/article

  • « Comment boycotter l’IA et son monde », une soirée Reporterre à Paris
    https://ricochets.cc/Comment-boycotter-l-IA-et-son-monde-une-soiree-Reporterre-a-Paris-9432.htm

    Le collectif drômois AssezDC, qui lutte contre le gigandestque data center pour IA en projet à Rovaltain, Alixan sera présent à cette soirée contre l’IA à Paris. La police prédictive de l’entrepise IA américaine Anthropic scrutera sans doute attentivement cet événement... Techno-totalitarisme : l’entreprise Anthropic construit un système de police prédictive pour réprimer les opposants à l’IA (à retrouver dans notre article sur les dangers mortels de l’IA pour l’humanité) « Comment (…) #Les_Articles

    / #Ecologie, #Technologie

    https://contre-attaque.net/2026/09/11/techno-totalitarisme-lentreprise-anthropics-construit-un-systeme-de-
    https://reporterre.net/Comment-boycotter-l-IA-et-son-monde-une-soiree-Reporterre-a-Paris
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/09/13/sam-altman-annonce-qu-openai-n-entrera-pas-en-bourse-en-2026-en-raison-des-i

  • Au cœur d’une #cyberattaque sans précédent qui a ébranlé le notariat français

    Enquête Des pirates ont détourné au moins 35 millions d’euros au sein de centaines d’offices notariaux pendant deux ans. Les hackeurs étaient si prolifiques que les autorités ont craint l’émission de faux actes notariés.

    Le 20 mars 2024, dans les bureaux d’un notaire breton, le téléphone n’arrête pas de sonner. Au bout du fil, des dizaines de ses homologues de toute la France ont reçu un étrange dossier de vente de la part de leur confrère. Ce dernier n’y est pour rien : le document, piégé, a été conçu et envoyé par des pirates informatiques qui ont pris le contrôle de son système informatique. L’appât fonctionne : sur les plus de 10 000 officiers publics l’ayant reçu, 80 % auraient cliqué, selon un document interne de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), l’agence de cybersécurité de l’Etat.

    Cet épisode n’est qu’une infime portion d’une vaste campagne de piratages ayant touché plus de 500 offices notariaux en France ainsi que l’instance qui les chapeaute, le Conseil supérieur du notariat (CSN). Révélées ici pour la première fois sur la base de documents internes de l’Anssi, du CSN ainsi que de plusieurs sources proches du dossier, ces attaques n’ont pas seulement causé un important préjudice financier : pendant au moins deux ans, elles ont ébranlé le notariat dans ses fondements même.

    Les hackeurs piratent les premiers offices notariaux en décembre 2022 avant de propager leurs initiatives à d’autres offices, notamment par le biais de courriels piégés. Leur but ? Réaliser des virements bancaires.

    Avec les notaires français, les hackeurs ont trouvé un filon de choix. En tout, « plus de 500 études » – soit 7 % d’entre elles – sont victimes du groupe de pirates, qui détournent entre 35 et 40 millions d’euros, selon une estimation « basse » citée par l’Anssi dans un document interne de novembre 2024. Ces montants seront remboursés en partie par l’assurance des notaires.
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/09/03/au-c-ur-d-une-cyberattaque-sans-precedent-qui-a-ebranle-le-notariat-francais

    https://justpaste.it/gauqs
    #escroquerie #riches

  • Cyberattaque contre Hugging Face : près de 700 agents IA se sont coordonnés lors de cette intrusion

    Un rapport, publié mercredi 26 août par des enquêteurs indépendants, revient sur ce récent piratage mené de leur propre initiative par des agents d’intelligence artificielle développés par l’entreprise OpenAI.

    « Oh mon Dieu ! Il y a un forum de messages… On a trouvé d’autres agents ! »

    (insérer ici une image de la peinture Le Cri d’Edvard Munch)

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/27/cyberattaque-contre-hugging-face-pres-de-700-agents-ia-se-sont-coordonnes-lo

    Pour le contexte :

    Deux agents d’IA d’OpenAI se sont échappés et ont piraté plusieurs entreprises : le point sur les faits et les questions qui se posent

    Deux intelligences artificielles d’OpenAI sont parvenues à s’extirper d’un environnement théoriquement confiné et à se connecter à Internet, piratant plusieurs entreprises pour résoudre un test, et attaquant notamment la plateforme Hugging Face. Un épisode qui soulève de nombreuses questions en matière de sécurité.

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/30/la-cyberattaque-de-hugging-face-par-des-ia-d-openai-expliquee-en-quatre-ques

    #openai #huggingface #cybersecurity #agents #postmortem #intelligence_artificielle #ai #it_has_begun

  • Addiction aux plateformes de Meta : un accord à 18 milliards de dollars pour solder le procès - Next
    https://next.ink/253264/addiction-aux-plateformes-de-meta-un-accord-a-18-milliards-de-dollars-pour-sol

    #Meta a accepté de verser 18 #milliards de dollars pour mettre fin aux plaintes de quatre États américains l’accusant d’avoir rendu #Facebook et #Instagram addictifs pour les #mineurs.

    (...)

    La somme annoncée est très loin des calculs apocalyptiques de Meta : l’entreprise avait en effet affirmé que les 4 États (California, Colorado, Kentucky et New Jersey) cherchaient à obtenir jusqu’à 1 400 milliards de dollars en pénalités. Ces mêmes États avaient chiffré le montant autour des 200 milliards.

    (...)

    #argent_magique

  • #LOL

    Le projet de parc d’attractions « Dragon Ball » en Ile-de-France n’a pas encore l’accord des ayants droit japonais
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/25/le-projet-de-parc-d-attractions-dragon-ball-en-ile-de-france-n-a-pas-encore-

    Le mégaprojet autour du héros créé par Akira Toriyama n’a pas encore obtenu la licence nécessaire, une procédure qui est loin d’être une formalité.

  • Piratage du site des impôts : « Peu de ministères sont au niveau requis » pour faire face aux cyberattaques, reconnaît Sébastien Lecornu
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/19/piratage-du-site-des-impots-peu-de-ministeres-sont-au-niveau-requis-face-aux

    « Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’Etat rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain », a écrit le chef du gouvernement dans un courrier adressé au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, dont les services chapeautent l’Anssi.

    « Je vous demande de constituer une équipe de contact composée d’agents de l’Anssi et chargée d’intervenir en première ligne en cas de suspicion d’atteinte grave à l’intégrité du système d’information de l’Etat », a détaillé M. Lecornu dans ce courrier. « Elle sera engagée en amont de crises potentielles dès la violation d’accès sensibles, pendant la crise et à l’issue », et sera chargée d’adresser « systématiquement » au premier ministre « une analyse après action afin de tirer tous les enseignements de ces attaques ».

    Le premier ministre a reconnu et déploré qu’en termes de cybersécurité « peu de ministères so[ie]nt au niveau requis » en France. « Ce n’est pas acceptable », a-t-il ajouté.
    Deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet

    Le chef du gouvernement a en outre demandé au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale de lui présenter pour vendredi « une proposition d’organisation et de règle d’engagement de cette nouvelle unité cyber, ainsi que les moyens qui lui sont alloués et le chef » qu’il désignera à sa tête. « J’attends un engagement total de l’Anssi dans cette mission de crise », a conclu le premier ministre dans son courrier.

    ouloulou, avec le vol de données du trésor public, c’est la guerre ! il ne fallait pas toucher aux infos sur de gros proprios et gros contribuables (dont bon nombre se font vendre des services d’avocats suite à cette affaire).

    • Piratage du site des impôts : « La crédibilité de l’Etat français est mise à mal quand il échoue à protéger l’une de ses forteresses les plus régaliennes », Jean-Baptiste Soufron, Avocat et ancien secrétaire général du Conseil national du numérique, qui est devenu le Conseil de l’IA et du numérique.
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/20/piratage-du-site-des-impots-la-credibilite-de-l-etat-francais-est-mise-a-mal

      Un homme est entré, le 26 juin, dans le système d’information de la direction générale des finances publiques (#DGFiP). Il y est resté. Le 12 août, il a mis en vente les données de 678 000 contribuables. L’administration fiscale l’a reconnu le 13.
      Retenons la date du 21 juillet. Après un intense lobbying du gouvernement et de l’Elysée, le Parlement adoptait la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les données fiscales étaient déjà sorties depuis près d’un mois. Voilà les deux termes du bilan de dix ans de numérique en France. D’un côté, des mois de débats pour être les premiers en Europe à interdire les réseaux aux adolescents. De l’autre, une #fuite_de_données massive en raison de l’impréparation de l’administration et des errements du politique.

      Puis vint le 13 août. Ce jour-là, l’administration fiscale reconnaissait l’intrusion. Par un hasard du calendrier, le lendemain, le Conseil constitutionnel, saisi fin juillet par des députés de gauche, censurait l’article 1er de la loi sur les réseaux sociaux pour « atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication ».
      Quasi simultanément donc, l’Etat avouait qu’il n’avait pas su garder les données des contribuables et perdait le texte qui devait lui tenir lieu de bilan numérique.

      Le motif de la censure du Conseil constitutionnel mérite d’être lu. Notamment en contrôlant l’âge des usagers, la loi aurait constitué le plus grand fichier d’identité du pays, au même moment où l’Etat se révélait incapable d’empêcher la fuite du revenu déclaré de 678 000 particuliers ou professionnels.
      Depuis, nous discutons pour savoir si l’attaque était prévisible, si le mot de « passoire » est excessif ou si des solutions techniques auraient dû être mises en place. Mais le sujet semble plus politique que technique ou réglementaire, l’absence de capacité de l’Etat à prendre conscience du sujet étant apparue publiquement dès la déclaration du ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, qualifiant l’attaque de « particulièrement sophistiquée », alors qu’elle a consisté à utiliser des identifiants comme il s’en vend pour quelques centimes.

      Certes, il ne s’agit pas une passoire, c’est un défaut de contrôle d’accès, comme si un badge d’entrée d’immeuble avait été perdu et qu’un voleur en avait profité. Mais, dans un immeuble bien conçu, un badge perdu ouvre la porte d’entrée et rien d’autre, pas les 300 appartements [foi de bourgeois]

      Transparence et responsabilité

      L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (#Anssi), l’instance qui protège les systèmes de l’Etat, relève du premier ministre par la chaîne de la défense et de la sécurité nationale. Le financement du secteur dépend de Bpifrance, une société détenue par l’Etat et la Caisse des dépôts et consignations. Les systèmes de la DGFiP relèvent de Bercy, comme ceux de chaque ministère relèvent de leur propre ministre, si bien qu’aucune norme de sécurité n’est opposable à l’ensemble de l’Etat. Et le numérique est confié à une ministre déléguée [Anne Le Hénanff, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique] auprès du ministre de l’économie – trois niveaux de hiérarchie sous le premier ministre –, septième titulaire du portefeuille depuis 2017 et sans administration propre. On ne réunit ces mondes que lors de la constitution des cellules interministérielles de crise, ce qui témoigne assez que la coordination n’existe pas en régime ordinaire.

      En parallèle, faute de décision politique, la transposition de la directive européenne dite « NIS2 » (sécurité des réseaux et des systèmes d’information), qui aurait contraint l’administration à adopter des mesures de sécurité, n’a jamais été inscrite en séance depuis 2024, le gouvernement ne voulant pas de l’article par lequel les parlementaires refusaient d’autoriser les citoyens à chiffrer leurs données de façon sécurisée. Le 8 juillet, la Commission européenne a décidé de renvoyer la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour défaut de transposition de la directive dans le droit français.
      D’ici à un ou deux ans, des contribuables recevront peut-être l’appel d’un faux inspecteur du fisc qui connaîtra leur taux de prélèvement exact, leur adresse, leur historique, et ils se laisseront convaincre de lui verser quelques milliers d’euros – le préjudice moyen était de 3 000 euros en 2025.

      En Suède, en juillet 2017, deux ministres ont quitté le gouvernement en une semaine après une attaque similaire. En France, en 2026, cinquante-deux jours après l’intrusion, le premier courriel aux victimes a enfin pu partir.

      Si elles ne sont pas techniques, les solutions existent. Inscrire la transposition de la #directive_NIS2 au calendrier de la rentrée parlementaire et cesser de reposer la question du #chiffrement comme si l’on était encore en 1999. Donner à un ministre de plein exercice le pouvoir d’imposer une norme à une administration qui n’en veut pas, plutôt que de fabriquer une autorité de plus. Et adopter une attitude de transparence et de responsabilité en garantissant, sinon la sécurité maximale – à l’impossible nul n’est tenu –, mais la réactivité la plus diligente et l’information la plus claire.

      A côté des discours sur la « start-up nation », la crédibilité de l’Etat français est mise à mal quand il échoue à protéger l’une de ses forteresses les plus régaliennes. Et que penser du manque de vision d’un gouvernement qui a préféré passer plusieurs mois à débattre sur la question de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, mobilisant administration, secteur privé, acteurs associatifs et tout le banc du corps politique, le tout pour se voir censurer sans ambages par le Conseil constitutionnel, et ce alors que les fuites de données étaient en train de se dérouler dans ses propres services.

      La souveraineté numérique n’a jamais désigné autre chose qu’une forme de projet collectif à l’échelle d’un pays. Non pas la possession d’une technologie, mais l’existence d’une autorité capable de déterminer une vision, de faire des choix et d’arbitrer. Tant au niveau administratif qu’au niveau politique, et naturellement au niveau industriel. Si la France veut effacer ce bilan et reprendre sérieusement sa place sur la question numérique, ce sont les décisions qu’il faudra prendre dans les années à venir.

      Piratage du fisc : protéger le pacte républicain et le consentement à l’#impôt
      https://archive.ph/l5oA2#selection-5161.0-5627.145

      edit

      #cyberattaque

  • « ChatGPT pour ados » et sa détection d’âge automatique arrivent en France
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/18/chatgpt-pour-ados-qui-s-appuie-sur-une-detection-d-age-automatique-arrive-en

    Une « attention particulière » est ainsi activée pour limiter les réponses, ou envoyer des messages d’alerte ou de prévention, quand un utilisateur « aborde des sujets [comme] l’automutilation et le suicide, les jeux de rôle romantiques ou à caractère sexuel, les contenus explicites ou graphiques, les activités et substances dangereuses, la perception du corps et les troubles alimentaires, ainsi que les demandes de confidentialité concernant des comportements à risque ».

    Ce mode « #ChatGPT_pour_ados », que Le Monde n’a pas pu tester, doit aussi proposer des options de #contrôle_parental, qui permettent aux parents disposant d’un compte ChatGPT de le lier à ceux de leurs enfants, mais aussi d’en surveiller et d’en limiter les usages. Ces nouveaux réglages étaient apparus dans ChatGPT en septembre 2025 juste après qu’une plainte a été déposée aux Etats-Unis par les parents d’un mineur qui se serait suicidé avec le concours du robot conversationnel. OpenAI a, par la suite, nié sa responsabilité dans cet acte.

    [...]

    Dans « ChatGPT pour ados », un accent particulier devrait par ailleurs être mis sur l’accompagnement scolaire. Selon le communiqué de l’entreprise américaine, les utilisateurs adolescents seront par exemple soumis à des « rappels à faire ses devoirs » de manière traditionnelle, en cas d’usages manifestes de ChatGPT pour « prendre des raccourcis » en la matière, et obtenir des réponses toutes faites sans réflexion.

    Des pratiques qui se sont beaucoup répandues chez les plus jeunes utilisateurs de ChatGPT. Selon une enquête de BVA/Ipsos parue en mai, 86 % des jeunes de 11 à 25 ans utilisent régulièrement, en France, des services d’IA générative : parmi eux, plus d’un quart consultent « quotidiennement l’IA » pour leur scolarité, selon cette étude.

    Dans une telle situation, qui sera détectée proactivement par OpenAI, selon le communiqué, les élèves seront incités à utiliser le mode de réponse « Etudier », qui doit enclencher un système de questions-réponses devant correspondre à des besoins pédagogiques. Les parents utilisant les contrôles parentaux du service pourront définir des « heures d’étude » pendant lesquelles ce mode d’apprentissage est activé par défaut.

    #écoleIA #devoirs

  • Janvier 2026
    Cyberattaque contre l’Éducation nationale : les données de 5 millions de personnes piratées
    https://www.01net.com/actualites/cyberattaque-contre-education-nationale-donnees-5-millions-personnes-piratees

    la plateforme GAEL a enregistré une intrusion. La plateforme est chargée de la gestion du DELF (Diplôme d’études en langue française) et du DALF (Diplôme approfondi de langue française), les certifications officielles délivrées par le ministère français de l’Éducation nationale pour évaluer les compétences en français langue étrangère ou seconde.

    L’intrusion découle directement de la « compromission de deux comptes d’utilisateurs externes ». [...] Parmi les informations dérobées, on trouve « civilité, nom, prénom, patronyme, ville de naissance, pays de naissance, date de naissance, nationalité, langue maternelle, premier centre de rattachement ». Ce sont des informations précises, qui sont très utiles pour mettre au point des arnaques personnalisées.

    [...] Selon les investigations menées par l’Éducation nationale, ce sont les données de 5,8 millions de candidats qui ont été subtilisées.

    Mars 2026
    L’Éducation nationale piratée : les données de 243 000 agents ont été volées
    https://www.01net.com/actualites/education-nationale-piratee-donnees-243-000-agents-volees.html

    le ministère révèle que Compas, un logiciel de ressources humaines utilisé pour gérer les stagiaires du premier et du second degré, a été compromis.

    Dans le logiciel, les pirates ont pu mettre la main sur les données de 243 000 agents de l’Éducation nationale. En grande majorité, les victimes sont des enseignants. Les informations volées comprennent les noms, les prénoms, les adresses postales, les numéros de téléphone et toutes les périodes d’absence des enseignants enregistrés dans Compas. Bonne nouvelle, les motifs des absences n’ont pas été consultés par les attaquants.

    [...] Les investigations ont montré qu’un compte utilisateur compromis est à l’origine de l’attaque.

    Avril 2026
    Fuite de données à l’Éducation nationale : une nouvelle cyberattaque a compromis les informations de millions d’élèves
    https://www.01net.com/actualites/nouvelle-fuite-donnees-education-nationale-cyberattaque-compromis-infos-eleve

    Les hackers de DumpSec ont revendiqué la cyberattaque à l’encontre du service EduConnect [portail d’accès numérique pour les élèves] de l’Éducation nationale. Les pirates prétendent avoir volé les données personnelles de 3,5 millions d’élèves mineurs au cours de leur attaque. Parmi les informations volées, on trouverait aussi 7 200 000 bulletins scolaires.

    [...] L’offensive est survenue à la fin de l’année dernière [déc. 25], mais n’a été découverte que récemment.

    Pour arriver à ses fins, le pirate à l’origine de l’attaque a usurpé l’identité d’un agent habilité du ministère.

    Août 2026
    Les pirates du site des impôts affirment avoir aussi dérobé des informations personnelles de millions d’élèves au ministère de l’éducation nationale
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/18/les-pirates-du-site-des-impots-affirment-avoir-aussi-derobe-des-informations

    On trouve pêle-mêle, dans les différents fichiers, les coordonnées postales, électroniques ou téléphoniques de parents et d’élèves, les options choisies par ces derniers, mais aussi des appréciations enregistrées par les enseignants. D’autres fichiers contiennent aussi l’adresse postale et le courriel personnel d’enseignants de l’académie de Créteil.

    Dans un long descriptif des données publié par les pirates présumés, ceux-ci affirment avoir mis la main sur plusieurs autres bases de données particulièrement sensibles, et notamment un fichier d’élèves « décrocheurs ». Toutes les académies sont concernées par le vol de données, mais les pirates disent disposer en particulier d’informations personnelles sur les enseignants des académies de Créteil et de Versailles. Il s’agit des deux plus importantes académies de France, qui regroupent environ 2 millions d’élèves, soit plus de 15 % du total national, ainsi que 190 000 agents, dont 143 000 enseignants. Le piratage semble avoir notamment visé le système Siecle (ex-Sconet) de l’éducation nationale, l’un des principaux systèmes de gestion des élèves utilisé dans le second degré.

    Selon les premiers éléments dont dispose le ministère de l’éducation nationale, cette nouvelle fuite est liée à un précédent piratage, annoncé par la Rue de Grenelle à la fin du mois de juillet et qui concernait « un nombre important de ses agents (…) ayant exercé en académie depuis 2001 ». Dans son communiqué de juillet, le ministère assurait que seules des données du personnel étaient touchées par le piratage.

    [...] L’inquiétude est plus vive encore que lors des précédents piratages de l’éducation nationale, au regard de l’ampleur de la fuite et des données subtilisées, qui permettraient par exemple de retracer l’historique scolaire de très nombreux élèves et exposeraient les lieux de travail et de vie de centaines de milliers de personnes.

    • J’ai un petit espoir que ces affaires nous fassent un peu bouger sur tout ce qu’on met sur les clouds de l’éducation nationale sur nos élèves...

      À la rentrée, dans mon académie (ça a déjà dû se faire ces 2-3 dernières années partout ailleurs en France), doit se généraliser l’usage du livret de parcours inclusif (LPI), application permettant d’échanger des documents sur tous les élèves à besoins éducatifs particuliers (plans/projets/programmes personnalisés divers et gevasco) entre profs, parents, mdph et notre hiérarchie. Jusqu’ici on s’envoyait les gevasvo par mail et les autres documents étaient seulement en papier, stockés dans un classeur à l’école, et il n’y avait pas de problème de « circulation d’information ». Mais ça ne permettait pas de bien contrôler notre travail administratif et pédagogique ni de piloter l’école inclusive à partir de données objectives...

    • Après la cyberattaque dans l’éducation nationale, des applications bloquées et des chefs d’établissement « au chômage technique »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/21/apres-la-cyberattaque-dans-l-education-nationale-des-applications-bloquees-e

      Proviseurs et principaux se rendent compte, au fil de leur reprise du travail, de perturbations dans l’accès à leur messagerie et à leurs outils en ligne, en raison de mesures de sécurisation suivant la cyberattaque du 25 juillet. Des interruptions de services qui inquiètent dans la dernière ligne droite avant la #rentrée.

      https://archive.ph/tvy7g

      #cyberattaque #éducation

  • Feuille de route #cybersécurité de l’État : ce qu’elle avoue
    https://christophemazzola.fr/articles/la-feuille-de-route-cybersecurite-de-letat-francais

    Un document officiel atterrit sur votre bureau. Il émane du Premier ministre. Il s’appelle « Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026-2027 ». Vous l’ouvrez.

    [...]

    Quand un État publie en 2026 une feuille de route qui demande à ses ministères de supprimer les comptes génériques, de tester leurs sauvegardes et de mettre du MFA sur les comptes admin, ce n’est pas un signal de maturité. C’est un signal d’urgence déguisé en document de gouvernance. Et tout professionnel qui le lit avec un minimum d’expérience terrain comprend exactement ce que ça veut dire sur l’état réel des systèmes derrière la façade.

  • L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans censurée par le Conseil constitutionnel
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/14/l-interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-quinze-ans-censuree-par-le-c

    Les membres de l’institution ont estimé que la loi visant à protéger les mineurs « porte une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée » à la liberté d’expression et de communication des moins de 15 ans.

    https://seenthis.net/messages/1183030

    #age_verification #age_checking

    • Et donc comme prévu l’extrême-droite se plaint qu’on ne peut rien plus faire à cause de la tyrannie des juges :
      https://x.com/BrunoRetailleau/status/2088309478613495810

      Le conseil constitutionnel vient de rendre six décisions ce jour dont certaines auront des effets profonds et durables pour les Françaises et les Français. Il est permis de s’interroger sur ces décisions qui consacrent, au fil des renoncements successifs de nos gouvernements depuis des années, la primauté des juges sur les représentants du peuple souverain.

      De plus la question du déport de certains membres ayant pris antérieurement des positions sur le sujet crucial de la fin de vie est restée sans réponse.

      Il est temps de rendre au peuple français la parole et surtout sa place essentielle, qu’il n’aurait jamais dû perdre. C’est ce que je ferai dans mon projet présidentiel en élargissant le champ des référendums à toutes les questions majeures de notre vie en société. C’est le sens que nous voulons donner à l’avenir de la France qui en dépend.

  • La plateforme des impôts victime d’une #cyberattaque
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/13/la-plateforme-des-impots-victime-d-une-cyberattaque_6745830_4408996.html

    D’après le site spécialisé Fuites Infos, qui a révélé l’information, selon BFM-TV, la revendication de l’attaque affirme que celle-ci a permis aux auteurs de collecter l’identité des usagers concernés (nom complet, date et lieu de naissance, adresse postale, adresse e-mail, numéro de téléphone), leurs identifiants fiscaux, numéro de Siren pour les professionnels, leur situation familiale, l’historique des échanges avec les services fiscaux ou encore le montant de leurs impôts. D’après la même source, la revendication porterait sur des « dizaines de millions » de contribuables.

    L’ANTS, Bloctel, France travail et puis ça, on voit bien qu’il faut déléguer à des prestataires privés, non ?

    • On a l’impression qu’avec les IA la sécurité informatique est un fantasme. Ces grosses infrastructures centralisées sont hypervulnérables, ou bien cela deviendra extrêmement peu ergonomique, comme les sites des banques qui te demandent douze mots de passe, double vérification. C’est peut être là sécurité mais ça exclut complètement les personnes âgées, les pas doués informatiques, etc.

    • Filer au privé l’impôt, les pièces d’identité, le chômage, ils le feront pas. Faisant mine de gouverner, bien évidemment je galégeais. Même de leur point de vue, faire Docotolib partout est impossible.

      Mais quand même, il n’y a plus de voie de fuite, sauf pour nos données, allégrement collectées.

    • Fuite Piratage d’impots.gouv : « Les réductions des dépenses publiques conduisent aussi à plus de vols de données fiscales »
      https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/piratage-dimpotsgouv-les-reductions-des-depenses-publiques-conduisent-aus

      Après l’attaque du portail du fisc fin juin, le syndicat Solidaires finances publiques s’agace de la réaction « tardive » de Bercy. Il déplore une priorisation des investissements vers le déploiement de l’IA. De son côté, la DGFIP dit avoir fait face à une attaque « sophistiquée ».

      « Cette nouvelle attaque n’a rien d’étonnant », s’agace Sandra Demarcq, secrétaire générale du syndicat Solidaires finances publiques. Fin juin, le portail du fisc, impots.gouv.fr, a été victime d’un piratage informatique et d’une fuite de données de contribuables particuliers et professionnels. Un vol officialisé par Bercy seulement jeudi 13 août, dans un succinct communiqué, une fois confronté à la revendication du hackeur, mercredi 12 août, et à la publication d’articles de presse sur le sujet. Le ministère a précisé, vendredi 14 août, que les données extraites concernaient 678 000 comptes particuliers et professionnels confondus.

      Le syndicat majoritaire de l’administration avait pourtant donné l’alerte dès le 18 juin, en interpellant par courrier la patronne de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), Amélie Verdier, au sujet d’une « mise en vente sur le darkweb, le 12 juin, de données concernant le portail France services », réseau des services administratifs. Parmi ces données, « potentiellement » celles d’agents de la #DGFIP dont l’obtention par un cybercriminel pourrait « faciliter des tentatives de piratage, d’usurpation d’identité ou d’hameçonnage ciblé » pour accéder au système d’information du fisc.

      https://justpaste.it/gyr3c

    • Deux précédents procès, qui se sont tenus en mars, ont été très défavorables sur le fond à Meta et ont établi un début de jurisprudence. Le premier, intenté par le procureur du Nouveau-Mexique, s’est tenu à Santa Fe et a conduit à une première condamnation de Meta à payer 375 millions de dollars, la firme étant accusée d’avoir porté atteinte à la sécurité des enfants, notamment par l’intermédiaire de pratiques commerciales « déloyales et trompeuses » ainsi qu’« abusives ».

      Dans un deuxième temps, début août, la firme a été condamnée à payer 567 millions de dollars à un fonds destiné à améliorer la santé des mineurs. Le juge Bryan Biedscheid a comparé Meta et ses applications à une usine qui rejetterait des toxines dans l’air. Il a imposé toute une série de restrictions à l’usage de Facebook et d’Instagram, ordonnant par exemple à Meta de supprimer les notifications push pour les utilisateurs avérés ou présumés de moins de 18 ans entre 22 heures et 7 heures tous les jours, ainsi qu’entre 8 heures et 15 heures pendant l’année scolaire. Le juge n’a toutefois pas contraint le groupe à modifier son algorithme, estimant que cette mesure enfreindrait vraisemblablement le premier amendement de la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression. Meta a annoncé son intention de faire appel.

  • Mark Zuckerberg signe un plaidoyer en faveur de l’IA et annonce un fonds pour les villes accueillant ses centres de données
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/10/mark-zuckerberg-signe-un-vaste-plaidoyer-en-faveur-de-l-ia-et-annonce-un-fon

    (...)

    Dans le même temps, Mark Zuckerberg a annoncé la création d’un fonds pour les villes accueillant des centres de données du groupe afin de « permettre un développement durable à travers tout le pays ». Selon le Wall Street Journal, ce fonds devrait s’élever à 1 milliard de dollars.

    Meta avait au préalable annoncé vouloir investir 145 milliards de dollars dans la construction de centres de données cette année, une somme qui devrait atteindre 600 milliards de dollars d’ici à 2028.

    Il investit 145 milliards. Et 1 milliards pourront ruisseler sur les villes qui le veulent bien.

    On ne parle pas de #corruption, à ce point là. Tout comme pour le lobbying.

  • Guillaume Pley, le fondateur du média « Legend », accusé d’échanges en ligne à caractère sexuel avec plusieurs mineures
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/10/guillaume-pley-le-fondateur-de-legend-accuse-d-echanges-en-ligne-a-caractere

    L’ancien animateur de NRJ a publié vendredi un communiqué pour se défendre des accusations d’une série d’enquêtes. Depuis, plusieurs anciens proches se sont désolidarisés de Guillaume Pley, dont la défense est fragilisée par un nouveau témoignage recueilli par « Le Monde ».

  • Les IA vont-elles tuer les liens hypertextes, ces briques fondamentales du Web ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/02/les-ia-vont-elles-tuer-les-liens-hypertextes-ces-briques-fondamentales-du-we

    (...) pourquoi cliquer sur ces [liens] puisque tout peut être servi à votre porte ? Le 22 juillet, Google a déployé en France ses « aperçus IA » (« AI Overviews »). Quand elle est activée, la fonctionnalité relègue l’antique liste des « 10 premiers liens » au fond de la première page de résultats du moteur de recherche et la remplace par un résumé, écrit automatiquement par l’intelligence artificielle (#IA) Gemini.

    Résultat : de nombreux éditeurs de sites Internet craignent pour l’avenir de leurs activités en ligne. En Allemagne, où l’option était déjà en place, la société de référencement Sistrix enregistrait une chute de 6,6 % du nombre de clics en provenance du Google. Mais plus encore qu’une problématique de modèle économique pour les sites Internet, la question est presque philosophique. Le #Web s’est bâti sur le concept même de #liens qui, par leur multiplication, forment ce qu’on appelle communément la « Toile ». Si ces liens ne sont plus parcourus, ont-ils encore une raison d’exister ?

    [...]

    « Les hyperliens et l’hypertexte [la technologie qui les sous-tend] ont été mis au défi par le tournant commercial du Web », complète Valérie Schafer, évoquant la transformation d’un « réseau de pages et documents » en un « réseau de services et plateformes, où sont incorporés de multiples outils, contenus et liens cliquables dont certains sont fournis par les plateformes, ou encore générés par des machines ».
    En parallèle, d’autres mécanismes mettent à mal les principes initiaux de l’hypertexte.
    « Les réseaux sociaux, les applications mobiles, les environnements derrière un paywall… ont érodé la notion de liens ouverts, souvent pour des raisons uniquement commerciales »_, explique au Monde Alberto Di Meglio, responsable de la stratégie numérique du CERN. Les choix de développement de ces plateformes ont, souvent, consisté à faire rester le plus longtemps possible leurs utilisateurs dans leur environnement, et dévalorisé les liens externes permettant de s’en échapper.
    Et cette tendance se poursuit : les utilisateurs qui conversent avec les agents conversationnels comme ChatGPT (OpenAI) ou qui se voient proposer les résumés par IA de Google n’ont en théorie plus de raison de cliquer sur des liens puisque les réponses à leurs interrogations leur sont fournies clés en main.

    https://justpaste.it/abrgm

    #hypertexte #hyperliens

    • Pour une fois que les femmes ne disparaissent pas de l’histoire du web note l’apparition bienvenue de ces chercheuses :
      #Anne_Helmond, de l’université d’Utrecht (Pays-Bas) Historiographie de l’hyperlien » parue en 2018
      #Olia_Lialina, artiste russe parmi les pionnières de l’art en ligne
      #Valérie_Schafer, historienne des télécommunications, de l’informatique et des cultures numériques

    • Avec l’introduction des « aperçus IA », « le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation numérique »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/04/avec-l-introduction-des-apercus-ia-le-web-et-les-applications-mobiles-pourra

      Est-il imaginable que les #médias ferment leurs contenus aux fournisseurs d’IA, comme la plateforme Reddit semble désormais vouloir le faire aux Etats-Unis ? Peu d’acteurs disposent d’un tel pouvoir de négociation. Pour la plupart des médias, le dilemme est redoutable : accepter que leurs #contenus alimentent ces nouveaux systèmes au risque de perdre leur audience, ou s’en retirer au risque de devenir progressivement invisibles dans les interfaces qui structureront demain l’accès au #savoir. Et dans cette lutte, il n’est pas certain que Google gagne à ne pas rémunérer équitablement les producteurs d’information.

      En effet, si les interfaces d’IA promettent de rendre l’information plus accessible que jamais, leur succès conduit à fragiliser ceux qui produisent cette information. Elles risquent de compromettre, à terme, la ressource dont elles se nourrissent. Une société qui ne finance plus la production des faits ne pourra pas longtemps bénéficier de la qualité de leurs synthèses.

      Déplacement du pouvoir

      Ce que l’introduction des AI Overviews traduit, c’est l’effacement du Web, qui avait lui-même remplacé une partie des médiations traditionnelles. Il devient une infrastructure invisible, tout comme les applications mobiles qui s’effacent également derrière des interfaces conversationnelles. Le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation #numérique.

      https://justpaste.it/dtnq8

  • Jusqu’à quand les gugusses d’Open AI nous prendront pour des cons avec leurs effets d’annonce ? "environnement d’essai numérique strictement contrôlé" ça veut dire quoi en langage standard à part que 3 techniciens assurent avoir bien pris toutes les précautions auxquelles ils avaient pensé et omises toutes celles qu’ils ignoraient ?

    Un « cyberincident sans précédent » : OpenAI reconnaît que ses agents d’IA ont piraté, de leur propre initiative, la plateforme Hugging Face
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/22/openai-fait-etat-d-un-piratage-sans-precedent-d-une-plateforme-par-ses-agent

    (...) L’entreprise cherchait à évaluer les capacités de piratage des modèles en leur assignant des tâches dans un environnement d’essai numérique strictement contrôlé, où l’accès à Internet était limité pour des raisons de sécurité. (...)

  • Les liens troubles avec la Russie d’un gestionnaire de mots de passe « européen »
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/07/17/les-liens-troubles-avec-la-russie-d-un-gestionnaire-de-mots-de-passe-europee

    Passwork, qui se présente comme espagnol, a en réalité été développé en Russie et dispose toujours d’une licence du FSB, le service de renseignement intérieur russe. Ce qui soulève d’importantes questions de sécurité pour ses clients, parmi lesquels figurent des entreprises françaises.

  • Polémique Guillaume Erner : le CRIF assume un soutien « matériel et moral » à « Leon le média »
    Par Brice Laemle, Damien Leloup et Martin Untersinger | Publié le 30 juin 2026
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/06/30/polemique-guillaume-erner-le-crif-assume-un-soutien-materiel-et-moral-a-leon

    Relativement peu connu jusqu’ici, Leon le média a bénéficié d’une exposition médiatique de grande ampleur mercredi 24 juin. Ce jour-là, le présentateur des Matins de France Culture, Guillaume Erner, diffuse à l’antenne un montage de Leon, faisant un parallèle entre plusieurs propos de Jean-Marie Le Pen (1928-2025) sur les juifs et des déclarations sorties de leur contexte de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle.

    La séquence émeut au sein de la station publique, au point que la société des journalistes de Radio France et le syndicat SNJ-CGT demandent davantage que les excuses de la direction de France Culture et du producteur mis en cause. De son côté, La France insoumise (LFI) annonce saisir l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique.

    Créés en novembre 2023, au lendemain de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, les comptes du média LEON sur les différents réseaux sociaux sont aujourd’hui suivis par 40 000 abonnés, dont 25 000 sur Instagram. La publication en ligne se définit officiellement, dans la biographie de sa page Instagram, comme « un média engagé », composé par des contributeurs « résolument républicains ».

    Audience modeste
    Dans les contenus du média, La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon sont fréquemment critiqués pour leur « rhétorique », que LEON considère comme antisémite. Les titres des vignettes des vidéos – « Quand Mélenchon s’invite chez un streameur antisémite », « Quand Mélenchon fait du Soral », « Quand Mélenchon plagie Jean-Marie Le Pen » –, tentent de faire la preuve que LFI mettrait en œuvre un « extrémisme d’atmosphère ». Sont régulièrement égratignés plusieurs élus insoumis, tandis que sont rappelés les liens entre LFI avec le groupuscule antifasciste la Jeune Garde, mis en cause dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.

    Un peu plus rarement, l’antisémitisme présumé du Rassemblement national (RN), du président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella, ou encore des alliés européens du RN est questionné. De nombreuses vidéos défendent aussi Israël et critiquent les médias de gauche (L’Humanité, Libération), taxés d’avoir un parti pris propalestinien. Le média publie aussi des posts contestant l’utilisation du terme « génocide » pour qualifier la situation à Gaza, avec des titres comme « Comment on a inventé le génocide en Palestine » ou « Plus de Palestiniens qu’avant la guerre ».

    LEON a une audience relativement modeste (quelques dizaines à centaines de milliers de vues pour chaque publication sur Instagram), mais avait déjà fait parler de lui en octobre 2025, après avoir diffusé un enregistrement audio d’un rassemblement de soutien aux Palestiniens organisé sur le campus de l’université Paris-VIII, durant lequel des propos faisant l’apologie du terrorisme avaient été tenus.

    Une enquête administrative avait été lancée par l’université et le parquet de Bobigny avait ouvert une enquête. Plus largement, la publication se veut la vigie des attaques à l’égard des personnes de confession juive.

    Site sans mentions légales
    Si plusieurs journalistes apparaissent à visage découvert dans les vidéos du média – comme plusieurs contributeurs de l’hebdomadaire Franc-Tireur, ou encore Julia Ganansia, qui a travaillé pour la chaîne israélienne I24 News –, le média reste très discret sur ses dirigeants et ses financements. Aucune mention légale ne figure sur son site, qui ne dispose pas non plus d’une adresse de contact. La personne présentée comme le rédacteur en chef, Avishaï Leger-Tanger, indique sur son profil Linkedin travailler pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), comme l’avait noté jeudi 25 juin Libération.

    Auprès du Monde, son président, Yonathan Arfi, reconnaît que l’association a apporté au projet un « soutien à la fois moral, de communication et matériel, comme on le fait pour beaucoup d’initiatives portées par des associations de la communauté ».

    L’analyse des archives publicitaires de Meta montre notamment que plusieurs milliers d’euros ont été investis par le CRIF, courant 2024, pour promouvoir le compte Instagram de LEON.
    Ce soutien « n’était pas caché », affirme M. Arfi, qui dit aussi que la « double casquette » de M. Leger-Tanger, à la fois salarié du CRIF et « porteur du projet LEON », est « parfaitement assumée ». Certaines publications de LEON mentionnaient bien le compte officiel du CRIF sur Instagram, mais sans jamais préciser que le projet bénéficiait d’un soutien de l’association. « Le CRIF a vocation à soutenir des projets comme celui-là, qui s’inscrivent dans le champ républicain, à grandir », dit M. Arfi, récusant « le sous-entendu, que porte une partie de LFI, que le soutien du CRIF serait quelque chose de coupable ».
    Brice Laemle, Damien Leloup et Martin Untersinger

  • Ça y est, ça commence… les USA bloquent des services informatique au reste du monde dont ils ont le monopole.
    Ca veut pas dire qu’il faudrait monter des data centres pour compenser. J’ai pas dit ça.
    Mais peut être le prendre comme indicateur qu’on fait n’importe quoi là haut.

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/06/13/la-guerre-de-l-ia-a-commence-le-blocage-du-dernier-modele-d-anthropic-par-le

    La start-up Anthropic américaine a désactivé son dernier modèle d’IA, Mythos 5 et Fable 5, à la demande de Washington. Une décision vue d’Europe comme l’illustration de la puissance américaine sur le secteur et de la volonté de contrôle de l’administration Trump.