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  • Combien de temps et d’argent faudra-t-il pour reconstruire Beyrouth ?
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/combien-de-temps-et-d-argent-faudra-t-il-pour-reconstruire-beyrouth-2020080
    ENTRETIEN - Ce n’est pas la première fois que la capitale libanaise doit se relever de destructions. Mais cette fois-ci, les dégâts et le contexte politico-économique ne sont pas les mêmes, estime l’enseignant et chercheur Eric Verdeil.

    Par Wladimir Garcin-Berson

    Eric Verdeil est professeur des universités à Sciences-Po Paris, enseignant en géographie et études urbaines, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de l’institution, spécialiste du Liban et d’urbanisme à Beyrouth.

    LE FIGARO.- Le gouverneur de Beyrouth a déclaré qu’il estimait que les dommages dans la ville pouvaient « s’élever à entre trois et cinq milliards de dollars ». Que penser de cette première estimation ?

    ERIC VERDEIL.- Il est difficile de se prononcer sur ce chiffre pour l’instant : si les dégâts du port se comptent en centaines de millions de dollars à eux seuls, on ne peut estimer les dommages causés aux habitations. De même, le gouverneur a parlé de 300.000 personnes sans domicile à la suite des explosions, mais sans préciser ce qu’il entendait par là. Sont-ce les personnes dont le domicile a été entièrement détruit, ou toutes celles dont l’habitation a subi des dégâts ? Beyrouth compte 340.000 habitants environ, et son agglomération plus de deux millions d’habitants. 300.000 personnes sans domicile me paraît donc un bilan très élevé, malgré les dégâts considérables causés par ces explosions.

    Comment la ville avait-elle été marquée par les derniers conflits ?
    Beyrouth, et notamment sa partie centrale, avait été intensément frappée par des événements passés. Dans un premier temps, la guerre civile libanaise, entre 1975 et 1990, a fortement endommagé le centre-ville de la capitale. Depuis 1994, un plan de reconstruction a permis à la ville de connaître un processus de rénovation impressionnant, passant notamment par la construction de nombreuses tours. Désormais, les traces de la guerre subsistent par endroits, mais on est loin de la situation de l’immédiat après-guerre.
    En 2006, la guerre entre Israël et le Hezbollah a causé des destructions sévères mais localisées, dans la banlieue sud de Beyrouth. Un quartier entier a été écrasé par les combats. Là encore, la reconstruction a eu lieu entre-temps.

    Quelle était la situation de Beyrouth avant les deux explosions ?
    L’agglomération souffre de multiples problèmes comme l’infrastructure routière, l’électricité, dont le fonctionnement est épouvantable avec de nombreuses coupures, ou encore la gestion des déchets, erratique depuis 2015. Ces travers soulignent une très mauvaise gestion des services publics et des problèmes de passation et d’attribution des contrats publics. Cela témoigne aussi d’une corruption homérique, largement conspuée par la rue.

    À LIRE AUSSI : Avant l’explosion de Beyrouth, l’ancienne « Suisse du Proche-Orient » était déjà exsangue

    À l’inverse, le port de Beyrouth, touché de plein fouet par les explosions, avait fait l’objet de travaux d’extension et d’amélioration dans les années 1990. Il était devenu efficace, doté d’une infrastructure relativement moderne pour sa partie conteneurs. Là encore, toutefois, les explosions soulignent de graves problèmes de gestion des stocks : le nitrate d’ammonium apparemment à l’origine de la catastrophe n’aurait pas dû être entreposé là, à seulement 300 mètres des habitations les plus proches. Certains dénoncent une forme de procrastination, d’autres des marchandages, de la revente… Une chose est sûre : quelqu’un a fait preuve d’une négligence coupable dans le stockage d’une matière si dangereuse ici.
    Ces quartiers étaient déjà régulièrement menacés par des promoteurs immobiliers qui risquent de profiter de cette occasion pour les densifier et les transformer

    Peut-on tirer des leçons des précédentes reconstructions de Beyrouth ?
    On ne parle pas du même type de dégâts. Par le passé, des immeubles avaient été détruits, touchés par des tirs, des bombes. Ici, certains bâtiments ont été détruits, mais ils sont minoritaires. Les dommages risquent surtout de varier en fonction de l’ancienneté des constructions, les récentes résistant bien mieux, sur le plan structurel, que les autres. Ce point m’inquiète : à proximité du port se trouvent des quartiers anciens, très gravement touchés, rendant leur reconstruction difficile. Ces quartiers étaient déjà régulièrement menacés par des promoteurs immobiliers qui risquent de profiter de cette occasion pour les densifier et les transformer. Je crains que ces explosions ne représentent le coup de grâce pour ces quartiers centraux. Je serais étonné qu’il y ait un processus de reconstruction à l’identique de cette zone.

    Comment les reconstructions avaient-elles été financées par le passé ?
    En 1994, l’État libanais avait créé la Société libanaise pour le développement et la reconstruction du centre-ville de Beyrouth (Solidere), chargée de mettre en musique la rénovation des quartiers centraux. Le gouvernement lui avait confié des droits normalement dévolus à la puissance publique, comme le droit de mener des travaux sur l’espace public ou la possibilité d’exproprier. La compagnie est devenue, en quelque sorte, propriétaire du centre-ville, bénéficiant d’une concession de 25 ans prolongée par la suite, en échange de financements pour le reconstruire. En réalité, ces prérogatives publiques confiées au privé ont surtout généré d’importants bénéfices pour les actionnaires de l’entreprise, dont font partie de gros noms du capitalisme et monde politique libanais. La famille Hariri, longtemps aux affaires, en fait notamment partie.
    Cependant, les habitants du centre-ville n’ont pas réellement bénéficié de ces transformations. La reconstruction fut ratée, en cela que le cœur de la capitale n’est pas redevenu un lieu bénéficiant à l’ensemble de la population. Les modifications ont surtout mis en œuvre une forme d’exclusivisme, coupant ce quartier réservé aux élites du reste de la capitale. Les changements n’étaient pas faits pour les habitants : des sortes de « gated communities » (quartiers protégés) ont émergé, mais, en parallèle, les autres parties commerciales ont périclité. Ce premier volet confié au privé n’a donc pas été extrêmement bénéfique pour l’ensemble de la société, mais plutôt lucrative pour les actionnaires.

    À LIRE AUSSI : À Beyrouth, les Libanais s’attaquent aux banques

    En 2006, dès le cessez-le-feu avec Israël, le Hezbollah a géré de son côté la reconstruction de la banlieue sud de Beyrouth. Cette dernière est allée très vite : l’organisation souhaitait ainsi montrer à la population qu’elle prenait soin d’elle, pour redorer son blason alors qu’elle fut à l’origine de l’attaque israélienne. Les bâtiments ont donc été rebâtis rapidement, à l’identique, et leurs habitants sont revenus, dans leur majeure partie. L’aspect financier reste opaque : le Hezbollah a reçu des financements externes et a transmis des fonds aux propriétaires des appartements détruits pour qu’ils reconstruisent. Quelques années plus tard, les travaux étaient finis.

    Qui pourrait prendre en charge le financement des travaux, cette fois-ci ?
    Les mécanismes mis en œuvre précédemment sont difficiles à reproduire ici. On ne peut exproprier les habitants de leurs immeubles, le niveau de dégâts ne le justifiera pas. En outre, le Hezbollah n’a pas à reconstruire pour renforcer son prestige, comme en 2006. Et surtout il n’y a plus d’argent au Liban. Le système financier est complètement bloqué. Une grande incertitude demeure donc : le Liban est sous blocus, de l’intérieur, par les actionnaires des banques, comme de l’extérieur, les États-Unis faisant pression sur le système bancaire par peur d’alimenter les comptes du Hezbollah ou des militaires syriens. Ce double blocage pourrait ralentir la reconstruction.
    Normalement, outre les aides d’urgence venant par exemple de l’Union européenne, le financement devrait plutôt incomber à l’État ou aux assurances, pour les immeubles couverts. On pourrait aussi penser à des mécanismes de financement par le système bancaire, subventionnés par des institutions externes comme la Banque mondiale. Les propriétaires qui le pourront essaieront de financer a minima les travaux autant que faire se peut, mais cela risque de mener à un processus graduel, différentiel. Un certain nombre de personnes, notamment dans les anciens bâtiments durement touchés, pourraient choisir de vendre et quitter les lieux, permettant à des promoteurs de réaliser des opérations lucratives. Sans planification, cela aurait des conséquences sociales assez graves.

    Combien de temps la reconstruction prendra-t-elle ?
    Plusieurs années, c’est certain. Tout dépend ensuite des intentions et objectifs des reconstructeurs. Le Hezbollah voulait aller le plus vite possible, et son objectif n’était pas le profit : cela a donné des travaux rapides mais des constructions peu esthétiques, plutôt bas de gamme. Les habitants en sont plutôt satisfaits. Solidere avait un objectif différent, le profit, avec la construction d’une zone exclusive pour l’élite. La société a fait de la rétention foncière et n’a libéré les terrains que peu à peu, pour faire monter les enchères et les vendre plus cher. Résultat : vingt-cinq ans après, la compagnie n’avait pas construit la moitié de ce qu’elle aurait dû faire, et beaucoup d’immeubles ou de terrains restent vides.
    Cette fois-ci, les habitants dont les logements ont été touchés vont vouloir y revenir si possible et dès que possible. C’est une logique différente.

    Comment tout ceci va-t-il s’articuler dans une situation politique et financière déjà extrêmement difficile ?
    Mal. Le blocage du système bancaire reste massif, les gens restreignent leurs dépenses de consommation et ne peuvent facilement faire de dépenses pour réparer les dégâts. L’une des questions est de savoir si ces explosions vont renforcer la colère des Libanais, déjà visible depuis dix mois dans la rue. Jusqu’ici, les protestations n’étaient pas assez fortes pour faire vaciller le pouvoir et réformer le système en profondeur. Pour le moment, les Libanais expriment plutôt une certaine sidération. Ensuite, il est probable qu’ils manifestent un grand ressentiment, mais il n’est pas certain que celui-ci se solde par le saut dans l’inconnu que représente une remise en cause du système politique et confessionnel.
    Il faudra donc voir si les contestations se radicalisent et si des pressions extérieures se multiplient.

  • Pourquoi a-t-on saisi et stocké près de 3000 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth en 2013 ? Quelle était la destination de ce produit ?

    C’est la petite musique qui va se faire beaucoup entendre dans les prochains jours : très certainement pour alimenter les gentils « rebelles » syriens.

    Article de 2015 par exemple sur ce traffic : Fertilizer, Also Suited for Bombs, Flows to ISIS Territory From Turkey
    https://www.nytimes.com/2015/05/05/world/europe/fertilizer-also-suited-for-bombs-flows-to-isis-territory-from-turkey.html

    The laborers work all day, piling bags of fertilizer onto carts and wheeling them through the crossing that connects this southern border town to Syria.

    The Syrian town next door is firmly controlled by the extremists of the Islamic State, as is clear from the black flag flying over downtown. And while the fertilizer, ammonium nitrate, is widely used for agriculture, it has also been used by terrorists around the world — including the Islamic State — to build powerful explosives.

    Few here think the fertilizer is meant to help Syrian farmers.

    “It is not for farming. It is for bombs,” said Mehmet Ayhan, an opposition politician from Akcakale who is running for Parliament.

  • Émoi en Espagne après la mort par déshydratation d’un immigré dans une plantation
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/emoi-en-espagne-apres-la-mort-par-deshydratation-d-un-immigre-dans-une-plan

    Émoi en Espagne après la mort par déshydratation d’un immigré dans une plantation

    L’homme de 42 ans, sans papiers, était originaire du Nicaragua. Maltraité, il est décédé sous le coup de la chaleur et n’a été que très tardivement emmené aux urgences, relate le quotidien El Pais.

    En Espagne, les conditions de travail des migrants sont pointées du doigt après la mort d’un migrant, victime de déshydratation. L’homme de 42 ans, venu du Nicaragua, a été transporté dans une camionnette et déposé inconscient devant un centre de santé.

    C’est dans le sud de l’Espagne, à Murcie, que Eleazar Benjamín Blandón Herrera travaillait. Sans papiers, il avait vu ses démarches pour devenir demandeurs d’asile et pouvoir être employé légalement, bloquées par l’épidémie de coronavirus. Ce père de quatre enfants et dont la femme était enceinte de cinq mois, était venu en Espagne dans l’espoir d’y trouver une meilleure vie pour lui et sa famille. Dans les plantations, il a découvert l’envers du décor. Conditions de travail inhumaines, humiliations à répétition, maigre rémunération... « Ils me traitent d’âne, ils me crient dessus, ils me disent que je suis lent. Ils jettent la poudre sur votre visage lorsque vous êtes accroupi. Je n’ai pas l’habitude d’être traité comme ça », s’était-il confié en pleurant auprès de sa sœur. Au quotidien El Pais qui relate cette histoire, elle raconte les circonstances de la mort de son frère.

    Déposé devant un centre de santé

    Ce jour-là, il fait 44 degrés. Eleazar Benjamín Blandón travaille depuis 5 heures du matin, sans eau pour se rafraîchir. Il commence à se sentir mal puis s’évanouit, selon le récit fait par les autres travailleurs. Mais les secours ne sont pas prévenus et il faut attendre que la camionnette qui les a amenés à la plantation revienne. Or même quand elle arrive, les migrants sont sommés de finir leur journée de travail avant que le Nicaraguayen puisse enfin être pris en charge. Aucune ambulance n’est appelée. Il sera finalement déposé, inconscient, devant un centre de santé à Murcie, précise encore ses proches cités par El Pais.

    Une enquête a été ouverte par la justice espagnole qui tente de remonter la chaîne de tous les protagonistes impliqués dans cette affaire. Un homme, un Équatorien de 50 ans, a pour l’instant été interpellé mais il n’aurait été que l’entremetteur entre Eleazar Benjamín Blandón et la plantation. Trois ans plus tôt, le père du quadragénaire est mort dans des circonstances similaires, alors qu’il travaillait dans la construction au Texas.

    #migrants #esclavage

  • Val-d’Oise : le client d’une laverie passé à tabac après avoir demandé le port du #masque
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/val-d-oise-le-client-d-une-laverie-passe-a-tabac-apres-avoir-demande-le-por


    Finalement, on change de prétexte, mais le fond reste le même  : #domination par la #violence.

    L’#agression a eu lieu dimanche vers 16h45 dans une laverie automatique située dans un quartier populaire de cette ville, selon la plainte pour « violence aggravée » consultée par l’AFP. « J’étais en train de plier mes vêtements pour les mettre dans un sac. J’ai demandé au monsieur de porter le masque. C’est écrit que c’est obligatoire et c’est la loi », a expliqué à l’AFP la victime, un homme de 44 ans, qui était accompagné de ses deux enfants de cinq et sept ans. « Il m’a dit ’’je fais ce que je veux’’ », a-t-il poursuivi, précisant avoir réitéré cette demande vu la configuration des lieux.

  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce vendredi 31 juillet 2020
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-international

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien, et pour commencer ce vendredi, voici la Revue de presse de notre Contributeur anonyme, et bien sûr plus de titres dans la Defcon Room.

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette / Doudou

    La Revue de presse du jour comprenant les informations de ce qui fait l’actualité française et internationale du 27 au 31 juillet vues par notre contributeur anonyme

    DON : https://www.paypal.me/revuedepresse ou https://www.paypal.com/pools/c/7ZGVkA4zY3

    FRANCE :...les APC vont « sauver des emplois » disent nos médias

    = hausse du temps de travail + baisse de salaire + quand même licencié

    https://www.lefigaro.fr/decideurs/emploi/ces-accords-passes-par-les-entreprises-pour-sauver-l-emploi-20200726 (...)

    • Coronavirus : le nombre de patients en réanimation augmente pour la première fois depuis le 8 avril
      https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-le-nombre-de-patients-en-reanimation-augmente-pour-la-premiere-

      381 malades atteints d’une forme sévère du virus sont hospitalisés en réanimation, soit une personne supplémentaire par rapport à la veille. C’est la première fois que le nombre de patients en soins intensifs augmente depuis le 8 avril, soit 16 semaines.

      « La circulation du virus est soutenue avec un nombre de cas quotidiens en augmentation et supérieur à 1000 », alerte la DGS dans son communiqué du jour. Ce jeudi, 1377 nouveaux malades ont en effet été dépistés. « Sur la semaine du 21 au 27 juillet, le taux d’incidence hebdomadaire national dépasse le seuil de vigilance de 10 cas pour 100.000 habitants et s’établit à 10.2 contre 5.7 il y a 3 semaines. Il est en augmentation de 78%, avec une accélération à la hausse cette semaine », précise l’autorité sanitaire.

  • Brésil : Jair Bolsonaro annonce qu’il est désormais négatif au coronavirus
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/bresil-jair-bolsonaro-annonce-qu-il-est-desormais-negatif-au-coronavirus-20

    Le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé samedi 25 juillet avoir été testé négatif au nouveau coronavirus, après avoir été diagnostiqué positif le 7 juillet, une guérison qu’il attribue à son traitement à l’hydroxychloroquine.

    Jair Bolsonaro a fait cette annonce sur son compte Twitter après avoir subi un nouveau test : « RT-PCR pour SARS-CoV 2 : négatif. Bonne journée à tous », a-t-il écrit, accompagné d’une photo de lui souriant, levant le pouce et montrant une boîte d’hydroxychloroquine, au petit déjeuner.

  • Généralisation des amendes forfaitaires pour consommation de drogue : de quoi on parle et qu’est-ce que ça change ?
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/generalisation-des-amendes-forfaitaires-pour-consommation-de-drogue-de-quoi

    Contrairement à une amende classique, l’amende forfaitaire est décidée en dehors d’un procès par un policier, un gendarme ou un agent public habilité. Le montant de cette sanction pénale - car l’usage de stupéfiants constitue un délit - est fixé en fonction de la gravité de l’infraction. Elle doit être payée dans les 45 jours suivant la constatation de l’infraction, comme l’indique le Code de procédure pénale.

    […]

    En plus de l’amende, le contrevenant verra cette sanction inscrite à son casier judiciaire. Une mesure permettant « d’appliquer la sanction sans délai », et qui est notamment « efficace dans la lutte contre les points de revente des produits stupéfiants qui gangrènent les quartiers », d’après le premier ministre. « Elle va permettre aux forces de l’ordre et aux magistrats de se concentrer sur la lutte contre le trafic, plutôt que de consacrer leur temps à des procédures chronophages liées à la répression de la consommation de stupéfiants », s’était félicité dans un communiqué le député Éric Poulliat (LREM), co-rapporteur de la mission d’information qui avait proposé la mesure en janvier 2018.

    200 euros, décrétés d’office. Officiellement pour « consommation de drogue », mais en prétendant que c’est « efficace dans la lutte contre les points de revente des produits stupéfiants qui gangrènent les quartiers ». Ce qui n’est pas du tout la même chose, à moins de consommer son pétard là où on l’achète (dans ce cas, taux réduit de la TVA ?).

    Ce qui me ramène à la réflexion que je faisais il y a un mois sur l’amende à 135 euros pour non-respect du confinement, outil « ultra-pratique » pour les flics pour pouvoir punir n’importe qui traînerait là où il faut pas. J’ai bien l’impression que la logique ici est identique : pouvoir coller 200 euros à chaque fois qu’on a un attroupement lié à de la vente de haschich.
    https://seenthis.net/messages/859606#message859684

    Avec le confinement et ses prunes à 135 euros, les flics se sont trouvés avec un outil ultra-pratique (pour eux) pour pouvoir punir directement n’importe qui. Dès que quelqu’un traîne quelque part où il est considéré qu’il ne devrait pas se trouver, hop, tu peux facilement lui coller 135 euros de manière arbitraire, et sans autre forme de procès. C’est magique.

    Et outre l’aspect arbitraire, le montant de 200 euros sans procès est proprement scandaleux. Ça représente un tiers de RSA, cette saloperie.

    Est-ce que ce ne serait pas plus cohérent de décider que les flics peuvent d’eux-même décider de couper les doigts des types suspectés de vendre du shit ?

  • Gérald Darmanin veut "stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société"
    https://www.lci.fr/politique/gerald-darmanin-jean-castex-veut-stopper-l-ensauvagement-d-une-certaine-partie-d

    « CRISE DE L’AUTORITÉ » - Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin estime qu’il « faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société » dans une interview dans laquelle il affirme aussi sa volonté de « combattre avec la première énergie » l’islamisme.

    Chouette : « ensauvagement ». Et pas celui de quelques individus, mais carrément « d’une certaine partie de la société » (laquelle, tiens-donc ?). Encore un talking-point de l’extrême-droite banalisé par l’extrême-centre.

    Rappelle-moi : « faire barrage » à quoi, au juste ?

  • Les délinquants se trouvent dans les quartiers sensibles ! - Liste limitée
    Tu peux pas être maître nageur avec une condamnation... mais voter les lois de la république nickel. La liste PS est en cours de constitution.

    Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

    Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux etc.

    Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

    Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

    Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale.

    Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

    Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence.

    Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.

    Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme
    .

    Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

    Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

    Claude Guéant (UMP) 2014, mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

    Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures,emploi fictif. déjà condamné pour harcèlement moral.

    Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

    Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

    Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales .

    Didier Schuller (RPR-UMP) 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.En 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

    Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

    Frédéric Chazal (UMP) 2010 cdn pour diffamation.

    Gaston Flosse (UMP) 2011, cdn pour détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts.

    Georges Tron (UMP) 2011, MEE pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

    Gérard Dezempte (UMP) 2006, cdn pour discrimination.

    Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.

    Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Nicolas Sarkozy (UMP) 2014, mis en examen pour corruption, traffic d’influence dans l’affaire Bettencourt
    Mis en examen pour financement illegal de la campagne présidentielle de 2012 (affaire Bygmalion)

    Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation

    Olivier Rey ( UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradations graves du bien d’autrui a raison de la religion

    Pascal Buchet (UMP ), 2007/2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide

    Patrick Balkany (UMP), 2003, condamné pour injures publiques et diffamation
    1999 condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable 3 personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son apprt de Levallois et de la résidence de Giverny
    La liste de condamnations de Patrick Balkany s’est depuis étoffée

    Philippe Brun (UMP), 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux

    Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel de biens sociaux

    Philippe Pezemec (UMP), 2008, condamné pour injures, 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée

    Renaud Donnedieu De Vabres (UMP), 2004, condamné pour blanchiment d’argent. 2011 mis en examen dans l’affaire Karachi

    René Vestri (UMP), 2009, condamné pour travail dissimulé, en 2010 mis en examen pour blanchiment a titre individuel et en bande organisée, traffic d’influence et association de malfaiteur

    Richard Cazenave (UMP), 1999, condamné pour abus de bien sociaux. en 2004 condamné pour recel et complicité de biens sociaux

    Serge Dassault (UMP), 1998, condamné pour corruption, 2010, condamné pour procedure abusive, 2009, condamné pour achat de voix lors des municipales

    Thérese Aillaud,(UMP), 2002, condamnée pour détournement de fonds publics

    Thierry Gaubert proche de l’UMP collaborateur de Sarkozy, 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie, 2011 mis en examen dans l’affaire Karachi

    Marc Philippe Daubresse visé par une enquête du parquet nationale financier
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    Source : https://twitter.com/GaccioB/status/1286263952352186368

    #corruption #justice #france #politique #fait_divers pas trop #en_vedette , ces #délinquants des #quartiers_sensibles , #quartiers

  • Le bilan journalier dérisoire de la pandémie en France, qui ne justifie en rien la VIOLENCE de ce gouvernement #EnMarche
    23 Juillet 2020 : Coronavirus : 7 nouveaux décès, près de 1000 nouveaux cas confirmés en 24 heures en France
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-7-nouveaux-deces-pres-de-1000-nouveaux-cas-confirmes-en-24-heur
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    Au cours des dernières 24h, 7 personnes hospitalisées ont perdu la vie des suites d’une infection au coronavirus.

    Selon les chiffres de la Direction générale de la santé (DGS) publiés ce mercredi 22 juillet, 6366 patients sont toujours pris en charge par les services hospitaliers, 455 d’entre eux sont en réanimation.

    « Le virus circule sur l’ensemble du territoire national », indique la DGS, en soulignant le nombre croissant de clusters. Sur les 561 détectés depuis le 9 mai, 212 sont encore en activité et 14 ont été découverts dans la journée.
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    #macro_lepenisme #maintien_de_l'ordre macronien #violence #épidémie #pandémie pas #en_vedette #imposture #confinement
    C’est pas à la une des #médias de #france #propagande #journulliste #journullistes #medias #politique #médiacrates #mass_merdias

    • Amputations, défigurations, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales…

      Couvrez ces plaies que je ne saurais voir…
      Le 24 janvier 2019, le professeur Laurent Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, après avoir constaté les dégâts occasionnés par les #LBD, informe les pouvoirs publics et lance une pétition.
      https://www.legrandsoir.info/couvrez-ces-plaies-que-je-ne-saurais-voir.html
      Il écrit : « J’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace spécifique ». Et d’ajouter : « amputation de membre, défiguration à vie, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales engageant le pronostic vital et entrainant des séquelles neurologiques, autant de mutilations qui produisent de nouveaux cortèges de « Gueules cassées »…Tant de vies ont été ainsi sacrifiées (…)…Pour toutes ces raisons nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmiers, aides-soignants…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations »(1) .

      Première parenthèse : on dit « létal » pour éviter « mortel », « bâton souple de défense » pour ne pas dire « matraque », « lanceur de balles de défense » pour cacher que le lanceur est une arme d’attaque, « forces de l’ordre » pour indiquer que la violence n’est pas imputable aux policiers, « blessures oculaires » pour que le vilain mot « éborgnement » ne soit pas prononcé.

      Seconde parenthèse : la revendication de l’ « apolitisme » des signataires nous ferait tousser comme un contaminé au Covid-19 si l’on ne comprenait pas qu’il signifie « de diverses opinions politiques ».

      Avec Cathy JURADO, Laurent THINES publie à présent un recueil de textes dont ils disent : « né au cœur des ronds-points et des manifestations de Gilets Jaunes, il témoigne de ce combat historique, par le biais d’une évocation poétique sans concession de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Les droits d’auteur seront reversés intégralement au Collectif des Mutilés pour l’Exemple ».

      C’est publié par « Le temps des Cerises » , excellent éditeur qui a publié.

      Maxime VIVAS Pour participer à ce geste de solidarité, contactez : poemesjaunes@gmail.com
      Pour en savoir plus, lisez l’article ci-contre https://www.legrandsoir.info/feu-poemes-jaunes.html

      Note (1) La réponse au cours de l’année a été la violence policière répétée contre le personnel soignant, matraqué et gazé. En mars 2020, des policiers se sont rendus, à la nuit tombée, avec des véhicules de service aux gyrophares allumés, devant des hôpitaux pour y applaudir (à distance) le personnel soignant qui est aux premières lignes dans la lutte contre le Coronavirus. Dérisoire initiative d’un corps de métier qui bénéficie, pour « maintenir l’ordre » de masques de protection qui font défaut dans les hôpitaux et qui usa de la matraque si les soignants manifestaient pour en réclamer. Puis, les manifestations ont repris et les brutalités contre le personnel soignant aussi.

      #violence #violences_policières #police #répression #violences #violence_policière #emmanuel_macron #giletsjaunes #resistances #social #mutilations #mutilés #maintien_de_l'ordre #gilets_jaunes #justice #répression #violence #armes_non_létales #flashball #blessures #langage

    • Le Ségur de la honte ! Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital public - 22 juillet 2020
      https://pardem.org/actualite/1057-le-segur-de-la-honte

      Certes il était illusoire d’espérer que des décisions à la mesure des besoins de l’hôpital, du personnel et des patients seraient prises au Ségur de la Santé. Sauf à croire au miracle ! 


      Mais la réalité dépasse la fiction : trois syndicats se sont déshonorés en signant les « accords » séguro-macroniens. Non seulement les revendications répétées des personnels hospitaliers depuis de très longs mois ont été piétinées mais il ne subsiste aucun espoir que les problèmes de fond qui minent la santé publique soient réglés.


      Mais l’honneur et la lutte n’ont pas disparu. Ils étaient incarnés le 14 juillet entre République et Bastille à Paris et dans de nombreuses villes par les soignants qui manifestaient et par les 15 organisations médicales et non médicales, qui ont refusé d’être complices du Ségur de la honte.

      Ils ont signé : la #CFDT, #FO et l’ #UNSA - les syndicats les moins représentatifs dans de nombreux hôpitaux et chez les médecins. Après 6 semaines de négociation bâclées, voici ce qu’ont accepté ces organisations : 


      – Un « socle » de 7,6 milliards d’euros pour les personnels para-médicaux (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, etc.) et non médicaux (administratifs, agents des services hos-pitaliers, techniciens divers, etc.) est attribué à 1,5 million d’hospitaliers : une augmentation de salaire versée en deux temps, soit 90 euros au 1er septembre prochain et 93 euros au 1er mars 2021. Au total 183 euros nets mensuels sont octroyés aux agents des hôpitaux et des #EHPAD. Ce qui ne rattrape même pas le blocage du point indiciaire depuis 10 ans ! En effet pour ce rattrapage il aurait fallu 280 euros nets mensuels. Il s’agit donc d’une obole qui montre le mépris du pouvoir pour les salariés, qualifiés de « héros » par Macron ! Il est vrai que la notion de héros est commode : elle dépolitise le problème et, en outre, un héros n’a pas de besoin ! 


      – Une « révision des grilles salariales » - sans autre précision - en avril 2021, et cela ne représentera que 35 euros nets mensuels en moyenne ! Voilà la reconnaissance macronnienne pour celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras pendant 3 mois et ont limité les dégâts de l’incompétence de ce pouvoir.


      – La « revalorisation » des heures supplémentaires, des primes pour travail de nuit, mais « plus tard » et sans autre précision, ce qui signifie que ce sera indolore pour ce pouvoir !


      – La création de 15 000 postes - sans précision non plus - alors qu’il en faudrait 100 000. De plus, ces postes seront à discuter avec les directions d’établissement, ce qui n’est pas acquis !


      – S’agissant des médecins, le Ségur leur octroie 450 millions d’euros (au lieu de 1 milliard), et 16 « autres mesures » à venir… La principale étant la « revalorisation » de la prime de service exclusif qui passera de 490 euros à 700 euros nets mensuels pour les PHPT (Praticiens hospitaliers plein temps), puis à 1 010 euros en 2021, à condition que ces #PHPT aient 15 ans d’ancienneté...


      – Toujours pour les médecins, révision des grilles salariales mais au rabais (100 millions d’euros), et en 2021, avec la fusion des trois premiers échelons déjà prévue par le plan Buzyn, et en créant 3 échelons supplémentaires en fin de carrière, c’est-à-dire aux calendes grecques !


      – Enfin pour les jeunes médecins et les internes, 124 millions d’euros pour les indemnités aux jeunes praticiens, qui seront portées au niveau du SMIC horaire ! Mais sans revalorisation de leurs grilles indiciaires ! Et cela alors que 30 % des postes sont vacants. Pas de mesure sur les gardes et la permanence des soins. Ce n’est pas avec cela que l’hôpital public sera plus attractif ! On risque même assister à une fuite générale des compétences vers le privé.

      Volet 2 (organisation et investissement) : du pareil au même !
      Monsieur Véran, ministre de la Santé, déclare que ce plan n’est pas fait « pour solde de tout compte ». En effet ! Nous apprenons que ce ne sera pas 15 000 postes qui seront créés mais seulement 7 500 car les 7 500 autres sont déjà inscrits dans le collectif budgétaire prévu dans le plan Buzyn « Ma santé 2022 » ! 


      Ce plan Ségur, animé par Nicole Notat, annoncé par Macron et Castex, proclame que 20 milliards de plus sont alloués aux hôpitaux. Mais en réalité il y en a déjà 13 qui sont sensés contribuer à éponger les dettes des hôpitaux (sur une dette de 30 milliards), ce qui réduit à 6/7 milliards l’ensemble des autres mesures ! 
Notat, qui a remis son rapport sur le volet 2 le 21 juillet, poursuit donc son travail d’enfumage macronien. Ce volet n°2 se limite, en effet, à injecter, sur 4 à 5 ans, 6 à 7 milliards d’euros pour financer les bâtiments, les équipements et le numérique. 6 milliards en 4-5 ans pour l’ensemble de ces mesures alors que l’hôpital est rongé par l’austérité et la réduction de moyens depuis 30 ans ! Sans compter qu’il faudra partager avec le secteur privé « assurant des missions de service public » !

      Considérant l’état des hôpitaux publics, on voit le fossé abyssal qui sépare les besoins réels et cette aumône méprisante ! En guise « d’investissement massif » - comme le promettait Macron - ce ne seront que 2,5 milliards pour les établissements de santé (projets territoriaux de santé, Ville-Hôpital, pour « casser les silos » !), 2,1 milliards pour le médico-social et les EHPAD (rénovation d’un quart des places, équipement en rails de transfert, capteurs de détection de chute, équipements numériques) et 1,5 milliard pour l’investissement dans le numérique et « les nouvelles technologies » . Il est donc évident que ce plan est loin de permettre de « changer de braquet ». Alors que ce sont des milliers de lits qui ont été supprimés depuis 30 ans (quelque 12 000 ces 5 dernières années), le plan Véran-Notat prévoit 4 000 créations mais seulement « à la demande » et « en fonction des besoins » (évalués par qui ?), et pour des motifs de « grippe saisonnière ou d’autres pics d’activité exceptionnels ». En réalité pas un lit ne sera créé pour compenser la destruction systématique de nos hôpitaux. Le COPERMO (Comité interministériel pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers), véritable instrument de verrouillage de l’investissement dans les hôpitaux publics, sera supprimé et remplacé par un « Conseil national de l’investissement » qui « accompagnera les projets, établira les priorités, répartira les enveloppes uniquement pour ceux qui seront financés sur fonds publics (on ne voit pas comment l’hôpital public serait financé autrement…), ou qui seront supérieurs à 100 millions d’euros » ! Autant dire que seul change le nom du COPERMO mais qu’est conservé l’instrument de verrouillage des investissements hospitaliers ; même si l’intention de le faire cautionner par quelques élus est annoncée comme une mesure formidable !
Ce volet 2 traite de « déconcentration de la gestion des investissements » et envisage de donner plus de pouvoirs aux Délégations départementales des ARS et « aux territoires ». Mais l’on sait que ces Délégations doivent respecter les « plans régionaux de santé » décidés par les ARS... Cette association des élus est donc un leurre !

      Véran annonce que les tarifs de la T2A « vont continuer d’augmenter » les années prochaines, alors que cela fait 10 ans qu’ils baissent… Par ailleurs le ministre propose « de mettre en place une enveloppe qui permettra aux hôpitaux de sortir plus rapidement de ce système » et « d’accélérer la réduction de la part de la T2A... » . Face au caractère fumeux de ces propos il est raisonnable d’être circonspect !

      Parmi « les 33 mesures » annoncées, citons aussi la volonté d’ « encourager les téléconsultations » , de décloisonner l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social mais sans mesure concrète, « libérer les établissements des contraintes chronophages » et autres baragouinage sans mesure concrète.


      Le gouvernement veut « une gouvernance plus locale » et une revitalisation des services. Les candidats chefs de service devront présenter un projet : mais c’est déjà le cas ! On ne voit pas très bien le changement… Les pôles sont maintenus, même si les hôpitaux seront libres d’en décider.


      S’agissant des Instituts de formation en soins infirmiers (#IFSI), le gouvernement propose de doubler les formations d’aides-soignantes d’ici 2025 et d’augmenter de 10% celles des #IDE (Infirmières diplômées d’Etat). Ces mesures s’imposaient car l’on sait que la « durée de vie professionnelle » d’une IDE est de 6 ans... Mais au lieu d’augmenter massivement les postes d’IDE et de renforcer les IFSI, le gouvernement « lance une réflexion sur une nouvelle profession intermédiaire entre les IDE et les médecins » … ce qui lui permettra de gagner du temps et ne résoudra pas les manques d’effectifs dans les services !


      S’estimant satisfait d’avoir « remis de l’humain, des moyens et du sens dans notre système de santé » le Ministre conclut en annonçant un autre « Ségur de la santé publique » pour la rentrée et un « comité de suivi » des volets 1 et 2 du Plan Ségur.

      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ?
      L’aumône concédée aux soignants, loin de leurs revendications qui préexistaient au Covid-19, ne suffit même pas à corriger le blocage du point d’indice depuis 10 ans alors que des centaines de milliards d’euros sont offerts aux multinationales et au #MEDEF.


      Rien n’est dit sur les ordonnances Juppé de 1995, sur la loi #HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de la ministre de la Santé de Sarkozy, Roselyne Bachelot, qui vient de faire un grand retour en qualité de ministre de la culture ! Rien sur les lois Touraine et Buzyn qui ont continué à fermer des lits et détruire des postes !

      Rien sur le matériel, les respirateurs, les médicaments, les postes à créer, les hôpitaux à moderniser ! Rien sur les lits de réanimation dont on a vu la pénurie pendant ces 6 derniers mois ! Rien sur les 30 000 morts dont le pouvoir est responsable, faute de production locale de masques, de gel hydro-alcoolique, de gants, de tenues de protection, de médicaments, alors qu’une autre vague de la Covid-19 menace ! Où est le plan de relocalisation des industries de santé ?

      La signature de cet « accord » par la CFDT, FO et l’UNSA est une infamie ! Et cela alors que ces syndicats savent que Macron-Castex vont remettre sur la table la contre-réforme des retraites ! 


      Ils prétendaient après le volet 1 que les « autres volets » Ségur arrivaient : investissement et financement des hôpitaux, réforme de la #T2A, organisation territoriale, et « gouvernance » de l’hôpital. Pipeau !


      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ? 


      Qui peut encore gober les déclarations officielles faisant des soignants des héros alors qu’ils ont été maltraités, le sont et le seront encore après ce Ségur de la honte ?


      Comment l’hôpital public va-t-il s’en sortir alors que la France est en voie de paupérisation et qu’il y aura un million de chômeurs de plus à la fin de l’année ?

      Ce qu’il faut retenir, c’est que 15 organisations n’ont pas signé cet « accord » déshonorant ! Parmi lesquelles la CGT, Sud, l’AMUF, la Confédération des praticiens des Hôpitaux, le Syndicat Jeunes Médecins, l’Union syndicale Action Praticiens des Hôpitaux, le Syndicat des professionnels IDE, etc. Leur manifestation du 14 juillet contre ce « plan » Macron-Castex-Véran-Notat est le début de la réplique contre l’indécent « hommage » de ce pouvoir aux soignants ! Il faut espérer que le mouvement social n’en restera pas là ! Que les citoyens s’en mêleront !

      Un seul objectif s’impose à nous : virer ce pouvoir inféodé aux multinationales, à la finance et à l’Union européenne !

      #Santé #santé_publique #soin #soins #enfumage #baragouinage #ségur #capitalisme #économie #budget #politique #olivier_véran #nicole_notat #agnès_buzyn #jean castex #alain_juppé #roselyne_bachelot #marisol_touraine #paupérisation #médecine #hôpital #inégalités #médecins #médecine #services_publics #conditions_de_travail #infirmières #infirmiers #soignants #soignantes #docteurs #budget #argent #fric #ue #union_européenne

  • Quand ça cause (sémantique) dans les syndicats de chefs de flics, on dirait des billets d’éditocrates : La sémantique de Macron suscite un tollé
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-semantique-de-macron-suscite-un-tolle-20200722

    [Patrice Ribeiro, patron de Synergie officiers] Considérant que « le régalien a toujours été l’angle mort du macronisme », ce responsable syndical prévient : « Que le président de la République s’empare du sujet est une bonne chose, mais qu’il le fasse de manière moins décalée. »

    […]

    [David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale] : « Les actes atroces que la France vient de connaître sont très mal vécus par la population qui ne trouve plus dans les responsables politiques des interlocuteurs qu’ils jugent à la hauteur. Une simple erreur de langage peut annuler le message fort de retour du régalien, qui vient d’intervenir avec la nomination de Gérald Darmanin, et de la remontée du ministère de l’Intérieur à la 7e place du gouvernement, à hauteur de la Justice. »

    J’en discutais justement l’autre soir avec @lefayot, après une belle série de bières, et j’ai lâché : « nan mais faut bien admettre que le régalien a toujours été l’angle mort du macronisme ». En me faisant le signe de savoir si on remet une nouvelle tournée, lui m’a expliqué : « ben voui, que le président de la République s’empare du sujet, ça y’a pas, c’est une bonne chose ». Et de concert on a conclu : « mais faudrait voir à ce qu’il le fasse de manière moins décalée ».

    À la table d’à côté, une bande d’étudiants passablement éméchés commentaient « les actes atroces que la France vient de connaître », comme quoi « ils sont très mal vécus par la population ». Une jeune femme du groupe parlait un peu plus fort que ses amis : « Une simple erreur de langage peut annuler le message fort de retour du régalien ».

    Avec Lefayot, on s’est dit qu’ils sont bien, les jeunes d’aujourd’hui. Ils causent bien. T’chin. Et c’est comme ça que j’ai bien failli rater le dernier tram.

  • Coronavirus : « les chiffres sont inquiétants », la France peut « basculer », selon Delfraissy
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-les-chiffres-sont-inquietants-la-france-peut-basculer-20200721

    Interrogé par RMC-BFMTV, Jean-François Delfraissy s’est inquiété d’« une série de clusters particulièrement importants » dans « des zones très peu touchées en particulier dans l’Ouest ». « On est sur une ligne de crête un peu instable. Les chiffres ne sont pas bons, ils sont inquiétants », a-t-il répété plusieurs fois.

    « Aucun des indicateurs n’est totalement au rouge. On voit très bien comment la France peut rester sur cette ligne de crête avec difficulté pour les semaines qui viennent, en étant très armée, en utilisant les tests, en entourant les clusters de façon très massive, ou au contraire basculer dans quelque chose qui ressemblerait plus à l’Espagne, à la Catalogne », a déclaré le président du Conseil scientifique.

    • https://www.latribunedelart.com/cathedrale-de-nantes-de-flandrin-a-une-armoire-electrique

      Il pourrait aussi s’agir d’un problème électrique. Il est troublant en effet de constater que la toile de Flandrin était placée au-dessus d’une armoire électrique qui a complètement brûlé et que le feu ne s’est pas étendu ailleurs à cet endroit (ill. 5 et 6). Le grand orgue était électrifié depuis les années 1970 et le procureur de la République a parlé d’un autre orgue, de chœur, qui a lui aussi brûlé.

      Trois points électriques donc. Comment penser qu’un incendiaire se serait attaqué à l’armoire électrique ? Le plus probable - et cette hypothèse est très crédible, pour un de nos interlocuteurs pompier, spécialisé dans ce type d’incendie - est que l’armoire ait pris feu, et que cet incendie se soit propagé via le réseau électrique aux deux orgues.


      Bras droit du transept de la cathédrale de Nantes où se trouvait le tableau de Flandrin et où on voit l’armoire électrique complètement détruite. Photo : Diocèse de Nantes sur Facebook


      Bras droit du transept de la cathédrale de Nantes où se trouvait le tableau de Flandrin et où on voit l’armoire électrique complètement détruite et à droite le tombeau de François II et Marguerite de Foix. Photo : Diocèse de Nantes sur Facebook
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      S’il n’est pas possible, à l’heure actuelle, de privilégier un acte criminel. L’enquête devra déterminer les causes, et il est certain qu’elle sera bien plus rapide qu’à Notre-Dame où le lieu de départ de l’incendie a totalement disparu, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Déterminer si l’armoire a brûlé pour une cause extérieure, ou en raison d’un court-circuit (ou d’une surtension électrique du réseau) devrait être assez simple pour les experts.
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      #électricité #incendie #Nantes #Sinistre

    • #Suisse Le pylône électrique saboté à Gland a été découpé au chalumeau
      https://www.rts.ch/info/regions/vaud/11474736-le-pylone-electrique-sabote-a-gland-a-ete-decoupe-au-chalumeau.html

      Les quatre pieds du pylône électrique détruit le 26 juin dernier à Gland (VD) ont été découpés au chalumeau, montre l’enquête de l’émission Mise au Point. La piste des écoterroristes est privilégiée par les experts.

      Là où se trouvait le pylône électrique de la ligne à 220’000 volts, il ne reste plus que les quatre socles en béton. La structure métallique a été découpée au chalumeau par des xxxxxxxx, à une dizaine de centimètres de sa base.

      Selon des sources proches du dossier, un découpage supplémentaire a été effectué à un mètre de haut sur deux des quatre armatures. Cette technique a été utilisée pour faire basculer le pylône à l’opposé de l’autoroute adjacente.

      Ni explosif ni départ de feu
      Dans un premier temps, la police avait privilégié la piste d’une attaque à la bombe, un crime de compétence fédérale. Mais aucun explosif, ni départ de feu, n’ont été découverts sur place. Mardi dernier, le Ministère public de la Confédération a confirmé par écrit cette information à la RTS, sans répondre aux autres questions posées.

      L’enquête de police se poursuit pour déterminer les motivations et l’identité des auteurs du sabotage. Selon le journal 24 heures, un manifeste pro-environnement aurait été découvert sur place. Il ne comporterait ni signature, ni revendication. La police ne confirme pas cette information.

      Mouvement important contre la 5G dans la région
      Le syndic de Gland, Gérald Cretegny, assure que la commune ne faisait pas l’objet de menace ou de revendication particulière. Mais il y a toutefois un mouvement d’opposition important à la 5G dans la région. Or, sur la ligne électrique sabotée, de nombreux pylônes ont un double emploi : en plus de la ligne électrique, ils supportent des antennes relais de téléphonie.

      Une pétition anti 5G partie de Gland a récolté des milliers de signatures en 2019. Et une initiative au niveau national est en préparation pour stopper le développement de la 5G.

      #5G #Haute_tension

    • Bon. L’homme de 39 ans originaire du Rwanda et accessoirement concierge bénévole à la cathédrale de Nantes a été remis en liberté hier dimanche soir après une journée et demi de garde-à-vue.

      Quelques citations relevées dans la presse :

      Dimanche en début d’après-midi, son avocat Me Quentin Chabert avait déclaré devant les marches du commissariat de Nantes qu’en l’état de la procédure, « il n’y a aucun élément qui rattache directement mon client à l’incendie dans la cathédrale ».

      https://www.lci.fr/police/en-direct-incendie-de-la-cathedrale-de-nantes-le-benevole-de-39-ans-remis-en-lib

      Arrivé du Rwanda il y a quelques années, l’homme est suivi et hébergé par le Diocèse, comme d’autres personnes. Il cherchait à faire renouveler son visa et « était en discussion avec la Préfecture sur ce point », précise le procureur. « Je ne crois pas une seconde qu’il aurait pu incendier la cathédrale. C’est un lieu qu’il adore, indique Jean-Charles Nowak, clerc de la cathédrale. C’est un homme de devoir, très gentil, souriant mais plutôt taiseux. Je sais qu’il a beaucoup de problèmes de santé et qu’il a beaucoup souffert au Rwanda. Il a rendu service au Père Champenois qui n’avait personne pour servir la messe le samedi soir. Il était donc également régulièrement servant de messe ». Le recteur de la cathédrale Hubert Champenois a de son côté déclaré qu’il avait « totalement confiance » en ce bénévole : « C’est tombé sur lui car c’est lui qui a fermé la cathédrale », a-t-il affirmé.

      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/incendie-de-la-cathedrale-de-nantes-qui-est-le-servant-de-messe-rwandais-pl

      C’est tombé sur lui car il était aussi... comment dire ? Un peu « noir » ?
      Mais saluons quand même au passage le geste de Gégé « Fornicator » Darmanin qui rend hommage au courage des sapeurs-pompiers.

      #GAV #exploitation #église_catholique #racisme #discrimination #justice_de_classe

  • Pour Castex, l’anonymat sur les réseaux sociaux rappelle le « régime de Vichy »
    https://www.lefigaro.fr/politique/pour-castex-l-anonymat-sur-les-reseaux-sociaux-rappelle-le-regime-de-vichy-

    Le nouveau premier ministre estime que l’anonymat sur les réseaux sociaux est « quelque chose de choquant ». « C’est un sujet dont il va falloir que l’on s’empare », a-t-il indiqué au Parisien.

    Oui, ça fait 25 ans que ça vous fait chier en continu, cette histoire, on sent bien l’urgence à s’« emparer du sujet ». (La loi Avia, c’était pas déjà exactement ce même sujet dont vous vous en êtes « emparés », avant de vous écraser comme des grosses merdes, parce que ce sont vos préoccupations mêmes qui sont anticonstitutionnelles ?)

    • Macron et Darmanin, d’homme à homme
      15 juillet 2020
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/macron-et-darmanin-dhomme-a-homme

      Mais si ce n’est pas une provocation, c’est presque pire. Cela signifie qu’il n’a pas mesuré à quel point cette expression, « d’homme à homme », a changé de sens depuis #Metoo, et est devenue justement excluante pour la moitié de l’humanité. ""Nous avons eu une discussion de dominant à dominant, et nous en avons conclu que notre domination était juste". « Nous avons eu une discussion de Blanc à Blanc, et nous avons conclu que l’esclavage était une nécessité économique »". Comment faut-il vous l’expliquer ?

    • « Tout d’un coup, il n’est plus question de présomption d’innocence et encore moins de grande cause du quinquennat. On parle de solidarité masculine, de cet entre-soi qui est au coeur du combat pour l’égalité femmes-hommes. Et c’est tout le problème »

    • C’est de l’#entre-couillisme à l’état pur. Rappelons que Bayrou n’avait pas été condamné, que Sarnez n’avait pas été condamnée, que Goulard n’avait pas été condamnée, que Rudy n’avait pas été condamné et qu’ils et elles ont dû malgré tout rendre leur portefeuille. Parce qu’ils et elles étaient accusé·es de choses bien plus graves (abus de biens sociaux) que de baiser des femmes sous chantage, menace ou contrainte. Comme si le viol, tellement accepté, donnait des allures d’acte normal à la corruption.

      « Le gouvernement assoit l’impunité des hommes violeurs » - Page 1 | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/160720/le-gouvernement-assoit-l-impunite-des-hommes-violeurs

      Selon la militante féministe Valérie Rey-Robert, la formule d’Emmanuel Macron sur sa conversation « d’homme à homme » avec Gérald Darmanin renvoie à un imaginaire où les hommes sont solidaires et loyaux, et les femmes manipulatrices et vicieuses.

      Darmanin : 167 parlementaires de la majorité défendent la présomption d’innocence du ministre de l’Intérieur
      https://www.lefigaro.fr/politique/darmanin-167-parlementaires-de-la-majorite-defendent-la-presomption-d-innoc

      « Lorsqu’un individu, quel qu’il soit et quel que soit son statut, n’a jamais été condamné, il a le droit, comme tout citoyen, à la présomption d’innocence. Le ministre de l’Intérieur, qui de surcroît n’est ni mis en examen ni placé sous contrôle judiciaire, ne fait pas exception », concluent les signataires du texte. Avant de rappeler l’engagement de la majorité présidentielle pour la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, et le principe d’égalité entre les femmes et les hommes, dont Emmanuel Macron a fait la « grande cause du quinquennat ». « Dans les pays où la présomption d’innocence est bafouée, les victimes de violences sexuelles, et plus généralement les femmes, ne sont jamais mieux protégées. Au contraire », soulignent-ils.

      Interrogé sur TF1 et France 2 mardi, le président de la République avait déjà réagi à la polémique autour de la nomination de Gérald Darmanin à la Place Beauvau. « Garant de la présomption d’innocence », le chef de l’État a refusé de basculer « dans une démocratie d’opinion », où « les jugements de rue ou de réseaux sociaux » feraient la loi. Et ce même s’il « respecte » et « partage » les combats de la cause féministe.

  • #Amnesty_International déboutée par un tribunal israélien pour son procès contre le groupe NSO :

    Israël continuera d’exporter ses systèmes d’espionnage
    Nicolas Barotte, La Figaro, le 14 juillet 2020
    https://www.lefigaro.fr/international/israel-continuera-d-exporter-ses-systemes-d-espionnage-20200714

    NSO l’a échappé belle. Cette firme israélienne connue de tous les services de renseignement dans le monde et à la réputation sulfureuse est sortie victorieuse d’une bataille juridique engagée notamment par Amnesty International. Un tribunal de Tel-Aviv a rejeté la demande présentée par l’ONG d’annuler les permis d’exportation délivrés par le ministère de la Défense israélien à cette firme privée.

    #Palestine #israel #NSO #Pegasus #surveillance #WhatsApp #Espionnage #Illégal

  • Le chefissime a encore trouvé un sujet pas usant pour faire valoir son autorité régalienne : port du masque « dans tous les lieux publics clos ». Évidemment, à c’t’heure, ça me remplit une pleine page de Gougoule Niouze.

    Histoire de prendre un biais un peu plus original que les autres, BFM tente de répondre à une vraie question compliquée : Quels sont les "lieux publics clos" où le port du masque sera obligatoire à partir du 1er août ?
    https://www.bfmtv.com/societe/quels-sont-les-lieux-publics-clos-ou-le-port-du-masque-sera-obligatoire-a-par
    Sans vouloir te gâcher la surprise, ça a quelque chose à voir avec les lieux publics qui, n’ayons pas peur des mots, sont clos.

    Chez France Info, dont on sait que le public est redoutablement plus aware que celui de BFMtv, on creuse le sujet : Port du masque obligatoire : que sait-on des "espaces publics clos" visés par Emmanuel Macron ? Oui, hein qu’en sait-on dis-donc ?
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/port-du-masque-obligatoire-que-sait-on-des-espaces-publics-clos-vises-p
    Alors vraiment, je ne voudrais pas gâcher le métier, mais je peux déjà te dire que, ce qu’on en sait, c’est qu’il s’agit d’espaces publics et qu’ils sont clos.

    Non, ne me remercie pas, moi si ça peut rendre service, ça me fait plaisir.

  • Et c’est donc toujours le même principe : n’importe quel trou du cul écrit un livre, hop interviou dans le journal. Dites, Le Figaro, vous n’avez pas un peu honte, là ? (Si l’idée c’est de concurrencer France Soir, on sait comment ça s’est terminé.)

    Jean-Dominique Michel : « Tout indique que le confinement généralisé n’était pas la meilleure réponse »
    https://www.lefigaro.fr/vox/societe/jean-dominique-michel-tout-indique-que-le-confinement-generalise-n-etait-pa

    • Entre autres remarques : si tu tends le crachoir à n’importe quel gourou qui te traiterait le Covid par imposition d’énergie chamanique par les mains et injection d’hydrochloroquine par le fion, au motif qu’il dit du mal du gouvernement, après tu ne viens pas pleurnicher sur les fake niouzes et les tendances complotistes du petit peuple.

  • Darmanin à la grande synagogue de la Victoire à Paris
    Par Le Figaro avec AFP - Publié le 10 juillet 2020 à 21:17,
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/darmanin-a-la-grande-synagogue-de-la-victoire-a-paris-20200710

    Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a consacré vendredi sa première visite cultuelle à la religion juive en assistant à l’office du Chabbat à la grande synagogue de la Victoire à Paris, a constaté l’AFP. Le grand rabbin de France Haïm Korsia a vu dans la visite du ministre des Cultes une « grande symbolique », « pleine d’espoir », alors qu’il y a « 80 ans, jour pour jour, la République disparaissait avec le vote des pleins pouvoirs à Pétain ». (...)