• (2) Johnny, 74 ans dont presque 60 sur scène - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/musique/2017/12/06/johnny-74-ans-dont-presque-60-sur-scene_1613297

    Les grandes dates de la vie et de la carrière du chanteur et acteur.

    Une belle sélection de vidéos originales.

    On sent qu’il y a une relation particulière de Libé avec Johnny. Ca remonte à loin (voir le premier livre de Daniel Rondeau « L’Âge-déraison : Véritable biographie imaginaire de Johnny H. » quand il écrivait encore dans Libé...).

    #Johnny_Hallyday

  • La voix de Johnny, une histoire de mue - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/musique/2017/12/06/la-voix-de-johnny-une-histoire-de-mue_1610798

    Tiens, un article original sur Johnny.

    Elle était donc à l’image de son physique   : remarquable par sa transformation, sa façon de vouloir montrer ce qu’elle n’est pas.
    Johnny Hallyday au Palais des Sports en 1969. Photo Derrick Ceyrac.AFP

    Dans la famille des dinosaures français du rock, on pourra toujours préférer le caractère intello cinéphile d’Eddy Mitchell ou la mèche du crooner de proximité Dick Rivers. Il est cependant un paramètre où Johnny enterre tout le monde, un territoire qu’il a conquis seul avec son drapeau belge à franges et tête de mort  : la poussée vocale. Imparable. Des médiums aigus au crissement métallique, un moteur qui s’emballe à l’entrée d’une dernière ligne droite, une voix de baryton martin propre à accrocher la tonalité du ténor et la vigueur de la soprano dans un saut de cabri déglingué. « La puissance est une caractéristique évidente de la voix de Johnny Hallyday », analyse Elene Golgevit, prof de chant au Conservatoire national de Paris. Mais il y a autre chose  : « Sa voix est une combinaison d’un médium très charnu, profond, dans lequel il a introduit une saturation harmonique qui colore son timbre. » Ce que l’on prend pour un hurlement inné est en réalité le fruit d’une recherche.

    « Dans ses vieux enregistrements, la voix contenait des couleurs plus légères, voire plus féminines. » Il ne faut pas imaginer qu’en vieillissant le timbre de la star est devenu plus grave  : les altérations sont a minima. Rien n’est plus proche de la voix du Johnny 2010 que celle qu’il avait au milieu des années 70, il y a plus de quarante ans. Sa particularité est ailleurs. « Il a introduit une rugosité dans son parcours rock, continue Golgevit, recherchant par son timbre à avoir des caractéristiques plus fortes. L’aspérité de la voix devient sa signature. On peut jouer sur les cavités résonantielles pour accentuer différents aspects du timbre. Certains vont chercher du métal, d’autres vont travailler plus de rondeur. » Le cri made in Hallyday est, lui, travaillé par un geste technique qui associe « vibration des cordes vocales et des bandes ventriculaires. Sauf pour les ballades, dissèque Golgevit. Accoupler ces deux éléments-là l’a préservé. Il a une chance inouïe d’avoir eu cette santé vocale ».

    Ventriculée ou pas, la voix de Johnny est donc à l’image de son physique surlifté  : remarquable par sa transformation, sa façon de vouloir montrer ce qu’elle n’est pas. Cette recherche de l’aigu qu’il impose dans son hurlement, et dont la crête indépassable se trouve dans la montée d’Allumer le feu – « Il suffiraaaaaa », qui bénéficie aussi d’un travail de mix particulier –, représente rien moins, dans l’histoire de la vocalité, que l’effet recherché par les tessitures de contre-ténors ou de castrats, c’est-à-dire l’empire d’une voix mi-homme mi-femme, celle des héros à l’aura surnaturelle qui communiquaient avec les Dieux sur les scènes baroques.

    On croit chercher Johnny dans le rocaillement des basses quand son truc, c’est l’aigu  : « Ses fréquences sont de plus en plus élevées pour tenir les gens en haleine, comme un acte de bravoure pour remporter l’adhésion du public. C’est ce que son auditoire vient entendre, la mise en danger, l’animalité, une combinaison force-faiblesse qui lui permet de rechercher la rupture du son en permanence. » Chaque voix est singulière. plus ou moins intéressante, « chatoyante à l’oreille. La voix de Johnny, elle, est un média, conclut Elene Golgevit. C’est son engagement viscéral qui a transcendé sa voix ».

    #Johnny_Hallyday

  • Le groupe français Acid Arab boycotte Israël sur son propre territoire
    Par Guillaume Gendron Correspondant à Tel-Aviv — 16 novembre 2017
    http://next.liberation.fr/musique/2017/11/16/le-groupe-francais-acid-arab-boycotte-israel-sur-son-propre-territoi

    A l’inverse, le duo français d’Acid Arab – Hervé Carvalho et Guido Minisky dans le civil – a décidé de s’en soucier et a trouvé une solution. Forcément polémique, comme toujours dans ce coin du globe. Les DJs – dont le mélange d’acid house, de raï et de musique arabe est prisé en Israël – se produiront ce soir et demain à Haïfa, grande ville du nord du pays célébrée pour la coexistence de ces populations juives et arabes, et Jaffa (la partie arabe de Tel-Aviv, déjà bien grignotée par la gentrification), dans des « salles palestiniennes » uniquement, lors de soirées « organisées par des promoteurs palestiniens », comme ils l’ont souligné dans un post Facebook. Une forme de boycott culturel interne.
    (...)
    De leur côté, Carvalho et Minisky ont tenu à clarifier leur position dans le quotidien de la gauche israélienne : « Nous ne sommes pas anti-Israël, mais nous avions besoin de corriger un point : ceux que nous soutenons, c’est le peuple de Palestine ». Et de comparer leur refus de jouer dans des villes israéliennes à celui de se produire en France dans des municipalités tenues par le Front national. « Ça ne veut pas dire qu’on boycotte la France. […] Nous devons choisir les salles avec précaution pour faire passer un message. » Et de noter que ces dernières, en territoire israélien, sont accessibles à tous les citoyens de Tel-Aviv. Ce qui n’est pas le cas pour l’immense majorité des habitants de Gaza ou de Cisjordanie…

    #BDS