https://www.courrierinternational.com

  • Trump interrogé sur le fait que l’Espagne refuse l’utilisation de ses bases aériennes pour attaquer l’Iran : l’Espagne sera punie économiquement. (À quel moment les autres Européens arrêtent de s’aligner sur le nazi orange ?)
    https://bsky.app/profile/atrupar.com/post/3mg6atwqrgu22

    Mais certains Européens, comme l’Espagne, ont été déplorables. En fait, j’ai dit à Scott [Bessent - secrétaire au Trésor américain] de couper toutes les relations avec l’Espagne. D’abord, tout a commencé lorsque chaque nation européenne, à ma demande, a payé 5 %, ce qu’elles devraient faire, et tout le monde était enthousiaste à ce sujet. L’Allemagne, tout le monde — et l’Espagne ne l’a pas fait. Et maintenant, l’Espagne a carrément dit que nous ne pouvions pas utiliser leurs bases, et très bien. Nous n’avons pas… nous pourrions utiliser la base si nous le voulions, nous pourrions simplement arriver en avion et l’utiliser. Personne ne va nous dire de ne pas l’utiliser. Mais nous n’en avons pas besoin. Ils ont été très peu amicaux et, euh, je lui ai donc dit que nous ne voulions pas. L’Espagne n’a absolument rien dont nous ayons besoin, si ce n’est des gens formidables. Ils ont des gens formidables, mais ils n’ont pas de grands dirigeants.

    Version originale :

    But some of the Europeans like Spain has been terrible. In fact, I told Scott to cut off all dealings with Spain. First of all, it started when every European nation at my request paid 5%, which they should be doing, and everybody was enthusiastic about it. Germany, everybody, and Spain didn’t do it. And now Spain actually said that we can’t use their bases and that’s all right. We don’t… we could use the base if we want, we could just fly in and use it. Nobody’s going to tell us not to use it. But we don’t have to. But they were very unfriendly and, uh, so I told him we don’t want to. Spain has absolutely nothing that we need other than great people. They have great people, but they don’t have great leadership.

  • Le fatbike, ennemi public numéro un aux Pays-Bas et en Belgique
    https://www.courrierinternational.com/article/mobilite-le-fatbike-ennemi-public-numero-un-aux-pays-bas-et-e

    Le pays du vélo, comme son voisin, débat avec ferveur du fatbike, vélo électrique aux allures de scooter, qui s’est rapidement répandu dans les rues néerlandaises. S’il suscite autant de haine, analyse la presse, c’est que, souvent débridé, il peut semer la pagaille et causer des accidents. Mais peut-être aussi parce qu’il est le moyen de transport privilégié de la jeunesse d’origine immigrée

  • Melania Trump to chair UN Security Council session in historic first
    https://www.anews.com.tr/world/2026/02/26/melania-trump-to-chair-un-security-council-session-in-historic-first

    US first lady Melania Trump is set to chair a UN Security Council session next month, marking a historic first as the United States assumes the council’s rotating presidency, according to American media.

    CNN reported Wednesday that the meeting, scheduled for March 2 at UN Security Council headquarters in New York, will focus on “Children, Technology, and Education in Conflict,” bringing together council members and international stakeholders, including US Ambassador to the UN Mike Waltz.

    • Caligula (Wiki) : ’...) Le titre de consul couronnant la carrière sénatoriale, nommer ainsi son cheval était une provocation de Caligula envers les sénateurs pour les ridiculiser, et une façon de montrer que leur participation au gouvernement ne valait guère plus que ce que pourrait faire un animal[78],[79].
      Ce serait la veille de cette nomination supposée que sa garde prétorienne l’aurait assassiné. (...)

    • Melania Trump à l’ONU, remboursement des droits de douane, procès Paty en appel : les informations de la nuit
      Publié le 3 mars 2026
      https://www.courrierinternational.com/article/pendant-que-vous-dormiez-melania-trump-a-l-onu-remboursement-

      ONU : Melania Trump a présidé un Conseil de sécurité sur l’éducation des enfants. Première épouse d’un chef d’État en exercice à présider une séance de l’organe exécutif des Nations unies, elle a “appelé les États membres à protéger l’accès des enfants à l’éducation, quelques jours après que les médias d’État iraniens ont rapporté qu’une frappe aérienne avait tué au moins 165 personnes dans une école de filles du sud de l’Iran”, souligne The Guardian. Le quotidien britannique relate que la Première dame “a été accueillie par le secrétaire général António Guterres, a serré la main de chacun des quinze représentants des États membres et a posé pour une photo de groupe avant d’ouvrir la séance”. Sur le fond, elle a défendu une vision de l’éducation comme rempart contre les conflits, affirmant que “le savoir engendre la compréhension, remplaçant la peur par la paix”. Elle a également mis en avant son rôle personnel dans le rapprochement d’enfants ukrainiens avec leurs familles. Cette participation de Melania Trump, rappelle The Guardian, intervient dans un contexte de “fortes tensions” entre Washington et l’ONU, du fait que les États-Unis se sont retirés de plusieurs agences onusiennes et ont laissé des milliards de dollars de cotisations impayées.

  • Sur les interwebz on lit que Trump bat des records d’impopularité. Là il vient d’antteindre « a new low » à 37% d’opinions favorables.
    https://www.gelliottmorris.com/p/ahead-of-state-of-the-union-address

    Faudrait pas perdre de vue que Macron, c’est bien pire :
    https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/sondage-emmanuel-macron-reste-un-mauvais-president-pour-77-des-francais

    Seuls 23 % des Français le considèrent comme un bon président de la République, selon le baromètre Odoxa réalisé pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, publié ce 23 février.

    La cote de popularité du président de la République reste durablement, depuis la dissolution du mois de juin 2024, sous la barre des 30 % de bonnes opinions. Emmanuel Macron est toutefois remonté depuis le trou d’air d’octobre, où il était tombé à 20 % de popularité.

    Et attends, ça eut été pire :
    https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-la-popularite-d-emmanuel-macron-desormais-

    C’est “le plus bas jamais vu pour un président, de toute la Ve République”, s’exclame le Daily Telegraph. Selon un sondage Verian réalisé pour Le Figaro Magazine jeudi 30 octobre, la cote de confiance des Français envers Emmanuel Macron est tombée à 11 %.

  • #QuitGPT”, la campagne pour résilier son abonnement à #ChatGPT, prend de l’ampleur
    https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-quitgpt-la-campagne-pour-resilier-son-abonnement-a

    Lancée sur la plateforme #Reddit, une initiative visant à encourager les usagers de ChatGPT à résilier leur abonnement à cet outil d’#intelligence_artificielle prend de l’ampleur. Le média américain “#MIT_Technology_Review” raconte les motivations de ceux qui suivent ce mouvement, principalement pour s’opposer aux politiques de Trump.

  • Au Niger, le “déni au sommet” après l’assaut contre l’aéroport de Niamey
    https://www.courrierinternational.com/article/terrorisme-au-niger-le-deni-au-sommet-apres-l-assaut-contre-l

    Après l’attaque de l’aéroport international Hamani Diori de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier par les djihadistes du groupe État islamique, la presse ouest-africaine examine les secousses diplomatiques. Les médias internationaux rappellent de leur côté que les insurgés ont pénétré dans une enceinte qui abrite notamment une cargaison d’uranium concentré, que le Niger entend vendre à la Russie sans avoir pour l’instant de solution logistique.

    “Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, [le président béninois] Patrice Talon, [le président ivoirien] Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir”. Par ces accusations citées par la BBC, le président de la transition du Niger, Abdourahamane Tiani, n’a pas manqué d’écorcher ses ennemis ouest-africains et français le 29 janvier, tout en saluant l’appui des “partenaires russes” pour repousser l’attaque d’un groupe djihadiste contre l’aéroport international de Niamey.❞

    (...)

    #Niger #France #uranium

  • Procès du #RN : le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle « #ingérence » américaine

    Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde mardi contre une éventuelle « ingérence inacceptable et intolérable » après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN, telles que rapportées par la presse. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration #Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné #Marine_Le_Pen en mars dernier.

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/proces-du-rn-le-president-du-tribunal-de-paris-met-en-garde-contre-une-ev

    #justice
    #USA

  • Des scientifiques repèrent une planète “vagabonde” dérivant dans l’espace
    https://www.courrierinternational.com/article/astronomie-des-scientifiques-reperent-une-planete-vagabonde-d

    “À quelque 10 000 années-lumière de la Terre, une planète de la taille de Saturne erre seule dans l’immensité de l’espace”, poétise New Scientist. Deux équipes de chercheurs, en Pologne et au Royaume-Uni, ont réussi à repérer “ce monde étrange et sombre grâce” en 2024, grâce aux données combinées “de deux télescopes terrestres et du télescope spatial Gaia”.

    “La plupart des planètes que nous connaissons flottent en orbite au sein d’un système stellaire, autour d’une ou plusieurs étoiles, à l’instar de la Terre et des autres planètes de notre système solaire”, explique The Independent. Cependant, certains mondes, appelés planètes errantes, vagabondes, ou planètes interstellaires, “dérivent librement dans l’univers, apparemment sans être liés à un quelconque système stellaire”, ajoute le quotidien.

    Ces planètes restent entourées de mystère parce qu’elles sont beaucoup moins lumineuses que les planètes en orbite, et donc très difficiles à repérer et à mesurer.
    Microlentille gravitationnelle

    Les chercheurs ont découvert cette nouvelle planète vagabonde grâce à un phénomène appelé “microlentille gravitationnelle”, qui se produit “lorsque la lumière d’un objet lointain et brillant est déviée par l’attraction gravitationnelle d’une planète, créant ainsi une sorte de halo autour de celle-ci”, précise New Scientist.

    Mais non contents d’avoir repéré la planète, les chercheurs ont aussi pu déterminer sa masse, grâce à une bonne dose de “chance” : “au moment où l’événement de microlentille était observé depuis la Terre, le télescope spatial Gaia se trouvait justement pointé dans la bonne direction et a donc pu également l’enregistrer”, ajoute le magazine.

    Les informations combinées des trois télescopes ont permis de déterminer que la planète était de la taille de Saturne. C’est la première fois qu’une planète de ce type peut être mesurée de façon directe, sans recourir à des statistiques.
    Des planètes “errantes” très nombreuses

    Les chercheurs à l’origine de cette découverte, dont les détails ont été publiés cette semaine dans la revue Science, affirment que ces planètes isolées “seraient encore plus nombreuses dans notre galaxie que nous ne le pensions”, écrit Space.com.

    “Des études théoriques sur la formation des systèmes planétaires suggèrent qu’elles devraient être très nombreuses dans la Voie lactée, voire beaucoup plus nombreuses que le nombre d’étoiles de la galaxie”, déclare au site Andrzej Udalski, coauteur de l’étude et astrophysicien à l’Université de Varsovie.

    Le télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA, dont le lancement est prévu en 2027, devrait d’ailleurs permettre de les repérer en plus grand nombre, après la mise à la retraite en mars dernier du télescope Gaia, de l’Agence spatiale européenne.

    Et ces corps célestes solitaires “pourraient être cruciaux pour notre compréhension des processus à l’œuvre lors de la formation des systèmes stellaires, car la plupart d’entre eux sont éjectés de ces systèmes aux premiers stades de leur formation”, ajoute M. Udalski.

    Cela inclut notre propre système solaire, “dont certaines études suggèrent qu’il aurait éjecté une planète à sa naissance”, relève New Scientist.

  • Une nouvelle vague de radios universitaires balaie les règles de l’industrie musicale
    https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-une-nouvelle-vague-de-radios-universitaires-balaie

    L’industrie musicale a connu un drôle d’été 2025. Le nombre de nouveaux hits a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire des États-Unis. Il n’y a pas eu un seul tube de l’été. Une chanteuse créée par IA a signé un contrat avec un label pour 3 millions de dollars [2,6 millions d’euros]. L’ambiance est au malaise.

    #paywall

    • L’industrie musicale a connu un drôle d’été 2025. Le nombre de nouveaux hits a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire des États-Unis. Il n’y a pas eu un seul tube de l’été. Une chanteuse créée par IA a signé un contrat avec un label pour 3 millions de dollars [2,6 millions d’euros]. L’ambiance est au malaise.
      En septembre, un rapport du [cabinet d’études] MIDiA Research a eu l’effet d’une bombe et confirmé les intuitions : “La découverte musicale se trouve à un tournant générationnel.” Et de poursuivre : “La découverte de musiques est traditionnellement associée à la jeunesse, mais au cours de l’année écoulée il y a eu moins de probabilité pour les personnes âgées de 16 à 24 ans de découvrir un artiste que pour les personnes âgées de 25 à 34 ans.”

      Néanmoins, au sein de la Gen Z, l’exploration musicale se renouvelle discrètement par le biais d’un canal inattendu : les radios universitaires.
      J’ai interviewé 7 étudiants qui dirigent des radios réparties dans tous les États-Unis – ACRN (université de l’Ohio), WCBN (université du Michigan), WEGL (université d’Auburn [Alabama]), WHRW (université de Binghamton [État de New York]), WRFL (université du Kentucky), WVBR (université Cornell [État de New York]) et WZBC (Boston College [Massachusetts]) – et interrogé plus de 80 animateurs qui officient sur ces fréquences.

      “La grille la plus remplie de son histoire”
      Tous affirment que l’intérêt des étudiants pour les radios universitaires a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années. Des stations qui peinaient autrefois à meubler leur temps d’antenne refoulent maintenant des candidats, raccourcissent les émissions, se partagent des tranches horaires et organisent des formations pour faire face à la demande des étudiants désireux d’être animateurs.
      Pendant des décennies, ces fréquences ont soutenu des artistes underground avant qu’ils ne soient connus du grand public. Contre toute attente, malgré les fermetures liées au Covid-19, les réglementations de la Commission fédérale des communications et le long déclin des ondes FM, la radio universitaire connaît un nouvel âge d’or.

      En 2015, WCBN avait du mal à remplir des créneaux de trois heures dans sa programmation, témoigne sa directrice, Anja Sheppard. Aujourd’hui, la station peut se targuer d’avoir “la grille la plus remplie de son histoire récente” et a même réduit la durée des cases à une heure, “tant il y a d’étudiants qui veulent être à l’antenne”.
      WRFL enregistre “plusieurs des taux de croissance les plus exponentiels qu’ait connus cette station en trente-sept ans d’existence, affirme son directeur, Aidan Greenwell. Nous n’avons tout simplement pas assez de créneaux dans la grille pour tout le monde.” Après 350 inscriptions lors du forum des associations étudiantes en début d’année, 100 émissions composent la grille, et environ 120 personnes travaillent à la radio. Les événements organisés à la station ont aussi attiré deux fois plus de monde que l’année précédente.

      Une liste d’attente pour prendre l’antenne
      La demande de tranches horaires à l’antenne est supérieure au “nombre d’heures dans une journée”, explique Rae Nawrocki, qui gère WEGL. La radio est passée d’une trentaine de membres il y a quatre ans à 120 étudiants et à une programmation de 60 émissions aujourd’hui.
      Certaines stations ont tant de candidats parmi les étudiants qu’elles organisent des stages pour celles et ceux qui attendent de pouvoir animer une émission : WHRW compte 150 à 200 animateurs actifs et 80 apprentis ; WZBC a 70 stagiaires pour sa radio web en plus de ses 90 animateurs sur les ondes FM.
      Quels sont les moteurs de cette renaissance de la radio universitaire ?
      1. Lassitude algorithmique
      Pour les étudiants, l’authenticité et la gestion associative de la radio sont une échappatoire à la vie numérique passive, isolée et régie par les algorithmes qui a défini leur adolescence. “On ne peut pas scroller sur Insta et gérer une radio en même temps, souligne Aidan Greenwell, de WRFL. Il faut être dans l’instant présent.”
      Dans notre sondage de plus de 80 animateurs, les étudiants de moins de 25 ans ont cité “les amis et le bouche-à-oreille” comme moyen favori de découvrir de nouvelles musiques (69 %), tandis que TikTok (21 %), YouTube (10 %) et d’autres réseaux sociaux (16 %) ont été classés assez bas.

      À la question “Quel est votre artiste préféré découvert récemment et comment l’avez-vous connu ?”, les réponses étaient réparties quasi équitablement entre “amis ou bouche-à-oreille” (27 %) et “algorithme ou streaming” (26 %). Un plus petit nombre de personnes ont cité les concerts, la radio, les communautés en ligne (Bandcamp, Reddit, RateYourMusic) ou les supports physiques.
      “J’ai 21 ans. J’ai grandi avec les algorithmes. L’état de la musique me fait peur actuellement à cause de l’essor de l’IA [intelligence artificielle]. Je ne parle même pas de la musique produite par IA (je déteste) mais rien que des ‘mix du jour’. Ce n’est pas agencé par quelqu’un, mais par un algorithme. J’aimerais que davantage de ces playlists soient conçues par des personnes”, témoigne Mari McLaughlin, de WHRW.
      Anna Loy, de WVBR, explique :

      “J’ai commencé à en savoir bien plus sur la musique grâce aux recommandations d’autres personnes. C’est beaucoup plus formateur que des algorithmes ou Spotify.”

      2. Nostalgie pour l’analogique
      La Gen Z est également séduite par les radios universitaires parce qu’il y a un regain d’intérêt pour les supports physiques. Si les milléniaux ont adopté les nouvelles technologies pour leurs aspects pratiques et accessibles, la Gen Z cherche à l’inverse à vivre quelque chose de plus tangible, personnel et incommode. Cela se manifeste par un retour à l’analogique, même si les vinyles, les portables à clapet, les appareils photos argentiques et la radio sont moins faciles d’utilisation.

      “Je pense que l’amour pour la radio vient de sa dimension analogique. Il y a une tendance à la nostalgie chez les jeunes pour des choses auxquelles nous n’avons pas pu participer”, dit Anna Loy, de WVBR.
      Les bibliothèques physiques de nombreuses stations, qui ont des collections colossales de vinyles et de CD, forment un lien tangible avec l’histoire musicale qui ne peut pas être reproduit sur Internet.
      Marcus Rothera, de WZBC, explique :

      “Nos directeurs musicaux notent leurs observations sur les disques depuis les années 1970. C’est drôle de voir l’évolution des opinions avec le temps. Ce sont comme des commentaires sur Internet, mais palpables.”

      3. Convivialité et créativité
      Les radios universitaires servent de “tiers lieux” vitaux où les étudiants peuvent créer des liens avec des personnes qui ont les mêmes centres d’intérêt en dehors des cours et des réseaux sociaux, ont témoigné plusieurs gérants de stations. Le collectif a été cité par les animateurs de moins de 25 ans comme une raison notable de rejoindre une radio universitaire (79 %), en deuxième position après la “créativité” (94 %).
      Pour Wami Osikanlu, de WZBC :

      “Tout le monde veut se sentir à sa place quelque part. La radio est un lieu de plus où les gens peuvent avoir ce sentiment d’appartenance.”

      “C’est une occasion de tenter des choses, car on n’est pas noté ou scruté. Et c’est un moyen de créer des liens”, ajoute Roman Salomone, d’ACRN.

      La musique avant le buzz
      Les mauvaises langues diront peut-être que les audiences des radios universitaires sont faibles, mais ce n’est pas ce qu’il faut retenir : ce qui compte, c’est qu’autant de jeunes veuillent animer à la radio, se plonger dans l’histoire de la musique, faire connaître ce qu’ils ont découvert et former des collectifs autour de la musique.
      À une période où l’industrie musicale mise sur les algorithmes, l’IA et les tendances éphémères sur TikTok, ces jeunes nous rappellent qu’ils ne se sont pas lassé de la musique : ils en ont assez que la superficialité et le buzz régissent la façon dont est commercialisée la musique auprès d’eux.

      La Gen Z a été caricaturée en génération du doomscrolling [le fait de consulter de manière compulsive des informations anxiogènes], mais plusieurs étudiants ont souligné qu’ils voulaient vivre des choses plus concrètes et qui ont du sens, comme un antidote à la solitude et à la passivité qu’encouragent les plateformes algorithmiques.
      C’est ce que détaille Anna Loy :

      “Pour beaucoup de gens, et j’en fais partie, il y a une sorte de déclic : je veux prendre part à des activités plus complexes, comprendre des choses et ne pas me contenter de traîner au lit sur TikTok, seule.”

      Dans notre enquête, 91 % des animateurs radio de moins de 25 ans se disaient optimistes en ce qui concerne l’avenir de la culture musicale : “J’ai l’impression que la culture musicale existera toujours sous une forme ou une autre. Ce ne sera peut-être pas un fanzine à l’ancienne, mais j’ai vu des Discord hypersérieux qui cultivaient avec autant de passion la culture musicale pour un large public”, dit un animateur d’ACRN de 21 ans.
      “Les choses ont beaucoup changé, c’est certain. Mais quoi qu’il arrive, je ne pense pas que la culture musicale soit menacée de disparition, même si elle change un peu tous les jours”, relève un animateur de WHRW de 22 ans.

      La radio universitaire propose un contre-modèle plein d’espoir à l’industrie musicale. L’obsession du buzz éphémère est remplacée par autre chose : cultiver le collectif, les découvertes et les communautés de fans. Les animateurs actuels des radios universitaires vivent un nouveau tournant, à l’aube d’une grande mutation de notre relation à la musique et de nos modes d’écoute.
      Quant à savoir ce qu’ils changeraient à la culture musicale telle qu’elle existe actuellement, leurs revendications sont claires : assurer aux artistes une rémunération pérenne ; défendre la créativité et des sélections humaines ; investir dans des espaces associatifs au niveau local ; construire une culture dans la durée au lieu d’être dépendant de tendances passagères.
      Je suggère humblement que nous écoutions ce qu’ils ont à dire.

      Emily White

      Article d’origine : https://archive.ph/Z5vlW

  • Le cachemire, un désastre pour la Mongolie | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/le-cachemire-un-desastre-pour-la-mongolie

    Deuxième pays exportateur de cachemire, la Mongolie abrite une des dernières cultures nomades de la planète. Avec la hausse de la demande, elle a développé l’élevage des chèvres productrices. Résultat : en seulement 30 ans, le cachemire est devenu une catastrophe écologique, le surpâturage ayant accéléré la dégradation et la désertification des steppes. Les éleveurs et éleveuses mongoles, dont la survie dépend du bien-être de leur terre et des prix du marché, sont au bord du gouffre.

    #paywall

    pas comme si on le voyait pas venir…
    https://seenthis.net/messages/167676 (2013)

    et de loin : encore 10 ans avant, tout le monde savait que la pression du cachemire allait détruire la prairie, mais il fallait bien survivre au quotidien…

    • En Mongolie, les dessous pas très doux du cachemire prétendument durable
      https://www.courrierinternational.com/article/enquete-en-mongolie-les-dessous-pas-tres-doux-du-cachemire-du


      Dans le parc national de Khustai (Mongolie), en juin 2013.
      PHOTO MARK RALSTON/AFP

      New Lines Magazine est parti à la rencontre des éleveurs mongols, qui fournissent la laine des chèvres du Cachemire vendue par les plus grandes marques de luxe européennes. Derrière les labels éthiques se cachent la précarité des bergers et l’épuisement progressif de leurs terres, révèle cette enquête.

      Dans les vitrines européennes, le cachemire est un synonyme de douceur, d’élégance et désormais de conscience éthique. Mais dans les vastes steppes de Mongolie, principal lieu de production de cette fibre, les promesses de durabilité laissent un goût amer.

      “Tous les éleveurs de Mongolie sont pris à la gorge par les dettes, confie Namchin Batkhuu dans les pages du New Lines Magazine. Le prix du cachemire est scandaleux.”

      Éleveur dans la province d’Arkhangai, dans le centre du pays, il a retiré cette année l’équivalent d’environ 7 400 euros de la vente de la laine récoltée à la main sur ses 600 chèvres. Une somme qui devra couvrir, à elle seule, les besoins de toute sa famille pendant douze mois. “Chaque année, nous sommes obligés de nous endetter pour acheter du fourrage et des médicaments pour nos bêtes, surtout avec ces dzud”, explique Namchin, en référence aux hivers rudes.

      Comme lui, des milliers d’éleveurs mongols se sont tournés vers le cachemire après la chute de l’Union soviétique et l’ouverture du pays aux marchés mondiaux. La matière s’exporte massivement vers la Russie, la Chine et l’Europe, ce qui a propulsé la Mongolie au rang de deuxième producteur mondial. En trente ans, la production a été multipliée par six, et le nombre de troupeaux encore davantage.
      Moins d’her[be…]

  • À propos des mails dévoilés de Jeffrey Epstein, cet article (accessible seulement ce week-end) a le mérite de poser les mots sur ce que nous pressentions depuis fort longtemps en explicitant une collusion entre des acteurs de tout bord et de toute « profession », celles ou ceux que nous appelons communément les « élites ».
    Petite remarque : quand dans l’article on nous parle de « capital intellectuel » chez ces gens-là, je préfèrerais lire « capital lucratif » au service d’un réseau de connivences.

    Ce que les e-mails de Jeffrey Epstein révèlent d’une élite américaine qui a perdu pied
    https://www.courrierinternational.com/long-format/analyse-ce-que-les-e-mails-de-jeffrey-epstein-revelent-d-une-

    Ce que ces correspondants avaient en commun, c’était d’appartenir à une élite résolument contemporaine : une classe dirigeante pour qui le nomadisme à 10 000 mètres de hauteur, la citoyenneté mondiale et les retours fréquents de Dubaï tiennent lieu d’enracinement, comme les attaches locales autrefois ; une sphère où le capital intellectuel universitaire vaut ce que valait jadis le pedigree ; où les anciennes frontières de caste se sont dissoutes, permettant d’alterner – ou de cumuler – les rôles de gouvernant, d’investisseur, de penseur et de bienfaiteur. Certains, comme Larry Summers, baignent dans toutes ces dimensions ; d’autres, un peu moins.

    https://archive.is/0vW7b

    Constat aisément transposable à de nombreuses « démocraties » de l’Occident global.

    Cet article du Courrier International est une traduction en français d’un article de Anand Giridharadas paru initialement dans le NYT le 23/11/2025 :
    https://archive.is/BO6IK

    • Tourner en ridicule ceux qui croient aux complots revient à mépriser ce qu’ils tentent d’exprimer : qu’ils ne se sentent plus associés à la décision collective, plus concernés par le choix de leur avenir. Qu’il s’agisse du prix des œufs ou de l’importance accordée aux violences sexuelles sur mineurs, ils perçoivent une indifférence hautaine. Une propension à détourner le regard.

      Et voilà que ceux qui ont capitalisé sur la révolte contre l’indifférence de l’élite sont au pouvoir. Surprise : ils se révèlent encore plus indifférents que leurs prédécesseurs. Le marchandage entre initiés et la moralité à géométrie variable de la “classe Epstein” sont devenus les piliers de la philosophie qui gouverne les États-Unis.

    • Foire à la farfouille, Chomsky qui signe Noam et raconte des potins de riches sur les Blair en Arabie Saoudite.

      I read what his ghost-writer said about him. Pretty scary.

      Reminds me of something I was told by Jon Snow, one of England’s most sensible newsmen. He was with the press entourage accompanying Tony Blair on his visit to Saudi Arabia, and walking around one of the palaces one day, he saw Blair sitting in a room with a book in his lap, which greatly surprised him — until he came over to talk. It was the New Testament.

      And then Blair started telling about how delighted he and Cheri were with the gold door handles,....

      I notice that your prediction was right about Trump’s avoiding the White House as far too primitive. Must be driving the Secret Service up the wall.

      I’ll keep in mind what you say about Trump’s tweets, but they are hard to ignore. Whatever he may think, others here and abroad can’t help considering the meaning of the words, and take action accordingly.

      About meaning, It’s not clear to me how to distinguish the meaning of “New York” (however it is correctly specified) from the concept. Still don’t see how to work out field models.

      Noam

      Epstein qui répond à Peter Thiel

      jeffrey E.
      toPeter Thiel <███████████>
      Sep 09, 2014 11:53 AM

      13 th afternoon you and I . then bill burns . the diplmats diplomat. eveing dinner with woody all casual.. if you choose we can bring in kathy ruemmler. former obama counsel for 5 years. and or sen Bob kerrey, former senate intellignece

    • Au cœur du récit : un criminel sexuel, ses victimes et ses liens avec le président Trump. Mais cette histoire est aussi celle d’un puissant écosystème grâce auquel certains, selon ce qu’ils savaient, ont pu fermer les yeux sur les souffrances dont ils avaient connaissance, parce qu’ils avaient appris à le faire par le passé sur quantité d’autres abus : les crises financières qu’ils avaient contribué à déclencher, les guerres hasardeuses qu’ils avaient encouragées, la crise des opioïdes qu’ils avaient facilitée, les monopoles qu’ils avaient défendus, les inégalités qu’ils avaient alimentées, la crise du logement dont ils avaient profité, les citoyens qu’ils n’étaient jamais parvenus à protéger contre les technologies. L’affaire Epstein touche un public bien plus large que la plupart des scandales actuels, ce qui en crispe plus d’un dans certains cénacles.

    • @touti
      Je crois savoir que tu avais des problèmes de captcha avec archive.ph. C’est pour cela que j’ai changé la nationalité du nom de domaine.
      Avec Firefox, j’ai désormais des captcha sur archive.ph mais pas avec archive.is. C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

    • Je ne sais pas ce que tu veux dire par

      C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

      Je pointe un problème politique et pas personnel, ou alors je suis politique. Simplement je trouve anti démocratique de devoir se fader des scripts google et d’entrainer leur saloperie d’IA tout en leur laissant prélever des infos sur les IP.

    • @touti : Tu as raison de pointer le problème politique en l’occurrence la grosse machinerie déployée par l’industrie de la surveillance et de la captation des données. Je n’en ai pas forcément conscience, l’essentiel pour moi étant de relayer des infos. Et c’est désormais techniquement compliqué d’avoir une navigation « safe ».

    • It is unclear whether Chomsky sent the letter to anyone. Nonetheless, it exalts Epstein for teaching Chomsky “about the intricacies of the global financial system” in a way “the business press and professional journals” had not been able to do. It boasted about how well connected Epstein was.

      “Once, when we were discussing the Oslo agreements, Jeffrey picked up the phone and called the Norwegian diplomat who supervised them, leading to a lively interchange,” the letter read. The letter recounted how Epstein had arranged for Chomsky – a political activist, too – to meet with someone he had “studied carefully and written about”: the former Israeli prime minister Ehud Barak.

      Epstein had – “with limited success” – aided efforts from Chomsky’s second wife, Valeria, to introduce him “to the world of jazz and its wonders”, the letter continued.

      It concluded, “The impact of Jeffrey’s limitless curiosity, extensive knowledge, penetrating insights and thoughtful appraisals is only heightened by his easy informality, without a trace of pretentiousness. He quickly became a highly valued friend and regular source of intellectual exchange and stimulation.”

      Another notable communication involving Chomsky and Epstein is a 2015 email in which the latter offers the former use of his residences in New York and New Mexico.

      The emails don’t indicate whether Chomsky took advantage of the offer, whose particulars surfaced as certain officials are striving to investigate allegations of crimes by Epstein at a ranch compound he owned outside Santa Fe, New Mexico.

    • Sauf que les défenseurs de Chomsky persistent à banaliser son soutien (sans adhésion) au négationisme du génocide nazi, parfaitement démontré par Pierre Vidal-Naquet dans l’article cité.

      Par ailleurs, un article critique de Paolo Virno met en cause ses conceptions les plus fondamentales

      Histoire naturelle. Le débat entre Chomsky et Foucault sur la « nature humaine »
      https://shs.cairn.info/revue-rue-descartes-2015-4-page-84?lang=fr

      Le fait que le rapport entre la faculté de langage et l’action politique qu’il propose soit sans fondement, ne témoigne pas contre sa politique, mais plutôt contre sa manière de concevoir la faculté de langage (et, donc, la nature humaine invariante). La question philosophiquement considérable est la suivante : quels aspects de la linguistique chomskyenne bouchent dès le début la possibilité d’articuler un rapport fiable entre l’inné et l’acquis, l’invariant et le variable, le métahistorique et l’historique ? Quels aspects de cette linguistique se révèlent incompatibles, donc, avec une historiographie naturaliste ?

      [...]

      Et nous en venons à la deuxième question. Chomsky et les sciences cognitives établissent un court-circuit pernicieux entre l’espèce et l’individu isolé. Ils n’ont aucune hésitation, bien au contraire, à identifier sans restes les deux termes. À ce sujet, qu’ils le sachent ou non, ils sont très chrétiens : « Le paganisme ne voyait dans l’individu qu’un membre distinct et dépendant de l’espèce ; le christianisme, au contraire, l’identifiait avec l’espèce, ne le comprenait que dans une unité immédiate et sans différence avec elle […] Pour le chrétien, Dieu est le concept de l’espèce considérée en tant qu’individu. » (Feuerbach 1841, p. 165 sq.) L’erreur n’est pas, bien entendu, dans le fait de prendre comme point de départ l’esprit linguistique unique, mais dans le fait de méconnaître ou d’enlever ses caractères transindividuels. Attention : par « transindividuel » il ne faut pas entendre l’ensemble de qualités qui rapprochent l’individu des autres individus, mais ce qui concerne uniquement la relation entre individus, sans appartenir solidairement à aucun d’eux en particulier. La transindividualité est la manière dont s’articule, à l’intérieur du même esprit individuel, l’écart entre l’espèce et l’individu. Elle est un espace potentiel encore vide, non pas un ensemble de propriétés positives : ces dernières, loin de se situer dans un « entre », constitueraient en effet le patrimoine exclusif d’un certain Moi. Dans le particulier, dans l’individu, les aspects transindividuels de la faculté de langage, à savoir de la nature humaine, se présentent inévitablement comme incomplétude, lacune, potentialité. Et alors, ces caractères défectifs, et cependant innés, signalent que la vie de l’esprit est, depuis le début, une vie publique. Ayant négligé la dimension transindividuelle, Chomsky et les cognitivistes croient que l’intellect de chacun est autosuffisant et, donc, dépolitisé. Dans leur scénario, la pratique sociale ne monte sur scène que dans le deuxième acte, lorsque des esprits déjà complets en eux-mêmes interagissent, des esprits essentiellement privés. La sphère publique est donc un élément optionnel dont on peut toujours se passer. L’« animal qui a le langage » n’est pas, en tant que tel, un « animal politique ». Le vacarme de l’histoire ne plonge pas ses racines dans la nature humaine : voire, c’est au nom de cette dernière qu’il faut s’efforcer d’atténuer ce vacarme, en amoindrissant les dissonances.

      3 – Invariance biologique et horizon religieux

      L’histoire naturelle vise à recenser les formes très différentes sous lesquelles les présupposés biologiques de notre espèce émergent en tant que tels sur le plan empirique, en s’incarnant dans des phénomènes sociopolitiques absolument contingents. Elle prête une attention spéciale à la manière dans laquelle les conditions phylogénétiques qui garantissent l’historicité de l’animal humain prennent parfois l’apparence de faits historiques bien déterminés. Elle défend avec fermeté, donc, aussi bien l’invariance de l’invariant, que la variabilité du variable, en excluant des compromis qui ne sont judicieux qu’en apparence. Pour faire valoir ses instances propres, l’histoire naturelle doit repousser en bloc les orientations opposées et symétriques qui se heurtèrent dans la discussion de 1971. Elle doit repousser l’une et l’autre orientation, mais surtout l’alternative qu’elles représentent ensemble : ou bien dissolution de la métahistoire dans l’histoire empirique (Foucault), ou bien réabsorption de l’histoire dans la métahistoire (Chomsky). Tant que le domaine des choix possibles semblera saturé par ces deux polarités, l’histoire naturelle restera un migrant clandestin sans droit de citoyenneté.

  • Gabriel Zuchtriegel, archéologue : à Pompéi, une société bien plus fragile qu’on ne le croyait
    https://www.courrierinternational.com/long-format/entretien-gabriel-zuchtriegel-archeologue-a-pompei-une-societ


    Fresque érotique dans le bordel de Pompéi – Getty Images

    L’Allemand a pris la tête, en 2021, du parc archéologique de Pompéi. Au cours d’une visite avec des journalistes du “Spiegel”, Gabriel Zuchtriegel passe en revue les dernières découvertes faites sur le site de cette cité antique engloutie sous les cendres. “Dans les quartiers pauvres vivaient des gens qui n’avaient plus rien à perdre”, déclare-t-il, évoquant la dure condition des femmes et des esclaves.

    À 44 ans, Gabriel Zuchtriegel est le premier Allemand à diriger le parc archéologique de Pompéi, un des sites archéologiques les plus importants du monde. Depuis plus de deux cents ans, des chercheurs continuent à mettre au jour les vestiges de cette antique cité en Italie. Chaque année, près de quatre millions de touristes viennent en pèlerinage à Pompéi.
    Quand il a été nommé [en 2021], Zuchtriegel a été salué pour sa capacité à rendre l’archéologie accessible à un plus large public [même si certains en Italie ont regretté qu’il soit étranger, et des membres du comité scientifique de Pompéi ont démissionné, ne le jugeant pas assez expérimenté]. Ses qualités de vulgarisateur transparaissent dans son nouvel ouvrage, Pompejis letzter Sommer [“Le Dernier été de Pompéi”, inédit en français], dans lequel il explore les failles de la société antique.

  • Brésil : la défense de Bolsonaro demande à ce qu’il purge chez lui ses 27 ans de prison
    https://www.courrierinternational.com/depeche/bresil-la-defense-de-bolsonaro-demande-a-ce-qu-il-purge-chez-

    La défense de l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro a demandé vendredi à la justice qu’il purge chez lui la peine de 27 ans de prison à laquelle il a été condamné pour tentative de coup d’Etat, en invoquant ses problèmes de santé.

    M. Bolsonaro, 70 ans, est assigné à résidence depuis août et est menacé d’une incarcération dans les prochains jours.

    L’ancien président d’extrême droite (2019-2022) a été déclaré coupable en septembre d’avoir été le chef d’une « organisation criminelle » ayant conspiré pour assurer son « maintien autoritaire au pouvoir » après la victoire de son rival de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, lors du scrutin d’octobre 2022.

    La Cour suprême a formellement rejeté la semaine dernière l’appel interjeté par M. Bolsonaro de sa condamnation.

    Mais sa défense a encore la possibilité d’appels supplémentaires jusqu’en début de semaine. Elle a fait savoir vendredi qu’elle allait « déposer les recours appropriés » mais cherche d’ores et déjà à lui éviter la prison.

    Selon la requête adressée par ses avocats à la Cour suprême, l’ex-chef de l’Etat se trouve dans un état de santé « profondément affaibli » et une incarcération « aura de graves conséquences et représente un risque pour sa vie ».

    Pour la défense, lui accorder de purger sa peine à domicile serait une décision à « caractère humanitaire » et l’"unique mesure propre à préserver la dignité humaine, la santé et la vie même du condamné".

    L’ex-président souffre notamment des séquelles d’un coup de couteau reçu à l’abdomen en 2018, qui lui a valu plusieurs interventions chirurgicales. Il a été en outre diagnostiqué en septembre d’un cancer de la peau et est saisi fréquemment de violentes crises de hoquets, selon ses proches.

    Il a déjà été « admis trois fois à l’hôpital depuis qu’il est assigné à résidence - deux fois pour des examens et une fois pour une urgence médicale », rappellent ses avocats.

    Pour eux, ses besoins de suivi médical sont « absolument incompatibles avec un environnement carcéral ordinaire ».

    Ils ne manquent pas de souligner qu’en mai l’ancien président Fernando Collor de Mello (1990-1992), condamné à huit ans de prison pour corruption, a été autorisé par la Cour à purger sa peine à domicile pour raisons de santé.
    Détente avec Washington

    « Quelqu’un veut voir Bolsonaro mort, c’est la réalité », a dit devant la presse vendredi le député de droite Nikolas Ferreira, après lui avoir rendu visite chez lui. Evoquant les problèmes de santé de l’ancien président, il a toutefois assuré qu’il a un « mental fort ».

    Selon le parquet, le projet de coup d’Etat ourdi par le camp Bolsonaro a échoué faute de soutien de hauts responsables militaires.

    Il prévoyait notamment l’assassinat de Lula, de son vice-président Geraldo Alckmin et du juge de la Cour suprême chargé de l’affaire, Alexandre de Moraes.

    La haute juridiction a condamné mardi à plus de vingt ans de prison trois militaires et un policier, reconnus coupables d’avoir planifié ce triple assassinat dans le cadre d’une opération dénommée « Poignard vert et jaune » (les couleurs du Brésil).

    L’affaire Bolsonaro a empoisonné les relations bilatérales avec les Etats-Unis du président Donald Trump, dont Jair Bolsonaro est un allié.

    Washington a notamment infligé une surtaxe punitive de 40% sur une partie des produits brésiliens exportés vers les Etats-Unis, invoquant une « chasse aux sorcières » contre M. Bolsonaro.

    Des sanctions individuelles ont également été prises, visant notamment le juge Moraes.

    Mais les relations entre Washington et Brasilia ont donné récemment des signes de détente, symbolisée par la rencontre entre Lula et Donald Trump fin octobre en Malaisie.

    Le gouvernement américain, qui a engagé des négociations avec les autorités brésiliennes, a annoncé jeudi qu’il allait lever les droits de douane élevés imposés sur un certain nombre de produits agricoles en provenance du Brésil.

    Sont concernés la viande de b ?uf, le café ou les tomates au moment où le locataire de la Maison Blanche est sous pression pour faire baisser le coût de la vie pour les Américains.

  • Une banque du sperme danoise n’accepte plus les donneurs au faible QI
    https://www.courrierinternational.com/article/transmission-une-banque-du-sperme-danoise-n-accepte-plus-les-

    L’une des banques du sperme danoises teste désormais les candidats aux dons pour écarter ceux ayant un QI inférieur à 85. Une initiative inédite, selon elle, destinée à garantir aux futurs parents des enfants intelligents. Mais attention aux conséquences, alerte une chercheuse sur le site de la radiotélévision publique “DR”.

    Parmi les sociétés danoises commercialisant du sperme humain, les couples désireux d’avoir un enfant peuvent désormais opter pour celle qui procède à un tri un peu particulier chez ses donneurs. Donor Network ne propose plus que du sperme provenant d’hommes ayant un quotient intellectuel (QI) égal ou supérieur à 85. Une “exigence minimale” dont le site de la radiotélévision publique danoise DR a été le premier à se faire l’écho, le 8 novembre, sous le titre “Fini les semences stupides”.

    Un autre critère a été introduit par cette firme : que les donneurs aient un casier judiciaire vierge. Mais c’est sur celui concernant le QI que s’attarde le média, en explorant les raisons d’une telle décision et les réserves qu’elle a déjà suscitées. Interrogé par ses soins, le directeur de la société, le docteur Jakob Schöllhammer Knudsen, assure qu’il ne faut pas voir derrière cette nouveauté un quelconque “projet élitiste”.

    “Nous ne l’avons pas fait pour nous distinguer des autres ou pour exclure environ 20 % du groupe de donneurs”, prévient-il, alors que le QI moyen au Danemark est de 100.

    “Je pense seulement que ce n’est pas éthique de vendre quelque chose dont je ne peux pas garantir la qualité.”

    Or, assure-t-il, études scientifiques à l’appui, “si vous avez un enfant grâce à un donneur doté d’un faible QI, vous courez un risque beaucoup plus élevé qu’il soit peu doué”. À en croire l’entreprise en question, le quotient intellectuel est quelque chose dont on hérite “de 50 % à 80 %” d’une génération à l’autre.
    Attentes trop élevées ?

    D’où le test (baptisé “CFT 20-R”) qu’elle fait passer aux hommes prêts à donner leur sperme chez elle. À sa connaissance, “Donor Network est la seule banque du sperme au monde ayant fixé ce critère”, et elle exporte une bonne partie de ses collectes, pointe DR sur son site, en rappelant que le Danemark est l’un des pays leaders dans le domaine.

    Pour Jakob Schöllhammer Knudsen, la sélection ainsi réalisée ne permettra pas de garantir la “valeur” d’un futur enfant “en tant qu’être humain”, mais “cela aura un impact sur ses chances de réussir dans la vie, y compris financièrement”.

    Mais attention de ne pas trop accorder d’importance à cette sélection par le QI, avertit une professeure en éthique médicale à l’université de Lund (en Suède). Interrogée par DR, Daniela Cutas redoute que la méthode ne suscite chez les futurs parents “des attentes telles que l’enfant aura du mal à vivre avec”.

    De plus, l’importance des gênes ne doit pas être surestimée, insiste la scientifique : “L’avenir d’un enfant peut être influencé positivement par son QI, mais il le sera aussi par d’autres facteurs, comme le QI et le statut socio-économique de ses parents, et les circonstances dans lesquelles il grandira.”

  • Germany to resume arms exports to Israel next week; Sa’ar urges others to follow | The Times of Israel
    https://www.timesofisrael.com/germany-to-resume-arms-exports-to-israel-next-week-saar-urges-others-

    Berlin says decision hinges on Israel’s commitment to ceasefire, influx of aid to Gaza; Germany halted some weapons sales in August ahead of Israel’s plan to conquer Gaza City

    Germany will lift an order suspending some weapons sales to Israel beginning next week, following the Gaza ceasefire agreement reached last month, a German government spokesperson announced Monday, adding that the decision was contingent on the maintenance of the truce.

    “The government will, as a general rule, revert to case-by-case reviews in decisions on arms exports and respond to further developments,” the spokesperson, Sebastian Hille, said in the announcement.

    The ceasefire “is the basis for this decision, and we expect everyone to abide by the agreements that have been made,” he said, adding that it “includes maintaining the ceasefire.”

    “It also means that humanitarian aid is provided on a large scale and that the process continues in an orderly manner, as agreed,” Hille said.

    The spokesperson added that Germany remains committed to supporting a lasting peace between Israel and the Palestinians based on a two-state solution and will continue to engage in supporting reconstruction in Gaza.

    Foreign Minister Gideon Sa’ar celebrated the decision in a post on X, urging other countries to take similar measures: “I welcome Chancellor Merz’s move to revoke the decision regarding the partial ’embargo’. I call on other governments to adopt similar decisions, following Germany.”

    Berlin suspended some arms trade with Israel in August over the Israeli cabinet’s decision to conquer Gaza City in its war against Hamas in Gaza. Germany is the second-largest arms exporter to Israel, after the United States, and Israel’s main backer in the EU.

    At the time, Merz said “the German government will not approve any exports of military equipment that could be used in the Gaza Strip until further notice.”

    He argued that the decision to move on Gaza City “makes it increasingly difficult” to see how the goals of reaching a hostage deal and disarming Hamas would be achieved.

    #fierdêtreeuropéen

    • L’Allemagne va reprendre ses exportations d’armes vers Israël
      Publié le 17 novembre 2025 à 17h15
      https://www.courrierinternational.com/article/geopolitique-l-allemagne-va-reprendre-ses-exportations-d-arme

      L’embargo partiel sur les exportations de matériel militaire, en place depuis début août, va être totalement levé à partir du 24 novembre, a annoncé, lundi 17 novembre, le gouvernement allemand. Une décision justifiée par Berlin par la solidité du cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre entre l’État hébreu et le Hamas.
      (...)
      Reste que malgré cette décision de Friedrich Merz, le flux de vente de matériel militaire à l’État hébreu ne s’est jamais vraiment asséché. “ D’après une question au gouvernement adressée par [le parti de gauche] Die Linke en septembre, le gouvernement a autorisé entre le 9 août et le 22 septembre des livraisons d’armes pour un montant d’au moins 2,46 millions d’euros à Israël, malgré l’arrêt partiel des exportations ”, indique la Süddeutsche Zeitung.

  • La nostalgie de l’ère Merkel gagne les cœurs allemands

    Mais c’était de la merde l’ère Merkel. vous vous rendez compte que c’était l’époque du #dumping_fiscal. C’est là que vous avez coulé vos voisins européens (et amis ?), tout ça pour maintenir la tête hors de l’eau ? Ou pour enrichir vos riches ? Les fonds de pension américains ? Vous avez bien profité, avec l’image de la vertu.

    https://www.courrierinternational.com/une/une-du-jour-la-nostalgie-de-l-ere-merkel-gagne-le-c-ur-des-al

    Faudrait que je retrouve l’article du Diplo qui métaphorisait l’Allemagne par le Mythe de Faust (vers 2012) pendant son méga dumping social.
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/UMBRECHT/21100
    Il y a aussi le livre „Entschuldigung ! Ich bin deutsch“, assez libéral, centre droit, qui dépeint une Allemagne qui se recherche. Et se trouve dans la victoire économique.

    –—

    Der Merkel-Kult gewinnt in Deutschland immer mehr an Bedeutung

    Aber die Merkel-Ära war doch Scheisse. Ist Ihnen eigentlich klar, dass das eine #Steuerdumpings-ära war? Damals haben Sie Ihre europäischen Nachbarn (und Freunde?) ruiniert, nur um selbst über Wasser zu halten? Oder um Ihre Reichen zu bereichern? Die amerikanischen Pensionsfonds zu finanzieren? Sie haben sicherlich profitiert und dabei ein tugendhaftes Image vermittelt.

    Ich sollte mal den Artikel in Le Monde Diplomatique (von 2012) suchen, der den Faust-Mythos als Metapher für Deutschlands massives Sozialdumping verwendet.

    Es gibt da auch noch das Buch „Entschuldigung! Ich bin Deutsch“, ziemlich liberal, Mitte-rechts, das ein Deutschland auf der Suche nach sich selbst schildert. Und das sich schließlich im wirtschaftlichen Sieg wiederfindet.

    #allemagne #économie