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https://www.ouest-france.fr

  • « La suppression de la subvention rend impossible la poursuite de l’activité » : la revue 303 s’arrête après 42 ans
    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/303-derniers-rendez-vous-avant-disparition-36d4fed8-aa11-11f1-a3f7-c4f3

    Pendant plus de quatre décennies, la revue 303 a exploré les patrimoines, les arts et la création contemporaine des Pays de la Loire. Fondée en 1984 grâce au soutien de la Région Pays de la Loire, elle aura publié près de 190 numéros et plusieurs centaines d’ouvrages. Le numéro La Plage, qui paraît cet été, a scellé cette aventure éditoriale.

    « "La suppression de la subvention régionale rend impossible la poursuite de l’activité après décembre 2026," indique la direction de cette revue. "Le numéro La Plage, qui a paru cet été, sera le dernier de cette aventure éditoriale. Depuis deux ans, l’équipe de 303 a multiplié les démarches pour assurer la pérennité de la maison d’édition et de la revue en recherchant de nouveaux partenaires ["…] "D’ici fin décembre 2026, date à laquelle l’équipe de trois personnes des Éditions 303 sera licenciée, plusieurs opérations seront menées pour permettre la diffusion la plus large possible du catalogue avant la fermeture : présence sur plusieurs salons, remise exceptionnelle sur les achats en ligne, vente samedi 21 novembre à Nantes au Passage Sainte-Croix" ».

    Ces rendez-vous permettront pour l’équipe, de retrouver une dernière fois les lectrices et les lecteurs de 303.
    Les dates

    Le 20 septembre, de 14h à 20h

    Rencontre avec l’équipe et stand 303 au Domaine de l’Auneau, à Chantonnay, dans le cadre des Journées

    Européennes du Patrimoine (JEP)

    Les 3 et 4 octobre

    Stand de la revue 303 au 36e Salon de la revue, Halle des Blancs-Manteaux, à Paris

    Faites Lire !, stand 303 au salon du livre du Mans

    Les 13 et 15 novembre

    Vivons Livres, stand au 2e salon des éditeurs indépendants des Pays de la Loire, Galerie Dulcie September, Nantes

    Le 21 novembre

    De 12 h à 18h 30. Grande vente exceptionnelle des Éditions 303 au Passage Sainte-Croix, près de l’église Sainte-Croix à Nantes

  • L’agriculteur agressait sexuellement des jeunes garçons placés et confiés à sa femme : cinq ans de prison avec sursis
    https://www.ouest-france.fr/societe/justice/lagriculteur-agressait-sexuellement-des-jeunes-garcons-places-et-confie

    Mardi 1er septembre, un agriculteur de 59 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour des agressions sexuelles commises sur des jeunes garçons de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) séjournant dans sa ferme. Il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis

  • Deux ex-employées de Julio Iglesias déposent une nouvelle plainte pour agression sexuelle et travail forcé
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/agression-sexuelle/deux-ex-employees-de-julio-iglesias-deposent-une-nouvelle-plainte-pour-

    Deux ex-employées du chanteur espagnol Julio Iglesias ont déposé une nouvelle plainte contre lui pour agression sexuelle et travail forcé, a annoncé vendredi 4 septembre 2026 l’ONG Women’s Link Worldwide qui les représente.

  • Un enfant de 6 ans est mort d’une maladie ancienne devenue extrêmement rare, les autorités alertent
    https://www.ouest-france.fr/sante/un-enfant-de-6-ans-est-mort-dune-maladie-ancienne-devenue-extremement-r

    Connor Dean, un garçon de 6 ans, est décédé le 10 août 2024 au Queensland Children’s Hospital de Brisbane (Australie). Quelques mois plus tard, la coroner adjointe du Queensland, Stephanie Gallagher, a conclu que l’enfant était mort d’un arrêt cardiaque lié à une grave carence en vitamine C, compatible avec un scorbut, rapporte news.com.au .
    Une maladie rare dans les pays développés

    Cette maladie, qui peut endommager les vaisseaux sanguins, les tissus et les organes, était autrefois répandue chez les marins privés de produits frais pendant de longs voyages. L’accès généralisé aux fruits et légumes, ainsi qu’aux suppléments de vitamine C, l’a depuis rendue extrêmement rare dans les pays développés.

    Selon la coroner, les cas restent peu nombreux en Australie, même s’ils sont en augmentation. « J’estime que la publication de ces conclusions pourrait suffire à attirer l’attention sur ce décès, afin de prévenir de futures morts dans des circonstances similaires », indique-t-elle.
    Des symptômes difficiles à relier

    Connor, qui avait une trisomie 21 et une malformation cardiaque, a été conduit chez le médecin le 11 juillet 2024 après l’apparition de douleurs aux genoux, d’une démarche traînante et d’une boiterie. L’enfant a subi des radiographies et une IRM, sans anomalie évidente. Son état s’est rapidement détérioré. Il a développé une éruption cutanée, des lésions cérébrales liées à une mauvaise irrigation du cerveau, puis des signes d’insuffisance rénale, de défaillance multiviscérale et de septicémie.

    L’analyse de son état a finalement orienté les médecins vers une carence sévère en vitamine C, et donc un scorbut. Le médecin de Connor s’était auparavant inquiété de sa croissance et de son alimentation. L’enfant était devenu très difficile à nourrir, à partir d’environ 4 ans et demi. Ses parents lui donnaient des compléments alimentaires, et affirment ne pas avoir compris qu’il souffrait spécifiquement d’une carence en vitamine C.
    Une augmentation des cas en France

    Selon une étude publiée dans The Lancet Regional Health, 888 cas de #scorbut ont été recensés chez des enfants hospitalisés en #France entre janvier 2015 et novembre 2023, avec un âge médian de 11 ans. Le phénomène s’est particulièrement accéléré après 2020 avec 536 cas, soit près des deux tiers du total, enregistrés entre avril 2020 et novembre 2023. Les auteurs mettent en cause l’inflation et l’aggravation des #inégalités socio-économiques suite à la pandémie de Covid-19.

  • Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à #plouvara, l’État dresse le constat d’une #usine d’équarrissage en difficulté
    https://splann.org/secanim-plouvara-dysfonctionnements

    Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise #secanim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal. L’article Des cadavres stockés à l’air libre aux portes cassées : à Plouvara, l’État dresse le constat d’une usine d’équarrissage en difficulté est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #Santé_publique #agroindustrie #animaux #Côtes_d'Armor #DDPP #élevage #élevage_bovin #élevage_intensif #elevage_porcin #équarrissage #groupe_rethmann #groupe_sarda #Guy_Le_Gal #icpe #industrie #inspection #mauvaises_odeurs #mise_en_demeure #mortalité #multinationale #nuisances_olfactives #odour_live #Philippe_Le_Méhauté #plerneuf #ploufragan #préfecture #puanteur #saint_brieuc #saint-brandan #saint-donan #volaille

    • Equarrissage, crises sanitaires et canicules : attention danger - Pleinchamp
      article du 09/05/2024
      https://www.pleinchamp.com/actualite/equarrissage-crises-sanitaires-et-canicules-attention-danger


      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage
      Crédit photo : R. Lecocq

      Un rapport du CGAAER pointe un risque d’« embolie » des services d’équarrissage en cas de crise et invite l’Etat et les parties prenantes à définir une stratégie partagée de gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage, de nature à anticiper les crises, en explorant plusieurs solutions alternatives.

      Imaginons une situation de crise, totalement fictive, générée par une épidémie de peste porcine africaine (PPA) en Bretagne, où la détection d’un foyer dans un périmètre de 10 km contenant 150 élevages de 200 truies conduirait à devoir traiter jusqu’à 400 t/jour d’animaux : il n’en faudrait pas plus pour toucher aux limites des capacités d’équarrissage du territoire métropolitain. C’est l’alerte lancée par une mission du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation, de l’environnement et des espaces ruraux (CGAAER) et consacrée au service public de l’équarrissage, publiée l’an passé.

      En réalité, ce scénario purement fictif a déjà été rattrapé par la réalité par deux fois en 2022, avec le pic épidémique d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) au printemps générant jusqu’à 1400 t/jour de cadavres de volaille, puis les effets de la canicule estivale en Bretagne générant jusqu’à 1500 t/jour de cadavres de volailles là aussi. « Si l’efficience du dispositif peut être qualifiée de bonne en temps de paix, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système qui affecte aussi bien le service privé que le service public de l’équarrissage, tant ils sont imbriqués », lit-on dans le rapport.

      Service public et privé
      Depuis la réforme de 2009, l’équarrissage des cadavres d’animaux d’élevage est géré́ sur un mode privé par les filières à travers des associations dites ATM (pour animaux trouvés morts) et public via le Service public de l’équarrissage (SPE). Celui-ci concerne les cadavres d’animaux morts en fourrières, refuges, parcs zoologiques, animaux sauvages morts collectés en bord de route, animaux victimes d’inondation, oiseaux sauvages morts de la grippe aviaire, cétacés échoués, pour un total de 4582 tonnes, anecdotique comparativement aux volumes des ATM. En 2021, le service privé de l‘équarrissage a en effet concerné 3,07 millions de tonnes de SPAN (sous-produits animaux), dont 70% relevant de la catégorie C3 (sous-produits d’abattoirs, sous-produits du secteur agroalimentaire, denrées alimentaires déclassées, matières laitières, sang, placenta, cuirs, peaux, phanères, sous-produits des filières œufs, mollusques et crustacés, déchets de cuisine et de table...), 30% des catégories C1 et C2 (cadavres d’animaux d’élevage, Matériels à risques spécifiés (MRS) des abattoirs et ateliers de découpe, sous-produits animaux des boucheries...).

      Concentration du secteur
      Selon le rapport du CGAAER, « l’extrême concentration » du secteur explique pour partie les risques d’embolie en cas de crise. Le service SPE et les marchés ATM sont assurés par quatre entreprises, dont deux « grosses » (Secanim et Atemax) et deux « petites » (Provalt et Sopa, Secanim étant par ailleurs actionnaire à 50% de cette dernière). Elles étaient encore six en 2013. Quant aux usines d’équarrissage, leur nombre est passé en métropole de onze à huit3entre 2015 et 2019 avec la fermeture de trois usines du groupe Saria- Secanim, sans augmentation de la capacité des usines restantes. « Il en résulte une baisse de la capacité nationale de traitement et un allongement significatif des distances et temps de collecte sur certains territoires, notamment en région Sud où la densité d’élevages est particulièrement faible ». La mission du CGAAER s’inquiète par ailleurs de « la question de la fermeture de l’usine Sopa de Cros-de-Montvert (Cantal), évoquée devant elle par un de ses principaux actionnaires (...) Elle doit être analysée avec soin au regard de la couverture territoriale actuelle et des risques de poursuite du mouvement de concentration ».

      Des ATM et filières insuffisamment impliquées dans la gestion de crise
      Le rapport pointe également la responsabilité des associations ATM, au nombre de huit (porc, ruminants volaille de chair, ponte, palmipèdes gras, lapin, équins et gibiers), dont trois (ruminants, porc et volailles de chair) fournissent aux équarrisseurs 95% des tonnages. « Les ATM, ou tout au moins certaines d’entre elles, ont une approche purement comptable de leur mission et ne s’investissent pas réellement dans la gestion de l’équarrissage, alors qu’elles étaient censées se substituer à l’État au terme de la réforme de 2009, relève la mission. Elles ne se sentent en tout état de cause pas concernées par la gestion de crise » . Selon la DGAL, citée dans le rapport, en situation de canicule, lorsque les ATM décident de ne plus prendre en charge les animaux morts, les équarrisseurs se retournent vers l’EEtat. En définitive, les ATM sont des acteurs peu visibles et peu connus, notamment des éleveurs auprès desquels elles ne communiquent pas. Selon un Directeur départemental en charge de la protection des populations (DDPP), nombreux sont les éleveurs qui pensent que la collecte de leurs animaux morts relève toujours du SPE. « Les ATM, on ne les voit jamais et on ne sait même pas comment les contacter. Pour les éleveurs on est toujours au temps du SPE et quand il y a un problème, ils appellent la DDPP et on ne sait pas vers qui les orienter. La plupart ne savent même pas qu’ils paient une cotisation pour l’équarrissage ».

      « La mutualisation, l’énorme force du système »
      Au plan financier justement, le CGAAER pointe « un incontestable effet bénéfique de la mutualisation » et qui fait que le prix payé par l’éleveur au sein d’une filière est le même sur tout le territoire tout en faisant office d’amortisseur entre filières. Selon l’ATM coordinatrice, la mutualisation, « c’est l’énorme force du système ». Le CGAAER reconnaît que l’équarissage, privatisé depuis 2009, est une activité « qui semble économiquement maîtrisée, tout du moins en temps de paix », même si « la situation de quasi-monopole qui prévaut ne parait guère favorable à une baisse des coûts ».

      Le rapport pointe également une faute originelle : le transfert au secteur privé d’une mission de service public ne s’est accompagné d’aucune délégation formalisée à laquelle il serait possible de se référer pour vérifier qu’elle est bien réalisée conformément à des exigences spécifiées de qualité de service.

      Les recommandations du CGAAER
      C’est du reste la première des recommandations du rapport, la deuxième portant sur la nécessité de disposer de données partagées, fiables et accessibles, notamment pour éclairer le volet économique. La mission recommande d’élaborer, sous pilotage de l’Etat et en mobilisant l’ensemble des acteurs, une stratégie partagée sur la gestion des mortalités en élevage et l’équarrissage. Mentionnant des cas rapportés d’intégrateurs de la filière volaille ayant refusé d’accorder à leurs éleveurs l’autorisation de dé-densifier en anticipation de la canicule de l’été 2022, la mission souligne que la meilleure manière d’éviter la saturation des outils de collecte et de traitement, c’est de réduire les mortalités. « Cela est d’autant plus important que l’impact d’une accumulation de cadavres est potentiellement désastreux en termes d’image ».

      La mission réclame un diagnostic du parc industriel de collecte et de traitement afin d’évaluer précisément sa capacité et les marges disponibles en temps de crise. Pour anticiper les crises, elle prône la mise en œuvre de délestages (national ou zonal, inter-entreprises) et de solutions alternatives (maturation aérobie et entreposage de cadavres de porcs, compostage de cadavres de porcs et de volailles, enfouissement, stockage temporaire...). En guise de réflexion complémentaire, la mission s’interroge sur l’opportunité de développer offre assurantielle couvrant les frais liés à la collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux morts en élevage, à l’image de ce qui existe en Espagne ou encore en Italie.

    • Réforme du service public de l’équarrissage | Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
      27/09/2023
      https://agriculture.gouv.fr/reforme-du-service-public-de-lequarrissage

      Rapport de mission de conseil et d’expertise n°22035
      Avril 2023

      Enjeux
      L’organisation et le fonctionnement de l’activité d’équarrissage, définie comme la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux et, plus largement, des sous-produits animaux non destinés à l’alimentation humaine ou à une valorisation « matière », sont, pour des raisons sanitaires, une préoccupation majeure de la puissance publique. Le cadre de l’activité étant stabilisé depuis 2009, le CGAAER a été chargé d’en tirer un bilan compte tenu des éléments de contexte suivants :
      • Le retour de la France au statut de pays à risque négligeable vis-à-vis de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB),
      • La multiplication des aléas climatiques et sanitaires, avec en toile de fond un risque de saturation des outils en situation de crise,
      • L’inflation du prix de la matière première et notamment de l’énergie.

      Méthodologie
      Après une analyse documentaire approfondie, la mission a rencontré une centaine d’interlocuteurs parmi les acteurs concernés et a effectué plusieurs visites de terrain.

      Elle a aussi recueilli des informations sur l’organisation en place dans deux États membres de l’Union européenne : l’Espagne et l’Italie.

      Enfin, en considération des risques potentiels de crises sanitaires, elle a procédé à une analyse à 360 ° de l’équarrissage.

      Résumé
      Les prestations d’équarrissage rémunérées par des crédits publics ou des fonds privés, telles qu’elles résultent de la nouvelle organisation mise en place en 2009, sont globalement assurées de manière satisfaisante en situation normale. A contrario, les situations de crise induisent assez rapidement une embolie du système en raison notamment de la saturation de l’outil industriel, d’un manque d’anticipation dans la mise en place de solutions alternatives, d’un manque d’implication des filières et de la difficulté pour l’État de piloter un dispositif qui repose en grande partie sur des marchés privés.

      Pour sortir de cette impasse, la mission formule plusieurs recommandations, au premier rang desquelles l’élaboration d’une stratégie partagée de la gestion des mortalités en élevage et de l’équarrissage associant l’ensemble des acteurs. La mission indique ce qu’en pourraient être les grandes lignes.

      La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…). Elle préconise que soit sanctuarisée la capacité actuelle de collecte et de traitement qu’il conviendrait en outre d’optimiser par un recours résolu aux délestages entres sites et par l’extension des plages de fonctionnement en situation de crise.

      Pour se prémunir des phénomènes de saturation qui surviennent à l’occasion de circonstances exceptionnelles telles qu’épizootie ou catastrophe naturelle, elle recommande aussi d’anticiper la mise en œuvre de solutions alternatives appropriées, tenant compte à la fois des contraintes techniques, des risques sanitaires et des risques environnementaux.

      Pour illustrer ses propos et alimenter la réflexion, la mission a présenté plusieurs scénarios de crise et à analyser la capacité de réponse des outils et de l’organisation existants.

      le rapport :
      https://agriculture.gouv.fr/telecharger/138092

    • La mission recommande de poursuivre les efforts tendant à réduire les mortalités exceptionnelles (équipement des élevages en dispositifs de « cooling », ventilation, brumisation, réflexion sur leur densité, travail sur la biosécurité…)

      dans le résumé du rapport (avril 2023)…

    • 3.2.2. Quelques scénarios de crise envisageables
      […]
      Canicule comme en 2022 : pic à 1 500 t/j en Bretagne (voir supra) – l’amélioration de la prise en
      compte du risque d’étouffement dans les élevages devrait faire baisser les pics, mais les canicules
      devraient être plus fréquentes et plus sévères aussi la mission fait-elle à ce stade le choix de
      conserver ce scénario,
      […]

      3.2.3. Des solutions à combiner en situation de crise majeure
      Avec 400 t/j de marge (H1), nous pourrions faire face de justesse à la crise PPA mais à aucune des
      deux autres sans mettre en œuvre des solutions alternatives. Il en est de même avec H2 (marge de
      1 100 t/j).

      En revanche H4 (1 900 t/j), dont la faisabilité technique reste à vérifier, permet de faire face à
      chacune des crises individuellement, à la combinaison PPA avec chacune des deux autres prises
      individuellement (de justesse), mais pas à une combinaison des trois, qui ne peut être exclue a priori.

      Pour absorber les tonnages correspondant au cumul des trois scénarios, il faudrait une marge de 3
      300 t/j : il manque donc 1 400 t/j de marge dans le meilleur des cas. Un stockage temporaire sur un
      site dédié coûterait 4.6 M€/j pendant la pointe de crise (les tonnages étant ensuite à reprendre et à
      éliminer), un enfouissement à la ferme 140 000 €/j, un traitement en UIOM ou ISDND 588 000€/j.

      rappel, au 29 juin (la « deuxième canicule » a démarré le 21 juin – seuil d’alerte) et rien qu’en volailles, en Bretagne…
      Canicule : plus de 6 600 tonnes de volailles mortes en Bretagne | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/canicule-6-600-tonnes-de-volailles-mortes-en-bretagne-7074121.php

      « En Bretagne, en tout, on a plus de 6 600 tonnes de volailles mortes depuis le début de la canicule », nous informe le ministère de l’Agriculture, ce lundi. Selon le cabinet d’Annie Genevard, « ces volumes sont traités progressivement, par enfouissement en site dédié ou à la ferme, et une partie du flux part également dans le circuit classique d’équarrissage ».

    • Face à ce goulet d’étranglement qu’est l’équarrissage, les alternatives ne sont pas assez encouragées.

      « Plus de 300 cadavres » de porcs dans une exploitation en Bretagne : la préfecture prend des mesures contre l’élevage
      https://www.ouest-france.fr/societe/maltraitance-animale/plus-de-300-cadavres-de-porcs-dans-une-exploitation-en-bretagne-la-pref

      Le lundi 10 août 2026, l’association L214 publiait de terribles images d’animaux morts et en décomposition parmi d’autres porcs, vivants, dans un élevage sur deux sites, à Hénon et Saint-Carreuc.

  • Potsdamer Platz: Taxifahrer verschätzt sich beim Wenden – Fahrzeug rutscht in Wasserbecken
    https://www.berliner-zeitung.de/article/potsdamer-platz-taxifahrer-verschaetzt-sich-beim-wenden-fahrzeug-ru

    Ein Taxi rutscht am Potsdamer Platz mit der Hinterachse in ein Wasserbecken. © Axel Billig / Pressefoto Wagner

    Wst sachste dazu ...

    19.8.2026 von Mario Jacob - Ein Taxifahrer hat sich am Potsdamer Platz in Berlin-Mitte beim Rangieren verschätzt. Sein Fahrzeug rutschte mit der Hinterachse in ein Wasserbecken und blieb auf der Begrenzung hängen.

    Beim Wenden in der Eichhornstraße am Potsdamer Platz im Berliner Bezirk Mitte hat ein Taxifahrer sein Fahrzeug offenbar zu weit nach hinten gesetzt. Die Hinterachse des Wagens rutschte dabei in ein angrenzendes Wasserbecken.

    Das Taxi setzte in der Mitte auf der Begrenzung zwischen Fahrbahn und Becken auf. Nach dem Missgeschick war der Wagen zunächst manövrierunfähig.

    Größerer Schaden blieb jedoch aus: Das Fahrzeug rutschte nicht vollständig in das Wasserbecken. Polizei und Feuerwehr mussten zur Bergung nicht gerufen werden.

    #Taxi #Berlin #Mitte #Unfall

  • « Ne pas mettre en avant un homme condamné » : la venue de ce groupe dans un festival de Maine-et-Loire fait polémique
    https://www.ouest-france.fr/faits-divers/violence-sexuelle/ne-pas-mettre-en-avant-un-homme-condamne-la-venue-de-ce-groupe-dans-un-

    (...) En cause, la présence en tête d’affiche du groupe No one is innocent. « Marc Gulbenkian, chanteur du groupe, a été condamné pour violences conjugales », rappellent les syndicats dans un communiqué diffusé samedi 15 août 2026. En l’occurrence, quatre mois avec sursis en 2006.

    Le chanteur a également été visé par une plainte pour agression sexuelle en marge d’un festival en 2017. La procédure judiciaire a été classée sans suite en 2022. (...)

  • Stockage de l’eau « hors sol » : la soit disant adaptation de l’agriculture au #réchauffement_climatique n’est qu’un mirage de plus du #techno-solutionnisme

    Sainte-Soline à sec : le modèle des mégabassines à l’épreuve des canicules
    https://reporterre.net/Sainte-Soline-sechee-par-les-canicules-prouve-la-fragilite-du-systeme-de

    La réserve d’eau de Sainte-Soline a vu ses stocks intégralement évaporés par les fortes chaleurs de cet été. Un signe de fragilité qui questionne sur la capacité des mégabassines à aider l’agriculture face au changement climatique.

    • Sainte-Soline : où est passée l’eau de la mégabassine ?
      https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/mega-bassine/sainte-soline-ou-est-passee-leau-de-la-megabassine-d8034a6c-9b07-11f1-b

      Selon des estimations de France Stratégie, un milliard de mètres cubes d’eau disparaît par #évapotranspiration chaque année avec les retenues françaises, soit l’équivalent de 20 % de la consommation d’eau du pays [r_eally ?]. La #loi_d’urgence_agricole, votée le 21 juillet à l’Assemblée, prévoit le doublement de ce type de stockage à l’horizon 2035.

      « Il n’y a pas de solution parfaite »

      « Dans l’équilibre technico-économique des réserves, le paramètre d’évaporation va être plus important cette année_, reconnaît François Geay, directeur de l’Établissement public du Marais poitevin, qui a pour charge la gestion de l’eau sur le territoire. Ça va de 2, voire 8 à 10 % dans les années les plus sévères ».

      Mais il défend le modèle des retenues de substitution compte tenu de la spécificité de son territoire : « Dans le Marais poitevin, nos nappes sont très petites, très réactives, et donc elles débordent. L’hiver, c’est l’inondation généralisée. En tout cas, tout le marais mouillé [_oh là là, ndc] cet hiver, était sous l’eau. » Un quart de l’eau prélevée l’hiver est utilisée pour remplir les 28 retenues de substitution du territoire. « Ces 25 % ne créent pas de déficit », assure le directeur.

      « Notre territoire est l’un des plus secs de France donc effectivement, la dimension évaporation, il va falloir la prendre en compte encore plus sérieusement à l’avenir parce qu’on peut avoir des années comme celle-ci avec des canicules qui sont très exceptionnelles_, note François Geay.Il n’y a pas de solution parfaite. Ce qu’il faut, c’est toutes les additionner, dans la mesure où elles ne se contredisent pas. »

      La légalité même d’un prélèvement est contestée

      Autre volet de cette affaire : les prélèvements avancés par la Coop de l’eau 79 pourraient être illégaux. Dans son arrêté rendu le 18 décembre 2024, la cour administrative d’appel de Bordeaux a suspendu l’autorisation de remplissage de la réserve, car cette dernière menace la survie d’une espèce d’oiseau protégée, l’outarde canepetière. L’arrêté précise que « cette suspension ne fait pas obstacle à l’utilisation, par les agriculteurs d’ores et déjà raccordés à la réserve SVE15 située à Sainte-Soline […], de la quantité d’eau stockée à la date de sa décision ». Or l’eau potentiellement utilisée s’est accumulée après cette décision (il restait moins de 7 000 m³ d’eau dans la réserve le 11 octobre 2025)…

      « Cette décision a été motivée par la dégradation du milieu d’espèces animales protégées par les cultures irriguées : c’est bien l’irrigation qui est en cause, d’après Marie Bomare, juriste pour Nature Environnement Charente-Maritime, qui a porté le contentieux à la cour administrative d’appel de Bordeaux, interrogée par Reporterre. La légalité de cette pratique est très incertaine. »

      Malgré la décision de justice, entre le 19 et le 22 décembre 2024, 32 572 m³ d’eau avaient déjà été prélevés illégalement. Soit la consommation annuelle de 592 personnes.

      Le seul rapport de France stratégie sur l’eau que j’ai trouvé
      L’eau en 2050 : graves tensions sur les écosystèmes et les usages
      https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-06-25%20-%20NA%20156%20-%20L%27eau%20en%202050/HCSP-2025-NA156-Eau-25juin.pdf
      n’évoque l’évapotranspiration qu’en note. Donc soit je n’ai pas trouvé la bonne source, ce qui est tout à fait possible, soit le journal relaie une éxagération propagandiste - une telle quantité parait absolument phénoménale - qui ferait de la surenchère quant à l’impact des bassines, en plus de citer Françoise Habets. La FNSEA doit être colère. Bientôt des déversements de lisier devant les locaux du journal ?
      https://justpaste.it/g87g2

      edit sur l’ampleur de l’évapotranspiration, l’article indique explicitement que la Coop de l’eau 79 ment effrontément

      #mégabassines #eau_douce

    • Juste une anecdote pour se faire une idée de l’évaporation. Je me suis absenté deux semaines (très fortes chaleurs et pic à 40 °C pendant la période) et j’avais laissé à disposition des animaux de passage près du logis 4 seaux de 10 litres remplis d’eau (seau de couleur noire de surcroît). A mon retour, les seaux avait perdu plus de la moitié de leur contenu.

  • Évolution récente et projection future de la ressource mondiale en eau souterraine, Maya Costantini ; Bertrand Decharme ; Jeanne Colin - La Météorologie, 129, 39-45, 2025 (publication : May 01, 2025)
    https://lameteorologie.fr/issues/2025/129/meteo_2025_129_39

    Résumé
    Cet article analyse l’évolution des ressources en eau souterraine à l’échelle mondiale, en se basant sur des simulations de modèles climatiques. Une méthode simple est proposée pour estimer les prélèvements non renouvelables d’eau souterraine utilisée pour l’irrigation. Les résultats montrent que dans des régions clés comme l’Inde, la Chine et les États-Unis, une grande partie de l’eau utilisée est non renouvelable, aggravant la dette hydrique mondiale. Cette étude souligne que la combinaison de la diminution de la recharge sous l’effet du changement climatique et de l’augmentation des prélèvements anthropiques menace la durabilité de la ressource en eau souterraine dans les aquifères de plusieurs régions du monde.

    [...]

    L’eau, source de vie, est omniprésente sur notre planète et recouvre environ 71 % de sa surface. Toutefois, cette ressource précieuse est loin d’être équitablement répartie : 97 % de l’eau terrestre est concentrée dans les océans et seulement 3 % sous forme d’eau douce sur les continents. L’eau douce continentale est donc rare sur Terre. La plus grosse partie de cette eau douce continentale, environ 70 %, n’est pas exploitable directement, car elle est stockée sous forme de glace dans les glaciers continentaux et les calottes polaires groenlandaises et antarctiques. Près de 29 % sont difficilement accessibles car localisés en profondeur dans les aquifères. Finalement, seule une infime partie de l’eau douce continentale, environ 1 %, est facilement accessible : elle se trouve dans les lacs naturels ou artificiels, les rivières, les marais et les couches superficielles du sol, tous ces réservoirs constituant les eaux de surface.

    (...) On estime que 70 % de l’eau douce prélevée est dédiée à l’agriculture, majoritairement pour l’irrigation, ensuite pour l’élevage. L’industrie utilise 20 % de cette eau et les 10 % restants servent à notre usage domestique.

    [...]

    Depuis le début du XXIe siècle, la demande en eau par secteur (agriculture, industrie, usage domestique) augmente dans toutes les régions du monde, si bien que la consommation d’eau présente une croissance 1,7 fois plus forte que la croissance démographique. Une grosse partie de cette augmentation est due au secteur agricole avec l’irrigation des cultures.

    #eau #eau_douce #climat #changement_climatique #eaux_souterraines #nappes_phréatiques #nappes_fossiles #réservoirs_continentaux #agriculture #irrigation #élevage #stress_hydrique #hydrologie #écologie

    • « L’usage des grands réservoirs artificiels témoigne d’une méconnaissance des cycles de l’eau et des causes de leur dégradation », Samuel Bonvoisin (Ingénieur agronome), Charlène Descollonges (Ingénieure hydrologue) et Simon Ricard (Ingénieur hydrologue)
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/19/l-usage-des-grands-reservoirs-artificiels-temoigne-d-une-meconnaissance-des-

      Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.

      L ’année 2026 est marquée par des extrêmes hydriques, #crues majeures survenues en hiver et sécheresse de l’été, qui dépasse désormais le record de 2022. En passant d’un extrême à un autre en seulement quelques mois, la situation pose la question du #stockage_de_l’eau pour l’agriculture : pourquoi ne pas prélever et stocker une partie des excédents de l’hiver afin d’irriguer quand elle vient à manquer l’été ? Si l’idée semble relever du bon sens, des confusions subsistent et peuvent conduire, de manière contre-intuitive, à une aggravation des pénuries.

      En quête d’exemple transposable à la France, le monde agricole se tourne vers le modèle espagnol. Depuis 1950, l’Espagne a abondamment investi dans la construction de #réservoirs_artificiels, réutilisant les eaux usées traitées et dessalant l’eau de mer. En dépit de ces lourds investissements, la sécheresse historique ayant touché la péninsule Ibérique entre 2021 et 2024 a provoqué une chute du niveau d’eau dans ces réservoirs artificiels. Face à un taux de remplissage critique (inférieur à 16 %), les autorités ont dû prendre des mesures de restrictions drastiques, entraînant des pertes agricoles considérables. Mais cette « catastrophe naturelle » et les impacts économiques qui lui sont associés sont-ils uniquement imputables au manque de pluie ?

      D’après une étude parue en mai dans Nature, l’Espagne figure parmi les régions du monde où le stockage artificiel destiné à l’irrigation ne protège pas nécessairement d’une pénurie d’eau – il peut même l’aggraver. Les scientifiques appellent cela l’« effet réservoir » ou le « paradoxe du développement sûr », lorsque « le renforcement des mesures de sécurité entraîne, paradoxalement, une aggravation des dégâts en cas de pénurie ».

      Cette étude révèle que les grands réservoirs destinés à l’irrigation sont les plus à risque parce que les sécheresses compromettent leur alimentation et que, en confortant l’« offre », ils soutiennent une forte demande en eau. Avec des sécheresses qui s’intensifient sous l’effet du changement climatique et une demande croissante pour l’irrigation, les scientifiques soulèvent une question cruciale : ces réservoirs resteront-ils viables s’ils deviennent de plus en plus vulnérables ?

      Une solution de « bon sens » en apparence s’avère moins évidente que prévu et requiert une analyse critique. Outre les enjeux écologiques, l’usage de ces grands réservoirs artificiels témoigne d’une méconnaissance des cycles de l’eau et des causes de leur dégradation. Nous peinons à faire les liens entre les catastrophes dites « naturelles » que sont les inondations, les coulées de boue, les incendies, les sécheresses, et leurs causes structurelles d’origine anthropique que sont l’appauvrissement des sols agricoles, l’assèchement des milieux humides, l’exploitation intensive des forêts, l’artificialisation des sols et des hydrosystèmes.
      En clair, nous héritons de systèmes rendus vulnérables aux extrêmes hydriques tandis que ces aléas sont amenés à s’intensifier avec le dérèglement climatique. Plutôt que de poursuivre un investissement sans limite dans des réservoirs dont la viabilité n’est plus assurée, peut-être devrions-nous nous orienter vers des voies plus robustes.

      Des territoires pionniers

      En s’attaquant aux causes profondes de l’assèchement, l’hydrologie régénérative vise la résilience hydrique des territoires. Dans la pratique, elle fédère un ensemble de techniques suivant des principes d’aménagement : ralentir, infiltrer, stocker l’eau de pluie en priorité dans les paysages, c’est-à-dire dans les sols et les nappes, mais aussi dans la végétation (forêts et zones humides) plus dense et diversifiée.
      Ces principes s’articulent autour d’un triptyque sol-arbre-eau, qui se décline dans les milieux aquatiques, agricoles, forestiers et urbains. En contexte agricole par exemple, ces approches combinent des pratiques agroécologiques (sol), de l’agroforesterie (arbre) et des micro-ouvrages hydrauliques (eau) afin de répartir et d’infiltrer l’eau dans les parcelles, ce qui permettrait de réduire – dans une certaine mesure – la dépendance à l’irrigation. Adaptées aux contextes locaux, ces pratiques contribuent non seulement à régénérer la fertilité des sols, mais aussi à renforcer la résilience des cultures face aux vagues de chaleur, aux manques comme aux excès d’eau.

      Dans l’Ain, la Drôme et l’Ardèche, des territoires pionniers ont fait le choix de soutenir des dizaines d’agricultrices et d’agriculteurs pour implémenter et tester des pratiques d’hydrologie régénérative dans leurs parcelles. Forts des premiers retours d’expérience, ces territoires souhaitent aller plus loin, en soutenant d’autres exploitants et en élargissant le périmètre d’action aux forêts, aux rivières et aux espaces urbains. Par ailleurs, l’association Pour une hydrologie régénérative souhaite poursuivre ces démarches pilotes dans toute la France.

      La nécessité de stocker plus d’eau pour l’agriculture offre aussi l’occasion de fédérer un ensemble d’acteurs autour de projets locaux dans une recherche des bénéfices mutuels, tant pour les activités humaines que pour les milieux naturels. Ces projets pilotes ont montré qu’il était possible de dépasser les clivages autour du stockage en choisissant des alternatives aux grandes réserves de substitution. Loin d’être antinomique avec l’irrigation, l’hydrologie régénérative s’inscrit dans une vision plus large de résilience hydrique des territoires dont font partie les agrosystèmes.

      Si le stockage artificiel doit être envisagé, il est pensé comme un complément à la régénération des capacités de rétention naturelle des paysages tout en composant avec les limites des hydrosystèmes et la réalité économique des exploitations agricoles. Cette nouvelle perspective intéresse aussi bien les chambres d’agriculture que les exploitants en vue de sortir de l’impasse implacable que représente la sécheresse historique que nous vivons.

      Plus globalement, l’hydrologie régénérative nous exhorte à changer nos représentations, nos organisations et nos postures pour développer des modèles plus robustes dans un monde fluctuant. Puissent ces événements tragiques nous conduire, au-delà des seules logiques d’adaptation, vers la régénération hydrique des territoires afin de mieux les préparer aux prochaines fluctuations.

      #cycles_de_l’eau #hydrologie_régénérative #agroforesterie #agroécologie

    • « un milliard de mètres cubes d’eau disparaît par #évapotranspiration chaque année avec les retenues françaises, soit l’équivalent de 20% de la consommation d’eau du pays [ ! ?]. La loi d’urgence agricole prévoit le doublement de ce type de stockage à l’horizon 2035

      https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/mega-bassine/sainte-soline-ou-est-passee-leau-de-la-megabassine-d8034a6c-9b07-11f1-b

      C’est sous paywall, et je trouve pas le rapport de France stratégie qui citerait cette proportion himalayenne, seulement
      L’eau en 2050 : graves tensions sur les écosystèmes et les usages
      https://www.strategie-plan.gouv.fr/files/files/Publications/2025/2025-06-25%20-%20NA%20156%20-%20L%27eau%20en%202050/HCSP-2025-NA156-Eau-25juin.pdf
      qui n’évoque l’évapotranspiration qu’en note.

      edit trouvé l’article de O-F :
      https://justpaste.it/g87g2

      #loi_d’urgence_agricole #LUA #Florence_Habets

    • dans le résumé de la Note d’analyse, n°134, d’avril 2024 de France Stratégie
      Prélèvements et consommations d’eau : quels enjeux et usages ? | Haut-commissariat à la stratégie et au plan
      https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/prelevements-consommations-deau-enjeux-usages

      Passer des prélèvements aux consommations nécessite de faire des hypothèses sur les « facteurs de consommation », réexaminés ici. En 2020, les consommations sont estimées à plus de 4,4 milliards de m3, l’irrigation agricole en représentant près des deux tiers (irrigation des cultures destinées à l’alimentation humaine et animale notamment, principalement concentrée dans le sud et l’ouest de la France). Les stockages d’eau artificiels – hydroélectricité, retenues agricoles, plans d’eau d’agrément, etc. – ne sont aujourd’hui pas considérés comme consommateurs. Une première estimation du phénomène d’évaporation montre que ces stockages pourraient engendrer des consommations de l’ordre d’un milliard de m3 par an, élevant donc la consommation annuelle à 5,4 milliards de m3.

      note :

      Les opinions exprimées engagent leurs auteurs et n’ont pas vocation à refléter la position du gouvernement.

      (la lecture du document lui-même est dense…)

    • « Notre principal défi est d’abord de renoncer à l’illusion de l’abondance de l’eau », Sara Fernandez, géographe
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/26/secheresse-notre-principal-defi-est-d-abord-de-renoncer-a-l-illusion-de-l-ab

      Nous sommes confrontés à un changement de régime hydroclimatique, face auquel nos systèmes de régulation des usages et de répartition de l’eau ne sont plus adaptés. Nos instruments de planification et de financement, comme nos infrastructures, sont fondés sur une stabilité hydrologique historique qui ne se vérifie plus. Les normes de qualité des cours d’eau et d’encadrement des rejets s’appuient sur des débits passés que l’on observe plus difficilement aujourd’hui.

      [...]

      En moyenne, un agriculteur en zone vulnérable aux nitrates agricoles est contrôlé tous les quatre-vingts ans. Une station d’épuration l’est tous les dix ans.

      [...]
      [La LUA qui va] Accélérer le développement de ces nouveaux usages [irrigation, nucléaire, data centers] et des infrastructures associées ne peut être une réponse à un #cycle_de_l’eau qui s’accélère, avec des étés de plus en plus chauds et des niveaux qui baissent de plus en plus. De telles politiques de l’offre, fondées sur le mythe d’une eau abondante que l’on pourrait diriger et apporter où l’on veut, sont une impasse.

      Notre principal défi est d’abord de renoncer à l’illusion de l’abondance pour être plus attentifs aux limites environnementales. Non pas seulement en se focalisant sur les indicateurs de débit des rivières, mais aussi en questionnant l’utilité des usages et leur capacité à aggraver les phénomènes extrêmes – par leurs émissions de gaz à effet de serre, les pollutions ou l’artificialisation des sols – ou à les atténuer, par exemple par la façon dont ils ralentissent le cycle de l’eau ou limitent les pollutions diffuses. Contenir le réchauffement climatique et les événements extrêmes qui vont avec passe d’abord par une politique d’atténuation.

    • Sécheresse : les limites des retenues d’eau défendues par la ministre de l’Agriculture
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/debout-la-terre/debout-la-terre-du-jeudi-27-aout-2026-3557028
      https://www.radiofrance.fr/pikapi/images/70a62267-8edc-42d0-9810-dc55d6a90e5a/1200x680

      Ont-elles fait leurs preuves alors ces retenues d’eau face à la #sécheresse ? Beaucoup sont déjà à sec ou pas loin, comme dans les Pays de Loire, berceau des bassines. Si je prends la plus ancienne, Mauzé sur le Mignon, écoutez bien : elle était à 240.000m3 d’eau en mars, à la sortie de l’hiver, après pompage dans les #nappes_phréatiques. Et la voilà aujourd’hui à 1000m3. Donc en gros tout a été utilisé, et la saison n’est évidemment pas terminée. Pour la plus récente cette fois, Priaires, c’est pire : on part de 160.000m3 en mars et on est à ZERO depuis.... le 7 aout !!! Tout est parti avant même la fin de l’été.

      La seule qui a encore un stock digne de ce nom aujourd’hui c’est Sainte Gemme La Plaine, avec il faut le dire un bon gros 870.000m3 à la sortie de l’hiver, mais on a dix fois moins aujourd’hui, 89.000, et là encore, saison pas terminée.

      D’ailleurs la filière #maïs (pour laquelle cette eau est très utilisée) désespère : 35% de production en baisse attendus cette année.

      Quant à la célèbre retenue de Sainte-Soline, elle a été jugée illégale en décembre 2024. Donc à part les 400.000m3 qui étaient déjà dedans et que les douze agriculteurs raccordés ont eu le droit d’utiliser dans la foulée (donc en gros l’an dernier), interdiction de la remplir ou de l’utiliser. Mais devinez quoi ? Les niveaux indiquaient 56.000m3 d’eau à la fin de l’hiver. L’eau de pluie, tombée à l’intérieur car elle n’a toujours pas été démontée. Et le 21 juillet : Nada. Plus rien, zéro, bassine à sec.

      Revoir les systèmes agricoles et les priorités d’usages de l’eau

      Des opposants avancent l’#évaporation. Phénomène documenté, un milliard de mètres cube d’eau s’évaporent chaque année des retenues françaises (l’équivalent de 20 % de la consommation d’eau du pays, c’est beaucoup).

      Mais les gestionnaires de Sainte Soline assurent que là, si la bassine est vide, c’est que l’eau a été utilisée par deux agriculteurs, avec autorisation de la préfecture début mai. Sauf que la préfecture m’écrivait hier soir par mail :

      « La préfecture des Deux-Sèvres n’a pas délivré d’autorisation de prélèvement. »

      Quoi qu’il en soit, ces retenues d’eau sont « un pari risqué sur l’avenir et une fuite en avant » comme le dit au Nouvel Obs l’hydrologue Yves Tremblay de l’Institut de recherche et développement.

      Peut-être que la question de vie ou de mort serait plutôt de revoir les systèmes agricoles, et les priorités des usages de l’eau.

      #bassines #mégabassines

  • #Crise_climatique : vous ne souffrez pas d’éco-anxiété, mais de lucidité

    https://www.liberation.fr/societe/sante/crise-climatique-vous-ne-souffrez-pas-deco-anxiete-mais-de-lucidite-20260

    Chaque jour, je constate les conséquences de cette #canicule sur les humains. Les conséquences physiques, les conséquences psychiques. Et le gouvernement, enfermé dans le déni pervers de son inaction qui lui permet de s’absoudre de toute responsabilité, pond, non pas un numéro vert cette fois-ci, mais un laïus délirant sur sa page Instagram pour faire face aux angoisses face au changement climatique. « Comprendre cette souffrance, repérer les signaux d’alerte, agir. » On est au-delà de 1984, on est au-delà d’Orwell. Les mots n’ont plus aucun sens. « L’éco-anxiété est une réponse légitime au regard de la crise environnementale. Le problème apparaît lorsque cette inquiétude devient envahissante. » Traduit en français, cet élément de langage infect signifie : oui, vous avez raison de vous inquiéter parce que nous n’avons rien fait pour lutter contre le changement climatique, à part tirer au LBD sur des écoterroristes et gazer des pompiers que nous vous demandons aujourd’hui d’applaudir à vingt heures, MAIS cette inquiétude ne doit en aucun cas vous paralyser et affecter votre rendement au service du système qui vous envoie tous dans le mur en klaxonnant.

    Et le décompte qui suit est aussi lunaire que cet aveu de je-m’en-foutisme : 6,3 millions de Français seraient moyennement éco-anxieux, « avec de premiers symptômes à ne pas laisser s’aggraver » ; 2,1 millions seraient fortement éco-anxieux « avec des symptômes commençant à menacer leur santé mentale » ; 2,1 millions supplémentaires seraient « très fortement éco-anxieux, avec des symptômes intenses et chroniques, à risque fort pour leur santé mentale » ; enfin 420 000 « ont leur santé mentale en réel danger ». Je ne sais pas si on mesure le niveau scientifique et médical risible de cette énonciation probablement pondue par ChatGPT.

    https://justpaste.it/f3al4

    edit quoi qu’en ait le docteur, il arrive que le pessimisme de la raison ne s’abouche pas à l’optimisme de la volonté, que la lucidité accroisse l’anxiété, mécanique que ni l’oubli du présent (ça revient lorsqu’en ce moment on apprécie quelques degrés celsius en moins) ni le déni ne parviennent plus guère à éviter.

    #changement_climatique #contestation #écologie #psychiatrisation (douce)

  • À Concarneau, l’opposition demande au maire, accusé d’agression sexuelle, de se retirer temporairement de ses fonctions
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/a-concarneau-lopposition-demande-au-maire-accuse-dagression-sexuelle-de

    À la suite de l’annonce d’une plainte pour agression sexuelle à l’encontre du maire de Concarneau (Finistère), Quentin Le Gaillard, le groupe d’opposition Concarneau Citoyenne et Participative appelle l’élu à se retirer provisoirement de ses fonctions exécutives. L’édile a, de son côté, déclaré que rien ne justifie une mise en retrait de ses responsabilités.

  • « C’est complet » : plages privées, clubs… Ces établissements de tourisme qui refusent les Noirs et les Arabes
    Par Thomas Poupeau, envoyé spécial à Nice (Alpes-Maritimes)
    Le 27 juillet 2026 - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/cest-complet-plages-privees-clubs-ces-etablissements-de-tourisme-qui-refu
    https://www.leparisien.fr/resizer/ceoZXae3qnM7bYS2-QddVTREv_g=/1600x900/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/MJHDMU7SKVD55APVHY5KZWNJ2Q.jpg

    Deux heures du matin, ce samedi soir, on se presse à l’entrée d’un petit club, niché dans le Vieux-Nice (Alpes-Maritimes). « Quinze euros la conso, ça vous va ? » lance le physionomiste souriant à Clémentine, venue avec Lorik et Nathan, tous les trois sur leur 31. Le prix — modique — pour s’ambiancer sur les sons généralistes d’une piste de danse, partagée par la jeunesse niçoise et les touristes.

    L’endroit est loin d’être plein, mais quelques minutes plus tôt, Karidja, Kalifa et Grégory, eux aussi lookés comme un soir de fête, n’ont pas eu le même privilège. « Ce sera 200 euros et vous devez prendre une table, sinon ce ne sera pas possible… » Seule différence avec le groupe de Clémentine : la couleur de leur peau. Les trois copains sont Noirs. (...)

  • Donald Trump livre un discours aux accents complotistes sur la « vulnérabilité » du système électoral américain et accuse la Chine d’ingérence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/17/donald-trump-livre-un-discours-aux-accents-complotistes-sur-la-vulnerabilite

    […] Pékin aurait ainsi récolté « 220 millions de fichiers d’électeurs américains » et monté une « unité d’exploitation des données » spécialement consacrée à leur analyse. Une manœuvre qui remonterait… à 2020.

    Pour appuyer son propos, Donald Trump cite des rapports des services de renseignement américains, dont il a annoncé la déclassification et la mise en ligne sur le site de la Maison Blanche.

    Seulement, ces soi-disant révélations n’ont rien de vraiment nouveau. Un rapport de l’Office national du renseignement pour les questions cyber, daté de 2020, évoquait déjà ce récolement par la Chine d’informations bien souvent disponibles en ligne. Il était alors évalué que le but de Pékin était de comprendre l’état de l’opinion publique américaine afin de pouvoir éventuellement l’influencer. « Nous estimons que la Chine n’a pas déployé d’efforts d’ingérence et qu’elle a envisagé, sans toutefois les déployer, des efforts d’influence visant à changer le résultat de l’élection présidentielle américaine » de 2020, ont écrit les services de renseignement des Etats-Unis (CIA, FBI, NSA…) dans un rapport conjoint publié quelques mois après le scrutin.

    Mais Donald Trump ne veut pas y croire. Il a évoqué, jeudi, une « dissimulation » de l’« Etat profond », accusant ces agences d’avoir détruit des informations compromettantes pour la Chine – il a demandé qu’une enquête soit menée.

    Les personnes qui dirigeaient ces services à l’époque avaient pourtant bien souvent été nommées par ses soins durant son premier mandat. Le président américain se garde par ailleurs d’expliquer de quelle manière Pékin aurait faussé l’élection. Il est même écrit dans un document publié par la Maison Blanche que « les systèmes de dépouillement des votes seraient difficiles à manipuler à une échelle suffisamment large pour compromettre les résultats de l’élection ». Sans surprise, le milliardaire se garde d’évoquer les tentatives d’ingérence russes qui, elles, ont été dûment documentées, notamment pour soutenir son élection en 2016.

    Vérité alternative

    L’autre partie de son discours a constitué en un réquisitoire contre la manière dont s’organise le vote aux Etats-Unis. « Aucun pays du tiers-monde n’a des élections comme les nôtres », a estimé Donald Trump, qui a notamment critiqué les « épouvantables » machines à voter électroniques, dont il voudrait se débarrasser.

    Lors du dernier scrutin présidentiel, en 2024, ces dernières ne représentaient pourtant que 2 % de tous les votes effectués dans le pays.

    Le locataire de la Maison Blanche a réitéré son souhait que soit voté un projet de loi visant à restreindre le vote par correspondance et à obliger à présenter une « preuve de citoyenneté » au moment de se rendre dans l’isoloir. Le département de la sécurité intérieure aurait, selon lui, découvert que 278 000 personnes qui ne sont pas des citoyens américains étaient inscrites sur les listes électorales.

    Mais son « SAVE America Act » (Safeguard American Voter Eligibility – « protéger l’éligibilité des électeurs américains » – ou « sauver l’Amérique ») tarde à être examiné au Sénat. Une partie des élus républicains, dépendants du vote par correspondance dans certaines zones rurales, ne veulent pas en entendre parler.

    Si elle était présentée, la loi devrait par ailleurs recueillir l’assentiment d’élus démocrates afin d’atteindre la majorité nécessaire de 60 sénateurs pour être adoptée. Une gageure tant les deux camps sont aujourd’hui divisés. Selon Donald Trump, « la seule raison pour laquelle vous ne le feriez pas, c’est que vous voulez tricher ». « Nous avons des élections importantes qui arrivent. Nous voulons que ces élections soient honnêtes », a-t-il ajouté. Une manière de préparer les esprits à une éventuelle contestation du résultat des élections de mi-mandat, qui se dérouleront en novembre, traditionnellement défavorables au pouvoir en place. La cote de popularité de Donald Trump est au plus bas, à 37 %, selon un sondage Ipsos-Poll pour le Washington Post.

    Fallait-il diffuser cette logorrhée en direct à la télévision, au risque de laisser se répandre des fausses nouvelles ? Les médias américains se sont arraché les cheveux ces derniers jours pour savoir quelle attitude adopter.

    Toute la semaine, la Maison Blanche a vu défiler la crème des influenceurs trumpistes connus pour avoir nié la défaite de leur champion, en 2020, et cherché depuis à installer une vérité alternative. Une « task force » chargée de fouiller dans de vieux rapports des renseignements et d’en extraire des éléments pour servir leur narratif.

    Les grands groupes tels que ABC et NBC ont finalement décidé de ne pas retransmettre en direct l’adresse à la nation du président américain. « Malheureusement, nous n’avons pas d’autre choix que d’être sceptiques lorsque ce président parle d’élections », a affirmé le journaliste John King sur CNN pour expliquer la décision de sa chaîne, qui a diffusé des extraits contextualisés du discours. Donald Trump a appelé, en rétorsion, à ce que leur soient retirées leurs licences.

    La très trumpiste Fox News, elle, qui a diffusé son discours, ne risque pas pareille menace. Néanmoins, ses journalistes se sont montrés prudents dans leurs commentaires. En 2023, la chaîne avait payé 787 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites en diffamation de la société de machines de vote électronique Dominion, copieusement accusée sur son antenne d’avoir contribué à truquer le vote de 2020 en faveur de Joe Biden.

    L’offensive de Donald Trump participe d’un mouvement plus large qui le voit tenter, depuis son retour au pouvoir début 2025, de prendre le contrôle du système électoral américain, normalement dévolu aux Etats. Le 10 juillet, ces derniers se sont vus menacés de voir une partie de leurs fonds retenus s’ils ne remplissaient pas certaines conditions réclamées par la Maison Blanche, notamment de transmettre leurs listes électorales. L’ironie de l’histoire, c’est que Donald Trump a également coupé ces derniers mois dans les fonds et les effectifs de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency, l’administration fédérale américaine chargée entre autres de lutter contre les ingérences étrangères dans les élections.

    https://archive.ph/2026.07.17-080710/https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/17/donald-trump-livre-un-discours-aux-accents-complotistes-sur-la-vulnerabilite

  • Un nuevo partido árabe-judío concurrirá a las elecciones israelíes de octubre: ¿esperanza o ’bluf’? | Público
    https://www.publico.es/internacional/nuevo-partido-arabe-judio-concurrira-elecciones-israelies-octubre-esperanza-

    Extraits d’un article très complet sur le vote arabe en Israël.

    Se llaman Makom Lekulanu –Un lugar para todos– y el pasado 16 de junio presentaron oficialmente su candidatura para concurrir a las elecciones al Parlamento de Israel, el Knéset, que se celebrarán el próximo mes de octubre. «Nuestra visión se basa en la igualdad entre judíos y árabes en Israel, la paz y la oposición a la guerra y la ocupación, y un fuerte enfoque en la justicia social y climática», dijo a la prensa Rula Daood, una de las líderes de la formación, el día de la presentación.

    La formación ha aparecido en escena tres meses antes de que Israel vuelva a acudir a las urnas a renovar a sus representantes en el hemiciclo, actualmente el más conservador de la historia del país. (...) Makom Lekulanu dice querer acabar con esta espiral de violencia bajo la máxima de que «solo a través de la paz habrá seguridad». La formación nace de Standing Together, una organización fundada en 2014 por activistas árabes y judíos unidos por el espíritu de las movilizaciones de 2011, conocidas como la Primavera Árabe.

    (...) Una de las pistas sobre esta distancia cultural, señala el experto, está en los silencios de la formación en lo relativo al retorno de los palestinos refugiados en el extranjero, a sus territorios. Esta cuestión ha sido una de las reivindicaciones básicas de los palestinos que residen dentro y fuera del país.

    (...) Estas fisuras pueden observarse en la manera en la que Makalum Lekulanu se dirige a sus votantes: «Si te fijas, se refieren al 7 de octubre como un ’ataque terrorista’. Ningún partido árabe se referiría así al 7-O». Barreñada matiza que eso no significa que los grupos palestinos del hemiciclo israelí apoyen a Hamás, pero sí que la entienden su lucha armada como parte de la resistencia anticolonial del nacionalismo palestino.

    Para Sonia Boulos, aquí es fundamental tener en cuenta el momento en el que se crearon los partidos árabes clásicos. Mientras que Hadash surgió con el objetivo de «agrupar corrientes comunistas, mizrajíes [judíos de Oriente Medio], socialistas y sectores de izquierda no afiliados a ningún partido en torno a la paz, la igualdad, los derechos de los trabajadores y la oposición a la ocupación». Este partido estaba liderado además por «ciudadanos palestinos de Israel (...) como Emile Habibi o Tawfik Toubi». Por el contrario, Makalum Lekulanu «surge como una respuesta de base al fracaso de los partidos tradicionales para frenar la deriva antidemocrática de Israel».

    (...)
    En este hostil entorno electoral los medios progresistas interpelan a la responsabilidad del votante, a la par que acusan a Makon Lekulanu de «dividir a la izquierda». Barreñada comparte este análisis: «Hay que tener en cuenta que las formaciones necesitan superar el umbral del 3,25% de los votos para acceder al Parlamento», por lo que «los 20.000 o 50.000 votos de judíos progresistas que les apoyen van a perderse».

    "A ello hay que sumarle el profundo desencanto de la población palestina de Israel con el Estado y su sistema electoral. Sonia Boulos, de CEARC, lo explica así: «Muchos ciudadanos palestinos de Israel consideran (...) que participar en las elecciones solo beneficia a Israel al ocultar el régimen de supremacía racial». Este desencanto se habría profundizado tras el genocidio en Gaza.

    • Élections législatives en Israël : des militants pacifistes créent un parti pour faire front à Benyamin Netanyahou

      Cette formation politique, baptisée « Une place pour nous tous », veut « offrir un nouveau foyer politique aux Juifs et aux Arabes qui œuvrent pour la paix ». Elle appelle à une coopération avec l’opposition pour barrer la route du Premier ministre israélien.

      Ouest-France. Publié le 17/06/2026
      https://www.ouest-france.fr/monde/israel/elections-legislatives-en-israel-des-militants-pacifistes-creent-un-par

      « Une place pour nous tous ». C’est le nom du nouveau parti politique fondé par des militants israéliens pour la paix. Cette formation, dont la création a été annoncée mardi à Nazareth, porte l’idée d’un partenariat entre Israéliens juifs et Israéliens d’origine palestinienne, à l’approche des élections législatives prévues avant le 27 octobre 2026.

      Selon un communiqué, ce parti vise à « offrir un nouveau foyer politique aux Juifs et aux Arabes qui œuvrent pour la paix, l’égalité, la justice sociale ainsi que la lutte contre la violence et la criminalité ». Il sera dirigé par Rula Daoud et Alon-Lee Green, les deux codirecteurs du mouvement israélo-palestinien « Standing Together ».Selon le parti, Rula Daoud est actuellement la seule femme à diriger un parti politique en Israël.

      « Dire ce que nous défendons »

      Les Arabes israéliens représentent environ 21 % de la population et s’identifient pour une grande majorité comme des Palestiniens. Descendants de la population arabe de Palestine s’étant retrouvée en territoire israélien après la création d’Israël en 1948, ils se disent fréquemment victimes de discrimination vis-à-vis de la majorité juive.

      « C’est le dernier moment pour sauver notre société », a déclaré Rula Daoud.
      Un appel lancé à l’opposition

      Dans un communiqué, le parti a indiqué qu’il concentrerait son action sur « la lutte contre la violence et la criminalité […], le coût élevé de la vie, la crise du logement », ou encore la promotion d’« un accord de paix israélo-palestinien ».

      Alon-Lee Green a appelé à une coopération entre les forces d’opposition qui cherchent à remplacer la coalition de Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien, qui occupe le pouvoir presque sans discontinuer depuis 2009, a réaffirmé son intention lundi de se présenter aux prochains.

    • Les dirigeants de Standing Together lancent le nouveau parti arabo-juif Makom Lekulanu
      Par Ariela Karmel 17 juin 2026, - The Times of Israël
      https://fr.timesofisrael.com/les-dirigeants-de-standing-together-lancent-le-nouveau-parti-arabo

      . Les candidats de Makom Lekulanu, le nouveau parti arabo-juif issu du mouvement Standing Together, ont été présentés le 16 juin 2026. La présidente, Rula Daood, est la troisième à partir de la gauche. (Crédit : Inas Osrof Abu Seif/Makom Lekulanu)

      (...) Rula Daood et Alon-Lee Green, les dirigeants du mouvement de gauche arabo-juif Standing Together, ont lancé mardi un nouveau parti politique arabo-juif baptisé Makom Lekulanu (« Un endroit pour tous ») en vue des prochaines élections nationales. Une formation qu’ils présentent comme « un nouvel espace politique dédié aux Juifs et aux Arabes qui œuvrent pour la paix, l’égalité, la justice sociale et la lutte contre la violence et la criminalité ».

      À la tête de ce nouveau parti siègent les co-directeurs nationaux de Standing Together, qui ont décidé de prendre un congé du mouvement pour se consacrer pleinement à leur nouvelle fonction. Makom Lekulanu décrit Rula Daood comme la première femme palestinienne à diriger un parti national en Israël. (...)

    • Le mouvement judéo-arabe « Standing Together » se lance dans la course à la Knesset avec un parti fondé sur une « politique de l’espoir »
      Vera Weidenbach • 16 juin 2026 - Haaretz
      https://www.haaretz.com/israel-news/israel-politics/2026-06-16/ty-article/.premium/jewish-arab-movement-standing-together-launches-knesset-run-with-new-party/0000019e-cb84-d45a-ab9e-cfee31570000


      Green et Rula Daood lors de la conférence marquant le 10e anniversaire de « Standing Together ». Les deux anciens dirigeants du mouvement dirigeront le nouveau parti judéo-arabe « A Place for Us All ». Crédit : Rami Shllush

      (...) Chaque parti doit franchir le seuil électoral de 3,25 % pour obtenir des sièges à la Knesset, faute de quoi ses voix sont perdues. Ainsi, « Une place pour nous tous » pourrait prendre des voix aux Démocrates de centre-gauche ou au parti arabo-juif Hadash, s’il entre en concurrence pour les mêmes électeurs.

      « Tout changement significatif dans la politique israélienne a commencé par une idée qui semblait autrefois impossible », affirme Daood. Les dirigeants du parti espèrent que le caractère radical de leurs idées, qui, selon eux, font actuellement défaut dans le système politique et le discours israéliens, attirera les électeurs désabusés.

      « Depuis des années, on propose aux Israéliens toujours la même chose : les mêmes partis, les mêmes querelles et la même impasse. »
      « Nous espérons non pas diviser davantage le gâteau, mais agrandir le gâteau et attirer davantage d’électeurs, plutôt que de les détourner », souligne Weltmann, faisant référence à la stratégie principale de la campagne visant à mobiliser les électeurs, en particulier au sein de la population arabo-israélienne qui, selon les sondages, avait l’intention de s’abstenir.

      M. Weltmann a déclaré que, d’après les sondages réalisés par un institut externe pour le compte du parti, « nous sommes actuellement crédités de près de trois sièges à la Knesset », précise-t-il, soit un siège de moins que le nombre nécessaire pour franchir le seuil électoral. « C’est un excellent début pour un parti qui n’a pas encore lancé sa campagne électorale et qui ne fait pas encore campagne dans la rue ni sur les réseaux sociaux. »
      Les militants du mouvement à travers tout le pays sont prêts à se mobiliser, et le programme électoral est sur le point d’être dévoilé. « La date limite pour déposer officiellement la liste des candidats est dans trois mois », précise M. Weltmann. « C’est une éternité en politique israélienne, et beaucoup de choses peuvent encore se passer. »
      Weltmann affirme que le nouveau parti restera fidèle à l’objectif stratégique du scrutin : évincer le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu, même si cela implique d’accepter une coalition de centre-droit dirigée par Naftali Bennett, Yair Lapid et Gadi Eisenkot. « Nous ne voulons pas faire perdre des voix inutilement », déclare-t-il. « Nous ne nous présenterons pas aux élections si nous ne sommes pas certains que le soutien des électeurs arabes et juifs se traduira par la fin du règne de Netanyahu. »

  • Pourquoi l’hydroptère, ce bateau volant imaginé par Tabarly, est-il au cœur d’une singulière querelle ?

    https://www.ouest-france.fr/mer/bateau/enquete-pourquoi-lhydroptere-ce-bateau-volant-imagine-par-tabarly-est-i

    En septembre 2026, le trimaran volant né du rêve d’Éric Tabarly doit retrouver la mer à Nantes, restauré à bout de bras par Gabriel Terrasse. Son ancien skipper, Alain Thébault, qui l’a fait voler avant de l’abandonner à Hawaï, s’y oppose, crie à l’imposture et promet de reconstruire « sa » version pour l’offrir à un musée. Entre les deux, un mécène genevois qui sort du silence, des documents juridiques et une bonne dose d’amertume.

  • On a tout de même de la chance d’habiter un grand pays démocratique où la presse républicaine a le sens des commémorations ...

    Quand la catastrophe vire au scandale, voici l’histoire du rocambolesque tour d’Europe des terres contaminées de Seveso - Edition du soir Ouest-France - 09/07/2026
    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-07-09/quand-la-catastrophe-vire-au-scandale-voici-l-histoire-du-rocambolesque

    Il y a cinquante ans, le 10 juillet 1976, l’usine chimique du groupe suisse Hoffman-Laroche répand un nuage de dioxine, un polluant organique, sur plusieurs communes dans le nord de l’Italie. Il faut décontaminer les lieux. L’industriel se débarrasse des déchets toxiques dans le plus grand secret. Première erreur qui va plonger une partie de l’Europe dans l’angoisse pendant des années.

    #dioxine #Seveso #accident_industriel

  • Répression des « Free parties » : les députés favorables à des peines de prison pour organisateurs et participants

    https://www.ouest-france.fr/politique/repression-des-free-parties-les-deputes-favorables-a-des-peines-de-pris

    Parce que ça commence à bien faire tous ces voyous qui écoutent de la musique de sauvage en prenant de la drogue. Et puis en plus c’est même pas de la musique.

    Dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi « Ripost », les députés ont approuvé ce mercredi la création de délits pour sanctionner l’organisation ou la participation à une free party.

    Les députés ont approuvé ce mercredi 8 juillet 2026 en séance la création de délits pour sanctionner l’organisation ou la participation à une free party, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi « Ripost », rapporte l’Agence France Presse (AFP).

    Deux ans d’emprisonnement

    142 députés contre 80 ont voté pour un amendement du gouvernement rétablissant cette mesure, qui avait été supprimée en commission, en raison du manque de mobilisation des députés du camp gouvernemental.

    Aujourd’hui seule l’organisation de ces fêtes illégales est réprimée, et punie d’une simple contravention.

    Le gouvernement souhaite que soit passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende le fait de « contribuer, de manière directe ou indirecte, à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement » d’une free party. Il a ainsi repris à son compte une écriture issue de la commission donnant une interprétation large de la notion d’organisation.

    Diverses peines complémentaires sont prévues, telles que la confiscation du matériel ayant servi à commettre l’infraction ou la suspension du permis de conduire.

    La participation exposerait à six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende - ou 500 € d’amende forfaitaire délictuelle (AFD).

    Le gouvernement entend aussi abaisser de 500 à 250 personnes le seuil obligeant à déclarer les rassemblements musicaux.
    Sanctions disproportionnées

    Plusieurs manifestations se sont déroulées à travers la France pour protester contre ces nouveaux délits, sans entamer la détermination du gouvernement.

    La gauche a bataillé contre la mesure, regrettant que le gouvernement ne s’essaye pas à davantage de concertation avec les collectifs organisateurs de rave-parties, et fustigeant des sanctions disproportionnées.

    Elle a déposé de nombreux sous-amendements, dont l’un visant à mettre explicitement à l’abri de sanctions les associations contribuant à la réduction des risques. Mais celles-ci « dans l’état du droit […] sont protégées », a affirmé le député Vincent Caure.

    In fine seul un sous-amendement du député Paul Molac (groupe centriste Liot) a été adopté, avec l’avis favorable du rapporteur et défavorable du gouvernement, permettant de déclarer un rassemblement festif musical par voie dématérialisée.

    Les discussions sur le projet de loi sont prévues jusqu’à vendredi ou samedi, avec un vote solennel programmé mardi. Portant sur la sécurité du quotidien, il propose un arsenal de mesures destinées par exemple à lutter contre le fléau du protoxyde d’azote, les rodéos urbains sauvages ou les violences en marge des événements sportifs.