Je compile ici des articles trouvés sur SeenThis, qui concernent l’archéologie et qui m’ont…

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  • Les changements alimentaires liés à la domestication animale au Néolithique
    https://www.youtube.com/watch?v=W-MmyNGCct4

    Conférence du 24 février 2020, avec l’archéozoologue Jean-Denis Vigne.

    Que nous apprend l’archéozoologie sur l’alimentation au Néolithique ?

    Les premières domestications animales ont eu pour effet de mettre à portée des populations humaines d’importantes quantités de viande et de graisses, mais aussi de lait d’origine animale. Elles constituent une des composantes de la transition néolithique, véritable révolution dans l’histoire de l’humanité. Quand, où et comment ces domestications se sont-elles produites ?

    Avec ---
    Jean-Denis Vigne, Directeur de recherche de classe exceptionnelle au CNRS-MNHN. Il travaille au Muséum national d’Histoire naturelle depuis les années 1970. Il y consacre sa recherche et ses enseignements aux interactions entre les humains et les autres animaux depuis la fin de la Préhistoire. Par ses fouilles et ses recherches archéozoologiques, principalement en Méditerranée mais aussi en Asie centrale et en Chine, il contribue à éclairer, à l’échelle séculaire, des faits de société actuels tels que l’érosion de la biodiversité, les migrations, la domestication ou l’alimentation d’origine animale. Il a écrit ou édité 18 livres et plus de 450 articles scientifiques. Il occupe actuellement les fonctions du directeur général délégué en charge de la recherche, de l’expertise, de la valorisation et de l’enseignement au Muséum national d’Histoire naturelle.

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    Qui mange quoi ? Pour une anthropologie de l’alimentation
    https://www.youtube.com/watch?v=mhF0JyXAULw

    Conférence du 17 février 2020, avec l’ethnoécologue Serge Bahuchet.

    Choix sociétaux, contraintes écologiques, organisation sociale, tout se mêle dans le repas ! Serge Bahuchet présente l’anthropologie de l’alimentation.

    Tous les membres de l’espèce humaine ont les mêmes besoins physiologiques, mais chaque société choisit les aliments pour y répondre. Ainsi l’alimentation est autant un phénomène biologique qu’une institution sociale et culturelle. C’est aussi est un thème privilégié pour aborder les liens entre les hommes et la nature.

    Avec ---
    Serge Bahuchet, professeur d’ethnobiologie au Muséum. Il étudie les relations entre les sociétés humaines et leur milieu naturel, leurs savoirs et leurs savoir-faire. Il a travaillé longuement parmi les peuples forestiers d’Afrique centrale, et plus récemment dans des communautés paysannes du Mexique. Ancien directeur du laboratoire d’éco-anthropologie, il a contribué à la rénovation du Musée de l’Homme.

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    (pas encore vu)
    #anthropologie #paléontologie #domestication #alimentation #conférence

    • Donc l’intolérance au lactose n’est pas seulement une mode destinée à montrer sa singularité ?

      Intéressant... Je n’avais aucune idée que ça pourrait varier si vite.

      "This combination of physical traits has been previously noted in other European hunter-gatherers, suggesting that this phenotype was widespread in Mesolithic Europe and that the adaptive spread of light skin pigmentation in European populations only occurred later in prehistory,” wrote Schroeder and his colleagues.

    • This single discarded piece of ancient chewing gum tells us that the ancient woman, who Schroeder and his colleagues have nicknamed Lola, was probably lactose intolerant, ate duck and hazelnuts, and may recently have had pneumonia. She also had blue eyes, dark brown hair, and dark skin

      #chewing_gum

      Article original :

      A 5700 year-old human genome and oral microbiome from chewed birch pitch
      Theis Z. T. Jensen, Jonas Niemann, Katrine Højholt Iversen, Anna K. Fotakis, Shyam Gopalakrishnan, Åshild J. Vågene, Mikkel Winther Pedersen, Mikkel-Holger S. Sinding, Martin R. Ellegaard, Morten E. Allentoft, Liam T. Lanigan, Alberto J. Taurozzi, Sofie Holtsmark Nielsen, Michael W. Dee, Martin N. Mortensen, Mads C. Christensen, Søren A. Sørensen, Matthew J. Collins, M. Thomas P. Gilbert, Martin Sikora, Simon Rasmussen & Hannes Schroeder
      Nature Communications 10:5520 (2019)
      https://www.nature.com/articles/s41467-019-13549-9

      A rajouter à la compilation #archéologie :
      https://seenthis.net/messages/633249

      #histoire #préhistoire #anthropologie #civilisation #évolution #nourriture #genome #microbiome

  • Étude du microbiote d’hommes et de femmes, d’âges divers, et provenant du Royaume Uni, des États-Unis, de Colombie et de Chine...

    Age- and sex-dependent patterns of gut microbial diversity in human adults
    de la Cuesta-Zuluaga J, Kelley ST, Chen Y, Escobar JS, Mueller NT, Ley RE, McDonald D, Huang S, Swafford AD, Knight R, Thackray VG.
    mSystems 4:e00261-19 (2019)
    https://doi.org/10.1128/mSystems.00261-19.


    De haut en bas : Etats-Unis, Royaume Uni, Colombie, Chine

    Plein de choses dans cet article, mais ce qui m’a intéressé pour Seenthis c’est que le microbiote est systématiquement différent avec l’âge, et pour les hommes que pour les femmes, dans tous les pays... sauf en Chine !

    Or on sait par ailleurs que le microbiote de chacun est affecté (entre autres) par ce qu’on mange. Ca m’a donc rappelé nos discussions autour de « pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes », et de l’hypothèse qu’on nourrissait moins les femmes que les hommes depuis longtemps... Peut-être pas en Chine ?

    #Science #Microbiote #Chine #intestins #bactéries
    #Femmes #dimorphisme_sexuel #dimorphisme_temporel #alimentation

    Et du coup, à ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

    • En Chine il n’y aurais pas de différence d’alimentation selon le sexe... Ca me semble pas crédible. On peu se demander comment les states chinoises ont été obtenus et si elles sont fiables non ?
      Si la Chine correspond au graphique du bas, il y a pas vraiment différence ni selon les sexes ni selon les ages, à par les premières années. Est-ce que ca serait pas causé par une quantité de données plus importante en Chine qui aplanie les résultats ?

    • On pourrait peut-être croiser les informations du microbiote de nos ancêtres avec celles supposées de leurs sexes pour voir si on (re)trouve une corrélation ?

      Cospeciation of gut microbiota with hominids
      Andrew H. Moeller, Alejandro Caro-Quintero, Deus Mjungu, Alexander V. Georgiev, Elizabeth V. Lonsdorf, Martin N. Muller, Anne E. Pusey, Martine Peeters, Beatrice H. Hahn, Howard Ochman
      Science 353:380-382 (2016)
      https://seenthis.net/messages/511593

  • De #femme en femme, les vénus des chasseurs préhistoriques ! - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=iB4c4KML-84&list=PLEnK6o7pdzkcOXswIItmemHGLTf0d0NZ6&index=79

    Lors de la dernière période glaciaire en Europe, les femmes charmaient les rêves des premiers artistes de l’humanité, chasseurs de rennes, mammouths ou chevaux. Elles se profilèrent bien souvent sur l’horizon de leurs imaginaires, dans des grottes et, statuettes de pierre ou d’ivoire, animèrent leurs habitats. Ainsi la superbe Vénus de Lespugue, plantée dans le sol près du foyer projetait-t-elle son ombre mouvante sur la paroi du petit abri de Gravettiens dans le piémont pyrénéen, tandis que la Vénus impudique devait exprimer quelques émois parmi les nombreux habitants magdaléniens de l’immense abri périgourdin de Laugerie, en bordure de Vézère. L’esthétique diamétralement opposée de ces deux chefs-d’œuvre du Musée de l’Homme, invite à la réflexion admirative sur le génie créateur des Sapiens d’alors, faisant de l’Image, le creuset du sens et le support sensible de la communication. Denis Vialou, préhistorien au Muséum national d’Histoire naturelle, membre de l’Académie des Sciences d’Outremer, étudie avec son équipe de recherche associée au CNRS la #préhistoire des #Sapiens en Europe et en Amérique du Sud. Leurs recherches comparatives sont essentiellement consacrées aux comportements symboliques, dans leurs manifestations monumentales ou sous forme d’objets, et aux comportements économiques et sociaux.

  • Le patriarcat chez nos ancêtres est une invention sexiste d’archéologues hommes - VICE
    https://www.vice.com/amp/fr/article/wjv8j4/le-patriarcat-chez-nos-ancetres-est-une-invention-sexiste-darcheologues-hommes

    Vous avez « fouillé » pendant 10 ans. Votre livre, lui, se base sur les fouilles archéologiques menées par vos confrères dans 1733 tombes champenoises, datées de - 600 à - 200. Vous avez trouvé quelque chose d’intéressant ?
    Grâce aux tests ADN, on sait désormais avec certitude que certains hommes ont été enterrés avec des objets de parure, par exemple. Durant une période, des femmes ont également été ensevelies sous de grands tumulus avec des chars [supposément destinés à la guerre, ndlr], des offrandes animales et des céramiques, ce qui suppose un investissement important de la communauté. Par ailleurs, le seul druide (personnage qui aurait détenu du savoir et donc du pouvoir) dont on aurait hypothétiquement retrouvé la tombe a été incinéré : il est donc impossible de connaître son sexe.

    Ces vestiges funéraires sont donc insuffisants pour connaître les rôles sociaux de chacun. Par exemple, les objets de parure sont associés à l’élégance et à la féminité alors qu’ils sont peut-être symboles de pouvoir, de rang social ou d’identité communautaire. Nous-mêmes portons bien des vêtements différents en fonction de notre genre, certes, mais aussi de notre âge, de notre classe sociale, de la quantité d’argent que l’on dépense dans le paraître. Scientifiquement, on ne sait pratiquement rien de l’organisation de ces sociétés et des rapports sociaux en fonction du genre des individus. Je suis persuadée que, sans textes d’époque, on ne pourra jamais vraiment répondre à ces interrogations.

    • Une archéologue préhistorienne de l’auditoire a profité de votre intervention à la BNF pour rappeler que son champ d’étude est également peu perméable aux questions de genre, notamment « parce que ce sont des abbés qui ont fait toutes les premières découvertes ». C’est donc une constante de l’archéologie ?

      La gender archeology est portée à 90 % par des femmes, on le constate à chaque colloque. La notion de « genre » (comme outil théorique et méthodologique) nous permet de questionner la différenciation des sexes qui semblait « normale » aux chercheurs depuis deux siècle. Penser que des femmes puissent avoir tenu des rôles divers dans les sociétés anciennes questionne l’ordre établi. C’est déjà subversif.

      D’une manière générale, l’archéologie est encore dominée par des hommes. Il se trouve que la plupart ne se posent pas les mêmes questions, ne regardent pas les choses de la même manière que les femmes. Ils considèrent que leur position est objective, comme doit l’être la science – bien que l’étude des vestiges celtes montrent que les archéologues portaient aussi une idéologie. Les études de genre, elles, peuvent être vues à tort comme « militantes » et « non-scientifiques ».

      Ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
      https://seenthis.net/messages/633249

    • @mad_meg je me suis fait la même réflexion. Il y a à la fois plein de boulot à faire en archéologie et anthropologie pour avoir une meilleure vision des répartitions des activités dans les autres cultures, c’est sûr, mais ce n’est pas pour autant que tout d’un coup le patriarcat ne serait que dans l’époque moderne. En même temps c’est un titre de Vice hein… on allait pas voir « le patriarcat chez certains de nos ancêtres… » ou ce genre de subtilités :)

    • Dans le livre d’Eliane Viennot, elle met au jour un point intéressant, le fait que la laideur soit une appropriation masculine pour se démarquer de la « beauté » des femmes. Elle ajoute que la mode vestimentaire masculine actuelle est héritière de cette dichotomie des genres.
      Mais effectivement @mad_meg, retrouver perruque et dentelles dans la tombe d’un bourgeois de la cour de louis XIV ne fait pas de cette période un moment égalitaire :)
      Cependant, scientifiquement et grâce à l’ADN, l’archéologie est bien obligée de remettre en question ses biais de genre. Je pense à ces tombes vikings qui sont maintenant reconnues comme étant celles de femmes de pouvoir.
      https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/des-guerrieres-vikings-ont-existe-la-preuve-par-la-genetique_116284

    • Le patriarcat chez nos ancêtres est une invention sexiste d’archéologues hommes

      Ce n’est pas une tournure très heureuse, mais partant du fait que le passé s’écrit au présent, je dirais que les archéologues ont voulu inscrire l’Histoire sous le biais de leur genre et de leur époque, c’est à dire en oblitérant le plus souvent l’existence ou le rôle des femmes. Tout archéologue véhicule sa propre histoire jusque dans ses découvertes. Les interprétations des découvertes archéologiques ont permis de maintenir une continuité dans l’idéologie dominante, de dessiner la courbe d’un soit disant progrès ou d’une organisation sociale ancienne qui aurait perduré, comme le patriarcat et la domination des femmes.
      Donnant ainsi des arguments pour poursuivre la domination des femmes et assurer leur asservissement jusqu’à aujourd’hui.
      Je compare cette situation avec « l’oubli » des pharaons noirs.

      Penser que des femmes puissent avoir tenu des rôles divers dans les sociétés anciennes questionne l’ordre établi. C’est déjà subversif.
      Chloé Belard

    • @cjldx ce qu’on essaye de documenter sur seenthis et que j’ai essayé de faire le plus poliment ici même, c’est l’infini du #mansplaining. Situation que tu sembles considérer de ton poste masculin comme une curiosité sémantique à analyser et que nous nous prenons en tant que femme et personnellement #every_day_dans_la_gueule. Tu parles de documentation, on parle de notre mort programmée par les hommes.

    • Je ne me méprends pas et je reconnais que ce qui se nomme « le point de vue » est bien l’endroit d’où l’on regarde. Et cela reste dans le sujet de cette discussion sur le biais genré des interprétations, en l’occurrence celui des dominants.

  • La principale source de nourriture des Néandertaliens était certainement la viande. (confirmation)

    Le régime alimentaire des Néandertaliens fait l’objet de nombreuses discussions : ils sont traditionnellement considérés comme des carnivores et des chasseurs de grands mammifères, mais cette hypothèse a récemment été remise en question par de nombreuses preuves de la consommation de plantes. (...)

    Les hommes modernes du Paléolithique, arrivés en France peu après la disparition des Néandertaliens, présentent des ratios isotopiques de l’azote encore plus élevés que ceux des Néandertaliens. Ceci est classiquement interprété comme la signature de la consommation de poisson d’eau douce.
    La pêche est censée être une activité humaine moderne typique, mais là encore, il existe un débat sur le fait de savoir si les Néandertaliens mangeaient ou non des ressources aquatiques.

    Lorsque Klervia Jaouen, chercheur à l’Institut Max Planck pour l’anthropologie évolutionnaire et premier auteur de l’étude, et ses collaborateurs ont découvert des ratios isotopiques d’azote élevés dans le collagène de deux Neanderthals appartenant à la catégorie des humains modernes, ils se sont demandés si cela pouvait être une signature consommation régulière de poisson.

    Les Néandertaliens viennent de Les Cottés et de la Grotte du Renne [Arcy-sur-Cure], en France, deux sites où aucun reste de poisson n’a été retrouvé. Cependant, les mesures ont été effectuées sur une racine dentaire, qui enregistrait le régime alimentaire entre quatre et huit ans de la vie de l’individu, et sur l’os d’un bébé d’un an. Ces ratios d’isotopes d’azote élevés pourraient également indiquer que les Néandertaliens n’étaient pas sevrés à cet âge, ce qui est en contradiction avec le cas du Néandertal de Les Cottés (...).

    En d’autres termes, de nombreuses explications (consommation de poisson d’eau douce, viande putride, sevrage tardif ou même cannibalisme) pourraient expliquer de telles valeurs et identifier le facteur en cause pourrait changer notre compréhension du mode de vie des Néandertaliens.

    Analyse des acides aminés

    Afin d’expliquer ces rapports d’isotopes d’azote exceptionnellement élevés, Jaouen et ses collaborateurs ont décidé d’utiliser une nouvelle technique d’analyse d’isotopes (les analyses isotopiques spécifiques aux composés (CSIA) ). (...)

    "En utilisant cette technique, nous avons découvert que le Néandertal des Cottés avait un régime alimentaire carnivore purement terrestre : elle n’était ni une enfant sevrée, ni une mangeuse de poisson régulier, et son peuple semble avoir principalement chassé le renne et les chevaux", explique Jaouen. "Nous avons également confirmé que le Néandertal de la Grotte du Renne était un bébé allaité dont la mère était une mangeuse de viande." Fait intéressant, cette conclusion correspond aux observations des zooarchéologues.

    L’étude montre également l’importance de cette nouvelle technique isotopique pour les recherches futures sur les régimes humains et néandertaliens anciens.(...)

    Michael P. Richards, de l’Université Simon Fraser au Canada, a commenté : « Les résultats antérieurs concernant les isotopes indiquaient un régime essentiellement carnivore pour les Néandertaliens, ce qui correspond au vaste inventaire archéologique de restes d’animaux retrouvés et déposés par les Néandertaliens.
    Il y a eu récemment quelques interprétations franchement bizarres des données sur les isotopes en vrac, allant des Néandertaliens vivant principalement de plantes aquatiques à se mangeant mutuellement, les deux en contraste direct avec les preuves archéologiques.
    Ces nouvelles mesures isotopiques spécifiques à un composé confirment les interprétations antérieures des régimes néandertaliens comme étant composés principalement de grands herbivores, bien qu’ils aient, bien sûr, également consommé d’autres aliments tels que les plantes ".
    Régime monotone

    En plus de confirmer que les Néandertaliens sont des carnivores terrestres, ces travaux semblent indiquer que ces homininés ont suivi un régime alimentaire très monotone au fil du temps, même lorsqu’elles ont commencé à modifier leur industrie matérielle, peut-être sous l’influence de l’homme moderne. Le bébé Neanderthal de la Grotte du Renne a bien été trouvé associé au Châtelperronian, une technologie lithique similaire à celle de l’homme moderne. Les Néandertaliens tardifs étaient donc [très semblables aux sapiens] , peignant des grottes et portant des colliers, mais contrairement à leur espèce sœur, ils ne semblaient pas aimer pêcher.

    L’étude originale : https://www.pnas.org/content/pnas/116/11/4928.full.pdf
    Klervia Jaouen, Adeline Le Cabec, Frido Welker, Jean-Jacques Hublin, Marie Soressi, Sahra Talamo. Exceptionally high δ15N values in collagen single amino acids confirm Neandertals as high-trophic level carnivores. PNAS, 2019 DOI: 10.1073/pnas.1814087116

    https://www.mpg.de/12728073/neandertals-main-food-source-was-definitely-meat

    #Préhistoire #Paléolithique #Châtelperronien #Néandertal #alimentation #36000BP

  • Découverte d’une pharaonne
    Claude Gauvreau, Actualités UQAM, le 15 avril 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/decouverte-une-pharaonne

    Les égyptologues du monde entier savent depuis une cinquantaine d’années qu’une femme a régné sur l’Égypte au 14e siècle avant J-C, entre le décès du pharaon Akhenaton et l’avènement au pouvoir de son fils, le jeune Toutankhamon (v.1345-1327). Ils sont toutefois divisés quant à l’identité de cette reine mystérieuse. Or, en s’appuyant sur des recherches épigraphiques et iconographiques, la professeure du Département d’histoire de l’art Valérie Angenot, spécialiste de l’art égyptien ancien, soutient que deux femmes, et non pas une, sont montées sur le trône d’Égypte à la mort d’Akhenaton.

    Dans l’Égypte ancienne, la femme était plus libre qu’elle ne l’a été dans la Grèce antique, rappelle Valérie Angenot. « La société égyptienne de cette époque était certes patriarcale, mais la femme avait des droits. » Elle pouvait, notamment, divorcer, être propriétaire d’un domaine agricole et être prêtresse. Les mères et épouses des pharaons jouaient, par ailleurs, un rôle actif dans la gestion du royaume. « Dans le système politique égyptien, les femmes n’étaient pas des personnes accessoires, relève la chercheuse. Certaines d’entre d’elles, comme Hatchepsout, sont même devenues pharaons. On peut supposer, dans le cas de Méritaton et de Neferneferouaton Tasherit, qu’il existait une rivalité avec leur frère Toutankhamon, lequel s’est approprié leurs trésors, leur déniant ainsi le droit à l’éternité. »

    Valérie Angenot croit que les résultats de ses recherches pourront être utiles dans le domaine des études de genre. « Ils sont susceptibles d’intéresser aussi tous ceux et celles qui étudient la place et le rôle de la femme dans l’histoire des civilisations. »

    #Égypte #Antiquité #pharaonne #Nefertiti #Méritaton #Neferneferouaton_Tasherit #Hatchepsout #Valérie_Angenot

    Ajouter aussi à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

  • Notre-Dame de Paris : qui étaient ces invisibles bâtisseuses du Moyen Âge ?
    https://information.tv5monde.com/terriennes/notre-dame-de-paris-qui-etaient-ces-invisibles-batisseuses-du-

    Ignorées ou oubliées... Encore une fois les femmes s’effacent ou plutôt sont effacées des livres d’histoire. Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris sont parties en fumée des centaines de milliers d’heures de travail d’ouvriers mais aussi d’ouvrières et d’artisanes. Car les femmes, elles aussi, ont contribué à l’édification de ce chef-d’oeuvre d’art, d’architecture et d’artisanat à l’immense dimension spirituelle.

    Difficiles, pourtant, de distinguer les personnages féminins dans les archives et autres sources, même quand celles-ci sont conséquentes - ce qui n’est pas le cas pour la construction de Notre-Dame, alors que les chantiers en Provence, en Italie ou en Espagne, par exemple, sont, eux, bien documentés. Dans tous les cas, on devine les femmes sans les voir - elles n’ont pas de nom. [...]

    La main-d’oeuvre féminine n’en était pas moins un rouage essentiel sur les grands chantiers du Moyen Âge, cathédrales ou remparts : sans surprise pour l’intendance, l’apport en nourriture et les travaux de finesse, comme l’ornementation, mais aussi pour le gros oeuvre, comme l’explique la chercheuse : « Contrairement à l’image que l’on peut avoir de l’économie médiévale, les femmes effectuent toutes sortes de travaux, dont des tâches très physiques. Elles peignent, brodent les vêtements liturgiques, se chargent des délicats ouvrages de décors, mais elles portent aussi des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… »

    #femmes #femmes_de #fille_de #veuve via @mona

  • Stone Age Cave Symbols May All Be Part of a Single Prehistoric Proto-Writing System
    https://kottke.org/19/03/stone-age-cave-symbols-may-all-be-part-of-a-single-prehistoric-proto-writing

    While studying some of the oldest art in the world found in caves and engraved on animal bones or shells, paleoanthropologist Genevieve von Petzinger has found evidence of a proto-writing system that perhaps developed in Africa and then spread throughout the world.

    https://www.youtube.com/watch?v=hJnEQCMA5Sg

  • Dorothy Garrod (1892 –1968), archéologue, pionnière du paléolithique


    Dorothy Garrod, c.1913. Photograph by Newnham College, Cambridge

    https://www.strangescience.net/garrod.htm

    Praise has been heaped upon paleoanthropologist Lee Berger for hiring a number of women for crucial roles in the excavation of Homo naledi in South Africa, but archaeologist Dorothy Garrod beat him to that gender-equalizing trick by several decades. Starting in 1929, she oversaw excavations at Mount Carmel, Palestine, and hired many local women to do the fieldwork. She appreciated their work, as well as the fact that their wages helped support their families. In 1996, Mary Kitson Clark, the last of those women still living, then aged 92, remembered Garrod as “small, dark, alive!”
    Garrod was born in England in 1892. In the First World War, her father, Sir Archibald Garrod, was stationed in Malta as the director of war hospitals. Dorothy Garrod spent time in Malta after the Great War, and developed in interest in archaeology. By that time, she had already earned a history degree from Newnham College, Cambridge. Returning to England from Malta, she enrolled at Oxford to study archaeology. She had lost three brothers in WWI, and she wanted to continue her family’s long legacy in academic achievement. After graduating from Oxford, she went on to work with the Abbé Breuil at the Institut de Paleontologié Humaine, Paris. At that time, France was perhaps the epicenter of prehistoric archaeology; archaeologists classified ancient artifacts based on a system devised by 19th-century archaeologist Gabriel de Mortillet. Breuil began to revise Mortillet’s system, and Garrod continued Breuil’s work.
    Breuil and Garrod ranked among the first archaeologists to think globally about human prehistory. That might not sound like much of a breakthrough today, but consider the times. Garrod began working with Breuil in the early 1920s. Anthropologists and paleontologists still believed Piltdown Man to be a valid human ancestor. Eugène Dubois had discovered Java Man (the first recognized specimen of Homo erectus) in the late 19th century, but for a variety of reasons (including Dubois’s own prickly personality), the find hadn’t enjoyed widespread acceptance. Charles Darwin had surmised that early humans arose in Africa, but his astute prediction wasn’t very popular among early-20th-century anthropologists. So after Raymond Dart described Australopithecus africanus in 1925, he had to wait decades for the fossil to be accepted as a human ancestor. In an age of widespread prejudice and eugenic enthusiasms, many Europeans eschewed ancestors outside Europe. For Garrod to excavate elsewhere was an innovation. And excavate elsewhere she did.
    Between 1923 and 1963, Garrod conducted archaeological digs in France, Britain, Gibraltar, Bulgaria, Lebanon, Palestine and Iraq. On Gibraltar, she excavated Neanderthal sites, including a child she nicknamed Abel. Perhaps her most important fieldwork occurred at Mount Carmel, Palestine. Fieldwork there picked up speed ahead of the construction of Haifa Harbor as archaeologists feared that the site would be quarried right out of the harbor’s way. In a Mount Carmel cave named Skhul, she found apparent remains of at least 10 modern Homo sapiens; in a nearby cave named Tabun, she found remains of at least two people with Neanderthal characteristics. She studied and classified some 92,000 artifacts from Mount Carmel, and the sites she oversaw there eventually yielded a nearly continuous succession from the Old Stone Age to the Middle Stone Age.

    https://www.prm.ox.ac.uk/event/a-pioneer-of-prehistory
    https://musee-archeologienationale.fr/objet/dorothy-annie-elizabeth-garrod
    https://dianabuja.wordpress.com/2012/06/16/the-groundbreaking-female-archaeologist

    #Dorothy_Garrod #archéologie

  • The Female Fossilist Who Became a Jurassic Period Expert | JSTOR Daily
    https://daily.jstor.org/the-female-fossilist-who-became-a-jurassic-period-expert

    In the early 1800s, visitors to the English coastal town of Lyme Regis may have been stopped by a curious sight—a young lady climbing the steep cliffs. Dressed in a petticoat and bonnet, she held a hammer in her hand, chiseling things out of the cliffs.

    The lady’s name was Mary Anning, and she was one of the first female fossilists—what we would now call a paleontologist. Anning was looking for remains of prehistoric creatures in the cliffs of Lyme Regis, which harbor marine fossil beds from the Jurassic period.

    Anning inherited her interest in bone collecting from her father. Also a fossil collector, he unearthed the “curiosities,” which he then polished and sold to the tourists visiting the area. He died young, and Mary, along with her mother and brother, had to continue their fossil business to survive. For Anning, however, fossil hunting was more than a way to make ends meet. Over time, she became an expert in describing and classifying fossils.

    This was not an obvious career path for a woman of her era. Throughout history, women have had to overcome numerous barriers in their pursuit of scientific disciplines. But for those interested in natural sciences, the bar was even higher. Unlike in more traditional fields like nursing or midwifery where women operated within the secure confines of homes and estates, pursuing field sciences meant venturing outdoors to all the hazards it harbored—from natural perils to man-made dangers.

    “Nursing historically has fit with traditional gender expectations for women and their role as caregivers,” says Jenna Tonn, visiting assistant professor at Boston College. Tonn’s research focuses on the history of women and gender in modern science. “Many women had their medicinal gardens and they were in charge of making medicines to treat their family.” But pursuing science outside of the socially-accepted norms was more difficult. Even women’s fashion at the time wasn’t conducive to outdoor exploration. Corsets made bending difficult. Puffy bloated petticoats were a nuisance. Fluffy bonnets restricted visibility. Ankle boots weren’t made for climbing precipices—and especially not the crumbling Lyme Regis’s reefs, known for falling rocks and sudden mudslides. And yet, Mary excelled at finding fossils and recovering them from the crumbling cliffs.

    Anning made several important paleontological discoveries. In 1812, she and her brother Joseph unearthed a nearly-complete skeleton of a prehistoric marine reptile that looked like a cross between a dolphin and a lizard. Henry Hoste Henley, Lord of the Manor of Colway, bought the skeleton and sent it to the then-new London Museum, where it quickly became one of the most popular items, inspiring learned men to debate whether it had been a fish, crocodile, or a “lizard porpoise.” Today the creature is classified as the ichthyosaur, which roamed the seas for 150 million years.
    Letter concerning the discovery of plesiosaurus, from Mary Anning
    Letter from Mary Anning concerning the discovery of plesiosaurus via Wikimedia Commons

    In December 1823, Anning dug up another ancient swimming reptile that had a body “shaped like a turtle’s, but without a shell,” with a tiny head and a thin neck that was as long as the rest of the body. The Geological Society of London called it a “magnificent specimen.” It was later dubbed the plesiosaurus.

    Five years later, Anning made another great discovery. She found the first skeleton of a pterosaur or the “winged-lizard.” The Geological Society described it as an “unknown species. . .a monster resembling nothing that ever been seen or heard-of upon earth.” The creature was so unlike anything previously found that it made waves among the fossilists. French naturalist and zoologist Georges Cuvier, who is often called the founding father of paleontology, wrote that “of all the ancient beings which have been discovered, these were undeniably the most extraordinary, and those which, if one could see them alive, would seem the most unlike anything.”

    But perhaps Anning’s most interesting discovery was a creature that looked like a cross between a reptile and a bird. After debating for four years, scholars finally deemed it a fish, calling it Squaloraja—a transitional animal between sharks and rays. But when Anning dissected a modern ray, she realized her find was a creature of an entirely different species. “It is quite unique, analogous to nothing,” she wrote—and after quarreling amongst themselves, the best scientific minds of the time finally agreed with her.

    More than once, Anning escaped a narrow death from the falling rocks or surging waves. In one accident, an avalanche of collapsing rocks crushed her dog, missing Anning by a miracle. But nothing could stop her digging. By the time she died in 1847, she had found hundreds, if not thousands, of prehistoric bones, advancing human knowledge of natural history.

    Tonn says that Anning’s contributions to the field of paleontology may have been even greater than we know. Unlike gentlewomen of a higher societal statue, who had better resources and access to books and educational materials, Anning came from a working-class family. While Mary Somerset, the British botanist who preserved her life-long efforts in a twelve-volume herbarium, lived comfortably as a duchess, Anning had to make a living. She therefore sold most of the fossils she found, and while many of her specimens ultimately landed at museums or private collections, her name was rarely, if ever, included on the specimen lists. For this reason, according to Tonn, “it’s much harder to reconstruct her contribution to the field.”

  • Notes anthropologiques (XXXII)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XXXII

    L’Idée comme capital (IV)
    Petit aperçu concernant l’histoire grecque
    De la fin du Néolithique à la naissance de la cité

    Nous pouvons supposer, si nous suivons les conclusions des chercheurs, que l’âge néolithique fut marqué en Grèce par l’existence de peuples divisés en tribus et en clans formant une peuplade assez homogène dite préhellénique répartie dans des villages de pêcheurs, d’agriculteurs et d’éleveurs, se consacrant parfois à un nomadisme limité dans le temps et dans l’espace. Vers la fin du troisième millénaire, des peuples venus de l’intérieur des terres comme les Indo-Européens dits grecs, hellènes ou achéens ont progressivement envahi la péninsule grecque, cette pénétration est marquée dans un premier temps par des destructions, puis il semblerait que la société se soit recomposée progressivement en assimilant ces nouveaux venus qui auraient alors constitué une aristocratie guerrière maîtresse de vastes domaines. Nous pouvons aussi supposer que cette arrivée de nouveaux venus connaîtra des vagues successives modifiant chaque fois, mais selon le même schéma général reposant sur la domination d’une aristocratie guerrière, des sociétés qui s’étaient plus ou moins stabilisées avec le temps. (...)

    #anthropologie #Néolithique #commerce #échange #Crète #civilisations #Cnossos

  • The Invaders — Pat Shipman | Harvard University Press
    http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674975415

    With their large brains, sturdy physique, sophisticated tools, and hunting skills, Neanderthals are the closest known relatives to humans. Approximately 200,000 years ago, as modern humans began to radiate out from their evolutionary birthplace in Africa, Neanderthals were already thriving in Europe—descendants of a much earlier migration of the African genus Homo. But when modern humans eventually made their way to Europe 45,000 years ago, Neanderthals suddenly vanished. Ever since the first Neanderthal bones were identified in 1856, scientists have been vexed by the question, why did modern humans survive while their evolutionary cousins went extinct?

    The Invaders musters compelling evidence to show that the major factor in the Neanderthals’ demise was direct competition with newly arriving humans. Drawing on insights from the field of invasion biology, which predicts that the species ecologically closest to the invasive predator will face the greatest competition, Pat Shipman traces the devastating impact of a growing human population: reduction of Neanderthals’ geographic range, isolation into small groups, and loss of genetic diversity.

    But modern humans were not the only invaders who competed with Neanderthals for big game. Shipman reveals fascinating confirmation of humans’ partnership with the first domesticated wolf-dogs soon after Neanderthals first began to disappear. This alliance between two predator species, she hypothesizes, made possible an unprecedented degree of success in hunting large Ice Age mammals—a distinct and ultimately decisive advantage for humans over Neanderthals at a time when climate change made both groups vulnerable.

    #livre cité par Scott dans Homo domesticus #chasse #chien #loup #domestication_du_loup (qui remonterait à 36 000 ans) #préhistoire #homo_sapiens

  • Épisode 2 - Antoni et l’art de la bière • Passion Médiévistes
    https://passionmedievistes.fr/episode-2-antoni-et-lart-de-la-biere

    Antoni explique dans l’épisode les procédés technique de la fabrication de la #bière, étape par étape, en détaillant les différents évolutions au cours des siècles. Il rapporte notamment les querelles entre les Français et les Anglais sur cette fabrication, et fait une mise au point sur les bières dites “historiques”.

    Dans cet épisode vous apprendrez que faire de la bière était l’apanage des femmes au Moyen Âge, et si à l’époque moderne le brassage reste encore une activité féminine et domestique, avec l’industrialisation la fabrication passera aux mains des hommes

  • Naissance et mort au Paléolithique récent européen (par Ana Minski) – Le Partage
    http://partage-le.com/2019/02/naissance-et-mort-au-paleolithique-recent-europeen-par-ana-minski

    L’#obstétrique a été construite par des hommes à une époque où les femmes étaient exclues de toutes les fonctions décisionnelles, et où leur parole n’avait pas la moindre importance. Les médecins ont donc décrit l’accouchement à travers le prisme des #stéréotypes de genre et à une époque où la #médecine était obsédée par l’hystérie. Il était attendu des femmes qu’elles soient posées, fragiles, discrètes, silencieuses et sujettes aux évanouissements délicats. Ainsi les femmes ont-elles été dépossédées par les hommes de leur capacité naturelle à mettre au monde, et ainsi la position allongée, l’immobilité et le silence furent-ils imposés aux parturientes sous peine de risquer leur vie et celle du bébé. D’où cette peur très répandue de l’accouchement. D’ailleurs, certains croient encore au dilemme obstétrical qui a pourtant été sérieusement remis en question en 2006[5]. Des textes ethnologiques témoignent également de la capacité des femmes à mettre au monde leur enfant seule, dans la jungle, derrière un buisson, dans la rivière, sans l’aide de personne et sans difficulté apparente. Les femmes, libérées des mythes patriarcaux, savent mieux que n’importe quel spécialiste diplômé comment se positionner pour l’expulsion du bébé : accroupie, dans l’eau ou à quatre pattes[6].

    L’environnement et le milieu socio-culturel ont également un impact considérable sur la grossesse et au moment de l’accouchement. Des études épigénétiques ont permis de démontrer l’importance de l’accouchement par voie naturelle pour l’immunité du jeune enfant, mais aussi le rôle de l’intervention sur la parturiente. Avec le développement de l’agriculture, une simplification alimentaire a entraîné des risques importants de malnutrition et a rendu le sevrage difficile[7]. Quoi qu’en disent les obstétriciens, la femme n’est pas condamnée à mourir en couches ou à souffrir atrocement sans l’aide de la médecine moderne.

  • Un article qui démontre la possibilité de déterminer le sexe de restes humains très anciens, même très endommagés :

    Biological Sexing of a 4000-Year-Old Egyptian Mummy Head to Assess the Potential of Nuclear DNA Recovery from the Most Damaged and Limited Forensic Specimens.
    Loreille O, Ratnayake S, Bazinet AL, Stockwell TB, Sommer DD, Rohland N, Mallick S, Johnson PLF, Skoglund P, Onorato AJ, Bergman NH, Reich D, Irwin JA.
    Genes 9:E135 (2018)
    https://www.mdpi.com/2073-4425/9/3/135

    Over the past year, molecular techniques developed and routinely used by the ancient DNA community have finally permitted the recovery of endogenous DNA from ancient Egyptian remains. Here, those techniques were employed to recover the complete mtGenome of the 4000-year-old mummy, Djehutynakht, and to determine that the biological sex was male.

    #femmes #hommes #préhistoire #corps #ADN

    Ajoutés à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249