https://www.capital.fr

  • Réforme de l’assurance-chômage : l’exécutif veut reprendre l’initiative
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/06/25/reforme-de-l-assurance-chomage-l-executif-veut-reprendre-l-initiative_608570

    (...) Les magistrats du Palais-Royal doivent maintenant procéder à un examen au fond du décret pour déterminer si celui-ci respecte le droit. Un passage au tamis programmé dans quelques mois – « avant la fin de l’année », assure une source bien placée.

    Mais l’exécutif ne veut pas attendre aussi longtemps, comme l’a clairement dit Mme Borne, jeudi. Dès lors, quels sont ses moyens d’agir ? L’entourage de la ministre ne souhaite, à ce stade, livrer aucun détail sur la « stratégie » en cours d’élaboration. Dans l’absolu, le gouvernement a la possibilité de « revenir devant la juge des référés pour lui demander, en invoquant des éléments nouveaux, de revoir sa décision de suspension », explique, de son côté, un fin connaisseur de la justice administrative. « Mais je doute qu’une telle démarche soit admise, complète cette même source, à moins d’une amélioration très très sensible de la situation économique. »

    Toutefois, on ne peut pas totalement exclure que cette piste trotte dans la tête de Mme Borne. Jeudi soir, sur BFM-TV, elle a beaucoup insisté sur le rebond actuel de l’économie : « On a battu les records de ces quinze dernières années sur le nombre d’embauches, a-t-elle observé. On va regarder comment on peut davantage rassurer le Conseil d’État sur (…) la situation du marché de l’emploi (…). » Dans cette optique, elle peut aussi se prévaloir de la baisse spectaculaire du nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité, en mai – 134 100 sur l’ensemble de la France (outre-mer compris, mais sans Mayotte), d’après les données rendues publiques vendredi.

    « Entêtement malvenu »

    Autre solution envisageable : elle consisterait à publier un nouveau décret, reprenant les dispositions gelées, avec une nouvelle date d’entrée en vigueur, par exemple le 1er octobre. Cette hypothèse tient aussi la corde, car le gouvernement s’apprête à prolonger jusqu’à la fin septembre les règles de calcul de l’indemnisation qui sont inscrites dans une convention signée en 2017 par les partenaires sociaux.

    Si le pouvoir en place suit cette voie, elle n’est pas dénuée de risques, car il est certain que les syndicats engageront, une fois de plus, un recours en référé – tout comme ils le firent, avec succès, pour le décret du 30 mars. « On dirait que le gouvernement veut passer en force face au Conseil d’État. Encore une “erreur manifeste d’appréciation” , ironise Denis Gravouil (CGT). Mais nous n’avons pas l’intention de laisser faire. » Le gouvernement fait preuve d’« un entêtement malvenu », renchérit Michel Beaugas (FO) : « Nous n’hésiterons pas attaquer , ajoute-t-il. La bonne attitude serait d’attendre la décision sur le fond et de laisser courir la convention de 2017. »

    L’exécutif n’est donc pas encore au bout de ses peines. Il doit, de surcroît, affronter les remous que ce dossier suscite en son sein et à l’intérieur de la majorité. Mercredi, en marge du conseil des ministres, Mme Borne a reproché à Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique, que son mouvement En commun ait salué sur Twitter la « sage » décision du Conseil d’État. « C’était une petite remarque, elles ne se sont pas écharpées », affirme-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, en démentant l’idée d’un accrochage entre les deux femmes. L’intervention d’En commun sur les réseaux sociaux semble également avoir déplu à Emmanuel Macron : c’est « inacceptable et déloyal » , aurait déclaré le président de la République lors du conseil des ministres de mercredi, d’après Le Figaro et Le Parisien, qui se fondent sur le témoignage de participants. Une information confirmée au Monde, sous le sceau de l’anonymat, par une source au sein de l’exécutif.

    Borne a été membre du C.A. d’un lobby de constructeurs quand elle était patronne de la RATP... et ne l’a pas mentionné dans sa déclaration d’intérêts.
    https://www.marianne.net/politique/declaration-d-interets-la-ministre-elisabeth-borne-omis-de-mentionner-son-

    la ministre a omis six participations aux organes dirigeants de divers organismes
    https://www.capital.fr/economie-politique/les-six-mandats-quelisabeth-borne-a-oublie-de-mentionner-dans-sa-declaration

    #chômage #droitauchômage

  • Abstention : l’explication par Adrexo
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/abstention-lexplication-par-adrexo

    La faute aux sondeurs ? La faute aux éditocrates ? La faute aux politiques ? La faute à tout le monde ? La flagellation collective de la petite bande médiatico-politique est une incontournable consolation des soirées télé électorales avec forte abstention. En vedette dimanche soir, alors que les deux tiers des électeurs se sont abstenus lors des élections régionales et départementales, Laurent Delahousse, qui a successivement incriminé ses invités incapables de se laisser parler, et les rédactions ""qui ne sont plus dirigées par des journalistes"". Très bien. Excellente analyse, que je ne vais pas contredire ici.

    Mais si je peux me permettre, il faudrait aussi examiner une autre explication. Un nombre encore indéterminé d’électeurs n’ont tout simplement pas reçu les professions de foi des candidats. Indéterminé, mais tout indique qu’il est élevé (confidence : j’en suis). La raison : pour la première fois, la distribution des professions de foi avait été « externalisée » par le gouvernement, dans sept régions sur quinze, à une société privée, Adrexo. Cette société de 25 000 salariés, basée à Aix-en-Provence, est spécialisée dans la distribution de brochures publicitaires. Sans adresses, donc. Ces derniers jours, plusieurs élus et candidats ont alerté sur les retards dans la distribution des professions de foi, avec à l’appui des photos parlantes. Dans la presse nationale, seul le « Huffington Post » y a consacré un article d’ensemble (et pourtant, même la presse de droite, me semble-t-il, devrait être sensible aux questions de distribution du courrier).

    Le problème n’est-il apparu que ces tout derniers jours ? Pas du tout. Une rapide recherche « Adrexo » sur mon moteur préféré fait apparaître un intéressant incident, remontant au mois dernier : le 25 mai dernier, des employés de la petite ville d’Hérimoncourt (Doubs) découvrent à la lisière d’une forêt des enveloppes, dont certaines détruites ou incendiées. Elles contiennent les professions de foi du sénateur Cédric Perrin (LR) pour les élections départementales. Selon « L’Est Républicain », un intérimaire de 21 ans, employé par Adrexo, arrêté le lendemain, a avoué s’être débarrassé des enveloppes, faute de temps suffisant pour la distribution.

    Interpellé par le sénateur Jean-Louis Masson (tête de liste RN aux départementales en Moselle), le ministère de l’Intérieur de Gérald Darmanin a fait la réponse suivante : ""Il semblerait totalement anachronique d’empêcher l’État d’externaliser la distribution de la propagande jusqu’aux boîtes aux lettres des électeurs, secteur qui est aujourd’hui ouvert à la concurrence, alors même que l’État s’efforce d’optimiser ses ressources dans le cadre d’une politique générale de meilleure gestion des deniers publics.""

    Sur les conditions de travail au sein d’Adrexo, une autre affaire jette un éclairage intéressant. Après sept ans de procédure, un couple de l’Orne a obtenu d’Adrexo un rattrapage de salaires de 139 469 euros. Ils avaient décidé de rompre leur contrat à temps partiel, contrat qui ne comportait aucun horaire, et leur imposait de se tenir à la disposition de la société. Récit de l’un d’eux : ""On attendait qu’on nous contacte pour pouvoir nous organiser, classer les publicités, parfois jusqu’à six, et les distribuer. On utilisait notre voiture personnelle. Quand nous étions prévenus à la dernière minute, nous devions faire vite. On pouvait commencer à 4 heures du matin et on ne savait pas quand on terminait.""

    ""En janvier", rappelle Public Sénat, « la section CGT de La Poste s’était interrogée sur les capacités de l’opérateur privé à remplir sa mission, avec seulement 17 000 distributeurs, contre quatre fois plus de facteurs pour La Poste »".

    Dans le Titanic électoral de dimanche, Adrexo n’est pas seulement un prestataire défaillant. C’est aussi le symptôme d’un État obsédé « d’externalisations », laissant crever ses propres services publics, jusqu’à se révéler incapable d’organiser des élections. Dans un univers politique normal, Gérald Darmanin aurait présenté sa démission hier soir. Dans un univers médiatique normal, Adrexo devrait être le sujet principal de la campagne du second tour. Jusqu’ici, combien d’émissions de Pascal Praud ont été consacrées à ce saccage de la démocratie ? Et combien d’enquêtes au « 20 Heures » de Laurent Delahousse ?

    #privatisation #abstention #externalisation #élections

    • https://www.leparisien.fr/politique/regionales-la-distribution-des-documents-electoraux-connait-de-graves-dys

      Gauche et droite dénoncent à l’unisson des dysfonctionnements, à la veille du premier tour des élections régionales et départementales. Les partis politiques sont loin d’être les seuls : régions, départements et communes ont déploré samedi que dans « de nombreuses communes » les documents officiels de propagande électorale (professions de foi des candidats et bulletins de vote) n’aient « pas été distribués aux électeurs » qui voteront ce dimanche.

      « Malgré les nombreuses alertes » remontées au ministère de l’Intérieur, « la défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention », préviennent dans un communiqué commun les collectivités (l’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et Régions de France).

      Jugeant ces documents « d’autant plus indispensables » que la crise sanitaire du Covid-19 « a fortement réduit la capacité à faire campagne », elles appellent le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à « mobiliser des moyens exceptionnels » pour remédier à ces manquements, notamment pour le second tour le 27 juin. « Ce service public, qui reposait naguère sur les préfectures et La Poste, a été en grande partie privatisé mais les prestataires ne semblent pas avoir d’obligation de résultat », ajoutent-elles.
      Une distribution « délirante »

      Gérald Darmanin avait accusé jeudi devant le Sénat la société Adrexo d’avoir « particulièrement mal distribué une partie de la propagande électorale », et présenté les « excuses » du gouvernement qui lui a délégué cette distribution.
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      Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a dénoncé samedi une « distribution délirante par Adrexo ». « Il ne suffit pas d’excuses ou de condamnations, il faut assurer la distribution de second tour dans des conditions parfaites comme dans toute démocratie digne de ce nom ! », a-t-il tweeté.

      Le président de LR, Christian Jacob, a mis en garde contre des « graves dysfonctionnements (qui) menacent la bonne organisation démocratique » et reproché au gouvernement, « alerté depuis plusieurs semaines », de n’avoir pas réagi.

      La France insoumise avait fustigé dans une conférence vidéo mardi des « graves défaillances dans la distribution de la propagande électorale ». Le député Adrien Quatennens a notamment évoqué des plis électoraux mis à la poubelle, ou regroupés dans une seule boîte aux lettres, ou encore des plis sans enveloppes, etc. Selon lui, ces dysfonctionnements concernent des dizaines de milliers d’électeurs.

    • Distribution de la propagande électorale : Gérald Darmanin sera entendu mercredi au Sénat par la commission des Lois
      https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/distribution-de-la-propagande-electorale-gerald-darmanin-sera-entendu-me

      Tracts non-arrivés à destination, retrouvés brûlés dans les bois… Après ce qui s’apparente au fiasco dans certaines zones de la distribution de la propagande électorale, la commission des Lois du Sénat a décidé d’entendre Gérald Darmanin, sur les dysfonctionnements qu’ont fait remonter nombre d’élus de terrain.

      L’audition, retransmise en direct sur Public Sénat, se déroulera mercredi 23 mai à 8 heures, et devrait durer 45 minutes. Le ministre de l’Intérieur sera notamment interrogé sur les difficultés rencontrées par la société Adrexo, qui au terme d’un appel d’offres avait remporté la distribution de la propagande pour quatre ans dans sept régions.

      Pour François-Noël Buffet, sénateur LR du Rhône et président de la commission des Lois, « le ministère de l’Intérieur était informé depuis plusieurs jours des problèmes d’acheminement des documents de propagande électorale, il est urgent de remédier à ce dysfonctionnement pour le second tour ! ».

      Les représentants de La Poste et d’Adrexo ont d’ailleurs déjà été entendus ce matin au ministère de l’Intérieur. Interrogé sur ces dysfonctionnements lors de la séance de question au gouvernement du 16 juin, Gérald Darmanin avait fait savoir qu’il souhaitait remettre en cause le marché public confié à Adrexo.

    • https://www.mediapart.fr/journal/france/210621/avant-les-rates-de-la-campagne-adrexo-etait-deja-denonce-par-ses-salaries

      Avant les ratés de la campagne, Adrexo était déjà dénoncé par ses salariés

      Le spécialiste de la distribution de prospectus est entré dans la lumière en raison de sa gestion désastreuse du matériel de « propagande électorale ». Les conditions de travail y sont dénoncées depuis longtemps et les condamnations s’enchaînent.
      ....

      Depuis plusieurs jours, Adrexo est au cœur de multiples accusations d’avoir mal fait le travail pour lequel il avait été désigné : d’innombrables citoyens n’ont pas reçu l’enveloppe électorale qui leur était destinée, des courriers ont été retrouvés entassés sur des boîtes aux lettres, dispersés dans des poubelles ou dans la nature, voire… brûlés en lisière de forêt.

      Les ratés ont été récurrents. Une lecture de la presse régionale permet d’en trouver la trace en Haute-Loire, en Maine-et-Loire, dans le Pas-de-Calais, dans le Cantal ou en Indre-et-Loire, dans le Cher ou les Ardennes.

      « La défaillance du service public national des élections est inacceptable et ne peut qu’alimenter l’abstention », avaient prévenu le 19 juin l’Association des maires de France, l’Assemblée des départements de France et régions de France, suivies par presque tous les responsables politiques nationaux. Un exemple éclatant des conséquences délétères que peut revêtir l’externalisation des actions de service public, récemment dénoncées par le collectif de hauts fonctionnaires Nos Services publics.

      Appartenant au groupe Hopps, qui détient aussi Colis privé, et revendiquant 18 000 salariés, Adrexo a été la première entreprise privée à remporter des marchés de distribution de matériel électoral officiel, en mars. En théorie, cette possibilité avait été ouverte en 2005, mais La Poste en avait conservé le monopole jusque-là.
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      Désormais, Adrexo, qui se présente comme « le leader privé de la distribution d’imprimés publicitaires, de courriers adressés et de petits colis en France », a le droit de faire parvenir les professions de foi des candidats aux électeurs de sept régions (Hauts-de-France, Grand Est, Normandie, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire et Auvergne-Rhône-Alpes), comptant 51 départements. Et ce en théorie pour les quatre ans à venir, donc également pour l’élection présidentielle du printemps prochain.

      Ce lundi 21 juin, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a convoqué l’entreprise, ainsi que La Poste, qui continue a travailler pour les cinq régions restantes, pour la sermonner. « Il leur a rappelé l’obligation de résultats qui les liait. Il leur a demandé expressément de garantir que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent pas pour le second tour », indique le ministère dans un communiqué. Le ministre a aussi averti que « tous les enseignements des erreurs commises seront tirés au lendemain du second tour de ces élections ».

      Pour cette semaine, les préfets superviseront la mise sous pli et la distribution de la propagande électorale et « une cellule opérationnelle de suivi de la distribution » sera mise en place, avec un point sur la situation « réalisé deux fois par jour […] pour traiter dans les plus brefs délais les incidents signalés ».

      Voilà qui fait désordre pour une entreprise qui se vantait en mars d’avoir obtenu l’appel d’offres grâce à « son maillage territorial et son expertise avérée sur le marché de la distribution de courriers », mais aussi grâce à « la qualité et l’engagement des équipes commerciales et opérationnelles ». Une promesse qui avait aussi séduit Sophia, recrutée par le biais de l’agence d’intérim en ligne GoJob, comme des milliers d’autres salariés ponctuels (des centaines d’annonces ont été passées dans la Marne ou en Bourgogne).

      « Moi qui pensais faire un petit boulot utile car au service de notre système démocratique, je m’attendais à ce que ce soit sérieux, lance la jeune femme. Comme on nous l’a répété plusieurs fois chez Adrexo, ce sont des enveloppes du ministère de l’intérieur que nous distribuons, et c’est une responsabilité ! En cas de manquement, nous pouvons être lourdement sanctionnés… Mais, apparemment, ce sérieux et cette responsabilité ne nous sont pas destinés, à nous les petites mains. »

      La rancœur de Sophia est très largement partagée, bien au-delà du monde politique qui vient de découvrir à ses dépens les problèmes de fiabilité de l’entreprise – l’entreprise vient d’assurer sans ciller que les « perturbations » sont dues à une « cyberattaque » dont elle aurait été « victime » en mai.
      « Épuisement et surmenage »

      Car, outre les problèmes de distribution des enveloppes destinées aux électeurs, Adrexo est loin d’être une entreprise inconnue pour qui s’intéresse aux conditions de travail des salariés les plus précaires.

      Depuis une dizaine d’années, on croise son nom dans de nombreux témoignages, et dans de multiples contentieux judiciaires. Fin 2019, John* (son prénom a été modifié) avait déjà témoigné auprès de Mediapart de pratiques proches de celles que raconte Sophia.

      John racontait avoir constaté que parmi la « cinquantaine de distributeurs » de prospectus et de courriers qu’il avait côtoyés dans le centre d’Île-de-France où il avait brièvement travaillé, « aucun ne travaillait avec une badgeuse, ni en préparation, ni en distribution », et qu’il n’en avait même pas vu « qui traînait sur un bureau ou ailleurs, comme [il a] pu en voir chez un concurrent ».

      « En pratique, le responsable de centre vous dit que la badgeuse est donnée seulement après la période d’essai. Ou encore vous fait clairement comprendre que, quoi qu’il arrive, il a la main sur nos temps de travail déclarés… », déclarait John.

      Il indiquait n’avoir tenu que trois semaines à son poste de distributeur, avant d’être placé en arrêt-maladie « pour cause d’épuisement et de surmenage », alors qu’il n’avait pas 40 ans et disposait de « toutes [ses] capacités physiques ». Contacté, Adrexo n’a pas répondu à nos questions.

      Les conditions de travail déplorables des distributeurs de prospectus d’Adrexo ont été racontées dès 2011.

      Sophia et John ne sont pas les seuls, loin de là, à critiquer leur employeur éphémère. Les conditions de travail déplorables des distributeurs de prospectus d’Adrexo ont été racontées dès 2011 par L’Humanité, mais aussi sur le site Basta ! par le journaliste Julien Brygo, qui a repris cette enquête pour son livre Boulots de merde publié en 2016 avec Olivier Cyran (regarder notre entretien sur le livre).

      À l’époque, le journaliste estimait que « chez Adrexo, le salaire moyen est de 400 euros pour une bonne soixantaine d’heures de travail mensuelles ». Et le travail y est physique, puisqu’il demande de conditionner et de transporter des dizaines et des dizaines de kilos de papier. Il faut par ailleurs travailler chez soi, et faire sa tournée avec sa propre voiture…

      Logiquement, seuls les plus précaires s’y risquent : retraités en recherche de complément de revenu, étudiants, personnes ayant besoin d’un boulot coûte que coûte, comme des femmes enceintes accumulant les heures pour avoir droit à un congé maternité.

      En 2015, la documentariste Nina Faure consacrait à ce sujet un documentaire efficace, disponible gratuitement sur le site de la société de production C-P Productions. Le film reprend notamment des extraits d’une enquête d’« Envoyé spécial », qui avait suivi en 2012 le travail d’Adrien, 81 ans, peinant à distribuer les prospectus aussi vite qu’il le devait et passant ses week-ends à préparer avec sa femme, gratuitement, les paquets de documents à distribuer dans la semaine…

      En août 2011, un autre retraité, Raymond D., 75 ans, est mort, 19 jours après avoir repris le travail chez Adrexo, comme Mediapart l’avait raconté. Incapable de subsister avec sa retraite de 740 euros, il avait accepté ce travail ardu, payé 238 euros par mois, pour 26 heures mensuelles, alors qu’il était bien incapable de l’accomplir : il devait soulever plusieurs centaines kilos de papier par jour, mais il était cardiaque, diabétique, marchait péniblement et avait déjà été victime d’un infarctus.

      Adrexo a été condamné en 2015 à payer à sa famille 5 000 euros de dommages et intérêts, pour défaut de visite médicale et manquement à l’obligation de santé et de sécurité au travail.

      En août 2020, Mediapart a aussi relaté le cas de Fisayo, un Nigérian sans papiers et distributeur de prospectus au « noir » pour un sous-traitant d’Adrexo.

      Face à ces témoignages, une citation tirée d’une enquête du magazine Marianne en octobre 2009 refait régulièrement surface. Frédéric Pons, dirigeant de l’époque d’Adrexo, et à nouveau aux commandes actuellement, vantait le modèle de son entreprise : « Honnêtement, j’estime qu’Adrexo rend service à ces gens : grâce à ce boulot, ils se maintiennent en forme et économisent un abonnement au gymnase club. Rémunérés pour faire du sport : il n’y a pas de quoi crier au servage. »

      Sans grande surprise, les déboires judiciaires de l’entreprise sont très nombreux. Dès 2009, les prud’hommes de Nantes la condamnaient à verser la somme faramineuse de 953 639 euros à 23 salariés, officiellement employés à temps partiel alors qu’ils travaillaient à temps plein.

      Ce motif de condamnation poursuit l’entreprise depuis lors, et les sommes à débourser sont régulièrement vertigineuses : 30 000 euros d’amende en appel face à la cour d’appel de Pau et 480 000 euros pour 13 salariés face à celle de Grenoble en 2012, 600 000 euros pour 17 salariés à Saint-Nazaire en 2018, près de 140 000 euros en appel pour un couple de l’Orne en 2020…

      Au cœur de ces contentieux, on trouve la notion de « préquantification » du temps de travail : pendant très longtemps, Adrexo, tout comme son principal concurrent, Mediapost, filiale de La Poste, fixait arbitrairement (et rémunérait) un certain nombre d’heures de travail, sans prendre en compte le temps de travail réellement effectué.

      Devant la multiplication des réclamations, le ministère du travail avait publié en 2007 un décret autorisant cette pratique, prévue par la convention collective du secteur. Le Conseil d’État avait annulé ce décret deux ans plus tard. Le ministère l’avait donc réécrit en 2010, pour le voir à nouveau annulé en 2012. Depuis, la justice condamne régulièrement l’entreprise s’il s’avère qu’elle était informée que ses salariés dépassaient les heures prévues par la préquantification.
      Adrexo sauvé par le gouvernement en 2019

      Jusqu’à 2016, Adrexo appartenait à Spir Communication, une filiale du groupe Sipa Ouest-France. Mais il a été repris début 2017 par Hopps, groupe copiloté par Frédéric Pons. Cependant, en septembre 2019, le groupe tout entier a été à deux doigts de faire faillite. Il a fallu que le ministère de l’économie s’en mêle pour obtenir le gel de ses dettes à l’Urssaf, puis obtienne 1,5 million d’euros d’aide de la métropole Aix-Marseille (son siège social est à Aix-en-Provence).

      Les motifs d’inquiétude sur cette entreprise auraient donc pu être sérieux pour le gouvernement, bien avant le premier tour des élections régionales. Pourtant, le 13 mai dernier, Gérald Darmanin, alerté par un sénateur, balayait encore les critiques, en déclarant qu’il « semblerait totalement anachronique d’empêcher l’État d’externaliser la distribution de la propagande jusqu’aux boîtes aux lettres des électeurs, secteur qui est aujourd’hui ouvert à la concurrence, alors même que l’État s’efforce d’optimiser ses ressources dans le cadre d’une politique générale de meilleure gestion des deniers publics ».

      Aujourd’hui, le principal syndicat de l’entreprise, la CAT, relaye la « honte » des salariés « devant le traitement médiatique qui entoure leur entreprise », dont les actionnaires ont, assure le syndicat, « très souvent un comportement incompatible avec des relations sociales normales ».

      La CAT estime qu’« Adrexo s’est précipité sur ce marché pour des raisons financières en n’ignorant pas ses lacunes chroniques » et tire une fois encore le signal d’alarme : pour le second tour, l’entreprise n’aura que quatre jours pour distribuer les professions de foi et doit embaucher des milliers de personnes. Dans quelles conditions ? « Le plus “facile” est passé, estime le syndicat. Reste maintenant ce que tout le monde dans l’entreprise craint depuis le début, le second tour. »

      #darmanin #travail

    • Le groupe Hopps échappe in extremis au redressement judiciaire
      https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/le-groupe-hopps-echappe-in-extremis-au-redressement-judiciaire-1173665

      Le leader de la distribution de prospectus né de la reprise des activités de Spir, a trouvé 31,5 millions d’euros pour faire face à ses difficultés conjoncturelles. Il prévoit un retour à l’équilibre dès 2021.

      Publié le 21 févr. 2020 à 10:14

      Il s’en est fallu de peu. La veille de son probable placement en redressement judiciaire jeudi dernier, le groupe Hopps né de la reprise en 2017 des activités prospectus déficitaires de Spir, a bouclé in extremis un plan de financement de 31,5 millions d’euros déterminant pour la poursuite de ses activités.

      L’an passé, à cause de la crise des gilets jaunes, son marché avait enregistré un recul de près de 10 % représentant un manque à gagner de plus de 25 millions d’euros contrariant son plan de développement. L’été dernier, la trésorerie avait été en si piteux état que la paye de juin avait été réglée en deux fois, provoquant la panique parmi les 18.000 salariés d’Adrexo, le navire amiral de ce groupe de 22.000 personnes. L’entreprise affichait alors 42 millions d’euros de perte. La nouvelle équipe les a réduites de moitié en 2018 et prévoyait un retour à l’équilibre l’année suivante. Au lieu de ça, Adrexo a subi une perte de 29 millions l’an passé.

      Encouragés par le Comité interministériel de restructuration industriel , les trois opérateurs bancaires qui avaient participé à un premier tour de financement de 30 millions d’euros en juillet dernier (Cepac, Crédit Agricole Alpes Provence, GDP Vendôme) ont débloqué un nouvel emprunt de 6 millions chacun. Thémis Banque rejoint le trio pour un montant équivalent. La Région Sud et Aix-Marseille Métropole ont avancé 1,5 million. Enfin l’Etat a consenti à geler les dettes fiscales et sociales du groupe à hauteur de 6 millions. Le total de la dette d’Hopps s’élève désormais à 61 millions d’euros. Débarrassé de cette pression conjoncturelle, le groupe estime pouvoir à présent dérouler le programme industriel qu’il a conçu autour de plusieurs leviers.
      Plusieurs leviers de croissance

      Le premier reste le prospectus. « C’est une valeur sûre de la promotion marketing des enseignes de la grande distribution, un support résilient efficace et peu intrusif pour véhiculer un message promotionnel », est persuadé Frédéric Pons, coprésident et actionnaire du groupe avec Eric Paumier. Ses distributeurs dont beaucoup sont désormais équipés d’assistants personnels pour garantir la traçabilité de leurs prospectus, en ont encore distribué 9 milliards l’an passé. Les tarifs ont augmenté en conséquence de 10 % pour les 25.000 clients du groupe.

      Les autres leviers proviennent de la distribution de courrier, notamment de petits paquets qui se glissent dans la boîte aux lettres, de colis, et de la valorisation de données. Le groupe prévoit encore une perte de 10 millions d’euros cette année (-35 en 2019) avec 600 millions de chiffre d’affaires (540 en 2019), et un retour aux bénéfices dès 2021.

      #corruption

    • Pour les élections départementales et régionales, dans notre foyer de 3 électeurs inscrits, Adrexo nous a déposé une enveloppe au lieu des six attendues.

  • Assurance chômage : l’impact de la réforme, département par département, selon le PS - Capital.fr
    https://www.capital.fr/votre-carriere/assurance-chomage-limpact-de-la-reforme-departement-par-departement-selon-le

    Tous les départements seraient pénalisés par la réforme. Mais, sans surprise, c’est dans les territoires les plus touchés par le chômage que l’impact de la réforme devrait se faire le plus sentir. “Cette réforme rajoute de la précarité à la précarité” , déplore [en expert] le PS dans son dossier de presse. D’après les projections des socialistes, c’est le département du Nord qui serait le plus fortement affecté, avec une baisse des allocations chômage pour plus de 50.000 demandeurs d’emploi pendant la première année d’application de la réforme. Dans ce département, ils seraient également plus de 20.000 à connaître un retard dans leur indemnisation en cas de durcissement des conditions d’ouverture de nouveaux droits.

    Dans les Bouches-du-Rhône, le Pas-de-Calais, l’Hérault, le Rhône, à Paris ou encore en Seine-Saint-Denis, plus de 25.000 chômeurs subiraient une baisse des allocations chômage. En matière de retard d’indemnisation, c’est le Bas-Rhin qui serait le plus touché (juste derrière le Nord), avec 16.273 demandeurs d’emploi directement pénalisés par le durcissement des conditions d’ouverture de nouveaux droits.

    Et le PS ne s’arrête pas là. Il insiste également sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : la situation des jeunes face à l’emploi. “Ce sont les jeunes qui rencontrent le plus de difficultés à s’insérer durablement sur le marché du travail : 345.000 nouveaux demandeurs d’emploi de moins de 25 ans seront perdants !” , alertent les socialistes. “C’est une réforme qui est totalement anti-jeunes”, a abondé Maxime des Gayets, secrétaire national du PS, pendant la conférence de presse. Là encore, la tendance reste globalement la même et c’est dans le département du Nord qu’on compterait le plus de jeunes pénalisés par la réforme de l’assurance chômage (17.345).

    Du côté du gouvernement, Elisabeth Borne parle d’une présentation “biaisée”. “Le montant total des droits ne baissera pas. Lorsque le montant mensuel de l’allocation est plus bas, alors l’indemnisation est plus longue” , a indiqué la ministre du Travail [dont le patrimoine subsistera après son décès], lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mardi. Cet argument passera-t-il auprès des demandeurs d’emploi qui verront leur indemnité mensuelle baisser ? Rien n’est moins sûr.

    #chômeurs #chômeuses #précaires #unedic #droits_sociaux #revenu

  • Les bonnes - et moins bonnes - affaires de Bernard-Henri Lévy Jamal Henni

    “Je n’ai, pas plus aujourd’hui qu’hier, de sympathie particulière pour ce fameux capitalisme généralisé, totalisé, déchaîné, qu’on appelle mondialisation des échanges et de la production”, assure Bernard-Henri Levy dans son dernier livre, Sur la route des hommes sans nom, paru le 5 mai. Pourtant, ce capitalisme assure la fortune et le train de vie du philosophe millionnaire. L’origine de cette fortune est connue : elle provient de la Becob, une société de négoce de bois créée par son père, André. Lorsque le patriarche décède, le 8 novembre 1995, la famille décide dans un premier temps de conserver l’entreprise, qui réalise alors 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Deux semaines après son décès, lors d’un conseil de surveillance, BHL rend hommage à son père qui “avait préparé sa succession avec beaucoup de sagesse [...] en associant son fils à ses décisions” (André avait notamment nommé BHL vice-président du conseil de surveillance). Le fils aîné promet alors de “mettre tout en oeuvre pour assurer le maintien du l’identité de la Becob ainsi que sa prospérité. C’est de cette façon qu’il entend rester fidèle à la mémoire de son père”, indique le procès-verbal.


    Mais, deux ans plus tard, la famille change d’avis. Elle cède les 76,9% qu’elle détient dans la Becob à Pinault Bois et Matériaux, une filiale du groupe PPR (devenu aujourd’hui Kering). Montant de la cession : 49,2 millions d’euros, indiquent les comptes. La famille aurait touché une cinquantaine de millions d’euros supplémentaires en vendant aux Pinault d’autres actifs (immobilier, filiales à l’étranger…), à en croire le livre Une imposture française de Nicolas Beau et Olivier Toscer.

    Ce pactole était en partie logé dans une holding familiale baptisée Finadeux. Son capital était réparti en trois parts à peu près égales entre les trois enfants d’André Levy : Bernard-Henri, Philippe et Véronique. Mais des désaccords apparaissent avec la soeur, qui remet en cause la stratégie de Finadeux. Finalement, en 2002, un accord est trouvé selon lequel les deux frères rachètent les actions de leur soeur. Mais ils expliquent à leur soeur que les actifs de Finadeux ne sont pas liquides, ce qui entraîne une décote de sa valorisation, qui s’élève à seulement 17,5 millions d’euros (pour 100% du capital). Mais le fisc, examinant la transaction, estime que les deux frères ont été plutôt pingres, et que Finadeux vaut en réalité presque le double (29,5 millions d’euros). BHL fait alors un recours devant la commission de conciliation du fisc, qui valorise Finadeux à 26,2 millions d’euros, et inflige un redressement de 169.576 euros aux frères Levy. Toujours trop pour BHL, qui conteste ce redressement devant le tribunal de grande instance de Paris, qui, sur la base d’une expertise, valorise finalement Finadeux à 23,6 millions d’euros, et réduit donc le redressement fiscal à 119.400 euros.

    Finadeux est ensuite absorbée par une autre holding baptisée Finaquatre, puis une autre baptisée BPL Finances. En 2008-09, BHL sort à son tour du capital, empochant à cette occasion 12 millions d’euros de cash. Toutefois, les statuts prévoient qu’il continue à toucher 20% des bénéfices en échange de “l’apport de ses compétences professionnelles, son crédit et son concours, à concurrence de 50 heures par mois”. L’an dernier, BHL a finalement repris 12,5% du capital de BPL Finances pour 347.500 euros.

    Entretemps, la fortune familiale n’a pas dormi sur un compte en banque. Selon les informations réunies par Capital, elle a été investie dans des entreprises les plus variées, en France et en Grande-Bretagne.

    Dans ces investissements, BHL a pu profiter des bons conseils de ses nombreuses relations dans le CAC 40 et ailleurs. A son mariage avec Arielle Dombasle étaient ainsi invités Liliane Bettencourt et Jean-Luc Lagardère, dont il fera plus tard l’éloge funèbre. Il revendique aussi son amitié avec François Pinault, Alain Minc, Jean-Baptiste Descroix-Vernier... A la soirée des 20 ans de sa revue La règle du jeu https://laregledujeu.org/2010/12/02/3558/anniversaire-de-la-regle-du-jeu-les-dessous-de-la-fete , ont aussi assisté Xavier Niel, Pierre Bergé, Françoise Bettencourt, Maurice Levy, Serge Weinberg, François Henrot, Anne Méaux…

    L’industrie : un éclectisme profitable
    En 2000, BHL investit d’abord 685.000 euros dans Jaber’s Negoce, une société qui exporte sucre, farine ou riz vers l’Afrique, et créée par un négociant d’origine libanaise, Abbas Jaber. BHL revend ses parts quelques années après, pour une somme estimée à 430.000 euros. Depuis, Jaber’s Negoce s’est rebaptisé Advens et a racheté les Grands moulins de Strasbourg et Geocoton, un des principaux producteurs de coton en Afrique.

    En 2001, BHL crée une nouvelle société aux initiales de son père André, AL Industries, pour investir dans le rachat de Picard, aux côtés du fonds britannique Candover, Claude Bébéar, Louis-Jean de Nicolay (futur sénateur LR), Bertrand Collomb (PDG de Lafarge), Richard Ortiz (héritier du groupe propriétaire de Miko et Vivagel), et une mystérieuse société panaméenne, Interinvest Atlantic Inc. BHL prend un petit ticket (1,55 million d’euros) dans le rachat par LBO (leverage buy out) de la chaîne de surgelés, alors valorisée 920 millions d’euros. A peine trois ans plus tard, Picard est revendu au fonds BC Partners sur une valorisation de 1,3 milliard d’euros. La société de BHL empoche alors 2,3 millions d’euros de dividendes.

    A partir de 2006, AL Industries investit 2,3 millions d’euros dans Candover 2005 UK n°1 LP https://find-and-update.company-information.service.gov.uk/company/LP010583 , un véhicule immatriculé à Guernesey du fonds britannique Candover. L’investissement se fait par l’intermédiaire d’une société belge, CPIW SA, qui compte aussi pour actionnaires Richard Ortiz, Philippe Beaufour (héritier des laboratoires Ipsen), et une autre panaméenne, Alca Investors Corp. Las ! La crise éclate juste après. “Les investisseurs de Candover 2005 ont perdu environ 45% de leur mise”, indique à Capital Cyrille Chevrillon, à l’époque directeur général de Candover.

    Enfin, en 2017, BHL rachète 25% de Sanotech, une chaîne de salles de sports à l’enseigne Bodyhit (ex-Bodytec club), spécialisée dans l’électrostimulation. Créée par Kevin Sanson, un coach sportif certifié, la société se développe rapidement, revendiquant aujourd’hui 110 salles franchisées dans toute la France. Sur l’exercice clos fin juin 2019, elle a réalisé un bénéfice de 141.050 euros sur un chiffre d’affaires de 1,4 million d’euros.

    L’immobilier : plutôt du flair
    BHL a aussi fait de bonnes affaires dans l’immobilier. Il a longtemps habité dans le quartier de Saint Germain des Prés à Paris dans un appartement de 350 m², dont il est locataire à partir de 1994 (pour 6.860 euros par mois), puis qu’il achète pour 2,6 millions d’euros en 2004. Cinq ans plus tard, l’appartement est valorisé 5,4 millions d’euros dans la déclaration d’ISF de BHL pour 2009. Lors d’un contrôle, le fisc estime que le pied à terre vaut plutôt 6,2 millions d’euros, et inflige un redressement de 26.830 euros à notre philosophe. Ce dernier conteste l’addition devant le tribunal de grande instance, puis la cour d’appel, mais en vain… Finalement, l’appartement est revendu en 2010 pour 7,1 millions d’euros. Entre-temps, en 2001, BHL a acheté un second appartement dans le quartier pour 680.000 euros.

    En 2012, notre philosophe migre dans le 8ème arrondissement de Paris, à deux pas de l’Elysée. Il y achète un pied à terre pour 2,9 millions d’euros, qu’il hypothèque ensuite pour 4,55 millions d’euros.

    BHL affectionne aussi Saint Paul de Vence, où il achète en 2002 une vaste demeure à une famille de la région, qui elle-même l’avait achetée en 1971 via un montage fictif mis en place pour tromper le fisc. Montant du rachat : pour 1,6 million d’euros. Mais la famille se déchirera jusqu’à la cour de cassation https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000021999851 pour savoir qui doit encaisser ce chèque… Entretemps, notre philosophe a revendu cette villa en 2014 pour 4 millions d’euros.

    Dernière terre de prédilection : le Maroc. A Marrakech, en 1998, BHL rachète à Alain Delon le palais de la Zahia https://www.wsj.com/articles/an-exclusive-tour-of-a-french-iconoclasts-moroccan-getaway-1505210280 , un riad ayant appartenu autrefois à John Paul Getty Jr. Montant de la transaction : 2 millions d’euros, selon les déclarations de BHL à Nicolas Beau et Olivier Toscer.

    A Tanger, il rachète en 2000 un palais maure de 620 mètres carrés, qui a aussi servi de maison close. Il le fait ensuite redécorer par Andrée Putman. En 2017, il remet en vente la demeure pour 6 millions d’euros. “J’ai trop de maisons à travers le monde”, explique-t-il https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-07-03/bernard-henri-l-vy-puts-7-million-tangier-mansion-on-the-market alors. La vente n’a visiblement toujours pas abouti, car l’annonce https://www.prestigeinternational.fr/tanger/villa_putman est toujours en ligne sur plusieurs sites.

    A côté de ces placements fructueux, BHL a aussi investi dans divers projets culturels lui tenant à coeur, le plus souvent en pure perte, mais qui pourrait l’en blâmer ? Heureusement pour lui, les montants investis étaient beaucoup moins élevés.

    La presse : des investissements à perte
    En 1975, BHL lance avec Michel Butel un quotidien baptisé l’Imprévu, financé par son père André. La diffusion s’effondre rapidement, tombant de 25.730 à 2.524 exemplaires sur Paris. L’aventure s’arrête donc au bout de onze numéros. Elle a coûté 3 à 4 millions de francs, selon la biographie BHL de Philippe Cohen.

    Dix ans plus tard, en 1985, BHL participe au mensuel Globe de Georges-Marc Benamou, dont il est un des contributeurs, mais aussi un actionnaire : il avait investi 3.800 francs pour 38% du capital. Le mensuel s’arrête en 1992, mais est relancé l’année suivante sous forme d’hebdomadaire par de riches mécènes (GAN, Crédit lyonnais, famille Vuillème...), qui rachètent notamment la marque aux actionnaires initiaux. Selon Nicolas Beau et Olivier Toscer, BHL touche à cette occasion 7,6 millions de francs.

    En 1990, BHL crée une revue baptisée La règle du jeu. Sa publication est ensuite reprise par une maison d’édition créée par BHL en 2001, LDL Editions, rebaptisée La règle du jeu SARL. A fin 2017, cette société a cumulé 248.042 euros de pertes, et affiche des capitaux propres négatifs de -240.043 euros. En 2013, BHL a cédé 25% du capital à la rédactrice en chef de la revue, Maria de França e Sila, pour un euro symbolique. Parallèlement, la revue est aussi financée par le groupe Lagardère au titre du mécénat d’entreprise (le groupe d’Arnaud Lagardère édite aussi les livres de BHL, via sa filiale Grasset).

    En 2008-09, BHL investit dans Libération, aux côtés notamment d’Edouard de Rothschild, et Carlo Caracciolo. Le philosophe apporte 113.300 euros à une holding baptisée Refondation, qui devient le principal actionnaire du quotidien. Il rentre aussi au conseil de surveillance. Mais l’argent de Refondation est rapidement absorbé par les pertes récurrentes du quotidien. En 2014, Refondation est diluée à zéro au profit de Bruno Ledoux.

    En 2011, BHL investit 20.000 euros dans le site Owni. Il raconte https://bernard-henri-levy.com/il-faut-sauver-le-soldat-shalit-pierre-olivier-sur-et-la-nouvell ainsi l’épisode : “son patron, Nicolas Voisin, fait savoir, un beau matin, que sa société est en péril. Sur quoi me vient une idée. Une idée simple. Très simple. Mais qui va marcher. L’idée est de partager la charge [entre] quelques-uns des partenaires, ou des rivaux bons camarades, ou parfois des lecteurs du site menacé. Et c’est ainsi que s’opère la levée de fonds la plus fraternelle et, sûrement, la plus rapide de l’histoire de l’Internet. De Xavier Niel à Marc Simoncini et Jean-Baptiste Descroix-Vernier, de Patrick Bertrand à Stéphane Distinguin ou au patron de Wikio [Pierre Chappaz], tous les emblèmes du Net sont là – et le fait est, oui, qu’Owni est tiré d’affaire”. Mais les 200.000 euros ainsi levés ne suffiront pas, et Owni sera liquidé un an et demi après.

    Le cinéma : des films d’auteur coûteux au succès d’estime
    En 1993, BHL crée les Films du lendemain, une société détenue à 50/50 par la famille Levy et Artémis, le family office de la famille Pinault. Fin 2012, la société est revendue pour un euro symbolique à sa directrice générale, Kristina Larsen. Dans l’intervalle, la société, présidée par BHL en personne, a englouti 809.255 euros de capitaux, et cumulé 530.000 euros de pertes. Cet argent a servi à produire 25 films, dont une partie à la gloire du philosophe : son film de fiction Le jour et la nuit, son documentaire Bosna !, l’adaptation de son livre American vertigo, un documentaire sur sa maison de Tanger, et quelques films mettant en valeur Arielle Dombasle : le Temps retrouvé, les Âmes fortes, les Infortunes de la beauté et Gradiva. Pour le reste, les Films du lendemain ont surtout produit des films d’auteur aux budgets confortables. Mais les trois quarts des long-metrages produits ont réalisé moins de 100.000 entrées en salles. Et un seul, Lady Chatterley de Pascale Ferran, a remporté une récompense notable (César du meilleur film).

    La mode et la musique : les coups de coeur d’Arielle
    BHL s’est aussi associé à deux proches de son épouse Arielle Dombasle.

    En 2008, BHL investit 100.000 euros dans les Éditions Darré, la société de Vincent Darré, un styliste devenu décorateur. C’est un vieil ami d’Arielle Dombasle : il a dessiné sa robe de mariage puis a été directeur artistique des films réalisés par la blonde sylphide. A fin 2018, les Éditions Darré ont cumulé 338.576 euros de pertes.

    BHL s’est aussi associé avec Matthieu Tarot, le manager et producteur d’Arielle Dombasle, pour produire les disques de son épouse. Les deux hommes ont créé deux maisons de disques baptisées Tempest Music. La première, une société britannique détenue à 49% par Matthieu Tarot, a été créée en 2004 et a été dissoute en 2016, après avoir cumulé 38.000 livres de pertes. La seconde, une société française détenue à 50% par Matthieu Tarot, a été créée en 2007 et liquidée en 2015, après avoir perdu 17.955 euros cumulés.

    Contacté, l’avocat de BHL Olivier Cousi n’a pas souhaité faire de commentaires. Pour leur part, Abbas Jaber, Kevin Sanson et Vincent Darré n’ont pas répondu.
    Les résultats des Films du lendemain (en kE) => https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-bonnes-et-moins-bonnes-affaires-de-bernard-henri-levy-1403144

    Les sociétés de Bernard-Henri Levy
    • Finadeux Création : 1979. Fusion avec Finaquatre en 2006. Actionnaires en 2002 : Bernard-Henri Levy (34,9%), Philippe Levy (32,7%) et Véronique Levy (32,4%). Valeur nette comptable : 46 millions d’euros en 2006. Participations : Becob, les Films du Lendemain, LDL Editions, AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia (appartement à Saint Germain de Prés), ADSI (maison à Saint Paul de Vence)
    • Finatrois Création : 1998. Actionnaire : Bernard-Henri Levy (97,5%)
    • Finaquatre Création : 1999. Fusion avec BPL Finances en 2010. Actionnaires : Bernard-Henri, Philippe et Véronique Levy. Valeur nette comptable : 31 millions d’euros en 2010. Participations : les Films du Lendemain, La règle du jeu (ex-LDL Editions), AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia, ADSI
    • BPL Finances Création : 2002. Actionnaires : Philippe Levy (99% de 2010 à 2020, 87,5% depuis 2020), Bernard-Henri Levy (12,5% depuis 2020). Participations : les Films du Lendemain, La règle du jeu, AL Asset Management, PL Finances, SCI Aurelia, ADSI, Sanotech
    • PL Finances Création : 2000. Dissolution : 2011. Actionnaires : Finadeux, puis Finaquatre, puis BPL Finances (99%). Participations : Jaber’s Negoce
    • BL & PL Ltd (ex AL Asset Management Ltd) Société britannique. Création : 1998. Actionnaire : Finadeux, puis Finaquatre, puis BPL Finances (100%). Actifs : 8 millions de livres fin 2019. Participations : AL Industries, PL Asset Management
    • PL Asset Management Ltd Société britannique. Création : 2002. Dissolution : 2016. Actionnaire : AL Asset Management (100%). Participation : Tempest Music Ltd
    • AL Industries Création : 2001. Dissolution : 2015. Actionnaire : AL Asset Management (100%). Participations : Picard, CPIW, Refondation (Libération), Editions Darré, Tactilize (Owni)
    • Levy Institute (ex Levy Consulting) Création : 2018. Actionnaire : Bernard-Henri Levy (100%)

    Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/les-bonnes-et-moins-bonnes-affaires-de-bernard-henri-levy-1403144

    #bhl #argent #pognon #haute_bourgeoisie #médias #philosophie #colonisation #politique #en_vedette #philosophe

  • #Vaccin Spoutnik V : le refus du Brésil est “politique”, Moscou dénonce l’ingérence américaine - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/vaccin-spoutnik-v-le-refus-du-bresil-est-politique-moscou-denonce-lingerence

    Dr. Angela Rasmussen sur Twitter : “Они обалдели!
    The Sputnik V vaccine Ad5 vector is evidently replication competent. The makers apparently neglected to delete E1, so getting this vaccine means being infected with live adenovirus 5. Hence Brazil’s regulator correctly rejected it.” / Twitter
    https://twitter.com/angie_rasmussen/status/1387397186372005893

  • Turquie : le fondateur d’une plateforme de cryptomonnaies soupçonné d’avoir siphonné des centaines de milliers de clients pour un montant colossal - Capital.fr
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/turquie-le-fondateur-dune-plateforme-de-cryptomonnaies-soupconne-davoir-siph

    En Turquie, le patron d’une plateforme d’échange de cryptomonnaies est soupçonné d’un « casse virtuel ». Mercredi, la plateforme Thodex, fondée en 2017, a mystérieusement annoncé la suspension des échanges pendant « quatre ou cinq jours » et rendu son site inaccessible, déclenchant la panique des utilisateurs, dans l’impossibilité de retirer leurs avoirs. Le fondateur et dirigeant de cette plateforme, Faruk Fatih Ozer, a fui à l’étranger. Le bureau du procureur d’Istanbul a annoncé avoir ouvert une enquête pour « escroquerie aggravée » et « création d’une organisation criminelle ».

    Avant le blocage de son site, la plateforme Thodex, sorte de bourse d’échange de monnaies virtuelles, hébergeait les avoirs de près de 400.000 utilisateurs pour un montant total de 2 milliards de dollars (près de 1,7 milliard d’euros), ont rapporté plusieurs médias turcs. Les médias ont par ailleurs indiqué que le suspect avait quitté la Turquie mardi, certains mentionnant la Thaïlande et d’autres l’Albanie. Les autorités ont partagé une photo du jeune homme, âgé de 27 ou 28 ans, lors du contrôle de son passeport au principal aéroport international d’Istanbul, sans autre précision.

  • La Russie lance sa station spatiale, à une orbite plus haute que l’ISS ? - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/la-russie-lance-sa-station-spatiale-a-une-orbite-plus-haute-que-liss-1400655

    La Russie va construire sa propre station spatiale. « Le premier module de base pour la nouvelle station orbitale russe est déjà en construction », a déclaré sur Telegram le chef de l’agence spatiale russe Roscosmos, Dmitri Rogozine. « L’objectif est qu’il soit prêt à être lancé en orbite en 2025 », a-t-il dit.

  • Le Bitcoin chute, la banque centrale de Turquie souffle le froid - Capital.fr
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/semaine-volatile-pour-le-bitcoin-1400438

    Le Bitcoin est tombé à 60 081 dollars à la suite de la décision de la Banque centrale turque d’interdire les crypto-monnaies pour réaliser des achats. L’autorité monétaire de la Turquie reproche notamment aux cryptomonnaies de n’être « soumises à aucun mécanisme de régulation ou de supervision » et de ne dépendre d’aucune autorité centrale.

  • Les bonnes nouvelles pour la #santé_publique sont des « menaces » pour #Big_pharma
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/regeneron-son-cocktail-anti-covid-donne-de-bons-resultats-1399782

    ... des menaces au rang desquelles figurent les baisses de prix potentielles, en particulier aux États-Unis, premier marché mondial. La montée en puissance des biosimilaires (génériques des médicaments biologiques) devrait également contribuer à tirer les prix vers le bas.

  • Un nouveau drone-kamikaze russe ’silencieux’ bientôt mis en service
    https://www.businessinsider.fr/un-nouveau-drone-kamikaze-russe-silencieux-bientot-mis-en-service-18


    Fabriqué par le groupe de défense russe Kalashnikov, le drone KYB peut transporter une charge explosive allant jusqu’à 3kg.

    Si des armées s’évertuent à trouver le meilleur moyen de se défendre face aux drones, d’autres travaillent à en développer de plus efficaces. Le 22 février, le groupe de défense Kalashnikov, sous contrôle gouvernemental russe, a ainsi annoncé que son nouveau #drone-kamikaze achèverait sa période de test dans le courant de l’année.

    De la guerre froide à la guerre chaude

    Le Longshot, nouveau drone chasseur d’avions de l’US Air Force
    https://www.capital.fr/economie-politique/le-longshot-nouveau-drone-chasseur-davions-de-lus-air-force-1394345

    L’US Air Force développe des essaims de drones militaires
    https://www.capital.fr/economie-politique/lus-air-force-developpe-des-essaims-de-drones-militaires-1362338

    Le X-61A Gremlin est un drone autonome qui sera lancé directement en vol depuis un avion. Déployé en essaim, cet appareil développé par l’armée américaine pourra mener des missions de reconnaissance ou des bombardements.

    Un #essaim_de_drones pourrait bientôt s’abattre sur les champs de bataille. La Darpa - une agence américaine spécialisée dans la #technologie_militaire - a annoncé la réussite des premiers essais en vol d’un appareil d’un genre nouveau : le X-61A Gremlin. Il s’agit d’un drone autonome lancé à partir d’un avion de transport militaire à plusieurs centaines de kilomètres du théâtre d’opération, limitant le danger pour les pilotes. Lors de son essai, l’engin a volé pendant plus d’une heure avant d’être récupéré au sol. D’ici quelques années, ces machines pourront revenir elles-mêmes à bord de l’aéronef qui les avait envoyé, ce qui évitera la construction de bases aériennes proches du front.

    Le Gremlin sera peu coûteux à produire, à réparer et à réutiliser. L’US Air Force compte bien en profiter pour le déployer en nuées sur les théâtres d’opérations afin de saturer l’espace aérien ennemi. Sur place, il devra accomplir de nombreuses missions : reconnaissance, brouillage des signaux des radars hostiles, ou encore ciblage d’appareils ennemis. Enfin, le Gremlin pourra emporter des #missiles et conduire des bombardements synchronisés avec d’autres appareils autonomes.

    Les militaires envisagent même de transformer la machine en kamikaze robotique en l’équipant d’une charge explosive. Si le Gremlin venait à être endommagé lors d’une bataille, il plongerait alors sur une cible ennemie pour faire le plus de dégâts possible. Déployés en nuées, ces drones serviront aussi de boucliers mobiles en “encaissant” les premières salves de missiles anti-aériens avant que les avions de chasse de l’US Air Force investissent le champ de bataille.Ultime avantage, l’US Air Force estime que le Gremlin pourra être produit en masse et que chaque unité n’aura besoin que d’une journée de maintenance avant de pouvoir redécoller.

    du côté militaire, des joujoux par milliers ! @etraces

  • Anticor : le gouvernement a bien cherché à connaître le nom du plus gros donateur de l’association
    https://www.capital.fr/economie-politique/anticor-le-gouvernement-a-bien-cherche-a-connaitre-le-nom-du-plus-gros-donat

    Contrairement à ce qu’a soutenu le cabinet du Premier ministre, le gouvernement a bien réclamé à l’association #Anticor l’identité de son plus gros donateur, dans le cadre de sa demande d’agrément. Une exigence pourtant irrégulière selon un avis de la CNIL.

    « Après avoir traîné le plus possible, mis la pression pour connaître le nom des donateurs puis menti en le niant, #Castex doit se prononcer aujourd’hui sur l’agrément d’Anticor.
    Une chose est claire, ce gouvernement préfère la corruption à la transparence... »

  • Vaccin Soberana 2. L’exemple cubain malgré un blocus renforcé | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/vaccin-soberana-2-lexemple-cubain-malgre-un-blocus-renforce-699406

    Pendant ce temps, dans un petit pays pas très riche et bloqué… :p

    Cuba annonce pour les semaines prochaines la production de 100 millions de doses de vaccin « Souveraineté 02 » et un objectif de vaccination de toute la population avant l’été prochain. Alors que les pays développés comme la France disposant d’industries pharmaceutiques vont acheter ailleurs des vaccins, un pays de dimension modeste, disposant de peu de ressources naturelles, trouve en lui-même la force et les intelligences pour affronter la pandémie. Qui fait mieux ?

    #Cuba #vaccin #santé #covid-19 #coronavirus

  • Il va falloir faire de douloureuses réévaluations, chez nous (moi y compris), avec la progression des décès en Allemagne. Un pays dont on disait qu’il n’avait pas détruit son système hospitalier comme ses voisins, que sa chancelière parlait de manière scientifique et traitait les gens en adultes, et surtout dont on vantait le protocole sanitaire volontariste (aération, filtres…) dans l’éducation.

    L’Allemagne affiche une courbe des décès en progression ininterrompue depuis la fin de l’été, et un nombre de décès par habitant qui est environ le double de la France.

    Il ne s’agit pas de savoir si la France « fait mieux » ou « moins bien » : le nombre de cas a baissé en Allemagne après Noël, alors que le nombre de cas en France est désormais supérieur, ce qui laisse présager dans les prochains jours un nombre de morts en France qui pourrait être équivalent à l’Allemagne (presque 900 morts quotidiens désormais).

    Ce qui m’interpelle, c’est qu’on a largement considéré qu’en appliquant les méthodes de l’Allemagne (investissements dans l’aération des classes, parler aux gens comme à des adultes…), on aurait pu éviter les confinements, ne pas fermer les universités et les lieux de culture… Et qu’apparemment, ben non.

    • Exemple le 5 janvier : Coronavirus : Le variant anglais est-il plus dangereux pour les enfants ?
      https://www.20minutes.fr/sante/2944639-20210105-coronavirus-variant-anglais-plus-dangereux-enfants

      Selon lui, on pourrait donc envisager de renforcer certaines mesures avant d’imaginer fermer les écoles. Comment ? En aérant davantage les salles, notamment. « En Allemagne, ils font classe avec leur blouson parce qu’ils aèrent tout le temps, justifie-t-il. Après, dans ce pays, les enfants ont souvent des demi-journées de classe et mangent beaucoup à la maison. »

      Pourtant les chiffres du 5 janvier (nombre de morts pour un million d’habitants) :

      Et alors que l’Allemagne, à cette date, est déjà déconfinée, et que la chancelière annonce que ça va durer encore jusqu’à au moins fin janvier : Covid-19 : l’Allemagne renforce et prolonge son confinement partiel - Capital.fr
      https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-lallemagne-renforce-et-prolonge-son-confinement-partiel-1390087

      Les écoles tout comme la plupart des magasins non alimentaires, les bars, restaurants, équipements culturels, sportifs et de loisirs vont rester fermés jusqu’à cette date.

    • Je reste convaincu que c’est toute la chaine de lutte, les recherches, les soins, les modalités de prévention, tant en matières d’équipes, de collectivités humaines que de matériels divers, dont des productions à lancer, qui devrait être revue en détail et réinvestie à nouveaux frais pour éviter les échecs qui rendent les confinements indispensables. Sans ça, on en reste au stop and go.

    • J’aurais tendance à considérer que, tant qu’on ne vise pas l’élimination du virus, au lieu de chercher à « vivre avec », le « stop and go » est inévitable. Et tant qu’une telle politique n’est pas appliquée, de manière coordonnée, au moins à l’échelle de toute l’Europe, c’est mort (et encore l’Europe n’est-elle pas une île).

      Tant que les pays européens acceptent de « vivre avec » plusieurs milliers, ou dizaines de milliers, de contaminations identifiées chaque jour, toute politique de tracer/isoler est impossible.

    • Les modèles sont sous nos yeux depuis le début, en Asie. Confinement strict et général si circulation trop importante du virus, sinon, à la moindre réapparition, même pour un seul cas : bouclage du quartier ou de la ville, isolement des malades (hôtels réquisitionnés si nécessaire), tests massifs de la population locale. A comparer avec l’objectif de 5000 cas/jour pour pouvoir « assouplir les règles »... Mais on m’a répondu que la méthode asiatique c’était attentatoire à nos libertés. C’est vrai effectivement, cela dit faut dire qu’on est bien avec nos couvre-feu à 18h et nos confinements avec attestation de déplacement...
      Je pense que nos gouvernants ne comprendront jamais ou pas assez vite, on va se payer ce virus jusqu’à immunité collective (via vaccins ou contaminations) ou par mutations dudit virus le rendant finalement inoffensif (hypothèse pouvant expliquer la « disparition » du SRAS1).

  • Défense : face à la Turquie, la Grèce conclut un gros contrat avec Israël Publié le 05/01/2021 - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/defense-face-a-la-turquie-la-grece-conclut-un-gros-contrat-avec-israel-13900

    Face à la menace turque, la Grèce a conclu un contrat de « 1,8 milliard de dollars » avec Israël, qui formera notamment les pilotes de son armée de l’air !

    Alors que la menace turque reste très présente en Méditerranée orientale (région riche en gaz, très disputée), la Grèce emploie les grands moyens. Athènes a conclu avec Israël un accord de défense prévoyant notamment la création d’une école de pilotage pour l’armée de l’air grecque, a annoncé mardi le ministère de la Défense. L’accord entre les deux gouvernements s’étend sur 20 ans et s’élève à « environ 1,8 milliard de dollars ». Il prévoit la création et l’exploitation d’une école de pilotage pour l’armée de l’air hellénique par la société israélienne Elbit Systems.

    Il comprend également l’acquisition de dix avions d’entraînement M-346, produits par l’italien Leonardo Spa et équipés par Elbit, la maintenance des avions d’entraînement T-6 grecs, la fourniture de simulateurs et la formation, précise le ministère dans un communiqué. Pour le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, cité dans le communiqué, « il s’agit d’un partenariat à long terme qui servira les intérêts d’Israël et de la Grèce, créera des centaines d’emplois dans les deux pays et favorisera la stabilité en Méditerranée ».

    #IsraelGrèce

  • Covid-19 : les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne visés par une plainte de l’ordre des médecins
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/22/les-pr-raoult-et-perronne-vises-par-une-plainte-de-l-ordre-des-medecins_6064

    Le conseil national de l’ordre des médecins a porté plainte début décembre contre six médecins, dont les professeurs Didier Raoult et Christian Perronne, à cause de propos jugés controversés sur l’épidémie de Covid-19, a-t-il fait savoir lundi 21 décembre au soir. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le conseil de l’ordre (CNOM) a confirmé ces informations, révélées par l’agence de presse médicale APMnews, sans plus de précision.
    […]
    Parmi les médecins visés figurent le professeur Didier Raoult, de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée, défenseur controversé de l’hydroxychloroquine, et l’infectiologue Christian Perronne.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au cœur de l’IHU, la forteresse de Didier Raoult
    Le conseil départemental de l’ordre des médecins des Bouches-du-Rhône avait saisi la chambre départementale disciplinaire de première instance le 12 octobre, pour des « manquements à la déontologie médicale telle que la définit le code de santé publique », expliquait alors Me Philippe Carlini, qui a diligenté l’action. Parmi ces entorses, l’accusation de « charlatanisme » : le recours à un « remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». Le CNOM a choisi de s’associer à cette action.

    Concernant le professeur Perronne, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé jeudi avoir mis fin à ses fonctions de chef de service, après qu’il eut notamment affirmé que les malades du Covid-19 représentaient une aubaine financière pour les médecins, et tenu des propos polémiques concernant l’hydroxychloroquine.
    […]
    Les plaintes du CNOM visent également le professeur Henri Joyeux, cancérologue à la retraite, la docteure Nicole Delépine, ancienne oncologue pédiatrique à Garches, le docteur Nicolas Zeller, médecin généraliste, et le docteur Rezeau-Frantz, également généraliste.

  • Un guide rapide de Mastodon 🐘
    https://joachimesque.com/blog/un-guide-rapide-de-mastodon

    Mastodon 🐘 Ma première instance !

    La première étape dans l’adoption de Mastodon, c’est aussi la plus compliquée, celle qui perd la plupart des curieux : choisir quelle instance, quelle communauté rejoindre. Je ne sais pas si on peut vraiment simplifier cette étape, elle dépend complètement du principe de décentralisation du Fediverse.

    Chaque instance va avoir une saveur différente, et va gérer sa modération selon ses propres règles. La plupart des instances publiques ont un code de conduite, ça peut aider à mieux cibler l’instance qui sera la plus adaptée.

    https://www.capital.fr/entreprises-marches/mastodon-ce-clone-qui-pourrait-achever-twitter-1219463?amp&__twitter_impress

  • Les anti 5G attaquent en justice les opérateurs télécoms (Reporterre.net)
    https://www.crashdebug.fr/les-anti-5g-attaquent-en-justice-les-operateurs-telecoms-reporterre-net

    De retour dans mes pénates, j’ai retrouvé mon environnement de travail, mais peux d’actualité intéressante ce matin, aussi j’ai choisi un billet porteur d’espoir, rappelez-vous qu’en suisse les citoyens on réussi a stopper le développement de la 5G ; )))))

    Sur ce je vous souhaite un excellent dimanche, on a du lourd en vidéo pour ce midi.

    Amitiés,

    f.

    Le collectif des 500, qui rassemble des citoyens préoccupés par la 5G, a assigné les quatre opérateurs de téléphonie mobile en justice. Ils demandent la nomination d’un expert pour vérifier que toutes les précautions ont bien été prises pour le déploiement de ce nouveau réseau. Le procès s’est tenu le 16 décembre, les juges rendront leur décision le 16 mars.

    « Ils partirent 500 mais n’arrivèrent jamais à 3.000 au tribunal. » Détournant une (...)

    http://proces-5g-france.com
    https://www.landry-avocat.fr/publications/quest-ce-quun-refere-expertise
    https://www.change.org/p/st%C3%A9phane-richard-pause-sur-la-5g-soutenez-le-proc%C3%A8s-contre-les-4-o
    https://www.capital.fr/economie-politique/intoxique-par-un-herbicide-un-agriculteur-francais-fait-condamner-monsanto-1
    https://twitter.com/ComeGirschig
    https://www.nouvelobs.com/economie/20201213.OBS37475/come-girschig-on-ne-demande-pas-le-blocage-de-la-5g-juste-la-transparence

  • #Vaccins contre la #Covid : l’#UE indemnisera les laboratoires en cas d’effets secondaires inattendus - Capital.fr
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/vaccins-contre-la-covid-lue-indemnisera-les-laboratoires-en-cas-deffets-seco

    Aout 2020

    La Commission européenne, elle, dément « toute suggestion selon laquelle les contrats que la Commission négocie ne respecteraient pas la directive sur la responsabilité autour des produits mis sur le marché ». Bruxelles précise aussi au Figaro que les règlementations en vigueur en matière de responsabilité civile des entreprises ne seront pas changées. Les actions légales contre les laboratoires pharmaceutiques sont soumises aux lois des Etats membres de l’Union européenne, encadrant la responsabilité pour les dommages subis par les patients.

    Sur le volet financier, des discussions se poursuivent. Le Figaro affirme que les autorités européennes indemniseront le fabricant si la responsabilité de ce dernier était mise en cause en cas de dommages futurs. La Commission européenne confirme au quotidien qu’en compensation pour les risques élevés pris pour la fabrication de vaccins, « les accords d’achat anticipé conclus avec certains laboratoires prévoient que les États membres indemnisent le fabricant pour certaines responsabilités encourues ». L’Agence européenne des médicaments affirme qu’un système de suivi du vaccin, après son lancement, sera mis en place pour surveiller que les effets secondaires soient remontés aux autorités sanitaires.