C & F Éditions

https://cfeditions.com

  • China’s Expanding Surveillance State : Takeaways From a NYT Investigation - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/06/21/world/asia/china-surveillance-investigation.html

    Un article doublé d’une extraordinaire vidéo montrant l’étendue de la surveillance en Chine.
    Basé sur les données de China Files, l’agence de presse fondée par Simone Pieranni, c’est un excellent complément à son livre Red Mirror (https://cfeditions.com/red-mirror)

    By Isabelle Qian, Muyi Xiao, Paul Mozur and Alexander Cardia
    Published June 21, 2022Updated July 26, 2022
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    China’s ambition to collect a staggering amount of personal data from everyday citizens is more expansive than previously known, a Times investigation has found. Phone-tracking devices are now everywhere. The police are creating some of the largest DNA databases in the world. And the authorities are building upon facial recognition technology to collect voice prints from the general public.

    The Times’s Visual Investigations team and reporters in Asia spent over a year analyzing more than a hundred thousand government bidding documents. They call for companies to bid on the contracts to provide surveillance technology, and include product requirements and budget size, and sometimes describe at length the strategic thinking behind the purchases. Chinese laws stipulate that agencies must keep records of bids and make them public, but in reality the documents are scattered across hard-to-search web pages that are often taken down quickly without notice. ChinaFile, a digital magazine published by the Asia Society, collected the bids and shared them exclusively with The Times.

    This unprecedented access allowed The Times to study China’s surveillance capabilities. The Chinese government’s goal is clear: designing a system to maximize what the state can find out about a person’s identity, activities and social connections, which could ultimately help the government maintain its authoritarian rule.

    Here are the investigation’s major revelations.

    #Red_Mirror #Chine #Surveillance #Simone_Pieranni #Vidéo

  • [C&F] Zeynep Tufekci et les prisonniers politiques en Égypte
    http://0w0pm.mjt.lu/nl3/utMolmSYPAr8qpFWYhyBEw?m=AMAAAMxZtEAAAABF_u4AAAkTGo0AAAAAtBIAAK4dABjAHgBi6

    [C&F] Zeynep Tufekci et les prisonniers politiques en Égypte

    Bonjour,

    Zeynep Tufekci vient de publier dans le New York Times un long article sur l’intellectuel et blogueur égyptien Alaa Abd el-Fattah qui croupit actuellement dans les prisons de la dictature égyptienne de Abdel Fattah el-Sisi, après avoir été emprisonné sous la dictature de Hosni Moubarak et sous la dictature islamiste des Frères musulmans de Mohamed Morsi. Dans son article, elle s’étonne de l’absence de soutien de la part des pays et des médias qui étaient pourtant si avides de le rencontrer pour parler de la « révolution Facebook » et de l’inviter à s’exprimer. Et cela alors même que la dépendance de l’Égypte aux financements occidentaux offre un levier... à la veille de la future COP sur le climat qui devrait se tenir au Caire à l’automne. Et bien entendu que le cas de cet intellectuel humaniste ne saurait cacher le sort des très nombreux prisonniers politiques dans les geôles du Caire, mais au contraire servir d’exemple frappant.

    Je traduis quelques extraits de son article du New York Times à la fin de ce message.

    Zeynep Tufekci était place Tahrir au Caire en 2011 pour observer et accompagner les activistes du grand mouvement populaire qui a réussi à renverser la dictature de Moubarak. Les descriptions précises qu’elle fait dans son livre Twitter & les gaz lacrymogènes sont fascinantes, comme lorsqu’elle raconte comment Twitter a pu servir à construire un hôpital de campagne pour soigner les blessé·es.

    Mais au delà du reportage, Zeynep était sur place comme sociologue, c’est-à-dire pour tirer des leçons généralisables ou comparables de ce qu’elle pouvait observer. Elle continuera ce travail d’observation engagée en 2013 à Istanbul, et à deux reprises à Hong-Kong. De ce travail de terrain elle va tirer des analyses précises et inspirantes qui constituent le cœur de son livre : Quelle est la place réelle des médias sociaux dans les mouvements de protestation ? Quelles sont les forces et les faiblesses des mouvements connectés ?

    Ses analyses sont tellement anticipatrices que Sandrine Samii écrira dans Le Magazine Littéraire : « Publié en 2017 chez Yale University Press, l’essai n’aborde pas l’évolution hong-kongaise, les marches féministes, ou les mouvements français comme Nuit debout et les gilets jaunes. La pertinence de la grille de lecture qu’il développe pour analyser les grands mouvements connectés actuels en est d’autant plus impressionnante. »

    Le New York Times la décrira comme « La sociologue qui a eu raison avant tout le monde ».

    Twitter et les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée
    Zeynep Tufekci
    Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Lemoine
    Collection Société numérique, 4
    Version imprimée -,29 € - ISBN 978-2-915825-95-4 - septembre 2019
    Version epub - 12 € - ISBN 978-2-37662-044-0
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    entre le 4 août et le 8 août 2022
    Le livre de Zeynep Tufekci est à 18 € au lieu de 29 €

    La commande peut être passée :
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    Traduction d’extraits de l’article de Zeynep Tufekci dans le New York Times

    J’aimerais tellement pouvoir demander à Alaa Abd el-Fattah ce qu’il pense de la situation du monde

    Zeynep Tufekci
    2 août 2022
    The New York Times
    https://www.nytimes.com/2022/08/02/opinion/egypt-human-rights-alaa.html

    Début 2011, après les manifestations massives de la Place Tahrir au Caire qui ont mis fin aux trois décennies de la dictature d’Hosni Moubarak, nombre d’activistes qui avaient pris la rue se sont retrouvé fort demandés par les médias. Ils étaient invités dans le « Daily Show » et Hillary Clinton, à l’époque Secrétaire d’État, a visité la place Tahrir en insistant sur le côté extraordinaire d’être « sur le lieu même de la révolution » et d’y rencontrer des activistes.

    Alaa Abd el-Fattah, l’intellectuel et blogueur qui était décrit comme « un synonyme de la révolution égyptienne du 25 janvier » savait déjà que l’attention mondiale s’évanouirait bientôt.

    Il vont très vite nous oublier m’a-t-il dit il y a plus de dix ans.

    Il avait raison, évidemment. Alaa a toujours été réaliste, sans jamais devenir cynique. Il avait 29 ans quand il protestait Place Tahrir, mais il a continué ensuite. Charismatique, drôle et possédant un bon anglais, il a délivré des conférences partout dans le monde, mais il est toujours revenu en Égypte, alors même qu’il risquait la prison pour sa liberté de parole.

    La famille d’Alaa connaît bien les cruautés qui accompagnent la vie sous un régime autoritaire. Sa sœur Mona est née alors que son père, qui allait devenir un juriste spécialiste des droits humains, était prisonnier. Le fils d’Alaa est lui-même né alors que son père était emprisonné. En 2020, son autre sœur Sanaa a été attaquée alors qu’elle attendait pour le visiter en prison et condamnée à un an et demi pour avoir colporté des « fausses nouvelles », une situation qu’Amnesty International décrit comme un procès fabriqué.

    Durant sa brève libération en 2014, Alaa expliquait combien il était heureux de pouvoir changer les couches de son bébé... il fut emprisonné peu de temps après. En 2019 il fut de nouveau libéré, si content de pouvoir passer un peu de temps avec son fils. Mais il fut remis en prison quelques mois plus tard et jugé en 2021, écopant de cinq années de prison pour diffusion de « fausses nouvelles ».

    La manière dont Alaa est traité montre le peu de considération que porte le reste du monde aux acteurs et actrices de la révolution égyptienne. Il est connu internationalement, devenu citoyen britannique en 2021, décrit par Amnesty International comme un prisonnier de conscience injustement emprisonné... tout ça pour rien.

    Ce n’est pas être naïf face à la politique internationale que de voir combien ce comportement est dévastateur. De nombreux pays font des déclarations sur la démocratie et les droits humains, ce qui ne les empêche pas de signer des accords avec des régimes brutaux en raison de leur stratégie d’accès aux ressources essentielles. Mais dans le cas présent, l’Égypte est totalement dépendante de l’aide étrangère et du tourisme pour faire fonctionner son économie... il n’y a donc aucune raison pour qu’elle ne libère pas des prisonniers politiques si les pays démocratiques, qui disposent d’un moyen de pression, le demandent. L’absence de pression sur l’Égypte ne peut en aucun cas être considérée comme de la realpolitique.

    En novembre, l’Égypte va accueillir une conférence internationale sur le changement climatique. Environ 120 chefs d’État et de gouvernement se sont rendus à la dernière conférence en Écosse. Ils pourraient au moins obtenir des progrès avant de venir se montrer et faire comme si de rien n’était.

    En 2011, trois jours après sa naissance de son fils Khaled, Alaa a pu le voir en prison pendant une demi-heure et le tenir dix minutes dans ses bras.

    « En une demi-heure, j’ai changé ,et le monde autour de moi également » écrivit Alaa à propos de cette visite. « Maintenant, je sais pourquoi je suis en prison : il veulent me priver de la joie. Et maintenant, je comprends pourquoi je vais continuer à résister : la prison de détruira jamais mon amour. »

    On a volé toutes ces demi-heures à Alaa. Il est nécessaire que les gens au pouvoir fassent savoir au gouvernement égyptien que le monde n’a pas complètement abandonné celles et ceux qu’il a autrefois tant admiré, ces courageuses jeunes personnes qui se battaient pour un meilleur futur. Le moins que l’on puisse demander pour eux, ce sont de nouvelles demi-heures pour marcher et respirer librement, pour tenir leurs enfants dans les bras et continuer à rêver d’un autre monde.
    Alaa avec Khaled, 2019.

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    #Zeynep_Tufekci #Alaa_Abd_el-Fattah #Egypte

  • Avignon OFF 2022 : Petit guide de manipulation de l’opinion en démocratie - Toutelaculture
    https://toutelaculture.com/spectacles/theatre/avignon-off-2022-petit-guide-de-manipulation-de-lopinion-en-democrat

    Ajoutons que cette pièce a fait l’objet d’une édition en livre augmentée d’un dossier sur la propagande.

    25 juillet 2022 | PAR Magali Sautreuil

    Qu’est-ce que la démocratie dans une société où la communication est reine, la vérité relative et notre liberté conditionnée ? En retraçant succinctement la vie d’Edward L. Bernays (1891-1995), le père des relations publiques, Julie Timmerman nous invite, avec Un démocrate, à prendre conscience des mécanismes de fabrique du consentement qui entravent notre libre-arbitre… Une pièce à découvrir à la Condition des Soies, pendant le festival OFF d’Avignon.
    L’art de la propagande

    Un démocrate est né au moment de l’apparition des faits alternatifs, des fake-news, des post-vérités… Ces nouveaux concepts, développés notamment lors de la campagne électorale étasunienne de Donald Trump et de celle du Brexit, traduisent une crise de l’information, de la confiance dans les médias et dans les faits énoncés, ainsi que, plus généralement, une perte de repères.

    Dans une société où nous sommes continuellement abreuvés d’images et de storytelling, il est de plus en plus compliqué de démêler le vrai du faux. Comment exercer notre libre-arbitre dans de telles conditions ? Sommes-nous encore en démocratie ? Si oui, dans quel type de démocratie vivons-nous ?

    Autant de questions soulevées par cette pièce, qui nous emmène sur les traces du neveu du neurologue et psychanalyste Sigmund Freud, Edward L. Bernays (né en 1891 à Vienne – mort en 1995 aux États-Unis), Eddie de son petit nom.

    Fasciné par les théories sur l’inconscient de son oncle, Eddie leur trouve une application pratique en inventant le concept de relations publiques.

    Nous sommes au début du XXe siècle. Eddie est conscient que savoir, c’est pouvoir. Il a l’intuition que les données sont le nouvel or mondial. Grâce à ces dernières, il peut tout savoir sur tout le monde et, par conséquent, souffler des rêves aux gens avant même qu’ils les aient rêvés, agir sur la nature des choses, leur donner des vertus qu’elles n’ont pas et modifier le contexte pour induire certains comportements, selon la demande de ses clients.

    La stratégie d’Eddie répond à un protocole précis, qui ne néglige aucun détail. Affiné au fil de l’eau, il se compose de sondages d’opinion, de mises en scènes, mais aussi de mensonges pour faire croire au consommateur qu’il désire un produit et que c’est, par conséquent, un choix personnel. Pour manipuler les foules, il s’appuie sur trois éléments : leurs désirs qui, contrairement à leurs besoins, sont illimités, leur peur pour mieux paralyser leur raison et leur respect de l’autorité.

    Une pratique anti-démocratique ?

    Cette stratégie des relations publiques ne semble pas vraiment compatible avec la définition habituelle de la démocratie, celle qui serait le fait d’un peuple souverain maître ses choix, capable de faire preuve d’esprit critique et de libre-arbitre.

    Mais Eddie a une autre conception de la démocratie. Il la considère comme un régime permettant à chacun d’influencer les masses, par le biais, notamment, de la communication et des médias. La manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue d’après lui un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays. Pour Eddie, quiconque a suffisamment d’influence peut entraîner à sa suite toute une partie de la population, du moins pour un temps et dans un but précis.

    Les méthodes d’Eddie sont couronnées de succès et ses clients nombreux : des fabricants de savons aux producteurs de bacon, en passant par le cigarettier Lucky Strike, l’United Fruit Company…

    La question éthique et morale

    Si les résultats sont au rendez-vous, l’éthique ne l’est pas forcément. Comment en effet assumer le fait d’avoir promu la cigarette alors que des études démontraient dès les années 1920 que fumer développait le risque de cancer ? Comment justifier le fait que pour satisfaire son client, l’United Fruit Company, et l’aider à continuer l’exploitation de bananeraies au Guatemala, Eddie participe, en 1954, avec l’aide de la CIA, au renversement du régime socialiste démocratiquement élu de Jacobo Arbenz, une tragédie explorée avec panache par Julie Timmerman dans Bananas (and kings), à la Factory, au théâtre de l’Oulle, pendant le festival OFF d’Avignon ? Comment accepter que les livres d’Eddie aient pu servir à Joseph Goebbels pour sa propagande nazie ? Un comble, pour ce citoyen étasunien qui n’a cessé de défendre l’idée que ses pratiques protégeaient la démocratie…

    Si nous pouvons être choqués ou admiratifs de ces pratiques, n’oublions pas qu’Eddie ne vendait pas un guide de bonne conduite, mais proposait des conseils en relations publiques et ne faisait, pour lui, que répondre à la demande de ses clients, sans chercher à savoir si cela était moral ou pas.

    La pièce

    L’intérêt de la pièce de Julie Timmerman est justement d’interroger les méthodes d’Edward L. Bernays, de rendre compte d’un système encore en vigueur de nos jours et de comprendre comment d’une simple idée, nous avons petit à petit basculé vers une machine impitoyable et grisante qui n’a aucune limite.

    La vie d’Eddie, simplifiée pour des questions de pédagogie, paraît ainsi digne d’une épopée haute en couleurs et s’inscrit parfaitement dans les techniques de storytelling. Les ambiances théâtralisées, l’emballement et l’engouement des personnages traduisent le sentiment d’euphorie qui aveugle celles et ceux qui, dans l’ombre, manipulent les foules.

    Sur scène, tous les personnages sont incarnés par seulement deux acteurs. Leurs rôles sont sans cesse inversés, mais les accessoires, leurs intonations de voix et leur gestuelle nous permettent d’identifier qui est qui sans difficulté. Par cet exercice, la metteuse en scène nous démontre la force d’un récit qui, lorsqu’il est bien conçu, permet d’altérer la réalité jusqu’alors connue.

    Tous ces personnages évoluent dans un décor fort simple, constitué d’une grand table rectangulaire, d’un micro et d’un portrait d’Edward L. Bernays… Un décor fort simple, mais qui réussit à convoquer plusieurs imaginaires. Nous sommes tantôt en réunion, tantôt à une table en train de boire des coups et de refaire le monde, tantôt à la radio, tantôt à une conférence de presse…

    Enfin, pour montrer que le système Bernays est encore à l’oeuvre de nos jours, des allers-retours permanents sont effectués entre l’époque d’Eddie et la nôtre. Comme dans un laboratoire, un panel de consommateurs est soumis à différentes suggestions, basées sur la collecte de leurs données personnelles. Comme ces derniers vivent en appartement, ils ont l’illusion d’être libres. Mais le doute commence à s’emparer de certaines personnes, qui cherchent à se forger leur propre pensée.

    Mais suffit-il de mettre à jour les mécanismes de contrôle de l’opinion publique pour s’en libérer ?

    Un démocrate, une pièce écrite et mise en scène par Julie Timmerman, recréée pour deux acteurs et interprétée par Mathieu Desfemmes en alternance avec Jean-Baptiste Verquin et Anne Crescent en alternance avec Julie Timmerman, du 7 au 30 juillet 2022, à 11 h 25, à la Condition des Soies, salle Juliette Drouet, dans le cadre du festival OFF d’Avignon 2022. Relâche les 11, 18 et 25 juillet 2022. Durée : 1h.

    Retrouvez l’actualité de l’Idiomécanic Théâtre sur son site Internet (ici) et sur sa page Facebook (ici).

    Découvrez la programmation de la Condition des Soies dans le cadre du festival OFF d’Avignon 2022 sur son site Internet (ici).
    Retrouvez, ici, tous les articles de la Rédaction de Toute la Culture dans un dossier spécial festival d’Avignon.

    Visuels : Affiche de Dominique Hamot et photos de Philippe Rocher et Nathalie Aguettant.

    #Julie_Timmerman

  • [VU] Avec Bananas (and Kings), Julie Timmerman excelle dans son art
    https://ouvertauxpublics.fr/vu-avec-bananas-and-kings-julie-timmerman-excelle

    Depuis La Sorcière (2015), la compagnie Idiomecanic Théâtre propose un théâtre vif et percutant afin d’éveiller les consciences face au monde qui nous entoure. Avec le second volet du dyptique consacré à la démocratie et aux dérives du capitalisme, qui fait suite à Un Démocrate (2017), la metteuse en scène et comédienne Julie Timmerman propose une virée au cœur de l’Amérique centrale, pays de la corruption et des lobbys. Retour.

    https://cfeditions.com/bernays

    Avec son « Bananas (and Kings) » , la metteuse en scène, comédienne et auteure Julie Timmerman va encore plus loin qu’avec « Un Démocrate ». Si dans ce premier volet consacré à la vie d’Edwards Bernays, le premier homme à avoir théorisé la manipulation de masses, l’allusion au coup d’état instrumentalisé par les Etats-Unis en Amérique centrale contre Arbenz était évoqué, l’envie de fouiller au coeur des plantations bananières pour l’auteure s’est révélée.

    C’est ainsi qu’un travail minutieux de recherches s’est mis en place. Aujourd’hui, cela prend forme avec un des spectacles les plus réussis de ce off, à savoir « Bananas (and Kings) ».
    Un théâtre brechtien, de trétaux et tibétain.

    Julie Timmerman rend un véritable hommage au théâtre bretchien (théâtre de critique sociale et politique). On pourrait très bien écrire que cet hommage s’étend au théâtre de tréteaux, avec la manipulation à vue des décors où tout se transforme, et au théâtre tibétain avec les rôles masculins interprétés par Anne Cressent et Julie Timmerman.

    Avec son théâtre, Julie Timmerman plonge le public dans une histoire de coup d’état, celui mené contre Arbenz président du Guatemala, élu démocratiquement, pour s’être opposé à Sam Zemurray, dirigeant de la United Fruit.
    Rationalisation économique vs exploitation humaine

    Le texte de Julie Timmerman détaille les ressorts d’une histoire économique dans un pays à l’indépendance jeune, l’Amérique centrale. Cette histoire se vit comme une épopée et couvre la période de 1871 à nos jours.

    Avec l’arrivée de Minor Keith, premier homme à planté des bananes pour la United Fruit sur les terres d’Amérique centrale, c’est le mécanisme de la rationalisation économique qui se met marche. Agissant comme un rouleau compresseur, les mayas vont être expulsés sans ménagement, exploités sur leurs propres terres et empoisonnés par les traitements successifs des plantations que va entreprendre l’homme de la situation. Avec l’arrivée de Sam Zemurray, à la tête de la firme, toute une population eu espoir d’un meilleur traitement.

    Peine perdue puisque son arrivée en tant que dirigeant coïncide avec le coup d’état contre Arbenz, président aux valeurs humaines et combattant pour une meilleure équité.
    43 rôles pour 4 comédiens

    Le traitement scénique qu’a reservé Julie Timmerman à son « Bananas (and Kings) » est d’une réjouissance absolue.

    En compagnie d’Anne Cressent, de Mathieu Desfemmes et de Jean-Baptiste Verquin, ce sont 43 personnages qui vont défiler devant les yeux du public. C’est une véritable prouesse théâtrale qui se joue au plateau.

    Le rythme enlevé de la pièce ne faiblit jamais. La musique de Benjamin Laurent et la scénographie de Charlotte Villermet servent parfaitement l’ensemble.

    Entre adresses au public et allusions à certaines affaires politiques d’aujourd’hui, la joyeuse troupe embarque son monde dans cette traversée où la magie du théâtre opère du début à la fin.

    Et c’est ici que la force du théâtre de Julie Timmerman réside : s’amuser en dénonçant les atrocités de notre système pour mieux les faire entendre.

    « Bananas (and Kings) » est une plongée dans les enfers de la corruption bananière que l’on peut décupler à l’infini. Pensons, ne serait-ce qu’un instant, aux secteurs de l’exploitation forestière et des industries extractives (bois, minerais) en Amazonie brésilienne menée tambour battant par la politique de Jair Bolsonaro au Brésil, ou encore à la surexploitation des vergers d’amandiers aux Etats-Unis qui entraîne une hécatombe des abeilles… L’histoire se répète indéfiniment.

    Laurent Bourbousson
    Visuel : Pascal Gély
    Générique

    Bananas (and Kings) jusqu’au 30 juillet (relâche le 25), à 14h50 à La Factory – Théâtre de l’Oulle

    texte et mise en scène Julie Timmerman / dramaturgie Pauline Thimonnier / collaboration artistique Benjamin Laurent / Interprètes Anne Cressent, Mathieu Desfemmes, Jean-Baptiste Verquin et Julie Timmerman / scénographie Charlotte Villermet / lumière Philippe Sazerat / musique Benjamin Laurent / costumes Dominique Rocher / son Michel Head / vidéo Jean-Baptiste Pigneur / construction de la scénographie Jean-Paul Dewynter

    #Julie_Timmerman

  • Adrian Daub, La pensée selon la tech. Le paysage intellectuel de la Silicon Valley
    https://journals.openedition.org/lectures/57184?lang=fr

    « Les outils ne nous contrôlent pas. Nous pouvons les contrôler et nous pouvons les refonder ». C’est au cœur de la Silicon Valley, à l’Université de Stanford, que Barack Obama prononce ces mots en avril 2022. En préconisant la régulation des plateformes numériques, perçues comme des menaces à la démocratie, l’ancien Président des États-Unis remet en cause un des nombreux mythes qui ont cours à propos des nouvelles technologies. C’est également ce que propose de faire Adrian Daub dans cet ouvrage traduit par Anne Lemoine. Ce court essai expose les idées communes au monde de la tech, leurs sources d’inspiration et surtout leurs contradictions, le tout avec un certain humour. La « tech » regroupe à la fois les entreprises technologiques ainsi que les médias qui commentent et analysent les évolutions de ce secteur économique. Pour dresser le portrait intellectuel de la Silicon Valley, Adrian Daub se fait observateur et s’appuie sur de nombreuses sources, au premier plan desquelles se trouvent les œuvres des auteurs et autrices qui ont influencé les acteurs de la tech, mais aussi des articles de la presse d’opinion états-unienne ainsi que divers documents (par exemple, les supports de cours suivis par Mark Zuckerberg à Harvard) et entretiens menés par l’auteur. Adrian Daub met en contexte et analyse également des conférences et interviews de personnes influentes comme Steve Wozniak (cofondateur d’Apple), Mark Zuckerberg (fondateur et dirigeant de Facebook), Elon Musk (directeur général de Tesla), Jack Dorsey (cofondateur de Twitter) ou encore Peter Thiel (cofondateur de PayPal). L’ouvrage se découpe en sept thématiques. Elles reprennent chacune un mythe qui participe à la pensée de la tech : le décrochage universitaire, la prévalence de la forme sur le contenu des plateformes numériques, l’esthétique du génie des dirigeants économiques, les communications interpersonnelles sur les plateformes numériques, le désir des utilisateurs, la disruption comme justification pour chaque innovation et la célébration de l’échec.

    #Adrian_Daub #Pensée_tech

  • La publicité programmatique et le spectre de la crise - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-11376-la-publicite-programmatique-et-le-spectre-de-la-crise.htm

    Cet ancien de chez Google alerte sur les proportions inédites de la « bulle de marché » de la publicité programmatique, tout en établissant un parallèle avec la crise des subprimes de 2008.

    La publicité en ligne est en butte à bien des critiques : incitations consuméristes, intrusions dans la vie privée, manipulation des comportements, etc. Toutefois, la performance même de ce procédé n’est jamais remise en cause. À l’inverse, on présuppose à la publicité en ligne — a fortiori la publicité personnalisée, qui cible les consommateurs grâce à des algorithmes — une sinistre efficacité qui, précisément, en amplifierait les méfaits.

    Tim Hwang, avocat, chercheur et anciennement responsable des politiques publiques de l’intelligence artificielle chez Google, déconstruit le mythe des algorithmes de ciblage ultraperformants et de l’économie pérenne et florissante que serait celle de la publicité en ligne. Il dévoile, à rebours de cet imaginaire, une conjoncture gangrénée par les pratiques spéculatives et les manipulations des grandes places de marché publicitaires qui maintiennent à flot un secteur profondément défaillant.

    #Tim_Hwang #Publicité #Programmatique

  • L’art selon la « tech » - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-11364-lart-selon-la-tech.htm

    Par Christophe Camus

    L’usage de l’art par les GAFAM n’a sans doute rien à voir avec le mécénat des grandes entreprises du siècle dernier.

    C’est dans le prolongement de ses précédents ouvrages analysant les liens entre culture, politique et économie qu’il faut lire le dernier livre de Fred Turner venant questionner les usages de l’art au cœur des grandes entreprises de la Silicon Valley
    . Plus précisément, ce petit ouvrage du spécialiste des sciences de la communication nous propose deux explorations de ces pratiques : la première se penche sur les liens existants entre Google et le festival Burning Man ; la seconde s’intéresse à « L’art chez Facebook ».

    De l’art dans la Silicon Valley

    Avant de commencer, l’auteur se demande si la Silicon Valley ne serait pas « restée étrangement sourde au chant des sirènes du marché traditionnel de l’art », si les grandes fortunes du numérique ne devraient « pas acheter peintures, sculptures et installations multimédias », comme leurs prédécesseurs fortunés, et s’il faut en déduire « que les programmateurs informatiques ne s’intéressent pas à l’art » (p. 6-7)
    .

    La réponse à ces questions n’est évidemment pas si simple. Dans la continuité de ce qu’il a précédemment montré dans sa biographie extensive de Stewart Brand
    , Turner revient sur une « longue tradition de collaboration entre industries technologiques et art, en Californie et au-delà » (p. 8). Sans remonter trop loin dans l’histoire de l’art, il nous ramène aux années 1960, auprès d’artistes imprégnés d’une culture cybernétique, utilisant la vidéo. Ses exemples nous entraînent de la Raindance Corporation à György Kepes, du Bauhaus au MIT, en insistant sur le rôle de quelques « entreprises comme AT&T ou Teledyne [qui] offraient des résidences et des bourses aux artistes »
    .

    Une histoire dans laquelle le Palo Alto Research Center (PARC) de l’entreprise Xerox occupe une place de choix : ce centre de recherches californien conçoit l’interface graphique des ordinateurs modernes tout en collaborant avec des artistes de la baie de San Francisco « dans l’espoir qu’ils puissent explorer ensemble de nouveaux horizons ». Une démarche qui a finalement « donné naissance, entre autres, à des sculptures multimédia, des récits multi-écrans, et les premiers exemples d’art algorithmique »
    .

    #Fred_Turner #Usage_art #Silicon_Valley

  • Aides aux entreprises, publicité numérique, Etat social... Nos trois conseils lecture du mois | Alternatives Economiques
    Le grand Krach de l’Attention par Tim Hwang
    https://www.alternatives-economiques.fr/aides-aux-entreprises-publicite-numerique-etat-social-nos-trois-conseils/00103584

    2/ Dans les coulisses du web : Big seller is watching you

    Nos économies contemporaines sont-elles devenues aussi dépendantes de la publicité numérique que du pétrole ? En dressant ce parallèle, Tim Hwang nous montre l’ampleur de ce qui dépend aujourd’hui de la publicité personnalisée en ligne : nos mails, la navigation, les réseaux sociaux, la recherche (Google), etc.

    L’ensemble de ces services étant financé par la publicité personnalisée, ou plus précisément programmatique, une technologie stratégique de mise aux enchères des audiences en temps réel. Avocat et chercheur, l’auteur en interroge l’efficacité. Et si les promesses de ce ciblage publicitaire prétendument ultraprécis étaient largement exagérées ?

    Dans un style très accessible, Tim Hwang décrit l’opacité des entreprises de ce secteur, le manque de contrôle et se demande même si nous ne sommes pas en pleine bulle spéculative. Ayant travaillé chez Google, il a le mérite d’interroger ce qui ne l’est pas souvent, et ce avec des arguments techniques.

    Justin Délepine

    Le grand krach de l’attention. La publicité, une bombe au cœur de l’Internet, par Tim Hwang C&F éditions, 2022, 176 p., 22 €.

    https://cfeditions.com/krach

    #Tim_Hwang #Publicité

  • Bientôt un krach publicitaire La décroissance à propos de : « Le grand krach de l’attention de Tim Hwang »
    La publicité, une bombe au coeur de l’internet
    https://cfeditions.com/krach

    L’attention du consommateur à la publicité baisse.
    Le taux de clics sur une bannière publicitaire est passé de 1998 à 2018 de 44% à 0,46%.
    Les clics viennent majoritairement de clients déjà fidélisés qui de toutes façons auraient acheté le produit.
    56% des annonces sont mal positionnées sur le site.
    Les bloqueurs de publicité entrainent une perte de 21,8 milliards de dollars.
    Il y a aussi la fraude publicitaire. Des scripts cliquent automatiquement pour fausser les évaluations. Des usines à clics rémunèrent leurs employés pour cliquer toute la journée sur des publicités. Par ailleurs des codes malveillants ou des usurpations de domaines dirigent des ventes sur des sites inexistants.
    . . . . . .
    Déjà signalé sur Seenthis, Hervé Le Crosnier doit l’avoir lu.
    https://seenthis.net/messages/957549
    https://seenthis.net/messages/957546

  • Les podcasts « Jeunes de quartier » : leur quotidien raconté par eux-mêmes
    https://theconversation.com/les-podcasts-jeunes-de-quartier-leur-quotidien-raconte-par-eux-meme

    Banlieues, quartiers, cités. En France ces mots ont trop souvent une connotation négative. Ce que l’État français nomme depuis 2018 les quartiers prioritaires de la politique de la ville regroupe 5,4 millions d’habitants dont 40 % ont moins de 25 ans. Mais qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? Des jeunes et des chercheurs membres de la recherche participative Pop-Part, conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France, et portée notamment par l’Université Paris Nanterre, parlent de leur vécu au micro de Cléa Chakraverty et Nils Buchsbaum.

    Et si après avoir écouté ces podcasts, vous en voulez plus, il y a le livre.
    https://cfeditions.com/jdq

    #Jeunes_de_quartier #Podcasts

  • A large-scale installation of portraits by photographer Mary Beth Meehan
    https://events.brown.edu/watson-international-public/event/221928-seeing-silicon-valley

    A large-scale installation of portraits by photographer Mary Beth Meehan on the Watson Institute (111 Thayer Street) and in Stephen Robert ’62 Hall (280 Brook Street). Installation on view October 13, 2021 through May 31, 2023.

    MARY BETH MEEHAN uses photography to transform public spaces, works collaboratively to reflect communities back to themselves, and aims to jolt people into considering one another anew. Combining image, text, and large-scale public installation, Meehan’s work challenges notions of representation, visibility, and equity, and prompts people to talk with one another about what they see. Meehan’s work has been featured in The New York Times, The Washington Post, and The Boston Globe, as well as in publications in the U.K., Europe, and Asia.

    A former artist in residence at Stanford University in 2017, Meehan collaborated with Stanford professor Fred Turner ’84 to produce her first book, Seeing Silicon Valley: Life Inside a Fraying America, which was published by the University of Chicago Press in Spring 2021. The book is currently in its second printing.

    Meehan has lectured and led workshops at the School of Visual Arts, New York, the Rhode Island School of Design, and the Massachusetts College of Art and Design. A native of Brockton, Massachusetts, Meehan holds degrees from Amherst College and the University of Missouri, Columbia. She lives in Providence, Rhode Island.

    #Mary_Beth_Meehan

  • [C&F] Géopolitique de l’internet
    http://0w0pm.mjt.lu/nl2/0w0pm/1grw.html?m=AMUAAMU2LxsAAABEWDQAAAkTGo0AAAAAtBIAAK4dABjAHgBiZ_3kG-XwO1D7R_

    [C&F] Géopolitique de l’internet

    Bonjour,

    Avec les événements récents, nous voyons bien que le monde est resté avant tout un univers géopolitique, avec des blocs de pays qui s’affrontent pour le leadership, soit par les moyens du commerce et de la finance, soit par les moyens du soft power et de l’influence, soit directement par leurs forces armées. L’idée d’une « mondialisation heureuse » n’est plus d’actualité, et le mythe d’un réseau numérique qui ferait se rencontrer, se comprendre et « devenir amis » les peuples du monde s’est noyée dans le même tourbillon.

    Le monde est redevenu un terrain d’affrontement. Il devient donc d’autant plus urgent de s’intéresser à la géopolitique mondiale et de voir quelle est la place qu’occupe le réseau internet dans ce cadre.

    Avec son livre Red Mirror, Simone Pieranni nous offre un premier outil, à la fois simple d’accès, appuyé sur une longue connaissance de la Chine et couvrant de nombreux domaines de la quête de domination de ce pays. L’auteur place la Chine sur la carte des acteurs majeurs de l’internet et de l’intelligence artificielle. En particulier comme modèle de ce que nous voulons éviter à tout prix : la censure, la surveillance permanente et la logique de quantifier tous les instants de nos vies.

    Red Mirror. L’avenir s’écrit en Chine
    Simone Pieranni (Rédacteur en chef du quotidien Il Manifesto)
    Traduit de l’italien par Fausto Giudice
    Cahier photos par Gilles Sabrié
    15 x 21 cm. - 184 p. - Collection Société numérique
    Version imprimée - 25 € - ISBN 978-2-37662-021-1
    Commander Red Mirror en ligne : https://cfeditions.com/red-mirror

    Ils en parlent

    « Si l’avenir qui s’écrit en Chine, comme l’annonce l’auteur, poursuit effectivement une tradition millénaire chinoise, il est important que les occidentaux qui n’en sont pas conscients découvrent, avant qu’ils leur soient imposés, l’esprit et le sens caché de cet avenir qui risque de les décevoir ! Lu avec attention et de l’esprit critique, ce petit livre devrait les dessiller ! »
    Ouest-France , 23 avril 2021.

    « La Chine et sa surveillance de masse, son système de notation des individus, l’omniprésence de la reconnaissance faciale... Le pays de Xi Jinping alimente de nombreux fantasmes et commentaires. Mais peu de témoignages rapportent avec précision la nature de ces technologies et leur impact sur les comportements des citoyens. Celui de Simone Pieranni, journaliste italien du quotidien Il manifesto, qui a vécu plusieurs années en Chine et continue de s’y rendre, est particulièrement instructif et précieux. »
    L’ADN , février 2021.
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/red-mirror-le-livre-pour-comprendre-le-quotidien-hypertechnologique-des-chinois

    « Si l’on souhaite comprendre ce qui se passe en Chine, l’une des meilleures sources sont les articles de Simone Pieranni, journaliste pour le quotidien Il Manifesto, fondateur de l’agence de presse China Files. L’approche de Pieranni est ouverte, libre, attentive à la politique mais aussi aux secousses culturelles que traverse le géant asiatique. Son dernier ouvrage, Red Mirror, dont le titre s’inspire de Black Mirror, la série télévisée qui explore les possibles scénarios dystopiques d’un avenir pas vraiment très éloigné, nous raconte la Chine sous l’angle de l’importance extraordinaire qu’y prend l’innovation avec l’utilisation massive des hypertechnologies, laquelle, d’une certaine manière, a une longueur d’avance sur ce qui se passe en Europe. »
    Introduction de l’interview de Simone Pieranni par Marc Saint-Upéry dans Médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/170820/red-mirror-chine-hypertechnologies-et-capitalisme-de-surveillance

    #Red_Mirror #Chine #Géopolitique #Simone_Pieranni

  • Faut-il se méfier du parler tech ?
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/04/22/faut-il-se-mefier-du-parler-tech_6123298_4500055.html

    « Révolution », « autonomie », « disruption »… Ces termes « trustés » par l’univers des nouvelles technologies sont détournés de leur sens premier et infusent les conversations du quotidien. Plusieurs universitaires relèvent les risques de ce galvaudage.

    Par Nicolas Santolaria

    Depuis que nous vivons dans une « start-up nation », nous nous sommes habitués à voir fleurir dans les discours, voire dans les conversations de tous les jours, des termes issus de l’univers des nouvelles technologies, sans en interroger la portée. On ne parle pas ici de ces expressions qui traduisent une porosité croissante entre notre vision de l’humain et celle de la machine (être « en mode veille », par exemple, utilisable aussi bien à propos de votre OS que de vous-même), mais bien de termes que les zélateurs des nouvelles technologies diffusent volontairement dans la sphère publique, tout en en modifiant parfois subrepticement leur sens. Ainsi, depuis Steve Jobs et ses harangues en col roulé, la « révolution » n’est plus ce terme qui désigne le renversement populaire du pouvoir, mais le mot-clé servant à qualifier la sortie d’un nouvel iPhone.

    « Ces concepts et idées se veulent novateurs, mais ne sont en réalité que des thèmes éculés revêtus de sweats à capuche », estime Adrian Daub, de l’université Stanford

    Dans son ouvrage Servitudes virtuelles (Seuil, 320 pages, 21 euros), l’universitaire spécialiste des nouvelles technologies Jean-Gabriel Ganascia dresse un constat similaire, qu’illustrent bien les expressions « voitures autonomes » ou « armes autonomes ». L’autonomie, cette liberté de la volonté, se trouve ici réduite à l’idée d’une tâche à accomplir, constituant un « abus de langage ». Car si la voiture était réellement autonome, note avec humour Jean-Gabriel Ganascia, elle « ne vous conduirait pas nécessairement où vous le souhaitez, mais là où elle le déciderait ».
    Opération rhétorique

    Dans La Pensée selon la tech. Le paysage intellectuel de la Silicon Valley (C&F Editions, 184 pages, 22 euros), Adrian Daub, professeur de littérature comparée à l’université Stanford, avance que l’actuelle révolution numérique est aussi, en grande partie, une opération rhétorique assurant la promotion « de concepts et d’idées qui se veulent novateurs, mais qui ne sont en réalité que des thèmes éculés revêtus de sweats à capuche ». L’exemple le plus drôle que l’on trouve dans le livre est le mot mantra « disruption », utilisé à tout bout de champ pour désigner l’innovation de rupture, mais dont la genèse conceptuelle remonte en réalité au milieu du XIXe siècle.

    « La généalogie de l’idée de disruption est assez étrange. Ses plus vieux ancêtres sont probablement Karl Marx et Friedrich Engels, qui ont écrit dans Le Manifeste du Parti communiste (1848) que le monde capitaliste moderne se caractérise par “ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social” de sorte que, selon eux, “tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée”. » On le voit ici, le terme de disruption laisse imaginer une nouveauté radicale dans les manières de faire, là où il y a en réalité une continuité.

    « Généralement, les concepts présentent de l’intérêt parce qu’ils nous aident à établir des distinctions importantes », souligne Daub, mais les concepts mis en avant par la tech, eux, « servent souvent à brouiller ces distinctions ». Le terme de « contenu », par exemple, s’il désigne une matière indispensable à l’existence des plates-formes, s’accompagne de l’idée qu’il ne s’agit pas là d’un vrai travail (donc n’implique pas de rémunération en bonne et due forme, ni de contrat).

    Le fait de jouer ainsi sur les mots n’est pas fortuit, mais procède d’une véritable stratégie : les changements impulsés au travers du vocable sont frappés du « sceau de la loi naturelle », estime encore Daub, ce qui a pour effet de suspendre momentanément la critique, et de paralyser le régulateur, trop occupé à essayer de s’orienter dans ce nouveau brouillard sémantique. Si la production de contenu est un simple hobby, pourquoi alors la réguler ? Influencée entre autres par René Girard, Ayn Rand ou encore Marshall McLuhan, cette pensée de la tech nous invite in fine à voir le monde comme un univers empli de « problèmes » qui appellent une pressante réponse technologique ; « solutionnisme » univoque qui est déjà, en soi, problématique.

    Nicolas Santolaria

    #Adrian_Daub #Language #Disruption #Silicon_Valley

  • [C&F] Samedi 23 avril - Un cadeau pour la Sant Jordi
    http://0w0pm.mjt.lu/nl2/0w0pm/1glu.html?m=AVgAACH9OOwAAABES1gAAAhharoAAAAAtBIAAK4dABjAHgBiYrJDcqvTue_HSq

    [C&F] Samedi 23 avril - Un cadeau pour la Sant Jordi

    Bonjour,

    Le 23 avril 1616 mourrait Miguel de Cervantes, l’auteur de L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche. Depuis 1926, le 23 avril est devenu en Catalogne la fête du livre. Ce jour là, qui est également la Saint Georges (Sant Jordi en catalan), Barcelone se transforme en immense librairie en plein air.

    Il est de coutume d’offrir un livre et une rose pour la Sant Jordi.

    Barcelone devient une gigantesque librairie en plein air pour la Sant Jordi

    Cette relation du 23 avril au livre a encouragé l’Unesco à en faire la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.
    C&F éditions ne pouvait rester en dehors de cette fête du livre.

    Notre cadeau de Sant Jordi se fera à partir de notre librairie en ligne (https://cfeditions.com)

    Notre offre décrite ci-dessous commence dès maintenant. Elle est valable jusqu’au 23 avril 2022 à minuit.

    Accéder à la librairie en ligne de C&F éditions : https://cfeditions.com

    Cette année, nous vous proposons un cadeau à double détente :

    – Si vous achetez un livre, nous vous offrons le même titre au format epub s’il existe... et s’il n’existe pas encore, nous vous offrons « En communs : une introduction aux communs de la connaissance » de votre serviteur.

    – Si vous achetez deux livres, nous ajoutons au colis Visages de la Silicon Valley, le merveilleux livre de photos de Mary Beth Meehan avec un essai introductif de Fred Turner. Ça, c’est du cadeau !

    Accéder à la librairie en ligne de C&F éditions
    https://cfeditions.com

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    PS : Vos libraires favoris auront également des cadeaux pour vous si vous franchissez leurs portes ce samedi 23 avril. Malheureusement, il vous faudra commander nos livres, car nous ne sommes présents dans les rayonnages que d’une minorité de librairies... et ce n’est pas de notre fait : la plupart des librairies contactées estiment que leur public n’est pas intéressé par les sujets que nous traitons. C’est dommage, mais nous devons vivre avec cette situation pour rester indépendants des méga-diffuseurs. Mais n’hésitez pas à indiquer à votre libraire favori·te qu’il ou elle peut nous contacter pour présenter nos ouvrages en rayon, voire sur table (contact@cfeditions.com). Nos conditions libraires sont les mêmes que celles de tous les éditeurs (remise, droit de retour, envoi gratuit via prisme ou coursier).
    Des roses de Barcelone pour la Sant Jordi

    #C&F_éditions #Sant_jordi #Visages_Silicon_Valley

  • « Jeunes de quartier » : « 2005 ça a marqué l’histoire »
    https://theconversation.com/jeunes-de-quartier-2005-ca-a-marque-lhistoire-179799

    Nous recevons pour ce nouvel épisode, la politologue Hélène Hatzfeld et Nawufal Mohammed habitant de Clichy-Sous-bois de 32 ans. Il est agent de développement, c’est-à-dire qu’il aide les habitants à s’approprier les nouveaux logements et les espaces publics.

    En 2005, il était adolescent lorsque sont survenues les émeutes en réaction à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-Bois qui gagnent rapidement l’ensemble du pays. Le gouvernement instaure l’état d’urgence. Lors de son premier discours après ces événements, le président de République de l’époque, Jacques Chirac, promet de créer plus d’opportunités pour les jeunes de quartiers. Les gouvernement suivant mettront également en place des mesures similaires durant leurs mandats.

    #Jeunes_de_quartier #Podcast #Zyed_et_Bouna

  • Mary Beth Meehan on How a Single Photo Can Spark New Conversations – The Hawks’ Herald
    https://rwuhawksherald.com/7862/arts-and-culture/mary-beth-meehan-on-how-a-single-photo-can-spark-new-conversations

    Meehan is an independent photographer, writer and editor whose work has been featured in The New York Times and other publications as well as in internationally prestigious collections. She describes herself as a public art activist, someone who uses art as representational justice that allows others to see across race, gender and religion by sparking conversations about who and what is seen, and by whom. In her lecture, she explained the path of her career and the way she came to understand exactly how an image can spark a new conversation.

    “People want to tell you what their lives are like, if you care,” Meehan said.

    Her first photography installation was put up outside her parents’ house and featured many people from the Brockton community. This public installation prompted many of those featured in her photos to show up and start having conversations with each other and her family, all thanks to a situation that they otherwise never would have been a part of. It was here that Meehan got the idea that the point of her work was to get people to see things differently.

    As she went on to explain, it was following this first installation that she displayed her work in downtown Brockton as part of her “City of Champions” series. This was when her work first started getting widespread attention. Volunteers started to give walking tours of Meehan’s pictures, and one woman even went around and interviewed people about what they thought the photos meant. When one observer got very vocally upset about the pictures, Meehan was able to converse with her about why, that was when she realized just how powerful an image could be.

    However, her most impactful work came about in Newnan, Georgia. As someone who grew up in New England, she explained, her work here became about grappling with her own stereotypes of the South. She visited and revisited Newnan over the course of two years, conducting interviews and witnessing moments that illustrated the community’s identity. However, when her installation “Seeing Newnan,” which featured less-seen members of Newnan’s community, was put on display, it received very vocal online backlash from members of the community. These people even went so far as to complain about and harass Meehan herself. However, the community as a whole fought back against these outliers, showing that the group did not represent everyone’s views.

    “People aren’t rude,” Meehan said after her presentation concluded. “They’re amazing, like heart-to-heart. This stuff isn’t about me. I’m just the lightning rod; the communities and people come out and do the rest.”

    Le seul livre de photos de Mary Beth Meehan en français est :
    Visages de la Silicon Valley

    #Mary_Beth_Meehan #Photographie #Brockton #Newnan

  • Comment lutter contre le cybersexisme ? par Bérengère Stassin | Vie publique.fr
    https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/284008-comment-lutter-contre-le-cybersexisme-par-berengere-stassin

    Moqueries, insultes et menaces par messagerie ou SMS, pornodivulgation, sextorsion… Le sexisme et les violences en contexte numérique, le cybersexisme, est pluriel et touche surtout les femmes et certaines minorités. L’éducation nationale, le monde associatif et le législateur tentent de s’y opposer.

    Par Bérengère Stassin - Maîtresse de conférences, Université de Lorraine

    L’étude souligne aussi que parmi les 6% de jeunes qui s’adonnent au sexting (c’est-à-dire qui envoient des photos intimes à leur partenaire à des fins de séduction), 10% sont victimes de pornodivulgation (les photos sont diffusées sans leur consentement). Une étude européenne, conduite en 2017 par l’institut britannique Social Care Institute for Excellence (SCIE) auprès de plus de 3 200 adolescents âgés de 13 à 17 ans, chiffre à 6% le nombre de victimes et à 51% le nombre de témoins d’actes de pornodivulgation.

    Si cette violence touche aussi bien les garçons que les filles, les conséquences sont plus importantes pour ces dernières. En plus de voir leur intimité mise en ligne, elles subissent dans la plupart du temps une campagne de déconsidération les accusant de ne pas se conformer aux normes de respectabilité (en posant nue ou dénudée) et d’être des filles faciles. Elles se retrouvent alors coupables d’être victimes, un ressort classique de la culture du viol. Les normes de genre jouent un rôle important à l’adolescence et celles et ceux qui s’en écartent mettent leur réputation en péril. Le sexisme, qui cible les filles, cible également les garçons ne correspondant pas aux normes de virilité ainsi que les jeunes LGBT+.

    Par quels moyens et instruments peut-on lutter contre ces violences ?

    La cyberviolence étant présente dès l’adolescence, l’école joue de toute évidence un rôle central dans la prévention des comportements sexistes qu’ils aient lieu en ligne ou hors ligne. Depuis la loi de Refondation pour une École de la République du 8 juillet 2013, la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons et la lutte contre toutes les formes de harcèlement (sexiste, raciste, homophobe) sont présentées comme une priorité. Dans le cas du cybersexisme, il convient à la fois de prévenir le sexisme, mais de faire aussi prendre conscience aux élèves de l’importance de faire preuve d’esprit critique dans le cadre de leurs activités numériques : réfléchir avant de relayer ou partager un contenu, respecter le droit à l’image et à la vie privée d’autrui, etc.

    #Cybersexisme #Cyberharcèlement #Bérengère_Stassin

  • Comment l’idéologie de la tech a conquis le monde
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/ideologie-silicon-valley-adrian-daub

    L’obsession pour la disruption, la fétichisation de l’échec… La Silicon Valley a semé ses concepts partout. Pourquoi, comment et pour quels résultats ? Réponses avec Adrian Daub, auteur de La pensée selon la tech.

    La disruption de tout (y compris ce qui fonctionne déjà bien), l’éloge de l’échec, le mythe du génie solitaire ou du décrochage scolaire... La Silicon Valley regorge de mythes et de mantras qui inondent ses pitchs et les déclarations de ses leaders. Cette idéologie puise ses concepts chez divers penseurs, de l’hyper libertarienne Ayn Rand à Karl Marx, en passant par l’économiste Joseph Schumpeter, la contre-culture hippie et le théoricien de la communication Marshall McLuhan. Toutes ces idées ont été passées à la moulinette des intérêts du secteur.

    Dans La pensée selon la tech, publié chez C&F Éditions en mars 2022, Adrian Daub, professeur en littérature comparée à Stanford, recense les origines de cette philosophie propre à la Silicon Valley, mais surtout ses conséquences pour la tech et tous les autres secteurs de l’économie qui s’en sont inspirés. Cet ouvrage très renseigné (tout en restant accessible et drôle) décrit surtout la manière dont cette idéologie est passée sous les radars car elle n’a longtemps pas été comprise comme telle. À la fin des années 2000, en pleine crise économique, les leaders de la tech nous ont fait croire que le capitalisme pouvait faire encore rêver grâce à ses idéaux. Aujourd’hui, si on les croit nettement moins, les conséquences de cette adhésion seraient encore parfaitement visibles.


    #Adrian_Daub #Pensée_tech #Interview

  • « On peut associer les jeunes des quartiers populaires à la fabrique des politiques publiques »
    https://www.lagazettedescommunes.com/787945/%E2%80%89on-peut-associer-les-jeunes-des-quartiers-populaires-

    Votre ouvrage (1), défini comme un « anti-dictionnaire des idées reçues sur les jeunes des quartiers populaires », fournit un éclairage utile à l’approche de l’élection présidentielle pour penser de nouvelles politiques publiques. Quelle est son ambition ?

    Nous avons voulu travailler avec les jeunes des quartiers car, si l’on en parle beaucoup, on les entend peu. Dans les grands médias, ils sont souvent réduits aux garçons qui traînent en bas des tours. Au contraire, nous nous intéressons à la diversité de cette jeunesse.

    Pour cela, nous avons mis en place une méthode qui leur donne la parole et qui permet de partir de leurs expériences, grâce à des ateliers et des entretiens individuels. Près de 130 jeunes ont participé, répartis sur dix territoires franciliens. Avec eux, mais aussi avec des professionnels de la jeunesse, nous avons travaillé sur les mots du quartier et de la ville.
    Une entrée du livre porte sur le « changement urbain ». Quel regard les jeunes portent-ils sur les programmes de rénovation ?

    Un sentiment partagé est celui de la dépossession. Ils ont l’impression que les changements se font sans eux. Au Petit-­Nanterre (Hauts-de-­Seine), quartier emblématique du logement social, la rénovation est perçue comme une menace, avec des constructions neuves en lisière du quartier pendant qu’on laisse « pourrir l’intérieur ». Ces termes sont souvent revenus. Les jeunes font aussi preuve de nostalgie. La rénovation a effacé beaucoup de lieux de leur enfance, comme les aires de jeux. Une phrase qui m’a marquée est « le quartier est en train de partir ».

    A ­Pantin (Seine-Saint-­Denis), où la gentrification est forte, le regard des jeunes est très ambivalent. Ils profitent de la rénovation des berges et des nouveaux espaces publics. Mais, dans le même temps, ils se disent « en sursis » dans la ville. S’ils y habitent encore, chez leurs parents, ils craignent de ne pas pouvoir y rester.

    Quels enseignements les acteurs locaux peuvent-ils tirer de la lecture de votre livre ?

    Considérer les jeunes des quartiers comme des ressources et pas comme des problèmes. Cela a déjà été dit avant nous, mais, grâce au livre, on arrive mieux à saisir qui sont ces jeunes, à voir ce qui les interpelle et ce sur quoi on peut les associer dans la fabrique des politiques publiques.

    Notre recherche souligne également l’importance des structures « jeunesse » dans les quartiers. Il faut veiller à leur donner les moyens nécessaires pour travailler. Non pas dans une logique d’encadrement des jeunes, mais dans celle d’un accompagnement.

    Enfin, un chantier majeur est celui de la lutte contre les discriminations, où l’action locale peut jouer un rôle clé.

    Thèmes abordés

    Politique de la ville

    Notes

    Note 01 « Jeunes de quartiers. Le pouvoir des mots », C&F Editions, octobre 2021. Retour au texte

    #Jeunes_de_quartier #Jeanne_Demoulin

  • Grâce à Paro le robot phoque, les malades d’Alzheimer prennent moins de médicaments à l’Ehpad d’Étampes - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/essonne-91/grace-a-paro-le-robot-phoque-les-malades-dalzheimer-prennent-moins-de-med
    https://www.leparisien.fr/resizer/D7A9otlvlk7xO0zNktanMA-NViI=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/MYDVJ36BSVAFZL2TOBMHJLBGLE.jpg

    Les deux Ehpad du centre hospitalier Sud-Essonne, à Étampes et Dourdan, disposent chacun d’un robot émotionnel pour apaiser les patients, et ainsi éviter le recours à un traitement médicamenteux. Cette grosse peluche bourrée de capteurs, qui a l’apparence d’un phoque, réagit à la voix et au toucher.

    Le livre de Cécile Dolbeau-Bandin montre l’ensemble des aspects de l’introduction d’un robot Paro dans un centre de soin Alzheimer. Notamment l’effet sur le personnel, les limites et précautions d’usage (que les patients sachent qu’il s’agit d’un robot...).


    Un robot contre Alzheimer. Approche sociologique de l’usage du robot Paro dans un service de gériatrie
    Cécile Dolbeau-Bandin
    avec une préface de Serge Tisseron
    13,5 x 21 cm. - 168 p. - Collection Interventions
    Version imprimée - 18 € - ISBN 978-2-37662-033-4
    Version epub - 9 € - ISBN 978-2-37662-036-5
    https://cfeditions.com/paro

    #Paro #Alzheimer #Robots #Cécile_Dolbeau-Bandin