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  • Chômage : au moins 25% des salariés éligibles ne recourent pas à l’indemnisation, selon un rapport du ministère du Travail
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/chomage-au-moins-25-des-salaries-eligibles-ne-recourent-pas-a-l-indemni

    « Entre 25% et 42% » des salariés qui pourraient prétendre à l’assurance-chômage n’y ont pas recours, selon un rapport de la Direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), précisant que cela "représente sur un an entre 390 000 et 690 000 personnes non recourantes".

    Ce rapport, consulté lundi 3 octobre par l’AFP alors que s’ouvrent à l’Assemblée les débats sur le projet de loi sur l’assurance-chômage, note que ce non-recours « a été peu étudié » et reste un phénomène « difficile à mesurer ». L’étude, dévoilée par le quotidien Les Echos, court de novembre 2018 à octobre 2019, soit avant la crise sanitaire et la dernière réforme de l’assurance-chômage.

    « Le défaut d’information », un des motifs de non-recours

    Selon l’hypothèse centrale du rapport, "environ 30% des personnes âgées de 25 à 60 ans qui connaissent une fin de contrat dans le secteur privé sans être inscrites préalablement à Pôle emploi et qui remplissent les critères d’éligibilité ne recourent pas à l’assurance-chômage". Les auteurs notent que cette proportion est « comparable » à celle observée sur d’autres prestations sociales, citant les taux de « 34% pour le RSA » et "32% pour les retraites".

    Trois spécificités sont néanmoins pointées : les salariés en contrat temporaire (intérim et CDD) recourent « significativement moins » à l’assurance-chômage que les salariés en fin de CDI. Les non-recourants ont aussi travaillé moins longtemps que les recourants, et leurs droits potentiels sont donc « plus faibles ». Enfin, les non-recourants retrouvent un emploi plus vite que les recourants. 

    Concernant les motifs de non-recours, le document avance « deux grandes familles d’explication » : le « défaut d’information » et le « défaut de sollicitation ». Dans le premier cas, les personnes peuvent avoir des doutes sur leur éligibilité. Dans le second, il peut s’agir d’un arbitrage coûts/bénéfices défavorable : « crainte de la stigmatisation, démarches administratives, contrôles, etc. ».

    #chômage #Droit_au_chômage #non-recours

  • Le gouvernement envisage de dérembourser certains #arrêts_de_travail prescrits en téléconsultation
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/09/25/le-gouvernement-envisage-de-derembourser-certains-arrets-de-travail-prescrit

    Si la mesure est adoptée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, seuls les arrêts prescrits par le #médecin_traitant [qu’on trouve pas] seront remboursés, annonce Gabriel Attal. Cela permettra, selon le ministre, « d’éviter que certains enchaînent les consultations en ligne jusqu’à trouver [le médecin] qui voudra bien leur délivrer un arrêt maladie ».

    Selon lui, « on a constaté une explosion des arrêts maladie donnés, en téléconsultation, par un professionnel qui n’est pas le médecin traitant » pour un montant de « près de 100 millions d’euros l’an dernier ».

    Plus globalement dans son entretien au JDD, Gabriel Attal insiste sur la lutte contre la #fraude_sociale, clin d’œil aux députés Les Républicains (LR) dont le vote pourrait être précieux lors de l’examen des budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale au Parlement. Le ministre promet de « renforcer les pouvoirs des #cyberenquêteurs des caisses de la Sécurité sociale » qui pourront « repérer un professionnel qui ne déclare qu’une activité salariée mais propose ses services en indépendant sur Leboncoin sans les déclarer ».

    « Les fraudeurs n’écoperont plus seulement d’une amende, mais devront aussi régler leurs frais de dossier, car les Français en ont marre de payer pour eux », complète le ministre. A propos de la réforme des #retraites, la décision d’un amendement au budget de la Sécurité sociale sera « tranché[e] par le président et la première ministre », mais M. Attal l’a redit : « Nous ferons la réforme, notre régime est déficitaire. »

    #refus_du_travail #travail #budget

    • toujours le même discours moisi sur la #fraude_sociale = #guerre_aux_pauvres, avec zéro points de repères ni comparaisons avec les autres centres de coûts du budget de l’état ; stigmatisez, stigmatisez, il en restera toujours quelque chose.

      Attal a le mérite d’asséner un chiffre [pratique à la mode] qui du coup peut servir à évaluer l’ampleur des dégâts : « près de 100 millions d’euros l’an dernier » ; OMG ; environ le montant des sub à la presse https://seenthis.net/messages/974059 dont 1/6 part chez « I ❤️ Bernard » (LVMH).

      Et sinon, à combien ils estiment la fraude fiscale, des boites, des patrons, ou des riches ou semi-riches ? J’ai vu 100 aussi, dans l’internet, mais c’est 100 milliards https://www.francetvinfo.fr/economie/impots/lutte-contre-la-fraude-fiscale-pres-de-100-milliards-deuros-echappent-t

      Pour l’histoire des retraites, Le Monde a réussi à trouver un rapport avec le titre [et le sujet] de l’article, ou c’est juste qu’ils ont profité de l’occasion pour fourguer la propagande gouvernementale façon Coué [il en restera toujours quelque chose] ? Même le COR démontre que « notre régime est déficitaire » est au mieux une infox.

    • Bob de l’ARS @Mr_CPOM
      https://twitter.com/Mr_CPOM/status/1574131376517009409

      les arrêts c’est le genre de dépense qui a explosé en particulier suite aux réformes des retraites, avec une augmentation fulgurante chez les 55/65 et surtout les 60/65, bref les gens qui étaient retraités avant les réformes

      par effet de bord ça crée aussi du sous effectif dans bcp de services publics car quand un poste est occupé par qqn de cassé généralement ses absences de santé ne sont pas compensées

    • La retraite permet à celleux qui n’ont plus un état physique au top (on dit aussi être vieux ) de se soigner. Mais ça ne semble pas avoir été entré comme paramètre dans l’algorithme, et comme ça coûte finalement plus cher à la société que la retraite la prise en charge des soins + la place (suppression du service travail) pour réduire les coûts, après avoir supprimé les médecins suffisait de supprimer les consultations.

    • Alors le fait qu’à chaque nouvelle guerre-qu’elle-est-bonne on nous conchie le pacifisme et l’anti-impérialisme et tout ça c’est la faute à Chomsky, c’est pas nouveau.

      Mais qu’on passe aussi rapidement à « l’écologie, c’est le nouveau Munich », j’avoue que ça m’a un peu surpris.

    • On a la BD à la maison dont on cause pas mal cet été. Elle est bien, en ce qu’elle met des ordres de grandeur en tête, et pose les problématiques en des termes concrets et intelligibles sans omission ni tours de passe passe. Mais comme le signale certains, il évacue très vite les coûts inconnus à la fois de démantèlement et de construction futurs, concernant le nucléaire. Il explique bien les différences entre les différentes énergies. Et oui, le nucléaire reste une solution magique de par la quantité d’énergie qu’elle apporte ainsi que son rendement, par rapport à tout le reste.

      Par contre, j’ai quasiment rien dans mon Twitter à son sujet, à part DS ce matin.

    • Alors c’est pas l’aspect pour/contre le nucléaire qui m’interpelle ici, c’est le fait que le discours pro-nucléaire devient omniprésent, précisément parce qu’on a une guerre avec la Russie. Sous cet angle désormais les opposants au nucléaire ne seraient pas « irresponsables » pour toutes les raisons habituellement avancées par les pro-nucléaire, mais bien parce que ce sont des collabos de l’impérialisme russe (difficile d’échapper aux dénonciations de l’irresponsabilité allemande qui se serait « livrée » d’elle-même à Poutine à cause de sa dépendance au gaz russe).

    • Vraiment pas assisté à cet aspect des choses, et j’en suis fort aise.

      Je ne collationne pas tout, mais il est significatif de constater que l’inflation en général, et sur l’énergie fossile en particulier, était déjà présente en fin d’année dernière, avant même la guerre en Ukraine.

      Exemple significatif :

      L’inflation « va se stabiliser » en 2022 et « baisser graduellement au cours de l’année », assure Christine Lagarde
      https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/l-inflation-va-se-stabiliser-en-2022-et-baisser-graduellement-au-cours-

      Mais l’ancienne ministre de l’Économie se veut rassurante : « On voit cette baisse se poursuivre pendant l’année 2023 et l’année 2024 parce que les prix de l’énergie ne vont pas continuer à augmenter de manière indéfinie et les embouteillages vont finir par se résorber », assure-t-elle. Elle appelle « embouteillages » les difficultés de livraisons des produits dont les achats ont augmenté.

    • Au contraire de ton impression, à part un petit cercle, je vois toujours beaucoup d’anti-nucléaires sur Twitter, notamment pour ce qui est de sa sécurité (ou plutôt de son insécurité supposée), brandie comme un totem d’immunité à tout argument rationnel.

    • vous voulez une blague semi-sérieuse d’agents de sécu d’EDF ?
      (bon je la fait quand même parce que j’ai pas le temps d’attendre la réponse)

      moi : C’est quoi le protocole de mise en sécurité du personnel en cas d’accident nucléaire ?
      Mec chargé de la sécu : le doigt mouillé !
      moi : ??!! (en mode Cékoidont ?)
      Mec chargé de la sécu : (qui voit ma tête perplexe) : bah tu mouilles ton doigt tu prends la direction du vent
      moi : (tête qui fait oui et ?)
      Mec chargé de la sécu : bah c’est par là qu’il faut fuir
      (en pointant vers là d’où vient le vent)

      bisous

    • Gravelines, c’est l’endroit qui est sous l’eau si le niveau de la mer monte de 1 mètre ? (pas tout à fait, mais presque...)

      http://flood.firetree.net/?ll=51.0174,2.1347&zoom=14&m=1

      J’ai vérifié l’aut’jour ce qu’il adviendrait de mon infra hébergée chez OVH à Gravelines, si un tel évènement arrivait demain... Je me suis fait la remarque que finalement, les datacenters de Strasbourg étaient peut-être un investissement d’avenir...

  • Crise de l’énergie : piscines, patinoires, stations de ski... Faut-il s’attendre à d’autres fermetures cet hiver ?
    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/crise-de-l-energie-piscines-patinoires-stations-de-ski-faut-il-s-attend

    Dans l’agglomération de Montpellier (Hérault), par exemple, les piscines de Lansargues, Palavas-les-Flots, Mauguio et La Grande Motte « ferment un jour par semaine » ainsi qu’un à deux mois pour les vidanges. Une mesure qui permet à « la collectivité de faire 300 000 à 320 000 euros d’économies », fait savoir la communauté de communes du Pays de l’Or.

    Alors ce n’est pas Montpellier, ces villes ont justement fait le choix de ne pas participer à la Métropole de Montpellier. Par ailleurs, elles ne sont pas forcément représentatives de la situation générale : ce sont (Palavas et La Grande Motte en particulier) des villes balnéaires avec des déséquilibres de fréquentation monstrueux entre l’été et l’hiver. Classiquement ce sont des villes avec des problèmes de surdimensionnement des installations, réellement fréquentées pendant la saison touristique, ambiance film de zombies le reste de l’année.

    Dans le coin, plus clairement, c’est la piscine de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans le Grand Pic Saint-Loup, qui est carrément fermée par Vert Marine. (Mais là non plus ce n’est pas du ressort de Montpellier.)

    À Montpellier, à ma connaissance, la seule question pour l’instant porte sur la patinoire, qui est gérée par Vert Marine. Les piscines, elles, je ne trouve pas d’information sur une éventuelle délégation de service public (ça m’étonnerait).

  • Délégation de service public : désolé, vos loisirs sont désormais privatisés et soumis à la #loi_du_marché ...

    Crise de l’énergie : l’entreprise Vert Marine ferme une trentaine de piscines en France
    https://www.ouest-france.fr/normandie/vert-energie-ferme-une-trentaine-de-piscines-en-france-ca5730f6-2d27-11

    L’entreprise Vert Marine, qui exploite près de 90 piscines en France, annoncé devoir en fermer brutalement trente d’entre elle ce lundi 5 septembre. La facture énergétique est, selon l’entreprise, trop élevée.
    .../...
    Environ 10 % des 4 000 piscines publiques françaises sont gérées via une délégation de service public et non directement par la collectivité où elle est implantée. Souvent chauffées au gaz, les piscines sont des équipements très énergivores et subissent de plein fouet la hausse des prix.

    • ah ben comme ça on va où ? si c’est privé et qu’on veut pas se priver faut une piscine privée bien à soi cqfd

      ça va bien au delà de l’enjeu des « loisirs »... tous les discours officiels (OMS, CPAM, etc. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/activite-physique-sante) portent au pinacle l’activité physique comme condition nécessaire primordiale à la santé, aux convalescences, aux guérisons. (les mairies et) les boites qui encouragent la sédentarité portent atteinte à une nécessité biologique

      les études scientifiques à ce sujet se multiplient, ce qui donne lieu à une extension de la logique de la mobilisation, de la performance, par exemple faut fabriquer de supers bébés

      Activité physique pendant la grossesse : le bébé en profite aussi
      https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/04/12/activite-physique-pendant-la-grossesse-le-bebe-en-profite-aussi_6121869_1650

      mais pas seulement puisque nous restons pour partie des chasseurs cueilleurs y compris face à nos écrans au taff etc. alors que la posture verticale s’abime si on ne s’en sert pas
      or la nage permet de se tenir droit et de se muscler en limitant l’effet de la pesanteur et la violence exercée sur l’organisme (par ex, celle de la course)

      sinon, il semble que cette boite va avoir un souci juridique, la rupture de contrat est manifeste.

      #sédentarité #activité physique #PPP

    • C’est marrant, cette nuit je tombe sur un touit qui dénonce les fermetures de RER, et illico ça a été le déferlement d’abrutis réclamant qu’on privatise le train, le RER et tout le tralala, parce que ce serait plus efficace. Et ce matin j’apprends qu’on ferme des piscines municipales parce qu’elles ne sont plus rentables pour l’exploitant privé.

      Ça doit être ce qu’on appelle la preuve par le pudding.

    • Où les municipalités concernées parlent de « coup de force » de la part de Vert Marine, la société privée gestionnaire des piscines en délégation de service public et envisagent des recours en justice.

      Une trentaine de piscines publiques ont fermé leurs portes, lundi 5 septembre, notamment à Granville, à Versailles ou à Limoges où le vice-président de la Métropole indique à franceinfo être « prêt à aller en justice ». La société qui gère ces bassins pour le compte des collectivités locales, Vert Marine, affirme ne plus pouvoir faire face à l’augmentation des prix de l’énergie. « On va essayer de discuter avec les collectivités. Leur expliquer pourquoi il faut que cela s’arrête : le coût n’est plus acceptable et l’on ne peut plus le répercuter », a regretté lundi auprès de franceinfo Thierry Chaix, le patron de Vert Marine.Sauf que l’entreprise a normalement un devoir de continuité de service public. Cette continuité de service public est le principe de base qui s’impose à toutes les entreprises qui gèrent aussi bien une piscine, qu’une autoroute ou un aéroport pour le compte d’une collectivité ou de l’État. Cela implique que le service public en question doit fonctionner de manière continue et régulière parce qu’il en va de l’intérêt général.

      https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/flambee-des-prix-de-l-energie-la-societe-vert-marine-a-t-elle-le-droit-

      La palme revient sans doute à la commune de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, dont le maire, Bernard Morilleau, explique ce matin à Maire info avoir été prévenu… « par les usagers, qui sont arrivés à la piscine lundi et ont trouvé une affichette A4 sur la porte expliquant que la piscine était fermée ». Le maire a eu les responsables de Vert Marine au téléphone, qui lui ont expliqué « vouloir faire pression sur les élus et le gouvernement ». Ils ont proposé une rencontre – qui aura lieu cet après-midi – aux élus de l’intercommunalité, qui a la compétence sur l’équipement. « Moi, je préfère qu’on discute avant, tempête le maire. Ils prennent une décision aussi forte, sans nous prévenir, et après ils viennent discuter… ». La situation paraît d’autant plus incompréhensible que l’équipement en question est chauffé… au bois. « Nous avons fait de gros investissements, et 80 % des besoins énergétiques de l’équipement sont assurés par une chaudière bois, pas par le gaz. Alors ? ».

      L’intercommunalité « réfléchit » à une action juridique : « C’est quand même une prise en otage des usagers et une remise en cause du service public, alors qu’on a un contrat qui nous lie ! ».

      https://www.maire-info.com/services-publics/piscines-le-coup-de-force-de-vert-marine-qui-scandalise-les-elus-article

      Non, parce que je voudrais pas chercher la petite bête, mais les construction de ces piscines, c’est quand même les municipalités qui les ont financées, non ? Et le prestataire de ce service public, quant à lui, n’a juste qu’à jouer du tiroir caisse ? Arrêtez-moi si je me trompe ...

    • Délégation de services publics : le business « à la française ». Merci Frustration et la presse libre !

      https://www.frustrationmagazine.fr/piscines-fermees

      Le récit de la majorité des médias a été le même : une trentaine de piscines municipales à Limoges, Montauban, Nîmes, Meudon… ont été fermées “pour une durée indéterminée » par le groupe privé qui les gère, Vert Marine. Ces piscines n’ont rien de la petite piscine municipale classique. Il s’agit le plus souvent de complexes aquatiques, avec des noms mi-marketing, mi-ringards (centre aquatique Nemausa à Nîmes, Océabul à Saint-Jean-de-Monts, etc.). Ce groupe est en délégation de service public avec des communes et des intercommunalités : ces dernières confient la gestion d’un équipement public à un prestataire privé. Malgré ce dispositif contractuel, qui comporte un cahier des charges, des horaires d’ouvertures et des tarifs négociés avec les autorités locales, sa direction a fermé les portes des installations municipales, sans prévenir personne, mettant fin, de fait, à un service public.
      .../...
      Pourquoi l’ensemble des journalistes répètent-ils la version officielle d’un dirigeant ayant eu des déboires avec la justice ?
      On pourrait nous répondre que toutes les rédactions de France n’ont pas le temps de creuser, et sont bien obligées de reprendre les informations les plus évidentes dont elles disposent. Sans recul face à la crise énergétique dont on nous rebat les oreilles, aucun journaliste n’a donc aujourd’hui interrogé la véracité des propos du PDG du groupe, la situation financière réelle de son entreprise ou encore la façon dont on y gère l’argent et les salariés. A l’heure actuelle, il est impossible d’affirmer, comme le fait France Info, que le groupe Vert Marine est “contraint” de fermer ses piscines, sauf à se baser sur une seule source, son patron. Mais l’éthique journalistique n’impose-t-elle pas de croiser les sources ?

    • 1-[PISCINES FERMÉES : LE FIN MOT DE L’HISTOIRE]

      https://threadreaderapp.com/thread/1572127946382385154.html

      Vous vous souvenez de la fermeture des 30 piscines municipales en délégation de service public, gérées par le groupe privé Vert Marine ?
      2-Au moment de l’annonce de la fermeture, au début du mois, nous dénoncions à
      @Frustration_web le fait que quasi aucun média n’interroge les motifs de l’entreprise. A l’époque, tous les articles relayaient le motif de la direction de Vert Marine « l’électricité est trop chère »
      3-Au point que personne n’était allé regardé si la direction disait vrai. Grâce à ce coup de chantage, le groupe avait obtenu la prise en charge d’une partie de ses frais par certaines mairies comme celle de Rivesaltes. On vous racontait tout ici :
      Piscines municipales fermées : le chantage d’un groupe privé
      Cette semaine, des piscines municipales ont été fermées sur décision du groupe privé assurant leur gestion. Pourquoi ?
      https://www.frustrationmagazine.fr/piscines-fermees
      4-Fun fact, cet article avait tellement circulé sur les réseaux sociaux que plusieurs journalistes nous avait contacté, dont le JT de France 2... dont la journaliste a posé un lapin à @NicolasFramont après lui avait dit « je vous rappelle dans 5 minutes ».
      5-Depuis, on a appris que le groupe disait vrai : son électricité était effectivement devenu trop chère. Mais pourquoi ? Parce que ce groupe privé qui gère des piscines publiques avait jugé astucieux d’acheter son électricité sur le marché de gros
      Des élus s’insurgent contre la fermeture des piscines publiques
      La société délégataire de service public Vert Marine est critiquée pour avoir clos une trentaine d’établissements et de centres nautiques le 5 septembre. Des collectivités territoriales dénoncent la d…
      https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2022/09/15/pour-vert-marine-les-economies-comptent-plus-que-la-notion-de-service-public
      6-Plutôt que de souscrire à des contrats qui assurent une certaine stabilité tarifaire, Vert Marine jouait sur le marché l’argent du contribuable, en prenant de gros risques. Et forcément, dans le contexte actuel, le marché de gros est devenu la pire façon de se fournir
      7-Les prix y sont beaucoup plus affectés par l’inflation que dans le cadre d’un contrat avec un fournisseur d’énergie. Vert Marine a joué... et a perdu. Et plutôt que d’avouer sa faute de gestion, a fait chanté les municipalités pour obtenir plus d’argent public.
      8-Plutôt que de vendre le château qui lui sert de siège social ou fait payer son patron ou ses actionnaires pour réparer cette erreur monumentale, cette entreprise privée est venu chouiner, avec la complaisance des grands médias.
      9-Aujourd’hui, on apprend que les piscines vont rouvrir. Des accords ont été trouvés avec les élus locaux, notamment dans les Yvelines où la communauté d’agglomération va faire bénéficier à Vert Marine de son contrat à tarif régulé
      lesechos.fr/pme-regions/il….
      Les élus locaux obtiennent la réouverture des piscines fermées par l’entreprise Vert Marine
      Les piscines fermées par l’entreprise Vert Marine sont en train de rouvrir leurs portes. En Ile-de-France, la forte pression des élus locaux et un accord sur les coûts de l’énergie ont permis un règle…
      https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/les-elus-locaux-obtiennent-la-reouverture-des-piscines-fermees-par-lentrepr
      10-Le modèle de la délégation de service public, qui a montré dans cette histoire ses énormes limites, n’a pas été remis en cause...
      Sauf à Montauban, où la mairie a réagi rapidement en réquisitionnant les salariés de son prestataire pour organiser la réouverture de sa piscine. 11-Elle a décidé de dégager Vert Marine et de reprendre la gestion directe de sa piscine. Pourquoi une décision aussi basique et responsable n’a pas été prise ailleurs ?
      La piscine Ingréo de Montauban rouvre ses portes lundi, annonce la maire
      La maire de Montauban veut reprendre la main sur la gestion du complexe aquatique de la ville. Vert Marine, le gestionnaire, en a fermé les portes le 5 septembre à cause d’une forte hausse du prix de …
      https://www.francebleu.fr/infos/politique/la-piscine-ingreo-de-montauban-reouvre-ses-portes-l

  • Grèves au Royaume-Uni : « Ce qui frappe, c’est l’ampleur du mouvement », souligne un spécialiste
    https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/greves-au-royaume-uni-ce-qui-frappe-c-est-l-ampleur-du-mouvement-soulig

    https://www.francetvinfo.fr/pictures/6K2hOG6o-64cvbXzYyP7ejoHxag/1500x843/2022/08/20/phpfjpepP.jpg
    La gare ferroviaire King’s Cross de Londres, quasi déserte, en raison de la grève, le 18 août 2022. (LEILA NEZIREVIC / ANADOLU AGENCY)

    Marc Lenormand : Ce qui est historique dans ce mouvement, ce sont les secteurs en #grève. Au cours des trente dernières années, les principales grèves au Royaume-Uni ont surtout touché le secteur public, principalement contre les politiques d’austérité. C’était le cas par exemple pendant ce que l’on a appelé « l’hiver du mécontentement », en 1978-1979. Ce qui est particulier aujourd’hui, c’est de voir des secteurs privés, parfois industriels, en grève, ce qui n’a pas été le cas selon les secteurs depuis vingt, trente, voire quarante ans. Par exemple, à partir de demain, il y a une grève de huit jours qui démarre dans le principal #port de containers du pays. Et c’est la première fois depuis 1989 qu’il y aura une grève dans ce port. Dans les chemins de fer, c’est la première grève nationale depuis 1994. Ce qui frappe, c’est l’ampleur du mouvement, mais aussi le nombre d’entreprises dans lesquelles les travailleurs ont voté pour la grève.

    Les mouvements de grèves sont relativement rares au Royaume-Uni, sont-ils considérés comme une action extrême ? Comme le signe d’une situation très difficile ?

    C’est surtout quelque chose qui est très compliqué à mettre en œuvre. En France, le droit à la grève est inscrit dans la Constitution. Ce n’est pas le cas au Royaume-Uni puisque dans les années 1980 et 1990, les gouvernements conservateurs ont introduit un cadre extrêmement restrictif. Cela veut dire qu’aujourd’hui, pour faire grève, il faut que les organisations syndicales fassent une campagne longue auprès de leurs adhérents, qu’ils organisent un scrutin et que ce scrutin vote majoritairement en faveur de la grève. Il y a même des seuils encore plus élevés dans certains secteurs puisque dans les transports, il faut non seulement au moins la moitié des adhérents et adhérentes consultés, mais aussi 40% du corps électoral, c’est-à-dire de l’ensemble des travailleurs susceptibles de se mettre en grève.

    C’est le signe d’un malaise très profond chez les travailleurs britanniques ?

    Ce qui est tout à fait remarquable, c’est qu’effectivement dans ces consultations, il y a des taux de participation très forts, souvent de plus de 80%. Cela a été le cas dans le rail, sur les docks par exemple. Et des votes pour l’action de grève ont dépassé les 90% : dans le secteur de la #Poste, 98% des postiers ont voté pour la grève. Donc, cela manifeste effectivement une détermination, et en tout cas une situation dans laquelle un grand nombre de travailleurs et travailleuses estiment qu’il est impérieux de passer à l’action pour obtenir des augmentations salariales. Parce que l’on sait que l’inflation au Royaume-Uni va dépasser 13% cette année, et qu’il est possible que près de deux tiers des foyers britanniques ne puissent pas payer leurs factures d’énergie cet hiver.

    #salaire #transports #droit_de_grève

  • « Don’t Pay UK » : le mouvement qui inquiète le gouvernement britannique- OCL
    http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article3297

    Après une hausse de 50 % en avril dernier, et plus de 6,5 millions de personnes en précarité énergétique, les tarifs de l’électricité devraient augmenter encore de 50 à 60% voire plus en octobre. Un appel vient d’être lancé au Royaume-Uni pour boycotter le paiement des factures d’électricité. - (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Rachat de RTT : on vous explique le débat sur cette mesure qui fait bondir la gauche
    https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/rachat-de-rtt-on-vous-explique-le-debat-sur-cette-mesure-qui-fait-bondi
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/ex5z4x1IW9wlQsN9TjlqoUs5gcU/1500x843/2022/08/01/phpfDfUUf.jpg

    Comme la gauche à l’Assemblée, ils fustigent une mesure qui « sert surtout à éviter de traiter le vrai sujet du pouvoir d’achat : les augmentations de salaires ». Ces personnalités, dont des représentants syndicaux de la CFE-CGC et de la CFDT Cadres, y voient « un puissant levier pour l’employeur, lui permettant de refuser l’attribution de jours de repos en arguant du paiement de ceux-ci, face à un salarié tiraillé entre son besoin de repos et l’amélioration de son pouvoir d’achat ».

    Cette histoire de monétisation des RTT ressemble beaucoup aux propos de Sarko sur « le travailler plus pour gagner plus ».

    On sait bien que cela ne peut se traduire, sur le terrain, que par une réduction brute des congés et, au-delà, par une régression supplémentaire dans la capacité des salarié·e·s à s’émanciper pour défendre leurs droits et pour conquérir leur autonomie vis à vis des schémas imposés par leurs employeurs.

    Voilà où on en arrive à force de rabâcher que la principale préoccupation des français seraient le « pouvoir d’achat ». Les syndicats et les partis de gauche (ci-dessus) ne sont pas d’une très grande clarté à ce sujet, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Non. Les salaires sont bas et s’ils sont bas c’est parce que les salarié·e·s sont embarquée·s dans un rapport de force qui leur est défavorable.

    Ont-iels d’autres solutions que d’inverser, par elleux-mêmes, le rapport de force afin d’arracher des mains de leurs patrons ce qui leur revient ?

    Sont-iels forcément guidé·e·s par la « lutte contre l’inflation » et la nécessité de « retrouver une économie de croissance » ? Ceci représente-t-il vraiment leur intérêt ?

    L’intérêt des salarié·e·s n’est pas de se transformer en générateur·e·s de combustibles permettant d’alimenter toujours plus la machine à consommer. L’intérêt de la société n’est pas de continuer ce modèle délirant de consommation à outrance par l’offre, qui nous conduit aujourd’hui dans le mur du choc climatique.

    À l’heure où il est plus facile d’obtenir individuellement de sa banque une autorisation de découvert que de gagner collectivement des augmentations de salaires, on sait que les principaux enjeux sociaux du moment résident avant tout dans la capacité des salarié·e·s - et au-delà, des forces sociales n’ayant rien à gagner du modèle existant - à conquérir par la lutte la dépossession totale du camp adverse : économique et politique.

    Cela devrait commencer par ne plus attendre que tombent les loi régressives pour agir.

    #RTT #Lutte-sociales #syndicalisme #pouvoir-d-achat #lutte_de_classes #revendications_salariales

  • Redevance audiovisuelle : compenser sa suppression avec une partie de la TVA n’est « ni fait, ni à faire », pour le PS
    https://www.francetvinfo.fr/economie/medias/france-televisions/redevance-audiovisuelle-compenser-sa-suppression-avec-une-partie-de-la-

    Pour l’élu PS, Arthur Delaporte, on « supprime un impôt […] dont certains sont déjà exonérés » pour le remplacer par « un impôt très injuste, la TVA, que tout le monde paye, même ceux qui n’ont pas la télé ».

    • Un aspect qui je ne vois pas abordé : les entreprises étaient soumises à la redevance télé, et cela pour chaque appareil détenu.

      Est-ce que cet aspect a sauté aussi ?

      (Perso ça m’arrangerait, parce que professionnellement j’avais pris l’habitude d’acheter des « écrans de télé » plutôt que des « écrans d’ordinateur », dans le but exclusif de les utiliser comme écrans d’ordinateurs branchés sur des ordinateurs, et que si tu dois payer une redevance de 138 euros chaque année sur de tels écrans, ça tourne au racket alors qu’au final il s’agit du même objet utilisé exactement de la même façon.)

      Je n’ai jamais non plus vu la répartition de la contribution des particuliers et des entreprises dans la redevance.

    • Sinon, dans la défense de gauche de la redevance, il y a la grosse difficulté in ze room : c’est quoi fondamentalement sa justification, ou au moins la justification de son montant ? En gros, l’idéal d’un service public de l’audiovisuel, c’est d’avoir un contrepoint pluraliste de l’information. Mais qui peut soutenir que le service public de l’information serait, ou aurait jamais été, pluraliste ? Qui, réellement, peut prétendre qu’on peut écouter France Inter, France Info ou France Culture pour obtenir une information de qualité ? Parce qu’à part une exception emblématique, à part Guillaume Meurice, on peut citer quoi ?

      Ou bien on est arrivés au stade où il faut défendre la « pluralité » de Léa Salamé parce que sinon c’est Christine Kelly ? La position gauche en est réduite à réclamer qu’on socialise les revenus de Léa Salamé et d’Alain Finkelkraut, au motif que sinon c’est CNews ?

      Pour le divertissement et la culture, est-ce que le mastodonte de la redevance se justifie pour financer les quelques exceptions qualitatives qu’on trouve sur le service public ? Ou bien est-ce que l’essentiel du budget part dans exactement les mêmes merdes que le privé ? Je veux dire, qu’on ait des concerts et des émissions musicales sympas sur le service public, certainement, qu’on ait parfois un truc à mater en replay sur Arte, oui. Mais ça représente quelle part de la redevance par rapport à Un si grand soleil, tous les soirs sur France 2 ? Qu’Un si grand soleil passe sur financements privés plutôt que sur un impôt obligatoire que je paie chaque année, est-ce vraiment un problème ?

    • Un débat sur ce que devrait être l’audiovisuel public serait intéressant.
      Ce matin, sur Twitter, un fil intéressant sur la nationalisation d’EDF, et la différence entre étatisation et socialisation, avec l’exemple de la sécu, qui a commencé socialisée et terminée désormais totalement étatisée.
      L’audiovisuel public, c’est la même chose.

    • La présentation de cette suppression de taxe comme un allègement fiscal est une bonne blague donc les macronistes ont le secret. Je n’ai jamais payé de redevance, refusant de financer ce très très mauvais « service public » qui a globalement toujours servi le pouvoir (et je ne l’écoute et regarde quasiment jamais), voilà que la taxe va revenir par une autre porte...

    • Les conditions d’exonération

      Mais, selon votre situation personnelle, votre âge et vos revenus, vous pouvez en être exonéré si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

      être âgé de plus de 60 ans sous condition de revenus, et ne pas être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ;
      toucher le minimum vieillesse (allocation de solidarité aux personnes âgées ou allocation supplémentaire d’invalidité), sous réserve de revenus ;
      toucher l’allocation adulte handicapé (AAH) ;
      être invalide et ne pas pouvoir subvenir à vos besoins par votre travail en raison de l’invalidité ;
      être veuf ou veuve, sous réserve de revenus ;
      être exonéré de redevance télé avant 2005, et avoir eu 82 ans au 1er janvier 2021 ou être handicapé ou vivant avec une personne handicapée, et ne pas être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ;
      résider en maison de retraite ou Ehpad ;
      avoir un revenu fiscal de référence égal à 0 ;
      les étudiants rattachés au foyer fiscal de leurs parents mais personnellement imposé pour la taxe d’habitation n’ont pas à payer la contribution à l’audiovisuel public.

      Être au RSA n’exonère pas de redevance TV. Il faut un revenu fiscal de 0 €. Donc une pension alimentaire (genre 50 €/mois), une heure de boulot, un chèque de mémé à Noël et tu paies.

      Quant à l’invalidité… ben, faut être invalide de guerre ou suite à un accident du travail. Les autres invalides paient.

  • Pouvoir d’achat : dispositif « honteux », mesure « juste et équitable », l’"indemnité carburant travailleurs" jugée par les automobilistes
    https://www.francetvinfo.fr/economie/automobile/essence/pouvoir-d-achat-dispositif-honteux-mesure-juste-et-equitable-l-indemnit

    Le projet de loi pouvoir d’achat du gouvernement prévoit notamment une aide à destination des travailleurs les plus modestes qui prennent leur voiture pour aller travailler. La remise à la pompe entrée en vigueur en avril va, elle, disparaître d’ici le mois de décembre. Et, à peine annoncé, ce « coup de pouce » fait déjà bondir certains.

    C’est génial.
    Ils te disent qu’ils vont aider les plus pauvres.
    D’ici le mois d’octobre, en fait. Pas avant.
    Comme pour l’aide à l’alimentation. Pas avant la fin de l’année.
    D’ici là, démerdez-vous.
    Crevez si possible.
    Ça évitera de devoir justifier le non-recours auprès des anti-républicains de la Nupes.

    • L’aide automobile uniquement pour les travailleurs « les plus modestes », ça sent l’usine à gaz impossible à gérer. Je vois pas trop comment ils vont pouvoir le mettre en place.
      – d’abord ça va gueuler que ça pénalise les chômeurs et les plus précaires, qui sont encore plus « modestes »,
      – va falloir faire du déclaratif sur la distance entre le boulot et le domicile ? Ou bien ce sera en fonction du nombre de litres consommés ?
      – qu’il faudra croiser avec les revenus (connus l’année d’après si on se base sur la déclaration de revenus) ;
      – emmener les enfants à l’école, donc ça compte pas, même pour les « plus modestes » ?
      – est-ce qu’il faudra démontrer qu’il n’y a pas de transports en commun qui pourraient remplacer la voiture ?
      – les artisans (modestes) sont-ils exclus du truc ?
      – On paie tout de suite ou bien on fait un forfait a posteriori ? (Actuellement l’« aide » est directement déduite à la pompe.)

      Je dis pas que c’est infaisable, je dis juste que c’est une usine à gaz. On demande à qui ? La CAF, les impôts, les employeurs, les gens eux-mêmes ?

  • Artificialisation des sols : les projets de construction sur des terrains agricoles ont explosé l’année dernière
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/artificialisation-des-sols-les-projets-de-construction-sur-des-terrains

    Le nombre d’opérations pour des maisons individuelles ou des zones d’activités a bondi de 25% en 2021, selon un rapport. Les propriétaires ont notamment anticipé les mesures contre la pression foncière prévues par la loi Climat votée en juillet dernier.

    • Un article à mon avis indispensable à lire, sur le sujet de l’artificialisation des sols :
      L’artificialisation est-elle vraiment un problème quantitatif ?, Eric Charmes
      Eric Charmes
      https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00849424/document

      Extrait de la conclusion :

      Résumons-nous. La France et ses campagnes ne sont pas menacées par une artificialisation massive des sols. Elles sont encore moins menacées d’être submergées par des nappes pavillonnaires déversées par les villes. De fait, la ville ne s’étend plus guère par étalement continu de son agglomération centrale. Elle s’émiette. Ceci étant, à surface artificialisée égale, cet émiettement soulève des problèmes que l’étalement continu ne pose pas ou sous une forme moins accentuée. Pour l’agriculture en particulier, l’émiettement démultiplie l’impact des extensions urbaines et périurbaines. De ce point de vue, le monde agricole se trompe en réclamant un arrêt de l’artificialisation. Il serait plus avisé de réclamer une meilleure organisation des extensions urbaines et une meilleure planification. Il est vrai que cela lui demanderait des concessions significatives, puisqu’un meilleur contrôle des extensions périurbaines nécessiterait que les maires des petites communes rurales se départissent de leurs prérogatives en matière de contrôle de l’usage des sols...

  • La crise du #logement en Bretagne à l’origine d’actions violentes ? - Bretagne - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/bretagne/la-crise-du-logement-en-bretagne-a-l-origine-d-actions-violentes-27-05-

    En Bretagne, la problématique a été relancée de façon spectaculaire en 2018 par un collectif (Dispac’h) de jeunes touchés par ce phénomène. La radicalisation observée à Caurel « n’étonnerait pas » son porte-parole, Ewan Thébaud. « Ce n’est évidemment pas notre mode d’action, insiste-t-il. Mais on sent bien que le stade de l’exaspération est franchi. De plus en plus de précaires et de jeunes ne parviennent plus à se loger, conséquence de la spéculation immobilière dans notre région. La colère monte face à l’inaction politique pour traiter ce problème. » Dispac’h revendique désormais une cinquantaine de militants actifs « pour une Bretagne libre, socialiste, féministe et écologiste ».

    • Au Pays-Basque, on songe à légiférer. C’est tout de même incroyable qu’on soit toujours obligé d’en appeler à l’arbitrage de l’état pour réglementer la #spéculation ... 🙃

      https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/logement/reportage-au-pays-basque-la-crise-du-logement-electrise-la-campagne-des

      Depuis une trentaine d’années, la côte basque française connaît une pression foncière et immobilière phénoménale, liée à son attractivité touristique toujours plus forte. Ajoutez à cela la démocratisation du télétravail et le retour à la nature post-Covid de nombreux citadins et vous obtenez le cocktail qui a vu les prix de l’immobilier s’emballer, sans que plus personne ne semble en mesure d’enrayer le phénomène. A Biarritz par exemple, un studio de 25 m2 atteint facilement les 250 000 euros à la vente (soit 10 000 euros du mètre carré) ou les 600 euros mensuels en location. Des tarifs comparables à ceux de Paris.

      « Ici, le problème numéro un, ce n’est pas l’emploi, ce n’est pas la santé, c’est de se loger dignement », résume Benat Etchebest, fondateur de la coopérative de logements Etxalde. Et face à cette crise, les Basques sont bien décidés à mettre la pression sur les politiques, alors que les législatives approchent à grands pas (les 12 et 19 juin).

      #logement #loyer #pénurie

  • Inflation et #pauvreté : « L’augmentation est nette, elle est sévère », s’alarme Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire
    https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/inflation-et-pauvrete-l-augmentation-est-nette-elle-est-severe-s-alarme
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/gE9m8FXEFoBn8WlLCe_b7wWwt-M/1500x843/2022/05/13/phpExMfOX.jpg

    « Quand on a deux salaires et qu’on ne s’en sort pas, imaginez ce qui se passe pour une mère célibataire. »
    Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire

    à franceinfo

  • Dons, crédits d’impôt, télétravail... Voici les nouveautés de la déclaration de revenus, dont la campagne débute aujourd’hui
    https://www.francetvinfo.fr/economie/impots/prelevement-a-la-source/dons-credits-dimpot-teletravail-voici-les-nouveautes-de-la-declaration-

    Pour la première fois, un abonnement à un titre de presse, d’information politique ou générale, en version papier ou numérique, peut donner droit à un crédit d’impôt, sous certaines conditions. L’abonnement doit, notamment, être souscrit entre le 9 mai 2021 et le 31 décembre 2022, pour une durée de 12 mois minimum. Cette réduction fiscale est égale à 30% des dépenses engagées dans le cadre de l’abonnement, précise Bercy.

    Ah ben tiens. Apparemment, elles étaient insuffisantes, les subventions à la presse qui dénonce chaque jour la culture de l’assistanat dans ce pays.

  • ENQUETE FRANCEINFO. #Logement : comment les « maxi-propriétaires » ont mis la main sur la moitié du parc locatif français
    https://www.francetvinfo.fr/economie/pouvoir-achat/logement/enquete-franceinfo-logement-comment-les-maxi-proprietaires-ont-mis-la-m
    https://www.francetvinfo.fr/pictures/nPpegnfthzRlrM6R-VrQxOIRUF0/1500x843/2022/02/24/phpqs0Otf.png

    Mais cette concentration et #financiarisation de l’#immobilier a aussi des conséquences néfastes pour l’accès au logement, selon certains experts. « C’est très mauvais pour la primo-accession et la propriété occupante. Ce sont des logements qui ne pourront pas être achetés », déplore Emmanuel Trouillard. Les loyers peuvent aussi avoir tendance à flamber. « On voit une corrélation très nette entre le non-respect de l’encadrement des loyers et les quartiers où il y a le plus de multipropriétaires », note Clara Wolf, économiste pour le site Meilleursagents.com. C’est le cas notamment dans 2e arrondissement de Lyon et dans le centre de Paris.

    « Avec les bénéfices de leurs loyers, les multipropriétaires peuvent financer leurs achats immobiliers. C’est un cercle vertueux pour eux mais un cercle vicieux pour la collectivité. »
    Emmanuel Trouillard, géographe

    à franceinfo

    Une fois dans les mains de « maxi-propriétaires », ces logements peuvent aussi sortir du circuit de la location classique. « Ces ménages sont dans une logique de rendement net et cherchent à maximiser les loyers tant qu’ils rencontrent une demande », explique l’économiste Clara Wolf. Avec un nouveau débouché facilement accessible et très juteux : la location touristique de courte durée. Ainsi, dans le 8e arrondissement de Paris, 56% des loueurs Airbnb ont plusieurs annonces sur le site alors que la moyenne parisienne est de moins de 30%, selon les données du site InsideAirbnb.com.

  • Nucléaire : la production d’électricité du premier EPR européen, en Finlande, reportée à mars
    https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/finlande-la-production-d-electricite-du-premier-epr-europeen-reportee-a

    Sa mise en service initiale était prévue pour 2010. La production d’électricité du réacteur nucléaire EPR d’Olkiluoto-3, construit par le consortium Areva-Siemens, est à nouveau reportée et commencera en mars, au lieu de fin février, a annoncé samedi 12 février l’électricien finlandais TVO. Ce nouveau report « est rendu nécessaire par des modifications qui doivent être apportées à l’automatisation de l’unité de production, en particulier aux fonctions de contrôle liées à l’îlot turbine », a-t-il précisé.

    La production d’électricité avait déjà été reportée à fin février, au lieu de janvier comme annoncé précédemment, soit douze ans après la date de mise en service prévue initialement. Une mise en service normale est attendue en juillet 2022.

    Aussi, on n’y met pas beaucoup du nôtre, collectivement. On pourrait par exemple tous se réunir sur l’esplanade de Notre Dame tous les dimanche et prier tous ensemble, pour que les astres s’alignent, et le réacteur se mette enfin en marche !

  • Covid-19 : moins de 200 000 cas en moyenne sur sept jours, une première depuis un mois
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-moins-de-200-000-cas-en-moyenne-sur-sept-jours-une-premiere-de

    La déferlante de contaminations liée à Omicron décroît nettement depuis fin janvier. Le nombre de cas quotidiens de personnes positives au Covid-19 en France repasse sous la barre des 200 000, avec 179 614 nouveaux cas remontés entre mardi soir et mercredi soir, selon les chiffres communiqués par Santé publique France jeudi 10 février. En outre, 192 323 cas en moyenne ont été recensés sur les sept derniers jours. Ces données datent de mercredi, mais n’avaient pas été publiées en raison d’un bug informatique.

    La vaguelette fantôme qui n’existe pas est en train de disparaître, comme prévu depuis 2 mois. Ce qui permet d’encore plus justifier la suppression des mesures de ralentissement de l’épidémie qui n’existaient pas. A vrai dire, la seule chose qu’ils souhaitent, c’est que tout le monde fasse comme s’il n’y avait pas d’épidémie, et retourne vivre sans masque et fréquente à nouveau les lieux qui ne le sont plus.

    • Soldes d’hiver : « Un bilan très décevant », souligne l’Alliance du Commerce
      https://www.francetvinfo.fr/economie/soldes/soldes-d-hiver-un-bilan-tres-decevant-souligne-l-alliance-du-commerce_4

      franceinfo : Quel bilan tirez-vous des soldes ?

      Yohann Petiot : Un bilan très décevant. Sur les trois premières semaines nous avons enregistrés une baisse d’activité de l’ordre de – 25% en magasin par rapport à 2019, ce qui est extrêmement important. On s’y attendait plus ou moins. Cette période des soldes a été marquée par des mesures de restrictions prises par le gouvernement pour lutter contre le Covid. Du télétravail, un nombre important de contaminations ou de cas contact, des classes fermées. Ce sont autant de raisons pour lesquelles les Français ne se sont pas déplacés et ne sont pas allés sur leur lieu de commerce et de bureaux et donc ont moins consommé.

      Ouééé, le télétravail, c’est la mort des petits commerces monsieur. Le gouvernement a vraiment été méchant. Forcer les cadres à se mettre à l’abri, pendant que tous les autres forçats devaient tenir les boutiques...

      Au fait, les soignants ont-ils l’obligation de télétravailler ? C’est pour savoir.

  • Cellule de gendarmerie #Demeter : la justice demande au ministère de l’Intérieur de mettre un terme à la prévention des « actions de nature idéologique »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/delinquance-dans-le-monde-agricole-la-cellule-de-gendarmerie-demeter-do
    Le tribunal administratif de Paris donne deux mois au ministère de l’Intérieur pour mettre fin à la prévention des « actions de nature idéologique » de la cellule de gendarmerie Demeter, mardi 1er février, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour. Destinée à lutter contre la délinquance dans le monde agricole, cette cellule est née dans le cadre d’une convention signée en 2019 avec le syndicat agricole majoritaire FNSEA et sa branche des Jeunes agriculteurs (JA).
    #surveillance
    https://www.l214.com/communications/20220201-decision-tribunal-administratif-cellule-demeter-gendarmerie