expulsions_frontières (d’israel) avec une petite recherche rapide et en français sur internet (en…

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  • Les élues américaines Ilhan Omar et Rashida Tlaib non grata en Israël
    Par Guillaume Gendron — 15 août 2019 à 20:56
    https://www.liberation.fr/planete/2019/08/15/les-elues-americaines-ilhan-omar-et-rashida-tlaib-non-grata-en-israel_174

    Faut-il les empêcher d’entrer ? La question a accaparé ondes et pixels toute la journée de jeudi en Israël, à deux jours de l’arrivée prévue de deux élues démocrates américaines, farouches opposantes à Donald Trump et partisanes résolues de la cause palestinienne. Finalement, le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a tranché. « Nous n’autoriserons pas ceux qui nient notre droit à exister dans ce monde à entrer en Israël », a annoncé sa vice-ministre des Affaires étrangères. Ainsi Ilhan Omar, députée du Minnesota, et Rashida Tlaib, du Michigan, sont officiellement persona non grata.

    Accusées « de provocations et de promotion du BDS [Boycott, Désinvestissement et Sanctions ; un mouvement international de boycott d’Israël pour mettre fin à l’occupation, ndlr] », ces deux figures de l’aile gauche du Parti démocrate étaient interdites de mettre un pied sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion, à Tel-Aviv, d’où elles comptaient rallier les Territoires palestiniens, dont la visite était tout l’enjeu de leur venue, présentée comme « une délégation du Congrès dans les Territoires occupés de Palestine ». Les deux femmes devaient sillonner la Cisjordanie du 18 au 22 août, de Bethléem à Hébron, en passant par Ramallah, afin de « voir l’occupation de leurs propres yeux et ce que l’argent américain finance réellement en Israël », selon une personnalité impliquée dans le déplacement avorté. Une visite de l’hypersensible site de l’esplanade des Mosquées était au programme pour les deux premières musulmanes au Congrès.

    Pour justifier sa décision, le gouvernement israélien invoque un amendement voté à la Knesset en 2018, qui enjoint le ministère de l’Intérieur à refuser l’entrée de tout étranger ayant « publiquement appelé au boycott de l’Etat d’Israël ». C’est la première fois que cet arsenal législatif, dont la Cour suprême a déjà cassé plusieurs des tentatives d’application, est utilisé contre des élus d’un pays allié d’Israël.

    Jeudi dans la soirée, le cabinet du Premier ministre a toutefois fait savoir que Rashida Tlaib, d’origine palestinienne, pourrait recevoir un simple « visa humanitaire » pour rencontrer ses grands-parents et sa belle-famille, résidents d’un village de Cisjordanie, à condition de promettre ne pas « promouvoir le boycott d’Israël ». Ilhan Omar, elle, reste bannie. « Un affront », a-t-elle dénoncé jeudi soir dans un communiqué. (...)

    #Ilhan_Omar #Rashida_Tlaib
    https://seenthis.net/messages/797277

    • Ilhan Omar et Rashida Tlaib réagissent à l’interdiction d’entrer en Israël
      16 août 2019 à 07:42 - dernière modification 16 août 2019 à 09:45
      https://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/1565934084-ilhan-omar-et-rashida-tlaib-reagissent-a-l-interdiction-d-entrer-

      Les membres du Congrès, Ilhan Omar et Rashida Tlaib, ont tous deux répondu jeudi soir à l’annonce de leur interdiction d’entrer en Israël, avant leur visite prévue dans le pays.

      « Que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, sous la pression de Donald Trump, refuse l’entrée (en Israël et dans les Territoires palestiniens) de deux représentantes de l’Etat américain, représente un affront », a-t-elle écrit sur Twitter.

      « Refuser l’entrée en Israël limite non seulement notre capacité à apprendre des Israéliens, mais également à entrer dans les territoires palestiniens, ce qui n’est malheureusement pas une surprise, étant donné les positions publiques du Premier ministre Netanyahou, qui a toujours résisté aux efforts de paix », a-t-elle ajouté.

      « L’ironie c’est que la ‘seule démocratie’ au Moyen Orient prend une telle décision. C’est à la fois une insulte aux valeurs démocratiques et une réponse effrayante à la visite de responsables gouvernementaux d’un pays allié », a-t-elle encore dit.

      Rashida Tlaib a également réagi jeudi à l’interdiction israélienne, qualifiant le mouvement de signe de faiblesse.

      « Cette femme ici, c’est ma raison d’être », a écrit Tlaib sur Twitter avec une photo de sa grand-mère.

      « Elle mérite de vivre en paix et dans la dignité humaine. Je suis ce que je suis à cause d’elle. La décision prise par Israël d’interdire à sa petite-fille, une femme du Congrès américain, (d’entrer en Israël) est un signe de faiblesse parce que la vérité sur ce qui arrive aux Palestiniens est effrayante », a-t-elle insisté.

      https://twitter.com/RashidaTlaib/status/1162073791595470849

    • Israël interdit à Ilhan Omar et Rashida Tlaib de se rendre en visite en Israël
      15 août 2019
      https://www.bbc.com/afrique/region-49361199

      (...) Tom Malinowski, membre du Congrès du New Jersey, a qualifié cette décision de « irrespectueuse envers le Congrès » et a déclaré que lors d’un voyage multipartite du Congrès en Israël la semaine dernière, des fonctionnaires leur ont assuré que leurs collègues seraient autorisés à se rendre en Israël.

      D’abord, il dit à la députée Tlaib de « retourner » dans « son » pays, puis il dit à ce pays de ne pas la laisser entrer ", s’est-il indigné sur Twitter, en faisant référence aux commentaires de M. Trump.

      La sénatrice et candidate à la présidence du Massachusetts, Elizabeth Warren, a qualifié de « honteuse » et de « sans précédent » cette initiative contre un membre du Congrès américain.

    • Israël interdit la visite de Rashida Tlaib et Ilhan Omar, élues américaines et adversaires de Trump

      Le président américain avait encouragé Israël à leur interdire l’entrée sur son territoire, affirmant qu’elles « détestent Israël et tous les juifs ».

      Le Monde avec AFP Publié hier à 16h56, mis à jour hier à 20h45
      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/15/israel-envisage-d-interdire-la-visite-de-deux-elues-americaines_5499742_3210

    • Israel approves Rashida Tlaib petition to enter ’on humanitarian grounds’ to visit grandmother
      Noa Landau | Aug. 16, 2019 | 11:53 AM
      https://www.haaretz.com/us-news/.premium-israel-approves-rashida-tlaib-petition-to-enter-on-humanitarian-gr

      Israel has decided to approve a petition by U.S. Congresswoman Rashida Tlaib to enter Israel on ’humanitarian grounds’ so she may visit her Palestinian grandmother, the Interior Ministry announced Friday, this after it barred her from entering the country due to her support for the boycott, divestment and sanctions movement.

      In a letter she sent to Interior Minister Arye Dery, Tlaib wrote that she is requesting approval to visit Israel “in order to visit relatives, especially my grandmother who is in her nineties, and lives in Beit Ur al-Fauqa. This may be my last opportunity to see her.”

      Dery’s bureau released a statement Friday morning saying that Tlaib’s request was approved. “Tlaib sent a letter last night to Minister Dery, in which she promised to hold to Israel’s requests, respect the limitations put on her for the visit and also affirmed that she would not promote the boycott against Israel during her visit.” Dery expressed hope that “she will stand by her obligations and the visit will be for humanitarian means alone.”

      Under pressure from U.S. President Donald Trump, Prime Minister Benjamin Netanyahu reversed his decision Thursday to let Tlaib and fellow BDS-supporting congresswoman Ilhan Omar into Israel. After the decision was made, the Michigan congresswoman uploaded a picture of her grandmother to Twitter and wrote “The decision by Israel to bar her granddaughter, a U.S. congresswoman, is a sign of weakness because the truth of what is happening to Palestinians is frightening.”

      Public Security Minister Gilad Erdan wrote Friday morning that Tlaib’s request must be approved “mainly in light of the need to respect Israeli law and not to advance the boycott against us.” Erdan, who does not have the authority to make that decision, did tweet that the decision to ban the two congresswomen from entering Israel was “correct and just” because of their support for the boycott movement.

      Netanyahu decided to deny Tlaib and Omar entry to Israel after Trump said that “It would show great weakness if Israel allowed Rep. Omar and Rep. Tlaib to visit.” The policy reversal was justificed by the claim that their visit intends to “strengthen the boycott and invalidate Israel’s legitimacy.”

      Last month, Israeli Ambassador to the United States Ron Dermer announced that Tlaib and Omar would be allowed to enter the country: “Out of respect for the U.S. Congress and the great alliance between Israel and America”, his government would not deny entry “to any member of Congress."

    • Israël autorisera la visite de l’élue américaine Rashida Tlaib au motif d’une « visite humanitaire »
      16 août 2019 à 11:15 - dernière modification 16 août 2019 à 11:37
      https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/1565946899-israel-autorisera-la-visite-de-l-elue-americaine-rashida-tlaib-au

      Les autorités israéliennes vont autoriser l’entrée sur leur territoire à l’élue démocrate américaine Rashida Tlaib pour motif « humanitaire », a indiqué vendredi le ministre de l’Intérieur.

      Israël avait annoncé la veille avoir interdit la visite de Mme Tlaib et d’une autre élue américaine Ilhan Omar en raison de leur soutien au mouvement de boycott de l’Etat hébreu et à la suite d’une demande du président Donald Trump.

      Mais le ministre Arié Dery a décidé vendredi d’autoriser l’entrée de Mme Tlaib « pour une visite humanitaire à sa grande-mère ». Rashida Tlaib a aussi « promis de ne pas faire avancer la cause du boycott contre Israël durant son séjour », selon un communiqué du ministre.
      (...)
      Mais dans la nuit de jeudi à vendredi, Rashida Tlaib a écrit aux autorités israéliennes pour leur demander de pouvoir visiter sa famille, et plus particulièrement sa grand-mère, qui vit dans le village de Beit Ur al-Fauqa, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

      « Il pourrait s’agir de ma dernière chance de pouvoir lui rendre visite », a fait valoir l’élue américaine dans sa lettre mise en ligne.

      #BDS

    • STATEMENT FROM DEMOCRATIC MAJORITY FOR ISRAEL CO-CHAIR ANN LEWIS AND PRESIDENT AND CEO MARK MELLMAN ON THE ISRAELI GOVERNMENT’S DECISION TO DENY ENTRY TO U.S. CONGRESSWOMEN RASHIDA TLAIB AND ILHAN OMAR
      https://demmajorityforisrael.org/press-releases/statement-omar-tlaib-trip

      WASHINGTON, D.C. (August 15, 2019) – In response to the Israeli government’s decision to prevent Representatives Tlaib and Omar from entering the country, Democratic Majority for Israel Co-Chair Ann Lewis, and President and CEO Mark Mellman, issued the following statement:

      “While we disagree strongly with the anti-Israel, and in some instances antisemitic, views articulated by Congresswomen Tlaib and Omar, and while we were disturbed to learn that their planned itinerary was completely unbalanced, there is simply no excuse for any country, including Israel, to prevent travel by elected officials of the United States. Unfortunately, the Government of Israel was both wrong and unwise to reverse their earlier decision to allow these elected Members of Congress to visit the country. (...)

      http://english.pnn.ps/2019/08/16/congresswoman-tlaibs-statement-on-travel-to-palestine-israel

    • Rashida Tlaib
      ‏@RashidaTlaib

      https://twitter.com/RashidaTlaib/status/1162333169846247425

      My sity wanted to pick figs w/ me. I broke down reading this & worry every single day after I won for my family’s safety. My cousin was texting me which photo of @IlhanMN & I they should put on a welcoming poster when I heard the news. I couldn’t tell her.

      https://twitter.com/RashidaTlaib/status/1162341203406401536

      When I won, it gave the Palestinian people hope that someone will finally speak the truth about the inhumane conditions. I can’t allow the State of Israel to take away that light by humiliating me & use my love for my sity to bow down to their oppressive & racist policies.

      https://twitter.com/RashidaTlaib/status/1162341203406401536

      When I won, it gave the Palestinian people hope that someone will finally speak the truth about the inhumane conditions. I can’t allow the State of Israel to take away that light by humiliating me & use my love for my sity to bow down to their oppressive & racist policies.

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      DETROIT – Congresswoman Rashida Tlaib (MI-13) released the following statement regarding travel to Israel and Palestine:
      August 16, 2019. Press Release
      https://tlaib.house.gov/media/press-releases/congresswoman-tlaib-s-statement-travel-palestine-israel

      "In my attempt to visit Palestine, I’ve experienced the same racist treatment that many Palestinian-Americans endure when encountering the Israeli government. In preparation for my visit, my grandmother was deciding which fig tree we would pick from together, while Palestinians and Israelis who are against the illegal military occupation were looking forward to Members of Congress finally listening to and seeing them for the first time. The Israeli government used my love and desire to see my grandmother to silence me and made my ability to do so contingent upon my signing a letter – reflecting just how undemocratic and afraid they are of the truth my trip would reveal about what is happening in the State of Israel and to Palestinians living under occupation with United States support.

      “I have therefore decided to not travel to Palestine and Israel at this time. Visiting my grandmother under these oppressive conditions meant to humiliate me would break my grandmother’s heart. Silencing me with treatment to make me feel less-than is not what she wants for me – it would kill a piece of me that always stands up against racism and injustice. (...)

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      Rep. Ilhan Omar Statement on Prime Minister Netanyahu’s Decision to Deny Her Entry into Israel
      August 15, 2019
      Press Release

      https://omar.house.gov/media/press-releases/rep-ilhan-omar-statement-prime-minister-netanyahus-decision-deny-her-ent

    • La famille de Rashida Tlaib pas surprise par les obstacles érigés par Israël à sa venue en Cisjordanie
      Les proches de la première femme d’origine palestinienne à être élue au Congrès américain se préparent depuis juillet à la venue de celle en qui ils voient un espoir pour la cause de leur peuple
      Par Shatha Hammad
      – BEIT UR AL-FAWQA, Cisjordanie occupée
      Date de publication : Vendredi 16 août 2019 - 09:35


      https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/la-famille-de-rashida-tlaib-decue-mais-pas-surprise-par-linterdiction

      (...) Rashida a passé la majeure partie de sa vie aux États-Unis, se rendant en Palestine chaque été.

      C’est dans la maison de ses grands-parents que les célébrations de son mariage, en 1997, ont commencé. La grand-mère de Rashida, Muftiya, qui, avec l’âge, a perdu la plus grande partie de son audition, a déclaré à MEE que ce qui la rendait le plus heureuse était la possibilité que Rashida cueille des figues directement sur les arbres du jardin de son grand-père.

      « Je suis tellement fière d’elle. J’ai fait les préparatifs pour sa cérémonie de remise des diplômes au lycée, puis pour son diplôme universitaire et, aujourd’hui, nous célébrerons son élection au Congrès », déclarait Muftiya à MEE en début de semaine.

      Jeudi après-midi, Bassam, l’oncle de Rashida, a indiqué à MEE que la famille n’avait pas encore informé Muftiya de l’interdiction prononcée à l’encontre de sa petite-fille, craignant que cela n’affecte sa santé.

      « Nous ne sommes pas surpris par cette décision », a-t-il ajouté. « Nous nous attendions à ce que l’occupation lui interdise d’entrer en Palestine à tout moment. » (...)

  • Ceci concerne directement les universitaires, mais indirectement toutes celles et tous ceux qui veulent se rendre en israel ou en Palestine : les restrictions à la frontière sont de plus en plus sévères, de plus en plus arbitraires et de plus en plus illégales...

    Israël isole les universités palestiniennes
    Maureen Clare Murphy, The Electronic Intifada, 11 juillet 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/07/14/israel-isole-les-universites-palestiniennes

    Israël contraint des professeurs internationaux à quitter les universités palestiniennes de Cisjordanie
    Adalah, le 11 juillet 2019
    https://www.aurdip.org/israel-contraint-des-professeurs.html

    Alors qu’Israël durcit ses règles d’entrée, les enseignants étrangers des universités palestiniennes sont contraints à partir
    Amira Hass, Haaretz, le 13 juillet 2019
    https://www.aurdip.org/alors-qu-israel-durcit-ses-regles.html

    Israel Systematically Blocks International Scholars From Reaching Palestine
    David Palumbo-Liu, Truthout, le 11 août 2019
    https://truthout.org/articles/israel-systematically-blocks-international-scholars-from-reaching-palestin

    #Palestine #Université #BDS #Boycott_universitaire #Expulsion #Frontière

    Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

  • Un photojournaliste palestinien risque d’être expulsé loin de sa famille
    Amnesty International, le 23 mai 2019
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/05/israelopt-palestinian-photojournalist-at-imminent-risk-of-being-ripped-away

    Le photojournaliste palestinien Mustafa al Kharouf, qui risque une expulsion imminente qui serait contraire au droit international et le séparerait de sa femme et de son enfant, doit obtenir le statut de résident permanent à Jérusalem-Est, a déclaré Amnesty International jeudi 23 mai.

    Mustafa al Kharouf est détenu arbitrairement à la prison de Givon, à Ramla, dans le centre d’Israël, depuis le 22 janvier 2019. Son arrestation a eu lieu après que le ministère de l’Intérieur israélien a rejeté sa demande de regroupement familial, en invoquant des raisons de sécurité parmi lesquelles l’« appartenance au Hamas », et ordonné son expulsion immédiate vers la Jordanie, où il n’a aucun droit de résider et restera apatride.

    « La décision des autorités israéliennes de refuser la demande de statut de résident de Mustafa al Kharouf et de l’expulser sur la base d’accusations infondées est cruelle et illégale. Il doit être libéré immédiatement et obtenir le statut de résident permanent à Jérusalem-Est pour pouvoir reprendre une vie normale avec sa femme et son enfant, a déclaré Saleh Hijazi, directeur du Bureau d’Amnesty International à Jérusalem.

    « La détention arbitraire et l’expulsion prévue de Mustafa al Kharouf correspondent à la politique menée depuis longtemps par Israël, qui vise à réduire le nombre de résidents palestiniens à Jérusalem-Est, en faisant fi de leurs droits humains. »

    Alors que deux tribunaux israéliens ont déjà confirmé la décision d’expulsion, l’avocat de Mustafa al Kharouf a récemment déposé un recours devant la Cour suprême d’Israël afin d’annuler cette décision. La Cour suprême doit encore décider si elle examine son recours.

    « Les autorités israéliennes doivent respecter leurs obligations internationales et veiller à ce que Mustafa al Kharouf puisse rester chez lui en lui accordant le statut de résident permanent à Jérusalem-Est. La communauté internationale doit agir de toute urgence en faisant pression sur les autorités israéliennes pour qu’elles renoncent à l’expulser », a déclaré Saleh Hijazi.

    L’expulsion par Israël de Mustafa al Kharouf hors des territoires palestiniens occupés constituerait une grave violation de la Quatrième Convention de Genève et un crime de guerre au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

    Entre 1967 et fin 2018, Israël a révoqué le statut de résident de 14 643 Palestiniens de Jérusalem-Est.

    Complément d’information : Mustafa al Kharouf est un photojournaliste palestinien âgé de 32 ans, né d’une mère algérienne et d’un père palestinien de Jérusalem. Il vit à Jérusalem-Est occupée avec son épouse, Tamam al Kharouf, et sa fille Asia, âgée de 18 mois. Il a quitté l’Algérie à l’âge de 12 ans avec sa famille pour s’établir à Jérusalem-Est.

    #Palestine #Mustafa_al_Kharouf

    Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

    #Expulsion #Frontière

  • Eurovision : Une danseuse de Madonna interrogée en Israël pour avoir porté le drapeau palestinien sur scène
    Huffington Post Maghreb, le 21 mai 2019
    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/eurovision-une-danseuse-de-madonna-interrogee-en-israel-pour-avoir-

    Un argument qu’on oublie parfois de donner aux artistes (et surtout aux groupes d’artistes) qui se rendent en israel, c’est qu’ils vont faire face à la douane israélienne et à son racisme, qui sera en particulier sans pitié si l’un des membres du groupe a un nom à consonance arabe, ou une couleur de peau un peu trop foncée... C’est ce qui est arrivé à la danseuse d’origine marocaine de la troupe de Madonna. A mon avis, le fait que ce soit elle qui portait le drapeau palestinien sur son costume n’est qu’une circonstance aggravante :

    Au moment de l’enregistrement à l’aéroport de Tel Aviv, son passeport est en effet consulté par plusieurs personnes, dit-elle. “Puis j’ai été détenue pour un interrogatoire d’une heure et demie ! J’ai dû leur raconter ma vie, les raisons pour lesquelles j’ai voyagé dans des pays arabes, ma relation à la religion, ma situation familiale, montrer l’emploi du temps détaillé de mon séjour, et expliquer exactement ce que je faisais et où je suis allée la dernière fois que je suis venue à Jerusalem il y a trois ans”.

    Si le motif justifiant l’interrogatoire ne lui a pas été dévoilé, la danseuse établit un lien entre la prestation scénique délivrée samedi soir et cette expérience “intense” qui l’a menée à âtre interrogée par les autorités israéliennes : “Tout ça probablement parce que j’ai porté un drapeau dans le cadre d’une performance faisant référence à un conflit actuel, pour promouvoir la paix, l’unité et la liberté. Je ne peux même pas imaginer la surveillance et la répression auxquelles le peuple palestinien est confronté quotidiennement.”

    NB : en 2008, le seul danseur noir de la troupe d’Alvin Ailey (son prénom était aussi Abdur-Rahim) avait été interrogé pendant des heures, et forcé de danser dans l’aéroport pour prouver qu’il était véritablement un danseur...
    http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/7606996.stm

    #Palestine #Eurovision #Madonna #Alvin_Ailey #danse #Frontière #Douane #Aéroport #Racisme #Musique #Musique_et_politique #BDS #Boycott_culturel

    Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

  • Un tribunal israélien confirme l’expulsion d’un défenseur des droits de l’Homme
    Ali Abunimah, Electronic Intifada, le 18 avril 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/04/24/un-tribunal-israelien-confirme-lexpulsion-dun-defenseur-des-dro

    Mardi, un tribunal israélien a confirmé une décision du gouvernement d’expulser Omar Shakir, directeur du bureau de Jérusalem de Human Rights Watch. Le tribunal a fondé sa décision sur une loi de 2017 qui interdit l’entrée aux gens qui plaident pour un boycott d’Israël ou de ses colonies en territoire occupé.

    #Omar_Shakir #HRW #BDS #Boycott

    Suite de :
    https://seenthis.net/messages/573760
    https://seenthis.net/messages/692740
    https://seenthis.net/messages/775165

    Sur un sujet proche, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

    #Palestine #Expulsion #Frontière

  • Un tribunal israélien approuve l’#expulsion du directeur de #HRW

    Un tribunal israélien a approuvé mardi une décision du ministère de l’Intérieur d’expulser le directeur local de Human Rights Watch (HRW), accusé de « soutenir le boycott d’Israël ».

    Le tribunal de Jérusalem a accordé à #Omar_Shakir, un citoyen américain, jusqu’au 1er mai prochain pour quitter le territoire, après avoir rejeté son appel contre un ordre d’expulsion. Il peut toutefois faire appel devant la cour suprême.

    le tribunal avait reporté son expulsion en mai 2018 après un recours de l’organisation de défense des droits humains contre une décision du ministère de l’Intérieur.

    Dans sa déclaration mardi, le tribunal de Jérusalem a affirmé qu’il « a été prouvé » que M. Shakir « continue à appeler publiquement au boycottage d’Israël et en même temps demander qu’il (l’Etat hébreu) lui ouvre ses portes ».

    Le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan a salué la décision de la justice israélienne, précisant que c’est son ministère qui avait fourni les éléments à charge pour incriminer le directeur du HRW et recommander son expulsion.

    « Les activistes du BDS doivent réaliser qu’il y a un prix à payer pour leur activité contre Israël et ses citoyens », a ajouté le ministre.

    Les autorités israéliennes avaient indiqué en 2018 que M. Shakir était depuis des années un militant du BDS soutenant le boycott d’Israël de manière active.

    Le BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), l’une des bêtes noires des autorités israéliennes, est une campagne mondiale de boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël destinée à obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens.

    Le gouvernement israélien combat farouchement tout ce qui ressemble à une entreprise de boycott et en 2017, il a adopté une loi interdisant à tout militant BDS d’entrer en Israël.

    HRW a démenti que son directeur ait soutenu le BDS, et affirmé mardi vouloir saisir la cour suprême israélienne.

    Tom Porteous, adjoint au directeur des programmes de HRW, a affirmé dans un communiqué que la décision de justice constituait une « nouvelle et dangereuse interprétation de la loi » car elle assimilait la critique des entreprises opérant en Cisjordanie à un boycott d’Israël.

    https://www.lorientlejour.com/article/1166762/un-tribunal-israelien-approuve-lexpulsion-du-directeur-de-hrw.html
    #Israël
    ping @nepthys @reka

  • U.S. denies entry to BDS founder Omar Barghouti
    Noa Landau | Apr 11, 2019 7:22 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/us-news/bds-founder-omar-barghouti-denied-entry-to-the-united-states-1.7110679

    The U.S. government denied entry to co-founder of the boycott, divestment and sanctions movement Omar Barghouti on Thursday.

    Airline staff at Israel’s Ben Gurion International Airport informed Barghouti that he could not fly to the United States, despite holding valid travel documents. He was told that U.S. immigration officials ordered the American consul in Tel Aviv to deny him permission to board the flight.

    Barghouti was told that it is an “immigration matter,” according to a statement by the Arab American Institute, a Washington-based advocacy group. They added that Barghouti often faces travel restrictions from Israel, but not from the United States.

    Barghouti was set to attend his daughter’s wedding, who lives in the United States. He was also set to speak at Harvard, New York University and a Philidelphia bookstore owned by Marc Lemont Hill, whose contract at CNN was terminated last year over his support for Palestinian rights. (...)

    #expulsions #renvois

  • L’offensive pro-Israël pour purger les campus américains de ses critiques
    2 janvier | Katherine Franke pour le New York Review of Books |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/l-offensive-pro-israel-pour-purger.html

    Des signes indiquent que nous avons atteint un moment charnière dans la reconnaissance publique, aux Etats-Unis, de ce qu’il est légitime, du point de vue des droits humains, de s’inquiéter de la suppression des droits des Palestiniens par Israël. De plus en plus, les étudiants sur les campus dans tout le pays appellent leurs universités à retirer leurs investissements des compagnies qui font des affaires en Israël. Des membres récemment élus au Congrès disent ce qui n’était pas jadis dicible : que les Etats-Unis doivent peut-être remettre en question leur soutien diplomatique et financier sans réserve à Israël, notre allié le plus proche au Moyen-Orient, et lui appliquer le même examen attentif à propos des droits humains que nous appliquons à d’autres nations dans le monde. Des compagnies internationales comme Airbnb ont reconnu que leurs pratiques commerciales doivent refléter la condamnation internationale de l’illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie. Natalie Portman, Lorde et d’autres célébrités ont décliné des invitations en Israël, validant l’appel à boycotter le gouvernement israélien à cause de ses violations des droits humains. Et le New York Times a publié une colonne disant, avec une franchise sans précédent, que critiquer l’ethno-nationalisme en Israël (par exemple, la définition d’Israël comme un « état juif » exclusivement) n’est pas nécessairement antisémite.

    En même temps, les discussions sur les campus universitaires à propos des complexités de la liberté, de l’histoire et de l’appartenance, en Israël et en Palestine, sont menacées par une pression croissante et une censure potentielle issues d’entités de droite. En fait, de nouvelles politiques adoptées par les gouvernements américain et israélien visent à éliminer toute discussion rigoureuse de la politique israélo-palestinienne dans un contexte universitaire. Depuis les purges anticommunistes de l’ère McCarthy nous n’avions pas eu de tentative aussi aggressive pour censurer l’enseignement et l’éducation sur des sujets qui n’ont pas la faveur du gouvernement.

    Un aspect particulièrement paralysant est l’adoption récente par le département américain de l’éducation d’une nouvelle définition de l’antisémitisme, qui identifie toute critique d’Israël avec une haine des Juifs. (...)

    • #Katherine_Franke #Universités #BDS #Boycott_universitaire #USA

      Israel and Academic Freedom : An Exchange
      Kenneth Waltzer and Mark G. Yudof, reply by Katherine Franke, The New-York Review of Books, le 8 janvier 2019

      En particulier, cet extrait de la réponse de Katherine Franke :

      Finalement, Waltzer et Yudof contestent mon affirmation qu’Israël traite les étudiants américians d’origine palestinienne ou arabe différemment des autres étudiants américains. Pourtant nous n’avons pas besoin de chercher plus loin que le département d’état pour corroborer mon inquiétude sur la protection des droits des mes étudiants palestiniens et américano-palestiniens. Le département a émis des conseils aux citoyens américains qui envisagent de voyager en Israël, les avertissant que les citoyens d’origine arabe, moyen-orientale ou musulmane seraient probablement profilés par les autorités d’émigration israéliens et pourraient ne pas être autorisés à entrer en Israël. Et une déclaration officielle du département d’état remarque que « Le département de la sécurité intérieure et de l’état reste inquiet du traitement inégal dont les Américains palestiniens et les autres Américains d’origine moyen-orientale font l’expérience à la frontière israélienne et aux checkpoints.

      Sur ce sujet, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
      https://seenthis.net/messages/364741

      #Palestine #Expulsion #Frontière #Douane #Aéroport

  • Défier le racisme : le calvaire d’une musicienne palestinienne à l’aéroport Ben Gourion
    14 janvier 2019 – Nai Barghouti – Source : Mondoweiss
    Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/17/defier-le-racisme-le-calvaire-dune-musicienne-palestinienne-a-l

    Une des caractéristiques les plus dangereuses des régimes d’oppression coloniale est qu’ils font en sorte d’occuper l’esprit des opprimés et pas seulement leur terre.

    Nous sommes arrivées à l’aéroport et j’essayais de convaincre ma mère de ne pas attendre que j’en aie fini avec le contrôle déshumanisant de « sécurité », comme elle le fait toujours. Alors que j’aime toujours voir son visage à distance, derrière l’épaisse vitre, faisant un signe de la main rassurant, je déteste vraiment la voir en colère mais impuissante face aux agents racistes de la sécurité d’Israël essayant de m’humilier juste pour ce que je suis – une Palestinienne. Je l’ai suppliée de partir, mais elle a insisté : « Je ne peux vraiment pas te laisser dans cet endroit horrible. On ne sait jamais ce qui va arriver ». Elle avait raison !

    Mon nom arabe sur mon passeport a immédiatement trahi mon identité, une invite à leur traitement « royal ». Lorsque l’officière de sécurité m’a demandé si je parlais hébreu et que j’ai dit non, elle a été visiblement fâchée. Lorsqu’elle m’a demandé ce que je faisais à Amsterdam et que j’ai répondu que j’étudiais le jazz, elle n’a pu contenir plus longtemps ses ondes racistes. Comment pouvais-je aussi brutalement démolir son stéréotype sectaire des « femmes arabes » ? Elle m’a dit que je devais passer par une « fouille au corps » intrusive.

    Je l’ai aussitôt accusée de racisme, de profilage racial et de vouloir se venger de moi pour ce que je suis et ce que je fais. Elle a hurlé en retour qu’elle faisait son travail. Je lui ai rappelé que de nombreux crimes innommables ont été perpétrés dans l’histoire sous ce prétexte immoral.

    Elle a pris sa revanche en prétendant que mon ordinateur portable ne satisfaisait pas au contrôle de sécurité et que donc je ne pouvais le prendre dans l’avion. Cela, en dépit du fait qu’elle m’avait demandé de l’ouvrir et de l’allumer, ce que j’avais fait sans problème. Elle me dit qu’ils me l’enverraient pas la poste à mon adresse d’Amsterdam. J’ai ri à son effronterie et j’ai énergiquement refusé. Je sais d’expérience, et de celles d’autres Palestiniens, que laisser son ordinateur aux mains des services de sécurité de l’aéroport Ben Gourion signifie qu’il sera invariablement piraté, abîmé ou « perdu ».

    Je lui ai dit que je ne pouvais pas voyager sans mon ordinateur étant donné qu’il contient toutes mes notes de musique et de cours et que sans lui je ne peux assister à aucun de mes cours.

    Son superviseur a soutenu sa décision vindicative, aussi ai-je été contrainte de rater mon avion. J’ai pris mon ordinateur et me suis rendue là où ma mère attendait, inquiète. Elle m’a accueillie en me prenant dans se bras le plus tendrement et en versant quelques larmes, puis elle a dit : « Ne t’en fais pas, nous allons trouver une solution. Je suis si fière de toi ! ».

    Le lendemain, elle m’a conduite à la frontière terrestre avec la Jordanie. Après une nuit délicieuse en famille à Amman, à profiter des célèbres tourtes épinards-fromage blanc de ma grand-tante, j’ai pris l’avion à l’aéroport accueillant d’Amman et je suis arrivée en toute sécurité à Amsterdam, munie de mon ordinateur, en toute dignité. (...)

    #frontières #BenGourion #Israel

  • Huge jump in tourists refused entry to Israel in 2018
    Michal Raz-Chaimovich, Globes, le 27 décembre 2018
    https://en.globes.co.il/en/article-huge-jump-in-tourists-refused-entry-to-israel-in-2018-100126663

    Près de 19.000 personnes ont été refoulées aux frontières israéliennes en 2018. C’était près de 17.000 en 2016, et près de 2.000 en 2011, soit une augmentation de 900% en 7 ans !

    Au delà de l’injustice patente, cela montre la folle inflation dans laquelle s’enferme l’État d’Apartheid...

    Si ce sujet vous intéresse, une liste d’expulsions aux frontières israéliennes ici :
    https://seenthis.net/messages/364741

    #Palestine #Expulsion #Frontière #Douane #Aéroport

  • Israël cherche à expulser l’auteure Susan Abulhawa
    Nicolas Gary - 02.11.2018
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/israel-cherche-a-expulser-l-auteure-susan-abulhawa/91690

    Susan Abulhawa a 48 ans : elle devrait intervenir au festival de littérature palestinienne qui se tient du 3 au 7 novembre, invitée par le British Council, sponsor de la manifestation. Mais outre son activité d’auteure, elle est également partisane de la campagne BDS, Boycott, Désinvestissement et Sanctions.
    (...)

    Les autorités israéliennes avaient surtout en mémoire qu’elle avait été expulsée d’Israël et qu’elle aurait, pour y revenir, dû demander l’octroi d’un visa. Un point légal que l’écrivaine ignorait totalement, assure son amie. C’est pourtant en mars 2017 que le Parlement a adopté une législation très controversée interdisant littéralement aux membres de BDS de séjourner sur le sol israélien.
    Elle devait comparaître devant le juge ce 2 novembre – avec une certaine clémence, toutefois, ayant appris que le festival dépendait en grande partie de sa présence.

    Expulsion actée, en attente de l’appel

    Pour autant, le juge a décidé de son expulsion, sans autre forme de procès. Susans Abulhawa a fait appel de la décision, mais personne ne sait quand ce dernier sera entendu. Un avocat du British Council ainsi que l’ambassade des États-Unis se sont rapprochés des organisateurs de la manifestation, mais n’ont pas pu prendre attache avec elle.

    Le problème vient également de ce que l’auteure est un best-seller parmi les plus importantes chez les écrivains arabes. Son livre Mornings in Jenin est devenu un succès mondial, traduit en 28 langues.

    #frontières #expulsion #Susan_Abulhawa

    • Susan Abulhawa’s statement to Kalimat Palestinian Literature Festival after the Israeli authorities have denied her entry into her country and she was therefore unable to attend the festival.
      https://www.facebook.com/susan.abulhawa/posts/10156481100262254

      I would like to express my deep gratitude to the Kalimat Palestinian Literature Festival, Mahmoud Muna in particular, and to the Kenyon Institute of the British Council for inviting me and undertaking the expense for me to participate in this year’s literature festival in Palestine.

      As you all know by now, Israeli authorities have denied me entry into my country and I am therefore unable to attend the festival. It pains me greatly not to be with my friends and fellow writers to explore and celebrate our literary traditions with readers and with each other in our homeland. It pains me that we can meet anywhere in the world except in Palestine, the place to which we belong, from whence our stories emerge and where all our turns eventually lead. We cannot meet on soil that has been fertilized for millennia by the bodies of our ancestors and watered by the tears and blood of Palestine’s sons and daughters who daily fight for her.

      Since my deportation, I read that Israeli authorities indicated that I was required to “coordinate” my travel with them in advance. This is a lie. In fact, I was told upon arrival at the airport that I had been required to apply for a visa to my US passport, and that this application would not be accepted until 2020, at least five years after the first time they denied me entry. They said it was my responsibility to know this even though I was never given any indication of being banned. Then they said my first deportation in 2015 was because I refused to give them the reason for my visit. This, too, is a lie. Here are the facts:

      In 2015, I traveled to Palestine to build playgrounds in several villages and to hold opening ceremonies at playgrounds we had already built in the months previous. Another member of our organization was traveling with me. She happened to be Jewish and they allowed her in. Several Israeli interrogators asked me the same questions in different ways over the course of approximately 7.5 hours. I answered them all, as Palestinians must if we are to stand a chance of going home, even as visitors. But I was not sufficiently deferential, nor was I capable of that in the moment. But I was certainly composed and – the requirement for all violated people – “civil.” Finally, I was accused of not cooperating because I did not know how many cousins I have and what are all their names and the names of their spouses. It was only after being told that I was denied entry that I raised my voice and refused to leave quietly. I did yell, and I stand by everything I yelled. According to Haaretz, Israel said I “behaved angrily, crudely and vulgarly” in 2015 at the Allenby Bridge.

      What I said in 2015 to my interrogators, and which was also reported in Haaretz at the time, is that they should be the ones to leave, not me; that I am a daughter of this land and nothing will change that; that my own direct history is steeped in the land and there’s no way they can extricate it; that as much as they invoke Zionist mythological fairy tales, they can never claim such personal familial lineage, much as they wish they could.

      I suppose that must sound vulgar to Zionist ears. To be confronted with authenticity of Palestinian indigeneity despite exile, and face their apocryphal, ever-shifting colonial narratives.

      My lack of deference in 2015 and choice not to quietly accept the arbitrary decision of an illegitimate gatekeeper to my country apparently got appended to my name and, upon my arrival this time on November 1st, signaled for my immediate deportation.

      The true vulgarity is that several million Europeans and other foreigners live in Palestine now while the indigenous population lives either in exile or under the cruel boots of Israeli occupation; the true vulgarity is in the rows of snipers surrounding Gaza, taking careful aim and shooting human beings with no real way to defend themselves, who dare to protest their collective imprisonment and imposed misery; the true vulgarity is in seeing our youth bleed on the ground, waste in Israeli jails, starve for an education, travel, learning, or some opportunity to fully be in the world; The true vulgarity is the way they have taken and continue to take everything from us, how they have carved out our hearts, stolen our everything, occupied our history, and tamp our voices and our art.

      In total, Israel detained me for approximately 36 hours. We were not allowed any electronics, pens or pencils in the jail cells, but I found a way to take both – because we Palestinians are resourceful, smart, and we find our way to freedom and dignity by any means we can. I have photos and video from inside that terrible detention center, which I took with a second phone hidden on my body, and I left for them a few messages on the walls by the dirty bed I had to lay on. I suppose they will find it vulgar to read: “Free Palestine,” “Israel is an Apartheid State,” or “susan abulhawa was here and smuggled this pencil into her prison cell”.

      But the most memorable part of this ordeal were the books. I had two books in my carry-on when I arrived at the jail and I was allowed to keep them. I alternated reading from each, sleeping, thinking.

      The first book was a highly researched text by historian Nur Masalha, “Palestine: A Four Thousand Year History.” I was scheduled to interview Nur on stage about his epic audit of Palestinian millennia-old history, told not from the politically motivated narratives, but from archeological and other forensic narratives. It is a people’s history, spanning the untidy and multilayered identities of Palestine’s indigenous populations from the Bronze Age until today. In an Israeli detention cell, with five other women – all of them Eastern European, and each of them in her own private pain, the chapters of Nur Masalha’s book took me through Palestine’s pluralistic, multicultural and multi-religious past, distorted and essentialized by modern inventions of an ancient past.

      The bitter irony of our condition was not lost on me. I, a daughter of the land, of a family rooted at least 900 years in the land, and who spent much of her childhood in Jerusalem, was being deported from her homeland by the sons and daughters of recent arrivals, who came to Palestine a mere decades ago with European-born ethos of racial Darwinism, invoking biblical fairy tales and divinely ordained entitlement..

      It occurred to me, too, that all Palestinians – regardless of our conditions, ideologies, or the places of our imprisonment or exile – are forever bound together in a common history that begins with us and travels to the ancient past to one place on earth, like the many leaves and branches of a tree that lead to one trunk. And we are also bound together by the collective pain of watching people from all over the world colonize not only the physical space of our existence, but the spiritual, familial, and cultural arenas of our existence. I think we also find power in this unending, unhealed wound. We write our stories from it. Sing our songs and dabke there, too. We make art from these aches. We pick up rifles and pens, cameras and paint brushes in this space, throw stones, fly kites and flash victory and power fists there.

      The other book I read was Colson Whitehead’s acclaimed, spellbinding novel, “The Underground Railroad.” It is the story of Cora, a girl born into slavery to Mabel, the first escaped slave from the Randal Plantation. In this fictional account, Cora escapes the plantation with her friend Ceasar their determined slave catcher, Ridgeway on their trail in the Underground Railroad – a real-life metaphor made into an actual railroad in the novel. The generational trauma of inconceivable bondage is all the more devastating in this novel because it is told matter-of-factly from the vantage of the enslaved. Another people’s collective unhealed wound laid bare, an excruciatingly powerful common past, a place of their power too, a source of their stories and their songs.

      I am back in my house now, with my daughter and our beloved dogs and cats, but my heart doesn’t ever leave Palestine. So, I am there, and we will continue to meet each other in the landscapes of our literature, art, cuisine and all the riches of our shared culture.

      After writing this statement, I learned that the press conference is being held at Dar el Tifl. I lived the best years of my childhood there, despite my separation from family and the sometimes difficult conditions we faced living under Israeli occupation. Dar el Tifl is the legacy of one of the most admirable women I have ever known – Sitt Hind el Husseini. She saved me in more ways than I suppose she knew, or that I understood at the time. She saved a lot of us girls. She gave gathered us from all the broken bits of Palestine. She gave us food and shelter, educated and believed in us, and in turn made us believe we were worthy. There is no more appropriate place than Dar el Tift to read this statement.

      I want to leave you with one more thought I had in that jail cell, and it is this: Israel is spiritually, emotionally, and culturally small despite the large guns they point at us – or perhaps precisely because of them. It is to their own detriment that they cannot accept our presence in our homeland, because our humanity remains intact and our art is beautiful and life-affirming, and we aren’t going anywhere but home.

  • Israel Should Release Lara Alqasem – The Forward
    https://forward.com/opinion/411749/israel-has-detained-an-american-student-for-a-week-but-no-one-cares

    That’s Alqasem’s problem: In both the American press and the American government, Israel’s mistreatment of Palestinian and Arab Americans is so normalized that it elicits merely a shrug.

    #Etats-unis

  • « Torture, traitements inhumains » : Israël emprisonne un artiste belge d’origine palestinienne
    Middle East Eye | Safa Bannani | 9 octobre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/torture-traitements-inhumains-isra-l-emprisonne-un-artiste-belge-d-or

    Le 19 juillet, Mustapha Awad a été arrêté par Israël alors qu’il voulait se rendre dans la terre de ses ancêtres. Accusé d’appartenance à une organisation terroriste, il aurait subi des actes de torture et des traitements inhumains

  • It’s even allowed to hate Israel

    If cabinet Minister Erdan, scourge of left-wing dissidents, visited Sweden, he certainly did not love the liberalism and equality there, yet Swedish airport officials wouldn’t have asked him about it

    Gideon Levy
    Oct 07, 2018

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-it-s-even-allowed-to-hate-israel-1.6532475

    News flash for the minister in charge of combating hatred, Gilad Erdan: One is allowed to hate Israel. Sometimes one must even hate its policies. A democratic country doesn’t ask new arrivals whether they love it. It’s none of their business. The gates of democracy are open to everyone, as long as they don’t endanger its security. That is the test.
    Erdan may also have visited a country whose policies he despised; he certainly did not love the liberalism and equality in Sweden, or Germany’s willingness to take in asylum-seekers – and nobody asked him what he thought. His colleague, Culture Minister Miri Regev, a sworn Arab-hater, intends to fly to Abu Dhabi soon. Will they deport her because of her hatred? If only. Maybe that way Erdan would learn.
    >>Ex-Shin Bet chief on questioning of foreigners at Israel’s borders: Shin Bet becoming a problem
    The world that Gilad McCarthy is building for us now, together with the Shin Bet security service that has long been in charge of this, is motivated by the darkness of a different worldview. Erdan described it well on Friday.
    “Everyone understands,” he wrote, “that these are hypocritical organizations uninterested in human rights. They will never act to help the citizens of Syria or Iran. It’s not human rights that motivate them, but hatred of Israel.” Erdan tried to excuse banning the entry to Israel of the student Lara Alqasem and in so doing revealed his worldview once again.
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    “Everyone understands,” Erdan? Well, almost everyone. Even the minister of strategic affairs can’t yet speak for everyone in Israel. Maybe he will be able to do so soon.
    Meanwhile, there are also some people who don’t understand. Not everyone here has been brainwashed by the propagandistic lies. The “hypocritical organizations” are more interested in human rights than anything else. They are people of conscience. Some are veterans of long-standing work against the Vietnam War and apartheid in South Africa, some are young people who should be a source of pride. At a time when most Israelis their age are not interested in anything that doesn’t involve them directly, they are fighting for something. They are certainly immeasurably more moral than any settler in the territories.

  • Official documents prove: Israel bans young Americans based on Canary Mission website - Israel News - Haaretz.com

    Some Americans detained upon arrival in Israel reported being questioned about their political activity based on ’profiles’ on the controversial website Canary Mission. Documents obtained by Haaretz now clearly show that is indeed a source of information for decisions to bar entry

    Noa Landau SendSend me email alerts
    Oct 04, 2018

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-official-documents-prove-israel-bans-young-americans-based-on-cana

    The Strategic Affairs and Public Diplomacy Ministry is using simple Google searches, mainly the controversial American right-wing website Canary Mission, to bar political activists from entering Israel, according to documents obtained by Haaretz.
    >>Israeli court rejects American visa-holding student’s appeal; to be deported for backing BDS
    The internal documents, some of which were submitted to the appeals tribunal in the appeal against the deportation of American student Lara Alqasem, show that officials briefly interviewed Alqasem, 22, at Ben-Gurion International Airport on her arrival Tuesday night, then passed her name on for “continued handling” by the ministry because of “suspicion of boycott activity.” Israel recently passed a law banning the entry of foreign nationals who engage in such activity.

    >> Are you next? Know your rights if detained at Israel’s border

    Links to Canary Mission and Facebook posts are seen on an official Ministry of Strategic Affairs document.
    The ministry then sent the officials at the airport an official report classified “sensitive” about Alqasem’s supposed political activities, which included information from five links – four from Facebook and one, the main source, from the Canary Mission site, which follows pro-Palestinian activists on U.S. campuses.
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    A decision on Alqasem’s appeal against her deportation was expected Thursday afternoon.
    Canary Mission, now the subject of major controversy in the American Jewish community, has been collecting information since 2015 about BDS activists at universities, and sends the information to potential employers. Pro-Israel students have also criticized their activities.

    Lara Alqasem.
    This week, the American Jewish news site The Forward reported that at least $100,000 of Canary Mission’s budget had been contributed through the San Francisco Jewish Federation and the Helen Diller Family Foundation, which donates to Jewish education. The donation was handed to a group registered in Beit Shemesh called Megamot Shalom, specifically stating that it was for Canary Mission. A few hours after the report was published, the federation announced that it would no longer fund the group.
    Over the past few months some of the Americans who have been detained for questioning upon arrival in Israel have reported that they were questioned about their political activity based on “profiles” about them published on Canary Mission. The documents obtained by Haaretz now show clearly that the site is indeed the No. 1 source of information for the decision to bar entry to Alqasem.
    According to the links that were the basis for the decision to suspend the student visa that Alqasem had been granted by the Israeli Consulate in Miami, she was president of the Florida chapter of a group called Students for Justice in Palestine, information quoted directly from the Canary Mission. The national arm of that organization, National Students for Justice in Palestine, is indeed on the list of 20 groups that the Strategic Affairs Ministry compiled as criteria to invoke the anti-boycott law. However, Alqasem was not a member at the national level, but rather a local activist. She told the appeals tribunal that the local chapter had only a few members.

    Canary Mission’s profile of Lara Alqasem.
    The ministry also cited as a reason for barring Alqasem’s entry to Israel a Facebook post showing that “In April 2016 [her] chapter conducted an ongoing campaign calling for the boycott of Sabra hummus, the American version of Hummus Tzabar, because Strauss, which owns Tzabar, funds the Golani Brigade.” Alqasem told the tribunal that she had not taken an active part in this campaign. Another link was about a writers’ petition calling on a cultural center to refuse sponsorship by Israel for its activities. Yet another post, by the local Students for Justice in Palestine, praised the fact that an international security company had stopped operations in Israel. None of these links quoted Alqasem.
    She told the tribunal that she is not currently a member of any pro-boycott group and would not come to study for her M.A. in Israel if she were.
    The Strategic Affairs Ministry report on Alqasem is so meager that its writers mentioned it themselves: “It should be noted that in this case we rely on a relatively small number of sources found on the Internet.” Over the past few months Haaretz has been following up reports of this nature that have been the basis for denying entry to activists, and found that in many other cases the material consisted of superficial Google searches and that the ministry, by admission of its own senior officials, does not collect information from non-public sources.
    skip - Facebook post calling for the boycott of Sabra hummus

    The ministry’s criteria for invoking the anti-boycott law state clearly that in order to bar entry to political activists, they must “hold senior or significant positions in the organizations,” including “official senior roles in prominent groups (such as board members).”
    But the report on Alqasem does not indicate that she met the criterion of “senior” official in the national movement, nor was this the case for other young people questioned recently at the airport. In some cases it was the Shin Bet security service that questioned people due to past participation in activities such as demonstrations in the territories, and not BDS activities.
    “Key activists,” according to the ministry’s criteria, also means people who “consistently take part in promoting BDS in the framework of prominent delegitimization groups or independently, and not, for example, an activist who comes as part of a delegation.” In Alqasem’s case, however, her visa was issued after she was accepted for study at Hebrew University.

  • Just look at Ben-Gurion Airport - Opinion
    Haaretz.com | Gideon Levy | Aug 16, 2018 1:07 AM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-just-look-at-ben-gurion-airport-1.6384896

    Look at Ben-Gurion Airport, and see us. Nothing reflects Israel 2018 better than that entrance gate, the place Israelis hold most sacred.

    Elaborately designed, efficient, modern, with a semblance of the epitome of freedom – here the “open sky” is the limit – while under the magnificent columns and moving walkways the injustices fester, well hidden, as usual, behind screens. The Ben-Gurion we love so much is an airport of segregation, an airdrome partially in the Shin Bet’s control, including a thought-police station. Welcome arrivals and departures: Peter Beinart is not alone.

    It begins long before the entrance. About two million residents, some of them living on the very outskirts of the airport, see it from their window but cannot go near it, not to mention use its services. Their Jewish neighbors are allowed, but they themselves are prohibited. They’re Palestinians. Have you heard of any other international airport that is closed to some of the state’s residents solely because of their origin? If this isn’t the port of apartheid, what is?

    As the permitted ones drive up to the checkpoint at the entrance, the ceremony of opening the window and greeting the security guard, armed with a machine gun – the most racist procedure there is – takes place. Everyone cooperates with this sickening act, intended to hear the passengers’ accent and ascertain whether they are Jews or Arabs.

    The security guards know what they’re doing. They also know what they’re doing at the security examinations in the airport. Invasive, intrusive questions that have no place in a free country, that have nothing to do with flight security. Not everyone is subjected to this, of course. Profiling is the name of the game, intended to make it easy for us, the privileged Israeli Jews, and deprive and degrade all the rest. Security, hush-hush, don’t ask questions.

    And then the numbers with the different endings on the sticker attached to your passport, separating one traveler from another, on the basis of his origin, or the extent of suspicion he raises. There are numbers whose digital endings mean complete nudity in front of the male or female examiner. This does not apply to the Jewish Israelis.

    Most of the suspicions in Ben-Gurion Airport arise because of origin or ideological affiliation. An American of Palestinian origin – suspicious. A Jew is not, of course, unless he’s a leftist. There are no suspicions of right-wingers. There’s no chance that an racist evangelist from Alabama, an “Israel lover” and believer in Armageddon, could endanger anything. Only the Norwegian tourist who took part, bad girl, in a tour of Breaking the Silence, is jeopardizing the flight’s safety or the public’s security. Only the activist of the Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel is a potential plane hijacker, or a possible terrorist.

    No rightist supporter of the settlers, Jewish or Christian, has ever been held up at Ben-Gurion Airport and interrogated about his activity on behalf of the settlements, which are far more criminal than any demonstration, protest or act of solidarity with the Palestinians. Such a person, it seems, has yet to be born. In Israel, the fascist, even anti-Semitic, right is patriotic, and so it is in Ben-Gurion Airport too, the mirror of our homeland’s landscape.

    It will end only on the day Israelis are humiliated like that at the gateways to other countries. Until then the security excuse will be upheld and used for everything. And we haven’t yet said a word about the Palestinian citizens of Israel. Try once to think of the one standing in front of you or behind you in line, an Israeli Arab, director of a hospital ward or a construction worker. He has the same passport, the same citizenship as yours, in the nation-state of equality for all. Try to imagine the feeling of exclusion, the affront of deprivation. What does he say to the child who asks why we are here and they are there, how does he overcome the suspicious looks.

    On top of all this came the ridiculous, outrageous war on BDS, which turned Ben-Gurion border officials into duty officers of the thought-police. Beinart was its victim, but he’s a Jew and quite famous, so his interrogation was declared an “administrative error.” But this is no error: This is Ben-Gurion Airport. This is Israel. And now, to the duty-free shops.

    #BenGourion #expulsions #frontières

  • Israel’s Shin Bet detains Peter Beinart at Ben-Gurion airport over political activity
    The Jewish-American journalist wrote that he was pulled aside for questioning upon entering Israel ■ Netanyahu says he was told detention was ’administrative mistake’ and ’Israel welcomes all’
    Amir Tibon and Noa Landau Aug 13, 2018 8:27 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-beinart-i-was-detained-at-ben-gurion-airport-over-political-activi

    Beinart’s interrogation is the latest in a series of incidents at Israel’s border entry and exit points that involved political questioning of Jewish Americans.

    Last month, a Jewish American philanthropist who donated millions to Israeli hospitals and schools was interrogated because security at Ben Gurion found a booklet about Palestine in his suitcase.

    Last week, two left-wing Jewish American activists were detained for three hours at the border crossing between Israel and Egypt. One of the activists, Simone Zimmerman, one of the founding members of the Jewish anti-occupation IfNotNow, claimed she was interrogated about her political opinions.

    Israel’s security service, the Shin Bet, stated in response to Zimmerman’s allegations that it did not recommend that she be questioned about her political leanings, but simply advised that she and activist Abigail Kirschbaum be questioned.

    Beinart mentioned Zimmerman’s detention and questioning in his article. He described Zimmerman’s questioning as part of an overall trend in Israel, noting that “the day before, Netanyahu all but incited violence against the New Israel Fund’s director in Israel.”

    The journalist also referenced the Israeli government’s passage of the contentious nation-state law as part of a process in which, in his view, “Israel is getting uglier.”

    Yael Patir, the Israel Director at J Street, responded to the Beinart’s detention on Monday, saying that “slippery slope has turned into a dark and dangerous abyss when every citizen who dares criticize the Netanyahu government can find himself interrogated over his opinions.”

    “The clerks of the Immigration Authority and Shin Bet interrogators become, against their will, become the obeyers of a regime that uses them as a tool for political persecutions,” she continued.

    “If the government of Israel wants some sort of connection to the vast majority of U.S. Jewry, as well as to preserve the Israeli democracy, the political interrogations ought to stop entirely,” Patir concluded.

    In May, the Shin Bet held Israeli peace activist Tanya Rubinstein at Ben-Gurion International Airport for half an hour in early May, Rubinstein told Haaretz. She is general coordinator of the Coalition of Women for Peace and was returning from a conference sponsored by the Swedish foreign ministry. Left-wing activist Yehudit Ilani was detained two weeks later on her way back from Europe after visiting a flotilla headed to Gaza in the coming weeks in her capacity as a journalist.

    The Shin Bet responded to the report on Beinart’s arrest as well, saying that it operates only according to law and for the state’s security. “Mr. Beinart’s detention was carried out as a result of an error of judgment by the professional official at the scene.”

    The Shin Bet also told Haaretz it was “sorry for the unpleasantness Mr. Beinart experienced. The Shin Bet chief has instructed that the case be looked into.”
    Amir Tibon

    #BenGourion

    • Israël : l’interrogatoire d’un journaliste américain était une « erreur » selon Netanyahu
      AFP Publié le lundi 13 août 2018 à 20h58
      http://www.lalibre.be/actu/international/israel-l-interrogatoire-d-un-journaliste-americain-etait-une-erreur-selon-ne
      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que l’interrogatoire auquel a été soumis un journaliste américain à son arrivée en Israël était dû à une « erreur administrative », a indiqué son bureau dans un communiqué.

      Peter Beinart, un journaliste de The Forward, a décrit dans un article de ce journal juif américain publié à New York comment il a été interrogé sur ses opinions politiques dimanche pendant une heure par un agent du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion.

      Partisan du boycott des produits en provenance des colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël, il a raconté avoir été interrogé « encore et encore sur les noms des organisations +répréhensibles+ » avec lesquelles il était associé.

      Le journaliste, qui a affirmé être venu en Israël pour des raisons familiales, a qualifié la conversation de « déprimante, mais pas effrayante ».

      « Le Premier ministre a appris que M. Beinart a été questionné à l’aéroport Ben Gourion. Il a immédiatement parlé avec les responsables des forces de sécurité israéliennes pour savoir comment une telle chose avait pu se produire. Il lui a été répondu qu’il s’agissait d’une erreur administrative », indiquent ses services dans leur communiqué.

      « Israël est une société ouverte qui accueille aussi bien ceux qui le critiquent que ceux qui le soutiennent », a assuré le Premier ministre.

      M. Beinart a réagi sur son compte Twitter en estimant que Benjamin Netanyahu « s’est excusé à moitié (..) ».

      « J’accepterai ses excuses lorsqu’il s’excusera auprès de tous les Palestiniens et des Palestino-Américains qui endurent chaque jour des choses bien pire ».

      En mars 2017, le Parlement israélien a voté une loi interdisant l’entrée en Israël des partisans du mouvement « BDS » (Boycott, Dé-investissement et Sanctions contre Israël) qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens.

      BDS s’inspire de la lutte menée contre le régime de l’apartheid en Afrique du sud.

  • U.S. Jewish activist Simone Zimmerman held by Shin Bet at border, questioned on work with Palestinians
    Haaretz.com - Noa Landau - Aug 05, 2018 10:48 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-u-s-jewish-activist-simone-zimmerman-held-at-israeli-border-1.6343

    Simone Zimmerman, an American Jewish activist, was held by the Shin Bet security service at the border between Israel and Egypt for at least three hours on Sunday evening, Israel’s Immigration Authority confirmed.

    Shin Bet agents asked Zimmerman which places she had visited in the West Bank and what she thought of Prime Minister Benjamin Netanyahu, she said.

    Zimmerman is a founding member of IfNotNow, a movement to end the American Jewish community’s support for the Israeli occupation.

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    Israël essaie d’isoler les Palestiniens et de les priver de soutien international
    Adri Nieuwhof – 30 juillet 2018
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/08/03/israel-essaie-disoler-les-palestiniens-et-de-les-priver-de-sout

    Deux chercheuses néerlandaises ont été détenues, soumises à des traitements dégradants et des violences, puis déportées par Israël au début du mois.

    Elles ont vécu personnellement la politique israélienne d’isolement des Palestiniens du reste du monde et d’obstruction au travail des défenseurs des droits de l’homme.

    #Expulsion #Israël #frontières

  • The right’s security service at Ben-Gurion Airport - Haaretz Editorial -

    At first it was the automatic and indiscriminate delay of Palestinians and Israeli Arabs, then it degenerated into blacklists of BDS supporters, now Israelis are also being questioned because of their political views

    Haaretz Editorial SendSend me email alerts
    Aug 02, 2018 12:26 AM

    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/the-right-s-security-service-at-ben-gurion-airport-1.6338498

    The Shin Bet security service stopped an author and left-wing activist at the airport, questioned him about his opinions and political connections and warned him about the “slippery slope” that could lead him to dangerous places and confrontations with the authorities. There were times when such instances would be linked to undemocratic countries like China, Russia, Iran and Egypt, which see freedom of expression and the right of protest as threats to the regime. Now it’s happening in Israel, which calls itself as the only democracy in the Middle East.
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    The details related this week by Moriel Rothman-Zecher about his detention at Ben-Gurion Airport ought to disturb everyone, even those who object to the activities of protest groups like Breaking the Silence. From his report it emerges that he, an Israeli citizen who lives in the United States, was not suspected of any illegal activity; he was asked about his links to perfectly legal organizations and was essentially warned that his activities make him a legitimate target for the Shin Bet (“Israeli author questioned by Shin Bet at Ben-Gurion Airport over involvement in leftist groups,” July 30). His interrogator also asked for the names of “the main activists” in All That’s Left, which he refused to provide.
    This is not a singular case; there have been a series of reports indicating that the Shin Bet and the border guards are turning Israel’s entry points into a filter designed to remove those whose opinions are suspicious or problematic in the eyes of the government. Last week a U.S. citizen, a senior member of the Jewish community who supports and donates to Israel, was reportedly detained at the airport when a pamphlet from Bethlehem with the word “Palestine” on the cover was found in his suitcase. One word is now sufficient to make someone a suspect, worthy of a humiliating delay and harassing questions.
    If there is a “slippery slope,” it’s the state, its elected officials, its employees and the defenders of its borders that are walking on it. It began with the automatic and indiscriminate delay of Palestinians and Israeli Arabs, degenerated into blacklists of BDS supporters whose entry was banned and is now slipping into Israelis being questioned because of their political views.
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    This is not a local initiative, but a faithful expression of government and coalition policy: to label protest organizations in general and those who work against the occupation in particular as hostile to Israel and ascribe to them an intent to harm and betray it. The questioning of Rothman-Zecher is a warning shot aimed at like-minded people in the hope they’ll take note and be deterred.
    According to the Shin Bet, the investigators acted “to fulfill the mission” of the security service. It seems that the questioning of Israelis about their political opinions is being conducted with permission and authority. But what happens in the airport doesn’t stay there; if policemen and investigators are not restrained, it won’t be long before citizens with opinions the government disapproves of will be woken by knocks on the door in the middle of the night, as in the most benighted of countries.
    The above article is Haaretz’s lead editorial, as published in the Hebrew and English newspapers in Israel.