Wikipédia, l’encyclopédie libre

http://fr.wikipedia.org

  • Naissance d’Emile Pouget
    https://www.partage-noir.fr/spip.php?article275

    Le 12 octobre 1860, naissance d’Émile Pouget dans l’Aveyron. Pamphlétaire redouté, anarcho-syndicaliste, antimilitariste et anticlérical. Très jeune révolté et marqué par le procès des Communards de Narbonne en 1871.

    [BD] Éphéméride

    #[BD]Éphéméride
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/lois_sc%C3%A9l%C3%A9rates »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d%27Amiens »
    « https://www.ephemanar.net/octobre12.html »

    http://zinc.mondediplo.net/messages/133437 via Partage Noir

  • Je suis tombée amoureuse d’une paire de #LunettesdeSoleil pas plus incongrues qu’un été en plein hiver...

    #KalaVera !
    #autoportrait & #effondrement #Catrina #Mictecacihuatl
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/47246967071

    Flickr

    ValK. a posté une photo :
    La Catrina, appelée à l’origine « La #Calavera Garbancera », est un personnage populaire de la culture mexicaine ; il s’agit d’un #squelette féminin vêtu de riches habits et portant généralement un chapeau. Ce personnage de squelette est inspiré à la fois de traditions européennes (notamment de l’art #macabre médiéval) et indigènes préhispaniques (en particulier du culte de la déesse aztèque de la mort Mictecacihuatl, mais aussi d’autres mises en scène de squelettes) - source http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Catrina

  • Je me passe des services des « Géants » du web. Du moins j’essaye.
    https://lapsuske.brubel.net/Je-me-passe-des-services-des-Geants-du-web-Du-moins-j-essaye

    Les GAFA sont une plaie sociale et environnementale, un danger démocratique, un trou noir de puissance non contrôlée à l’heure de la mondialisation. Il faut réduire leur importance et leur pouvoir, j’en suis persuadé.

    #Le_blog

    « http://fr.wikipedia.org/wiki/GAFA »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/Tizen »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/syst%C3%A8me_d%27exploitation »
    « http://www.samsung.com/in/consumer/mobile-devices/smartphones/others/SM-Z300HZKDINS »

  • Quiche poireaux-thon
    http://www.cuisine-libre.fr/tarte-poireaux-thon

    Préparation de la pâte brisée Dans un saladier, versez la farine. Ajoutez un peu de sel et la margarine ou le beurre en morceaux puis malaxez en ajoutant un tout petit peu d’eau jusqu’à obtenir une boule de pâte qui ne colle plus au plat et aux mains. Si possible, laissez reposer cette boule au frigo : vous pouvez la préparer la veille ou en profiter pour préparer la garniture. Préparation de la garniture Coupez fin le poireau et cuisez-le à la vapeur. Dans un saladier coupez la tomate, ajoutez…

    Blé, #Thon, #Quiches / #Sans_viande, #Plat_principal, #Four

    #Blé
    «http://fr.wikipedia.org/wiki/marmite_norv%C3%A9gienne»

  • Le costume est une écriture
    http://liminaire.fr/derives/article/le-costume-est-une-ecriture

    Lorsque nous étions à #Londres pour passer les fêtes de fin d’année en famille, nous avons visité l’exposition Hollywood Costume qui s’était installée au Victoria and Albert Museum de Londres jusqu’au 27 janvier 2013. Une rétrospective qui examinait le rôle du costume dans l’écriture cinématographique pour mettre en lumière le processus créatif du costumier, du scenario à l’écran. Nous avions pris la précaution d’acheter sur Internet nos billets avant de partir, retirés au guichet de la gare de l’Est, pour ne (...)

    #Dérives / #Journal, #Information, Londres, #Récit, #Photographie, #Vidéo, #Voix, #Sons, #Corps, #Cinéma, #Musique, #Musée, (...)

    #Ville
    « http://www.vam.ac.uk/content/exhibitions/exhibition-hollywood-costume »
    « http://www.vam.ac.uk »
    « http://clothesonfilm.com »
    « http://www.julie-d.levillage.org/roland_barthes.htm »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Martin »
    « http://www.actualitte.com/comics/le-super-heros-dans-tous-ses-etats-ou-superman-facon-warhol-39790.htm »
    « http://www.deviantart.com/morelikethis/349703593#/d5s7d0p »

  • Sea Life Is Suffocating in a ’Dead Zone’ the Size of New Jersey
    Sea life could be unable to survive in thousands of miles of ocean.

    Sea life is suffocating in a “dead zone” in the Gulf of Mexico that’s the size of New Jersey—the largest dead zone ever measured on Earth.

    According to new research funded by NOAA, and led by the Louisiana Universities Marine Consortium (LUMC), 8,776 square miles of water in the northern Gulf of Mexico is in a state of hypoxia.

    #oceans #environnement #mer @reka #hypoxie_marine

    Zone morte
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte

  • Cheikh Mohamed Sekfali : un homme de lettres et un éducateur-né | Bouillon de culture 2
    http://nadorculturesuite.unblog.fr/2012/05/17/cheikh-mohamed-sekfali-un-homme-de-lettres-et-un-educateur-

    le 14.05.12 | 10h00
    Voilà dix ans aujourd’hui que cheikh Mohamed Sekfali, ou tout simplement cheikh (comme se plaisaient à l’appeler ses amis et collègues d’El Eulma) nous a quittés pour rejoindre son Créateur et trouver ainsi une paix éternelle. Dix ans déjà !

    Mais pas un jour n’est passé sans qu’on ne s’inspire de son exemple dans notre quotidien, dans les petits et grands moments de la vie.De ses anciens élèves, certains sont devenus ses collègues, d’autres ont occupé (ou occupent encore) de hautes fonctions dans des postes de responsabilité à l’intérieur et à l’extérieur du pays ou se sont acquittés (et s’acquittent toujours certainement) de leurs charges familiales et sociales avec la même honnêteté que celle qui a caractérisé toute sa vie.

    Comment a-t-il pu réaliser cette œuvre si simple et pourtant si grande qui consiste à marquer de son empreinte positive de nombreuses promotions d’élèves et de les avoir orientés vers un nationalisme identitaire ouvert à l’humanisme ? Ainsi en a-t-il été de toutes les générations qu’il a formées bénévolement, en-dehors de ses heures de travail, pour leur permettre de figurer en très bonne place au prestigieux concours d’entrée au lycée franco-musulman de Constantine, devenu par la suite le lycée Hihi El Mekki. N’était-ce que du professionnalisme ou y avait-il ajouté cette foi inébranlable qu’il avait dans les valeurs profondes de notre religion telle que nous l’avons toujours vécue, dans notre ville, dans notre pays ?Son ouverture à l’autre, aux autres cultures, l’a-t-elle enrichi ou lui a-t-elle fait perdre de vue les valeurs fondamentales de notre personnalité algérienne ?Enseignant passionné, patriote incontestable et humaniste d’envergure, Sidi, notre maître à tous, a pourtant eu une vie bien ordinaire, mais il nous en a laissé des leçons extraordinaires.

    Un éducateur-né

    Son sens de l’éducation, il ne l’a pas acquis seulement à l’école, cette institution à laquelle il a consacré sa vie entière. Non, cela avait commencé bien avant, lorsqu’il était dans le petit village de Zemmoura d’octobre 1944 à janvier 1945.
    Oui, Sidi avait d’abord travaillé dans la justice et assumé cette tâche auprès de différents tribunaux de l’Est algérien avant d’embrasser la carrière de moudérès (enseignant en langue arabe) dans les écoles du Saint-Arnaud de l’époque. Ayant eu une parfaite maîtrise des deux langues, l’arabe et le français, il avait renforcé ses connaissances par une expertise en droit musulman, et c’est cela lui qui lui avait permis de travailler dans la justice dans les montagnes de la Petite Kabylie.

    Il a permis à bon nombre de ses coreligionnaires les plus démunis de connaître leurs droits et il les a défendus face à une administration coloniale qui ne s’embarrassait pas de scrupules lorsqu’il s’agissait de juger l’« indigène ». Il était très intégré à la population zemmourie dont il défendait les intérêts et prenait tellement à cœur sa « mission » qu’il les aidait même à résoudre des petites énigmes qui, sans sa clairvoyance, auraient pu dériver vers des comportements imprévisibles
    Ses études faites à la médersa de Constantine puis à la Thaâlibyia(1) d’Alger, lui avaient permis d’avoir une parfaite maîtrise de la langue du colonisateur et de celle de ses ancêtres. Il avait ainsi largement contribué à maintenir vivante et florissante notre belle langue arabe auprès des jeunes musulmans des écoles primaires du temps de la colonisation.

    Sans cela, qu’en serait-il advenu de toutes ces générations qui n’auraient appris que la fallacieuse histoire de « Nos ancêtres, les Gaulois… » ? Il avait été là, à chaque cours, à chaque instant, pour rappeler à tous et à chacun notre credo de résilience nationale emprunté au cheikh Abdelhamid Ben Badis(2), son ancien enseignant à la médersa de Constantine : « Chaâbou el Djazairi muslimoun wa ila al ûrubati yantassib »(3)… C’est dans ces médersas, pour la plupart financées par des notables et soutenues par les masses populaires, que Sidi forgea son nationalisme militant. Ainsi que l’écrivait mon ancien professeur d’histoire Mahfoud Kaddache (paix à son âme !), les lettrés de langue arabe et les hommes de religion… « donnèrent un élan décisif entre 1925-1930 à une Nahda algérienne qui eut surtout un aspect religieux et culturel. Fonder des mosquées et des médersas libres, prêcher une vie sociale et culturelle dans le cadre de la fidélité à la foi arabo-islamique, tels étaient les objectifs des gens de l’Islah »(4), … dont mon père était spirituellement l’héritier.

    Son amour infini pour la langue arabe a nourri sa quête permanente de toutes les richesses de notre patrimoine culturel (chants traditionnels, poésie littéraire et populaire, jeux et devinettes de notre tradition orale..).

    Un homme de lettres

    Il apprenait à ses élèves les poèmes et les fables sous forme de chansons dont il inventait les airs rendant ces textes (pas toujours faciles !) tellement plus simples à retenir… C’est ainsi qu’ils apprirent de belles leçons de morale en chantant et en illustrant de bien belles fables animalières, notamment celles qui avaient été extraites de Kalila wa Dimna(5) après l’adaptation du persan à l’arabe, faite par Ibn Al Muqaffaâ. On découvrait ainsi sous « la forme voilée » de la fable les conseils et les règles de conduite que les deux héros, des chacals nommés Kalîla et Dimna, donnaient au lecteur. A ses côtés, les élèves passaient allègrement d’un siècle à un autre, d’un registre à un autre tout en continuant toujours à explorer le monde de l’éducation. Ainsi, son enseignement était-il simple, limpide mais toujours essentiel : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire parviennent aisément »(6) , aimait-il à répéter à la suite de Boileau, pour nous convaincre de bien organiser nos pensées avant de prononcer nos phrases. Son enseignement n’avait pas besoin d’être ressassé ; il était et nous le faisions nôtre aussitôt !

    Un patriote émérite

    Cet idéal de préservation de la personnalité algérienne s’est exprimé à travers son engagement auprès du mouvement des Scouts musulmans algériens (SMA) dès la première heure. En effet, dès la création de la cellule El Hayat de Sétif en 1938, il y adhéra et y milita avec abnégation comme seuls les scouts savent le faire.
    Après son congrès d’El Harrach, ce mouvement, à l’initiative de son fondateur Mohamed Bouras et sous la présidence du Cheikh Abdelhamid Ibn Badis, adopta la devise : « L’Islam est notre religion, l’arabe notre langue et l’Algérie notre patrie ». Cela donna à ses adhérents, et à lui en particulier, le cap qu’il fallait tenir pour être fidèle au serment que se firent tous les membres de la ligue des scouts musulmans algériens : « Sois prêt ! »

    Les SMA : l’école du nationalisme

    C’est ainsi que « le mouvement se transforma en véritable école de nationalisme pour inculquer aux jeunes les idées nationalistes, les principes de l’Islam et de la langue arabe, l’intégration de l’idée de l’indépendance à travers les camps de scouts et les pièces de théâtre exprimant la réalité amère vécue par les Algériens sous le joug du colonialisme, les chants patriotiques et… le sentiment d’appartenance patriotique dans l’esprit des jeunes ».
    Ce sont là les premiers principes patriotiques dont il s’était abreuvé dans sa prime jeunesse et il les mit en application sa vie durant. Mais sa discrétion et son humilité naturelles ne lui ont jamais permis de se mettre en avant ; il a toujours été l’homme de l’ombre, l’homme sur lequel on peut compter mais qui ne se mettra jamais de l’avant pour revendiquer quelque chose pour lui-même. C’est seulement à sa retraite qu’il a eu la reconnaissance de ses pairs et qu’il a participé à bon nombre de réunions pour redynamiser le mouvement et l’actualiser.

    Par le passé, c’est aussi ce mouvement des Scouts musulmans algériens qui alimenta en combattants sincères et patriotiques l’Armée de libération nationale. Certains de ces valeureux moudjahidine se battirent dans nos maquis, alors que d’autres le firent en ville par des actions de soutien multiples et variées allant du simple hébergement jusqu’à la collecte de fonds en passant par les messages (ou les colis) à transmettre pour assurer une logistique nécessaire à toute action organisée.

    L’arrestation et l’emprisonnement

    Le militantisme clandestin exigeait la plus grande discrétion et personne n’était au fait de ses activités jusqu’au jour où les autorités coloniales vinrent l’arrêter. Il fut mis au cachot dans l’enceinte même de l’école où il enseignait (l’école bleue) traumatisant par là-même les enfants à qui il enseignait l’arabe, notre langue !
    Plus tard, il sera transféré dans une prison de sûreté où il goûta aux affres des geôles des colonisateurs qui l’accusaient de « collusion avec l’ennemi », d’avoir contribué à aider les « terroristes » en ramassant de l’argent pour eux et en leur fournissant du soutien en ville lors de leurs opérations ponctuelles. Après sa libération, les événements s’accélérèrent, et sa situation commença à devenir vraiment inquiétante.

    La mort dans l’âme, il quitta temporairement sa ville et ses élèves pour Alger, mais en 1961, malgré le danger qui le menaçait directement, il retourna dans sa ville et reprit sa mission d’enseignant et d’éducateur.

    Sidi, ce formateur-né

    Le parcours professionnel de cheikh Mohamed Sekfali fut très riche, s’il était encore besoin de le rappeler : formé dans les meilleurs lycées franco-musulmans qui avaient succédé aux médersas, il avait aussi bénéficié de formations pédagogiques. Il avait appris, en France, la pédagogie active de Freinet(8) et s’était évertué à convaincre ses collègues de le suivre dans ces écoles d’apprentissage orientées vers la vie : il multipliait les échanges stimulants (allant jusqu’à la compétition) entre élèves et entre classes, n’hésitait pas à habituer ses groupes à observer la nature pour mieux la comprendre, proposait à ses collègues de partager leurs expériences mutuelles, etc.

    Il privilégiait ainsi les recherches faites par les élèves eux-mêmes sur nos traditions (culinaires, artistiques ou autres) et les exposait à qui voulait les voir, notamment lors de la Journée du savoir « Youm El Ilm », qui se tient habituellement le 16 avril de chaque année, commémorant ainsi le décès de Abdelhamid Ben Badis, ce grand maître à penser algérien.
    Etre enseignant a toujours été son vœu le plus cher, mais les besoins criants de notre jeune Etat indépendant en personnels d’encadrement fiables et compétents était tels qu’il a d’abord été nommé directeur du CEG(9) Ben Badis, juste après l’indépendance. Il y exerça une direction très démocratique et collégiale avec une équipe d’enseignants formée de ses anciens collègues et amis.

    Puis, le besoin se faisant sentir ailleurs, il fut nommé directeur de la première Ecole normale de notre wilaya. Il y forma des générations d’instructeurs et d’instituteurs qui, à leur tour, en enseignant dans nos campagnes, éloignèrent à tout jamais des générations d’élèves de l’analphabétisme qui les aurait guettés sans cela. Ces premières promotions d’enseignants de la première heure, souvent formés sur le tas, ont droit au respect et à la reconnaissance de notre peuple tout entier pour avoir accepté de se retrousser les manches et de travailler avec « les moyens du bord » afin de préserver l’avenir de nos enfants. Oui, cela semble être des phrases-clichés directement sorties d’un discours démagogique, sauf que c’était la réalité de nos écoles au lendemain de l’indépendance.

    Sans ces pionniers nationaux de l’enseignement, nous aurions été encore plus inféodés culturellement à l’Occident ou à l’Orient dont la « coopération technique » « fraternelle » nous a conduits à un bain de sang incompréhensible… Voyant sans doute son intérêt pour la terre, la protection de la nature et de l’environnement, et ayant encore besoin de ses services pour « essuyer les plâtres »(10), ses supérieurs hiérarchiques lui ont alors confié la direction d’un CEMPA(11) situé à l’emplacement de ce qui fut jadis la caserne d’El Eulma. Il y continua son œuvre d’éducateur auprès des jeunes et prêcha par l’exemple en faisant refleurir cet établissement laissé à l’abandon après l’indépendance.

    Il y travailla jusqu’à sa retraite en 1980. Il quitta son travail officiel, mais ne cessa jamais d’accomplir sa mission première : éduquer ses enfants, ses élèves et aider ses collègues et amis à éduquer à leur tour. Au lendemain de sa retraite, il continua son rôle d’enseignant en réunissant périodiquement les imams de la région pour leur transmettre son savoir dans les sciences de la religion et son inestimable expérience.

    Plus tard, son âge avancé ne lui permettant plus de se rendre à la mosquée Messaoud Zeggar dispenser son enseignement religieux, ses élèves-imams sont venus vers lui, dans sa maison, recevoir encore tous les « Tafsir El Qor’an » qu’il pouvait leur donner. Il n’a jamais refusé l’aide qu’on lui demandait malgré la maladie qui le rongeait.

    Voilà donc une vie bien remplie, entièrement consacrée aux autres, mais où chacune de ses actions éducatives lui a fait plaisir, où il a accompli son travail avec dévouement, respectant et admirant son peuple qu’il a discrètement aidé à se construire.
    Cheikh Mohamed Sekfali s’est éteint le 14 mai 2002 à Sétif, entouré de sa famille. En plus de son sourire et de sa bonne humeur communicative, nous garderons vivants dans nos cœurs et le savoir, l’éducation, les valeurs de patriotisme et d’humanité qu’il nous a transmis et qui lui survivront à tout jamais.

    Puisse Dieu Tout Puissant lui accorder Sa Sainte Miséricorde et qu’il repose en paix.
    Sa famille reconnaissante

    1) Thaâlibyia : http://algeroisementvotre.free.fr/site0900/casbah04.html
    2) Abdelhamid Ben Badis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Albelhamid_Ben_Badis
    3) Traduction libre : « Le peuple algérien est musulman et il fait partie du monde arabe »
    4) Kaddache Mahfoud, 2003, Alger, L’Algérie des Algériens, de la préhistoire à 1954 , Paris-Méditerranée, P. 721.
    5) Kalila Wa Dimna : http://expositions.bnf.fr/livrarab/reperes/livre/kalila.htm
    6) Boileau, Nicolas, 1674, L’Art poétique, (Chant I)
    7) Wikipédia, 1novembre54.com
    8) Célestin Freinet : http://fr.wikipedia.org/wiki/pedagogie_freinet
    9) CEG : Collège d’enseignement général, correspondant au 1er cy-cle du secondaire
    10) Essuyer les plâtres : Etre les premiers à expérimenter une situation nouvelle et difficile. http://www.mon-expression.info/essuyer-les-platres
    11) CEMPA : Collège d’enseignement moyen polyvalent agricole

     http://www.elwatan.com/dyn/imprimer.php?link=http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Fcontributions%2Fcheikh-moh
    © El Watan

  • Octobre 1906, le congrès de la CGT adopte la « charte d’Amiens »
    http://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/image_article/public/images/45221.HR.jpg?itok=E41baUf0
    http://www.humanite.fr/octobre-1906-le-congres-de-la-cgt-adopte-la-charte-damiens-618184

    Fondée en 1895, la jeune centrale syndicale, à l’occasion de son IXe congrès, met en débat l’indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques, notamment par rapport à la toute jeune Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). En sortira un texte fondateur.
    La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat... (Cette) déclaration est une reconnaissance de la lutte des classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Dans l’oeuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers [...] Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’oeuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste. il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale.

    #charte_d'amiens
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_d%27Amiens

  • Les communistes arabes et la lutte contre le fascisme et le nazisme | Aggiornamento hist-geo
    https://aggiornamento.hypotheses.org/3497

    Dès l’entrée en scène du fascisme, puis du nazisme, en Europe, les partis communistes des pays arabes prirent une position nette vis-à-vis d’eux, mettant en garde contre leurs ambitions et leurs politiques agressives. Cette prise de position plaça les communistes arabes à contre-courant de certains secteurs de l’opinion publique arabe, influencés par la propagande du fascisme et du nazisme et qui voyaient dans l’Italie et l’Allemagne des alliés potentiels dans leur lutte contre la Grande-Bretagne et la France, puissances coloniales dans la majorité des pays arabes.

    C’est peu dire que cette Historie est mal connue. Quant à imaginer qu’il y avait encore, il y a moins d’un demi-siècle, pléthore de puissants mouvements communistes dans le monde arabe, on a du mal à le faire...

    • C’est loin, mais il en reste des traces. Je connais certaine librairie d’Amman où on trouve les œuvres complètes de Lénine, édition des années 60. Dans la Jordanie d’aujourd’hui, ces livres sont des objets si incongrus. Et tout est devenu si compliqué qu’on se demande par quel bout on reprendrait les choses, si on en avait la possibilité.

      Et dire aussi que la dernière guérilla communiste dans le « tiers monde » (on disait comme ça à l’époque), ça se passe... dans le Golfe, en Oman, avec le front de libération des pays du Golfe, jusqu’en 1975 - le sujet du roman de Sonallah Ibrahim, Warda, et d’un livre récent « Monsoon revolution » de Abdelrazzaq Taqriti. Espérons que cela reviendra, dès qu’on en aura fini avec ce que vous nommez si justement cette catastrophe arabe.

    • Solidarité avec l’URSS et lutte universelle contre le nazisme

      A la suite de la signature, par les démocraties occidentales, du traité de Munich avec l’Allemagne, fin septembre 1938, le pouvoir soviétique, redoutant de voir les troupes germaniques envahir son territoire, donna son accord, le 23 août 1939, pour signer un traité de non agression avec l’Allemagne nazie. En dépit de l’embarras que cette décision soudaine de l’URSS provoqua dans les rangs des communistes arabes, ils n’en ont pas moins soutenu cette dernière, dans la conviction qu’il fallait à tout prix soutenir l’« État socialiste unique ».

      L’agression allemande contre l’URSS, en juin 1941, a conduit toutefois les communistes du monde, dont les communistes arabes, à considérer le soutien de l’URSS comme une tâche primordiale. C’est alors que les communistes arabes se sont mis à organiser des campagnes de solidarité avec les peuples soviétiques et à créer des comités, ad hoc, pour les assister.

      à propos de la note : [2] Ercoli [Palmiro Togliatti], « Les tâches de l’Internationale Communiste en liaison avec les préparatifs d’une nouvelle guerre mondiale par les impérialistes », in Résolutions et décisions du VIIème congrès de l’Internationale Communiste, Paris, Bureau d’éditions, s.d., p. 24-32.
      Palmiro TOGLIATTI écrit des textes de propagande sous le nom de plume d’Ercole Ercoli jusqu’en 1926, époque où le régime fasciste l’expulse du pays. En exil à Moscou, il participe aux activités du #Komintern et coordonne l’action clandestine du #Parti_communiste_italien. En août 1936, il signe avec tout le comité central du PCI émigré en France,
      l’« #Appel_aux_fascistes »
      Titre original : Per la salvezza dell’Italia riconciliazone del popolo italiano (publié par Lo Stato Operaio, Aout 1936, n°8, Paris revue du PCI) , qui proclame entre autres :

      « Les communistes adoptent le programme fasciste de 1919, qui est un programme de paix, de liberté, de défense des intérêts des travailleurs. (...) Nous proclamons que nous sommes prêts à combattre avec vous et tout le peuple italien pour la réalisation du programme fasciste. (...)
      Nous devons unir la classe ouvrière et faire autour d’elle l’unité du peuple et marcher unis, comme des frères. Donnons-nous la main, fascistes et communistes, catholiques et socialistes, hommes de toutes les opinions. Donnons-nous la main et marchons l’un à côté de l’autre pour arracher le droit à être des citoyens d’un peuple civilisé comme le nôtre. »

      Ce texte, daté d’août 1936,a été écrit par Palmiro TOGLIATTI, secrétaire général du parti communiste italien, et signé par le comité central au complet ainsi que par des dizaines de dirigeants du parti.
      Ce document qui est à la fois étonnant et significatif a été soustrait furtivement au jugement des communistes et des révolutionnaires : il n’a jamais été republier intégralement et il n’est que très rarement mentionné par les historiens.
      On ne peut s’empêcher d’éprouver un profond malaise à la lecture de cet appel qui suscite toujours une vive inquiétude quatre-vingts ans après sa rédaction, non seulement par ce qui est dit littéralement, mais surtout par la « tactique » utilisée par le parti communiste.
      Celle-ci, qui consiste en une alliance conjoncturelle avec les forces les plus réactionnaires du moment, s’intègre en fait dans un système plus complexe de compromission, de manipulation et de collaboration de classe contribuant à l’élaboration du #totalitarisme.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Palmiro_Togliatti
      http://cgecaf.com/mot173.html
      http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fcgecaf.com%2Farticle1846.html

      #Palmiro_TOGLIATTI naît à Gènes, le 26 mai 1893. Rédacteur aux côté de #Gramsci du journal « L’ORDINE NUOVO », dans les années vingt, il est l’un des fondateurs du parti communiste italien ; il en sera même l’un de ses plus haut dirigeants jusqu’à sa mort. Pendant la #période_fasciste, il a de très nombreuses responsabilités au sein de l’internationale communiste ou il sera l’interprète fidèle et zélé des directives de Moscou. En 1937, il est envoyé en Espagne par le Komintern pour « renforcer » l’activité du #parti_communiste_espagnol dont il deviendra ¬ en coulisse ¬ le secrétaire. Après la seconde guerre mondiale, durant laquelle il séjourne en URSS, il revient en Italie pour reprendre aussitôt la direction du parti communiste italien (PCI).
      En 1946, il est ministre de la justice ; il marquera cette période par un décret d’amnistie « d’une très grande générosité » envers tous les fascistes. Il accueille très tièdement le « revirement » du XXͤ congrès du PCUS ; Il meurt à Yalta, le 21 aout 1964.

  • Il y a 60 ans : le premier Congrès des écrivains et artistes noirs à La Sorbonne

    http://culturebox.francetvinfo.fr/tendances/il-y-a-60-ans-le-premier-congres-des-ecrivains-et-artistes-n

    Il y a 60 ans exactement, un amphithéâtre de La Sorbonne réunissait le Premier #Congrès_des_écrivains_et_artistes_noirs, entre le 19 et 21 septembre 1956. La décennie des décolonisations donnait visage à une fraternisation d’intellectuels venus d’Amérique, d’Europe et d’Afrique.
    C’est une photographie historique, empreinte de nostalgie et de fraternisation, de reconnaissance et de fierté, une « Sorbonne noire » composée d’intellectuels venus des Etats-Unis, d’Afrique, des Antilles. Une rencontre entre des écrivains et des penseurs dont les pays d’origine sont des colonies.

    #colonialisme

    • Léopold Sédar-Senghor, Alioune Diop, Aimé Césaire, Louis Armstrong, Joséphine Baker, Richard Wright, Frantz Fanon, René Depestre, Édouard Glissant, James Baldwin, mais aussi Jean-Paul Sartre, André Gide, Claude Lévi-Strauss ou Albert Camus...

      Lumières Noires, Bob Swaim, 2006, 52 minutes :
      http://www.youtube.com/watch?v=iMGPM4UMhp0


      http://fr.wikipedia.org/wiki/Lumi%C3%A8res_noires

      « Le 19 septembre 1956, alors que la France se débat avec l’une de ses dernières colonies, alors que les Etats-Unis sont en froid avec le bloc communiste ; alors que les Droits de l’Homme ne concernent pas les noirs, un congrès d’un genre nouveau va bouleverser la face du Monde. Pendant 3 jours, Léopold Sédar-Senghor, Alioune Diop, Aimé Césaire, Louis Armstrong, Joséphine Baker et bien d’autres, vont animer le premier Colloque des intellectuels et artistes noirs à l’amphithéâtre Descartes de la Sorbonne. Leur but, obtenir la reconnaissance de leurs valeurs, de leurs négritudes. Forts des soutiens de Sartre, Gide ou Camus, ils vont allumer la mèche de l’émancipation, pour qu’on laisse enfin entrer l’Homme de couleur sur la grande chaîne de l’Histoire. N’en déplaise au monde occidental.

      Dans ce documentaire qui a été diffusé en octobre 2006 sur France 2 dans le cadre de l’émission Infrarouge, le réalisateur américain Bob Swaim revient sur les circonstances de la tenue de ce colloque et explique pourquoi les grandes puissances de l’époque - la France, les Etats-Unis et l’URSS — ont tout fait pour le perturber, en dénigrer les conclusions et en étouffer la portée. Des images d’archives et le récit de certains participants illustrent le propos. »

  • Réunion de rentrée européenne de l’UEF
    http://www.uef.fr/reunion-de-rentree-europeenne-de-l-uef

    Samedi 10 septembre les principaux représentants des sections nationales de l’UEF se sont retrouvées à Bruxelles. La journée s’est ouverte par un tour de table où chaque participant a présenté l’état du débat politique dans son pays ainsi que la place que l’Europe en occupe. Peter Oomsels qui fut nommé par le congrès à Strasbourg en charge d’un groupe de travail a présenté la feuille de route de ce groupe. L’objectif est d’analyser l’impact de la communication et des campagnes de l’UEF. Peter a proposé (...)

    #Europe

    « http://fr.wikipedia.org/wiki/SWOT »

  • Défendre les droits vestimentaires des femmes, quels qu’ils soient, pour défendre toutes les femmes - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2016/08/24/defendre-femmes

    Le féminisme occidental a grandi avec l’idée que les femmes avaient le droit de montrer leur corps sans risquer pour cela des agressions sexuelles, des réflexions, des interdictions diverses et variées. Cet exemple a longtemps été présenté comme un modèle seul et unique de féminisme. Il convient de préciser que le féminisme occidental des années 70 ne peut se réduire, comme certains tendent de le dire, au fait d’avoir voulu porter un bikini. La défense d’avoir le droit de porter ce qu’on veut (du pantalon au travail au bikini à la plage) était en fait la défense de porter ce qu’on veut sans brimades, punitions, licenciements et violences. On ne saurait donc dire et lire comme on l’entend dernièrement que le bikini est un combat féministe. C’est le fait de ne pas être agressée et violentée qui l’est et (...)

    #feminisme

  • Dégageons la FSSPX !
    https://nantes.indymedia.org/articles/35393

    Les cathos intégristes ont à ce jour une nouvelle chapelle dans le centre-ville de #besançon, sur laquelle certains « blasphémateurs » ont déjà laissé leurs messages antithéistes et antifascistes au mois de juillet.

    #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #actions #directes #genre #sexualités #/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,actions,directes,genre,sexualités

  • Licenciée pour 0,85 centimes chez Auchan – Le blog de Gérard Filoche
    http://www.filoche.net/2016/08/05/licenciee-pour-085-centimes-chez-auchan

    La direction d’un autre supermarché dans le 4° arrondissement de Paris s’était débarrassée de tous les salariés à « temps pleins » pour les remplacer par des femmes à temps partiels, vulnérables et corvéables. La déléguée syndicale qui résistait s’était vue accuser d’avoir mangé un croissant de la veille, démarqué, et la direction demande son licenciement pour vol : l’inspecteur du travail qui refuse, se voit désavoué par le cabinet du ministre qui casse sa décision. Les licenciements abusifs sont décidément trop faciles ! Elle va aux prud’hommes qui lui donnent raison, en vérifiant que c’était un « usage » pour les personnels de manger ces croissants périmés : le patron fait appel, entre temps la loi Macron aura fait voter que gagner au tribunal ne donne pas lieu à indemnité ni réintégration, Valls aura baissé les plafonds des indemnités. Elle aussi, va se retrouver à 55 ans sans boulot, pour un croissant. C’est la logique de la loi El Khomri.

    #travail #emploi #violence

  • Sexagénaire, #Nan_Goldin provoque toujours autant, à l’image de son travail photographique. Brutes et sans fard, ses images frappent le spectateur de plein fouet, le confrontant à l’intime, au malaise, sans pour autant tomber dans le voyeurisme. Sexe, drogue, violence, autodestruction... Goldin nous fait entrer comme par effraction à la marge du monde. Pour ce portrait documentaire exceptionnel, Sabine Lidl l’a suivie à Berlin - où elle a gardé de nombreux amis après y avoir vécu dans les années 1990 - puis à Paris. La #photographe revient longuement sur son passé sulfureux et son travail, et commente ses clichés ainsi que les objets d’art dont elle s’entoure. Une occasion unique de redécouvrir cette artiste atypique, qui ne semble pas près de s’assagir.

    http://www.arte.tv/guide/fr/042486-000-A/nan-goldin
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nan_Goldin

  • Jean-Michel Baylet Règle Ses Comptes Avec « Jazz In Marciac ». | Le Blog Politique
    http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2016/08/06/jean-michel-baylet-regle-ses-comptes-avec-jazz-in-


    Le journalisme de pognon

    La friction prend une toute autre dimension : l’argent. Avant d’être remplacée, l’entreprise de Jean-Michel Baylet gérait la location des emplacements, la sono et la scène. Le business passe à la concurrence.

    Pour une source, c’est clair : « Baylet lance une kabbale contre le Festival car il a perdu du business ». Ces propos reviennent en boucle dans la bouche de nombreuses personnes. Ils sont lourds de sens et de conséquences : « un mauvais papier » pour sanctionner une perte de délégation de service public, cela s’appelle en bon français du « trafic d’influence ».

    Ce n’est pas la première fois que des élus ou des responsables associatifs se font l’écho de telles « accusations ». Il faut dire que certaines coïncidences sont troublantes. Des communes (Castelsarrasin et Toulouse par exemple) ont coupés leurs budgets publicitaires avec le groupe Baylet. D’un seul coup, les maires de ces villes disparaissent des photos du quotidien régional.

  • #suicide – Madjid Ben Chikh, Tokyo | Le Blog de Suppaiku
    http://madjidbenchikh.fr/suicide

    Je sais que l’idée de la mort volontaire est une idée contraire à tous les principes moraux du monothéisme, et que le bouddhisme est lui-même très intransigeant à l’égard de la mort volontaire, et pourtant nous sommes environnés de telles violences déclenchées par les activités de nos sociétés qu’il y a là quelque chose de paradoxal, puisque nous donnons la mort à grande échelle à l’aide d’engins de morts qui représentent l’un des secteur économique les plus important, on célèbrera Hiroshima dans quelques jours, et on trouve anormal qu’un individu quitte le monde pour la raison de son choix et au moment de son choix.

    En réalité, la mort volontaire devrait être un sujet de conversation banal, ordinaire, et nous devrions accepter que le suicide ne soit en rien un échec de la société ou un échec social, car il est avant tout un choix individuel.

    • et nous devrions accepter que le suicide ne soit en rien un échec de la société ou un échec social, car il est avant tout un choix individuel

      C’est tellement l’exact contraire de ce qui a été montré par de nombreuses analyses sociologiques mais aussi anthropologiques ! Il y a, ou en tout cas il fut, des sociétés où le suicide était quasiment inexistant. Cette vision de choix individuel est donc une manière toute libérale de parler du suicide.

    • « J’ai plein de copains qui se sont suicidés. Je peux citer un paquet de gens qu’on a connus aux Halles et qui ne sont plus là. Pareil dans ma cité ; des amis d’enfance, j’en ai plus beaucoup. SIDA, suicides, overdoses… C’est ce que tu as quand tu soulèves le rideau d’une petite cité, tranquille. J’en arrive souvent à penser que si l’enfer existe, il est ici sur Terre. On est en plein dedans. Tout être humain qui a de la sensibilité a envie de se foutre en l’air. »

      Helno 1963-1993
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Helno#cite_ref-lib.C3.A9_1-0

    • Cela est totalement théorique, le fait est, comme dit précédemment, qu’il y a de multiples sociétés passées et quelques présentes restantes, qui ont été étudiées anthropologiquement ou sociologiquement, et où le suicide n’existe à peu près pas. Et que donc c’est à peu près certain que c’est un fait de société, et non pas un fait individuel de sensibilité, qui vaudrait quelque soit la manière dont on vit au quotidien.

    • Même si on en parlait tous les jours au café, la mort (volontaire ou non), resterait terrifiante, monstrueuse, choquante, impensable. Je trouve maladroit que l’auteur propose d’amoindrir ce qu’est la mort (une démarche très « monothéiste »), en quelque sorte de la banaliser, pour défendre le droit à mourir quand on veut.

      Je ne sais pas si je suis clair, mais on va tous mourir, c’est un fait, et c’est horrible. Il n’y a pas grand chose à dire de plus. Et il n’y aura pas de société capable de produire une moindre mort, une mort « gérée » sans devenir monstrueuse à son tour.

      Je serais assez intéressé par une société capable de nous faire accepter ce fait sans détour, notamment en nous faisant comprendre que c’est la mort qui donne tout son sens à la vie, et que notre mort a donc un sens, que nous sommes libre de choisir. Comme nous sommes libre de choisir le sens de notre vie.

    • L’Etat démocratique de l’époque contemporaine représente une variété tout à fait nouvelle d’inhumanité.

      Stig Dagerman
      L’homme qui va bientôt mourir.
      http://plusloin.org/acontretemps/n12/AC12DagermanTexte.pdf
      http://www.acontretemps.org/spip.php?article193
      Notre besoin de consolation est impossible à rassasier

      Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stig Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s’est jamais démenti. On peut donc, aujourd’hui, à l’occasion d’une nouvelle édition de ce « testament », parler d’un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l’inoubliable éclat.

      http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/notre-besoin-de-consolation-est-impossible-rassasier


      #Stig_Dagerman #testament #acontretemps

    • “... Il y a là un problème..."
      Un système fini face à une demande infinie, entretien avec M.F, historien extradisciplinaire et philosophe (≠ expert).
      http://1libertaire.free.fr/MFoucault276.html

      - Comment, en définitive, la Sécurité sociale peut-elle contribuer à une éthique de la personne humaine ?

      – Sans compter tous les éléments de réponse à cette question apportés dans le courant de cet entretien, je dirai qu’elle y contribue au moins en posant un certain nombre de problèmes, et notamment en posant la question de ce que vaut la vie et de la manière dont on peut affronter la mort.

      L’idée d’un rapprochement entre les individus et les centres de décision devrait impliquer, à titre de conséquence au moins, le droit enfin reconnu à chacun de se tuer quand il voudra dans des conditions décentes... Si je gagnais quelques milliards au Loto, je créerais un institut où les gens qui voudraient mourir viendraient passer un week-end, une semaine ou un mois dans le plaisir, dans la drogue peut-être, pour disparaître ensuite, comme par effacement...

      – Un droit au suicide ?

      – Oui.

      - Que dire de la manière dont on meurt aujourd’hui ? Que penser de cette mort aseptisée, à l’hôpital souvent, sans accompagnement familiaI ?

      – La mort devient un non-événement. La plupart du temps, les gens meurent sous une chape de médicaments, si ce n’est pas par accident, de sorte qu’ils perdent entièrement conscience en quelques heures, quelques jours ou quelques semaines : ils s’effacent. Nous vivons dans un monde où l’accompagnement médical et pharmaceutique de la mort lui ôte beaucoup de sa souffrance et de sa dramaticité.

      Je n’adhère pas tellement à tout ce qui se dit sur l’« aseptisation » de la mort, renvoyée à quelque chose comme un grand rituel intégratif et dramatique. Les pleurs bruyants autour du cercueil n’étaient pas toujours exempts d’un certain cynisme : la joie de l’héritage pouvait s’y mêler. Je préfère la tristesse douce de la disparition à cette sorte de cérémonial.

      La manière dont on meurt maintenant me paraît significative d’une sensibilité, d’un système de valeurs qui ont cours aujourd’hui.

      Il y aurait quelque chose de chimérique à vouloir réactualiser, dans un élan nostalgique, des pratiques qui n’ont plus aucun sens.

      Essayons plutôt de donner sens et beauté à la mort-effacement.

    • « La vie est propre à celui qui la vit, avait écrit #Nelly_Arcan. Et s’il est vrai que le suicide est un legs terrible qu’il faut absolument prévenir, c’est aussi vrai que ne pas faire souffrir son entourage ne peut constituer, du moins à long terme, une raison suffisante pour vivre. »

      http://nellyarcan.com/pages/biographie.php
      http://www.lapresse.ca/arts/dossiers/deces-de-nelly-arcan/200909/26/01-905774-le-suicide-a-toujours-ete-son-obsession.php

    • Pour l’instant donner sens et beauté à la mort volontaire est affaire de gens riches et cultivés, sauf les cas de suicides qui se veulent critique en actes (djamal char), sauf dans les suicides homicides, ce dernier cas étant tout à fait le genre de sens et de beauté dont les déshérités et les autres auraient à se passer.
      Et non, il n’y a rien de facile à aller à l’encontre de toutes les saloperies dites sur #Foucault depuis 30 ans (nihiliste, nazi, libéral), ni à celles qui ont été faites à partir d’un renversement de son travail (refondation sociale patronale, à la Kessler Ewald), saloperies dont Michéa et R. Garcia ont proposé des avatars récents à l’usage de « critiques de la critique » auxquels l’antintellectualisme sert de fond de commerce.

      Il suffit de lire pour de bon quelques cours de M.F, dont Il faut défendre la société, Les anormaux, Sécurité, territoires, population pour le savoir inassignable, y compris à une CFDT devenue gestionnaire mais qui continuait de se piquer de réflexion (poser des problèmes nouveaux à nouveaux frais).
      Les attaques du PS au début des années 80 contre le « silence des intellectuels » visaient entre autre M.F dont le pouvoir attendait des arguments à son service.

      M.F dit dans l’entretien en question que la sécu pose des problèmes, pas qu’il va, du haut de son savoir, les solutionner.

      On peut aussi taxer de point de vue aristocratique le fait de se référer implicitement au stoïcisme quant à l’attitude devant la mort, on peut mettre en cause bien des aspects, mais le réflexe actuel de rejet vis-à-vis de Foucault, c’est jouer à faire le malin en adoptant une doxa, sans lire. M.F est multiple. Son Société punitive contredit sur bien des points l’approche qu’il adopte dans Surveiller et punir, publié peu après que le cours sur la société punitive ait été donné.

      Pour revenir au début, japonais, la mort volontaire y est, pour dire vite, à la fois adéquation à une contrainte sociale (honneur) et une preuve de liberté (affirmation). Durkheim (dont l’étude a été fréquemment critiquée depuis sa parution) n’y retrouve pas ses petits (l’anomie) lorsqu’il caractérise le seppuku comme suicide fataliste, dû à la rigueur des contraintes sociales.

      On peut lire à ce sujet, La Mort volontaire au Japon, de Maurice Pinguet.
      Edit. L’article qui ouvre ce fil valorise le « choix individuel », probablement sans avoir connaissance du livre de Pinguet et de ce pan de la réalité japonaise, que les avancées du capitalisme (individualisation) ont du modifier en grand.
      J’ai connu des « suicides communistes », une haute idée de la vie impliquant que le refus d’une vie dégradée se traduise par un acte.
      Parler de « choix individuel » a au moins pour vertu de préserver la part non analysable de tels gestes.

    • Jean-Marc Mandosio
      Longévité d’une imposture - Michel Foucault -
      suivi de Foucaultphiles et foucaulâtres
      #éditions_de_l'encyclopédie_des_nuisances. 2010.

      #J-M_Mandosio est un historien, spécialiste de magie et d’occultisme au Moyen-Âge et à la Renaissance, mais il a publié sur des sujets très divers allant du #Situationnisme de Guy Debord à l’histoire du Rock’n Roll ou (pour simplifier) la #critique_de_la_Technique.

      éditions de l’Encyclopédie des Nuisances en cohérence à leur critique du monde industriel, n’a pas de site Web.
      Mais j’ai trouvé ce blog : http://anniceris.blogspot.fr/2009/07/longevite-dune-imposture-michel.htm qui peut être t’apportera des réponses @colporteur

      saloperies dont Michéa et R. Garcia ont proposé des avatars récents à l’usage de « critiques de la critique » auxquels l’antintellectualisme sert de fond de commerce.

      Je me suis laissé prendre moi aussi par Michéa qui, pour le coup lui, est un imposteur.

    • Les (non)usages du travail de Foucault sont divers, le contre sens n’est pas rare. Exemple : Refondation sociale patronale : L’éthique du bouffon, Valérie Marange
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

      Quand le philosophe François Ewald, colégataire de l’oeuvre de Foucault, et son compère Denis Kessler, numéro deux du Patronat, vilipendent en coeur la « démoralisation » contemporaine c’est pour faire l’éloge de l’« économie politique du risque » et du contrat social qui « trouve sa vérité dans l’assurance ». Dans le détournement de la référence à Foucault, l’éthique de la « refondation sociale » patronale se révèle ainsi une véritable éthique du bouffon.

      Un questionnement éthique n’est pas une prescription morale. M.F d’abord historien de la médecine et du pouvoir médical, n’a jamais que je sache pratiqué la prescription.

      Une sociologie foucaldienne est-elle possible ?
      http://www.morbleu.com/une-sociologie-foucaldienne-est-elle-possible/#more-828

      En tant qu’ils sont un savoir, il est tout à fait possible pour le pouvoir de faire un usage aliénant des textes de Foucault – tout comme il existe un usage émancipateur de ces mêmes textes.

      Sur Mandosio, et la grille de lecture anti-historique de l’EDN : DU TEMPS QUE LES SITUATIONNISTES AVAIENT RAISON
      http://lherbentrelespaves.fr/public/edn.pdf

    • L’abus de philosophie
      Comme la randonnée en montagne, la philosophie est une discipline qu’il vaut mieux pratiquer avec un solide équipement et un minimum d’entraînement. Il n’y a pas que les philosophes que la folie et le suicide menacent : un mauvais lecteur peut faire une bonne victime.

      Frédéric Pajak
      L’Imbécile. N°8 - janvier 2005

      @colporteur Au détour d’une recherche, je tombe sur votre très bon article. Pur hasard : je suis également l’auteur du texte de Morbleu ! cité en commentaire un peu plus haut.
      dans les commentaires de : http://anniceris.blogspot.fr/2009/07/longevite-dune-imposture-michel.html
      Je vais lire avec délectation la grille de lecture anti-historique de l’EDN : DU TEMPS QUE LES SITUATIONNISTES AVAIENT RAISON.
      @aude_v le blog se termine par .fr celui que tu signales est .my ( de mon pc, ça s’affiche quand même.)
      C’est dommage que tu n’y accèdes pas car les commentaires sont aussi intéressant que l’article.
      Sinon tu peux te procurer « Longévité d’une imposture » ici :
      http://www.librairie-quilombo.org/Longetivite-d-une-imposture-Michel-Foucault

      Ce texte est une reprise du chapitre V du recueil d’essais intitulé« D’or et de sable ». Il est révisé et augmenté d’une postface consacrée à divers exercices de foucaulâtries, en particulier celui publié par P. Veyne en 2008. J.-M. Mandosio dénonce l’imposture du discours de M. Foucault, qu’il qualifie de lourd et inconsistant, et plaide pour une réhabilitation de l’esprit critique.

    • la pensée du grand homme est si #complexe mais il doit être possible de se branler la nouille sur des sujets qui ont moins d’influence sur la vie des administréEs.

      J’aime bien ton expression @aude_v et c’est ce que je vais faire de ce pas. Bonne lecture.

    • @vanderling un complément (antérieur) à « Une sociologie foucaldienne est-elle possible ? »

      Une sociologie foucaldienne du néo-libéralisme est-elle possible ? Laurent Jeanpierre, 2006
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4136

      Contrairement au libéralisme ou au dirigisme, le néo-libéralisme se caractérise par la mise en place d’une politique de société créant les conditions d’existence d’une forme idéale, parfaitement concurrentielle, de marché et d’être humain, plutôt que par des politiques de régulation par le marché ou bien de correction voire de substitution du marché. Le néo-libéralisme est un art de gouverner par la mise en concurrence. Son premier terrain d’application est l’Etat et l’action publique elle-même.

      Nous avons souligné l’importance de l’évolution des techniques intellectuelles - en particulier ce que Foucault appelle, au détour d’un propos oral sur le néo-libéralisme, les technologies de l’aléa - dans cette transformation de l’art de gouverner : plus que dans les rationalités politiques antérieures, la connaissance de l’aléa et la maîtrise rationalisée du futur sont en effet des problèmes primordiaux pour le libéralisme. Le dirigisme et le néo-libéralisme se sont développés au vingtième siècle comme des arts de gouverner offrant des instruments plus sophistiqués, non plus seulement de connaissance, mais de maîtrise, voire d’usage des aléas. Une sociologie des techniques intellectuelles du néo-libéralisme et de leurs liaisons avec d’autres technologies de pouvoir pourrait être développée sur un modèle comparable à la socio-histoire de ces techniques, telle qu’elle est simplement esquissée par Foucault et surtout reprise, depuis deux décennies, par des travaux d’histoire des statistiques et des probabilités. Cette sociologie foucaldienne des savoirs spécialisés ayant permis l’hégémonie contemporaine du néo-libéralisme devra s’appuyer sur la sociologie des sciences et surtout des sciences sociales ainsi que sur la sociologie politique des formes de quantification et des instruments de gouvernement.

      Du même Laurent Jeanpierre, et encore à partir de Foucault, La mort du libéralisme
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3078

    • Suicide : changement de régime. Un observateur hors pair, Maurice Halbwachs, Christian Baudelot et Roger Establet
      http://www.liens-socio.org/Suicide-changement-de-regime-Un

      Quant à l’anomie, concept cardinal de la théorie durkheimienne du suicide, Maurice Halbwachs la soumet à une critique en règle. La nouvelle société qui émerge à la fin du 19ème siècle de tous les bouleversements induits par l’industrialisation, l’exode rural et le nouvel ordre économique n’est pas une société désordonnée qui ne serait régie que par les pulsions ou les initiatives individuelles. Loin d’être déréglée et anarchique, la vie sociale moderne est même plus normative que l’ancienne. Dominée par la loi du marché qui impose à chacun d’évaluer « ses prestations, ses travaux et ses efforts », elle est animée par ses rythmes propres, ses formes conventionnelles auxquelles nous devons nous plier. Les originalités dont elle ne s’accommode pas sont impitoyablement éliminées. Pire, selon Halbwachs, les gestes, les manières de pensée et de sentir des hommes sont réglementés sur un mode « plus tyrannique » aujourd’hui qu’hier et les passions sont coulées dans un moule unique. La vie sociale moderne n’est donc pas plus désordonnée aujourd’hui qu’hier, elle est seulement « plus compliquée ». Voilà qui condamne définitivement la vertu explicative du concept d’anomie, chargé chez Durkheim d’expliquer l’accroissement spectaculaire des suicides provoqués par le passage d’une société rurale, artisanale et religieuse à une société urbaine, industrielle et laïque.

      Mais c’est sans doute dans les dernières pages du livre, à propos du rôle explicatif des motivations personnelles, que se manifeste avec le plus de clarté la distance que prend Maurice Halbwachs à l’égard de Durkheim.

    • En #suisse, des associations comme #Exit et #Dignitas ont ouvert un espace de liberté autour de la #fin_de_vie, et l’aide au suicide n’est désormais punie que si elle est accordée pour un motif égoïste. Les pratiques qui se sont développées en Suisse semblent même davantage rassurer que choquer une population inquiétée par la médicalisation croissante de la mort. Les établissements médicaux-sociaux se montrent eux aussi de plus en plus ouverts sur cette question. Pourvu que l’aide soit désintéressée et que la personne souhaitant se suicider jouisse de ses pleines facultés de discernement, quelle justifie sa décision par une maladie incurable, des souffrances physiques ou psychiques intolérables, par un pronostic d’évolution fatale ou une invalidité importante, la voie est libre. Il suffit simplement de mettre par écrit sa demande de suicide, sous forme manuscrite, de trouver le médecin qui fournira l’ordonnance pour la solution mortelle (Exit et Dignitas sont là pour çà), et que le « départ » se fasse en présence de témoin(s) - le plus souvent, ce sont des membres de la famille. #Last_but_no_least - et c’est ce qui fait toute la différence avec l’euthanasie - il faut que la personne qui souhaite en finir soit capable de s’administrer elle-même la solution létale : boire une potion, tourner le robinet d’une sonde ou d’une perfusion.
      Le droit de #mourir_dans_la_dignité, le credo du docteur #Jérôme_Sobel, présentation :

      http://www.hebdo.ch/jerome_sobel_profession_docteur_40938_.html
      Exit A.D.M.D Suisse romande, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité : http://www.exit-geneve.ch/index.html


      Exit, le film : http://youtu.be/7iNYTj_G03k

      http://dignitas.ch

      Jean-luc Roméro-Michel à propos du livre L’aide au suicide que son ami le docteur Jérôme Sobel à écrit avec Michel Thévoz

      http://www.romero-blog.fr/tag/jérôme+sobel


      Source : L’imbécile N°12 -2005 entretien avec le Dr Jérôme Sobel par Jean-François Duval

  • Survivre (1970 – 1975) | #Science et #Société
    http://science-societe.fr/survivre

    Au sein du courant de critique des sciences du début des années 1970, la #revue Survivre, et le groupe du même nom, occupent une place singulière. Initiatrice de nombreux thèmes de l’#écologie militante en France, source d’inspiration pour des pionniers de l’écologie #politique comme Pierre Fournier (lui-même fondateur de La Gueule Ouverte), et ayant bénéficié d’une diffusion plus large que Labo Contestation ou Impascience, la revue est aussi remarquable par le cheminement qu’elle a suivi entre 1970 et 1975. Après des débuts marqués par une réflexion sur la responsabilité des savants face aux dangers de l’industrialisation et aux menaces militaires, le groupe évolue peu à peu et se radicalise, jusqu’à l’arrêt de la parution de la revue en 1975. Au cours de ces quelques années, Survivre formule une critique externe des sciences, moins tournée vers la vie de laboratoire (contrairement à Labo Contestation et Impascience) et plus attentive aux conséquences sociales de ces pratiques. Mais de toute évidence, Survivre n’a eu de cesse de remettre en question les fondements de la pratique scientifique, et d’essayer d’imaginer des alternatives au développement technoscientifique contemporain.

    #archives

  • CIGEO : 20 députés suffisent pour adopter une loi !
    https://reimsmediaslibres.info/CIGEO-20-deputes-suffisent-pour-adopter-355.html

    Le Sénat adoptait le 17 mai 2016 la proposition de loi des sénateurs meusiens Gérard Longuet et Christian Namy, permettant d’accélérer le projet du Centre Industriel de stockage GÉOlogique (CIGEO), installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et (...) — Infos Locales, Une, Ecologie, Nucléaire

  • Guy Hocquenghem, (1946-1988), la rage intacte, itinéraire d’un indompté
    Figure emblématique de la jeunesse bouillonnante de #mai_68 et mû par un infatigable esprit de contestation, #Guy_Hocquenghem traversa les années 70 et 80 à l’affût de toutes les tiédeurs et compromissions de son époque, avant de mourir du Sida en 1988.
    http://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/guy-hocquenghem-1946-1988-la-rage-intacte-itineraire-d-un-indompte


    #radio
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10471-02.07.2016-ITEMA_21024649-0.mp3

    • j’ai vu ça là-dedans. https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_p%C3%A9dophilie

      En janvier 1979, un pédophile nommé Jacques Dugué, arrêté pour abus sexuels et accusé de faire partie d’un réseau de proxénétisme pédophile, publie ainsi sur deux jours dans Libération une tribune libre où il fait l’apologie de la « sodomisation » d’enfants, affirme que « l’enfant qui aime un adulte […] aime ressentir dans son corps le membre viril de celui qu’il aime, d’être uni à lui, par la chair », et demande « qu’on arrête de persécuter ceux qui aiment les enfants, même s’ils les aiment aussi avec leur corps »21. Au procès de Dugué, René Schérer et Gabriel Matzneff témoignent en sa faveur22. (Des années plus tard, multirécidiviste et plusieurs fois condamné, pour l’affaire de 1979 et pour d’autres, Jacques Dugué est arrêté dans le cadre d’une affaire de viol et de pornographie enfantine : il est condamné en 2002 à trente ans de réclusion pour abus sexuels23,24,25.) Toujours en 1979, Libération publie une interview de Tony Duvert recueillie par Guy Hocquenghem, dans laquelle l’écrivain réaffirme sa pédophilie et préconise de retirer les enfants à leurs mères, ou du moins d’« empêcher que les femmes aient un droit exclusif sur les enfants », qu’elles oppriment et dont elles nient le droit à la libre sexualité26. Il développe ses convictions dans l’essai L’Enfant au masculin, paru l’année suivante, où il affirme en outre avoir eu des partenaires sexuels âgés de six ans27. Le 20 juin 1981, Libération publie un article intitulé « Câlins enfantins », qui présente de manière complaisante le témoignage d’un pédophile sur ses rapports sexuels avec une enfant de cinq ans4.

    • @intempestive non, il y a d’autres textes d’Hocquenghem en ce sens. Je vais retrouver. C’est à la période de la lettre signée Sartre, Althusser et compagnie en soutien à des personnes condamnées pour agression sexuelle sur mineurs. Les années 70, tout ça...

    • @intempestive @supergeante Sur la question de la pédophilie, Hocquenghem à écrit : Les Petits garçons. (1983) roman à clefs dans lequel il met en scène #René_Schérer sous les traits de « Stratos ». Schérer de 24 ans son aîné, avec qui il eut une relation amoureuse à 16 ans.
      @tintin dans l’extait de Wikipedia que tu cites, Hocquenghem (et Marc Voline, d’ailleurs) font un entretien avec un écrivain pédophile, Tony Duvert. Cela ne signifie absolument pas qu’ils sont eux-mêmes pédophiles ni même qu’ils militent en sa faveur. On peut interviewer un salaud sans en être un. pour reprendre @intempestive ; voici cette archive
      http://www.bafweb.com/Lib19790410.html
      Puis la page wikipedia de René Shérer ou j’ai trouvé ces infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Sch%C3%A9rer#cite_ref-43
      et cette dernière pour la route parce que : Sorj Chalandon.
      http://www.liberation.fr/evenement/2001/02/23/libe-en-echo-d-un-vertige-commun_355723
      et une p’tite pièce pour : http://donate.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:FundraiserLandingPage&country=FR&uselang=f

    • @vanderling en fait, je comprends pas bien ta démarche. Tu cite un bouquin pédo du Guy, et derrière tu me dis qu’on peut pas penser qu’il est pédo avec juste une itw complaisante. Je veux bien comprendre les questions d’@intempestive mais il semble que toi, tu ai tout les références nécessaires pour situer le père Guy. Donc quoi ? Guy Hocqueguem est aussi militant pédophile, voilà tout. Qu’est-ce que tu cherche à nuancer là ?

    • @intempestive Il n’y a peut être pas d’éléments factuels pour dire que Guy Hocquenghem violait des enfants, mais il y a des éléments factuels pour dire que Guy Hocquenghem soutenais des violeurs d’enfants par ses actes, par ses propos et par son œuvre. Il les soutenais au tribunal puisqu’il a témoigné en faveur d’un pédocriminel, dans la presse car il offrait des tribunes pro-viol d’enfants parfaitement abjectes et dans ce roman dans lequel il en fait l’apologie. Pour moi ce genre d’artistes méritent de voire leur œuvre mourir avec eux. Parce que leur œuvre continue a encourager les violeurs d’enfants à passer à l’acte et à transmettre des techniques de torture. Et qu’ils sont toujours nocifs même après leur mort. Savoir qu’il écrivait bien je m’en fiche, les bons écrivains ca court les bibliothèques.

    • Sur la pédophilie et les années 1970, l’exemple de Cohn-Bendit est parlant

      En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar85, dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l’éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques à connotation sexuelle que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux (il parle notamment, de façon explicite, de « caresses » qu’il donnait, et d’attouchements qu’il recevait86). Il évoque également cette question lors de l’émission Apostrophes du 23 avril 1982 :

      « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque87,88 ! »

      En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages apparaissant, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d’être diffusées à la presse internationale89 par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d’Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s’en prenait à d’anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit90. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d’ombre, notamment Marine Le Pen dès 200491, François Bayrou à deux reprises en 200992,93, le politicien suisse d’extrême droite Oskar Freysinger94, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen95.

      Daniel Cohn-Bendit s’est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 »93, étaient à replacer dans le contexte des années 197096. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient[pas clair] alors[pas clair] apporté leur soutien au leader écologiste97. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. »98.

      Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n’avait pas fait scandale à l’époque, est aujourd’hui insoutenable »99, et qu’il nourrit « des remords d’avoir écrit tout cela »100. Par-delà la polémique politique perce également l’un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l’idée de « libération sexuelle » de l’enfant101. Pour le journal L’Express, « la complaisance de l’époque pour les excès de langage — et parfois d’actes — des militants de la libération sexuelle s’accompagnait d’un véritable aveuglement : l’enfant, croyaient-ils, ne demandait qu’à exprimer sa sexualité, et c’était l’interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d’alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l’infantilisme d’une mouvance. »102.

      En avril 2013, au centre d’une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des médias franco-allemand 2013103. Le 27 juillet 2013, Eckhard Stratmann-Mertens (de), cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, accuse de pédophilie directement Daniel Cohn-Bendit et d’autres membres originels du parti. Il répond au journal Die Welt :

      « J’étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là. J’ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu’il a fait ses révélations sur ses relations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation et qu’il les présente comme purement théoriques104. »

      Selon lui Cohn-Bendit aurait notamment dû être « jeté du parti bien plus tôt »105.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Cohn-Bendit

    • @vanderling Il me semble que les petits garçons parle de l’affaire du coral - et de l’emballement médiatico-politique qui a suivi. Dans cette affaire des gens ont été condamnés pour abus sur mineurs, et la dimension « personnalités » a fait choux blanc, mais a été l’occasion de nombreuses sorties en faveur du discours pédéraste ou pédophile.

      – Sinon, une autre référence trouvable pour ceux qui veulent des éléments tangibles (mais est-ce vraiment nécessaire de s’infliger ces lectures), c’est Co-ire http://www.editions-recherches.com/revue_detail.php?id=22 de Scherer et Hocquenghem.

      L’époque était autre , l’argument qui ne tient pas, selon moi. On revient encore une fois à la question du consentement, de la capacité d’évaluation de la situation, de l’ascendance des adultes sur les enfants, de la culture du viol etc. Et en la matière, je ne vois pas trop ce qui a évolué en fait. Bref.

    • J’ai du mal avec le fait de réduire la propagande pédocriminel aux années 1970 et à faire de cette période une exception et une période révolue. La tolérance pour le discours pédocriminel est toujours présente, il y a de nombreux exemples.
      La discussion l’année dernière sur #lolita chez wikipédia en était un exemple frappant. https://seenthis.net/messages/399841

      La manière dont les crimes sexuels contre les enfants sont racontés par la presse : http://lesmotstuent.tumblr.com/post/146498549457/200616-le-r%C3%A9veil-normand-rep%C3%A9r%C3%A9-par-camille#note

      La complaisance avec les violeurs d’enfants notoire (les Polansky, W.Allen, Mazneff) toujours primés, célébrés, palmisé et distribué dans les ciné et librairies.

      Marie-Jo Zimmermann en a relevé de nombreux exemples contemporains : http://www.acontrario.fr/2015/03/30/apologie-pedophilie-claude-guillon-anarchiste-cautionne-debat

      voire aussi sur TRADFEM : https://tradfem.wordpress.com/2016/04/13/susan-cox-non-les-poupees-sexuelles-enfantines-nempecheront-pas-l

      https://tradfem.wordpress.com/2015/11/07/alicen-grey-vous-commencez-a-savoir-ce-quest-la-culture-du-viol-m

      Et ce que les gens ont retenu du procès Outreau, utilisé pour dénigré la parole des enfants. La propagande sur le SAP - syndrome d’aliénation parental. La banalisation des prétendus faux souvenirs prétenduement injectés par les psy et les mères dans la tête des enfants. Les exemples sont tellement nombreux et tellement actuels que je ne voie pas les 1970 comme des années à part. Les violences sexuelles contre les enfants c’est 150000 agressions sexuelles sur mineurs par an en France aujourd’hui. Les années 1970 c’est juste une adaptation des dominants aux évolutions du statu des femmes dans la société. C’était une bataille des pédocriminels de gauche (les 68 tards, qui se disent amoureux non violents et exigent le droit au viol) contre les pédocriminels de droite (les bourgeois accusé d’être de mauvais pedocriminels par les pedocriminels 68ards) mais rien de plus. Et cette distinction entre viols violents et viols sois disant non violents c’est de culture du viol, ce qui fait dire a Levaï : « Un vrai viol, c’est avec un couteau ou un pistolet » au sujet du viol de Naffisatou Diallo par DSK le proxo-présidentiable.

    • Sans remettre en cause ton propos @mad_meg, j’ai tout de même l’impression que ces gens dont on parle, Polansky et cie, sont passés dans la catégorie des pestiférés, au sens où... tu trouves moins de monde pour les encenser et leur tresser des lauriers, et que s’ils sont encore honorés, parfois, c’est plus pour ne pas se les aliéner que pour les honorer effectivement... car à chaque fois, leur passé ressurgi, et les vagues que cela provoque ne sont jamais reluisantes, ni pour eux, ni pour ceux qui les ont ressortis de la naphtaline.

    • Comme je le disais, c’est juste une impression de ma part, du fait sans doute que je m’isole depuis pas mal d’années de tout le brouhaha des médias mainstream.
      Ce n’était vraiment pas une contradiction. Et de ce que je vous lis, ok, il faut encore plus être explicite partout sur ces sujets, pour que l’on cesse de faire passer la prédation pour du talent...

    • Bon, je viens de me taper l’écoute de l’émission.

      – revenir sur le rejet des unions légales homo par les militants des années 70, dans le contexte révolutionnaire, sans signaler ne serait-ce qu’en une phrase, que quand même, le sida est passé par là depuis, et que c’est parce que le sida laissait des personnes à la rue, sans rien, que cette question est devenue le centre des revendications des assos LGBT. On ne peut pas présumer les positions qu’auraient tenus les ex-Fhar décédés dans ce contexte (sachant que parmi les survivants de cet époque certains ont milité à Aides ou Act-up). C’est par la maladie que les questions légales, d’héritage et de propriété et s’invitent dans les politiques sexuelles. On peut y lire un tournant réactionnaire, ou un tournant lié à la résistance et la survie, hein.

      Sur le sujet qui nous intéresse :

      – se rappeler qu’à l’époque (avant 1980 donc) l’homosexualité est interdite et réprimée, et que ces revendications pédérastes et pédophiles, homo, bi et hétéros, s’inscrivent dans un contexte de répression étatique des sexualités (l’IVG vient à peine d’être dépénalisé, à l’époque le divorce est toujours vu comme une trahison de la famille, question de la majorité sexuelle etc.).

      – Dans le même temps, se posent des questions sur le statut des enfants, leur marge de liberté, il y a des expérimentations pédagogiques, on reconnaît que les enfants peuvent avoir une sexualité (entre eux).

      – J’ai l’impression que ceux qui deviendront les militants pro-pédophilie actuels profitent de ce remue-méninge pour asseoir leur discours et lui donner des lettres de noblesse via la voix de personnes connues, prêtes à lutter contre toutes les formes de censure, de moralité, de main mise de l’État (c’est bien expliqué dans le texte de Libé).

      – dans l’émission, il y a confusion entre pédérastie et pédophilie.

      – L’évocation de la pédérastie (relations sexuelles entre adultes et adolescents pubères) vue par H. est édulcorée dans l’émission sous prétexte qu’H. n’a jamais qu’évoqué des rapports consentis entre adultes et « adolescents » (pas petits enfants) et n’a pas fait d’apologie du viol. L’abaissement de l’âge du consentement à égalité pour hétéros et homos est, je pense en partie derrière son discours sur la pédérastie. Cependant, dans les cas qu’il a défendu dans la presse, sous prétexte de défense de la liberté d’expression et de lutte contre l’ordre moral, il s’agit bien d’agressions sexuelles et de viols, qui sous prétexte qu’ils n’ont pas été « réalisés avec violence » sont défendus par H. Ce qui nous renvoie à la représentation du viol-ogre, qui balaye dans la culture du viol les autres formes de violences sexuelles, notamment par ascendance.

      P.S. : plusieurs copains militants homos m’ont dit simplement, et je ne comprends pas pourquoi c’est si difficile de les suivre là-dedans « que l’époque était à la jouissance, la parole des victimes et les souffrances liées aux relations sexuelles violentes ou perçues comme non violentes n’étaient pas évoquées du tout, c’était une période de fête. Ce n’est qu’après, quand les femmes ont réussit à faire comprendre l’ampleur et la variété des viols et violences sexuelles qu’on a commencé à pouvoir en parler entre gays et qu’on a pris conscience des dégâts commis, par les prêtres mais aussi par cette ambiance d’explosion permissive des années 70. C’est seulement à ce moment, que la question des viols fait aux hommes a commencé à pouvoir être abordée. Et que la question des relations sexuelles entre adultes et ados, la majorité sexuelle etc. ont pu être discutés ouvertement. Et ça reste compliqué, les sugar daddy, c’est valable pour les filles et les garçons. »

    • L’homosexualité n’a plus rien de subversif depuis que les pédés s’unissent chez le maire de mes 2 mairies !

      @tintin La pédophilie ou la pédérastie - La pédophilie et l’homosexualité sont deux réalités radicalement différentes, même si on les associe souvent dans le langage courant, en parlant de « pédés » à propos des homosexuels par exemple. De même que diffèrent la pédophilie fantasmée et la pédophilie mise en actes qui est en réalité de la pédérastie.

    • « C’est tout de même curieux : il y a bien autant de gens qui désirent se faire violer que de violeurs (même un peu plus dans la première catégorie, en tout cas chez les pédés, si l’on en croit les petites annonces). La solution la plus simple, la plus évidente, serait de mettre en rapport les deux catégories, à la satisfaction générale. Croyez-vous que les politiques, ou les journaux, si prêts à chanter la gloire de l’ordinateur, ne pourraient pour une fois faire œuvre utile d’organisation et de communication, en trouvant aux violeurs potentiels des violés consentants et reconnaissants ? »

      [...]
      http://www.cairn.info/revue-chimeres-2009-1-page-7.htm
      http://www.zones-subversives.com/2016/02/guy-hocquenghem-contre-la-normalite.html

    • @vanderling cette idée de l’homosexualité subversive c’est une construction bourgeoise. C’est de la merde. La sexualité, c’est la sexualité, quand elle n’est pas répréhensible car aliénant le consentement (viol, donc) et qu’elle n’est pas stigmatisée ou interdite, en quoi a-t-elle besoin de traîner la légende de la subversion. La subversion de l’homosexualité masculine c’est celle des pissotières et des encanaillements des puissants auprès du bas peuple, le goût du sordide.

      puis

      Encore une fois, la question des unions légales, sont liées 1° à l’arrivée du SIDA 2° en lien avec la question de la transmission patrimoniale (comme les unions légales hétéros). On peut discuter de l’intérêt de la transmission de biens, capital ou propriétés. Mais c’est autre chose.

      et

      Ta façon de faire des citations de conneries d’Hocquenghem sans utiliser les guillemets est pénible.

    • J’ai rectifié avec des guillemets la précédente citation de G.H
      @supergeante Si l’idée d’une homosexualité subversive est une construction bourgeoise, alors l’union légale (mariage gay) est son accomplissement. Les bonnes intentions et sentiments d’un couple, gay ou hétéro, dans un contrat de mariage sont pour moi une fumisterie et assurément le remède le moins efficace contre le sida. Quoi qu’il en soit Hocquenghem et le FHAR étaient sacrément subversif à l’époque.
      Ce que j’ai lu de G.H : « Lettre à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary » (86) et « Le désir homosexuel » (72) celui-ci, son premier livre est très bien écrit (trop ?) Je ne m’attendais pas à cette avalanche de message suite à l’affichage du podcast de l’émission Une vie, une oeuvre. Ni aux réponses de @tintin et son lien wikipedia/apologie de la pédophilie ça m’aurais quand même troué le cul de me planter à ce point. Quand bien même je reconnais que les opinions de G.Hocquenghem sur le viol et la pédophilie sont très libérales (dans la veine de Michel Foucault).
      Plus que ces deux là, c’est toute la mouvance contestataire de cette époque qui m’intéresse. Issu, aussi, d’une famille de grand bourgeois et rédigé au début des années 80 « Homosexualité & révolution » de Daniel Guérin, ce petit essai réédité chez Spartacus est passionnant à relire http://www.librairie-quilombo.org/Homosexualite-et-revolution
      http://ddata.over-blog.com/0/05/17/99/HOMOSEXUALITE-ET-REVOLUTION-GUERIN-SECONDE-PARTIE.pdf


      Sur la fréquentation des « tasses » une enquête étonnante dans les années soixante « Le commerce des pissotières »
      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_commerce_des_pissoti__res-9782707152039.html

      Dans l’argot homosexuel masculin, les « tasses », c’étaient les pissotières, lieux de rencontre pour des relations sexuelles éphémères entre partenaires anonymes. Laud Humphreys a mené dans les années 1960 une étonnante ethnographie des toilettes publiques d’une ville du Middle West des États-Unis. En adoptant le rôle du guetteur, sans déclarer son enquête, ce pasteur a pu observer ces échanges sans entraver le déroulement de l’action. Avec ses notes de terrain, attentif et minutieux, il analyse les phases successives des opérations, du contact préliminaire jusqu’à la séparation, ainsi que le jeu complexe des rôles (« fellateur », « pointeur », « guetteur », « voyeur », etc.).
      Laud Humphreys ne s’est pas contenté d’observer ces hommes dans leurs pratiques sexuelles, il a conduit des entretiens en dissimulant son identité pour les retrouver chez eux. C’est ainsi qu’il peut préciser les caractéristiques sociales de ces « déviants » et entrevoir la face publique de leur vie clandestine. Si certains sont bien des gays, beaucoup sont des hommes mariés qui s’arrêtent là en rentrant du bureau. Le « commerce des pissotières » révèle alors la face cachée de la norme hétérosexuelle.
      Document historique sur l’histoire de la sexualité avant la libération homosexuelle, ce livre offre également un exemple classique d’observation ethnographique. Cette étude interactionniste de la déviance dans la tradition de H. Becker et de E. Goffman soulève enfin des questions troublantes sur l’intimité en public, et sur l’identité sexuelle repensée en termes de rôles.
      Publié pour la première fois en 1970, ce livre culte a obtenu le prix Wright Mills.