* Souffrir de faire souffrir * _ AL

/539072


  • Pour mieux contrôler les chômeurs, Pierre Gattaz propose un « contrôle journalier » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/pour-mieux-controler-les-chomeurs-pierre-gattaz-propose-un-controle-journ

    Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mardi qu’il fallait mieux contrôler les chômeurs dans leur recherche d’emploi et a évoqué un « contrôle journalier ». Une prise de position qui tombe alors que Matignon a commencé à recevoir les partenaires sociaux sur le chantier de l’assurance chômage.
     
    « L’assurance chômage est un outil indispensable pour sécuriser les salariés en transition mais il faut que le système soit incitatif à la reprise d’emploi et aide réellement à retrouver un emploi, a-t-il estimé lors d’une conférence de presse. Il ne faut pas qu’il donne un confort fictif qui entraîne encore plus de difficultés quand il prend fin. »
     
    « Des gens qui profitent du système »

     
    Soulignant qu’il fallait « aider ceux qui ont vraiment besoin de formation », le patron des patrons a affirmé qu’il y avait aussi « des gens qui profitent du système », sans pour autant être « hors-la-loi ». Dans ce contexte, il a jugé qu’il fallait contrôler les demandeurs d’emploi sur leur recherche, « peut-être par un contrôle journalier », et surveiller qu’ils ne refusent pas à plusieurs reprises des offres raisonnables d’emploi.

    #chômeurs #activation #contrôle #medef

    • Une idée que monsieur Gattaz pourrait reprendre, sachant qu’il n’y a pas de copyright :


      Ou alors :

      Tsiganes, les vagabonds, les alcooliques, les prostituées, les lesbiennes.
      Mais aussi :

      Marquage pour les prisonniers politiques allemands, les résistants et les autres prisonniers politiques, en grande partie les communistes. La première lettre du nom allemand du pays d’origine était ajoutée.
      La meilleure sugestion :
      Marquage pour les prisonniers formés au travail.

      _ L’admiration de Monsieur Pierre Gattaz pour la gestion de l’économie allemande pourrait enfin se concrétiser. Il lui suffit de donner l’ordre à notre #président_des_riches .

    • @bce_106_6 je pige pas ta remarque, les camps de concentration, de travail (qui tue assez bien aussi) ou d’extermination étaient plein de Juifs. De plus, ça serait bien de pas trop godwinner on y perd toute saisie des spécificité du capitalisme du plein emploi précaire. Ici la nécessité de séparer le bon chômeur, disponible pour n’importe quel taff, du mauvais, "multirécidiviste" du refus.
      Comme disait l’autre : « L’immoralité ouvrière est constituée par tout ce par quoi l’ouvrier contourne la loi du marché de l’emploi telle que le capitalisme veut la constituer. »

    • Bonjour @colporteur .
      Tu as raison, ma remarque est limite, MAIS :

      Les désirs du médef sont illimités, et il faut bien rappeler cette époque durant laquelle le Service du Travail Obligatoire existait.
      Une époque bénie pour lui, ce qu’il semble regretter, puisque son crédo et celui de ses amis est l’admiration de l’Allemagne ( actuelle je reconnais ), pour ce qui est du travail en entreprise.
      Rappelons que le prédécesseur de monsieur gataz, Ernest-Antoine Seillière était l’hériter des wendels collaborateurs actifs durant l’occupation Allemande.

      J’ai voulu rappeler aussi qu’existait des camps de travail (et d’extermination) à une époque récente, en europe, c’est ça aussi le travail, car on en entend jamais parler, hormis sur quelques blogs,
      et que les victimes de ces camps (dont on entend jamais parler) existent aussi.
      Voir aussi le travail des enfants dans les mines, en Afrique ou ailleurs.

      Nous avons un gouvernement et un patronat qui passe son temps à insulter et monter les catégories sociales les unes contre les autres, un peu comme contre les Juifs durant l’occupation, cela ne peut que se terminer violemment.
      Détruire le social, le résultat dans les EPHAD est interpelant.
      Exemple : https://seenthis.net/messages/539072

      Dans les entreprises :
      Encore un suicide d’un camarade Goodyear, le 16ème...
      _ Mickael Wamen jeudi 12 octobre 2017

      Y a vraiment des jours de merde, j’apprends une Nouvelle fois qu’un ancien pote de Goodyear à mis fin à ces jours, mon pote Jeremy notre pote, ami et frère, a décidé d’en finir hier ....
      Mais putain, Ca va s’arrêter quand, il y a quelques semaines Regis lui Aussi à mis fin à ses jours, broyé par les conditions de travail, inapte à tous travaux depuis des années , il vivait sous médocs H 24 la souffrance était telle qu’il a préféré y mettre un terme !!!

      . . . . . .
      http://bellaciao.org/fr/spip.php?article155736

      Pas facile à expliquer tout ça, ou de se retenir.

    • C’est la même chose en France
      « Je vis dans un pays qui organise des rafles » RTBF - Anne-Catherine de Neve - 18 Octobre 2017
      https://www.rtbf.be/info/opinions/detail_je-vis-dans-un-pays-qui-organise-des-rafles?id=9739933

      Dimanche soir, j’ai réalisé que je vis dans un pays qui organise des rafles. Cette nuit-là, au Parc Maximilien alors qu’une poignée de bénévoles de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés et des centaines de familles du groupe Hébergement Plateforme citoyenne organisaient, comme chaque soir, l’hébergement des personnes en exil, la police a déboulé et les a saisies. Emportées dans des vans affrétés pour l’occasion. Emmenées dans la nuit.

      Comme j’avais des doutes, j’ai tapé « rafle belgique » dans Google. Au milieu des résultats liés à la déportation des Juifs pendant la Guerre, un lien : le 15 septembre dernier, le président de la Ligue des droits de l’Homme dénonçait sur les antennes de la RTBF la planification par la police d’une « rafle de 250 migrants » programmée pour le jeudi suivant. C’était il y a un mois. J’avais lu l’article. Mais je crois que je n’avais pas bien compris. Une rafle, c’est un concept historique, quelque chose de brutal et de violent. Quelque chose qui appartient à notre passé. Aujourd’hui, ce ne peut être qu’un mot. Pas plus qu’un mot un peu fort, une erreur de vocabulaire. Quelque chose qu’on écrit sans vouloir vraiment l’écrire. Une façon de parler qui dépasse la pensée. Un mot dont on s’excuse : on n’a pas voulu vraiment dire ça. Et d’ailleurs on n’a pas l’intention de l’organiser. Jamais. D’ailleurs, en Belgique, on ne pourrait pas. C’est illégal. Vraiment. Qu’on se rassure. Ça ne vaut pas la peine d’en parler.
      . . . . .

    • Splendide retour annoncé au « pointage ». En Belgique il a été supprimé il y a quelques années. Ce « service » était organisé à l’époque par les Communes. J’imagine qu’à présent on en fera un processus standardisé privatisable :-/
      Ce type doit avoir de lourdes frustrations non assumées...

    • Gattaz pipote pour marquer/renforcer l’ambiance : il faudrait des dizaines de milliers de contrôleurs pour faire ça. Rien à voir avec le retour au pointage. Celui-ci menace toujours de se retourner contre l’institution car il offre une unité de temps et de lieu que la fragmentation et la désynchronisation capitaliste visent précisément à supprimer. Pas de drame, pas de conflit. Et pas de raison que le chômage de ce point de vue diffère du travail. On gère des fluxs de rdv, sans autre accueil, dans les CAF comme dans les Pôles. Tout est fait pour que l’hétérogénéité des chômeurs et précaires interdise une recomposition sociale et politique, un nous. La gestion, c’est à dire l’économie est une politique . Cela veut dire qu’elle combat, prévient et élimine, sauf obstacle majeur (on fera des ouvertures façon concertation, on tentera de lâcher du lest), toute autre politique possible, potentielle. Toute politique de ceux qui créent, produisent et chôment.


      Tout doit reposer sur la responsabilité individuelle, l’individu, l’individu adapté adaptable qui entretient son employabilité et le montre (chacun doit s’acquitter d’un théâtre, d’un cinéma, ici, de CV en lettre de motiv’, le faux est LE moment du vrai), ou le carrent voire délictueux, « récidiviste du refus ». S’agit de prévenir toute forme d’agrégation collective.
      Le contrôle c’est pas le camp, c’est par exemple de relever le nombre d’interactions avec son « espace personnel » Pôle emploi" (leur site) et évaluer leur qualité. Et ça c’est déjà en cours (évitez d’ouvrir un tel espace, si vous n’en avez pas un besoin impératif). Si un tel contrôle devait se mettre en place, il serait pour l’essentiel algorithmique. 1200 agents de contrôle assermentés n’y changeront rien, il y a 6 millions d’inscrits.
      On voit encore une fois que, réminiscences de STO mis à part, la comparaison avec le camp de travail est absurde. C’est à l’air « libre » que se gère le contrôle. Et c’est à l’air libre, y compris par delà les murs de l’entreprise que le travail est exploité.

      #guerre_sociale #l'économie_est_la_politique_du_capital