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  • L’agence de l’ONU pour l’aviation juge la Russie responsable de la destruction du MH17 en 2014
    https://www.francetvinfo.fr/monde/crash-en-ukraine/crash-du-mh17-en-ukraine-en-2014-la-russie-responsable-selon-l-agence-d

    Le 17 juillet 2014, le Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu par un missile sol-air BUK de fabrication russe au-dessus de l’Ukraine, tuant 298 passagers et membres d’équipage. Plus de dix ans plus tard, l’agence de l’ONU pour l’aviation civile a estimé, lundi 12 mai, que la Russie était responsable du crash de l’avion, intervenu au-dessus du territoire aux mains des séparatistes prorusses.

    « La Fédération de Russie n’a pas respecté ses obligations en vertu du droit aérien international lors de la destruction du MH17 de la Malaysia Airlines en 2014 », a estimé l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Pour sa « première décision » concernant un différend entre Etats membres, le Conseil de cette organisation, basée à Montréal (Canada), a jugé que les plaintes déposées par l’Australie et les Pays-Bas, les plus touchés par le drame, étaient « fondées en fait et en droit ».

    La Russie a toujours nié toute implication dans l’incident, et a réitéré sa position mardi. « La Russie ne fait pas partie des pays ayant participé à l’enquête sur cet incident. Nous n’acceptons donc pas toutes ces conclusions biaisées », a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
    Un « moment historique »

    « Il s’agit d’un moment historique dans la quête de vérité, de justice et de responsabilité pour les victimes de l’accident du vol MH17, leurs familles et leurs proches », a réagi de son côté le gouvernement australien après cette annonce. Canberra demande de prendre rapidement des mesures pour remédier à cette violation. « Nous demandons à la Russie d’assumer enfin sa responsabilité dans cet horrible acte de violence et de réparer sa conduite flagrante, comme l’exige le droit international », a ajouté l’exécutif australien.

    De son côté, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Caspar Veldkamp, s’est félicité de cette décision, estimant que cela ne pourrait pas « effacer le chagrin et la souffrance » des proches des victimes, mais qu’il s’agissait d’"un pas important vers la vérité et la justice". Selon le gouvernement néerlandais, « dans les semaines à venir, le conseil de l’OACI examinera la manière dont la réparation juridique devrait avoir lieu ».

  • Stockage des #déchets #nucléaires à #Bure : pourquoi la facture du projet d’enfouissement pourrait exploser
    https://www.francetvinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/dechets-nucleaires-a-bure/stockage-des-dechets-nucleaires-a-bure-pourquoi-la-facture-du-projet-d-

    Selon une nouvelle estimation de l’#Andra, le coût total de ce projet hors norme pourrait finalement s’élever à 37,5 milliards d’euros.

    Plus ça va, plus ça coûte cher. Comme l’EPR. Comme le démantèlement. Comme tout ce que l’atome nucléarise.

    • le projet Cigéo pourrait coûter entre 26,1 et 37,5 milliards d’euros*, étalés sur 150 années d’exploitation du site.

      Pour l’heure, 83 000 m3 de déchets les plus radioactifs sont attendus à Bure, dont la moitié a déjà été produite.

      Donc on y stockerait 553m³/an, on mettrait 75 ans à stocker les déchets produits en grosso-merdo 75 ans d’exploitation !? Donc ça ne suffit pas aux déchets qui continueraient d’être produits. Dans 150 ans il y aurait encore 75 ans de déchets à gérer. Soit ils se sont basé sur un projet d’arrêt du nucléaire civil soit c’est sous-dimensionné de moitié !

  • Manuel Valls, Comte de Monte Cristo  !

    Magnifique article dithyrambique sur Lolita Valls, homme de toutes les qualités, entrecoupée bizarrement d’une vidéo d’embrouille de cour de récréation qui contredit entièrement le texte. Moi, personnellement j’aurais plutôt pensé à Napoléon ou Jésus Christ pour le retour de la revanche, rapport à la grandeur du personnage  ; mais bon, ils doivent être fatigués ces pauvres journalistes après toutes ces breaking news sur LFI.

    https://www.francetvinfo.fr/politique/manuel-valls/c-est-le-comte-de-monte-cristo-derriere-la-crise-en-nouvelle-caledonie-

  • Après des mois de déni, Horvilleur, Sinclair et Sfar ouvrent les yeux sur les massacres à Gaza et déclenchent la polémique
    Pauline Graulle | 10 mai 2025 à 19h30 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/100525/apres-des-mois-de-deni-horvilleur-sinclair-et-sfar-ouvrent-les-yeux-sur-le

    (...)Soulignant que c’est par « amour d’Israël » qu’elle appelle désormais ce pays à un « sursaut de conscience » au nom du « refus absolu de l’annihilation d’un autre peuple », elle critique en creux la « déroute politique et [la] faillite morale » du gouvernement Nétanyahou – jamais nommé dans le texte. Et exhorte à « soutenir ceux qui savent que, sans avenir pour le peuple palestinien, il n’y en a aucun pour le peuple israélien ».

    Le lendemain, vendredi 9 mai, Anne Sinclair a publié un texte d’une teneur similaire. « La légitimité de cette guerre après le 7-Octobre n’est pas à remettre en cause […]. Mais la forme des actions que mène l’armée israélienne à Gaza à la demande du gouvernement de Nétanyahou est indéfendable », juge-t-elle. Dans Le Point, le 5 mars, la journaliste dénonçait déjà le « gouvernement extrémiste de Benyamin Nétanyahou » : « Le calvaire des mères ou des vieillards, la mort et la mutilation des enfants ne peuvent nous laisser, nous, juifs, indifférents et silencieux. Il est temps que cela s’arrête. Rien au monde ne peut venger les atrocités du 7-Octobre, et en tout cas pas l’écrasement et la famine d’une population civile », avait-elle martelé.

    Son texte, comme celui de Delphine Horvilleur, a été relayé, ce même vendredi 9 mai, par le dessinateur Joann Sfar, qui s’est lui aussi livré à un exercice de contrition. « Delphine Horvilleur a eu le courage de prendre la parole et nous devons être nombreux à prendre la parole contre la fuite en avant à laquelle nous assistons », écrit-il sur les réseaux sociaux, publiant dans la foulée plusieurs planches, dessinées ou non, sur lesquelles il estime par exemple « qu’il est contraire à la morale humaine et à l’éthique juive de se taire […] face au nettoyage ethnique ». (...)

    #retournement_de_veste

  • Surpopulation carcérale : un rapport commandé par le ministère de la Justice demande une « réduction de peine exceptionnelle » générale
    https://www.francetvinfo.fr/societe/prisons/surpopulation-carcerale-un-rapport-commande-par-le-ministere-de-la-just

    Face à une #surpopulation #carcérale hors de contrôle, une mission d’urgence commandée par le ministère de la Justice recommande une « #réduction_de_peine exceptionnelle » générale pour « tous » les détenus, sauf exceptions. Le rapport, consulté samedi 10 mai par l’AFP, avait été commandé par l’ex-ministre de la #Justice Didier #Migaud en novembre à des professionnels du secteur (magistrats, directeur de #prison, avocate). Il a été rendu au mois de mars à son successeur, Gérald #Darmanin.

    Remettre un tel rapport à un tel #étron, assurément, il va finir au caniveau.

  • « Chers patients, je vous annonce à regret que je vous quitte » : la Nouvelle-Calédonie se vide de ses soignants, traumatisés par les émeutes de l’an dernier
    https://www.francetvinfo.fr/france/nouvelle-caledonie/reportage-chers-patients-je-vous-annonce-a-regret-que-je-vous-quitte-la

    Faute de personnel, le service de chirurgie de l’hôpital de Koné (Nouvelle-Calédonie) est fermé. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

    9.5.2025 Raphaël Godet - Après le flot de violences de ces douze derniers mois, plusieurs dizaines de médecins et d’infirmiers ont fait leurs valises. Des départs qui déstabilisent encore un peu plus le système de santé de l’archipel.

    Rien. Personne. Pas le moindre bip des machines, pas la moindre odeur de médicament. Dans les chambres, les lits sont faits, draps immaculés, mais pas le moindre patient. Le service de chirurgie de l’hôpital de Koné, situé dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, est vide. Hors service. Plus assez de soignants pour le faire fonctionner. Depuis mai 2024 et le déclenchement des émeutes qui ont secoué l’archipel français du Pacifique, plus d’un quart des infirmiers de cet établissement flambant neuf ont fait leurs cartons. « On en est déjà à 10 départs sur un total de 44 », compte Isabelle Delbergue, la coordinatrice des soins, en levant les yeux au plafond.

    L’autre jour encore, une soignante cherchait à la voir. « J’avais deviné pour quoi c’était : ça n’a pas manqué, elle m’a annoncé qu’elle ne souhaitait pas renouveler son contrat chez nous. » "Le planning, en ce moment, c’est Tetris", compare la cadre, en mimant avec ses mains le célèbre jeu de briques. « Tout le monde s’en va, mais personne ne veut venir. » En interne, les employés restants ont même droit à un surnom : « les rescapés ».

    Un an après les violences urbaines qui ont frappé le « Caillou », beaucoup d’infirmiers « sac à dos », comme on désigne les jeunes soignants de passage, sont allés se faire la main ailleurs. Pire, les standards de certains cabinets médicaux sonnent désormais dans le vide. « Au 1er mai 2024, on comptait 1 019 inscrits à l’ordre des médecins de Nouméa, calcule son président, Bruno Calandreau. Aujourd’hui, on n’en compte plus que 875. Soit 144 de moins. Certains exerçaient en Nouvelle-Calédonie depuis quinze, vingt ou trente ans. C’étaient des médecins de famille qui ont vu passer plusieurs générations de patients. »


    Bruno Calandreau, président de l’ordre des médecins de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), dans son cabinet, le 23 avril 2025. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

    Une demande de transfert de dossier est encore arrivée sur son bureau la veille de notre venue. « Les médecins en partance n’ont pas à se justifier et je n’ai pas à les questionner. Mais on devine les raisons, ce sont souvent les mêmes. Ce qui revient, c’est : ’je n’ai plus confiance’ et ’je ne veux pas que mes enfants vivent dans cette ambiance-là’. En vérité, tous les médecins ont pensé à un moment donné au départ. Moi-même, j’y ai pensé. Certains ont vécu des choses absolument traumatisantes, et ils ne s’en sont pas encore tout à fait remis. »

    Une nuit, un confrère de Bruno Calandreau est tombé nez à nez avec des émeutiers. « Ils lui ont dit : ’T’as intérêt à partir parce qu’on va mettre le feu, là’. » Il y a aussi cette néphrologue coincée chez elle, seule, alors que les flammes grignotaient son immeuble. « Elle est partie dans le mois qui a suivi », souffle le président de l’ordre des médecins. « Impossible pour elle de rester plus longtemps ici. »

    Certains professionnels de santé ont subi des cambriolages, vu leurs voitures personnelles finir en cendre. D’autres ont carrément été mis en joue. En tout, 23 médecins ont perdu leurs locaux(Nouvelle fenêtre). Incendiés, saccagés, pillés. « Disons les choses comme elles sont : depuis un an, les conditions d’exercice ne sont plus les mêmes », résume froidement un médecin libéral basé dans l’agglomération de Nouméa. « Un soir, des tirs ont détruit plusieurs vitres du bâtiment situé à côté de mon cabinet. Est-ce normal d’aller au cabinet la peur au ventre ? C’est regrettable, mais j’ai fait le deuil d’une vie rêvée qui n’existe plus. » Le docteur tient à rester anonyme. Pas de prénom, pas de nom, encore moins le secteur où il exerce. C’est que lui-même a pris une décision : il va rentrer dans l’Hexagone.

    « Au sein même de mon entourage, on peut parfois me reprocher de soigner des casseurs . »
    Un médecin basé en Nouvelle-Calédonie
    à franceinfo_

    Le voilà qui glisse sous nos yeux un carnet sur lequel il a commencé à griffonner quelques mots d’au revoir. Une écriture en pattes de mouche dans laquelle on parvient à déchiffrer au moins le début : « Chers patients, je vous annonce à regret que je vous quitte. » En bas à droite, il a dessiné sa signature, ses deux initiales qu’il aura apposées sur tant d’ordonnances, tant de certificats médicaux. « C’est un moment qui va sans aucun doute être douloureux », devine-t-il, en s’enfonçant dans son fauteuil en cuir. « Il y a des patients que j’accompagnais depuis plus de dix ans. Certains sont même en ce moment dans la salle d’attente. » Mais trop tard. Lui et sa femme ont rendez-vous avec les déménageurs bientôt.


    Incendié en mai 2024, le centre médico-social de Kaméré, à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), n’a toujours pas été reconstruit. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

    Laurent Pery, lui, n’en est pas encore là. Mais ce médecin généraliste qui soigne les Calédoniens depuis plus de vingt ans a eu besoin de poser son stéthoscope loin du Caillou. « J’ai pu prendre un mois de vacances en France métropolitaine en août dernier, c’était salutaire, lâche-t-il. Depuis, je me raccroche à ce qui retient ici, le lagon surtout et la plongée, pour ne pas envisager sérieusement de partir. » Mais « l’absence de visibilité sur l’avenir est psychologiquement épuisante ».

    Fin 2024, 600 professionnels de santé, tous secteurs et toutes spécialités confondues, ont répondu à un sondage réalisé par l’institut indépendant Quidnovi(Nouvelle fenêtre). Un soignant sur deux disait envisager de quitter la Nouvelle-Calédonie, dont 17% dans l’année. Dans cette enquête commandée par la Fédération des professionnels libéraux de santé (FPLS) de l’archipel, 23% des répondants affirmaient présenter des symptômes de stress post-traumatique liés aux violences du printemps dernier.

    Les soignants ne sont pas la seule catégorie à penser au départ : selon les calculs de la chambre de commerce et d’industrie, près de 13 000 habitants auraient déjà quitté le territoire (soit 5% de la population), un chiffre à confirmer par le recensement en cours sur l’archipel(Nouvelle fenêtre). Mais la fuite des professions médicales laisse craindre le pire.

    « On se prépare à une catastrophe sanitaire », anticipe déjà, alarmiste, Bruno Calandreau. « On se dirige droit vers une médecine en voie de sous-développement. » Dans un tableau auquel franceinfo a eu accès, la Direction des affaires sanitaires et sociales de Nouvelle-Calédonie dresse un état des lieux des postes à pourvoir actuellement. La liste est vertigineuse : 253 infirmiers, 82 médecins, 22 kinés, 17 sages-femmes, 9 dentistes, 4 orthophonistes, 3 manipulateurs en électroradiologie…


    Une ambulance dépose un patient aux urgences de l’hôpital de Koné (Nouvelle-Calédonie), le 25 avril 2025. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

    Parmi tous ces postes vacants figure celui de Kevin Ory. Après dix-huit ans en Nouvelle-Calédonie, l’infirmier psychiatrique a dit « bye bye » à son archipel « chéri ». Direction la Dordogne, où il a intégré en février l’unité de soins intensifs du Centre hospitalier Vauclaire, à Montpon-Ménestérol. « Les émeutes ont été un accélérateur, je ne voyais pas de perspective d’avenir là-bas. En fait, je ne voulais plus subir, explique-t-il. Etre pris à partie par des mecs avec des machettes qui encerclent ta voiture, ça marque. »

    Au bout du fil, la voix est parfois teintée de nostalgie. « Tout n’est pas simple pour autant », déballe le professionnel de santé de 47 ans. « Trois mois après, j’ai toujours parfois l’impression d’avoir abandonné un navire en pleine tempête. Les patients, les collègues... Je suis par moments traversé par quelques états d’âme. »

    Sur son nouveau lieu de travail périgourdin, Kevin Ory a déjà trouvé à qui se confier. Une collègue dont il a récemment reconnu le visage dans les couloirs. Elle aussi vient de quitter la Nouvelle-Calédonie. Son mari, employé du BTP, a perdu son emploi. Lui aussi en raison des émeutes.

    #iatrocratie #France #Nouvelle-Calédonie

  • Au musée d’Orsay, le tableau « Un enterrement à Ornans » de Gustave Courbet va bientôt retrouver ses couleurs... et sa longueur
    https://www.francetvinfo.fr/culture/au-musee-d-orsay-le-tableau-un-enterrement-a-ornans-de-gusta-courbet-va

    La restauration d’une des œuvres monumentales du Musée d’Orsay, le tableau de Gustave Courbet Un enterrement à Ornans, débute mardi 6 mai. Pendant plus d’un an, les restaurateurs vont travailler sous le regard des visiteurs en plein cœur du musée. C’est dans la salle où il est habituellement exposé que ce très grand format de Gustave Courbet, mesurant trois mètres de haut sur près de sept mètres de large, a été installé.

    Toile affaissée et nombreuses couches de vernis

    Les huit restaurateurs et restauratrices à son chevet travaillent derrière une palissade percée de fenêtres, pour que les visiteurs puissent découvrir jour après jour la renaissance de ce tableau. « C’est un tableau emblématique du musée d’Orsay, car nous démarrons en 1848 et c’est un tableau qui a été fait justement, après la révolution de 1848 pour être montré au salon de 1849. Donc pour nous, c’est vraiment le jalon qui lance l’entrée dans le XIXe siècle et qui a été aussi une référence pour tous les peintres de l’école moderne », explique Sylvain Amic, président du musée d’Orsay.

    Cette œuvre majeure n’a pas été restaurée depuis 50 ans. La toile s’est affaissée, elle va devoir être remise en tension sur son châssis et les nombreuses couches de vernis superposées ont obscurci la peinture, la rendant peu lisible. Les tests de nettoyage des vernis sont encourageants, comme celui réalisé sur la chaussette d’un des personnages.

    « Dans cette fenêtre de tests, on a un aperçu de ce que redeviendra la couleur du tableau et on voit cette chaussette dont la couleur a été ravivée par l’enlèvement du vernis. On est passé d’un vert extrêmement terne à un bleu beaucoup plus nuancé. L’idée étant de se rapprocher autant que faire se peut de l’état dans lequel le tableau se présentait au moment où il a été peint », détaille Anne Robins, conservatrice peinture au musée d’Orsay.

    Une des fenêtres de test permet de découvrir sur la chaussette d’un des personnages de « Un enterrement à Ornans », la couleur qui sera visible après restauration. (ANNE CHEPEAU / RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

    Un tableau bientôt plus grand

    Un tableau qui pourrait aussi retrouver à l’issue de la restauration ses dimensions d’origine, car la toile qui a été présentée sous différents formats depuis 1848 a en effet été repliée à l’arrière du châssis, rappelle Sylvain Amic. « Repliée à la fois en haut et en bas, on parle de 8 cm et 11 cm, soit quasiment 20 cm de peinture qui a disparu. Et en longueur, on voit bien qu’aux deux extrémités, on a d’un côté la sœur de Courbet, de l’autre, son grand-père et que la composition est coupée de façon extrêmement brutale juste après leurs visages. Là, on sait qu’il y a aussi un petit peu de matière. »

    La réintégration de ces bandes peintes dépendra de leur état une fois la toile déposée. Les visiteurs du musée pourront, eux, suivre au plus près la restauration du tableau grâce aux visites commentées qui seront organisées une fois par semaine à partir du 5 juin.

  • Gerd Heidemann collection
    https://digitalcollections2.hoover.org/browse/collection/2921609?limit=10&sort=metadata.coll_id_seq_number.en.key

    Contientdraitl quatorze heures d’une interview avec Klaus Barbie réalisée sur six jours, en août 1979 alors qu’il était en exil en Bolivie.

    https://digitalcollections2.hoover.org/browse/collection/2921609?q=must,any,contains,Barbie&limit=10

    The Gerd Heidemann collection documents major world events, war, and dictatorship in the 20th century through the eyes of German investigative reporter and photojournalist Gerd Heidemann.

    The audio recordings in this collection document Heidemann’s journalistic career with the German current-affairs magazine Stern, his interviews with “The Perpetrators” (former Nazi officials) and their associates conducted in South America in 1979, and recorded conversations between Heidemann and Konrad Kujau in relation to the “Hitler Diaries scandal.” See the finding aid for more information.

    Transcripts of the audio recordings are available in both the original German and as English translations.

    cf. « Il prenait de l’élan et entrait la tête dans le mur » : les enregistrements inédits de Klaus Barbie sur la mort de Jean Moulin https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/auschwitz/il-prenait-de-l-elan-et-entrait-la-tete-dans-le-mur-les-enregistrements

    Klaus Altmann, soupçonné d’être Klaus Barbie, lors d’une interview en février 1972, depuis la Bolivie, pays où il était réfugié, diffusée dans l’émission télévisée « Plein cadre ». (CHRISTIAN VAN RYSWYCK / INA)

    #histoire #France #Allemagne #nazis #ueerre #occupation #résistance #nazis #Gestapo #archive #enrégistrement_sonore #audio #k7

    • Zeitgeschichtlich überaus wertvolle Interviews, in denen man sich im scheinbar unverbindlichen Plauderton über den Ablauf von diversen Ereignissen der Weltgeschichte unterhält, und hierbei z.T. in kleinste Details geht. Es handelt sich bei den aufgezeichneten Interviews weit mehr um eine Gesprächsstil, wie er aus meiner persönlichen Erfahrung im Rahmen von Feldforschungen praktiziert wird.

  • Service national universel « vitaminé » à 600 millions d’euros, service militaire obligatoire à près de 15 milliards... Les scénarios du haut-commissariat au Plan
    https://www.francetvinfo.fr/societe/education/service-national-universel/service-national-d-un-snu-vitamine-a-600-millions-d-euros-a-un-service-

    Plusieurs scénarios sont évoqués dans cette note du haut-commissariat au Plan et France Stratégie. Tout d’abord, un service national universel (SNU) « vitaminé », décrit comme une montée en puissance de l’actuel SNU pour attirer cinq fois plus de jeunes qu’actuellement, soit 200 000 par an, âgés de 15 à 17 ans. Son coût est évalué à près de 600 millions d’euros par an. C’est un service civil, à caractère volontaire, avec des missions d’intérêt général dans des domaines tels que la sécurité civile, la solidarité, la culture, la santé, le sport ou encore l’environnement.

    Une autre idée est avancée : celle d’un service civil obligatoire élargi à une grande majorité d’une classe d’âge. Il cible 600 000 jeunes, avec une hypothèse de 75% d’une classe d’âge, et concerne soit les 15-17 ans, soit les 18-25 ans. Ce service civil obligatoire est évalué entre 1,7 et 3,5 milliards d’euros par an.

    Les auteurs de cette note proposent encore un service militaire volontaire de six mois, pour des jeunes de 18 à 25 ans, avec un effectif de 70 000 jeunes par an pour un coût estimé à 1,7 milliard d’euros par an.

    Le haut-commissariat au #Plan et France Stratégie imaginent aussi le retour du service militaire obligatoire. Il serait ouvert à 300 000 jeunes s’il n’est obligatoire que pour les hommes, et 600 000 si les femmes sont concernées. C’est le scénario le plus onéreux. Les projections tablent sur un coût total annuel de 7,2 milliards d’euros pour un service obligatoire de six mois limité aux hommes et 14,5 milliards d’euros s’il est mixte.

    #snu #service_militaire

  • REPORTAGE. « On n’a rien fait, car on ne savait pas si on resterait l’exploitant » : les #barrages #hydrauliques en sursis face à l’impasse des #concessions
    https://www.francetvinfo.fr/environnement/energie/energies-renouvelables/reportage-on-n-a-rien-fait-car-on-ne-savait-pas-si-on-resterait-l-explo

    Publié le 4 mai 2025

    Pourquoi le développement des barrages est bloqué en France ? L’hydraulique, deuxième source d’#électricité en #France derrière le #nucléaire, est aussi la première source d’#énergie #renouvelable. De gros travaux permettraient d’augmenter la production, sans construire de nouveaux barrages. Cela s’inscrit pleinement dans les objectifs de la sortie des énergies fossiles. Mais ces projets sont à l’arrêt, depuis des années, en raison du régime juridique en vigueur, celui de la concession, et d’un bras de fer entre la France et la #Commission_Européenne.

    Ce régime de concession concerne plus de 340 barrages français, des sites qui pourraient produire plus, mais qui représentent déjà 90% de toute notre puissance hydroélectrique installée. Un mode de gestion propre aux plus grosses centrales, mais aussi aux plus petites, c’est le cas de la chute d’eau de Jarménil, au creux des Vosges, après le confluent de la Moselle et de la Vologne. Cette centrale est exploitée par Yves Dubief, 67 ans, patron de l’entreprise de textile Tenthorey.

    #edf

  • Faut-il s’inquiéter de la chute de la sonde soviétique Cosmos 482 sur Terre, après plus de cinquante ans en orbite ?
    https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/faut-il-s-inquieter-de-la-chute-de-la-sonde-sovietique-cosmos-482-sur-t

    Si une partie de l’engin est censée se désintégrer à son retour dans l’atmosphère, sa capsule blindée d’une demi-tonne pourrait retomber quasiment intacte. La date et la zone d’impact de ce retour sur Terre ne sont pas connues avec certitude.

    Un sacré grêlon. Après avoir tourné pendant plus de cinq décennies autour de notre planète, le vaisseau Cosmos 482, lancé par l’URSS en 1972, a de fortes chances de retomber sur Terre d’ici au milieu du mois de mai. C’est en tout cas l’alerte donnée(Nouvelle fenêtre) par l’astronome néerlandais Marco Langbroek depuis sa station de surveillance SatTrackCam.

    Selon ses calculs, la sonde soviétique devrait retrouver la terre ferme le 10 mai, avec une marge d’erreur d’environ deux jours. Dans la plupart des cas, la chute d’engins spatiaux, comme des satellites, mais aussi de météores(Nouvelle fenêtre), ne donne lieu qu’à un petit feu d’artifice, car ils se désintègrent presque entièrement lors de leur passage dans notre atmosphère.

    Mais le cas de Cosmos 482 est différent. « Il est fort possible que ce vaisseau spatial de plus de 500 kg survive à son retour », a expliqué Marco Langbroek au quotidien britannique The Guardian(Nouvelle fenêtre). L’engin a en effet « été conçu pour résister à une descente à travers l’atmosphère dense en dioxyde de carbone de Vénus », rappelle-t-il.
    Une coque blindée résistante ?

    A son lancement, le vaisseau pesait précisément 1 184 kg, rappelle la Nasa(Nouvelle fenêtre). Après avoir raté son départ vers Vénus, probablement à cause d’une défaillance de moteur lors d’un changement de trajectoire, Cosmos 482 était resté coincé en orbite. Non sans dégâts. L’appareil s’est en effet « séparé en quatre morceaux, dont deux se sont désintégrés en 48 heures », d’après l’agence spatiale américaine.

    Parmi ces débris de vaisseau, tous n’ont pas la même résistance. Avec ses « coques à parois minces et ses batteries solaires », l’étage supérieur « sera détruit et brûlera dans l’atmosphère », estime l’astronome Sergueï Yazev, directeur de l’Observatoire astronomique de l’université d’Etat d’Irkoutsk (Russie), interrogé par le site Ircity.ru(Nouvelle fenêtre) (en russe).

    L’autre principal débris encore en orbite, à savoir la sonde d’atterrissage, devrait se montrer beaucoup plus coriace. Ce module métallique « en forme d’œuf et mesurant environ un mètre » dispose en effet d’une « puissante coque blindée qui peut résister à d’énormes pressions et à des températures élevées », précise le chercheur.

    Après un si long séjour dans le vide intersidéral, et une longue exposition tant aux rayonnements cosmiques qu’aux innombrables débris spatiaux, il est toutefois probable que ce bouclier thermique ait pu être compromis, notent les différents experts – ce qui augmenterait alors les chances de désintégration. Mais faute d’observation plus précise de ces débris, tous les scénarios restent néanmoins sur la table.
    Une zone d’impact extrêmement vaste

    En plus de l’état de conservation de Cosmos 482, l’endroit où cette épave spatiale pourrait s’écraser fait aussi l’objet de nombreuses spéculations. « Son orbite est inclinée de 52 degrés par rapport à l’équateur, soit entre 52 degrés de latitude nord et 52 degrés de latitude sud », explique Sergueï Yazev, ce qui donne une zone d’impact extrêmement vaste. En Europe, cette bande s’étire par exemple du pays de Galles jusqu’aux confins de l’océan Atlantique Sud. En Amérique, la zone va du Québec à la pointe sud de l’Argentine.

    Pour connaître la région du monde où Cosmos 482 va se crasher, tout dépend du moment où les restes du vaisseau quitteront leur orbite, explique David R. Williams, chercheur en sciences planétaires à la Nasa. « Pour l’instant, l’heure d’entrée, et donc le lieu d’entrée, sont encore très incertains, probablement entre le 8 et le 12 mai », remarque-t-il.

    « La majeure partie de la surface de la Terre étant constituée d’eau, il est très probable qu’il atterrisse dans un océan. »
    David R. Williams, chercheur à la Nasa

    à franceinfo

    En outre, ce type de situation a déjà été observé par le passé. « Il est rare qu’un engin spatial aussi vieux rentre dans l’atmosphère, mais il y a encore des satellites qui sont là depuis des décennies et, de temps en temps, l’orbite de l’un d’entre eux se dégrade au point qu’il rentre dans l’atmosphère », rappelle le chercheur.

    Même s’il parvient à atteindre le plancher des vaches, Cosmos 482 « devrait toucher quelque chose directement » pour causer quelques dégâts que ce soit. On est donc loin d’un scénario comme dans le film Armageddon ou des astéroïdes capables de provoquer un cataclysme sur Terre. « Les gens ne devraient pas s’inquiéter, car les chances que Cosmos 482 frappe une personne sont astronomiquement basses », conclut David R. Williams.

  • « Si je suis élu, je m’enfuis en Sicile » : un cardinal se désiste à quatre jours du début de l’élection du futur pape
    https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/mort-du-pape-francois/si-je-suis-elu-je-m-enfuis-en-sicile-un-cardinal-se-desiste-a-quatre-jo

    A quatre jours du début du conclave mercredi, le suspense demeure entier sur le nom du successeur de François, alors que les cardinaux se sont réunis samedi 3 mai au matin, pour la neuvième fois en « congrégation générale ». Au total, 177 cardinaux étaient présents, dont 127 électeurs (ceux âgés de moins de 80 ans), a relayé Matteo Bruni, le directeur du service de presse du Vatican.

    « Si je suis élu, je m’enfuis en Sicile », a d’ores et déjà prévenu l’archevêque espagnol de Rabat, Cristobal Lopez Romero, qui a de lui-même jeté l’éponge samedi, alors que les concertations vont s’accélérer au Vatican. « Je n’ai absolument aucune ambition. Je ne pourrais jamais m’imaginer dans ce rôle », a-t-il affirmé au quotidien italien Il Messaggero.

    La démarche est rare, même si le cardinal de 72 ans aux idées proches de François ne figurait pas parmi les favoris, car la plus grande discrétion règne habituellement dans les prises de positions publiques sur le nom du futur pape.

    Mais la papauté n’a rien de désirable aux yeux de ce prélat emblématique des « périphéries » chères à François : « ceux qui le désirent sont poussés par soif de pouvoir », a-t-il ajouté, estimant que « vouloir gouverner l’Église en tant que pontife est le signe d’un problème dans la tête, psychologique, ou d’un malaise dans le cœur ».

  • *Mort du cycliste Paul Varry* à Paris : « Chacun doit se respecter et montrer un peu plus de courtoisie et d’attention à l’autre », estime Emmanuel Barbe, auteur d’un rapport après le drame
    https://www.francetvinfo.fr/societe/securite-routiere/mort-du-cycliste-paul-varry-a-paris-chacun-doit-se-respecter-et-montrer

    (...)

    Pourquoi proposez-vous de *plus réprimer les cyclistes* qui commettent des infractions au Code de la route ?

    (...)

    #blame_the_victim #paul_varry #vélo #meurtre

  • Insultes envers Allah, vidéos, suspect en fuite… que sait-on de l’attaque islamophobe dans une mosquée du Gard ?
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/attaque-dans-une-mosquee-du-gard-le-meurtrier-a-filme-une-partie-de-la-sc

    Un fidèle musulman a été tué vendredi à coups de couteau par un homme, présenté alors par le parquet d’Alès comme un autre fidèle, à l’intérieur de la mosquée Khadidja, à La Grand-Combe. « Deux hommes étaient seuls à l’intérieur de la mosquée, occupés à prier, lorsqu’un des deux a porté plusieurs dizaines de coups de couteau à l’autre vers 8 h 30 du matin, avant de le laisser pour mort et de prendre la fuite », a expliqué le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini.

    La victime aurait reçu « 40 ou 50 coups de couteau », selon de premières constatations qui devront être précisées par l’autopsie, a-t-il également souligné. Le corps de la victime a été découvert « vers 11 heures, 11 h 30, lorsque les autres fidèles sont arrivés pour la prière du vendredi à la mosquée », a précisé le procureur d’Alès. Des fidèles ont ensuite appelé les pompiers, ceux-ci se chargeant ensuite de contacter la gendarmerie locale.

    Libération a visionné une vidéo que le suspect a filmée après être passé à l’acte. Sur cette séquence de 27 secondes filmée du point de vue de l’auteur, on peut voir un homme au sol, habillé d’une veste de type camouflage militaire, d’un jean bleu et de ce qui ressemble à un qamis blanc, une tenue traditionnelle parfois portée par les hommes pour la prière musulmane.

    Ce dernier gît au sol, avec d’importantes traces de sang sur le qamis, le jean, sur les mains et sur le buste. Il est vivant mais respire avec énormément de difficultés. On aperçoit les chaussettes blanches de l’auteur de la vidéo, ainsi qu’un grand couteau qu’il tient dans sa main droite ensanglantée et qu’il montre en évidence à la caméra. « Je l’ai fait », dit-il avant de s’approcher de la victime qui semble gravement blessée au visage et de lancer : « Ton Allah de merde ! »

    Le suspect fait le tour de la victime avant de crier, toujours le couteau à la main : « Je lui ai planté ses fesses ! » A ce moment, il semble se rendre compte de la présence d’une caméra de surveillance dans la pièce. « Rah, je vais être arrêté, c’est sûr. Il y a une caméra. » Il filme l’opposé de la pièce, là où est censée se trouver cette caméra. Essoufflé, il s’écarte de l’homme au sol, se demande s’il y a « un bureau ou pas ? », se retourne encore une fois vers la victime et crie de nouveau : « Ton Allah de merde ! Enculé. »

    • Homme tué dans une mosquée dans le Gard : « Les fidèles sont déçus que le préfet ne se déplace pas », dit le recteur de la mosquée Sud-Nîmes
      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtres/homme-tue-dans-une-mosquee-dans-le-gard-les-fideles-sont-decus-que-le-p

      « Les fidèles sont un peu déçus que le préfet ne se déplace pas pour leur apporter son soutien et les rassurer, souligne Abdhallah Zekri. Il y a une inquiétude chez les fidèles. Ils ont hâte que l’auteur soit arrêté, ça va ramener de l’apaisement. Ils attendent ça avec impatience. Ils veulent aussi connaître les raisons et surtout qui a fait ça. »

      […]

      Il assure que les musulmans vivent dans un climat de menaces et d’intimidation : « On reçoit des lettres, avec des cercueils dessinés, des ’dégagez chez vous’, ’islam religion de merde’. Malheureusement, à force de recevoir des courriers comme ça, les gens ne portent pas plainte, car à chaque fois on nous dit que l’auteur ne peut pas être identifié, et donc l’affaire est classée. Les musulmans en ont marre d’entendre toujours la même chose et d’aller faire la queue au commissariat pour porter plainte concernant des menaces ou des insultes. »

      Ni ministre, ni préfet, ni appel des députés et des maires à des manifestations contre l’islamophobie ce week-end.

    • Meurtre dans une mosquée du Gard : « Retailleau avait piscine » dénonce Dominique Sopo
      https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/meurtre-dans-une-mosquee-du-gard-retailleau-avait-piscine-denonce-dom

      « Ce qui est étonnant, c’est la timidité des réactions de certains responsables politiques. Je me demande si monsieur Retailleau, hier, avait piscine », a dénoncé au micro de franceinfo Dominique Sopo, président de l’association SOS Racisme, en soulignant que le ministre s’était déplacé immédiatement à Nantes, après le drame qui a touché le lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides.

      Et d’ajouter : « En tant que ministre des cultes, lorsque l’information que ce crime est en partie au moins motivé par la haine envers les musulmans, et bien il y a un silence pour le moins assourdissant ».

    • Je me demande juste au bout de combien d’heures (pas de jours) on va nous expliquer que les ceusses qui condamnent l’attentat commis par un fan d’hitler et l’attaque au couteau par un islamophobe, et qui s’inquiètent de la très faible réaction du gouvernement, en fait c’est juste de la récupération par des politiciens de la gauche radicale islamo-wokiste pour séduire l’électorat antisémite des cités.

    • https://www.leparisien.fr/faits-divers/meurtre-daboubakar-a-la-mosquee-deux-appels-au-rassemblement-contre-lisla

      Après plusieurs critiques sur la réaction timide du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau va se rendre à Alès ce dimanche après-midi pour y rencontrer la communauté musulmane à la sous-préfecture, selon nos informations.

      La Grand-Combe, c’est juste à la sortie d’Alès. Faudrait voir à ce que le monsieur se fende des 15 minutes en bagnole pour aller à la mosquée.

    • Ressentez-vous de la peur au sein de la communauté musulmane du Gard ?

      Abdallah Zekri, recteur de la mosquée Sud-Nîmes et vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM) :

      Oui, les fidèles ont peur pour leur sécurité physique, d’autant plus que l’auteur du meurtre n’a toujours pas été arrêté. Ils sont aussi inquiets par rapport aux discours haineux dans certains médias et sur les réseaux sociaux. On reçoit des lettres, avec des cercueils dessinés, des « Dégagez chez vous », « Islam, religion de merde ». Malheureusement, à force de recevoir des courriers comme ça, les gens ne portent pas plainte, car, à chaque fois, on leur dit que l’auteur ne peut pas être identifié, et donc l’affaire est classée.

      Les musulmans en ont marre d’entendre toujours la même chose et d’aller faire la queue au commissariat pour porter plainte concernant des menaces ou des insultes. Nous demandons à être considérés comme des Français à part entière et non comme des Français à part.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/270425/assassinat-la-mosquee-le-climat-politique-ne-peut-que-favoriser-de-tels-ac

    • Dénoncer LFI, c’était donc dès ce matin, selon Olivier Cyran :
      https://bsky.app/profile/oliviercyran.bsky.social/post/3lnubxztl722k

      Chez les (sous-)"informés" de @franceinfo.fr ce matin, une cuillerée d’indulgence pour Retailleau et une louche de réprobation contre LFI : apparemment, cracher à la gueule des musulmans à l’occasion d’un crime islamophobe, c’est moins gênant tout de même que de manifester contre l’islamophobie.

    • Meurtre dans une mosquée du Gard : après l’arrestation du suspect, un juge d’instruction désigné « pour éclaircir les véritables motivations du passage à l’acte »
      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/direct-meurtre-dans-une-mosquee-du-gard-le-suspect-s-est-rendu-aux-forc

      « Dès ce [lundi] matin, un juge d’instruction va être désigné pour éclaircir les véritables motivations du passage à l’acte », a complété sur franceinfo le magistrat, justifiant la non-saisine du Parquet national antiterroriste dans cette affaire : « Nous ne sommes pas dans un cadre terroriste. »

    • https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtre-dans-une-mosquee-du-gard-une-marche-blanche-entre-emotion-et-po

      Bruno Retailleau a fini par faire le déplacement dans le Gard dimanche après-midi pour faire un point sur l’enquête et répondre aux critiques. « Être français, être membre de la communauté nationale, ce n’est pas une question de couleur de peau, de religion, de condition sociale, on est français un point c’est tout », a-t-il déclaré. Le ministre ne s’est pas rendu sur les lieux de l’attaque, officiellement pour ne pas perturber ce moment de recueillement, mais annonce une sécurité renforcée ce soir autour de toutes les mosquées de France.

  • Affaire Epstein : la principale plaignante, Virginia Giuffre, s’est suicidée en Australie
    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/affaire-jeffrey-epstein/affaire-epstein-la-principale-plaignante-virginia-giuffre-s-est-suicide

    Un terrible choc dans le cadre de l’affaire Epstein. La principale plaignante, Virginia Giuffre, s’est suicidée chez elle en Australie à l’âge de 41 ans, a annoncé sa famille, samedi 26 avril. Elle avait accusé le milliardaire américain Jeffrey Epstein, qui s’était donné la mort en détention à New York en 2019, de l’avoir utilisée comme « esclave sexuelle » au tournant des années 2000.

    L’Américano-Australienne avait conclu en 2022 un accord de plusieurs millions de dollars avec le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, qu’elle accusait d’agression sexuelle quand elle était mineure dans cette affaire.

    « C’est avec le cœur brisé que nous annonçons que Virginia est décédée la nuit dernière dans sa ferme en Australie occidentale », a déclaré la famille dans un communiqué transmis à l’AFP par son agent. « Elle s’est suicidée après avoir souffert tout au long de sa vie des agressions sexuelles et du trafic sexuel » dont elle a été victime. « En fin de compte (...) il est devenu insupportable pour Virginia de supporter le poids des agressions » subies.
    Une jeunesse brisée

    Née Virginia Roberts, elle était la principale voix des victimes des crimes sexuels commis par le financier américain et ami du prince Andrew, Jeffrey Epstein. Selon Virginia Giuffre, sa rencontre avec Ghislaine Maxwell, alors compagne de Jeffrey Epstein, a lieu à l’été 2000, à l’âge de 16 ans, pendant un job d’été à la résidence Mar-a-Lago, propriété de Donald Trump en Floride.

    Ghislaine Maxwell, elle-même condamnée à 20 ans de prison en 2022 à New York, l’aurait appâtée en lui parlant d’un homme riche qui cherchait une masseuse. Mais une fois à la résidence de Jeffrey Epstein, toujours en Floride, les massages avaient pris un tour sexuel.

    Dans un récit similaire à d’autres victimes, Virginia Giuffre avait expliqué qu’elle était trop fragile pour s’opposer, elle qui avait déjà été victime d’agressions sexuelles et avait fugué plusieurs fois dans son enfance. Elle avait engagé des poursuites en 2021 contre le prince Andrew, rencontré par l’intermédiaire de Jeffrey Epstein, qu’elle a accusé d’agressions sexuelles alors qu’elle était mineure. Le prince Andrew a toujours nié les accusations d’agression sexuelle et a évité un procès à New York en versant plusieurs millions de dollars.

  • Le groupe LFI à l’Assemblée demande « l’interdiction immédiate » d’un concert du chanteur israélien Eyal Golan à Paris en mai
    Publié le 23/04/2025 | France-Info
    https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/le-groupe-lfi-a-l-assemblee-demande-l-interdiction-immediate-d-un-conce

    Le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale demande mercredi 23 avril dans un communiqué « l’interdiction immédiate » du concert du chanteur israélien Eyal Golan, prévu au Dôme de Paris le 20 mai prochain, dénonçant un événement qui serait « un véritable porte-voix pour les soutiens du génocide » à Gaza.

    « Eyal Golan ne doit pas venir chanter les louanges du génocide à Paris (...). Nous demandons au préfet l’interdiction immédiate de cet événement », écrit le groupe LFI dans son communiqué, justifiant cette demande d’interdiction par le fait que le chanteur, âgé de 54 ans, avait « appelé à l’extermination du peuple palestinien » au lendemain du 7 octobre, « déclarant sur une chaîne publique qu’il fallait ’éliminer Gaza’ et ’ne pas y laisser âme qui vive’ ». (...)

    #BDS

  • Baisse des vaccinations : des maladies évitables repartent à la hausse dans le monde, s’inquiète l’ONU
    https://www.francetvinfo.fr/sante/vaccins/baisse-des-vaccinations-des-maladies-evitables-repartent-a-la-hausse-s-

    La rougeole fait par exemple un « retour particulièrement dangereux », se sont inquiétées l’OMS, l’Unicef et l’Alliance du vaccin.

    Je me te vais te me vous expliquer le souci. C’est qu’il faudrait un petit peu que je te me vous les vaccins, il faudrait que big pharma les donne, plutôt qu’il les vende, enfin, il faudrait que ça coûte moins cher à la collectivité pour le déficit tout ça, ou bien alors que je te me vous devienne actionnaire à dividendes prioritaires, mais faudra pas je te me le dire aux électeurs s’il te plait merci, débrouille toi avec les conséquences de mes conneries.

  • Thread de #Julien_Gossa sur Mastodon :
    Les scientifiques américains sont réellement en danger. Jouer avec ce type de situation seulement pour gagner un peu de crédit politique est très dangereux.
    https://social.sciences.re/@juliengossa/114375605162671356

    « On n’a déjà pas assez d’argent pour fonctionner normalement » : la France peut-elle accueillir des scientifiques étrangers ?
    https://www.leparisien.fr/futurs/on-na-deja-pas-assez-dargent-pour-fonctionner-normalement-la-france-peut-

    D’abord, il faut bien le dire : ce n’est pas une petite embrouille qui permet pépouze de tirer quelques marrons du feu.

    Les scientifiques américains sont réellement en danger, pour de bon. Pour l’instant, ça coupe surtout dans les #budgets. Mais les #arrestations_arbitraires ont déjà commencé.

    Donc on n’est plus dans le contexte #MakeOurPlanetGreatAgain ou #AIforHumanity, où on pouvait se permettre de raconter n’importe quoi, de claquer quelques millions puis d’oublier le bouzin après s’être auto-congratulé.

    Là, il va y avoir des conséquences concrètes, plus que juste gâcher du fric.
    https://www.huffingtonpost.fr/international/article/macron-a-t-il-vraiment-made-our-planet-great-again-un-an-apres-sa-phr

    Or, tout pousse à croire qu’il ne s’agit qu’un d’un coup de com’ à l’usage exclusif de l’image de M. Macron.

    « Un conseiller a lâché dans les grilles de l’Elysée : "Incroyable, Trump l’a sauvé" ».

    « sauver » M. Macron coute beaucoup moins cher que sauver des scientifiques. Mais à quel prix ?

    https://www.liberation.fr/politique/a-lelysee-le-dernier-carre-des-fideles-demmanuel-macron-20250418_VHMP3NU645AZ5DFC6DNZIHGCIA/?redirected=1

    Dans ce fil, je donnais trois conditions pour que cette démarche se passe bien.

    Aucune n’est remplie, et ça va même à l’exact inverse. On a pratiquement la garantie que ça se passe mal.

    1. Bien accueillir des #scientifiques_étrangers sans mieux traiter en même temps les #scientifiques_français va générer mécaniquement du #mécontentement et du #quiet-quitting.

    Globalement, on ne sauve rien, on ne fait que dégrader la science (qui ne va déjà pas bien du tout).

    Mais en plus le #dispositif est parti pour être famélique, donc pour décevoir les espoirs des scientifiques américains.

    C’est en fait un simple « outil », et l’État financera au maximum la moitié du coût de l’opération.

    https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/lancement-de-la-plateforme-choose-france-science-une-

    Donc plus de la moitié du coût va reposer sur les université d’accueil, qui ne peuvent déjà pas boucler leur budget.

    On imagine le CA :
    – Point 1 : 15 M€ pour accueillir des ricains 💪
    – Point 2 : -20% de postes, -30% de budget des composantes, suppression du chauffage au bâtiment B
    https://www.francetvinfo.fr/sciences/ils-sont-motives-par-la-liberte-academique-le-president-d-aix-marseille

    Le Ministre le sait bien, et ouvre déjà son parapluie : L’effort d’accueil des chercheurs américains « doit se faire au niveau européen ».

    Donc c’est soit les universités, soit l’Europe qui doit payer. En somme, tout le monde, sauf l’État français qui en pourtant commanditaire.
    https://www.nouvelobs.com/sciences/20250419.OBS102961/l-effort-d-accueil-des-chercheurs-americains-doit-se-faire-au-niveau-euro

    Le chiffrage me parait totalement délirant : 330 k€/an pour une équipe, c’est une toute petite équipe, déjà installée en France, et avec un environnement papier/crayon/laptop.

    Et on ne prévoit rien pour accueillir les familles de ces scientifiques, les loger, l’école des mioches, etc.

    Ça mène au point 2, la #politique_scientifique.

    Elle se voit sur la #liste fermée des #thématiques concernées par le dispositif.

    D’abord, cette liste montre qu’on n’est pas du tout sur du papier/crayon/laptop. 330k€ pour une équipe dans ces domaines, c’est juste une blague.

    Surtout, on constate que cette liste exclut les #SHS - c’est-à-dire la discipline la plus en risque aux USA. Et pas seulement en risque de définancement. Ça pue la prison à plein nez.

    Le Ministre répond en substance "oui c’est vrai, mais il y a écologie qui est aussi menacée". L’aveu est terrible.

    L’aveu est terrible car il montre bien que l’intention n’est pas d’accueillir des scientifiques empêchés et persécutés, mais de profiter de la situation pour voler une paire de cerveaux considérés comme rentables par notre gouvernement.

    Tout ça en parlant de refuge pour les #libertés_académiques.

    Se prévaloir des libertés académiques tout en restreignant politiquement les #domaines_de_recherche. Formidable !👏

    Et il y a #écologie et écologie : l’écologie Total (pétrole à tous les étages, mais "vert") et l’écologie "arrêtez vos conneries on va tous crever".

    Laquelle vise le gouvernement ?

    Et là on arrive au point 3. la politique démocratique.

    L’administration Trump attaque très exactement les mêmes scientifiques que Macron attaquait dès 2020 en les considérant « coupable » de « casser la République en deux ».

    Les mêmes qu’on exclu du dispositif de « refuge ».

    https://www.lesinrocks.com/actu/macron-juge-le-monde-universitaire-coupable-davoir-casse-la-republique-e

    M. Macron aurait pu - même sans le reconnaitre publiquement - réaliser que l’offensive obscurantiste à laquelle il a lui-même participé pouvait conduire à des choses très graves, comme ce qui se passe notamment aux USA.

    Mais il a préféré s’entêter, et rester une politique de #vol_des_cerveaux.

    Tout cela est très dangereux, parce que ça va casser le moral des scientifiques français, mais qu’en plus ça va générer beaucoup de #frustration et de #déception auprès des scientifiques américains, dont beaucoup ont réellement besoin d’un #refuge.

    C’est le contraire de l’#humanisme.

    Pour les petits besoins de sa com’ personnelle, M. Macron est en train d’engager la responsabilité et la réputation de la France, mais sans mettre les moyens, et en ciblant l’inutile.

    En vouloir à la France va être tout à fait légitime. Et c’est très grave.

    Le gouvernement : "Tout sauf ces sales wokes. On ne veut que du top star grobraino en énergies fossiles ou en IA."
    L’ED : "Le gouvernement ouvre les frontières aux sales wokes"

    C’était couru, mais la stratégie du gouvernement est vraiment perdante-perdantes.
    ¯\(ツ)

    #France #recherche #accueil #chercheurs_en_danger #scholars_at_risk #ESR #USA #Etats-Unis #disciplines

    • Donc mon université a fait l’ouverture du journal de 8h de France culture avec son programme d’accueil des collègues états uniens dont les recherches sont en danger. 15 millions d’euros pour 10 à 20 collègues, sur le modèle #CPJ. Pour comparaison, j’ai appris que l’accueil de 3 collègues Palestiniens dans le cadre de Pause coûte à la même université... 75 000 euros

      Pour qu’on prenne bien la mesure de la #différence_de_traitement, alors que la présidence de l’université annonce qu’elle mobilise ses équipes pour trouver un logement et des places en école pour les familles des collègues états-uniens, voilà le message que les collègues nous envoient pour pouvoir assurer le minimum décent pour les collègues Palestiniens :

      Et voici le message d’appel à #solidarité concernant le troisième collègue palestinien, qui a le mérite de rappeler les conséquences matérielles de la guerre à Gaza et leur impact scientifique :

      #Palestine #deux_poids_deux_mesures

    • Accueil des chercheur∙ses internationaux en France : de qui se moque-t-on ? Communiqué intersyndical CGT-FO-FSE-FSU-Unef-Sud, 2 mai 2025

      Le 5 mai Emmanuel Macron organise un ersatz de cérémonie d’accueil pour « les chercheurs du monde entier » qu’il appelle à rejoindre la France. Ce soudain intérêt du président pour la recherche, nationale ou internationale, questionne alors que l’enseignement supérieur et la recherche sont très brutalement attaqués aux Etats-Unis, avec une remise en cause tout à la fois des libertés qui président partout à la vie universitaire, de la libre détermination des sujets d’enseignement ou de recherche par les enseignants et les chercheurs, ou des financements permettant le plein fonctionnement des institutions d’enseignement et de recherche.

      Des chercheur·ses sont brutalement licenciés, les budgets d’agences de recherche sur le climat comme la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), sur la santé comme la NIH (National Institutes of Health) ou sur l’espace comme la NASA (National Aeronautics and Space Administration) sont largement amputés, des bases de données sont brutalement fermées, les financements fédéraux de plusieurs universités sont gelés, des étudiant·es sont poursuivis par la justice. De nombreux projets de recherche internationaux sont à l’arrêt, les déplacements de chercheur·ses états-uniens sont entravés, leur participation à des groupes internationaux comme le GIEC remis en question.

      Face à cette lame de fond à laquelle sont confrontées l’université et la recherche publiques, l’intersyndicale de l’ESR rappelle que pour lutter contre l’obscurantisme, il est urgent de défendre la liberté de production et de diffusion des savoirs, comme bien commun et facteur de progrès social. La solidarité envers la communauté de recherche mondiale s’impose et il est indispensable de pouvoir accueillir ces collègues tout comme celles et ceux empêché·es de travailler ou persécuté·es dans leur pays, quel qu’il soit.

      Dans ce contexte, la mise en place d’une plateforme “Choose France for Science”, annoncée par le Président de la République française, en réponse à la situation des chercheur·es aux Etats-Unis est choquante, voire indécente.

      Indécente, car la politique du Président Macron depuis 2017 a considérablement affaible l’Enseignement supérieur et la Recherche (ESR) en France non seulement par un sous-financement chronique, des regroupements forcés et un pilotage accru, mais aussi par des atteintes quasi incessantes à la liberté académique : attaques sans fondement de la Ministre Frédérique Vidal contre les sciences humaines et sociales, supposées gangrénées par de supposés chercheur·ses « wokistes » ou « islamo-gauchiste », sanctions disciplinaires contre des chercheur·ses qui ont exprimés leur solidarité au peuple palestinien, interdiction de conférences et de séminaires sur la situation à Gaza dans les Universités de Lille, Lyon, Bordeaux, etc. S’y ajoutent les dispositions des Zones à Régime Restrictif (ZRR), qui conduisent à des dérives inquiétantes sur les libertés (dont celle de publication) et les recrutements sous couvert de sécurité nationale.

      Et bien sûr le meilleur moyen d’affaiblir la recherche et la diffusion des connaissance est tout simplement d’assécher les finances publiques des établissements concernés. Sous la présidence Macron (2017 – 2022), le nombre de personnels enseignants titulaires a continué de baisser (-3,1% depuis 2015) tandis que celui des personnels enseignants contractuels explosait dans des proportions inquiétantes (+18,5%) et que le nombre d’étudiant·es augmentait (+325 000 / + 12,5%), la part de la richesse nationale consacrée à la recherche est passée de 2,25 % à 2,22 % (quand les États-Unis y consacrent 3,47 %), le bâti universitaire est en phase de délabrement accéléré (57 % de passoires énergétiques, 1/3 de bâtiments « vétustes »). Après les coupes brutales dans les budgets de l’ESR en février 2024 (-600M€), le gouvernement Macron a encore taillé 950 M€ en 2025 (dont -493 M€ sur la mission enseignement supérieur et recherche)…

      Dans ce contexte, les annonces du gouvernement Macron-Baptiste (ministre de l’ESR) ainsi que certains président·es d’université ne visent qu’à redorer leur image à peu de frais.

      Loin de répondre aux besoins criants des travailleur·ses et des étudiant·es de l’ESR public, ces annonces sont choquantes : évoquer une enveloppe de plus de 300 000 € par an par chercheur·se états-unien accueilli quand le salaire moyen d’un·e enseignant·e–chercheur·ses en France s’élève à 63 000 € brut / an (rapport social unique 2022), quand des milliers d’ATER (attaché·es temporaires d’enseignement et de recherche) payés 22 % au-dessus du SMIC (ou 13 % en-dessous pour les 1/2 ATER), quand 170 000 vacataires sont payés sous le SMIC avec plusieurs mois de retard, quand 35 % des agent·es du secteur ont un statut précaire de contractuel. Et que dire de l’effondrement (-27 % depuis 2000 selon l’INSEE) du pouvoir d’achat des agent·es du secteur public, qui conduit à la paupérisation de toutes et tous, et en particulier des plus modestes (collègues de catégorie B et C notamment), qui assurent l’entretien et l’administration indispensables au fonctionnement de nos universités et organismes de recherche.

      La recherche est œuvre collective, et la concentration des moyens sur quelques individus ou sur quelques laboratoires (comme le prévoyait le projet des Key Labs), dont la contrepartie est leur raréfaction pour la masse des autres, est en réalité un frein aux progrès indispensables.

      Les organisations signataires, outre l’accueil décent de collègues empêchés ou persécutés dans leur pays, continuent de demander un budget ambitieux, à la hauteur des enjeux, pour le service public de l’ESR.

      https://academia.hypotheses.org/62050

    • « #Choose_Europe_for_Science » : l’#opération_Potemkine de Macron sur la recherche française

      Le président de la République veut accueillir les cerveaux américains, martyrisés par l’administration Trump. Mais sa peinture de la France en paradis de la recherche et des libertés académiques ne passe pas.

      « Nous« Nous sommes à un moment de rupture où l’impensable est devenu notre réalité. » Les mots d’Emmanuel Macron lundi 5 mai, en clôture de l’événement franco-européen « Choose Europe for Science », ont dû résonner étrangement aux oreilles de la communauté scientifique publique hexagonale : le président de la République parlait-il des États-Unis ou de la France ?

      Notre pays est bien sûr loin de vivre la guerre impitoyable contre la recherche menée par Donald Trump depuis son arrivée au pouvoir, sœur de celles lancées par Javier Milei en Argentine ou encore par Narendra Modi en Inde. Mais, comme le rappelle avec force le professeur de physique Bruno Andreotti, du collectif Stand Up for Science, des « formes de continuité » existent.

      Elles se nichent dans une série de mesures réactionnaires et austéritaires qui nuisent à la qualité de la production scientifique française et qui contribuent à installer, y compris sous la présidence d’un Emmanuel Macron, un « imaginaire fasciste » hostile aux libertés académiques.

      Parlons gros sous, d’abord : ce n’est pas aux États-Unis mais en France que, de crédits rabotés en argent non versé, le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche a fondu de près 10 % ces quatre derniers mois (environ 2,5 milliards d’euros en moins sur les 25 milliards d’enveloppes prévues).

      Structurellement, la recherche publique a vu son financement chuter de 2 % depuis 2019 et le temps nécessaire pour accéder à un emploi stable n’a jamais été aussi long : les contrats courts et précaires y explosent. Plusieurs universités françaises sont même au bord de la faillite, peinant à trouver l’argent pour simplement payer les salaires et les fluides.
      Pour les chercheurs, l’ironie du désespoir

      Les mots, dans ce cadre, ont un sens : interrogée en décembre sur le sort budgétaire réservé à l’enseignement supérieur et à la recherche française, Hélène Boulanger, présidente de l’université de Lorraine, évoquait auprès de Mediapart une véritable « saignée », qui en médecine évoque un traitement de choc pour éviter la mort.

      Le président de la République peut donc bien lancer son « appel de la Sorbonne », mettre 100 millions d’euros sur la table afin d’accueillir les chercheur·es martyrisé·es par l’administration Trump, chérir « la science libre et ouverte », « trésor » du continent européen.

      « Aux États-Unis, [les universités] furent riches, cannibales, miraculeuses, écrit la philosophe Nadia Yala Kisukidi, dans le magazine Politis. En France, elles rament et on les enfonce depuis plus d’une décennie. »

      Les chercheur·es français·es, sur les réseaux sociaux et dans les boucles de messageries professionnelles, ne sont pas dupes : ils et elles rappellent avec l’ironie du désespoir leurs bricolages de bouts de ficelle, les bureaux délabrés, les amphis bondés, les étudiant·es refusé·es en licence, en master, en thèse, ainsi que les efforts déployés chaque jour dans les laboratoires de recherche pour payer un billet de train, financer les contrats postdoctoraux décents, assumer les frais d’un colloque, répondre à une invitation à l’étranger, y compris dans les domaines les plus prestigieux.

      « Dans mon université, à Rennes 2, je ne vais jamais voir la couleur de ces millions, et on se bat quotidiennement pour sauver des postes, s’est ainsi indignée Anaïs Lefevre-Berthelot, maîtresse de conférences spécialiste du genre et des médias aux États-Unis, à l’occasion de la conférence de presse du collectif Stand Up for Science ayant suivi les annonces présidentielles. On va offrir quoi à nos collègues américains, un contrat court de trois ans et un retour au pays ? C’est une opération de communication. »

      Pour la CGT du supérieur, ces annonces en grande pompe sont même « choquantes », surtout quand il s’agit de dédier, comme l’a fait récemment le président de l’université d’Aix-Marseille Éric Berton, entre 600 000 et 800 000 euros par chercheur·e accueilli·e sur trois ans. Le salaire moyen d’un·e enseignant·e-chercheur·e en France s’élève à 63 000 euros brut par année (selon le rapport social unique de 2022 cité par le syndicat) et des milliers de vacataires, parfois payé·es moins que le Smic, attendent des mois avant de recevoir leur dû.

      Personne ne se risque cependant à minimiser les enjeux du séisme scientifique, mais aussi sanitaire et démocratique, engendré par la chasse aux sorcières que vivent actuellement les États-Unis. « Des gens vont mourir » en raison des décisions de l’administration Trump d’arrêter les recherches sur le VIH, sur les vaccins, sur le climat, insiste encore Anaïs Lefevre-Berthelot.

      Le professeur Alain Fischer, spécialiste des déficits immunitaires génétiques, a lui souhaité souligner la nécessaire, bien que minimale, prise de position européenne du jour : « Ursula Van der Leyen et Emmanuel Macron ont rappelé que les valeurs académiques sont indispensables, c’est bien et important qu’ils le fassent. »

      D’autres, et Emmanuel Macron le premier, ont pris garde aussi à ne pas réactiver une forme de concurrence mortifère, se faisant les promoteurs de la solidarité vitale entre communautés académiques. « Il n’y aura pas d’effet d’éviction, n’en déplaise aux malthusiens. La science se nourrit de cette émulation, de cette capacité à recruter et à attirer les meilleurs talents », a ainsi martelé le président à la Sorbonne.

      Mais qui notre pays souhaite-t-il réellement accueillir, et dans quel but ? « Attention de ne pas penser qu’aux stars de la recherche, quand on devrait accueillir en priorité les jeunes, les post-doctorants vulnérables, ceux qui ont sans doute le plus à perdre », a noté Alain Fisher.

      S’agissant des profils, Libération a révélé que les chercheur·es en étude de genre ou travaillant sur les minorités, thèmes honnis par l’équipage trumpiste, seraient exclu·es de la politique d’accueil « à la française ». « On peut défendre nos intérêts stratégiques et en même temps porter une vision universaliste », a assumé l’Élysée auprès de nos confrères. Que les « Marie Curie de demain » (pour citer encore le président) qui souhaitent traverser l’océan afin de rejoindre « l’Europe du savoir » se le disent…
      La France n’a rien d’un paradis académique

      Ce n’est pas non plus la première fois que la diplomatie scientifique fonctionne à géométrie variable : un peu plus de 5 000 visas « recherche » ont été délivrés entre 2023 et 2024, selon les statistiques du ministère de l’intérieur, soit une hausse de 12,5 % en un an, mais la grande majorité des chercheurs et chercheuses accueilli·es dans les laboratoires français sont d’abord… européen·nes.

      La réforme des frais d’inscription pour les étudiantes et étudiants étrangers, mise en œuvre à l’occasion du premier mandat d’Emmanuel Macron, s’applique, elle, chaque année plus durement, pénalisant notamment les étudiant·es venu·es du continent africain, souvent moins doté·es financièrement.

      Enfin, le programme Pause, qui finance depuis 2021 des scientifiques en exil (afghans, syriens, turcs, ukrainiens, russes, et récemment palestiniens, dont la sortie est le plus souvent bloquée par Israël…), a vu son budget passer de 7 millions d’euros en 2023 à 3 millions l’an passé, s’inquiète un membre du conseil d’administration.

      Le décalage entre les discours et la réalité semble tout aussi patent sur la défense des libertés académiques. C’est le même Emmanuel Macron qui, en plein délire sur « l’islamogauchisme », accusait en 2020 les universitaires de « casser la République en deux » et de favoriser « l’ethnicisation de la question sociale », son ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer organisant deux ans plus tard à la Sorbonne un colloque indigent en forme du procès du « wokisme ».

      Après le 7 octobre 2023, plusieurs universitaires ont également dénoncé une forme de traque de toute parole jugée propalestinienne, tandis que Gabriel Attal, alors premier ministre, attaquait directement Sciences Po, dont il disait ceci, dans une sorte d’anti-intellectualisme primaire : « Le poisson pourrit toujours par la tête. »

      Qu’à cela ne tienne : « Le racisme systémique, le nationalisme chrétien, la suprématie blanche, la haine de la culture, le capitalisme hardcore et le vin qui arrache, c’est là-bas. Pas chez nous, écrit d’une plume teintée d’ironie et d’amertume la philosophe Nadia Yala Kisukidi. En France, l’État de droit est en grande forme. Les espaces critiques, qui renforcent la bonne santé des démocraties libérales (médias, justice, université, multipartisme), ne flanchent pas. »

      Depuis la tribune de Choose Europe for Science, on entend enfin, dans la bouche du président de la République, un opportunisme politique à la limite du cynisme. Il s’agit d’attirer et d’accueillir les chercheuses et chercheurs étrangers soucieux d’une « science libre », mais aussi d’en profiter pour réformer « en profondeur » le système français.

      C’est-à-dire « simplifier », « alléger » les processus dans « la transmission entre recherche fondamentale et appliquée », favoriser encore davantage les « financements publics-privés », « aller plus loin dans les contrats d’objectifs, de moyens et de performance » qui s’imposent désormais aux universités françaises, favoriser les grosses unités comme Paris-Saclay, pourtant contestées.

      En bref, copier le « modèle américain », plus efficace que le modèle européen « ces trois dernières décennies », selon Emmanuel Macron. Sans tirer aucune leçon de la rapidité avec laquelle ce même système, brillant et envié partout dans le monde occidental, a été brisé, en à peine quelques mois, par la force d’un seul homme.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/050525/choose-europe-science-l-operation-potemkine-de-macron-sur-la-recherche-fra

    • Etudes sur le #genre ou les #minorités : les scientifiques que la France ne veut pas sauver du trumpisme

      L’Etat veut bien accueillir les chercheuses et chercheurs empêchés de travailler aux Etats-Unis, mais pas tous. Les thématiques considérées comme « wokes » ne font pas partie des cibles du gouvernement.

      C’est l’éléphant qui manque dans la pièce. La France déploie ce lundi 5 mai un grand #plan pour accueillir les scientifiques empêchés de travailler aux Etats-Unis. Dévoilée le 18 avril, la plateforme #Choose_France_for_Science « recensera les projets de recherche » autour d’une liste de #thématiques parmi lesquelles on trouve la santé, le climat, l’intelligence artificielle, le spatial, l’agriculture, les énergies ou encore le numérique. Les études de genre, ou décoloniales, n’y figurent pas. Elles font pourtant partie des thématiques frontalement attaquées par l’administration Trump.

      « Cela n’est pas étonnant. Les attaques contre les recherches médicales ou sur le climat indignent beaucoup plus, en France comme ailleurs, que les attaques ciblant les #sciences_sociales, de la sociologie à l’histoire », se désole la sociologue du CNRS Laure Bereni. Anne Fraïsse, latiniste et présidente de l’université de Montpellier Paul-Valéry, voit là « une forme d’#opportunisme pour attirer des chercheurs étrangers mais pas pour répondre à une forme d’exclusion ».

      Equilibres politiques nationaux

      A l’Elysée, on assume. « On peut défendre nos #intérêts_stratégiques et en même temps porter une #vision_universaliste. Pour le coup, cette initiative est à la croisée de ces deux ambitions-là », assure un conseiller. Les domaines privilégiés sont en lien avec la stratégie, assumée, de « réaffirmer la recherche comme étant un enjeu fort pour le #développement_économique et notre #souveraineté_industrielle ».

      Mathias Bernard, président de l’université Clermont Auvergne, « regrette » lui aussi cette orientation. « Il y a, y compris en France, tout un discours contre les universités qui repose sur la montée en épingle de ce que l’on appelait hier l’#islamogauchisme et aujourd’hui le #wokisme », constate celui qui dirigeait déjà son établissement en 2021, quand sa ministre de tutelle, Frédérique Vidal , dénonçait l’ « islamo-gauchisme »qui, selon elle, « gangrenait » les universités .

      Laure Bereni voit aussi dans ce choix le poids des équilibres politiques nationaux. « Il paraît sans doute plus prudent pour un gouvernement de centre droit dont la légitimité repose sur le soutien tacite du RN, de ne pas défendre des recherches scientifiques sur le genre, la question raciale ou les minorités, qui sont actuellement sous le feu des attaques de droite et d’extrême droite », avance-t-elle. Choisissez la France pour les sciences, donc, mais pas pour toutes les sciences.

      https://www.liberation.fr/sciences/etudes-sur-le-genre-ou-les-minorites-ces-scientifiques-que-la-france-ne-v

      #universalisme

  • La laïcité c’est pour les autres (épisode trouze mille).

    https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/mort-du-pape-francois/direct-mort-du-pape-francois-le-vatican-en-deuil-prepare-les-obseques-d

    Les drapeaux seront mis en berne « sur les bâtiments publics » samedi, jour des obsèques du pape François, a fait savoir Matignon, mardi 22 avril.

    https://www.francebleu.fr/infos/societe/la-region-sud-met-ses-drapeaux-en-berne-pour-rendre-hommage-au-pape-franc

    L’ensemble des drapeaux de l’hôtel de la région PACA a été mis en berne après l’annonce de la mort à 88 ans du pape François, une décision qui interroge le principe de laïcité.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/drapeaux-en-berne-facade-de-la-mairie-eteinte-l-hommage

    Pour rendre hommage au pape François, décédé ce lundi 21 avril 2025, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a décidé de mettre les drapeaux en berne sur la façade du Capitole.

    https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/2025/04/22/deces-du-pape-francois-un-parti-politique-demande-que-la-belgique-mette-ses-

    Les drapeaux des bâtiments de la Commission européenne à Bruxelles ont été mis en berne en mémoire du pape décédé lundi.

  • Une Iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme et incarcérée depuis plus d’un mois en France
    Eric Pelletier France Télévisions Publié le 11/04/2025
    https://www.francetvinfo.fr/monde/iran/une-iranienne-poursuivie-pour-apologie-du-terrorisme-et-incarceree-depu

    Une traductrice iranienne, détenue en France depuis un mois et demi, est visée par des poursuites pour « apologie du terrorisme » sur les réseaux sociaux, a appris France Télévisions, vendredi 11 avril. Enseignante à l’université Lumière Lyon 2, militante propalestinienne, Mahdieh Esfandiari a été arrêtée le 28 février. Le parquet de Paris et son pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) ont confié cette enquête politiquement sensible à la police judiciaire parisienne.

    Le 10 mars dernier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien s’est en effet publiquement inquiété du sort de cette ressortissante. « Nous n’avons pas encore pu obtenir d’informations précises sur sa situation de la part des autorités françaises compétentes », a-t-il déclaré. Dans un article titré « La troublante disparition d’une Iranienne en France », l’hebdomadaire Le Point(Nouvelle fenêtre) avait révélé l’identité de cette enseignante de 35 ans, qu’il présente comme « diplômée en langue française de l’université al-Zahra de Téhéran » et « installée à Lyon » depuis huit ans. (...)

    #Mahdieh_Esfandiari. #FranceIran