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  • « La redevance à la Ville de Paris a quadruplé » : les mauvais comptes de la tour Eiffel épinglés par ses employés  Charles Plantade - Le figaro

    Le monument emblématique de la capitale est fermé ce lundi en raison d’une grève de ses salariés, qui dénoncent le modèle économique « trop ambitieux et intenable » imposé par la Mairie au péril de l’édifice.
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    À l’origine de cette grève reconductible, les syndicats CGT et Force Ouvrière dénoncent « la gestion actuelle qui mène tout droit la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (Sete) dans les pires difficultés ». En cause, un modèle économique considéré comme « trop ambitieux et intenable » imposé par la Mairie de Paris, l’actionnaire ultra-majoritaire avec 99% du capital de l’entreprise. À l’occasion du centenaire de la mort de Gustave Eiffel, le 27 décembre dernier, les syndicats du personnel avaient déjà tiré la sonnette d’alarme et bloqué l’édifice toute une journée.
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    Monument en danger
    Une situation compliquée à laquelle s’ajoute une augmentation progressive de la redevance versée par la Sete à la Ville. Celle-ci est passée successivement de 8 millions d’euros de 2018 à 2021, puis à 16 millions d’euros en 2022 et « devrait quadrupler pour atteindre 50 millions d’euros : une somme beaucoup trop élevée par rapport aux frais des travaux », expliquent au Figaro des représentants syndicaux Force Ouvrière.
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    Inquiétudes et consensus
    Et à la Dame de Fer d’en pâtir : malgré les 128 millions d’euros investis depuis 2019, « de nombreux points de corrosion sont visibles, symptômes d’une dégradation inquiétante du monument », constatent les représentants syndicaux, pour qui les moyens mobilisés « ne permettent pas d’assurer la pérennité du monument ». Si la Sete prévoit bien une augmentation de 20% du prix des billets pour compenser, le « modèle de base n’a pas été changé », déplorait un représentant CGT à l’AFP.

    Source : https://www.lefigaro.fr/social/la-redevance-a-la-ville-de-paris-a-quadruple-les-mauvais-comptes-de-la-tour

    #paris #ps #anne_hidalgo #hidalgo #ville_de_paris #monument

  • Données de santé des Français : l’hébergement chez Microsoft fait polémique
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/donnees-de-sante-des-francais-l-hebergement-chez-microsoft-fait-polemique-2

    C’est une autorisation qui fait grand bruit. La Cnil a donné un feu vert à la création d’un entrepôt de données de santé de citoyens français et européens qui sera hébergé sur les infrastructures cloud de l’américain Microsoft. Rendue publique le 31 janvier, cette décision répondait à une demande d’autorisation - obligatoire - qui lui avait été faite en août dernier par le Health Data Hub (HDH).

  • À San Francisco, un taxi autonome commercialisé par Google a été vandalisé et incendié en pleine rue
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/a-san-francisco-un-taxi-autonome-commercialise-par-google-a-ete-vandalise-e

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    Un taxi autonome Waymo, du groupe Alphabet, la maison mère de Google, a été vandalisé et totalement incendié par plusieurs personnes samedi soir à San Francisco (Californie), sans faire de blessé, alors qu’il circulait dans la ville sans aucun passager à son bord. Une porte-parole de Waymo a précisé à l’AFP que vers 21H00 samedi, « un véhicule Waymo entièrement autonome traversait San Francisco lorsqu’une foule a encerclé et vandalisé le véhicule, brisant la vitre et lançant un feu d’artifice à l’intérieur, ce qui a mis le feu au véhicule ».
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    Yeah !

  • Fin du droit du sol à Mayotte : une rupture fondamentale | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110224/fin-du-droit-du-sol-mayotte-une-rupture-fondamentale

    En annonçant vouloir réviser la Constitution pour mettre fin au droit du sol à Mayotte, Emmanuel Macron prend une décision contraire à notre histoire, dangereuse pour nous tous et inefficace au regard de son objectif de limiter l’immigration irrégulière.

    Carine Fouteau

    11 février 2024 à 21h12

    [...]

    Comme l’anticipait Patrick Weil dans un entretien à Mediapart en 2008, on reviendrait à un « régime colonial » à Mayotte, où le droit de la métropole ne s’appliquerait plus aux outre-mer. « Faire un droit différencié – dans une partie du territoire donnée – en matière de nationalité, c’est tout à fait exceptionnel en République, régime fondé sur l’égalité des citoyens et l’unité du territoire. Mayotte a un statut de département, c’est une rupture très importante que de lui appliquer un statut différent », s’alarme aujourd’hui l’historien auprès l’AFP, tout en doutant de l’efficacité de la mesure.

    « Il faudrait qu’il [Gérald Darmanin – ndlr] prouve aux parlementaires et aux Français que cela va avoir des effets, indique-t-il. Aujourd’hui, quand une femme comorienne arrive et accouche à Mayotte, son enfant n’est pas français. Est-ce qu’une telle mesure la dissuadera de venir ? […] J’en doute et il ne le démontre absolument pas. Vu le différentiel de richesses entre Mayotte et les Comores, les gens viendront […]. Ce sont les conditions de vie qui les attirent. C’est le devoir du président de la République, garant de l’indivisibilité de la République et de son unité, que de chercher d’abord d’autres solutions pour répondre à la crise migratoire qui touche Mayotte. »

    Une brèche dans le droit de la nationalité

    Le danger est peut-être plus grave encore : en touchant au droit du sol à Mayotte, Emmanuel Macron ouvre une brèche dans l’ensemble du droit de la nationalité, tant on sait que les départements et territoires d’outre-Mer servent de laboratoire à des politiques générales.

    De fait, il ne faut pas regarder bien loin pour trouver un autre coin que l’exécutif cherche à enfoncer. Lors du débat sur la loi immigration, cet hiver, les parlementaires ont en effet tenté de mettre fin à l’automaticité de l’accès à la nationalité pour l’ensemble des mineur·es né·es en France de parents étrangers (lire notre article). Cette disposition ayant été rejetée par le Conseil constitutionnel, sans doute qu’une réforme de la Constitution pourrait y remédier.

    Là encore, il s’agissait de limiter l’immigration, car, on l’observe depuis plusieurs années, la question de l’immigration a envahi celle de la nationalité française. L’exposé des motifs de l’amendement concerné était explicite, estimant que le régime de l’automaticité, jugé trop favorable, pouvait « constituer un facteur d’attractivité pour les étrangers et contribuer à l’augmentation des flux migratoires ». Et les débats auxquels ce texte a donné lieu dans l’hémicycle sont édifiants.

    « Un veau qui naît dans une écurie ne fera jamais de lui un cheval », a par exemple déclaré le sénateur Reconquête des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier. Cette sortie raciste lui a valu un rappel au règlement, mais elle a eu le mérite de dire tout haut ce que nombre d’élu·es de la droite, et désormais peut-être de la Macronie, pensent tout bas : la nécessité de privilégier la filiation, soit le droit du sang, pour transmettre la nationalité.

    À Mayotte, comme partout en France, l’idée est de faire le tri entre les jeunes, en les renvoyant à leurs origines et à leur ascendance. Et l’on voit revenir en pleine lumière l’idéologie du « grand remplacement », selon laquelle l’augmentation du nombre d’immigré·es dans la population française remet en cause l’« identité nationale ». Marine Le Pen, qui, dans son programme présidentiel, a inscrit et la fin du droit du sol à Mayotte, et la fin de l’automaticité de l’accès à la nationalité, le formule sans barguigner : « La nationalité française s’hérite ou se mérite. »

    Les principes d’égalité des droits et d’unicité du territoire n’ont pourtant pas été inventés pour rien. Il est grand temps de dénoncer les relents de xénophobie et de racisme découlant de leur mise en cause et de prendre conscience des risques que de tels accrocs font prendre à notre République, qui en plus d’être indivisible est plurielle, rappelons-le. Et, ce faisant, du danger qu’ils nous font prendre à nous tous et toutes en tant que citoyens et citoyennes.

    Carine Fouteau

    https://jpst.it/3AobK

    • Droit du sol à Mayotte : « Il faut le supprimer dans toute la France », s’insurge Éric Zemmour
      https://www.lefigaro.fr/politique/droit-du-sol-a-mayotte-il-faut-le-supprimer-dans-toute-la-france-s-insurge-

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      « Mayotte c’est le miroir grossissant et en accéléré de la France métropolitaine », a réagi Éric Zemmour sur France 2 ce lundi matin. « Quand vous avez la moitié de la population qui est étrangère on peut parler d’invasion », a avancé le président de Reconquête ! qui prédit le même sort à la métropole « dans dix ans, quinze ans ». Celui qui a fait de l’immigration son cheval de bataille depuis son entrée en politique juge l’annonce du locataire de Beauvau insuffisante. « Il parle beaucoup et il n’agit pas beaucoup », a-t-il fustigé. Et de marteler sa promesse de campagne de 2022 : « Il faut le (le droit du sol) supprimer dans toute la France. » Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le droit du sol est devenu « une arme majeure de l’invasion » qui « détruit la France ».

    • Suppression du droit du sol : « À force de dérogations, Mayotte n’aura plus grand-chose de français »

      https://www.mediapart.fr/journal/france/110224/suppression-du-droit-du-sol-force-de-derogations-mayotte-n-aura-plus-grand

      Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a annoncé samedi à Mayotte une réforme constitutionnelle à venir pour sanctuariser la suppression du droit du sol. Marjane Ghaem, avocate spécialiste du droit des étrangers, pointe les travers d’une réponse qu’elle juge inefficace et contraire au principe d’égalité devant la loi.

      [...]

      À force de dérogations, Mayotte n’aura plus grand-chose de français. Les exceptions sont tellement nombreuses qu’on est ici en dehors de la République. Voilà ce qui me fait peur. Ici, la lutte contre l’immigration passe avant tous les principes, les libertés fondamentales, l’égalité devant la loi. Quelle que soit la réforme, on arrivera toujours à l’enrober pour y trouver une portée constitutionnelle. On essaie de mettre un vernis de légalité sur des pratiques fascistes. La loi dérogatoire permet déjà, par exemple, un déplacement forcé de population à Mayotte : on peut contrôler des populations entières, sans avoir à apporter la moindre justification, et on peut les expulser sans laissez-passer consulaire. Théoriquement, l’État peut mener de véritables rafles ici. Si on y ajoute la volonté annoncée de doubler ou tripler les forces de sécurité sur place, on entre dans une dimension d’opération militaire qui m’inquiète.

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      https://jpst.it/3Ap2-

  • Présidentielle 2027 : Marine Le Pen en position de l’emporter au second tour selon un sondage
    https://www.lefigaro.fr/politique/presidentielle-2027-marine-le-pen-en-position-de-l-emporter-au-second-tour-

    Présidentielle 2027 : Marine Le Pen en position de l’emporter au second tour selon un sondage

    #pas_sympa pour un dimanche soir

  • Remaniement : l’arrivée de Kasbarian au ministère du Logement irrite la gauche et des associations
    https://www.lefigaro.fr/politique/remaniement-l-arrivee-de-kasbarian-au-ministere-du-logement-ulcere-la-gauch

    L’élu d’Eure-et-Loir, nommé jeudi après un mois sans ministre spécifiquement chargé du #Logement, a la lourde tâche d’affronter une crise historique, avec une production en berne, un allongement sans fin du nombre de ménages en attente d’un HLM, ou une saturation des structures d’hébergement d’urgence. Sa nomination au ministère du Logement, après deux anciens socialistes - Patrice Vergriete et Olivier Klein - marque un net coup de barre à droite, lui dont le principal fait d’armes en matière de logement est d’avoir fait adopter, en 2023, une loi durcissant les peines contre les squatteurs [et les locataires !!].

    Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, a ainsi confié à l’AFP « espérer que le nouveau ministre délégué au Logement sera plus attentif aux souffrances des mal logés et aux difficultés que connaissent nos concitoyens en matière de mal-logement qu’il ne l’a été au moment où il a porté une loi qui a fait beaucoup de dégâts ».

    « Provocation »

    Eddie Jacquemart, président de la Confédération nationale du logement, première association de locataires HLM et proche du Parti communiste, a lui estimé sur franceinfo que son arrivée était « une véritable gifle à tout le secteur du logement » et une « déclaration de guerre aux locataires ». « Une provocation », ont jugé de concert plusieurs élus de gauche. « Nommer celui dont le seul fait d’armes est d’avoir facilité les expulsions est un crachat aux visages des 4 millions de personnes mal logées et 330.000 personnes sans-abris », a ainsi dénoncé sur X la cheffe des députés LFI Mathilde Panot.

    « Guillaume Kasbarian est l’auteur de la loi la plus répressive sur les expulsions depuis des décennies », a lancé sur le même réseau le communiste Jacques Baudrier, adjoint au Logement à la mairie de Paris, tandis que le chef des sénateurs écologistes Guillaume Gontard moquait l’arrivée d’un « ministre du délogement ».

  • Un papyrus d’Herculanum carbonisé lors de l’éruption du Vésuve a été déchiffré
    https://www.lefigaro.fr/sciences/un-papyrus-d-herculanum-carbonise-lors-de-l-eruption-du-vesuve-a-ete-dechif


    Un rouleau de papyrus d’Herculanum carbonisé lors de l’éruption du Vésuve, et conservé à l’Institut de France, est en cours de numérisation par des rayons X.
    Image courtesy of the Digital Restoration initiative/University of Kentucky

    RÉCIT - Grâce à un concours international, de jeunes chercheurs sont parvenus à lire un texte vieux de 2000 ans.

    C’est un texte qui parle de musique, de plaisir et de câpres ! Ce rouleau de papyrus avait littéralement cuit il y a 2000 ans à plus de 320 °C, quand les torrents de boue et de matières volcaniques sont descendus du Vésuve pour recouvrir les villes d’Herculanum et de Pompéi (79 apr. J.-C.). Les pages sont soudées et son contenu était, pensait-on, perdu à jamais. Mais un concours international a permis de réussir l’immense exploit de déchiffrer et de lire des centaines de mots qui s’étalent sur plus de 15 colonnes.

    Découvert entre 1752 et 1754, avec plusieurs centaines d’autres manuscrits, dans une somptueuse villa romaine d’Herculanum appartenant à Calpurnius Pison Caesoninus, le beau-père de Jules César, et appelée depuis « Villa des papyrus », le rouleau de papyrus était depuis conservé dans les bibliothèques de l’Institut de France à Paris. Il avait été offert, avec cinq autres rouleaux, par Napoléon Bonaparte qui les avait reçus en 1802 en cadeau du roi de Naples. Le manuscrit…

  • JO Paris 2024 : le président du comité d’organisation Tony Estanguet visé par une enquête sur son salaire - lindependant.fr
    https://www.lindependant.fr/2024/02/06/jo-paris-2024-le-president-du-comite-dorganisation-tony-estanguet-vise-

    Le président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (#Cojop) de Paris, Tony Estanguet, est visé par une enquête ouverte récemment par le parquet national financier et portant sur les conditions de sa rémunération, a appris l’AFP ce mardi de source proche du dossier.

    L’enquête a été confiée à la police judiciaire parisienne la « semaine dernière », a précisé cette source. Contacté par l’AFP, le PNF a indiqué ne pas souhaiter « communiquer à ce stade sur l’existence d’une éventuelle enquête préliminaire relative à la rémunération de Tony Estanguet ».

    Tony Estanguet a perçu une rémunération annuelle de 270.000 euros bruts jusqu’en 2020, selon des chiffres communiqués par le Cojop en 2018. Cette rémunération était ensuite susceptible d’évoluer dans une limite de 20%, en fonction de certains critères de performance, avait indiqué le Cojop à l’époque. Mais le Cojop étant une association de type loi 1901, la rémunération de ses dirigeants est plafonnée par la loi à des niveaux sensiblement inférieurs.

    Selon un récent article du Canard enchaîné, l’ancien sportif aurait donc créé une société qui facture des « prestations non commerciales » au Cojop, qu’il dirige. Ce qui interroge sur le contrôle de « la réalité et la qualité des prestations » effectuées par la société d’Estanguet, poursuivait le journal en octobre.

    #JO

    • JO Paris 2024 : le gouvernement recommande de ne pas se faire livrer pendant la compétition
      https://www.lefigaro.fr/conjoncture/jo-paris-2024-le-gouvernement-recommande-de-ne-pas-se-faire-livrer-pendant-

      Les livraisons pourraient pâtir des difficultés de circulation attendues pendant la compétition. JUSTIN SULLIVAN / Getty Images via AFP
      En cas d’impossibilité de commander à un autre moment, l’exécutif recommande de privilégier des livraisons à des horaires décalés ou en point relais.

      Les Parisiens devront-ils faire une croix sur les livraisons à domicile de commande en ligne pendant les Jeux olympiques ? Le gouvernement invite à « anticiper vos commandes de colis » pour les faire livrer avant le début des JO, le 24 juillet, après les Jeux paralympiques, le 8 septembre, « ou entre les deux olympiades, soit entre le 12 et le 27 août », dans la foire aux questions de son site d’information à destination du public.

      Pour ceux qui ne pourraient pas décaler leurs livraisons, le gouvernement invite à « privilégier des livraisons à des heures et des jours avec moins de trafic », « des livraisons à vélo ou à pied », ou en « point relais en dehors des périmètres de sécurisation ».

      De nombreux propriétaires donnent congé à leurs locataires dans Paris à l’approche de la compétition
      https://seenthis.net/messages/1040313

      La touristification bananière coûte cher

    • Il s’agit de la sixième procédure pénale en lien avec les Jeux olympiques de Paris 2024.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/02/06/jo-2024-tony-estanguet-le-patron-des-jeux-a-son-tour-dans-le-viseur-de-la-ju

      A moins de six mois de l’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 (du 26 juillet au 11 août), c’est une fuite qui a provoqué quelques remous au sein du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) de l’événement sportif planétaire. Mardi 6 février, l’Agence France-Presse a révélé l’ouverture d’une nouvelle enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF) en lien avec les Jeux et ses organisateurs. Comme le confirme une source proche du dossier, cette procédure pénale vise les conditions de rémunération (270 000 euros annuels brut) du président du Cojop, Tony Estanguet. Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique, au sein de la police judiciaire parisienne.

      Il s’agit de la sixième enquête préliminaire ouverte, depuis 2017, par le PNF en lien avec le Cojop et les Jeux de 2024. A ce stade, l’ensemble de l’état-major du comité d’organisation est dans le collimateur de la justice française. Outre Tony Estanguet, figure de l’olympisme français et triple médaillé d’or aux JO, Etienne Thobois, directeur général de Paris 2024, Michaël Aloïsio, directeur général délégué, et Edouard Donnelly, directeur exécutif des opérations – soit les quatre principaux dirigeants, dans l’ordre hiérarchique, du comité d’organisation des Jeux –, sont désormais dans le viseur des enquêteurs pour des soupçons de « prise illégale d’intérêts », « favoritisme » et « trafic d’influence ».

      Cette fuite via l’AFP n’a guère été du goût du PNF, qui n’a pas confirmé l’information et « n’a pas souhaité communiquer sur l’ouverture d’une éventuelle enquête ». Le PNF indique au Monde avoir « adopté une communication limitée autour des dossiers mettant en cause les différentes structures d’organisation des Jeux olympiques, afin de préserver les chances de réussite de ces procédures ». Il ajoute : « Le choix de certains médias de révéler l’existence d’enquêtes en cours, avant même la réalisation d’opérations de perquisition ou l’audition des principales personnes mises en cause, est de nature à constituer une entrave importante à la manifestation de la vérité. »

      « Ce n’est pas Tony Estanguet qui fixe sa rémunération »

      De son côté, le comité d’organisation, qui a fait part, mardi, de son « étonnement » à l’annonce de l’ouverture de l’enquête, dément « formellement » s’être affranchi de la réglementation en matière de rémunérations applicable aux associations de type loi 1901, forme juridique adoptée lors de la création du Cojop, début 2018. Interrogé mardi soir en marge de l’inauguration de la piscine Annette Kellerman à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Tony Estanguet a affirmé que ce n’était pas lui « qui décid[ait] de [sa] rémunération ni de son cadre ». « Je fais confiance à ce qui a été décidé à l’époque », a-t-il ajouté.

      La rémunération de Tony Estanguet – 270 000 euros brut, dont une part variable plafonnée à 20 % – est « très strictement encadrée », fait valoir le comité d’organisation. Elle a été validée lors du premier conseil d’administration de Paris 2024, le 2 mars 2018, « sur proposition d’un comité des rémunérations composé d’experts indépendants et présidé par [l’ex-PDG de la RATP] Jean-Paul Bailly ». « Ce n’est pas Tony Estanguet qui fixe sa rémunération », précise le Cojop.

      L’organisateur des Jeux assure qu’ en raison du caractère commercial de ses activités – recettes issues des partenariats, de la billetterie et des droits télé entre autres – il n’est pas soumis au plafonnement de la rémunération de ses dirigeants. Rien ne l’empêche donc de rétribuer ses dirigeants comme il l’entend. « Le comité poursuit un but d’intérêt général mais n’a pas une gestion désintéressée, au sens fiscal du terme […] A l’inverse des associations non lucratives, Paris 2024 est par exemple assujetti à la TVA dans les conditions de droit commun […] comme une entreprise normale », poursuit-il, précisant que « le caractère lucratif de son activité, lié à ses recettes commerciales, lui a été confirmé par un #rescrit_fiscal [de Bercy] ».

      Mais pourquoi Paris 2024 n’a-t-il pas salarié son patron alors qu’Etienne Thobois, son numéro deux, rémunéré 260 000 euros brut – soit sensiblement la même somme que Tony Estanguet –, dispose, lui, d’un contrat de travail ? Impossible, répond le Cojop, qui assure que le statut d’une association de type loi 1901 interdit au président de ladite association d’être lié par un quelconque lien de subordination juridique. Cela lui aurait été rappelé par les services de l’Urssaf. « La présidence exécutive de Paris 2024 est considérée comme un mandat et non comme un contrat de travail », explique Michaël Aloïsio, directeur général délégué.
      D’où le recours au régime de travailleur indépendant pour indemniser le patron du comité d’organisation. Concrètement, la société de Tony Estanguet facture chaque mois des prestations au Cojop – une information qui avait été révélée par Le Canard enchaîné, fin octobre 2023 – à hauteur de la rémunération fixée, et dont le montant fait l’objet d’un « audit annuel par l’exécutif du comité d’organisation et d’un examen par le comité des rémunérations », souligne Paris 2024. Le montant de la rémunération du triple champion olympique de canoë n’a pas varié depuis 2018, insiste-t-on du côté de l’organisateur, qui précise en outre que les modalités de versement de la rémunération ont été validées par l’Urssaf et par le contrôleur général économique et financier.

      Une mauvaise série d’enquêtes

      « Aux JO, on sait que chaque faux pas sera visible », prédisait Tony Estanguet, samedi, dans un entretien à Libération. Simple mauvais présage ? Le patron du comité d’organisation n’a, à ce jour, pas pris d’avocat, « car [ses équipes] n’[ont] pas encore été sollicité[e]s dans le cadre d’une procédure », avancent-elles. Ces dernières se disent prêtes à répondre aux questions des enquêteurs, « comme [elles] l’[ont] toujours fait auprès de l’ensemble des organes de contrôle », ajoutent-elles.

      Les révélations de l’AFP sur cette nouvelle enquête menée par le #PNF contribuent en tout cas à rappeler, à quelques mois des Jeux, l’épée de Damoclès qui plane au-dessus des organisateurs sur le plan judiciaire. La mauvaise série se poursuit pour le Comité international olympique. Avant le Cojop, d’autres pays organisateurs des Jeux ont été ciblés par des enquêtes judiciaires.

      Si l’ex-patron du comité olympique brésilien, Carlos Nuzman, n’a été mis en cause puis condamné pour corruption et blanchiment d’argent qu’après les Jeux de Rio, en 2016, les organisateurs des JO de 2021 à Tokyo ont été ébranlés par la tornade judiciaire avant l’événement. Soupçonné par le PNF d’avoir autorisé le paiement de pots-de-vin en vue de l’obtention des Jeux par la capitale nipponne en 2013, l’ex-patron du Comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, a été mis en examen, en 2019, par la justice française pour « corruption active ».
      Rémi Dupré et Nicolas Lepeltier

      Ah la la, ça fait trop penser à Amélie Oudéa-Castéra... Ces ex-sportifs de haut niveau qui ont réussi à se promouvoir, ils se font bolosser par les média, les syndicats et la justice d’un pays tellement égalitariste jusqu’au cauchemar ! C’est trop injuste.

  • Des fans de la Star Academy aux agriculteurs en colère, comment les groupes Facebook sont devenus « la nouvelle place du village »
    https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/des-fans-de-la-star-academy-aux-agriculteurs-en-colere-comment-les-groupes-

    Les groupes Facebook ont été lancés en 2017 par le réseau social. Ci-dessus, un groupe consacré aux Gilets jaunes, un autre aux contestations agricoles et le dernier à la candidate Héléna de l’émission Star Academy. Capture d’écran Figaro

    Lancés en 2017, ces groupes thématiques permettent aux utilisateurs du réseau social de se réunir et d’échanger facilement. Ils sont aussi devenus des espaces d’organisation de mouvements sociaux.

    « Sur le groupe Facebook, il y a du respect, pas de moquerie, juste des fans qui soutiennent une personne », souligne Séverine. Ce mercredi 24 janvier, cette Belge de 33 ans, adepte de l’émission de télévision Star Academy, anime le groupe de soutien à la candidate Héléna. Cette dernière est en demi-finale le samedi suivant et, comme Séverine, plus de 30.000 fans de la jeune femme publient frénétiquement des messages ou créent des sondages sur le groupe « Team Héléna Star Ac 2023« pour évaluer ses chances d’atteindre la finale.
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    « Je me souviens qu’après l’émission du 3 janvier, on est passés de 3500 membres à plus de 10.000 en 48 heures », s’amuse Séverine. « Il faut dire que les membres invitent leur famille et leurs amis, c’est facile d’utilisation et chacun peut interagir ». Et la page “Team Héléna Star Ac 2023” est loin d’être un cas isolé. Les quelque trois milliards d’utilisateurs mensuels actifs du réseau social, qui fête cette semaine ces 20 ans d’existence, sont nombreux à faire partie d’un « groupe », qu’il soit public ou privé. Lancés en 2017, ils consistent en un espace de discussions, greffé à une page Facebook dédiée à une thématique précise.
    Les groupes Facebook, un lieu de rendez-vous

    Ainsi, il existe des groupes Facebook de conseils pour jeunes parents, de brocantes dans le Val-de-Marne et même sur des figurines de chérubins à la mode Sonny Angel… En somme, il y a autant de groupes que de centres d’intérêt. « Sur notre groupe chacun peut publier ses questions ou proposer à la vente certaines de leurs figurines, contrairement à la page Instagram où je suis la seule à pouvoir publier », indique Audrey, qui gère la page française Sonny Angel Wanted, suivie par plus de 2000 personnes. « Les groupes sont pratiques pour aller chercher des informations », confirme sa fille, Rose, âgée de 13 ans.

    « Les groupes Facebook sont un peu la nouvelle place du village, ou le café du coin qui a fermé »
    Fabrice Epelboin, Enseignant spécialiste des médias sociaux et entrepreneur

    « Facebook est aujourd’hui un lieu de rendez-vous entre utilisateurs. Et les groupes, avec leur interface simple, sont logiquement devenus un incontournable du réseau social », analyse Anne Cordier, professeure des universités en science de l’information et de la communication. « Les groupes Facebook sont un peu la nouvelle place du village, ou le café du coin qui a fermé », abonde à son tour Fabrice Epelboin, enseignant spécialiste des médias sociaux et entrepreneur.
    Sur Facebook, il existe des groupes pour tout. Que ce soit pour trouver une brocante près de chez soi, qu’échanger des figurines de poupons ou trouver qui est son voisin mécheux. Capture d’écran Figaro

    Des utilisateurs ont même des souvenirs précis de premières pages Facebook destinées à échanger entre amis du collège ou du lycée, avant même que cela soit appelé des « groupes ». À l’instar de Farah, 25 ans. « J’ai déménagé quand j’étais en cinquième et ma classe, ainsi que celle de ma sœur, avaient créé une page privée nommée “pour que Farah et Fiona restent” » , s’amuse la jeune femme. « Je me souviens qu’à cette époque, il y avait déjà des pages pour tout et rien, souvent reliées aux émissions de la radio Skyrock », décrit-elle. « Il y en avait même des étranges, comme le groupe ’’les BG [beaux gosses, ndlr] mécheux et mécheuses’’ ».
    Un espace de lutte des gilets jaunes aux agriculteurs

    Au fil du temps, cet outil de discussions farfelu et bon enfant s’est mué en un espace de lutte propre à Facebook. « Le tournant s’est opéré en 2017, peu après l’élection de Donald Trump aux États-Unis et un peu avant le scandale de Cambridge Analytica », constate Fabrice Epelboin. « Mark Zuckerberg (le fondateur de Facebook NDLR), a entrepris de faire le tour de certains États pour découvrir qui étaient les électeurs de Trump. C’est à ce moment-là qu’il a considéré qu’il y avait un besoin de resserrer les liens sociaux de proximité entre les gens ».

    Le fil des abonnements des utilisateurs est alors sensiblement modifié. Entre les photos d’amis et le partage d’articles de presse, des groupes Facebook susceptibles d’intéresser la personne sont mis en avant par l’algorithme du réseau social. « Du jour au lendemain pratiquement, l’activité de ces groupes de proximité est devenue plus visible », décrit l’enseignant. « C’est comme ça que sur ces mêmes groupes de brocantes, des gens se sont d’abord mis à râler sur le passage aux 80 km/h puis sur la taxe carburant, donnant naissance petit à petit au mouvement des gilets jaunes. Sans même qu’il y ait, derrière, un syndicat quelconque ».
    À gauche, début 2019, des Gilets jaunes populaires comme Fly Rider se filment régulièrement pour décrire l’évolution du mouvement et inciter d’autres personnes à les rejoindre. En janvier 2024, les groupes de soutiens aux agriculteurs se multiplient et relaient les différentes actions menées par les paysans. Capture d’écran Figaro

    Les groupes Facebook deviennent pour la première fois en France vecteur de mouvements sociaux. En décembre 2018, des utilisateurs s’organisent sur ces mêmes pages pour faire entendre leurs revendications et se filment à la première personne. Dans ces courtes vidéos, ils incitent les autres membres du groupe à rallier les ronds points en arborant un gilet jaune. « Facebook rassemble une large audience, avec des gens qui partagent des caractéristiques sociodémographiques communes. On l’a vu, cette fonctionnalité a été un moyen de consolider ce mouvement des gilets jaunes », souligne, à son tour, David Lavaud, enseignant au Celsa et spécialiste des médias ainsi que du numérique.

    Depuis, les groupes ont largement été utilisés pour organiser et propulser les différentes formes de contestations qui ont suivi. Que ce soit les manifestations contre la réforme des retraites, que celles plus récentes des agriculteurs. « Si on prend l’exemple des agriculteurs, il existe pléthore de groupes sur Facebook où ils s’entraident sur la paperasse liée à leur métier et ces mêmes groupes deviennent un lieu pour partager leurs difficultés », reprend Fabrice Epelboin. « Le problème, c’est que ces groupes servent aussi de canaux d’informations et, malheureusement, propagent des fake news ».
    Une fonctionnalité encore exclusive à Facebook

    Si cette fonctionnalité reste aussi prisée par les utilisateurs du réseau social, c’est parce qu’aucune plateforme concurrente ne l’a réellement cloné. « Elle reste exclusive à Facebook. Même les nouveaux canaux de discussions créés sur Instagram, ne permettent qu’aux influenceurs de publier des messages », indique l’enseignant spécialiste des médias et du numérique, David Lavaud. « De plus, si l’on va sur les groupes d’alumnis [anciens étudiants d’une grande école, ndlr], ces derniers possèdent désormais des communautés énormes et difficiles à déplacer sur un autre réseau. Cet outil se transmet donc entre les générations ».

    « Facebook, ça reste le réseau social du texte par excellence et il est organisé de façon assez scolaire », note également Anne Cordier. « Il correspond encore à une culture des blogs et c’est pourquoi il reste aussi apprécié des internautes de plus de 45 ans ». Toutefois, la force des groupes Facebook pourrait s’étioler avec l’usage sans cesse plus répandu de messageries comme WhatsApp (détenu aussi par Meta) et Telegram. Ces deux plateformes permettent à leurs usagers de créer facilement des groupes à partir de leurs contacts et de se partager des informations. Rien qu’en France, WhatsApp compterait plus de 40 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    « Au moment de la réforme des retraites, les informations sur le blocus du lycée étaient partagées sur un groupe Telegram où étaient ajoutés au fur et à mesure les élèves », témoigne à ce propos Luc*, 16 ans, avant de préciser : « C’est devenu la messagerie où se réunissent les militants ». Le lycéen ne se servait des groupes Facebook « que pour aller vérifier la date d’un rassemblement mais sans les intégrer pour autant ». Lui qui considère que ce réseau social, devenu populaire alors qu’il n’était à peine qu’un nourrisson, est devenu un peu dépassé.

    *Le prénom a été modifié

    #Facebook #Anniversaire #Anne_Cordier

  • En Suède, Emmanuel Macron plaide pour une économie européenne moins réglementée
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/en-suede-emmanuel-macron-plaide-pour-une-economie-europeenne-moins-reglemen

    Le président français Emmanuel Macron a plaidé mercredi pour une Europe de l’industrie et de l’énergie « plus audacieuse » et « moins réglementée », au deuxième jour de sa visite d’État en Suède.

    Qq’un pour lui expliquer que trépigner à longueur de temps en ânonnant « il faut déréglementer », ça ne fait pas une politique industrielle ? Dans la pratique, la déréglementation, ça contribue à la mise en place de monopoles ou d’oligopoles, sous-optimaux la plupart du temps, dans lesquels l’innovation a tendance à régresser. Qui qui lui dit au chargé de mission de nos oligopoles internationaux ?

  • Joe Biden craint de payer au prix fort son soutien à Israël
    https://www.lefigaro.fr/international/joe-biden-craint-de-payer-au-prix-fort-son-soutien-a-israel-20240118

    Le soutien militaire et diplomatique massif apporté par Joe Biden à Israël dans sa guerre contre le Hamas place le président américain dans une position de plus en plus délicate sur le plan international, mais aussi intérieur. Alors que la guerre d’Israël contre le mouvement palestinien à Gaza entre dans son quatrième mois, et voit le bilan des victimes atteindre le chiffre vertigineux de 24.000 morts, le coût politique de ce soutien inconditionnel et sans contrepartie n’a cessé de croître pour Biden.Diplomatiquement, les États-Unis sont de plus en plus isolés pendant que les menaces internationales s’accumulent et que le conflit menace de s’étendre dans la région. Politiquement, le président démocrate fait face à des critiques au sein de son propre camp, alors qu’il entre dans une campagne difficile pour sa réélection.

    https://archive.md/4qCLo#selection-1481.0-1485.212

  • Fin de l’ASS au profit du RSA : quelles conséquences pour les chômeurs en fin de droits ?
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/fin-de-l-ass-au-profit-du-rsa-quelles-consequences-pour-les-chomeurs-en-fin

    Quelle différence par rapport au RSA ?

    Le montant de l’ASS est légèrement inférieur au niveau du RSA pour une personne seule (environ 608 euros). Mais la grande différence est que les bénéficiaires de l’ASS continuent à acquérir des trimestres pour le calcul de leur retraite, ce qui n’est pas le cas avec le RSA. L’ASS permet aussi le cumul avec d’autres revenus, à condition de ne pas dépasser le plafond de ressources mensuel de 1.998,70 pour un couple.

    Le plafond de ressources pour un couple éligible au RSA est lui plus de deux fois inférieur (911,63 euros). « On va avoir des hommes et surtout des femmes qui vont se retrouver à avoir rien du tout (...) parce qu’il y a par exemple un Smic chez le conjoint », pointe Denis Gravouil, de la CGT.

  • Réseaux sociaux : « Sur internet, les adolescents ont des stratégies élaborées et réfléchies »
    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/reseaux-sociaux-sur-internet-les-adolescents-ont-des-strategies-elaborees-e

    Par Agnès Leclair
    Publié le 02/12/2022 à 19:10, mis à jour le 02/12/2022 à 21:06

    Anne Cordier invite les parents à être vigilants sur l’activité numérique de leurs enfants. Élise Rebiffé
    ENTRETIEN - Spécialiste des usages du numérique, Anne Cordier est professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine. Elle a publié Grandir connectés aux Éditions C&F.

    LE FIGARO. - Comment les réseaux sociaux ont-ils bouleversé la vie des familles ?

    Anne CORDIER. - La famille, c’est à la fois le « je » et le « nous ». L’arrivée d’un objet dans la vie quotidienne, le smartphone, a bousculé cette articulation. Vécu comme une intrusion dans un monde organisé, il est devenu un enjeu de partage mais a aussi créé des conflits de territoire et d’influence. C’est compliqué pour les adolescents de combiner l’appartenance au collectif famille, organisé par les parents, et l’appartenance à leur propre territoire, celui du collectif des pairs qui s’organise aussi à travers les réseaux sociaux. Du côté des parents, il est difficile de savoir quand intervenir et quel degré de contrôle exercer.

    #Anne_Cordier

  • Etats-Unis : l’Alabama effectue la première exécution par azote d’un condamné à mort
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/01/26/etats-unis-l-alabama-realise-la-premiere-execution-par-azote-d-un-condamne-a

    [...]
    Malgré les critiques et les recours, l’Etat américain de l’Alabama a mis à mort, jeudi 25 janvier, un condamné par inhalation d’azote, une première mondiale dénoncée notamment par l’Organisation des Nations unies (ONU) qui avait comparé ce mode d’exécution à une forme de « torture ».

    Kenneth Eugene Smith, définitivement condamné en 1996 à la peine capitale pour le meurtre d’une femme en 1988, est mort au pénitencier d’Atmore à 20 h 25 (3 h 25 vendredi, heure de Paris), après avoir respiré de l’azote pur, à travers un masque facial, pour provoquer une privation d’oxygène. Selon la chaîne locale du réseau CBS, dont un journaliste a assisté à l’exécution, les derniers mots de M. Smith ont été : « Ce soir, l’Alabama a fait faire un pas en arrière à l’humanité (…). Je m’en vais avec amour, paix et lumière (…). Merci de m’avoir soutenu. Je vous aime tous. »

    Une fois l’exécution lancée, le condamné « a commencé à se tordre et à se débattre pendant approximativement deux à quatre minutes, suivies d’environ cinq minutes de respiration bruyante », a rapporté le média local AL.com, se fondant sur les dires de témoins. Il semble avoir « retenu sa respiration aussi longtemps qu’il le pouvait », a dit aux journalistes le commissaire de l’administration pénitentiaire de l’Alabama, John Hamm.
    [...]

    • Qu’est-ce que l’exécution à l’azote, testée pour la première fois aux États-Unis ?
      https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-l-alabama-pourrait-experimenter-une-execution-a-l-azote-une-prem

      [...]
      Le principal promoteur de l’inhalation d’azote se nomme Mike Christian. Sur son site officiel, cet ancien élu républicain de l’Oklahoma évoque une « méthode pratique, efficace et humaine ». Se basant sur une étude scientifique qu’il a lui-même commandée, l’ex-membre du parlement de cet État du sud explique que l’inhalation d’azote provoque la mort par hypoxie, c’est-à-dire par absence d’oxygène dans le sang. Selon cette étude, le condamné deviendrait inconscient dans les huit à dix secondes suivant l’inhalation, avant de mourir en quelques minutes. Mais le procureur général d’Alabama a indiqué que Kenneth Smith avait expiré exactement 29 minutes après le début de l’exécution.

      De fait, le degré de souffrance enduré par le condamné demeure inconnu. Habituellement utilisée pour euthanasier des animaux, cette méthode n’avait jamais été éprouvée sur l’homme avant Kenneth Smith. Le 16 janvier, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’était emparé de l’affaire, se disant « alarmé » par ce nouveau type d’exécution. Cela « pourrait constituer de la torture ou d’autres traitements cruels ou dégradants au regard du droit international », avait indiqué une porte-parole de l’organisation, Ravina Shamdasani. Cette dernière a notamment souligné que le protocole d’exécution ne prévoyait pas de sédation en amont.
      [...]

  • À Gaza, l’Institut français est l’objet des convoitises israéliennes
    Par Georges Malbrunot - 24 janvier 2024
    https://www.lefigaro.fr/international/a-gaza-l-institut-francais-est-l-objet-des-convoitises-israeliennes-2024012

    DÉCRYPTAGE - Des documents sensibles auraient été saisis par des soldats de Tsahal, dix jours après la frappe contre l’antenne française.

    L’affaire est potentiellement embarrassante. Israël a-t-il récupéré des dossiers sécuritaires sensibles liés à l’activité de la France dans la bande de Gaza ? Le 3 novembre, le Quai d’Orsay annonçait que « les autorités israéliennes » l’avaient informé que l’Institut français à Gaza avait été visé par « une frappe israélienne », « quelques jours » plus tôt. « Aucun agent de l’institut ni aucun ressortissant français ne se trouvaient » dans le bâtiment, précisait alors le ministère des Affaires étrangères.

    Environ dix jours après l’attaque terroriste du Hamas en Israël le 7 octobre, qui causa la mort de 1140 personnes, en majorité des civils, le consulat de France à Jérusalem, dont dépend l’Institut de Gaza, avait demandé aux gardes et au personnel de l’antenne de quitter les lieux. Dans son communiqué du 3 novembre, le Quai d’Orsay indiquait avoir « demandé (à Israël, NDLR) de nous communiquer sans délai par les moyens appropriés les éléments tangibles ayant motivé cette décision » de frapper l’enceinte…

  • « Des risques sanitaires inconsidérés » : l’opposition gronde contre le projet de méga-piscine de surf en Gironde
    https://www.lefigaro.fr/bordeaux/des-risques-sanitaires-inconsideres-l-opposition-gronde-contre-le-projet-de


    Ce projet de « surfpark » est situé à seulement 50 kilomètres de l’océan. OLIVIER MORIN / AFP

    Par Jean Cittone

    Plusieurs associations contestent le permis de construire du « surfpark » de Canéjan, mettant en avant un gaspillage d’eau potable, l’exposition éventuelle des visiteurs à des bactéries et à des substances polluantes.

    Le Figaro Bordeaux

    Le chantier semble prendre l’eau de toute part. En Gironde, un projet de méga-piscine à vagues, qui permettrait de faire du surf dans un milieu aquatique contrôlé à Canéjan, à quelques dizaines de kilomètres de l’océan, est contesté. Dans le cadre d’un recours contentieux contre le permis de construire de ce « surfpark », les principaux opposants ont déposé le 10 janvier un mémoire en réplique, affirmant notamment que la consommation d’eau potable serait dix fois plus élevée que ce qui était annoncé.

    « Selon le discours des promoteurs, un surfpark n’aurait pas besoin d’eau », raille Rémy Petit, du collectif Canéjan en transition, un des trois organismes à l’origine de ce recours, avec la Surfrider Foundation et de la SEPANSO Gironde, laquelle fédère plusieurs associations locales de protection de l’environnement. « Un moyen simple de trancher ce débat serait de disposer de données de compteurs des surfparks existants. » La technologie envisagée pour faire fonctionner cette méga-piscine à vagues (Wavegarden) est en effet déjà utilisée dans plusieurs surfparks, comme au Royaume-Uni et en Suisse.

    Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, après de nombreuses attaques dont une pétition réunissant déjà plus de 60.000 signatures, les porteurs du projet affirment en effet qu’un surfpark a besoin d’eau « seulement à son remplissage » et qu’il n’y aurait pas besoin de changer l’eau des bassins, car « elle se purifie d’elle-même ». Une affirmation depuis remise en question. Denis Loustau, chercheur en écologie physique et directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), a réalisé un bilan hydrique du projet de surfpark à Canéjan. Selon plusieurs estimations réalisées à partir de ce rapport, le surfpark ne serait pas autonome en eau, même sous les hypothèses les plus favorables, et sa consommation en eau potable pourrait représenter « 41 à 55% de la consommation de la ville de Canéjan », fustigent les associations.

    À lire aussiLa quasi-totalité des événements climatiques extrêmes de 2023 ont été causés par le réchauffement climatique
    « Leur modèle économique n’est pas soutenable »

    Pour Édouard Algayon, ancien participant de l’émission télévisée « Star Academy » et l’un des surfeurs à l’origine de cette idée, « ce projet est loin d’être anti-environnement et anti-écologique », car il prévoit l’installation de panneaux solaires et la récupération d’eau de pluie. Le surfpark permettrait en outre « d’avoir un centre de formation de haut niveau pour entraîner nos athlètes ». Un argument partagé par Jean-Luc Arassus, président de la Fédération européenne de surf, pour qui « il nous faut absolument des équipements sportifs de ce type-là pour arriver à être performants ».

    Mais les critiques ne s’arrêtent pas là. « Selon les promoteurs, l’effet oxygénant des vagues suffirait à maintenir la qualité de l’eau sur la baignade, sans vidanger, en faisant des économies sur notre santé », déplore Vanessa Balci, de la Surfrider Foundation, pour qui la récupération des eaux de pluie envisagée pour alimenter les bassins soulève « des problématiques sanitaires graves », avec la prolifération éventuelle de nombreux agents pathogènes.

    En plus d’avoir du plomb dans l’aile, le surfpark de Canéjan en aurait également dans le sol, aux côtés de polluants chimiques comme le chrome, le cuivre, le nickel, le zinc et des restes d’hydrocarbures. Installée sur le site de l’ancienne usine de Solectron, qui fabriquait des cartes électroniques jusque dans les années 2000, la méga-piscine pourrait exposer les visiteurs à des restes de polluants. « Une butte d’observation pour le grand bassin est prévue, en utilisant les terres excavées », explique Florence Bougault de la SEPANSO Gironde. Selon elle, « c’est clairement une mise en danger des visiteurs ». Le terrain fait en effet partie des sites et sols pollués répertoriés par le portail Géorisques du gouvernement, qui notait en 2009 « une pollution des sols par des hydrocarbures », « un impact par les métaux dans le réceptacle des eaux pluviales » et « un léger impact sur les eaux souterraines ».

    Pour Rémy Petit, ce projet doit donc être « condamné », car « les risques sanitaires sont inconsidérés ». Selon lui, « on n’a jamais vu une telle accumulation de risques pris au niveau sanitaire ». Avant le site de Canéjan, neuf projets de surfpark ont d’ailleurs été envisagés puis abandonnés, sans parvenir à obtenir un permis de construire. L’examen de ce recours par le tribunal administratif, bien qu’il ne suspende pas la possibilité des travaux, pourrait avoir comme conséquence « une fuite des investisseurs », espèrent les opposants. « Ces complexes ne survivent que grâce à des activités annexes, leur modèle économique n’est pas du tout soutenable », ajoute Vanessa Balci.

    À lire aussiD’où viennent les « larmes de sirène » qui polluent les côtes du Sud-Ouest ?

    La Fédération française de surf réticente

    Politiquement, ce chantier ne semble pas non plus bénéficier de soutiens probants. Interrogé par les lecteurs de Sud Ouest en décembre, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a expliqué « comprendre que le projet heurte les populations de proximité au vu de son caractère anachronique, en particulier ses besoins hydriques, alors que nous vivons les premières conséquences du dérèglement climatique ». Le ministre rappelle que « l’eau est impactée dès maintenant », ce qui doit « nous conduire à plus de sobriété », et à interroger « chaque projet sur sa soutenabilité ».

    Quelques jours auparavant, le 29 novembre, quatre parlementaires de différentes obédiences (MoDem, EELV et LFI) ont envoyé un courrier à l’ex-ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, lui demandant d’appliquer une norme expérimentale AFNOR pour les piscines de surf, qui permettrait de les classer comme des lieux de « baignade artificielle en milieu fermé », et non simplement en « activité nautique », laquelle permet de déroger à certaines normes obligatoires pour les baignades artificielles. Ils rappellent notamment le décès survenu après une intoxication mortelle à l’amibe dans une piscine de surf aux États-Unis en 2018. Pour ces parlementaires, la volonté des porteurs de projet de « remplir les bassins en partie avec l’eau de pluie issue des toitures de bâtiments industriels voisins, plus instable et pouvant être contaminée, devrait conduire à redoubler de prudence ».

    À lire aussiSurf aux JO 2024 : la fédération internationale approuve la suspension des travaux à Teahupo’o

    Le 8 janvier, les associations de protection de l’environnement ont également reçu un appui inopiné de la part de la Fédération française de surf (FFSURF). Le président de la fédération, Jacques Lajuncomme, a rappelé dans une lettre que « les vagues artificielles sont un équipement sportif qui peut trouver sa place dans le développement de la pratique du surf par des publics éloignés de celle-ci », pour des raisons géographiques ou physiques (personnes en situation de handicap), mais en précisant que ces équipements devraient respecter la norme expérimentale pour les piscines de surf et faire preuve de transparence sur leur consommation d’eau.

    « Aujourd’hui les chiffres annoncés par les promoteurs et par leurs opposants sont très éloignés, des compteurs ne sont pas installés sur les parks de même nature en fonctionnement. » Des éléments qui ne permettent pas à la FFSURF « de se faire une opinion sur la réalité de la consommation d’eau prévisionnelle de l’académie de la glisse de Canéjan ». « Par conséquent nous sommes dans l’incapacité, malgré les annonces initiales à date, de soutenir le projet », conclut Jacques Lajuncomme. Une goutte d’eau supplémentaire dans la liste des entraves à ce projet, qui pourrait commencer à faire déborder le vase.

    • Un projet de surf-park à Canéjan critiqué pour son impact sur l’eau - Rue89Bordeaux
      https://rue89bordeaux.com/2023/06/un-projet-de-surf-park-a-canejan-critique-pour-son-impact-sur-leau

      5 juin 2023

      [...]

      Le collectif Canéjan en Transition et plusieurs associations de défense de l’environnement ont lancé une pétition contre le projet de l’Académie de la glisse. Cette méga-piscine à vagues de 13 000 m3 serait située sur la zone d’activité du Courneau, site de l’ancienne usine IBM. Les associations dénoncent un projet équivalent à 59 piscines olympiques, « aberrant à l’heure où la préservation des ressources et de la biodiversité sont au centre des préoccupations ».

      [..]

      Ses deux bassins d’une superficie totale de 13000 m2, et contenant 20 000 m3 d’eau, pourront accueillir entre 200 et 300 surfeurs par jour. La méga-piscine serait située dans la zone d’activité du Courneau, site de l’ancienne usine IBM qui appartient à la famille Algayon depuis 2010.

      S’il se réalise, ce projet serait une première en France puisque six autres propositions similaires ont déjà été rejetées, en raison de risques pour l’environnement (Magescq, Lacanau, Saint-Jean-de-Luz, Sevran, Saint-Père-en-Retz, Castets et Bordeaux).

      Passionné de surf, Édouard Algayon parle de ce projet comme d’une réponse à « un besoin personnel et sociétal », au vu de l’importante communauté de surfeurs à Bordeaux :

      « Personnellement, je suis à 1h30 de l’océan en voiture, donc c’est compliqué d’aller surfer quand je veux. Ensuite, les spots sont de plus en plus bondés. Je me suis aussi dit que ce type de technologie pourrait servir à ceux qui souhaitent s’initier ou même aux personnes en situation de handicap. Sans courants ou baïne et bien encadrée, la pratique sera moins dangereuse qu’en milieu naturel pour eux. »

      [...]

      Contacté, le maire de Canéjan, Bernard Garrigou (Parti socialiste), campe sur ses positions et voit le projet d’un bon œil :

      « Vous ne voulez pas apprendre le surf ? Si vous aviez la possibilité d’en faire une heure sur Bordeaux sans aller jusqu’à l’océan, vous feriez l’économie du déplacement et donc, un gain de CO2. »

      Alice Gapail

    • Ah mais il y avait eu le même cas de figure en Loire-Atlantique :

      Sept ans après être sorti des cartons par la société Nouvelle vague, basée à Nantes, où en est le projet de surf park de Saint-Père en Retz, en Loire-Atlantique ? Projet clivant de vague artificielle qui divise la population, les élus, jusqu’aux surfeurs eux-mêmes.

      https://actu.fr/pays-de-la-loire/saint-pere-en-retz_44187/surf-park-en-loire-atlantique-le-projet-de-vague-artificielle-est-il-abandonne_

      https://www.openstreetmap.org/relation/93961

  • Je lis dans la Gazette de Montpellier que les quatre villes de l’académie qui « ont répondu à la proposition […] d’expérimenter l’uniforme à l’école » sont Perpignan, Bézier, La Grande-Motte et Pérols.

    C’est-à-dire les deux grandes villes d’extrême-droite du coin, et deux bleds de droite. (Le maire de Pérols voulait récemment réintroduire la corrida, parce que les traditions tout ça. À la Grande-Motte, au premier tour des législatives 2022, les candidats Renaissance, RN, LR et Reconquête ont obtenu 80,7% des voix.)

  • Pagorafi : les Palestiniens au Congo ! - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/obsessions/pagorafi-les-palestiniens-au-congo

    (...)

    Donc, je tombe, comme des millions d’autres citoyens du monde, sur cette information. C’est tout de même enthousiasmant, d’être informés en temps réel. On mesure le progrès, depuis les Années 30. Il avait alors fallu une bonne guerre, puis la victoire des Alliés et le procès de Nuremberg, pour apprendre que les nazis, avant de les exterminer, avaient caressé le projet de déporter les Juifs à Madagascar, pour régler la question humainement.

    (...)

    https://www.lefigaro.fr/international/israel-negocierait-avec-le-congo-pour-accueillir-des-palestiniens-de-la-ban
    https://fr.timesofisrael.com/israel-discute-avec-le-congo-et-dautres-pays-du-plan-demigration-v
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Madagascar

  • « Tout le monde là-bas est un terroriste » : l’ex-otage franco-israélienne Mia Schem s’exprime sur sa captivité à Gaza
    https://www.lefigaro.fr/international/tout-le-monde-la-bas-est-un-terroriste-l-ex-otage-franco-israelienne-mia-sc

    La jeune femme de 21 ans affirme avoir été détenue chez une famille. Selon elle, tous les membres, y compris les femmes et les enfants, « étaient impliqués dans le Hamas ». « Tout le monde là-bas est un terroriste », a-t-elle encore insisté. Elle a révélé avoir été surveillée par le mari : « Il y a un terroriste qui vous regarde 24 heures sur 24, sept jours sur sept ». Elle confie avoir « eu peur d’être violée » et ne pas avoir mangé pendant parfois plusieurs jours.

    Tout. Va. Bien.

    C’est en gros titre sur Gogole niouzes et tous les journaux relaient.

    • MSM sans doute, et plus prosaïquement, méconnaissance de l’hébreu
      https://www.liberation.fr/checknews/fausses-infos-et-polemiques-autour-du-temoignage-de-lex-otage-franco-isra

      Certains commentateurs ont ainsi reproché à l’ex-otage la phrase : « J’ai vécu un holocauste », assimilée selon certains à un élément de langage qui lui aurait été transmis par les autorités. Il est à noter que la traduction de son propos en hébreu, « shoah », en « holocauste » (qui a été dans un premier temps choisi par la plupart des médias anglophones comme francophones, dont Libération), a depuis été remise en cause. Dans son propos, Mia Shem évoque le sens littéral du mot shoah (« catastrophe » en hébreu) pour décrire son expérience personnelle, puisqu’elle n’utilise pas l’article défini (« la Shoah »). Et ne faisait donc pas référence au génocide perpétré par les nazis. Plusieurs médias israéliens traduisent d’ailleurs sa phrase par « j’ai vécu l’enfer » (ou plus littéralement « j’ai vécu une catastrophe »), sans utiliser le terme « holocauste ».

      .... la Franco-Israélienne s’est d’ailleurs exprimée sur ces [deux] séquences tournées sous la contrainte [avant l’entretien postérieur à sa libération]. Concernant celle filmée par le Hamas peu avant sa libération, elle explique : « Juste avant de rentrer chez vous, un terroriste du Hamas avec une caméra est en face de vous et vous demande de dire que les gens à Gaza sont gentils. Qu’est-ce que j’aurais dû lui dire ? “Vous êtes tous horribles” ? »

      .... Dans l’interview donnée à la chaîne 12, elle indiquait n’avoir pas reçu « d’analgésiques » pour son opération du bras à Gaza, ce qui a conduit plusieurs médias à conclure qu’elle avait été opérée sans « anesthésie », sans doute en raison d’une mauvaise traduction de l’hébreu vers l’anglais du mot « analgésique » (qui signifie antidouleur). De nombreux médias ont également attribué à tort la phrase « arrête de pleurer sinon je t’envoie dans les tunnels » au chirurgien qui a soigné Mia Shem (sous-entendant donc qu’elle était consciente pendant l’opération). En regardant la version complète de l’interview, on découvre qu’elle a en fait été prononcée, selon elle, par le terroriste qui la gardait captive dans sa maison, après l’opération. Une confusion probablement due au fait que les premiers articles sur le témoignage de Mia Shem sont sortis avant que la version complète de son récit ne soit disponible, en se basant sur de courts extraits.

      Au final, Mia Shem a bien été endormie pour les besoins de la (lourde) intervention chirurgicale. Dans son interview à la chaîne 13, elle explicite que si elle n’a pu bénéficier d’antidouleurs avant ou après, elle a été anesthésiée pendant : « Ils m’ont endormie et je me suis réveillée après la chirurgie. »

      Chirurgien ou vétérinaire ?

      A noter enfin que, toujours concernant cette opération, une autre confusion née des témoignages consécutifs à la libération de Mia Shem. D’après des éléments donnés par la tante de Mia Shem (par exemple citée ici par CheckNews), ce serait un « vétérinaire » qui l’aurait « opérée » de sa grave blessure par balle au bras. Selon d’autres sources, ce serait plutôt « dans une clinique vétérinaire » qu’elle aurait été opérée.

      Dans ses témoignages, Mia Shem évoque, elle, bel et bien un « chirurgien » et un « bloc opératoire », sans jamais mentionner le mot vétérinaire. D’après Christophe Oberlin, un chirurgien spécialiste de la main, connu pour ses positions radicalement propalestiniennes et qui a formé des médecins et opéré des patients dans la bande de Gaza, Mia Shem aurait pourtant été opérée par un « chirurgien de très haut niveau » qu’il aurait formé, avec des techniques avancées et dans de « bonnes conditions ». Interrogé par le média d’extrême droite Radio Courtoisie sur le sujet, il indique se baser sur les images de preuve de vie de l’ex-otage, diffusées juste après son opération, où l’on peut voir notamment un fixateur externe métallique sur son bras et sa cicatrice.

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