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    • « L’islamogauchisme est une insulte. »
      « Personne ne se définit comme islamogauchiste mais il y a des gens qu’on qualifie d’islamogauchiste pour les disqualifie. »
      « La ministre Frédérique Vidal reprend le vocabulaire de Valeurs actuelles ou des polémistes d’extrême droite et elle le fait au nom de la science. »
      « Ce qui est vrai pour les universités peut tout aussi bien toucher les médias. »
      « C’est toujours la gauche qui est visée. »
      « Est-ce qu’on entend des gens supposément islamogauchistes dans les médias ? Je n’ai pas l’impression que les médias soient monopolisés par des islamogauchistes, des intersectionnels, des racialistes ou des indigénistes. J’ai plutôt l’impression qu’on y trouve des attaques contre tout ça. »
      « Il s’agit de ne pas se tromper sur qui a le pouvoir d’annuler et de censurer. Finalement, sur qui cherche à intimider ? »

      Sur l’enquête du CNRS voulue par Frédérique Vidal
      « Pour comprendre la pandémie, nous avons mené une enquête dans laquelle nous avons considéré qu’il était important de prendre en compte plusieurs dimensions et en particulier la classe, le genre et la race. »
      « Je veux croire que le CNRS a compris qu’il avait intérêt à se doter d’outils, comme l’annonce le CNRS, pour penser la réalité sociale. »
      « La réalité en ce moment dans l’université, c’est la précarité étudiante. Est-ce que l’on peut croire que pour en parler, il faudrait faire abstraction de la race ? Est-ce qu’il ne faut pas articuler plusieurs dimensions et en particulier race et classe. »
      « La réalité, c’est des rapports de domination qu’il faut bien pouvoir nommer. »

      Sur la place des travaux d’universitaires sur les questions de race, d’indigénisme ou de post-colonialisme
      « On ne sait pas exactement de quoi on parle. »
      « Aujourd’hui, il y a peu d’universitaires qui font des recherches sur les questions intersectionnelles, de race ou d’indigénisme. Il n’y a pas de laboratoire consacré à ces questions. Il n’y a pas de département qui soit consacré à ces questions, ni de master ou de doctorat. Donc la réalité c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui travaille sur ces questions mais il y a une génération nouvelle qui est amenée à en parler et croise ces questions de genre et de race. »
      « Toutes les nouvelles générations ont compris qu’on ne pouvait pas s’aveugler au genre et à la race parce que ça joue un rôle dans notre société. Donc si on veut parler de la réalité, on ne peut pas faire comme si on ne voyait pas. »
      « Il est tout aussi problématique de s’aveugler au genre et à la race que de s’aveugler à la classe. »
      « Si on veut penser l’ensemble des rapports de domination dans qui structurent la société, on ne doit pas se doter d’un outil mais d’une pluralité d’outils. »
      « Il y a une panique morale chez une partie des générations les plus avancées qui voient que le monde change et que les plus jeunes ne voient pas le monde de la même manière que nous. »

      Sur la polémique lancée par Frédérique Vidal
      « À défaut d’avoir des exemples sur les islamogauchistes, on va chercher du côté du fascisme. »
      « Il y a beaucoup de confusion et il est tout de même embarrassant de lancer une polémique sans n’avoir rien compris des choses dont on parle. »
      « Il y a une irresponsabilité de nos responsables politiques et cette irresponsabilité est délibérée. Au fond, dire n’importe quoi a une fonction politique : c’est jouer la confusion et l’anti-intellectualisme. Il s’agit de de dire que les intellectuels sont dangereux et donc penser est dangereux. C’est ce qu’on entend dans tous les régimes autoritaires dans le monde. »
      « La dérive autoritaire passe toujours par l’anti-intellectualisme. »
      « Montrer les rapports de domination dans la société c’est faire en sorte qu’ils soient visibles c’est-à-dire qu’il s’agit de troubler l’évidence des choses. Et c’est cela que ne veulent pas nos gouvernants. »

      Sur le gouvernement et l’extrême droite
      « On suggère aujourd’hui que peut-être la ministre aurait été maladroite comme si son propos était isolé alors que c’est le président de la République qui le premier a lancé l’offensive en juin dernier lorsqu’il jugeait les universitaires coupables de casser la République en deux. »
      « Le ministre Jean-Michel Blanquer s’en était pris à la complicité intellectuelle avec les terroristes. »
      « Frédérique Vidal a cru bien faire pour poursuivre le programme gouvernemental. »
      « On a assisté il y a quelques jours à un débat entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen et on voit qu’ils disent la même chose.
       »

    • Pierre Ouzoulias : « Frédérique Vidal n’a plus rien à faire à la tête du ministère de la connaissance »

      « Le problème, c’est celui de sa conscience avec elle-même. Je crois qu’elle n’a plus rien à faire à la tête du ministère de la connaissance « . Le sénateur Pierre Ouzoulias qui se dit « effondré » et « triste pour la science française », réclame au micro de Public Sénat le départ de Frédérique Vidal du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

      En cause : la confirmation hier à l’Assemblée nationale par Frédérique Vidal de la mise en place d’« un bilan de l’ensemble des recherches » qui se déroulent à l’université, afin de distinguer « ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme et de l’opinion ». « Une enquête » sera donc bien menée par le CNRS à la demande de la ministre sur « l’islamo-gauchisme » qui « gangrène » selon elle l’université.
      « Une enquête anti-constitutionnelle »

      De quoi mettre en rogne Pierre Ouzoulias qui est également chercheur de profession. « Qu’une ministre reprenne comme cela et valide les thèses de l’extrême droite, parce que l’islamo-gauchisme est un concept pensé par l’extrême droite comme le grand remplacement, je crois que malheureusement ce gouvernement est en train de préparer l’irrésistible ascension dans la prise de pouvoir de l’extrême droite », a lâché le sénateur communiste.

      Avant de qualifier cette enquête « d’anti-constitutionnelle », car « un professeur d’une université a ses libertés académiques qui sont défendues par la Constitution, donc on ne peut pas demander à un autre organisme comme le CNRS de venir enquêter sur ses travaux universitaires. »

      Sur les thèses de l’extrême droite reprises selon lui actuellement par le gouvernement, le sénateur Ouzoulias a également indiqué qu’« il faudrait que les républicains et les anti-facistes se réunissent pour faire front à une banalisation de ces propos d’extrême droite ».du ministère de la connaissance »

      https://www.publicsenat.fr/article/politique/pierre-ouzoulias-frederique-vidal-n-a-plus-rien-a-faire-a-la-tete-du-min

  • #Sport, #culture et #travaux_pratiques : comment en 1936 #Jean_Zay inventa l’#école d’aujourd’hui | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/societe/sport-culture-et-travaux-pratiques-comment-en-1936-jean-zay-inventa-l-ec

    De 1936 à 1939, en seulement trois années, Jean Zay, tout jeune ministre de l’#Éducation_nationale du gouvernement Léon Blum va largement œuvrer pour la démocratisation de l’école. Une démocratisation de l’enseignement et une ouverture aux arts et aux sports qui inspire encore l’école d’aujourd’hui. Arrêté, il est assassiné à l’âge de 40 ans par la milice du régime de Vichy en 1944. À l’occasion de la diffusion du film « L’école est à nous » de Stéphane Benhamou, retour sur un héritage toujours vivant et creuset de l’école d’aujourd’hui à travers le regard croisé de deux sénateurs.

  • La prolongation des #détentions_provisoires interdite pendant l’#état_d’urgence | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/la-prolongation-des-detentions-provisoires-interdite-pendant-l-etat-d-ur

    Presque un an après son entrée en vigueur, les Sages de la rue Montpensier viennent censurer définitivement l’article 15 d’une ordonnance du 25 mars 2020, prise sur le fondement de la loi d’habilitation de l’état d’urgence du 23 mars 2020. Ce texte autorisait la prolongation de toutes les mesures de détention provisoire ou d’#assignation_à_résidence sous surveillance électronique, sans passer par le contrôle d’un #juge.

    […] L’ordonnance du 25 mars prolongeait « de plein droit » de 2 à 6 mois, selon la gravité de l’infraction, l’ensemble des détentions provisoires. En application de l’article 15 de cette même ordonnance les prolongations de détention provisoire décidées pendant la période de l’état d’urgence sanitaire continuaient à s’appliquer malgré la fin de celui-ci.

    Saisi en référé le 3 avril, le #Conseil_d’État, qui n’avait pas pris la peine de tenir audience, avait jugé que l’ordonnance garantissait les droits et libertés des personnes en détention provisoire ».

    […] Avant même la décision du #Conseil_Constitutionnel, les sénateurs pointaient la constitutionnalité « incertaine » de l’ordonnance. « La prolongation de plein droit sans intervention explicite du juge des libertés et de la détention était une atteinte disproportionnée aux libertés, dont les conséquences pratiques semblent heureusement circonscrites » écrivaient-ils. De même, le rapport du Sénat rappelait la position de la chambre criminelle de la #Cour_de_Cassation qui s’appuyait sur l’article 5.3 de la #Convention_européenne_des_droits_de_l’homme, selon lequel toute personne « arrêtée ou détenue [notamment celles placées en détention provisoire] doit être aussitôt traduite devant un juge […] et a le droit d’être jugée dans un délai raisonnable, ou libéré pendant la procédure ». « Une interprétation apparemment inverse de celle du Conseil d’État » relevaient sobrement les élus.

  • Gens du voyage : le Sénat adopte un texte modifiant le cadre actuel et renforçant les sanctions | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/gens-du-voyage-le-senat-adopte-un-texte-modifiant-le-cadre-actuel-et

    Les sénateurs ont adopté ce 19 janvier une proposition de loi déposée par la droite, et soutenue par les centristes, qui prévoit d’améliorer les outils à la main des collectivités territoriales pour l’accueil des gens du voyage, et dans la lutte contre les occupations illicites de terrain. Ce deuxième volet a été durci en séance.

    « consolider les outils des collectivités permettant d’assurer un meilleur accueil des gens du voyage »

    Le nouveau comité d’accueil selon les sénateurs :

    Le Sénat a également souhaité que les emplacements des aires permanentes d’accueil des gens du voyage soient comptabilisés dans les quotas de logements sociaux que certaines communes doivent accueillir, au titre de la loi SRU, étant donné le coût des investissements.

    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/gens-du-voyage-les-aires-d-accueil-comptabilisees-dans-les-quotas-de-log

    Avant même le débat, cette proposition de loi a fait bondir Yohan Salles, président du Comité des Tsiganes de la région PACA, délégué national de l’UFAT (Union française des associations tsiganes) et membre des commissions de consultation des gens du voyage auprès des préfectures des Bouches du Rhône et du Vaucluse. « Nous sommes contre cette proposition de loi, du début jusqu’à la fin. C’est encore une loi qui va contre notre façon de vivre, qui est soi-disant respectée, contre nos coutumes, contre tout » dénonce Yohan Salles, par ailleurs membre de la Licra. Il a souhaité réagir suite à la publication de notre article.

    « La PPL permet soi-disant de fluidifier les arrivées, ou que les terrains soient considérés comme des logements sociaux. Mais quand nous demandons à l’Etat qu’ils soient considérés comme des logements sociaux pour toucher les prestations sociales, ça nous est refusé depuis 10 ans ! Mais on le ferait pour les communes… » dénonce le responsable associatif. Autre grief de la PPL : « On demande que le préfet vienne pénaliser les gens du voyage qui s’installent sur des terrains sans autorisation. Mais quand il y a des emplacements illicites, c’est que les villes n’ont pas créé de terrains. Les premiers hors la loi, ce sont les mairies qui ne respectent pas la loi Besson. Nous sommes hors-la-loi car les maires sont hors-la-loi et nous mettent en porte-à-faux. Les premiers à pénaliser, ce sont les maires », soutient Yohan Salles, qui s’interroge : « Avant de faire sa PPL, le sénateur Patrick Chaize s’est-il penché sur nos revendications ? Nous a-t-il entendus ? » Le délégué national de l’UFAT a demandé à s’entretenir avec Patrick Chaize. Il doit échanger avec lui par téléphone vendredi. Mais il prévient : « Nous n’allons pas laisser passer ce texte comme ça ».

    https://www.lagazettedescommunes.com/dossiers/les-collectivites-et-les-gens-du-voyage

    #gens_du_voyage #répression #stigmatisation

  • Souveraineté et démocratie ou mondialisation et régime autoritaire ?

    Allons à l’essentiel pour l’année qui s’ouvre. Les priorités absolues se nomment souveraineté et démocratie contre mondialisation et système autoritaire. Ou autrement dit : Brexit contre Collectivité européenne d’Alsace. On vous explique.


    C’est à la même date symbolique, le 1er janvier 2021, que le Royaume Uni a commencé sa sortie opérationnelle de l’Union européenne et que, de l’autre côté de la Manche, est née la Communauté européenne d’Alsace (CEA). Ainsi, tandis que les Britanniques débutent la mise en œuvre du retour à leur souveraineté, les Français subissent une nouvelle fois un déni démocratique avec la création d’un Ovni institutionnel préfigurant la loi 4D : des lois à la carte ! « C’est une révolution institutionnelle, avec une prise en compte de nos spécificités », affirme l’ancienne présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, actuelle ministre de l’Insertion.

     
    A première vue il n’y aurait pas de rapport entre les deux et pourtant tout démontre le contraire. Tandis que le Royaume Uni signe (enfin) un accord avec l’Union européenne pour pouvoir en sortir (sic), qu’elle reprend donc sa souveraineté redonnant à son parlement sa pleine capacité à décider de ses lois, voilà que surgit en France un Ovni : « une communauté européenne d’Alsace », décidée à l’écart du peuple, bafouant le résultat du Référendum de 2013 : un non à l’unification des départements du Haut-Rhin et du Bas Rhin…

    
Cette opération a été préparée de longue date mais en toute discrétion médiatique. Elle n’a suscité aucun article dans la presse et pas plus de déclaration du gouvernement, des sénateurs et des députés qui l’ont pourtant votée en 2019 (1). Comme s’il leur avait semblé préférable de faire profil bas pour ne pas s’attirer les foudres des opposants potentiels à cette « innovation » qui, en réalité, s’inscrit dans la droite ligne de la logique des réformes de pseudo décentralisation conduites par Hollande, puis par Macron : réduction du nombre de régions (de 22 à 13), création des métropoles, développement des eurorégions, fusion de communes, etc.

    
La CEA apparaît ainsi comme une étape vers la future loi 4D qui sera présentée en Conseil des ministres début février 2021. On y reviendra. Ne voyez pas là un syndrome de complotisme de notre part : ce sont les promoteurs eux-mêmes qui se réjouissent de la filiation entre la CEA et la prochaine loi 4D (décentralisation, déconcentration, différenciation et décomplexification (2).
    La preuve : « La Collectivité européenne d’Alsace (CEA) préfigure ainsi la loi 4D sur la différenciation portée par Jacqueline Gourault » , se félicite Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’Insertion. Elle précise, au cas où on n’aurait pas compris, que « La Collectivité européenne d’Alsace, voulue par le président de la République, va devenir un laboratoire de la décentralisation et un laboratoire européen pour la France » . D’ailleurs il se dirait que la Bretagne trépigne d’accéder à ce même régime particulier.

    
Le logo de l’Ovni institutionnel (et politique bien sûr) annonce la couleur du qualificatif « européenne » : les étoiles jaunes sur le drapeau bleu scintillent et forment un cœur avec le rouge de l’Alsace et l’adresse internet de la CEA parle d’elle-même : www.alsace.eu
    Dotée de nouvelles compétences (3) particulièrement croustillantes, notamment la coopération transfrontalière, le bilinguisme et l’enseignement de la langue régionale, le tourisme et le développement, le transport et les mobilités (en plus des routes départementales, les routes nationales et les A35 et A36), la culture, le patrimoine régional, la vie associative... la CEA, désormais chef de file de la coopération transfrontalière (Allemagne et Suisse), pourra agir entre autres dans le domaine de la santé, par exemple les EHPAD…

    La CEA qui fera la promotion de la « Marque Alsace » nous fait donc entrer (en douce mais pas en douceur) dans le nouveau « monde » , briseur de nation avec des lois à la carte sur le territoire national. C’est bien l’euro-régionalisme qui poursuit sa percée ! 
Vous avez été consultés, citoyens, citoyennes, pour la création de la CEA ? Non, évidemment puisque vous aviez mal voté en disant non lors du référendum de 2013 à la fusion des départements !

    En même temps, le Royaume Uni largue les amarres de l’Union européenne
    Pendant ce temps, de l’autre côté de la Manche, un mouvement inverse s’opère. Les Britanniques, qui ont voté par référendum à la sortie de l’UE, entrent dans la dernière phase de libération de la tutelle de l’UE. Certes des compromis ont été concédés par le Royaume Uni, notamment sur la pêche. Plus de 1 200 pages pour ce « deal » après plus de 4 ans de discussion (merci l’article 50 qui « organise » la sortie d’un pays de l’UE…). Mais, Last but not least , l’Union européenne a fléchi devant la détermination britannique et a dû lâcher du lest. Comble de l’ironie, elle a fini par se réjouir du résultat après avoir tant et tant menacé, trépigné, dénigré, moqué…

    Non seulement le processus est concrètement enclenché mais plus rien de permettra de revenir en arrière. L’acte concret des Britanniques démontre qu’un pays déterminé peut aller jusqu’au bout pour se libérer de l’UE supranationale. Oui, bien sûr, me direz-vous, le Royaume Uni n’était pas ficelé par l’euro, car il avait préservé son indépendance monétaire, ce qui n’est pas le cas de la France, toute soumise par la volonté de tous les gouvernements, notamment depuis le Traité de Maastricht (1992) et par l’adoption du Traité de Lisbonne en 2008 par le Congrès (un véritable coup d’Etat parlementaire !). Pour nous, la France, le chemin sera plus escarpé, la bataille âpre nécessitera notre absolu engagement. Et alors ? Est-ce que la difficulté doit nous faire peur ? Nous faire plier l’échine ?

    
Comme l’écrivait René Char, poète, compagnon du Mouvement surréaliste et Résistant les armes à la main pendant l’Occupation allemande, « Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit. » Ironie, en effet, c’est n pleine période du règne de Macron, le meilleur valet de l’Union européenne et le pire destructeur de la nation française que nous ayons jusqu’à maintenant subi, que la première fracture se produit. Les 28 sont désormais 27. Déjà objet de défiance, l’Union européenne pâtit désormais de son absence d’actions pertinentes face à l’épidémie. Envolée la chimère de l’Europe sociale, de la solidarité entre pays…

    La gestion de la Covid-19 qui a percuté la vie de tous les Français, a mis en lumière les effets du choix politique néolibéral, de la mondialisation, privant notre pays de toute capacité à fabriquer et distribuer les produits essentiels pour soigner. Les choix des gouvernements en faveur de la désindustrialisation, des délocalisations, du libre-échange, du low cost ont livré notre sort à des puissances étrangères en matière de médicaments et d’équipements, tandis que se menait tambour battant la réduction des effectifs et des moyens des hôpitaux publics au nom de la doxa moins de dépenses publiques, etc. Nul ne peut aujourd’hui ignorer cette réalité. Et nul ne peut plus défendre cette vision de l’économie et du rôle de l’Etat sauf à être un traitre à la France, à son peuple, à son histoire. Les gesticulations présidentielles hagardes et erratiques, conjuguées à l’autoritarisme et au tout sécuritaire finiront bien par montrer le roi nu ! Et à redonner force et confiance à notre peuple pour relever la tête.
    Déjà les Gilets jaunes avaient montré la voie.

    Macron nous prévient. Il y aura du sang et des larmes avant la fin de son mandat. Il veut aller au bout de sa mission. Comme il l’a annoncé dans son interview sur Brut : « Peut-être que je ne pourrai pas être candidat, peut-être que je devrai faire des choses dans la dernière année, les derniers mois, qui seront dures parce que les circonstances l’exigeront et qui rendront impossible le fait que je sois candidat, je n’exclus rien ».

    Nous non plus n’excluons rien et surtout pas l’essentiel. Il faut choisir. Entre souveraineté du peuple et subordination au supranational. Entre souveraineté nationale et démembrement de la France. Faisons de 2021 l’année de la défense de la nation et de nos libertés et créons les conditions de notre libération commune. Nous pourrons alors prendre les décisions qui s’imposent pour que se rallument les Lumières.

    N’oublions pas. N’oublions rien. Nous avons déjà dit non en 2005 (Traité constitutionnel européen). A contrario de toutes les prévisions sondagières. Le peuple français peut encore dire non si un référendum pour ou contre la sortie de l’Union européenne est organisé. Agissons en ce sens. En regroupant nos forces sur l’essentiel. C’est au peuple de trancher. C’est sa voix qui doit tracer l’avenir. Il est seul légitime à changer nos institutions, notre Constitution.

    Pour que vivent la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, et la Laïcité sans laquelle la souveraineté nationale et populaire ne saurait pleinement exister !
    Par Michèle Dessenne, Présidente du Parti de la démondialisation

    Source : https://pardem.org/actualite/1097-souverainete-et-democratie-ou-mondialisation-et-regime-autoritaire

    1. https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=r_Yp2IyiVbVX4dzpuM3MhO-nam6aCtsgM2LdqywZyGE=
    2.https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/decentralisation-transferts-de-competences-jacqueline-gourault-detaille-
    3. La CEA, chef de file en matière de coopération transfrontalière, tourisme et développement, reprend toutes les compétences des départements auxquelles s’ajoutent des compétences spécifiques et acquièrent des compétences nouvelles : https://www.alsace.eu/ma-collectivite/les-competences

  • #Covid-19 : le rapport du #Sénat qui accuse

    La commission d’enquête du Sénat sur la gestion du Covid-19 accuse le directeur général de la santé, #Jérôme_Salomon, d’être responsable du manque de masques à l’arrivée du virus, sans avoir averti Agnès Buzyn. Les sénateurs reprochent au ministre de la Santé, #Olivier_Véran, et au gouvernement d’avoir « sciemment dissimulé » le « fiasco des masques ».

    [...]

    Si l’hôpital a fait au mieux, la première vague a été particulièrement dure pour les soignants, que les Français applaudissaient alors chaque soir à 20 heures. « Libérés de carcans administratifs et de la contrainte budgétaire, l’hôpital et ses personnels ont montré une capacité d’adaptation extraordinaire » saluent les sénateurs.

    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/covid-19-le-rapport-du-senat-qui-accuse-186095

    #in_retrospect

  • « Les chiffres sont absolument hallucinants » : la gauche du Sénat s’empare d’un nouveau rapport sur la suppression de l’ISF | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/les-chiffres-sont-absolument-hallucinants-la-gauche-du-senat-s-empare-d-

    Le deuxième rapport du comité d’évaluation des réformes de la fiscalité, publié ce 8 octobre, est sans appel. Les réformes du début du quinquennat sur la fiscalité du capital ont eu comme corollaire un enrichissement très marqué des 0,1% les plus fortunés du pays. Réalisé sous l’égide de France stratégie, organe de prospective rattaché au Premier ministre, le rapport note que les dividendes ont augmenté « fortement », de 60% en 2018, pour atteindre en volume 23,2 milliards d’euros. La tendance haussière se poursuit en 2019. « Les 0,1 % de Français les plus aisés sont un quart de fois plus riches que les 0,1 % de 2017 », constate l’étude. « Ce rapport souligne de façon caractérisée et solide : pour les très hauts revenus, le gain est considérable », note le sénateur socialiste Vincent Eblé, ex-président de la commission des finances au Sénat. « Les chiffres sont absolument hallucinants. En une seule année, l’inflexion est énorme. C’est un changement de nature démentiel. »

    En 2017, le Parlement avait adopté une suppression de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) pour le remplacer par un IFI (impôt sur fortune immobilière), centré seulement sur l’immobilier, et avait instauré une « flat tax » ou prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus du capital, pour se rapprocher des niveaux d’autres pays, et encourager les investissements dans les entreprises.

    « Macron est devenu le président des très très riches »

    Le comité d’évaluation note de plus, dans son rapport que la concentration de ces revenus tirés du capital est de plus en plus marquée. Si en 2017 0,1% des foyers fiscaux (38 000 personnes) percevait la moitié du total, la part du même groupe est passée aux deux tiers en 2018. Quant aux 0,01% de foyers les plus fortunés (3 800 personnes), leur part est passée dans le même temps d’un cinquième à un tiers. « Macron est devenu le président des très très riches, c’est confirmé », analyse le sénateur communiste Éric Bocquet, membre de la commission des finances du Sénat.

    L’élu du Nord s’inquiète de voir l’écart des richesses « continuer à se creuser ». « Une enquête du Secours populaire nous apprend qu’il y a de plus en plus de monde à solliciter l’aide alimentaire, les départements sont assaillis de nouvelles demandes de RSA. La pauvreté s’enkyste dans la société et quelques jours plus tard, on apprend que les riches deviennent encore plus riches », s’indigne-t-il. « C’est une distorsion assez lourde », constate également Vincent Éblé.

    « Cela confirme tout à fait ce que nous disions il y a un an »

    Comme dans le précédent rapport, le comité se dit « incapable de répondre par oui ou par non à la question de savoir si la réforme de 2018 a eu un impact positif sur l’économie ». Mais il donne déjà des éléments avec l’étude d’une réforme qui allait dans le sens inverse, en 2013, impulsée sous le quinquennat de François Hollande. Celle-ci avait accru l’imposition des revenus du capital, pour les aligner sur le barème de l’impôt sur le revenu. Or, le rapport note que cette réforme n’a pas eu d’effet sur l’investissement vers les entreprises. « Cela confirme tout à fait ce que nous disions il y a un an, c’est même pire que ça », s’exclame le sénateur Vincent Éblé, auteur d’un rapport avec l’ancien rapporteur général du budget au Sénat, le sénateur LR Albéric de Montgolfier. Selon le sénateur de Seine-Marne, la réforme de 2013 s’est traduite par un fléchissement dans la distribution de dividendes, ce qui a amélioré les fonds propres des entreprises.

    « Il faut s’emparer de ça pour enfoncer le clou »

    À l’approche du débat budgétaire du projet de loi de finances pour 2021, les deux sénateurs de gauche ne comptent pas en rester là, et devraient reposer la question sur la table, comme à chaque PLF. « On va évidemment utiliser ça politiquement », annonce Vincent Éblé. « Le sujet est considérable ». Le groupe socialiste au Sénat pourrait très vite se saisir de cette information pour une prochaine question au gouvernement, dont Vincent Éblé égratigne « une vision absolument idéologique, contredite par les faits. »

    « Il faut s’emparer de ça pour enfoncer le clou », estime à son tour le sénateur Éric Bocquet, promettant que son groupe portera encore des amendements pour réintroduire un ISF. « Ce n’est pas un combat d’arrière-garde, c’est une des mesures de nature à donner des moyens pour s’attaquer à la pauvreté. La théorie du ruissellement qu’on nous revend depuis trois ans ne tient pas. »

  • "Pendant ce temps, au Sénat, le seul EHPAD de France où la cantine sert de la bouffe acceptable, on parle retraites pour oublier le COVID..."
    #ReformeDesRetraites #SécuritéSociale

    Budget de la sécurité sociale : à 19h la majorité de droite du sénat fait rentrer par un amendement la réforme des retraites rejetée par les Français : report de l’âge de départ et allonger la durée des cotisations. Très choquant en pleine crise #COVID19.
    Laurence Cohen

    La Droite en Marche, complice de L a R épublique qui E borgne, M utile !

    « Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois » (Emmanuel Macron).

    Nombre de votants : 331
    Suffrages exprimés : 318
    Pour : 200
    Contre : 118

  • Cette #vidéo, cette #vidéo...
    Ces #mensonges de la #ministre de l’#ESR, #Frédérique_Vidal...
    C’est tellement gros, mais tellement gros...
    C’est carrément #hallucinant...

    « Les équipes pédagogiques y ont travaillé tout l’été »... euh... je ne sais pas ailleurs, mais chez nous, à Grenoble, tous les bureaux administratifs ont fermé la 3e semaine du mois de juillet. Les services centraux ont réouvert le 24 août et les services de l’institut où je travaille ont recommencé à travailler le... 31 août !!!!


    https://twitter.com/publicsenat/status/1310636667338919941

    Nous vivons dans des mondes parallèles, avec d’un côté la ministre qui raconte son dernier trip sous LSD sur les plateaux tv, et d’un autre côté les personnels de l’ESR qui hallucinent sans avoir besoin d’aucune substance devant tant de mensonges assénés avec aisance.

    https://twitter.com/SonnetteMarie/status/1310644065592111106

    #Vidal

  • Populations vulnérables : pour le professeur Delfraissy, le décret du 29 août « tombe très mal » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/populations-vulnerables-pour-le-professeur-delfraissy-le-decret-du-29-ao

    Le nouveau décret ne fait par exemple plus mention des personnes ayant des antécédents cardiaques comme des infarctus, de l’asthme ou encore du diabète en dessous de 65 ans. « Vous avez recommandé une protection par rapport à un certain nombre de personnes fragiles et notamment face à certaines pathologies. Est-ce vous ne trouvez pas que ça rentre en totale contradiction avec le décret qui a été pris », a ainsi demandé la sénatrice (communiste) Laurence Cohen.

    « Oui, il y a quelque chose qui est un peu incohérent et que nous avons signalé d’ailleurs aux autorités de santé », a répondu Jean-François Delfraissy. Le scientifique a poursuivi en ajoutant que ce décret « tombait très mal, compte tenu d’une certaine forme de reprise de l’épidémie ».

    #covid-19 #politique #France

  • Politique | Coronavirus : Raoult en solo devant les sénateurs après avoir refusé le format table-ronde
    https://www.laprovence.com/actu/en-direct/6110413/coronavirus-raoult-en-solo-devant-les-senateurs-apres-avoir-refuse-le-fo

    La commission d’enquête du Sénat sur le coronavirus a entendu aujourd’hui le Pr Didier Raoult seul, après son refus de participer à une table-ronde avec deux autres chercheurs comme initialement prévu. « C’est au-dessus de mes forces » de « discuter sereinement avec des gens qui m’insultent », s’est justifié le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille, en ouverture de son audition.

    Le microbiologiste, connu pour sa défense de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le nouveau coronavirus, devait initialement échanger devant les sénateurs avec l’épidémiologiste Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm, et l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat. Ces deux médecins seront finalement entendus après Didier Raoult, à partir de 17 heures.

    « Je ne peux pas me retrouver à discuter avec des gens qui font une tribune pour dire que je fraude, ce n’est plus une discussion scientifique », a poursuivi le chercheur devant la commission d’enquête sénatoriale sur la gestion de la crise sanitaire du Covid-19.

    Oui, alors plus généralement, depuis le début du bazar, Raoult ne se produit jamais – par principe ? – avec un contradicteur compétent scientifiquement : il balance ses opinions sur Youtube, publie dans des revues qui appartiennent aux amis, n’accepte de se faire interviewer que par des journalistes complaisants, et à la première contradiction annonce qu’il va se lever et s’en aller.

    Et évidemment, le même qui refuse la confrontation expliquait bruyamment fin avril que « le consensus, c’est Pétain ».

    • Didier Raoult s’emporte devant le Sénat
      https://www.lefigaro.fr/politique/didier-raoult-s-emporte-devant-le-senat-20200915

      La recette est ensuite un peu toujours la même : prétendre qu’il est le seul en France (voire dans le monde…) à avoir observé vraiment les malades, à disposer de chiffres fiables sur l’épidémie et la symptomatologie, et à essayer de soigner les gens. Des milliers de médecins en France manquent de s’étrangler à chaque fois, ou le font sur les réseaux. À l’écouter, il serait le premier à avoir découvert que l’anosmie et l’agueusie sont de symptômes très spécifiques du Covid-19 ; que la maladie est liée à de nombreux problèmes de coagulation ; que l’hypoxie des patients ne s’accompagne souvent pas de la gêne respiratoire que l’on constate habituellement dans les syndromes de détresse respiratoire aiguë traditionnels ; etc.

      Sans personne pour le corriger ou le bousculer parmi les rapporteurs du Sénat, Didier Raoult développe son laïus, justifie de n’avoir pas mené d’essai en double aveugle sur son traitement « miracle », la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine, au motif qu’il ne se verrait pas donner un potentiel placebo à un malade alors qu’il a un traitement qui marche. Sauf que ce traitement, justement, ne fonctionne pas si bien que ça.

      Le sénateur Bernard Jomier (PRG), médecin généraliste de formation, a tout de même le courage de poser la question qui fâche. Pourquoi les autorités sanitaires de si nombreux pays déconseillent-elles massivement l’hydroxychloroquine (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Belgique, Allemagne Brésil, Portugal, Chine, Japon, Australie, Canada, Suisse, Corée du Sud) ? Raoult s’énerve. « Vous avez des informations avec lesquelles je ne suis pas d’accord. (…) Vous ne pouvez pas me dire à moi que vous savez mieux que moi. (…) Chacun son métier, les vaches seront bien gardées. »

    • Ohlala, quel manipulateur imbu de lui même, c’est un sacré acteur dans sa leçon de charisme forcé, il construit son personnage masque sous le nez, son bras sur l’autre chaise pour occuper plus d’espace, tentant de faire croire à un débat alors qu’il monologue. Même si il lui est rappelé que ce n’est pas un débat mais une commission chargée de comprendre, il débat avec lui même de la question du « suis-je un Dieu » il maintient le cap de son traitement qui a empêché d’avancer la recherche sur d’autres et donc potentiellement tué des patients. Son comportement outrancier plein d’assurance rend difficile l’écoute vu qu’il sait parfaitement mélanger les cartes et en jouer car il n’y a rien à débattre et personne pour lui mettre sa trottinette dans la gueule face aux 30.000 morts. Au tout début quand il prête serment et qu’il parle des erreurs relevées dans ses publications (qui en deviennent par sa magie des insultes) il dit qu’il peut se tromper comme tout être humain, et là tu piges qu’il s’absout déjà des autres turpitudes mensongères à venir car à cette tribune qui lui ait offerte au Sénat c’est éternellement la navigation entre « je suis un grand scientifique au-dessus de vous » et « je peux me tromper, c’est humain ». Qu’est-ce qu’il est possible d’entendre des jérémiades d’un être immature sur son Olympe et qui impose à l’assemblée cette théâtralité dichotomique : vous êtes pour ou contre moi.

    • Covid-19 : le président du Haut conseil de la santé publique dénonce le « populisme scientifique » | Public Senat
      https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/covid-19-le-president-du-haut-conseil-de-la-sante-publique-denonce-le

      https://www.youtube.com/watch?v=Wu-V5UHQRZ0

      Dans cette période particulière, marquée par l’irruption du « populisme scientifique » qui « consiste à présenter les faits de façon à ce qu’ils confortent une opinion qu’on estime être majoritaire », selon ses termes, le HCSP a décidé de ne pas alimenter la controverse. Il a même fait état de « pressions » après la publication d’avis, sur Internet. « Au bout d’un moment, la décision qu’on a prise, c’est d’arrêter de communiquer. Dans ce contexte, la communication nous semblait plus délétère que bénéfique », a expliqué le professeur Chauvin, devant la commission d’enquête, outré que « le nombre de followers sur Twitter l’emporte sur l’expertise scientifique ».

      Son nom n’est jamais cité, mais on devine que le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection, comptant près de 700.000 abonnés sur Twitter, est particulièrement visé pour ses déclarations de février. « Je me souviens d’interventions sur les plateaux de quelqu’un qui disait c’est une grippette. On a quand comparé cette épidémie en disant que ça ne ferait pas plus d’accidents que les accidents de trottinette. Et les vidéos sont disponibles. Et l’on peut se poser la question de savoir comment des chaînes d’information continuent à inviter des gens qui ont dit, par exemple : il n’y aura pas de deuxième vague ! »

      https://www.youtube.com/watch?v=tQWOKg9Ws5I


  • La #Cour_des_comptes appelle à renforcer sans tarder la lutte contre la #fraude_sociale | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/la-cour-des-comptes-appelle-a-renforcer-sans-tarder-la-lutte-contre-la-f

    Auditionné ce 8 septembre 2020 devant la commission des Affaires sociales du Sénat, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, n’a pas pu livrer une estimation précise du volume des fraudes aux #prestations_sociales. En cause : le manque d’enquêtes de la part de différents organismes de #protection_sociale, la « zone grise » entre #erreurs et fraudes, ou encore le calendrier contraint de la Cour pour remettre ses conclusions.

    https://www.ccomptes.fr/system/files/2020-09/20200908-rapport-Lutte-contre-fraudes-prestations-sociales.pdf

  • #Convention_citoyenne : « Les élus ne peuvent plus revendiquer le monopole de la production de la décision » assure Loïc Blondiaux | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/convention-citoyenne-les-elus-ne-peuvent-plus-revendiquer-le-monopole-de

    Certains élus, assez réticents, voient d’ailleurs dans cette convention citoyenne les racines d’une concurrence qui pourrait se développer. Qu’en pensez-vous ?

    Oui, objectivement, il y a une concurrence de #légitimité, mais elle n’est problématique que lorsqu’on a une vision très simplificatrice de la légitimité qui ne serait finalement reconstruite que par l’#élection. Or, ça ne fonctionne plus véritablement comme ça. Les élus sont légitimes à prendre la décision, mais ils doivent admettre que d’autres formes de légitimité peuvent venir enrichir le processus de décision collective. En fait, la #démocratie_participative ou délibérative, c’est à dire l’association des citoyens concernés par la décision dans le processus de décision, c’est une roue de secours pour la démocratie représentative, qui risque de disparaître, mise à mal par le processus de déconsolidation des démocraties représentatives et la montée en puissance des mouvements autoritaires. Si elle ne se réforme pas elle va disparaître.

    Le #tirage_au_sort est-il la bonne manière de rendre des citoyens légitimes pour s’exprimer et potentiellement donner lieu à un projet de loi ?

    Le tirage au sort pour désigner des citoyens qui prendraient les décisions qui feraient les lois de A jusqu’à Z, j’ai le sentiment que c’est une solution qui n’apparaît réaliste à personne. Pour l’instant, l’élection continue à être le moins mauvais des systèmes pour prendre la décision en dernière instance. Mais le tirage au sort trouve son intérêt, pour produire des assemblées citoyennes suffisamment diverses, suffisamment représentatives de la population, pour inclure dans la discussion des intérêts, des expériences et des manières de penser qui ne sont pas suffisamment représentées au Parlement. Aujourd’hui, un des problèmes de nos assemblées élues, c’est qu’elles ne sont pas assez représentatives socialement de la population. Et quelqu’un peut être légitime parce qu’il apparaît beaucoup moins partial, moins dans des intérêts particuliers. Ces 150 citoyens se sont placés du côté de l’#intérêt_général. Ils n’avaient de comptes à rendre à personne, pas de souci de réélection. Ils ont eu la possibilité de prendre des mesures audacieuses que des élus n’auraient peut-être pas prises.

    Est-ce que l’élection n’a pas aussi perdu en légitimité et en poids du fait des taux d’#abstention ?

    Je crois que les citoyens ne se sont pas dépolitisés. Ils continuent à être informés. Ils continuent à s’engager quand ils se sentent véritablement concernés. Et quand on regarde les enquêtes d’#opinion, l’intérêt pour la politique ne faiblit pas autant qu’on pourrait le croire. Ce qui faiblit, c’est l’intérêt pour la #politique institutionnalisée, l’intérêt pour les élections. Les citoyens, à l’exception de l’élection présidentielle, ont le sentiment que ces élections n’ont plus de conséquences véritables sur leur destin. Ils ont le sentiment que ceux qui ont le pouvoir de décision se situent hors de portée de l’élection. Donc, il y a une forme d’affaiblissement de l’importance de l’élection dans nos systèmes politiques. Ce qu’il faut maintenant, c’est réinventer des mécanismes politiques autres que l’élection pour venir renforcer notre système.

    #démocratie_représentative #démocratie_délibérative #élus

  • Gaël Giraud : « Le monde financier sait que ses jours sont comptés » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/gael-giraud-le-monde-financier-sait-que-ses-jours-sont-comptes-183433

    Quelle sera l’ampleur de la crise économique ?

    La crise sera plus grave que celle de 2008. Nous entrons dans une spirale déflationniste extrêmement dangereuse. L’Europe de l’Ouest pourrait connaître une trajectoire à la japonaise. Dans les années 1990, le Japon a connu une grande répétition de la crise des subprimes, avec une gigantesque bulle financière qui a gonflé sur une bulle immobilière. Les deux bulles ont explosé au même moment, et le Japon est entré dans la déflation, c’est-à-dire dans un régime macroéconomique dans lequel il n’y a plus de croissance, plus d’inflation, énormément de dette privée et un chômage de masse. Nous risquons de subir le même sort si nous continuons de pratiquer l’austérité budgétaire.

    Vous êtes très pessimiste, à un moment où les marchés financiers semblent se porter plutôt bien. Comment expliquez-vous cette bonne santé des marchés ?
    Les marchés financiers sont profondément inefficients, irrationnels, traversés par des bulles spéculatives et des mouvements erratiques qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle. On ne peut pas demander aux marchés financiers de prédire l’avenir. Ils en sont incapables.

    #Gaël_Giraud, mon #social-démocrate préféré, écolo et tout, sur la #crise_économique à venir. #Cassandre écolo qui comme Cochet et Larrouturou en 2007 doit avoir environ un an, un an et demie d’avance sur les marchés. Ça fait six mois que je les entends dire ça, je me disais que peut-être la crise sanitaire avait atténué la surchauffe mais non... C’est peut-être pour cet automne, avec une deuxième vague par dessus. Et plein de #dettes évidemment.

  • Dominique Rousseau : « Maintenir l’état d’urgence, c’est permettre de réprimer les manifestations »
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/dominique-rousseau-maintenir-l-etat-d-urgence-c-est-permettre-de-reprime
    Entretien avec Dominique Rousseau, constitutionnaliste, professeur à l’école de droit de la Sorbonne Paris 1.

    Que soupçonnez-vous derrière cette volonté de prolonger cet état d’urgence sanitaire ? Que faut-il y voir ? Quelle est votre intime conviction ?
    Mon intime conviction, c’est que la prolongation de l’état d’urgence, alors qu’on va à l’école, alors qu’on a repris le travail, alors qu’on va dans les bars, alors qu’on vote, ne trouve de justification que dans la facilité pour le gouvernement de réprimer les manifestations, de limiter les libertés de réunion et les libertés de manifestation. Toutes les autres libertés, on commence à les regagner. Si on maintient l’état d’urgence sanitaire, ça donne au gouvernement la possibilité par ordonnance d’interdire les manifestations et de les réprimer.

    #état-d-urgence #répression

  • Le plan d’aide aux collectivités jugé largement insuffisant par les élus | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/le-plan-d-aide-aux-collectivites-juge-largement-insuffisant-par-les-elus

    Le gouvernement a dévoilé vendredi les premières mesures de son plan d’aide aux collectivités. Des aides « pas à la hauteur » pour les communes, qui recevront 750 millions d’euros de compensation de pertes de recettes fiscales.

    #fiscalité_locale #covid-19 #collectivités_territoriales

  • À #Belfort, « #General_Electric argumente avec le Covid pour délocaliser » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/a-belfort-general-electric-argumente-avec-le-covid-pour-delocaliser-1828

    Alerte à Belfort. Le site de production de turbines à gaz, racheté à #Alstom par Général Electric (GE) en 2015, est à nouveau dans la tourmente et l’avenir s’assombrit. Deux jours après le #déconfinement, l’heure n’était pas vraiment à la joie pour les salariés. General Electric choisit ce moment pour annoncer de nouvelles #délocalisations de la réparation des turbines. L’ingénierie, le commercial et les activités de maintenance sont concernés. L’entreprise demande par ailleurs « à ses 240 sous-traitants de réduire de 20 % leur prix à partir du 1er mai, sous peine de ne plus être considérés comme partenaires de l’entreprise » explique Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort.

    #stratégie_du_choc

  • Fermeture des vols intérieurs : « Si Aurillac est sur la liste, le Cantal est mort » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/fermeture-des-vols-interieurs-si-aurillac-est-sur-la-liste-le-cantal-est

    #Air_France_KLM va réduire de 40 % ses vols nationaux d’ici à 2021. Les sénateurs dont les territoires sont concernés par ces fermetures de ligne craignent l’#enclavement de leur région mais aussi les conséquences économiques.

    Pour Air France, un plan d’aide peu écolo et non contraignant
    https://reporterre.net/Pour-Air-France-un-plan-d-aide-peu-ecolo-et-non-contraignant

    Pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, le gouvernement va accorder 7 milliards d’euros d’aides à Air France. En échange, la compagnie est censée devenir « plus respectueuse de la planète ». Mais les conditions environnementales posées ne sont ni ambitieuses ni contraignantes

    Liens cités dans l’article de Reporterre :
    Réseau Action Climat, Climat : que vaut le plan du Gouvernement pour l’aérien ?, https://reseauactionclimat.org/publications/climat-que-vaut-le-plan-du-gouvernement-pour-laerien

    The Shift Project, « Crise(s), climat : préparer l’avenir de l’aviation » : les propositions du Shift de contreparties à l’aide publique au secteur aérien, https://theshiftproject.org/article/climat-preparer-avenir-aviation-propositions-shift-contreparties

    #changement_climatique #transport_aérien #aménagement_du_territoire #développement_durable

  • #Convention_citoyenne : « Les Français doivent faire partie de la décision politique » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/debat/convention-citoyenne-les-francais-doivent-faire-partie-de-la-decision-po

    Les 150 Français tirés au sort se sont réunis les 30 et 31 mai pour un dernier week-end de travail en visioconférence avant la session finale de juin.

    […] Le risque du #référendum

    Les citoyens doivent se prononcer sur la façon dont chaque famille d’objectifs doit être mise en œuvre : par voie législative ou par référendum ? Le sujet entre eux fait débat. Il y a ceux qui pensent que le référendum est la voie la plus efficace mais pour d’autres, comme Corinne, c’est la plus risquée. « Ce serait dommage que nos propositions ne soient pas jugées sur leur contenu mais rejetées à cause de l’impopularité de l’exécutif » s’inquiète-t-elle. Certains trouvent encore que le temps législatif est trop long alors que la crise sanitaire nous a montré que « le temps est de plus en plus compté ». « On ne peut pas attendre un an que Parlement se saisisse de nos propositions. Ce sera trop tard. Elles doivent faire partie du plan de sortie de crise. »

    Modifier la #Constitution pour « contraindre l’État à agir »

    L’autre sujet important de ce dernier week-end de travail a été la révision de l’article 1 de la Constitution afin d’y inscrire la lutte contre le réchauffement. Jusqu’à aujourd’hui, aucun pays du G20 n’a encore touché à sa loi fondamentale pour contraindre l’État à mieux prendre en compte les enjeux écologiques. L’objectif est d’obliger l’État français, le « contraindre » à agir en ayant une obligation de résultat pour protéger la biodiversité avec « des politiques publiques compatibles ». Il y a débat au sein des citoyens, la plupart estimant que la Charte de l’#environnement suffit, mais pour beaucoup modifier la Constitution est plus fort : « c’est important de le faire car toutes les futures lois vont s’appuyer dessus et devront ainsi prendre en compte l’écologie. Ce n’est pas que symbolique » espère William.