• Health Data Hub : l’Assurance maladie s’oppose à Microsoft sur la gestion des données de santé
    https://www.frenchweb.fr/health-data-hub-lassurance-maladie-soppose-a-microsoft-sur-la-gestion-des-donnees-de-sante/416099

    Les « conditions juridiques nécessaires » ne « semblent pas réunies » pour confier le mégafichier des données de santé françaises « à une entreprise non soumise exclusivement au droit européen », a estimé vendredi l’Assurance maladie, désignant ainsi implicitement Microsoft. La pilule ne passe toujours pas : saisi une nouvelle fois pour avis, sur le projet de décret devant graver dans le marbre les « modalités de mise en oeuvre » du gigantesque « système national des données de santé », le conseil (...)

    #Microsoft #données #HealthDataHub #santé #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)

    ##santé ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_

  • Appels, messages, notifications… les apps de sevrage numérique se démocratisent avec le télétravail
    https://www.frenchweb.fr/appels-messages-notifications-les-apps-de-sevrage-numerique-se-democratisent-avec-le-teletravail/405205

    Appels, messages, notifications… Les sollicitations numériques étaient déjà omniprésentes, elles ont encore bondi avec la généralisation du télétravail : une aubaine pour les applications mobiles et outils de sevrage numérique qui promettent sérénité et efficacité, une « détox » non sans paradoxe. L’application taïwanaise « Forest » caracole ainsi en tête des ventes des applications payantes sur l’Apple Store, avec plus de 40 millions de téléchargements dans le monde. Elle utilise le principe de « gamification », soit « se servir de mécanismes de jeu pour engager et motiver numériquement les utilisateurs », explique Shaokan Pi, fondateur et PDG, à l’AFP.

    Une graine virtuelle est plantée, jusqu’à devenir un arbre si l’utilisateur résiste à la tentation d’utiliser son téléphone pendant un temps donné. « Forest a vu une augmentation du nombre de téléchargements estimée à 3 millions, attribuable à la crise du Covid », poursuit Shaokan Pi. « Nous avons constaté une augmentation de 120% des téléchargements au premier semestre de cette année par rapport à celui de l’année dernière. Notre chiffre d’affaires a augmenté de 60% ». Même satisfaction chez Google avec l’outil gratuit « Bien-être numérique », qui enregistre « une forte augmentation du nombre d’utilisateurs actifs depuis le début de la crise », assure à l’AFP Rose La Prairie, cheffe de produit chez Google.

    « Focus Keeper », une application coréenne qui se base sur la technique de gestion du temps Pomodoro -des cycles de quatre périodes de travail de 25 minutes et cinq minutes de pause- constate également les effets de la crise sanitaire. Une augmentation des téléchargements et de l’utilisation de 60% selon Sangwon Kim, PDG de Pixo Inc., la société qui développe Focus Keeper. Ces applications reposent généralement sur un modèle économique dit « freemium ». Leurs versions de base sont téléchargeables gratuitement, mais les utilisateurs doivent payer pour plus de fonctionnalités.
    « Monétisation du temps de concentration »

    « On a vu apparaître la monétisation du temps de concentration à partir du moment où s’est installée dans le grand public l’idée que les grands opérateurs numériques volaient du temps d’attention et que ça menait à des formes d’abrutissement par l’écran », soutient Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes. En mai 2016, Tristan Harris, ex-ingénieur chez Google, publiait un article sur Medium intitulé « Comment la technologie pirate l’esprit des gens », démontant les mécanismes de l’économie de l’attention, et ce par quelqu’un qui les a conçus. « Les personnes ont compris que des designers étaient payés pour qu’on soit de plus en plus accro aux écrans avec des stratégies de persuasion issues de la psychologie cognitive », poursuit Olivier Ertzscheid.

    Yves Citton, co-directeur de la revue Multitudes et directeur de l’ouvrage « Pour une écologie de l’attention », évoque le principe de « faillance » ou autrement dit, « ce à quoi nous ne pouvons pas ne pas faire attention », pour expliquer le fonctionnement des notifications et autres alertes numériques. Un peu comme une sirène de pompier, une notification force en quelque sorte à consulter son smartphone. D’autant plus que les alertes numériques sont personnalisées, ce qui les rend encore plus attrayantes.
    L’autocontrôle « pas forcément valorisé » ?

    À propos de ce marché du « bien-être numérique », il met en garde : « Il y a un marché à partir du moment où on se rend compte que notre attention est généralement marchandisée et que nous vivons dans un monde de faillances qui nous épuisent. C’est une marchandisation non pas de l’attention mais de la protection de l’attention. Et ça va absolument de pair ». En parallèle, le télétravail met au défi l’autocontrôle, autrement dit « ce qui nous permet de différer certaines choses pour mieux se concentrer sur une tâche », explique Marie-Hélène Marie, psychologue du développement. « L’autocontrôle n’est pas forcément valorisé dans notre société. Au travail ou à l’école, on nous demande de nous soumettre à un cadre extérieur ».

    Un cadre auquel les applications de concentration se substituent avec une logique de récompense. « Ce qui est paradoxal, c’est qu’en termes de psychologie cognitive, ces applications utilisent exactement les mêmes ressorts de l’addiction que les applications contre lesquelles elles sont supposées lutter », alerte Olivier Ertzscheid : « Elles créent les problèmes qu’elles se proposent de traiter. »

    #Attention #Concentration_attention #Addiction

  • Coronavirus : la Chine a franchi un nouveau cap dans la surveillance de masse de sa population - FrenchWeb.fr
    https://www.frenchweb.fr/coronavirus-la-chine-a-franchi-un-nouveau-cap-dans-la-surveillance-de-masse-de-sa-population/396074

    Avec l’épidémie de coronavirus qui met le pouvoir communiste à rude épreuve, le big data a le vent en poupe en Chine. L’usage des données et de l’intelligence artificielle pour surveiller la population chinoise n’est évidemment pas une nouveauté dans l’Empire du Milieu, mais le phénomène s’est considérablement accéléré avec la crise sanitaire de ce début d’année. En effet, afin d’endiguer l’épidémie du nouveau coronavirus Covid-19, les autorités chinoises ont lancé de nouvelles campagnes de collecte de données (...)

    #Alibaba #Malibu_Media #Megvii #Tencent #algorithme #Alipay #QRcode #smartphone #biométrie #géolocalisation #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #BigData #écoutes #santé #surveillance (...)

    ##santé ##_

  • Assistants vocaux : interface ultime et menace pour notre vie privée ? – FrenchWeb.fr
    https://www.frenchweb.fr/assistants-vocaux-interface-ultime-et-menace-pour-notre-vie-privee/313061

    Après la hype chatbots, la nouvelle mode est aux assistants vocaux. Popularisés par les Amazon Echo et autres Google Home, ces assistants d’un nouveau genre ont pour promesse de vous accompagner au quotidien, chez vous, dans de nombreuses tâches et pour de nombreux services du quotidien. Vous aider à gérer votre planning, vous donner la météo, contrôler votre playlist, demain lancer la machine à café et fermer vos volets en partant travailler.

  • Octave Klaba sur la panne de OVH
    http://travaux.ovh.net/?do=details&id=28247

    Comment by OVH - Friday, 10 November 2017, 00:27AM

    Bonjour,
    Ce matin à 7h23, nous avons eu une panne majeure sur notre site de Strasbourg (SBG) : une coupure électrique qui a mis dans le noir nos 3 datacentres SBG1, SBG2 et SBG4 durant 3h30. Le pire scénario qui puisse nous arriver.

    Le site de SBG est alimenté par une ligne électrique de 20kV composée de 2 câbles qui délivrent chacun 10MVA. Les 2 câbles fonctionnent ensemble, et sont connectés à la même source et sur le même disjoncteur chez ELD (Strasbourg Électricité Réseaux). Ce matin, l’un des 2 câbles a été endommagé et le disjoncteur a coupé l’alimentation des datacentres.

    Le site SBG est prévu pour fonctionner, sans limite de temps, sur les groupes électrogènes. Pour SBG1 et SBG4, nous avons mis en place, un premier système de 2 groupes électrogènes de 2MVA chacun, configurés en N+1 et en 20kV. Pour SBG2, nous avons mis en place 3 groupes en N+1 de 1.4MVA chacun. En cas de coupure de la source externe, les cellules haute tension sont reconfigurées automatiquement par un système de bascule motorisé. En moins de 30 secondes, les datacentres SBG1, SBG2 et SBG4 sont ré-alimentés en 20KV. Pour permettre toutes ces bascules sans couper l’alimentation électrique des serveurs, nous disposons d’onduleurs (UPS) sachant fonctionner sans aucune alimentation durant 8 minutes.

    Ce matin, le système de basculement motorisé n’a pas fonctionné. L’ordre de démarrage des groupes n’a pas été donné par l’automate. Il s’agit d’un automate NSM (Normal Secours Motorisé), fournit par l’équipementier des cellules haute-tension 20kV. Nous sommes en contact avec lui, afin de comprendre l’origine de ce dysfonctionnement. C’est toutefois un défaut qui aurait dû être détecté lors des tests périodiques de simulation de défaut sur la source externe. Le dernier test de reprise de SBG sur les groupes date de la fin du mois mai 2017. Durant ce dernier test, nous avons alimenté SBG uniquement à partir des groupes électrogènes durant 8H sans aucun souci et chaque mois nous testons les groupes à vide. Et malgré tout, l’ensemble de ce dispositif n’a pas suffi aujourd’hui pour éviter cette panne.

    Vers 10h, nous avons réussi à basculer les cellules manuellement et nous avons recommencé à alimenter le datacentre à partir des groupes électrogènes. Nous avons demandé à ELD de bien vouloir déconnecter le câble défectueux des cellules haute tension et remettre le disjoncteur en marche avec 1 seul des 2 câbles, et donc limité à 10MVA. La manipulation a été effectuée par ELD et le site a été ré-alimenté vers 10h30. Les routeurs de SBG ont été joignables à partir de 10h58.

    Depuis, nous travaillons, sur la remise en route des services. Alimenter le site en énergie permet de faire redémarrer les serveurs, mais il reste à remettre en marche les services qui tournent sur les serveurs. C’est pourquoi chaque service revient progressivement depuis 10h58. Notre système de monitoring nous permet de connaitre la liste de serveurs qui ont démarré avec succès et ceux qui ont encore un problème. Nous intervenons sur chacun de ces serveurs pour identifier et résoudre le problème qui l’empêche de redémarrer.

    A 7h50, nous avons mis en place une cellule de crise à RBX, où nous avons centralisé les informations et les actions de l’ensemble des équipes. Un camion en partance de RBX a été chargé de pièces de rechange pour SBG. Il est arrivé à destination vers 17h30. Nos équipes locales ont été renforcées par des équipes du datacentre de LIM en Allemagne et de RBX, ils sont tous mobilisés sur place depuis 16H00. Actuellement, plus de 50 techniciens travaillent à SBG pour remettre tous les services en route. Nous préparons les travaux de cette nuit et, si cela était nécessaire, de demain matin.

    Prenons du recul. Pour éviter un scénario catastrophe de ce type, durant ces 18 dernières années, OVH a développé des architectures électriques capables de résister à toutes sortes d’incidents électriques. Chaque test, chaque petit défaut, chaque nouvelle idée a enrichi notre expérience, ce qui nous permet de bâtir aujourd’hui des datacentres fiables.

    Alors pourquoi cette panne ? Pourquoi SBG n’a pas résisté à une simple coupure électrique d’ELD ? Pourquoi toute l’intelligence que nous avons développée chez OVH, n’a pas permis d’éviter cette panne ?

    La réponse rapide : le réseau électrique de SBG a hérité des imperfections de design liées à la faible ambition initialement prévue pour le site.

    La réponse longue :
    En 2011, nous avons planifié le déploiement de nouveaux datacentres en Europe. Pour tester l’appétence de chaque marché, avec de nouvelles villes et de nouveaux pays, nous avons imaginé une nouvelle technologie de déploiement de datacentres, basée sur les containers maritimes. Grâce à cette technologie, développée en interne, nous avons voulu avoir la souplesse de déployer un datacentre sans les contraintes de temps liées aux permis de construire. A l’origine, nous voulions avoir la possibilité de valider nos hypothèses avant d’investir durablement dans un site.

    C’est comme ça que début 2012, nous avons lancé SBG avec un datacentre en containers maritimes : SBG1. Nous avons déployé 8 containers maritimes et SBG1 a été opérationnel en seulement 2 mois. Grâce à ce déploiement ultra rapide, en moins de 6 mois nous avons pu valider que SBG est effectivement un site stratégique pour OVH. Fin 2012, nous avons décidé de construire SBG2 et en 2016, nous avons lancé la construction de SBG3. Ces 2 constructions n’ont pas été faites en containers, mais ont été basées sur notre technologie de « Tour » : la construction de SBG2 a pris 9 mois et SBG3 sera mis en production dans 1 mois. Pour pallier aux problèmes de place début 2013, nous avons construit très rapidement SBG4, l’extension basée encore sur les fameux containers maritimes.

    Le problème est qu’en déployant SBG1 avec la technologie basée sur les containers maritimes, nous n’avons pas préparé le site au large scale. Nous avons fait 2 erreurs :
    1) nous n’avons pas remis le site SBG aux normes internes qui prévoient 2 arrivées électriques indépendantes de 20KV, comme tous nos sites de DCs qui possèdent plusieurs doubles arrivées électriques. Il s’agit d’un investissement important d’environ 2 à 3 millions d’euros par arrivée électrique, mais nous estimons que cela fait partie de notre norme interne.
    2) nous avons construit le réseau électrique de SBG2 en le posant sur le réseau électrique de SBG1, au lieu de les rendre indépendant l’un de l’autre, comme dans tous nos datacentres. Chez OVH, chaque numéro de datacentre veut dire que le réseau électrique est indépendant d’un autre datacentre. Partout sauf sur le site de SBG.

    La technologie basée sur les containers maritimes n’a été utilisée que pour construire SBG1 et SBG4. En effet, nous avons réalisé que le datacentre en containers n’est pas adapté aux exigences de notre métier. Avec la vitesse de croissance de SBG, la taille minimale d’un site est forcément de plusieurs datacentres, et donc d’une capacité totale de 200.000 serveurs. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour déployer un nouveau datacenter, nous n’utilisons plus que 2 types de conceptions largement éprouvées et prévues pour le large scale avec de la fiabilité :
    1) la construction de tours de 5 à 6 étages (RBX4, SBG2-3, BHS1-2), pour 40.000 serveurs.
    2) l’achat des bâtiments (RBX1-3,5-7, P19, GRA1-2, LIM1, ERI1, WAW1, BHS3-7, VIH1, HIL1) pour 40.000 ou 80.000 serveurs.

    Même si l’incident de ce matin a été causé par un automate tiers, nous ne pouvons nous dédouaner de la responsabilité de la panne. A cause du déploiement initial basé sur les containers maritimes, nous avons un historique à rattraper sur SBG pour atteindre le même niveau de normes que sur les autres sites d’OVH.

    Cet après-midi, nous avons décidé du plan d’actions suivant :
    1) la mise en place de la 2ème arrivée électrique, totalement séparée, de 20MVA ;
    2) la séparation du réseau électrique de SBG2 vis-à-vis de SBG1/SBG4, ainsi que la séparation du futur SBG3 vis-à-vis de SBG2 et SBG1/SBG4 ;
    3) la migration des clients de SBG1/SBG4 vers SBG3 ;
    4) la fermeture de SBG1/SBG4 et la désinstallation des containers maritimes.

    Il s’agit d’un plan d’investissement de 4-5 millions d’euros, que nous mettons en route dès demain, et qui, nous l’espérons, nous permettra de restaurer la confiance de nos clients envers SBG et plus largement OVH.

    Les équipes sont toujours en train de travailler sur la remise en route des derniers clients impactés. Une fois l’incident clos, nous appliquerons les SLA prévus dans nos contrats.

    Nous sommes profondément désolés pour la panne générée et nous vous remercions des encouragements que vous nous témoignez durant cet incident.

    Amicalement
    Octave

    #OVH #Panne #Datacenters