des Gilets jaunes à Toulouse

    Il faut noter que plusieurs policiers présents alors à cet endroit ne sont pas intervenus pour protéger les journalistes.
    Pris en chasse par des manifestants
    « Ce qui s’est passé ensuite était une véritable tentative de lynchage » racontent plusieurs témoins.
    La tension est montée brisquement d’un cran et les agents de sécurité sont intervenus pour faire sortir les deux journalistes de la place du Capitole. C’est alors, dans une rue adjacente, qu’une cinquantaine de manifestants ont « coursé » le correspondant de la chaîne à Toulouse. Un sprint pour sauver sa peau.

    Le journaliste, séparé de son caméraman, a trouvé refuge dans une boutique dont la gérante a fermé les grilles. Il a ensuite fallu attendre pendant de longues minutes l’intervention des CRS qui ont chargé pour dégager les accès à la boutique et permettre au journaliste d’être évacué.
    Le caméraman et le correspondant n’ont pas été blessés. « Jamais je n’ai senti autant de haine contre les journalistes » a témoigné Jean-Wilfried Forquès auprès de France 3. Journaliste aguerri, ayant couvert plusieurs conflits dans le monde quand il travaillait pour Sud Radio, il est le correspondant à Toulouse de BFM TV et RMC depuis dix ans.
    A la suite de ce nouvel incident grave, des messages hostiles à la presse fleurissent sur facebook comme celui-ci :

    BFM TV s’est fait dégager de la place du capitole « Toulouse » par le peuple 
#BFMTVCOLABO

    Après cet incident grave, les journalistes et la direction de BFM ont porté plainte.
    Une plainte de l’équipe de CNews
    Les journalistes correspondants de CNews (groupe Canal +) à Toulouse ont eux aussi essuyé des quolibets, des insultes et des jets de projectiles de la part de manifestants. Ils sont allés déposer plainte au commissariat de Toulouse.
    Après une semaine de manifestations, les épisodes de ce type se multiplient, notamment en Occitanie.
    Des incidents à Béziers, à Agde…
    A Béziers, samedi, des journalistes de Midi Libre ont également été insultés, molestés et même frappés pour certains.
    « Malgré l’intervention du chef d’agence, qui a tenté de dialoguer avec ces manifestants reprochant « aux médias d’être vendus à Macron », explique la société des journalistes de Midi Libre (SOJOMIL) dans un communiqué, l’un de nos confrères a reçu des coups, de nombreuses insultes ont été proférées, et la poignée de la porte a été cassée lorsque certains ont essayé d’entrer en force dans les locaux. 
    La SOJOMIL rappelle que les journalistes de Midi Libre travaillent en toute indépendance pour informer au quotidien leurs lecteurs du mouvement des gilets jaunes, depuis le départ, comme ils le font dans tous les domaines de l’actualité locale, régionale et nationale. A ce titre, toute pression verbale ou agression physique envers les journalistes de Midi Libre est inacceptable et sera systématiquement signalée aux autorités ».
    D’autres journalistes, d’autres médias ont été aussi pris à parti par exemple à Agde dans des conditions extrêmement difficiles.
    Stop !
    On aura beau répéter, comme nous le faisons régulièrement sur ce blog, que s’en prendre physiquement aux journalistes est à la fois intolérable et contre-productif pour les manifestants, cela ne semble pas servir à grand chose.
    On se contentera donc, modestement, d’apporter notre soutien à nos confrères de BFM TV à Toulouse et de Midi Libre à Béziers ainsi qu’à tous les journalistes qui tentent de faire leur travail sur un terrain qui devient de plus en plus hostile.

    #BFM #Midi_Libre #Toulouse #CNews #médias #journalistes #presse dans le caniveau