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  • Dix ans après la disparition de Tiffany Morrison, le mystère demeure entier | Morgan Lowrie

    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/faits-divers/201606/18/01-4993294-dix-ans-apres-la-disparition-de-tiffany-morrison-le-mystere-deme

    Les ossements de Tiffany Morrison ont été découverts dans un secteur boisé près de chez elle le 31 mai 2010, soit quatre ans après qu’elle eut quitté son domicile de la réserve mohawk de Kahnawake pour faire une sortie avec des amis.

    Aujourd’hui, 10 ans après la disparition de la jeune femme âgée de 24 ans, le 18 juin 2006, ses proches ne savent toujours pas qui l’a tuée.

    Sa soeur, Melanie Morrison, a déclaré en entrevue que le mystère demeurait entier et que la famille souffrait chaque jour de cette situation.

    #premières_nations #peuples_autochtones #féminicide

  • Une carte de la faim à Montréal | Stéphanie Bérubé | Actualités
    http://www.lapresse.ca/actualites/201805/01/01-5168717-une-carte-de-la-faim-a-montreal.php

    À Montréal, la clientèle des banques alimentaires augmente plus vite que les ressources. Pour arriver à répondre efficacement aux besoins des Montréalais, un groupe se lance dans une cartographie des ressources et besoins de la ville.

    « Il faut une cartographie, parce qu’elle n’existe pas, explique Alain Gignac, directeur général de la Société des célébrations du 375e anniversaire. Présentement, on ne connaît pas le déploiement de l’écosystème de la pauvreté et des besoins de la faim à Montréal. On sait qu’il y en a, mais on veut les localiser pour poser les bons gestes. »

    #canada #montréal #faim #alimentation #banques_alimentaires

  • Enfants autochtones : une pratique d’évacuation « barbare »
    Gabrielle Duchaine, Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, le 24 janvier 2018
    http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201801/24/01-5151227-enfants-autochtones-une-pratique-devacuation-barbare.php

    Des médecins québécois montent au créneau et dénoncent le fait que des dizaines de jeunes Inuits sont séparés de leurs parents au moment le plus critique de leur existence : lors de l’évacuation médicale qui vise à leur sauver la vie.

    #Canada #Médecine #Soins #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #ça_continue... #TiensMaMain

  • Les seuils d’immigration au Canada passeront de 300 000 à 340 000 d’ici 2020 | Stephanie Levitz | Politique canadienne
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201711/01/01-5142058-les-seuils-dimmigration-au-canada-passeront-de-300-000-a-340-000

    En vertu de son « plan pluriannuel » des niveaux d’immigration, dévoilé mercredi, le Canada accueillera 310 000 nouveaux venus en 2018, puis 330 000 en 2019 et 340 000 en 2020.

    Ces seuils porteront l’immigration au Canada à près d’un pour cent de la population totale - un chiffre qualifié par plusieurs analystes de nécessaire pour assurer la compétitivité de l’économie, alors que la population vieillit et que le taux de natalité diminue. Ces seuils sont par ailleurs bien loin des cibles recommandées l’an dernier par l’influent Conseil consultatif en matière de croissance économique, qui souhaitait plutôt l’accueil de 450 000 immigrants par année.

    Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, a expliqué mercredi que les cibles fixées par son gouvernement respectent la capacité d’accueil et d’intégration des Canadiens et des partenaires sur le terrain. Le ministre a rappelé qu’il faut maintenant offrir à ces immigrants les outils nécessaires à leur succès, tout en donnant le temps aux ressources d’accueil de s’ajuster aux hausses.

    #migrations #asile #canada #quotas

  • Les tricheurs de la science La Presse CA - Marie-Claude Malboeuf - 12 Septembre 2017
    http://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201709/12/01-5132442-les-tricheurs-de-la-science.php

    Ils devraient être des modèles de rigueur. Ils ont plutôt truqué leurs résultats, détourné des fonds, menti ou volé des écrits. Depuis cinq ans, près d’une centaine de scientifiques canadiens ont été punis pour malhonnêteté, révèlent des données obtenues par La Presse. Et ils sont de plus en plus nombreux à se faire prendre.

    De plus en plus de tricheurs démasqués
    Dans chaque bureau de l’hôpital d’Ottawa, les révélations du Dr Paul Hébert déclenchaient un séisme. Le spécialiste des soins intensifs était lui-même sidéré. Et enragé par ce que la responsable de son programme de recherche venait de découvrir.
    « Une professionnelle de la santé fraudait, elle fabriquait des données de recherche ! », confie le chercheur, aujourd’hui chef du département de médecine au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et auteur de travaux qui ont transformé la pratique de la transfusion sanguine.

    Dans le cadre de l’étude qu’il faisait à l’époque, l’employée tricheuse devait absolument prélever le sang de patients à des moments précis pour qu’on mesure l’effet d’un traitement. Mais au lieu de remplir sa mission le samedi, comme il le fallait, elle ne s’est jamais présentée à l’hôpital. De retour le lundi, elle a recueilli le sang en douce et écrit la mauvaise date sur les fioles, en espérant brouiller les pistes. Mais ses collègues surveillaient le réfrigérateur.

    « On l’a congédiée, mais à l’hôpital, la crise a duré des semaines. Elle a failli ruiner l’étude », explique le Dr Hébert.
    Quinze ans plus tard, il se souvient de tout. Entre deux nuits d’insomnie, il a alerté les organisations concernées et repris la collecte de données auprès de 40 patients. Une somme de travail colossale, qui s’est étendue sur un an et lui a coûté 100 000 $.
    L’étude a ainsi pu être publiée dans une revue prestigieuse. Mais cela n’empêche pas le spécialiste de frémir en pensant à ce qui aurait pu se produire. « Découvrir la fraude seulement après la publication, ç’aurait été un désastre... »

    Il n’en avait encore jamais parlé publiquement.
    Des désastres, le médecin sait bien que d’autres universités en connaissent, y compris au Canada, où est survenu l’un des pires scandales.

    Du fond de l’Université Memorial, à Terre-Neuve-et-Labrador, le chercheur Ranjit Chandra est devenu une vedette mondiale en publiant des études sur des multivitamines miracles et d’autres au sujet de 700 bébés n’ayant finalement jamais existé. Il les inventait et recopiait des séries de chiffres d’une étude à l’autre.

    L’université a enterré l’affaire pendant 12 ans, ignorant de nombreux dénonciateurs et laissant son professeur empocher une fortune - jusqu’à ce qu’il quitte le Canada en douce, en 2002.
    À la même époque, le chercheur James Xu est entré dans un laboratoire albertain en pleine nuit pour ajouter une substance dans les éprouvettes, afin que les expériences de son équipe semblent concluantes.

    Plus de fraudeurs démasqués
    Combien de délinquants sévissent encore au Canada ? Ces cinq dernières années, les universités du pays ont transmis aux autorités fédérales des rapports d’enquête concernant 192 chercheurs, dont 83 ont été jugés malhonnêtes, révèlent de nouvelles données obtenues par La Presse. Leur analyse montre que le nombre de chercheurs sanctionnés annuellement a augmenté de 54 % au cours de cette période.

    Treize d’entre eux avaient fabriqué, falsifié ou détruit des données. Les autres avaient menti dans leurs demandes de subvention, détourné des fonds publics, plagié ou bâclé leur travail (détails ci-contre).

    Peu de cas rendus publics
    À Toronto, Sophie Jamal a berné une très prestigieuse revue médicale. L’endocrinologue avait altéré sa base de données pour faire croire que le fait d’appliquer un onguent avait fait augmenter la densité osseuse de ses patientes à risque d’ostéoporose. Elle a donc perdu son emploi l’an dernier, et perdu à jamais le droit de demander des subventions fédérales.

    En 2013, les Américains ont révélé qu’un pathologiste prometteur de l’Université Western Ontario (Hao Wang) avait faussement rapporté avoir réussi une greffe de rein sur deux singes.
    La même année, l’Université McGill a obtenu gain de cause contre l’un de ses chercheurs les plus connus - et les plus subventionnés -, Avi Chaudhuri. Le professeur de psychologie avait menti au sujet de 14 voyages en Inde, prétendant s’y rendre pour faire ses recherches, alors qu’il y faisait plutôt rouler une entreprise lui appartenant. Il a été congédié.

    De leurs propres aveux, plusieurs scientifiques ne se font jamais prendre. Environ 2% des chercheurs sondés lors d’enquêtes scientifiques admettent avoir déjà falsifié ou fabriqué des données. Et 9% avouent avoir déjà adopté d’autres pratiques discutables.
    Les scientifiques détestent parler de ces dérives en public, par crainte que la population n’oublie que 90 % d’entre eux sont rigoureux et honnêtes, et ne condamne injustement la science dans son ensemble.
    En privé, par contre, « il y a un besoin criant de se défouler, vous n’avez pas idée ! », constate le professeur Bryn Williams-Jones, qui dirige les programmes de bioéthique à l’UdeM et collabore à une enquête internationale lancée par son ancienne étudiante, Élise Smith.
    Le sondage portait sur la signature des études savantes, mais les participants en avaient long à dénoncer. « Ils nous parlent d’abus, de manipulations de données, de harcèlement, de conflit d’intérêts... énumère le bioéthicien. Leurs témoignages font déjà 300 pages ! »

    Influence mortelle
    « Le manque d’intégrité, c’est hyper dangereux ; les décideurs se basent sur des données scientifiques de toutes sortes dans leur travail », prévient le professeur Williams-Jones.
    En santé, il suffit d’un seul délinquant pour causer « d’immenses dégâts », car des millions de médecins se fient aux études pour traiter leurs patients, précise le Dr Hébert.

    « La recherche clinique frauduleuse ou mal menée peut tuer. »
    Des chercheurs ont accusé deux scientifiques européens d’avoir eu ce genre d’influence mortelle. Le premier (l’anesthésiste Joachim Boldt) prônait l’emploi d’un soluté controversé pour réanimer les patients en insuffisance circulatoire. Le second (le cardiologue Don Poldermans), celui de bêtabloquants lors d’opérations à haut risque. Ces deux pratiques tuaient probablement beaucoup plus de gens qu’elles n’en sauvaient, a-t-on compris trop tard - après avoir découvert, il y a quelques années, que chacun des deux hommes avait publié des données fictives ayant brouillé les cartes.

    Des jeunes sont également morts après avoir attrapé la rougeole, parce que leurs parents avaient lu que les faire vacciner risquait de les rendre autistes. Dans sa pseudo-étude portant sur 12 enfants, l’ex-médecin britannique Andrew Wafefield avait pourtant déformé le contenu de chaque dossier médical, sans exception. Et caché le fait qu’un avocat lui avait versé plus de 700 000 $ après lui avoir commandé l’étude pour justifier le dépôt de poursuites judiciaires contre les fabricants de vaccins.

    Des millions gaspillés
    Chaque année, les scientifiques malhonnêtes privent la société de millions de dollars. « En fraudant, tu gaspilles tes propres fonds de recherche et tu amènes plein d’autres scientifiques à suivre de fausses pistes avec les leurs, dénonce le Dr Hébert. Ça mobilise des ressources rares en pure perte, alors qu’elles auraient pu permettre de vrais progrès. »

    Les agences canadiennes tentent de réduire les dégâts en exigeant que les délinquants remboursent les fonds mal utilisés. En cinq ans et demi, elles ont ainsi récupéré près de 0,9 million, soit 80 % des sommes réclamées (et l’équivalent de 0,038 % de leur budget annuel de 2,38 milliards).

    Quarante-deux chercheurs se sont par ailleurs retrouvés sur une « liste noire » qui les empêchent de recevoir des subventions - dont sept pour toujours.

    D’année en année, le nombre de délinquants sanctionnés augmente. « On accepte maintenant de recevoir les allégations anonymes, précise Susan Zimmerman, directrice du Secrétariat pour la conduite responsable de la recherche, qui assiste les agences subventionnaires. On essaie de faciliter les choses pour encourager les gens à parler. »

    Cas de plagiat, de falsification ou de fabrication sanctionnés de 2012 à 2017
    • 39 par le Secrétariat pour le conduite responsable de la recherche (Canada) :
    • 92 par la National Science Foundation (EU)
    • 54 par l’Office for Research Intergrity (EU)

    Un premier bilan détaillé
    Dès qu’un scientifique soutenu par des fonds fédéraux est soupçonné d’inconduite, les universités sont tenues d’alerter le Groupe et le Secrétariat pour la conduite responsable de la recherche. Elles doivent ensuite leur transmettre leurs rapports d’enquête. C’est la règle depuis décembre 2011, les trois agences subventionnaires fédérales s’étant alors dotées d’une politique commune - une innovation notamment motivée par le scandale survenu à l’Université Memorial. Le Secrétariat aide les agences à faire appliquer les règles et compile les statistiques rapportées dans ce reportage. C’est la toute première fois qu’il livre un bilan détaillé des manquements et des sanctions enregistrées depuis sa création. L’an dernier, les trois agences fédérales ont soutenu 36 000 chercheurs.

    Pourquoi frauder ?
    Qu’est-ce qui pousse des scientifiques - censés chercher la vérité - à frauder ? Voici ce qu’ont répondu les principaux intéressés.
    La compétition féroce

    « Dans la position académique que j’occupais, ton estime de toi dépend des subventions obtenues. [...] J’étais sur un tapis roulant et je ne pouvais pas descendre », a déclaré le chercheur en obésité Eric Poehlman lors de son procès criminel couvert par le New York Times.
    Sans fonds, un chercheur ne peut ni faire rouler son labo, ni publier, ni être promu. « Et comme les athlètes qui se dopent, certains pensent qu’ils ne peuvent pas réussir sans tricher », analyse l’éthicien Bryn Williams-Jones, de l’Université de Montréal.

    « Trop de structures encouragent les comportements nocifs. Des taux de réussite de 12 % lors des demandes de subvention, ça crée une compétition hallucinante, qui favorise les manquements. »

    La vanité
    « Ce sont la vanité et l’autoglorification qui l’ont motivé. C’était un expert mondial, qui voyageait en première classe pour donner des conférences à travers le monde. » L’éditeur scientifique Steven Shafer a expliqué de cette façon pourquoi l’anesthésiste allemand Joachim Boldt, a pu publier 94 études frauduleuses.

    Besoin de pouvoir, d’admiration, arrogance... Dans les sphères hautement compétitives, ces traits narcissiques sont fréquents, d’après la diplômée en psychologie légale Cristy McGoff, que le site RetractionWatch a interrogée au sujet des cas gérés dans son université américaine. « Se percevoir comme étant respecté et omniscient peut amener quelqu’un à pousser le bouchon. »

    La maladie
    « Certains de ses comportements étaient si illogiques et outrageux qu’il est évident qu’il n’était pas capable de penser rationnellement à l’époque. »

    D’après son avocat, c’est la maladie qui a poussé Scott Reuben à frauder. Des épisodes de manie lui ont permis d’abattre un travail insensé, jusqu’à ce qu’il ne parvienne plus à remplir ses engagements et commence à avoir recours à son imagination.
    Avide d’attention et devenu inconscient des risques, l’anesthésiste a prétendu avoir enrôlé 200 patients ayant subi un remplacement du genou, alors que son hôpital effectuait très peu d’opérations du genre.
    À l’époque du procès, il avait tout perdu - sa femme, son permis de médecin, sa fortune - et emménagé chez ses parents.

    La pente glissante
    « Il a commencé à tricher un peu, et la tromperie est devenue totalement incontrôlée. » Voici comment le chercheur norvégien Jon Sudbø a fini par inventer 908 patients, selon ce qu’a déclaré son avocat à l’époque.

    « Le premier pas sur le chemin de la fraude est probablement franchi en raison d’une peur égoïste », explique la psychologue Jennifer Crocker dans la revue Nature. Tout commence par la crainte d’être mal vu ou « de ne pas obtenir le poste, la subvention ou le prix convoités ». Mais le chercheur se sent mal d’avoir triché et rationalise son geste pour se revaloriser, ce qui rend le prochain pas facile à franchir.

    L’obsession des résultats
    « Il vaut mieux publier des résultats positifs pour [sa] carrière. C’est de ça qu’il s’agit : gravir les échelons. » Le lanceur d’alarme Peter Wilmshurst a raconté au quotidien Der Spiegel que ses confrères peu scrupuleux ne se font pas prier pour faire des cachettes. 

    « De nos jours, les journaux et les organismes subventionnaires veulent des résultats positifs », observe le professeur Vincent Larivière, qui détient la Chaire sur les transformations de la communication savante.

    « Certains chercheurs vont donc prendre quelques libertés pour obtenir des résultats plus frappants, afin de publier plus facilement dans des journaux mieux cotés et d’être plus cités. C’est bien plus répandu que la fraude. »

    L’insécurité extrême
    Le professeur de psychologie néerlandais Diederik Stapel, doyen de sa faculté, a inventé les résultats d’innombrables expériences jamais faites. Dans le récit autobiographique de sa chute, publié en 2012, il raconte combien la difficulté d’être publié l’angoissait et évoque son insécurité extrême. « Marquer des points te fait applaudir et un pointage élevé te fait applaudir très fort. Et les forts applaudissements sont formidables, parce qu’ils noient tes doutes au sujet de la valeur de ce que tu fais et de qui tu es. » « Comme un alcoolique ou un héroïnomane, j’ai commencé à utiliser ma dépendance pour tout régler : mauvais résultats, longue périodes sans trouver un effet ou sans publier. »

    L’argent
    « L’argent est un incitatif très fort, c’est la nature humaine... » Selon l’éthicien Bryn Williams-Jones, l’appât du gain a vraisemblablement motivé plusieurs fraudes scientifiques.

    Au Canada, Ranjit Chandra a inventé ses travaux au sujet de vitamines de sa fabrication, censées repousser la démence. D’après la preuve déposée lors de sa poursuite en diffamation contre CBC, il espérait réaliser des ventes de 125 millions.

    Après avoir fui en Inde en 2002, l’allergologue est revenu pratiquer la médecine dans la grande région de Toronto. La police a affirmé l’an dernier qu’il en a profité pour frauder la régie de l’assurance maladie ontarienne, avant de repartir en Inde.

    Les justiciers de la science
    Excédés de voir leur réputation ternie, des scientifiques s’efforcent de démasquer leurs confrères malhonnêtes et de nettoyer la littérature savante. Voici leurs méthodes - si efficaces qu’elles font exploser le nombre d’études discréditées et rayées de la carte.

    Mauvais menteurs
    Des invraisemblances grossières provoquent parfois la chute de stars de la recherche. Le Norvégien Jon Sudbø avait attribué la même date de naissance à 250 des 908 cancéreux qu’il avait inventés. Et il a prétendu les avoir trouvés dans une base de données qui n’existait pas encore.
    Le Canadien Ranjit Chandra a, quant à lui, attribué des scores cognitifs si faibles à ses sujets (censément normaux, mais fictifs) qu’ils semblaient atteints d’un retard mental.

    D’autres ont recyclé des séries de chiffres d’une étude à l’autre (dont Chandra et le professeur de psychologie néerlandais Diederik Stapel). Ou rapporté avoir réalisé un sondage en science politique si complexe (l’étudiant américain Michael LaCour) qu’un autre étudiant désireux de reproduire l’expérience a découvert que cela nécessitait un budget insensé.

    Anonymat
    L’union fait apparemment la force. Depuis 2012, les scientifiques dénoncent les lacunes d’études suspectes sur le site PubPeer, qui leur permet d’échanger avec des confrères du monde entier et, surtout, de le faire de façon anonyme. Cette révolution a délié les langues et généré des commentaires au sujet de 22 000 études.
    Après avoir perdu son emploi, un chercheur du Michigan s’est vainement adressé aux tribunaux pour savoir qui avait attaqué ses travaux, disant avoir été diffamé.

    L’anonymat est essentiel, affirme en entrevue le fondateur de PubPeer, Brandon Stell, chercheur au CNRS à Paris. « Bien des scientifiques craignent de s’attirer des représailles s’ils critiquent [ouvertement leurs collègues]. »

    Fausses images
    La popularité de logiciels comme PhotoShop facilite la manipulation d’images - une supercherie qui fausse 4 % des études, d’après les évaluations les plus récentes.

    « Des chercheurs réutilisent par exemple la photo d’une expérience faite sur un type de cellules, afin de prétendre qu’elle a fonctionné aussi sur un autre type de cellules », explique au téléphone le journaliste scientifique Ivan Oransky, fondateur site RetractionWatch.
    L’ex-étoile montante Anil Potti a même recyclé de vieux scans de poumons pour illustrer les supposés effets de son traitement expérimental contre le cancer.

    « Certaines personnes utilisent des logiciels, mais d’autres le font à l’oeil. Elles ont le genre de cerveau qui n’oublie pas les images », constate le fondateur de PubPeer, où les images truquées sont activement dénoncées.

    Robots policiers
    Comment repérer les leurres subtils au milieu d’un déluge de données ? Un nouveau logiciel identifie les distributions statistiques qui avaient des chances infimes de se produire sans tricher. Après l’avoir mis au point, l’anesthésiste John Carlisle a écrit cet été que des douzaines d’études cliniques publiées dans des revues prestigieuses étaient douteuses.

    Depuis un an, un robot informatique baptisé « StatCheck » permet par ailleurs de déceler les erreurs de calcul. Il a ainsi remis en question 50 000 études en psychologie sur PubPeer. Mais ses réprimandes publiques ont été dénoncées, car elles humilient aussi les responsables d’erreurs de bonne foi.

    Poids des mots
    D’autres chercheurs se sont demandé si leurs confrères malhonnêtes écrivaient différemment lorsqu’ils mentaient. D’après leur analyse, la lecture des études biomédicales frauduleuses est plus ardue, car elles sont plus vagues, plus techniques et contiennent plus de références, mais moins de quantitatifs.

    Dans ses études fictives, le professeur de psychologie Diederik Stapel utilisait pour sa part moins d’adjectifs, mais plus de superlatifs et d’amplificateurs (comme « profondément » ou « extrêmement ») que dans ses études authentiques.

    Justiciers solitaires
    En Europe, le cardiologue britannique Peter Wilmshurst a dénoncé une vingtaine de scientifiques malhonnêtes et survécu aux poursuites engagées pour le faire taire. Avant lui, plusieurs personnes avaient fermé les yeux.

    En Chine, le diplômé en biochimie Shimin Fang a attaqué des centaines de délinquants sur son site News Threads. Ce qui lui a valu 10 poursuites, une agression au marteau et un prix de l’organisme Sense about Science. Le gouvernement chinois a censuré son site en 2014.

    Aux États-Unis, le chercheur Paul Brookes a dû fermer science-fraud.org en 2013, après six mois d’activités, durant lesquels il avait dénoncé 275 études - convaincu que le faire en privé ne donnerait guère de résultats.

    Déluge d’études discréditées
    Tous ces efforts ont eu un remarquable effet, provoquant le retrait de milliers d’études discréditées. L’an dernier, 972 articles erronés ou frauduleux ont été rétractés après publication. « En 2000, 30 fois moins d’études avaient connu le même sort », indique en entrevue le journaliste scientifique Ivan Oransky.

    Depuis 2010, son site RetractionWatch fait la lumière sur ces événements en insistant sur les cas de fraude et de plagiat, qui sont trois fois plus nombreux que les cas d’erreurs et semblent augmenter.
    À lui seul, l’anesthésiste japonais Yoshitaka Fujii a vu 183 de ses études être rétractées : un record. Le rapport d’enquête qui le concerne conclut qu’il fonctionnait « comme s’il rédigeait un roman »

    #Etudes (fictives) #Experts #recherche #medecine (non limitatif) #Triche #résultat (culture du) #Publications scientifiques #fraude #compétition

  • Trump réunit son équipe pour... un concert de louanges | Insolite
    http://www.lapresse.ca/actualites/insolite/201706/12/01-5106780-trump-reunit-son-equipe-pour-un-concert-de-louanges.php

    Le président républicain, dont certains responsables n’ont été confirmés que récemment à leur poste par le Congrès, s’est félicité des « fantastiques résultats » obtenus depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier.

    Mais plutôt que l’analyse présidentielle, ce sont les réactions lors du tour de table qui ont surpris, tant les premiers mois de la présidence Trump ont été, de l’avis général, chaotiques.

    « Au nom de toute l’équipe qui est autour de vous, monsieur le Président, nous voulons vous remercier pour la véritable aubaine qui nous est offerte d’être au service de votre projet et du peuple américain », a lancé Reince Priebus, secrétaire général de la Maison-Blanche, dont l’avenir fait l’objet d’intenses spéculations.

    Le procureur général des États-Unis Jeff Sessions, qui doit s’expliquer mardi devant le Sénat sur ses rencontres avec l’ambassadeur russe aux États-Unis, a lui souligné que les forces de l’ordre à travers le pays étaient « enthousiasmées » par les idées mises en avant par Donald Trump.

    #Kim_Jong_Trump

  • Présidentielle française : interminable attente samedi au bureau de scrutin montréalais La Presse - Audrey Ruel-Manseau

    Jamais les expatriés français n’avaient vu pareille situation un jour de scrutin. Samedi, à Montréal, ceux qui voulaient voter ont dû attendre durant plus de deux heures dans une file dépassant un kilomètre. À la fermeture du bureau de vote, à 20 h, 3500 personnes étaient toujours sur place dans l’espoir de se prononcer au premier tour de la présidentielle Française.
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    « À 19 h, ils ont fait une annonce disant aux gens qui étaient loin dans la file que ça ne servait à rien de rester parce qu’ils fermeraient la grille à 20h », a rapporté de son côté Jean Lanteri, un militant français membre du groupe d’appui à la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
    « Il y a des centaines de personnes qui sont parties, a-t-il dénoncé. On a reçu des dizaines de messages de gens qui étaient scandalisés. »

    Ajustement de dernière minute
    Les portes n’ont finalement pas fermé à 20 h, mais des ajustements de dernière minute ont été nécessaires pour permettre aux gens en file à l’extérieur du terrain du Collège Stanislas, considéré comme le périmètre officiel du bureau de scrutin, de voter.
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    Participation sans précédent
    Il y a cinq ans, environ 44 000 Français étaient inscrits sur la liste électorale du Québec et vingt postes de vote étaient installés au bureau de vote. Cette année, plus de 57 000 Français figuraient à la liste, et seuls quatre postes avaient été ajoutés.
    Lors des élections de 2012, le taux de participation au premier tour avait été de 39%. Il faudra attendre à dimanche pour connaître le nombre officiel de cette année. Mais force est de constater que l’issue incertaine de la présidentielle Française a convaincu plus que jamais les Français de faire valoir leur voix.
    . . . . . .

    L’article : http://www.lapresse.ca/actualites/201704/21/01-5090592-presidentielle-francaise-interminable-attente-samedi-au-bureau-d

    #Présidentielles #Canada #Montréal

  • Attentat dans une mosquée de Québec, l’acte d’un étudiant d’extrême droite
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/31/attentat-dans-une-mosquee-de-quebec-l-acte-d-un-loup-solitaire_5071915_3222.

    Un étudiant de 27 ans, affichant des idées d’extrême droite, s’est rendu à la police peu après les faits et a été présenté à la justice lundi. Justin Trudeau a condamné cet «  attentat terroriste  » .

    #guillemets #terrorisme #racisme

  • Recours collectif contre Uber autorisé |
    Publié le 23 janvier 2017 à 16h46 | Philippe Teisceira-Lessard |
    http://www.lapresse.ca/actualites/201701/23/01-5062298-recours-collectif-contre-uber-autorise.php

    La justice vient d’autoriser un recours collectif contre l’entreprise Uber au nom de tous les chauffeurs de taxi québécois affectés par cette concurrence.

    Le recours vise à obliger l’entreprise américaine à dédommager les travailleurs touchés par son arrivée.

    « Les quatre critères sont satisfaits et l’autorisation est accordée », a écrit le juge Mark Peacock.

    « Parce que les chauffeurs Uber concurrencent directement l’industrie du taxi pour les usagers, si cette concurrence est illégale (« déloyale »), il peut y avoir une apparence de causalité concernant les deux pertes : une perte de revenu et une perte dans les valeurs des permis », a ajouté le magistrat.

  • Surveillance des citoyens : « Nous sommes dans le noir »
    http://www.lapresse.ca/actualites/national/201611/04/01-5037712-surveillance-des-citoyens-nous-sommes-dans-le-noir.php

    Outre les journalistes, combien de personnes sont ciblées au Canada par des mandats permettant aux policiers de traquer leurs métadonnées ? Impossible de le savoir. Alors que Bell refuse de le dévoiler, Rogers et Telus ne spécifient pas la nature des quelque 80 000 mandats ou ordonnances de la cour auxquels ils obtempèrent chaque année. « Nous sommes dans le noir, et c’est un problème très sérieux », dénonce Christopher Parsons, chercheur au Citizen Lab de la Munk School of Global Affairs de Toronto. « (...)

    #Bell #Rogers #Telus #écoutes #surveillance #métadonnées

  • Santé Canada veut autoriser la vente de boeuf haché irradié 30 Mai 2016 Rob Drinkwater La Presse Canadienne Edmonton
    http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201605/30/01-4986508-sante-canada-veut-autoriser-la-vente-de-boeuf-hache-irradie.php
    Santé Canada proposera le mois prochain des changements à la réglementation des aliments et des produits de santé qui permettront la vente de boeuf haché irradié au Canada.
    Selon le site web du ministère, les amendements suggérés ajouteraient le boeuf haché frais et congelé à la liste des aliments pouvant déjà être traités par irradiation.
    L’objectif serait d’autoriser, mais non pas d’obliger, l’industrie de l’élevage bovin à recourir à l’irradiation pour améliorer l’aspect sécuritaire de ses produits.
    . . . . .
    Des groupes de l’industrie canadienne de l’élevage bovin réclament depuis 10 ans le droit d’utiliser l’irradiation pour prévenir la propagation d’E. coli et d’autres bactéries dangereuses, mais la réaction négative de la population par rapport au procédé avait jusqu’ici empêché la réalisation de ce projet.
    . . . . .
    Actuellement, les oignons, les patates, le blé, la farine, la farine de blé entier, les épices entières ou moulues et les assaisonnements déshydratés peuvent être traités par irradiation au Canada

    . . . . .
    + http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/472119/alimentation-sante-canada-veut-autoriser-la-vente-de-boeuf-hache-irradie
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    Bruce Cran, de l’Association des consommateurs du Canada, qui milite en faveur de l’irradiation, est donc ravi du projet de Santé Canada. Il souhaiterait même que les légumes à salade et le poulet soient eux aussi irradiés.
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  • Uber est « un criminel endurci », accuse l’ex-ministre Chevrette Publié le 24 mai 2016 par Denis Lessard

    « Uber a un comportement de criminel endurci. Il sait qu’on est dans une société de droit, qu’on a des droits et règlements. [...] Cela me rend honteux que le gouvernement prenne autant de temps pour arrêter un voleur », a martelé l’ancien ministre des Transports Guy Chevrette qui représente l’industrie du taxi.

    Uber va tenter d’amadouer le gouvernement en promettant des redevances plus élevées sur les courses, prédit le représentant de l’industrie du taxi, Guy Chevrette, à l’ouverture de trois jours de consultation en commission parlementaire sur le projet de loi 100 sur l’industrie du taxi.
    L’industrie du taxi, que représente l’ancien ministre des Transports Guy Chevrette, est favorable au projet de loi qui forcerait les chauffeurs d’Uber à obtenir une licence et un permis de taxi avant de transporter des clients. Une telle obligation ne permettrait plus au modèle d’Uber de fonctionner, affirme de son côté la multinationale.

    Celle-ci sera entendue en après midi à la Commission parlementaire. Pour M. Chevrette, « Uber a un comportement de criminel endurci. Il sait qu’on est dans une société de droit, qu’on a des droits et règlements. On ne peut pas parler d’un exemple de vertu, c’est un voleur, qui vole nos taxes. Ça m’insulte, cela me rend honteux que le gouvernement prenne autant de temps pour arrêter un voleur. Si c’était un petit citoyen derrière les barreaux, cela fait longtemps qu’on l’aurait collecté ! », a-t-il martelé.

    Pour lui, le débat autour d’Uber va bien au-delà du paiement de la TVQ et de la TPS. « On gruge le revenu de 22 000 travailleurs du taxi et personne ne s’en soucie. Même les jeunes libéraux ! Ils ne sont pas conscients de ce que c’est : 22 000 travailleurs se sont acheté un emploi, ont payé 200 000 $ et voient des gens sans gêne venir voler leur territoire ! », a lancé M. Chevrette.

    Les chauffeurs s’attendent à ce que le gouvernement rachète leurs permis, une facture totale de 1,4 milliard de dollars s’il veut laisser libre cours à Uber, « s’ils abolissent le système de permis, qu’ils nous exproprient ! Ce serait mieux que de nous faire gruger à long terme », a soutenu l’ancien ministre.

    Pour M. Chevrette on ne peut parler « d’économie du partage » quand un système demande 400 $ pour une course de Montréal à Laval en période de pointe.

    Source : http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201605/24/01-4984471-uber-est-un-criminel-endurci-accuse-lex-ministre-chevrette.php
    #Esclavage #uber #Tout_pour_moi #économie_du_partage

  • « Bye-bye » Uber, lance Coderre Publié le 05 mai 2016 par Denis Lessard (La Presse Montréal )

    (Québec) Rien ne va plus pour Uber, qui s’apprête à fermer ses portes au Québec. Mais le maire de Montréal Denis Coderre ne versera pas de larmes : « Bye-bye ! Salut ! Ça me fait pas de peine du tout », a-t-il lancé.


    « Uber, ce qu’ils nous disent, c’est que, pour rester, il faut que ça soit le "free-for-all". Ils nous disent : "C’est nous autres qui décidons." Pendant ce temps-là, ils ne paient pas de taxes ni d’impôts », a ajouté M. Coderre.

    « Pour moi, les gens qui veulent travailler pour s’assurer qu’on puisse grandir et s’épanouir seront toujours les bienvenus, mais ceux qui vont arriver Gros-Jean comme devant, qui disent : "Me voilà, vous faites comme je veux", ça ne fonctionne pas », a conclu le maire.

    Du côté d’Uber, c’était la consternation. « Depuis le début, le ministre [Jacques] Daoust voulait faire fermer Uber », a soutenu Jean-Nicolas Guillemette, directeur général de la firme au Québec. « M. Daoust a son idée faite depuis plusieurs semaines, il a choisi des choses avec lesquelles on ne pouvait plus opérer », à savoir un coût d’entrée important pour les chauffeurs et le contingentement des véhicules.

    Québec exigera que les chauffeurs détiennent un permis de conduire de classe taxi, ce qui suppose un examen médical, un rendez-vous avec un médecin, « et on sait que c’est facile à Montréal », a ironisé M. Guillemette. On n’exigera pas un tel permis pour les bénévoles de l’Opération Nez rouge.

    Pour Jean-Nicolas Guillemette, « le Québec s’isole », envoie un message ambigu aux entreprises de l’avenir. Uber a eu plus d’un demi-million de clients, pouvait compter sur 8000 chauffeurs, a-t-il souligné.

    Autre obstacle, le projet de loi fixe un nombre maximal de véhicules, alors que le modèle d’Uber ne fonctionne que si la quantité d’autos fluctue selon la demande.

    La suite : Source : http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201605/04/01-4978221-bye-bye-uber-lance-coderre.php

    #uber

  • DES ENFANTS PAS COMME LES AUTRES - 31 mars 2009 La Presse canadienne
    « citation »
    Ottawa — Le taux de mortalité infantile des bébés autochtones est jusqu’à quatre fois plus élevé que celui des nouveau-nés non autochtones au Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    C’est ce que révèle une recherche internationale innovatrice dirigée par la docteure Janet Smylie, du St. Michael’s Hospital de Toronto. De nouvelles données rendues publiques hier montrent aussi que les enfants autochtones des quatre pays connaissent des taux plus élevés de mort subite du nourrisson, de blessure, de suicide et de décès accidentel.

    La suite : http://www.ledevoir.com/societe/sante/242854/en-bref-des-enfants-pas-comme-les-autres

    ENCORE NEUF MEURTRES D’AUTOCHTONES NON RÉSOLUS EN ONTARIO - 17 décembre 2015 - Le Devoir
    « citation »
    Pas moins de 54 femmes autochtones ont été tuées entre 1956 et 2014 sur le territoire desservi par la Police provinciale de l’Ontario, et huit de ces crimes demeurent non résolus. Le service de police a dévoilé ces chiffres mercredi, au dépôt de son rapport complet sur les disparitions et les meurtres de personnes autochtones. Des 46 meurtres qui ont été résolus, un seul a été commis par une personne que la victime ne connaissait pas. En parallèle, la police de l’Ontario a recensé 126 homicides d’hommes autochtones entre 1978 et 2014,
    La suite : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/458194/encore-neuf-meurtres-d-autochtones-non-resolus-en-ontario

    LE CANADA BLÂMÉ PAR AMNISTIE INTERNATIONALE POUR SON TRAITEMENT DES AUTOCHTONES - Publié le 25 février 2015
    « citation »
    Les peuples autochtones au Canada sont confrontés à des « violations systématiques de leurs droits », dénonce Amnistie internationale (AI) dans son plus récent rapport annuel dévoilé mercredi.
    À se sujet, l’organisme international relève notamment l’inaction du gouvernement fédéral après des demandes répétées pour que soit tenue une enquête publique sur le meurtre d’au moins 1017 femmes et filles autochtones entre 1980 et 2012. Un taux qui est quatre fois et demie supérieur à celui du reste de la population féminine du pays.

    La suite : http://www.lapresse.ca/actualites/national/201502/25/01-4847398-le-canada-blame-par-amnistie-internationale-pour-son-traitement-

    #enfants_autochtones #indigénes #peuples_autochtones #enfants #discrimination #génocide_culturel #violence_d'état #Canada #enfance #néo_libéraux #gros_sous #dividendes #conservateurs #stephen_harper #justice #ledevoir #premiéres_nations #genocide

  • L’ALBERTA PRÉSENTE SES EXCUSES AUX VICTIMES DES PENSIONNATS AUTOCHTONES - Publié le 22 juin 2015
    « citation »
    la Commission de vérité et réconciliation du Canada a décrit plus d’un siècle d’abus envers des générations d’enfants autochtones, arrachés à leur famille par le gouvernement fédéral pour être « réformés » dans des pensionnats tenus par l’Église.

    Le rapport accablant de la commission, rédigé à la suite d’entrevues avec des milliers de survivants, décrit comment ces enfants ont vécu d’abord la douleur extrême de la séparation, puis les abus physiques et psychologiques répétés subis en institutions. Les commissaires utilisent même le terme de « génocide culturel » pour qualifier ce système.

    Selon la commission, plus de 6000 enfants, environ un sur 25, sont morts dans ces pensionnats, jusqu’à la fermeture du tout dernier établissement, en 1996.
    La suite : http://www.lapresse.ca/actualites/national/201506/22/01-4880206-lalberta-presente-ses-excuses-aux-victimes-des-pensionnats-autoc

    ENFANTS AUTOCHTONES ARRACHÉS À LEUR FAMILLE : LE FÉDÉRAL PERD UNE MANCHE EN COUR - Publié le 04 décembre 2014
    « citation »
    En vertu d’une entente avec le gouvernement fédéral, qui a été en vigueur de décembre 1965 à décembre 1984, les services d’aide à l’enfance ont placé environ 16 000 enfants autochtones dans des familles non autochtones.

    La poursuite, intentée il y a près de six ans, allègue que ces enfants, pris dans ce qui est appelé la « rafle des années 60 », ont souffert une perte désastreuse de leur identité culturelle, et que le Canada a échoué à la protéger.
    Selon la poursuite, les enfants ont subi des dommages émotifs, psychologiques et spirituels attribuables à leur absence de connexion avec leur héritage.

    « J’ai tout perdu. Même mon nom », a déclaré jeudi la demanderesse principale, Marcia Brown Martel, chef de la Première Nation Beaver House, près de Kirkland Lake, en Ontario. « J’ai perdu ma famille. J’ai perdu ma langue. J’ai tout perdu de ma culture. »

    « Cela n’aurait jamais dû arriver. C’était mal », a-t-elle ajouté.
    Enfant, Mme Martel a été retirée de sa famille par les services d’aide à l’enfance et a été adoptée par une famille non autochtone alors qu’elle avait neuf ans. Adulte, elle a tenté de se réapproprier son héritage et est retournée vivre sur sa réserve d’origine. Elle a ensuite découvert que le gouvernement fédéral avait effacé son identité de naissance.

    La suite : http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201412/04/01-4825390-enfants-autochtones-arraches-a-leur-famille-le-federal-perd-une-

    #enfants_autochtones #indigénes #peuples_autochtones #enfants #discrimination #génocide_culturel #violence_d'état #Canada #enfance #néo_libéraux #gros_sous #dividendes #conservateurs #stephen_harper #justice #ledevoir #premiéres_nations #genocide

  • Enquêtes et vie privée : la police rabrouée pour avoir ratissé trop large
    http://www.lapresse.ca/actualites/national/201601/14/01-4939851-enquetes-et-vie-privee-la-police-rabrouee-pour-avoir-ratisse-tro

    La Cour supérieure de l’Ontario conclut que la police a violé les droits constitutionnels de 43 000 clients de Telus et de Rogers en réclamant des renseignements personnels d’usagers, dans le cadre d’une enquête sur une série de vols commis dans des bijouteries. Ce sont les entreprises elles-mêmes qui avaient contesté en cour la validité de cette requête de la Police régionale de Peel, en 2014. Les policiers voulaient connaître l’identité de tous ceux qui avaient utilisé leur téléphone cellulaire à (...) #téléphone_portable #écoutes_téléphoniques #Telus #métadonnées #géolocalisation #Rogers

  • « Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas » - Katia Gagnon
    http://www.lapresse.ca/actualites/201512/01/01-4926912-les-banques-alimentaires-ca-ne-fonctionne-pas.php

    Quand il était enfant, Paul Taylor a eu faim. Il a grandi dans une famille dont la survie dépendait des banques alimentaires. Devenu adulte, il a siégé au conseil de l’une des plus grandes banques alimentaires du Canada, celle de Toronto. Aujourd’hui, il dirige un organisme d’aide dans le Downtown East Side de Vancouver, l’un des quartiers les plus défavorisés du pays.

    De toutes ces expériences, il a tiré une leçon. Et elle est brutale. « Les banques alimentaires, ça ne fonctionne pas. »

    Pourquoi donc ?

    « Pendant qu’on se concentre sur cette oeuvre charitable, on perd l’occasion de faire un débat sur les vraies raisons de la pauvreté. Les gens n’ont pas besoin de plus de nourriture. Ils ont besoin de plus de revenus. Et ça, on n’en parle jamais, dit-il. Ce qu’on enseigne aux enfants, c’est que pour aider (...)

    #pauvreté #solidarité #politique

  • Le saumon #OGM_autorisé pour la consommation humaine
    http://www.bastamag.net/Le-saumon-OGM-autorise-pour-la-consommation-humaine

    La décision vient d’être prise par les autorités sanitaires des États-Unis : pour la première fois dans le monde, un animal transgénique est autorisé pour la consommation humaine. Le poisson OGM devrait donc débarquer prochainement sur les étals des supermarchés. Il s’agit d’un saumon transgénique de la marque AquAdvantage, modifié avec un gène d’un autre saumon pour grandir deux fois plus vite. Baptisé « Frankenfish » par ses détracteurs, il a été autorisé à la consommation humaine aux États-Unis par la (...)

    En bref

    / #Génétique, OGM , #Alimentation, #Amériques

    • Une université canadienne a croisé ces saumons OGM avec des truites sauvages : 40 % des rejetons hybrides héritent du gène ajouté artificiellement – et ces hybrides grandissent encore plus vite que le saumon OGM ! Selon l’autorisation de la FDA, le saumon AquAdvantage ne pourra être élevé que dans deux installations, au Canada et à Panama.

    • Le #Canada autorise le saumon transgénique à la consommation
      http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201605/19/01-4983318-le-canada-autorise-le-saumon-transgenique-a-la-consommation.php

      Le coordonnateur de Vigilance OGM, Thibault Rehn, n’a pas tardé à réagir à l’annonce. « Nous trouvons déplorable que la population québécoise soit désormais confrontée à la commercialisation d’un premier animal GM dans le monde, approuvé au Canada sans aucune consultation et sans études indépendantes. Cela, alors que l’étiquetage des OGM n’est toujours pas obligatoire », a-t-il déclaré dans un communiqué.

      « La production de saumon GM menace l’avenir du saumon sauvage de l’Atlantique », a déclaré, dans le même communiqué, Mark Butler, de l’Ecology Action Centre. M. Bulter demande aux épiceries canadiennes de ne pas mettre ce nouveau produit sur leurs tablettes, soulignant que des chaînes d’épicerie aux États-Unis ont pris ce chemin.

  • Vidéo annonçant des meurtres de musulmans : la SQ informée
    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/faits-divers/201511/17/01-4921781-video-annoncant-des-meurtres-de-musulmans-la-sq-informee.php

    D’Arabes et donc musulmans ou pas,

    « Moi et un groupe d’individus, nous allons intervenir. À partir de la semaine prochaine, il y aura des meurtres au travers [sic] le Québec », affirme-t-il d’une voix manifestement modifiée et avec une imitation d’arme à feu dans les mains. « Nous allons éliminer un Arabe par semaine. Nous allons débarrasser, nettoyer la province du Québec. »