Politique : Bien comprendre la société de demain avec les articles, dossiers, vidéos et la communauté Numerama

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  • « Le gouvernement a un plan pour que la justice bloque mieux les sites web » « Objectif : bloquer plus efficacement, en impliquant davantage d’intermédiaires techniques. » [par exemple les auteurs de logiciels, ou bien les gérants de magasins d’applications comme le Play Store ou l’App Store]

    https://www.numerama.com/politique/702015-le-gouvernement-a-un-plan-pour-que-la-justice-bloque-mieux-les-site

    #DoH #Firefox

  • QAnon, anti-vaccin : ils traduisent les théories du complot américaines en français
    https://www.numerama.com/politique/691165-qanon-anti-vaccin-ils-traduisent-les-theories-du-complot-americaine

    Cela fait presque deux ans que nous avons signalé ce phénomène, mais il se produit encore aujourd’hui. Les membres de la famille royale européenne organisent encore des parties de chasse à l‘homme où des adolescents sont violés et tués, et où les organes sexuels sont accrochés aux murs comme trophées. » La phrase d’accroche de la vidéo « Les Familles Royales Chassent Les Enfants Littéralement » résume crûment les 17 minutes de théories du complot qui vont suivre.

    Rumble, MeWe, Minds : bienvenue dans l’alt-tech, les réseaux sociaux de l’extrême droite et la complosphère
    https://www.numerama.com/politique/697839-rumble-mewe-minds-bienvenue-dans-lalt-tech-les-reseaux-sociaux-de-l

    La montée en puissance des discours d’extrême droite et des complotistes français est aidée par des #réseaux_sociaux d’un genre particulier : l’alt-tech. Sur ceux-ci, il n’y a pas de censure, ni de modération. Ils sont de plus en plus nombreux à les rejoindre, créant un #internet parallèle.

    C’est facile de se moquer par #Berth
    http://berth.canalblog.com/archives/2021/03/11/38849279.html


    #néonazis #Qanon #complotistes #suprémacistes

  • Pôle emploi permet à n’importe qui d’obtenir les CV de Français beaucoup trop facilement
    Moran Kerinec 17 décembre 2020 - Société

    https://www.numerama.com/politique/676640-pole-emploi-permet-a-nimporte-qui-dobtenir-les-cv-de-francais-beauc

    Supposées épauler le retour à l’emploi, les petites annonces de Pôle emploi sont sclérosées d’annonces fallacieuses. Des escrocs exploitent la faible sécurisation de la plateforme pour récolter les données personnelles des candidats et leur proposer directement des emplois frauduleux. Notre enquête montre combien il est beaucoup trop facile pour n’importe qui d’avoir accès aux informations personnelles de nombreux demandeurs d’emploi en France.

    Furieuse, Fiona claque la porte d’un appartement lillois. La jeune femme pensait passer un entretien pour un poste d’hôtesse d’accueil dans un hôtel au Touquet. Elle s’est vu proposer une position d‘escort-girl. L’annonce à laquelle elle répondait provient pourtant du site de Pôle emploi, et possédait les caractéristiques d’une offre classique émise par une agence d’événementiel. Interloquée, Fiona en fait part à son conseiller Pôle emploi. « Il m’a dit que c’était trop compliqué de tout gérer, qu’ils ne peuvent pas forcément déceler les fausses annonces », se remémore la jeune femme avec dépit.

    L’expérience de Fiona n’est pas isolée : les offres frauduleuses abondent sur le site de Pôle emploi. Désormais, de nombreux « recruteurs » ne s’embarrassent plus de poster leurs offres sur la plateforme, et expédient directement des propositions douteuses dans les boîtes mails des demandeurs d’emploi. Au choix parmi les postes proposés : collecte de loyers impayés, mise sous pli d’enveloppe de publicités, chargé d’accueil en magasin ou chauffeurs d’un jour. Les offres varient, mais toutes sont des escroqueries. « Dans l’ensemble, les offres se ressemblent, outre les fautes d’orthographe : un travail simple et bien rémunéré », explique Mélanie, jeune femme inscrite sur la plateforme. « Quasiment tous les mois je recevais des mails comme ceux-ci, pour des ‘missions’ diverses et variées », abonde Edouard, dans la même situation.

    • Chômeurs et cibles des escrocs
      4 mars 2021 Par Cécile Hautefeuille

      Allocations chômage détournées. Offres d’emploi frauduleuses. Données personnelles pillées et chômeurs plumés : les arnaques visant les demandeurs d’emploi se multiplient depuis le début la crise. Enquête sur les méthodes des escrocs.

      Son espace personnel était toujours à son nom. C’était bien la seule chose qui lui appartenait encore. Laura, 24 ans, vient de se réinscrire à Pôle emploi, après un licenciement. En voulant réactiver son espace personnel, créé il y a quelques années, elle a eu une désagréable surprise. « Je n’y avais plus accès. Mon mot de passe ne fonctionnait plus. J’ai alerté mon agence et une conseillère a découvert que mon profil avait été piraté. Quelqu’un s’était installé à ma place ! », s’étonne la jeune femme.

      Presque toutes les informations personnelles de Laura ont été remplacées. Numéro de Sécurité sociale, coordonnées (à l’exception du numéro de téléphone portable), parcours professionnel et RIB, relevé d’identité bancaire. « Heureusement que je n’ai pas perçu d’allocations. Elles auraient été versées sur un autre compte en banque ! », soupire Laura. L’espace personnel de la jeune femme est désormais entre les mains de Pôle emploi qui doit « le nettoyer ». En attendant, elle est privée de ses allocations. Son dossier est bloqué. Elle attend depuis un mois et demi.

      Le détournement de RIB pour siphonner les allocations des chômeurs est un phénomène connu de Pôle emploi. Il semble s’intensifier depuis le début de la crise sanitaire, selon des courriels internes que Mediapart a pu consulter, dans différentes régions. Combien de personnes ont été escroquées ? Combien de RIB détournés ? Sollicité, Pôle emploi n’a pas souhaité confirmer cette information ni quantifier les dommages.

      Les usurpateurs utilisent des RIB de néo-banques du type Compte Nickel, So Shop ou encore Treezor. Des comptes simples et rapides à ouvrir chez un buraliste. Ils se gèrent en ligne et permettent d’obtenir un relevé d’identité bancaire en deux temps trois mouvements.

      Pour les substituer aux RIB des demandeurs d’emploi, les escrocs ont différentes techniques. Pirater l’espace personnel. Ou se faire passer pour le titulaire du profil et réclamer, par courrier ou au téléphone, la modification du RIB. Pôle emploi a renforcé sa vigilance et exige désormais que les demandeurs d’emploi se déplacent en agence, avec une pièce d’identité, pour toute demande de modification de RIB.

      « Notre système informatique a également été amélioré, précise N., directrice d’une agence. Dorénavant, il croise les RIB identiques déposés sur différents profils de demandeurs d’emploi. S’il ne s’agit pas d’un couple, on bloque. Et on vérifie. »

      Pôle emploi doit régulièrement s’adapter. « Les escrocs ont une imagination sans limite pour essayer d’arnaquer les demandeurs d’emploi », raconte un agent. Celui-ci s’interroge : « Dès que nous mettons à jour le système informatique, il est contourné en quelques heures. »

      Les escrocs semblent bien maîtriser le fonctionnement de Pôle emploi. Ils s’en servent pour se faire passer pour des agents et récupérer des informations personnelles de demandeurs d’emploi. Ils appellent le 3949 (numéro unique de Pôle emploi), le 3995 (numéro destiné aux recruteurs) voire directement des numéros de téléphone fixe dans les agences.

      Au bout du fil, le discours est généralement bien rodé et le débit rapide, pour feindre une demande à caractère urgent. Les personnes malveillantes ont une fine connaissance des outils et du jargon de Pôle emploi et peuvent se faire passer pour un agent du service fraude.

      Des mises en garde internes que Mediapart a pu consulter en 2020 et 2021 sensibilisent les agents de Pôle emploi sur ces appels douteux. « Parfois ils essaient juste de récupérer des identifiants ou des infos sur les demandeurs d’emploi, explique un agent. On pense aussi qu’ils agissent pour le compte d’organismes de crédits ou de banques pour vérifier la solvabilité des personnes ou leur situation familiale. »

      Offres d’emploi frauduleuses : les escrocs s’adaptent vite

      Là encore, le problème n’est pas nouveau. Il empoisonne Pôle emploi et les chômeurs depuis des années. Les offres d’emploi frauduleuses parviennent encore, malgré tous les boucliers érigés par l’établissement, à être diffusées sur son site internet. Essentiellement les soirs et les week-ends, quand les agents ne peuvent intervenir. Nous l’avons constaté en naviguant sur le site (voir l’onglet Prolonger).

      Le but de la manœuvre : entrer en contact avec des chômeurs, récupérer leurs données personnelles et des documents administratifs ou bancaires (pièces d’identité, RIB). Et dans le pire des cas, leur extorquer de l’argent.

      Ces offres sont souvent séduisantes : un travail en CDI, présenté comme facile, bien rémunéré et ne nécessitant pas d’expérience ou de qualification particulière. « Depuis le début de la crise, on voit aussi apparaître des offres proposant de travailler depuis son domicile, ce qui a tendance à rassurer, vu le contexte », détaille Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise cybersécurité sur le site gouvernemental d’assistance et prévention en sécurité numérique.

      Quand un demandeur d’emploi postule, il reçoit rapidement un mail du prétendu employeur flattant sa candidature et lui promettant une embauche.

      Éric en a fait l’amère expérience. Il a répondu à une offre d’agent de manutentionnaire. La réponse n’a pas traîné. Son interlocuteur lui proposait de le recruter et de lui envoyer un chèque de près de 2 000 euros : 450 euros d’avance de salaire et le reste, pour acheter du matériel auprès d’un « fournisseur particulier ».


      Le mail reçu par Eric après sa candidature © Capture d’écran Le mail reçu par Eric après sa candidature © Capture d’écran

      C’est la principale méthode des escrocs : adresser un chèque – qui va se révéler faux quelques jours après encaissement – et extorquer l’argent envoyé au prétendu fournisseur.

      Éric a flairé le mauvais coup et n’a pas donné suite. Après vérification, il s’est aperçu que l’employeur n’existait plus. La société avait été dissoute. Les escrocs ont utilisé le nom et le numéro de SIRET comme une façade pour poster une offre d’emploi.

      Éric est furieux. Contre les arnaqueurs « des fourbes qui s’en prennent à des précaires ». Et contre Pôle emploi « qui laisse passer ces annonces sans vérifier ». Il a d’ailleurs prévenu sa conseillère. « Sa seule réponse a été de m’envoyer promener ! Elle m’a dit que je ne devais pas lui écrire directement mais passer par mon espace personnel. Aucune réponse sur le fond, ils s’en foutent ! »

      Éric n’a jamais été recontacté par son agence à ce sujet. Pourtant, sur des documents internes de l’opérateur, il est stipulé dans la rubrique « éléments de langage » que « Pôle emploi contacte systématiquement les demandeurs d’emploi susceptibles d’avoir reçu une proposition frauduleuse ».

      L’autre méthode des escrocs consiste à entrer directement en contact avec les chômeurs qui déposent leur CV dans la base de données de Pôle emploi. Les demandeurs d’emploi sont d’ailleurs fortement incités à le faire pour prouver leur « recherche active » d’un travail.

      Les individus malveillants n’ont qu’à se servir. Des centaines de milliers de profils sont à leur disposition avec les noms, adresses, e-mails et numéros de téléphone. Le journaliste indépendant Moran Kerinec a récemment réalisé pour Numerama une enquête très fouillée sur le sujet. Il démontre la facilité déconcertante avec laquelle n’importe qui peut s’inscrire comme particulier employeur sur le site de Pôle emploi. Et naviguer au milieu d’un océan de CV et de données.

      Il est donc aisé d’hameçonner les e-mails et d’envoyer de fausses propositions d’emploi. Certaines sont bien connues des chômeurs, habitués à recevoir, dès la mise à jour de leur CV, des propositions farfelues. « Mise sous pli », « récupération de loyers », « chauffeur privé ». Ces offres, truffées de fautes d’orthographe, sont régulièrement partagées sur des sites d’entraide ou les réseaux sociaux. Pour que personne ne tombe dans le panneau.

      Mais les escrocs s’adaptent. Vite et bien. Ils envoient désormais des offres mieux rédigées. Et très personnalisées.

      Sandrine, 21 ans, a ainsi été approchée il y a quelques semaines. Elle est illustratrice et inscrite à Pôle emploi. Son CV est en ligne. Elle a reçu par mail une proposition « d’un soit-disant notaire qui voulait passer commande pour la réalisation d’affiches. Son mail était très long et précis, raconte la jeune femme. Tout correspondait bien à mes compétences. J’ai dit que j’étais partante ».

      En retour, le correspondant lui réclame un RIB, pour la rémunérer. Sandrine s’exécute. Moins d’une heure plus tard, le pseudo-notaire lui renvoie un mail. « Il m’explique s’être trompé et avoir envoyé 3 500 euros au lieu de 350. Il me demande de lui rembourser la différence. À partir de là, je n’ai plus répondu. » Bien sûr, l’argent n’est jamais arrivé. Et le RIB de Sandrine est désormais dans la nature.

      Pôle emploi a bien conscience du phénomène. En 2017, l’opérateur communiquait sur le sujet et annonçait avoir débusqué 11 000 offres frauduleuses, l’année précédente, sur son site. Des chiffres officiels très en deçà de la réalité ?

      Mediapart a pu consulter des documents internes, émanant du service de prévention des fraudes. Entre juin 2017 et mars 2018, plus de 85 000 offres d’emploi avaient été « diffusées puis annulées » en raison de leur caractère suspect. Soit 4 % des offres diffusées à cette époque.

      En 2018, toujours selon des documents internes, 140 356 offres frauduleuses avaient été diffusées puis supprimées. Combien en 2019 ? En 2020 ? Nous n’avons pas pu accéder à ces chiffres et Pôle emploi ne les communique pas.
      Document interne de Pôle emploi donnant les chiffres de 2018


      © capture d’écran Document interne de Pôle emploi donnant les chiffres de 2018 © capture d’écran

      Dans son rapport d’activité 2019, le service prévention des fraudes détaillait les « adaptations constantes des paramètres » visant à détecter ces offres frauduleuses et en déplorait le contournement systématique et rapide.

      Les boucliers sont sans cesse renforcés et Pôle emploi assure aujourd’hui à Mediapart que les offres sont « toutes contrôlées automatiquement par des algorithmes qui évoluent en permanence, afin de détecter les offres suspectes » et « diminuer significativement le nombre d’offres et de contacts suspects sur le site ».

      Quant au hameçonnage des données, il est reconnu comme « l’un des grands phénomènes contre lequel lutte Pôle emploi ». L’opérateur sécurise autant que possible les espaces recruteurs via des processus de « certification », mais ne souhaite pas les rendre publics pour éviter qu’ils ne soient contournés.

      Enfin, en 2019, un partenariat a été noué avec le site gouvernemental de lutte contre la cyber-malveillance. L’année dernière, 800 signalements de « fraudes à l’emploi » y ont été recensés.

      « Nous voyons bien que ces arnaques sont en hausse depuis le début de la crise, précise Jean-Jacques Latour, responsable de l’expertise cybersécurité sur le site cybermalveillance.gouv.fr . ll y a davantage de demandeurs d’emploi. Davantage de fragilités à exploiter. Les escrocs appuient sur la tête des gens qui se noient. »

    • J’ai reçu beaucoup, vraiment beaucoup de réponses après l’article sur le patriarcat patronymique et ça m’a donné envie de faire une suite. Il y a eu des témoignages sur les situations absurdes qui ont encore lieu. Rappelons que, officiellement, la loi dit que les époux peuvent conserver leur nom de naissance comme nom d’usage, ou alors utiliser le nom de l’époux ou de l’épouse, ou les deux noms. Ça, c’est la théorie.

      Dans les faits, les entreprises et administrations ont décidé qu’une femme mariée devait utiliser le nom de son mari et qu’un homme marié devait conserver son nom de naissance. (J’ai d’ailleurs appris que cela avait un nom : la subordination patronymique.)

      Et les maris qui souhaitent utiliser le nom de leur épouse ? Ils sont mal barrés. Les couples qui veulent être égalitaires rencontrent des obstacles. Ainsi, une lectrice me raconte qu’avec son mari ils ont décidé d’avoir chacun les deux noms de famille pour faire un nom composé. Mais pour lui, ça n’a pas été simple. « Après notre mariage civil, mon mari a souhaité qu’au sein de son entreprise il soit désigné par notre nom d’usage commun (le nom composé), ce à quoi les RH lui ont répondu que ce n’était pas possible (!), puis qu’il nous fallait faire la preuve d’un jugement administratif (ce qui n’est bien sûr pas vrai non plus). À force d’insistance, mon mari a eu gain de cause et a donc rempli un formulaire de demande de changement de nom d’usage auprès de l’entreprise… formulaire exclusivement pensé pour des femmes puisqu’il fallait indiquer son “nom de jeune fille” ! Le formulaire n’était absolument pas prévu pour une demande qui pourrait venir d’un “jeune homme” maintenant marié. »

      Autre exemple de complexification : « Mon collègue n’est pas marié et a eu un enfant. Ils ont décidé de donner les deux noms à leur enfant, celui de la mère en premier. En théorie là aussi tout à fait faisable. Il a eu un mal fou avec la mairie. L’employé ayant notamment exigé d’avoir une attestation précisant qu’elle était d’accord pour ne pas être reléguée au second plan ! » Ces problèmes de nom peuvent vous pourrir la vie, y compris en vacances : « J’ai le souvenir de ma mère qui ne pouvait pas utiliser sa carte bleue en Espagne puisqu’elle ne pouvait pas prouver que c’était bien la sienne avec sa carte d’identité. »

      Un point qui revient souvent chez les femmes qui ont décidé de ne pas céder et de faire respecter leur droit : on leur a répondu que c’était un problème de logiciel. Les logiciels ont été créés pour entretenir la subordination patronymique. Le nom d’épouse l’emporte toujours. Si le sujet vous intéresse, on m’a transmis cette interview très instructive d’une femme qui a été chargée de refaire les formulaires en ligne. Elle raconte les blocages auxquels elle a dû faire face pour effacer la case « nom de jeune fille ». Cela permet également de comprendre comment les choses se passent réellement (et en quoi cela résulte d’un manque de connaissance). « Les formulaires ne sont pas forcément faits en interne mais confiés à des prestataires qui répondent à des appels d’offre et qui eux-mêmes ne sont pas très informés. J’ai eu un coup de bol d’avoir été vigilante sur ce sujet et d’avoir tenu aux bons intitulés. »

      En attendant, le meilleur conseil, que je vous donnais déjà dans le précédent article sur le sujet : « On m’a donné une astuce à la mairie pour éviter qu’on me colle un nom qui n’est pas le mien : ne le notez nulle part, ne le mettez dans aucun papier, laisser “nom d’époux” vide partout... pour l’instant la seule admin qui m’a mis le nom du mari je lui ai fait rectifier direct. »

      Mais sommes-nous maudites ? Éternellement condamnées à ce bordel ?
      Eh bien non. La solution serait en vérité assez simple. Pour la trouver, il suffit de regarder chez nos voisins. Parce que le patriarcat patronymique, c’est un truc très français. Chez nos voisins, il est beaucoup moins marqué : « En Italie, en Belgique et au Luxembourg, la pratique du nom double par les femmes mariées est majoritaire. » En Espagne, on a imposé le double nom pour les enfants : « L’enfant a deux noms : le premier des noms de son père suivi du premier des noms de sa mère. Cependant depuis une réforme récente l’ordre des noms peut être inversé soit par les parents d’un commun accord, soit par l’enfant lui-même à sa majorité. »

      En réalité, nous sommes super en retard. Eliane Viennot m’avait conseillé d’aller regarder comment ça se passait en Grèce. Figurez-vous que la Grèce a adopté une loi en 1983 qui oblige les femmes mariées à conserver leur nom de naissance. Elles n’ont pas le choix. On ne change pas de nom en se mariant. Comme l’explique le Guardian : « Depuis trente ans, la Grèce est un pays test sur ce qui se passe si les femmes mariées ne changent pas leur nom. » Alors ? Comment se conclut ce test grandeur nature ? Deux problèmes se sont posés. Pour les profs des enfants qui ne savent pas comment appeler madame si elle n’a pas le même nom de famille que ses enfants. Ok, rien de grave. Et pour les couples grecs qui voyagent dans des pays du Moyen-Orient où il faut être marié pour partager une chambre. Leur nom étant différent sur les passeports, il arrive qu’on les soupçonne de mentir sur le fait qu’ils sont vraiment mariés.

      Voilà.

      C’est tout.

      (En 2008, un gouvernement conservateur est un peu revenu sur cette loi grecque, maintenant les femmes mariées peuvent utiliser le nom de leur mari ou les deux noms si elles le veulent mais la démarche est complexe et coûte beaucoup de temps et d’argent.)

      L’autre exemple dont nous pourrions nous inspirer, c’est celui du Québec. En 1980, le nouveau Code civil a imposé la non-modification du nom des époux (« Chacun des époux conserve en mariage ses nom et prénom »). Chacune et chacun conserve son nom de naissance. Point barre. Quant aux noms des enfants, comme en Grèce, aux parents de choisir (qu’ils soient mariés ou pas) s’ils donnent le nom du père, de la mère ou un nom composé. Et ils ne sont pas obligés de donner le même nom à tous leurs enfants. « Concernant les enfants, qui auparavant recevaient toujours le nom du père, les travaux de Louis Duchesne révèlent que des changements se sont rapidement produits. Lorsque le nom double est choisi, le nom de la mère vient en premier trois fois sur quatre. » Une lectrice m’avait signalé qu’avant cette modification du Code civil, garder leur nom de naissance était un combat continuel pour les femmes mariées. Donc, en gros, la situation des femmes françaises actuelles. On a seulement quarante ans de retard…

      Et le pire c’est qu’en France, tout le monde s’en fout. Les femmes galèrent avec ces histoires de noms et il n’y a pas un organisme vers lequel se tourner qui punirait les entreprises ou administrations qui imposent la subordination patronymique. (Oui, j’adore cette expression.) On ne peut même pas les signaler.

      Reste encore un souci : le nom des enfants. Nombreuses sont les femmes à regretter de ne pas avoir imposé que leur enfant porte leur nom en plus du nom du père. Certaines ont tenté de corriger la situation : « Je suis passée en mairie pour savoir comment ajouter mon nom à l’état civil de mon fils. Pensant accomplir une simple formalité. Il s’avère qu’il faudrait qu’un juge statue, et que j’ai pour cela des raisons valables. L’employée m’a bien fait comprendre VA-LA-BLE (grave). Porter le même nom que ses enfants ne semble donc pas valable en soi. Donc voilà, mon fils ne porte pas mon nom. Mais en fait personne ne vérifie jamais les papiers d’identité, alors je déclare partout mon fils avec les deux noms et voilà ! »

      Après recherche, on ne peut pas changer le nom de naissance, mais on peut ajouter en nom d’usage les noms des deux parents. Ça me semble la solution la plus simple. Le site du Service public le dit exactement : « Toute personne peut utiliser un double nom composé de son nom de naissance et du nom du parent qui ne lui a pas transmis son nom à la naissance. Il suffit que l’acte de naissance fasse apparaître la double filiation (indication du nom des deux parents). Ce nom sera un nom d’usage. Vous pouvez demander qu’il figure sur vos documents d’identité et qu’il soit utilisé par les administrations. » Pour une personne mineure, « le choix d’un nom d’usage doit être fait avec l’accord des parents. Il faut fournir une autorisation de l’autre parent quand vous refaites les papiers d’identité ». (S’il n’est pas d’accord, c’est direction juge des affaires familiales.)

      Si peu de temps et tellement de combats à mener. Mais c’est un combat qui mérite d’être mené, il ne faut pas le minimiser. Surtout quand j’ai lu la souffrance derrière certains messages : « J’ai pris le nom de mon mari parce qu’on m’avait dit que “pour les enfants c’était mieux”. Depuis, je regrette, je ressens comme une perte d’identité. Je ne me sens proche ni de mon nouveau nom, ni de l’ancien » ou « Une autre chose terrible avec les noms c’est qu’une veuve doit avoir sur ses papiers (passeport, etc.) “nom de jeune fille, veuve nom du mari”. Ma mère veuve à 59 ans doit garder cette douleur jusque dans ses papiers d’identité, son identité officielle c’est d’être veuve de l’amour de sa vie. Je lis que cette question a été abordée au Sénat en 2006 comme discrimination mais pour les papiers qu’on a dû faire il y a deux ans il lui a été exigé cette formule. » Derrière nos noms, il y a toute une histoire.

    • Pour la france historiquement c’est la princesse Claude de Chirac de notre bon président de droite cocaïnoman et proessainucléaire d’avant qui a permis que les deux noms des parents puissent être utilisés pour leur enfant. Ma fille est arrivée trop tôt, à la petite mairie la secrétaire a refusé, on avait pourtant décidé avec son père qu’elle porterait mon nom d’autant que le grand-père avait abandonné ses enfants, peine perdue, ils l’ont inscrit au #nom_du_père.
      J’étais furieuse, j’ai modifié les papiers avec mon crayon et elle a toujours porté quand c’était possible mon nom, sinon nos deux noms, au pire, le nom de son père comme obligée par la mairie.
      Dans ce forcing masculiniste il y a un soutien de la psychanalyse à la subordination patriarcale qu’il faut retrouver sur la nécessité symbolique du père, de l’allégeance à son phallus et donc de l’obligation de se soumettre à son nom le restant de ses jours et pour tous ses descendant·es.
      Bref, pour le passeport de ma fille maintenant majeure, le nom de sa mère est inscrit en nom d’usage, long gain de cause qui ne résoud pas grand chose du problème.

      je crois qu’ il y a un fil de discussion seenthis ouvert il y a longtemps sur ce problème et comment changer de nom.

  • Instagram censure #lesbians mais pas #lesbian : bienvenue en Absurdistan
    https://www.numerama.com/politique/686032-instagram-censure-lesbians-mais-pas-lesbian-bienvenue-en-absurdista

    Le réseau social masque actuellement le hashtag #lesbians. Ce fait révèle à quel point l’algorithme de modération d’Instagram fonctionne de manière arbitraire, se basant sur des règles de modération qui s’expliquent théoriquement, tout en restant sont discriminantes sur le fond. « Ce hashtag est masqué », peut-on lire sur la photo. « Les publications ont été limitées car la communauté Instagram a signalé du contenu susceptible de ne pas respecter ses règles ». Habituellement, sur Instagram, cliquer sur un (...)

    #Instagram #algorithme #pornographie #censure #modération #LGBT

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/02/lesbians_instagram-scaled.jpg

  • Twitter a beau admettre une erreur, il suspend encore des comptes féministes
    https://www.numerama.com/politique/685231-twitter-a-beau-admettre-une-erreur-il-suspend-encore-des-comptes-fe

    De nouveaux comptes de militantes féministes ont été suspendus sur Twitter. Le réseau social avait reconnu lundi une « erreur » dans son algorithme de modération. Certains comptes Twitter sont encore suspendus, ce 27 janvier, après avoir posé la question « Comment fait-on pour que les hommes arrêtent de violer ». Numerama a été informé que les comptes des écrivaines Chloé Delaume et Pauline Harmange ont été suspendus pour avoir partagé la fameuse question, qui a fait beaucoup de bruit le week-end dernier (...)

    #Twitter #algorithme #censure #féminisme #modération #harcèlement

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/01/logo-twitter-une.jpg

  • Fichage politique et religieux : 7 questions sur l’extension des fichiers de renseignement
    https://www.numerama.com/politique/679906-fichage-politique-et-religieux-7-questions-sur-lextension-des-fichi

    Début décembre étaient publiés au Journal officiel trois décrets organisant l’élargissement de fichiers de renseignement. Début janvier, le Conseil d’État a validé cette extension. Retour sur cette évolution en sept grandes questions. Quels sont ces fichiers ? Le gouvernement a fait publier au Journal officiel du 4 décembre 2020 trois décrets qui élargissent la liste des données pouvant être recueillies dans trois fichiers de police qui ont maintenant quelques années, puisqu’ils ont été créés pendant la (...)

    #données #religion #profiling #surveillance #syndicat

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/wp-content/uploads/2021/01/fichier-dossier-fichage.jpg

  • Une espèce en voie de disparition va avoir son propre vaccin contre le coronavirus
    https://www.numerama.com/politique/678410-une-espece-en-voie-de-disparition-va-avoir-son-propre-vaccin-contre

    Le développement de ces vaccins n’est pas seulement dû au fait que ces petits putois sont particulièrement adorables : ce sont de proches cousins des visons, dont on sait qu’ils peuvent attraper la Covid-19 et la transmettre à l’homme. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Danemark a annoncé l’abattage de toutes ses populations de visons en décembre, afin d’éviter tout risque de mutation du virus et de transmission.

    Les putois à pieds noirs auraient pu représenter un risque de transmission tout aussi important, nous apprend Quartz. « Nous n’avons pas de preuve directe que les putois à pieds noirs pourraient être sensibles au Covid-19, mais à cause de leur proximité avec les visons, nous n’avons voulu prendre aucun risque », a expliqué à Quartz Tony Rocke, une des scientifiques en charge du programme de vaccination des putois.

  • Pôle emploi permet à n’importe qui d’obtenir les CV de Français [et pas qu’eux] beaucoup trop facilement
    https://www.numerama.com/politique/676640-pole-emploi-permet-a-nimporte-qui-dobtenir-les-cv-de-francais-beauc

    Supposées épauler le retour à l’emploi, les petites annonces de #Pôle_emploi sont sclérosées d’annonces fallacieuses. Des escrocs exploitent la faible sécurisation de la #plateforme pour récolter les #données_personnelles des candidats et leur proposer directement des emplois frauduleux. Notre enquête montre combien il est beaucoup trop facile pour n’importe qui d’avoir accès aux informations personnelles de nombreux demandeurs d’emploi en France.

    Furieuse, Fiona claque la porte d’un appartement lillois. La jeune femme pensait passer un entretien pour un poste d’hôtesse d’accueil dans un hôtel au Touquet. Elle s’est vu proposer une position d‘escort-girl. L’annonce à laquelle elle répondait provient pourtant du site de Pôle emploi, et possédait les caractéristiques d’une offre classique émise par une agence d’événementiel. Interloquée, Fiona en fait part à son conseiller Pôle emploi. « Il m’a dit que c’était trop compliqué de tout gérer, qu’ils ne peuvent pas forcément déceler les fausses annonces », se remémore la jeune femme avec dépit.

    L’expérience de Fiona n’est pas isolée : les offres frauduleuses abondent sur le site de Pôle emploi. Désormais, de nombreux « recruteurs » ne s’embarrassent plus de poster leurs offres sur la plateforme, et expédient directement des propositions douteuses dans les boîtes mails des demandeurs d’emploi. Au choix parmi les postes proposés : collecte de loyers impayés, mise sous pli d’enveloppe de publicités, chargé d’accueil en magasin ou chauffeurs d’un jour. Les offres varient, mais toutes sont des escroqueries. « Dans l’ensemble, les offres se ressemblent, outre les fautes d’orthographe : un travail simple et bien rémunéré », explique Mélanie, jeune femme inscrite sur la plateforme. « Quasiment tous les mois je recevais des mails comme ceux-ci, pour des ‘missions’ diverses et variées », abonde Edouard, dans la même situation.


    Un exemple de message envoyé aux demandeurs d’emploi

    DES DONNÉES BEAUCOUP TROP FACILES D’ACCÈS

    Le site de Pôle emploi démontre-t-il des failles dans la vérification des offres d’embauches et la protection des informations personnelles des postulants ? Pour le vérifier, nous nous sommes inscrits sur la plateforme pour tester la difficulté de récolter des informations personnelles. Son maniement est aisé. Du côté des futurs employés, la plateforme incite à remplir un curriculum en ligne indiquant ses précédentes expériences professionnelles, ses aspirations en termes d’emploi, de prétentions salariales… Et surtout ses informations de contact pour être joint rapidement : numéro de téléphone et adresse e-mail. Pôle emploi incite également à y joindre un CV très renseigné pour optimiser les chances de décrocher un emploi.

    Côté employeurs, deux solutions existent pour consulter les profils des demandeurs d’emploi avant de les contacter. La première consiste à se déclarer « particulier employeur ». Les procédures sont alors facilitées : l’inscription ne prend que quelques minutes et nécessite nom, prénom, date et lieu de naissance, ainsi que l’adresse de résidence. Des éléments faciles à se procurer. Puis le numéro de carte vitale, moins aisé à falsifier. Mais un numéro personnel suffit : aucune vérification complémentaire ne sera effectuée en aval de nos recherches. (...)

    N’importe qui peut très facilement avoir accès à de nombreux CV en passant par la plateforme Pôle emploi, en moins de 10 minutes. Il y a tout : nom, numéro, mail, adresse

    Le mot #chômeur est absent de l’article qui préfère #demandeur_d'emploi
    #recherche_d'emploi #emploi #dématérialisation #données #CV #emploi #précarité #escroquerie #offres_d'emploi_illégales

  • « Il faut faire payer Amazon » : devant Bercy, quelques manifestants contre le géant
    https://www.numerama.com/politique/673720-il-faut-faire-payer-amazon-devant-bercy-quelques-manifestants-contr

    Un petit groupe de manifestants s’est rassemblé en face du ministère de l’Économie et des Finances ce vendredi 4 décembre au matin pour une action contre la multinationale. Les organisatrices dénoncent la complaisance du gouvernement envers Amazon. « Est-ce que tu as ton masque Stop Amazon ? », demande une militante à une autre, en lui tendant un exemplaire. Il fait très froid ce vendredi 4 décembre, mais devant l’entrée du ministère de l’Économie et des Finances, à Paris, un petit groupe de personnes (...)

    #Amazon #écologie #domination #fiscalité #consommation #lobbying #AmisdelaTerre #ATTAC

    ##fiscalité
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  • Que reproche-t-on à Amazon ?
    https://www.numerama.com/politique/671976-que-reproche-t-on-a-amazon.html#utm_medium=e-mail

    La multinationale et plus grosse entreprise mondiale de e-commerce est sous le feu de vives critiques depuis quelques semaines en France. Associations et personnalités politiques n’ont pas manqué de donner pointer du doigt l’entreprise que les Françaises et les Français utilisent très largement lors des fêtes de fin d’année. Mais que reproche-t-on vraiment à Amazon ? « Stop Amazon », « Noël Sans Amazon », « Boycottez Amazon », « Sauve ton Commerçant ». Ces dernières semaines, les initiatives et les actions (...)

    #Alibaba #Carrefour #ELeclerc #Amazon #écologie #domination #fiscalité #bénéfices #copyright #GigEconomy #travail #AmisdelaTerre #ATTAC (...)

    ##fiscalité ##SUDSolidaires
    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2020/11/amazonlogo.png

  • Même des syndicats de policiers s’opposent à l’interdiction de diffuser le visage des forces de l’ordre
    https://www.numerama.com/politique/664710-meme-des-syndicats-de-policiers-sopposent-a-linterdiction-de-diffus

    « Nous n’avons pas honte de notre manière de servir », assure la CGT Police Nationale. « Le danger qui nous menace, le seul que nous craignons c’est celui que le politique nous fait courir en stigmatisant sans cesse nos missions, en nous éloignant chaque jour un peu plus de l’estime des citoyens, en nous donnant l’image nauséabonde d’une police digne d’un état totalitaire ».

    https://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/5940048690

    Flickr

    Le fait est que ces trois syndicats ne sont pas les plus représentatifs parmi l’ensemble de la profession, qui compte 75 % de syndiqués parmi 150 000 agents.

    Selon BFM TV, les huit qui comptent sont Alliance (qui compte 30 000 adhérents, c’est le plus important), Unsa, SFP FO et Alternative Police CFDT, chez les gardiens de la paix, Synergie Officiers et le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, chez les officiers, et enfin le syndicat des commissaires de la police nationale et le syndicat indépendant des commissaires de la police nationale, chez les commissaires.

    Chez ces syndicats, cette loi va dans le bon sens. C’est l’avis des quatre syndicats des gardiens de la paix, en témoignent leurs communiqués (celui d’Alliance, celui de l’Unsa, celui de la SGP FO et celui d’Alternative Police CFDT). Il est à noter que c’est devant l’Unsa que Gérald Darmanin a exprimé son souhait « d’interdire la diffusion des images des visages » des policiers s’ils ne sont pas floutés.

    https://www.alliancepn.fr
    http://police.unsa.org/articles-directs/article/l-unsa-police
    https://www.unitesgppolice.com
    https://www.alternativepn.fr
    #syndicats_de_police

  • Comment le fichage biométrique renforce l’errance des mineurs isolés
    https://www.numerama.com/politique/663357-comment-le-fichage-biometrique-renforce-lerrance-des-mineurs-isoles

    Le fichier biométrique national des mineurs non-accompagnés devait, selon le gouvernement, aider les départements à gérer l’accueil des jeunes migrants. Or, depuis le début de son déploiement, cette nouvelle procédure laisse à la porte de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) de nombreux jeunes vulnérables. L’« apparence très juvénile » de S., jeune Guinéenne en exil, a marqué Ludivine Erragne, juriste et chargée de plaidoyer pour Médecins Sans Frontières, dès leur première rencontre. S. a été amenée au centre de (...)

    #biométrie #migration #jeunesse #CNIL

    //c1.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2020/05/hacker-4.jpg

  • Diffusion des visages des policiers : Gérald Darmanin parle de « démagogie anti-flic »
    https://www.numerama.com/politique/664463-diffusion-des-visages-des-policiers-gerald-darmanin-parle-de-demago

    Selon lui, ces témoins seraient mieux avisés de « donner un coup de main » aux policiers, comme « c’était encore le cas il y a 15 ou 20 ou 30 ans », assure-t-il.

  • Keylogger, enregistrement audio : votre employeur a-t-il le droit de vous surveiller en télétravail ?
    https://www.numerama.com/politique/660467-keylogger-enregistrement-audio-votre-employeur-a-t-il-le-droit-de-v

    La popularité des logiciels de surveillance des employés a augmenté drastiquement avec le recours massif au télétravail. Pourtant, certaines des fonctionnalités qu’ils proposent ne sont pas toutes légales. Numerama fait le point. En juin 2020, le cabinet de consultants ISG publiait une étude aux résultats inquiétants : les ventes de logiciels permettant de surveiller les employés en télétravail ont augmenté de plus de 500 % depuis le début de la pandémie de Covid-19, et donc depuis le recours massif au (...)

    #algorithme #bossware #keylogger #smartphone #GPS #géolocalisation #vidéo-surveillance #clavier #écoutes #surveillance #télétravail #travail (...)

    ##CNIL
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  • « Tu vas pleurer les premières fois » : que se passe-t-il au sein du studio d’Ubisoft derrière Trackmania ?
    https://www.numerama.com/politique/646826-tu-vas-pleurer-les-premieres-fois-que-se-passe-t-il-au-sein-du-stud

    Racheté par Ubisoft en 2009, le studio de jeux vidéo français Nadeo, à l’origine de la saga TrackMania, est visé par un appel à témoins lancé en interne par le syndicat Solidaires, branche Informatique et Jeu Vidéo. Directement mis en cause par une dizaine de personnes, le directeur du studio exerce depuis des années un contrôle total sur les salariés, sans aucune intervention de la part d’Ubisoft. Hurlements, pression insoutenable, injonction aux heures supplémentaires, impossibilité de se plaindre (...)

    #Ubisoft #jeu #violence #GigEconomy #harcèlement #travail

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