/2018

  • Cookies, mouchards : comment vous êtes suivis sur Internet
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/30/cookies-mouchards-comment-vous-etes-suivis-sur-internet_5278722_4355770.html

    En quelques années, les technologies développées pour la publicité ont considérablement renforcé le suivi des individus sur Internet. Voici comment elles fonctionnent. L’affaire Cambridge Analytica autour des fuites de données utilisateurs de Facebook le montre : la protection des données personnelles sur Internet est devenue un enjeu majeur de ces dernières années. Même sans être forcément inscrits sur Facebook ou sur un autre réseau social, les internautes ne sont pas prémunis, les techniques (...)

    #CambridgeAnalytica #Google #DoubleClick #Facebook #Facebook_Connect #Analytics #Twitter #algorithme #cookies #tracker #données #BigData #publicité #web #surveillance #marketing #profiling (...)

    ##publicité ##Ghostery

  • Israel in major raids on ’Iran’ targets in Syria after rocket fire | AFP.com
    https://www.afp.com/en/news/205/israel-major-raids-iran-targets-syria-after-rocket-fire-doc-14q3b14

    Elle est pas belle la vie ? Ça fait une bonne semaine que l’armée israélienne est en alerte maximale dans le Golan occupé. C’est donc le moment idéal pour lui envoyer une bordée de roquettes dont aucune n’a atteint le territoire israélien…
    Israël est forcément obligé de riposter.

    Israel carried out widespread deadly raids against what it said were Iranian targets in Syria on Thursday after rocket fire towards its forces which it blamed on Iran, marking a sharp escalation between the two enemies.

    The incident came after weeks of rising tensions and followed US President Donald Trump’s decision to withdraw from a key 2015 Iran nuclear deal on Tuesday, a move Israel had long advocated.

    It led to immediate calls for restraint from Russia, France and Germany. “The escalation of the last hours shows us that it’s really about war and peace,” warned German Chancellor Angela Merkel.

    The raids that a monitor said killed 23 fighters were one of the largest Israeli military operations in recent years and the biggest such assault on Iranian targets, the military said.

    We hit nearly all the Iranian infrastructure in Syria,” Defence Minister Avigdor Lieberman told a security conference.

    I hope we’ve finished this episode and everyone understood.

    Israel carried out the raids after it said 20 rockets, either Fajr or Grad type, were fired from Syria at its forces in the occupied Golan Heights at around midnight.

    It blamed the rocket fire on Iran’s Al-Quds force, adding that Israel’s anti-missile system intercepted four while the rest did not land in its territory.

    No Israelis were wounded.

  • Les mesures de la première année d’Emmanuel Macron avantagent-elles vraiment les plus riches ? (Les Décodeurs, Le Monde)
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/05/les-mesures-de-la-premiere-annee-d-emmanuel-macron-avantagent-elles-vraiment

    Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement a multiplié les mesures favorables aux plus fortunés, qui sont les grands gagnants du début de ce quinquennat.

    Macron : un projet économique au service des plus riches (Adrien Fabre de l’École Normale Supérieure & École d’Économie de Paris, La Tribune)
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/macron-un-peu-plus-pour-les-pauvres-beaucoup-plus-pour-les-riches-648596.h

    La légère hausse du revenu des travailleurs modestes promise par Emmanuel Macron n’est là que pour éclipser les cadeaux aux plus riches.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/692420

  • « Black Bloc » : le côté obscur de la force (Dossier, Taranis News, 11 octobre 2017)
    http://taranis.news/2017/10/black-bloc-le-cote-obscur-de-la-force

    Le « #BlackBloc » n’est pas et n’a jamais été une structure ou une #organisation : c’est une #méthodologie d’#action en #manifestation qui a été « importée » en France à l’occasion du contre-sommet de l’Otan, qui s’est déroulé en avril 2009 à Strasbourg. Les #militants français étaient alors activement impliqués dans le mouvement étudiant et lycéen contre la Loi de Responsabilité des Universités (dite « LRU » ou Loi Pécresse).
    […]
    La suite de cette histoire, tout le monde la connait : la #militarisation des techniques de #maintien_de_l’ordre (tout particulièrement la généralisation de l’usage du #Flashball LBD40, simultanément à la multiplication de l’utilisation des différents types de grenades), la mise en place de l’#état_d’urgence et la multiplication des cas de #violences_policières, a conduit la méthodologie du « Black Bloc » à s’imposer par logique d’efficacité stratégique face à la #Police.
    […]
    Le « #cortège_de_tête » n’est pas qu’un Black Bloc qui s’organise pour se protéger contre la police, c’est aussi un lieu ou l’on envoie un message aux autres entités sociales partenaires : nous représentons la #jeunesse, nous sommes nombreux, nous sommes efficaces, c’est de nous et de nos actions que l’on parlera, nous pesons plus que vous dans le #rapport_de_force ; Nous agissons concrètement en nous affrontant aux murs érigés, en prenant les #risques que cela implique, en s’équipant et en s’organisant pour y parvenir. Nous ne défilerons pas sagement : nous sommes en #colère et ceci en est notre manière de l’exprimer dans l’#espace_public.
    Le « cortège de tête » a cela de différent avec le simple Black Bloc qu’il a aussi le regard tourné vers l’arrière : cherchant à convaincre les autres de rejoindre ses rangs en soulignant par les faits l’historique inefficacité, l’inadaptation au monde d’aujourd’hui des interminables #défilés consistant à manger des saucisses et à écouter de la musique, pendant qu’un préposé au mégaphone vous hurle des #slogans désuets.
    […] Le « Cortège de Tête » est donc un phénomène sociologique intimement lié à la structure des #manifestations Françaises, celles de relativement grande ampleur et qui offrent aussi, de par la taille, une forme d’échappatoire en cas de #dispersion prématurée. Alors que le « Black Bloc » est la simple définition d’une méthode consistant à s’équiper, à se structurer, à se déplacer et à agir d’une manière codifiée dans une #foule manifestante.

    Le black bloc : quand l’antisystème effraie (The Conversation, 24 août 2017)
    http://theconversation.com/le-black-bloc-quand-lantisysteme-effraie-80857

    Difficile de ne pas les remarquer. Cagoulés, vêtus de noir, ils sont des centaines, parfois plus, à défiler lors d’importants événements politiques, parfois localisés, parfois plus internationaux.

    Ils, ce sont les black blocs, ainsi désigné par leur tenues. Le black bloc est une #tactique qui consiste à manifester tout de noir vêtu, pour assurer l’#anonymat et exprimer une #critique #antisystème.

    Articles de presse (avril-mai 2018) :
    – Au cœur du Black Bloc (StreetPress)
    https://www.streetpress.com/sujet/1464688427-manifestations-au-coeur-du-black-bloc

    En première ligne des #cortèges contre la loi travail, ils sont quelques centaines vêtus de #noir. Qui sont ces militants, souvent jeunes, qui pour lutter contre le #capitalisme enfilent les #cagoules, cassent les #banques et s’attaquent à la police ?

    – Ce qui se cache derrière l’affirmation de l’ultragauche (Mediapart)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020518/ce-qui-se-cache-derriere-l-affirmation-de-l-ultragauche

    Depuis la #mobilisation contre le CPE de 2006, l’#ultragauche revient régulièrement dans l’actualité française. Pourtant, son identification demeure incertaine dans le débat public. Retour sur la définition d’un mouvement qui en dit aussi long sur le maintien de l’ordre que sur la stabilité politique d’un régime.

    – Black blocs : une tactique de lutte plus qu’une idéologie (Le Monde)
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/05/02/qui-sont-les-black-blocs_5293523_4355770.html

    Cette #mouvance, régulièrement présente dans les manifestations, a rassemblé au moins 1 200 personnes lors du défilé parisien du #1er-Mai et a violemment affronté les #forces_de_l’ordre.

    • Une critique de l’article « 1er Mai : le lumpenmanifestant en burqa paramilitaire » ? publié dans Regards (Laurent Levy, Facebook)
      http://www.revolutionpermanente.fr/1er-Mai-le-lumpenmanifestant-en-burqa-paramilitaire-Une-critiqu

      On peut critiquer les « black bloc » et autres « autonomes ». On peut, et sans doute, on doit. Mais comme toujours, il y a la critique bienveillante ou positive, celle qui se situe à l’intérieur d’un camp, et qui discute la méthode, sa pertinence, ses risques, et pourquoi pas ses impasses, et il y a la critique réactionnaire, de simple dénonciation, qui se refuse à regarder les choses dans leur complexité et leurs contradictions.

      Appel aux convaincu(e)s : une critique anti-autoritaire du Black Bloc (Des cop(a)in(e)s, Paris-luttes.info)
      https://paris-luttes.info/appel-aux-convaincu-e-s-une-10146

      Au risque de paraître tirer sur l’ambulance, nous avons choisi la voie du dégrisement. Pour nous la manifestation du 1er mai a été un échec et la stratégie imposée de façon autoritaire par le Black Bloc n’était ni justifiée, ni n’a profité au reste de la manifestation. Collectivement, nous en prenons acte et appelons à dépasser nos pratiques ritualisées du cortège de tête.
      […]
      Nous ne sommes pas hostiles à la technique du Black Bloc et nous l’avons maintes fois utilisée. Et même quand nous n’y sommes pas, nous sommes solidaires des cop(a)in(e)s en pleine action, blessés ou arrêtés. Mais pour nous elle doit servir quelque chose d’autre que la simple joie d’exister ou de se faire plaisir entre les convaincus. Autrement dit nous aimerions un Black Block qui bloque autre chose que la manifestation. 1200 personnes en black bloc, 15 000 dans le cortège de tête pour juste défoncer un mac do et cramer un concessionnaire c’est franchement du gâchis… notamment quand on voit le nombre d’arrestations.
      Pourquoi cette technique n’est pas utilisée pour bloquer des lieux de pouvoirs, des centres logistiques, décisionnels ? Elle serait pourtant très utile aux actions de blocage et de sabotage…

  • Le graphique trompeur de la direction de la SNCF sur le taux de participation à la grève
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/18/le-graphique-trompeur-de-la-direction-de-la-sncf-sur-le-taux-de-participatio

    Et s’il suffisait de changer l’échelle d’un graphique pour minorer le taux de participation d’une grève ? Un communiqué de presse du siège de la SNCF paru le 18 avril et faisant le point sur le taux de participation à la grève de ce jour veut démontrer, graphique à l’appui, que ce dernier a largement baissé depuis la mobilisation du 13 avril.

    Las, l’#échelle utilisée pour ce #graphique donne une perception déformée de la réalité : si ce dernier semble indiquer que la mobilisation a baissé aux deux tiers, ce n’est en réalité pas le cas. L’écart de 2,66 points entre les deux journées de grève ne justifie pas la représentation donnée dans le graphique. La valeur minimum de l’axe a vraisemblablement été modifiée pour minimiser l’ampleur de la grève.
    […]
    Ce n’est par ailleurs pas la première fois que le service de communication joue avec la notion d’échelle pour minimiser le taux de participation des grévistes : un communiqué de presse diffusé le 4 avril utilisait les mêmes méthodes aux mêmes fins.

    • À la décharge de la SNCF, on peut remarquer que les options d’échelle retenues dans un cas comme dans l’autre sont les choix #par_défaut d’Excel (l’algorithme qui décide si l’axe doit comprendre l’origine est particulièrement niais (et documenté (ou du moins l’était parce que pour le moment je n’arrive pas à le retrouver…))

      Ne pas nécessairement imputer à la malveillance ce qui résulte simplement de l’ignorance…

      (ne pas modifier les options par défaut…)

    • Recevable, certainement ; convainquant, c’est visiblement moins sûr ;-)

      Dans un service communication, les connaissances en #sémiologie_graphique sont souvent limitées, voire nulles. Et les interventions «  graphiques  » se résument bien souvent au choix des polices et des couleurs (là aussi, hors sémiologie).

      Plusieurs commentaires font part justement de ces subtilités sémiologiques, dont le fait que pour représenter la part d’un tout, il vaudrait mieux visualiser aussi le tout (en empilant, p. ex., une barre «  vide  » montant aux 100%).

      Un autre (ce n’est pas moi…) reprend l’argument des options d’axe par défaut des graphiques d’Excel (tout indiquant que c’est bien le logiciel utilisé en l’espèce).

      Même sans être convaincu, il est bon d’avoir ce doute à l’esprit…

  • Attaque chimique à Douma : le « faisceau de preuves » qui accusent le régime syrien (article de 16h55)
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/17/syrie-que-sait-on-de-l-attaque-chimique-du-7-avril-a-douma_5286620_4355770.h

    Trois jours après les frappes de représailles menées le 14 avril contre Damas, les inspecteurs dépêchés par l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en Syrie ont finalement pu accéder, mardi 17 avril, à la ville de Douma, victime, le 7 avril, d’attaques chimiques présumées qui auraient tué une quarantaine de personnes.

    La Syrie et la Russie avaient jusqu’ici invoqué des « problèmes de sécurité » pour leur interdire l’accès, selon l’OIAC.

    mais le même jour à 02h57…

    Syrie : les médias d’Etat se rétractent après l’annonce de tirs de missiles
    http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/04/17/la-defense-syrienne-abat-des-missiles_5286293_1618247.html

    Les bombardements occidentaux ont été menés malgré la présence en Syrie des enquêteurs de l’OIAC qui ont débuté dimanche leur mission dans le plus grand secret. Si ces experts ont pour mandat d’enquêter sur l’utilisation éventuelle d’armes chimiques, ils n’ont, en revanche, pas pour mission d’en identifier les auteurs.

    • Leur travail s’annonce compliqué, plus d’une semaine après les faits, dans une zone passée depuis sous le contrôle du régime syrien et de la police militaire russe. Les derniers combattants rebelles de Douma ont quitté, samedi, la ville en ruine dans le cadre d’un accord de reddition signé le 9 avril, deux jours après l’attaque présumée.
      Les Etats-Unis soupçonnent par ailleurs la Russie d’avoir manipulé le site de Douma pour empêcher la découverte de preuves. « Les Russes pourraient avoir visité le site de l’attaque. Nous craignons qu’ils ne l’aient altéré dans l’intention de contrecarrer les efforts de la mission de l’OIAC pour mener une enquête efficace », a déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’organisation, Ken Ward. « Cela soulève de sérieuses questions sur la capacité de la mission d’enquête de faire son travail », a-t-il ajouté.
      Moscou, grand allié de Damas, s’est engagé à « ne pas s’ingérer » dans le travail de la mission de l’OIAC, officiellement invitée par les autorités de Damas. Le régime syrien, quant à lui, nie que des armes chimiques aient été employées dans le drame de Douma, qui a fait au moins 40 morts et des centaines de blessés, selon les secouristes.

  • « La France n’arrive pas à gérer trois gauchistes et un chien » : la phrase jamais prononcée par Poutine
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/13/la-france-n-arrive-pas-a-gerer-trois-gauchistes-et-un-chien-la-phrase-jamais

    Un site parodique attribue au président russe une phrase apocryphe… pourtant prise au sérieux par de nombreux internautes.

    Les Décodeurs décodent… NordPresse. Devinez-quoi ? C’EST FAUX

    (@seenthis, on pourrait pas mettre un joli sur lignage rouge ?)

  • ISF, retraités, SNCF…, les « carabistouilles » d’Emmanuel Macron sur TF1
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/04/12/isf-retraites-sncf-les-carabistouilles-d-emmanuel-macron-sur-tf1_5284700_435

    Pour défendre son action devant Jean-Pierre Pernaut, jeudi 12 avril, le chef de l’Etat s’est parfois quelque peu arrangé avec les faits.

    • ISF : argument trompeur

    • ouverture à la concurrence de la SNCF : c’est plus compliqué

    • taxe d’habitation et CSG : c’est plus compliqué
    (plutôt faux en 2018, plutôt vrai pour 2020)

    • dotations aux collectivités territoriales : c’est exagéré

    • nombre de classes en milieu rural : c’est faux

  • Cookies, mouchards : comment vous êtes suivis sur Internet
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/30/cookies-mouchards-comment-vous-etes-suivis-sur-internet_5278722_4355770.html

    En quelques années, les technologies développées pour la publicité ont considérablement renforcé le suivi des individus sur Internet. Voici comment elles fonctionnent. L’affaire Cambridge Analytica autour des fuites de données utilisateurs de Facebook le montre : la protection des données personnelles sur Internet est devenue un enjeu majeur de ces dernières années. Même sans être forcément inscrits sur Facebook ou sur un autre réseau social, les internautes ne sont pas prémunis, les techniques (...)

    #algorithme #cookies #publicité #marketing #profiling #Like

    ##publicité

  • Fin de la trêve hivernale : 15 000 expulsions par la force, en hausse de 50 % depuis 2013
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/30/fin-de-la-treve-hivernale-15-000-expulsions-par-la-force-en-hausse-de-50-dep

    Si la trêve empêche les expulsions, elle ne bloque pas les procédures en cours. Les hausses des prix de l’immobilier et la crise économique ont entraîné une progression importante des procédures engagées pour loyers impayés (+ 44 % depuis le début des années 2000).

    Dans la grande majorité des cas, le tribunal prononce des décisions d’expulsion : plus de 128 000 en 2016, qui ont abouti à 63 000 commandements de quitter les lieux (acte juridique délivré par un huissier) selon les données du ministère de la justice, compilées par la Fondation Abbé Pierre.

    En 2016, plus de 155 000 procédures pour loyers impayés ont été engagées

    Dans plus de 80 % des cas, la procédure conduit à une décision de justice, puis dans la moitié des cas à un commandement de quitter les lieux.

    En raison de délais fixés par les textes ou liés au traitement des affaires, il peut se passer entre dix-huit et vingt-quatre mois entre le début de la procédure et l’expulsion définitive, ce qui conduit à augmenter la dette locative et peut conduire les bailleurs à exercer des pressions proches du harcèlement, selon un rapport public de 2014 sur le sujet.

    Face à ces pressions et par crainte des procédures, près de la moitié des ménages ayant reçu commandement de quitter les lieux (environ 30 000) déménagent de manière « volontaire » avant d’y avoir été contraints formellement. La Fondation Abbé Pierre déplore que « leur trajectoire résidentielle reste largement méconnue d’un point de vue statistique ».

    71 EXPULSIONS PAR JOUR
    La dernière étape de la procédure est le recours à la force publique : c’est celle-ci qui est interdite durant l’hiver, sauf en cas de relogement. Ces expulsions ont nettement augmenté depuis 2001, et ont même réalisé un bond de plus de 50 % depuis 2013. En 2016, on dénombrait 15 222 interventions, soit plus de 71 par jour durant la période autorisée.

    #logement #expulsions

  • #États-Unis : depuis le début de l’année, pas plus de deux jours sans victime dans des #fusillades_de_masse
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/15/etats-unis-depuis-le-debut-de-l-annee-pas-plus-de-deux-jours-sans-victime-da

    En six semaines et demie, il ne s’est pas passé plus de deux jours aux Etats-Unis sans qu’une fusillade de masse n’ait lieu (on parle de « fusillade de masse » à partir de 4 victimes, morts ou blessés). Pour l’année en cours, le bilan est « déjà » de 82 morts et 139 blessés.

  • Infectious virus in exhaled breath of symptomatic seasonal influenza cases from a college community | Proceedings of the National Academy of Sciences
    http://www.pnas.org/content/115/5/1081

    Estimation de la propagation de la grippe par aérosol dans l’air expiré :
    • il n’est pas nécessaire de tousser ou d’éternuer
    • l’émission de virus augmente avec l’indice de masse corporelle (IMC) et… la répétition de la vaccination anti grippe (pour les aérosols les plus fins et les infections des voies supérieures, à confirmer)

    Significance
    Lack of human data on influenza virus aerosol shedding fuels debate over the importance of airborne transmission. We provide overwhelming evidence that humans generate infectious aerosols and quantitative data to improve mathematical models of transmission and public health interventions. We show that sneezing is rare and not important for—and that coughing is not required for—influenza virus aerosolization. Our findings, that upper and lower airway infection are independent and that fine-particle exhaled aerosols reflect infection in the lung, opened a pathway for a deeper understanding of the human biology of influenza infection and transmission. Our observation of an association between repeated vaccination and increased viral aerosol generation demonstrated the power of our method, but needs confirmation.

    Abstract
    Little is known about the amount and infectiousness of influenza virus shed into exhaled breath. This contributes to uncertainty about the importance of airborne influenza transmission. We screened 355 symptomatic volunteers with acute respiratory illness and report 142 cases with confirmed influenza infection who provided 218 paired nasopharyngeal (NP) and 30-minute breath samples (coarse >5-µm and fine ≤5-µm fractions) on days 1–3 after symptom onset. We assessed viral RNA copy number for all samples and cultured NP swabs and fine aerosols. We recovered infectious virus from 52 (39%) of the fine aerosols and 150 (89%) of the NP swabs with valid cultures. The geometric mean RNA copy numbers were 3.8 × 104/30-minutes fine-, 1.2 × 104/30-minutes coarse-aerosol sample, and 8.2 × 108 per NP swab. Fine- and coarse-aerosol viral RNA were positively associated with body mass index and number of coughs and negatively associated with increasing days since symptom onset in adjusted models. Fine-aerosol viral RNA was also positively associated with having influenza vaccination for both the current and prior season. NP swab viral RNA was positively associated with upper respiratory symptoms and negatively associated with age but was not significantly associated with fine- or coarse-aerosol viral RNA or their predictors. Sneezing was rare, and sneezing and coughing were not necessary for infectious aerosol generation. Our observations suggest that influenza infection in the upper and lower airways are compartmentalized and independent.

    • Tiens, justement, nos amis du #Decodex sont de sortie sur le sujet…

      Les conclusions douteuses d’articles hostiles au vaccin contre la grippe
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/14/les-conclusions-douteuses-d-articles-hostiles-au-vaccin-contre-la-grippe_525

      L’affirmation selon laquelle la vaccination augmenterait la « propagation de la maladie » qu’on retrouve dans certains titres n’est pas plus étayée par les faits.

      Bon, ce n’est qu’un tout petit élément du plaidoyer, mais là où ça devient cocasse, c’est quand on lit l’étude qui est (indirectement) citée pour mentionner le faible taux d’efficacité du vaccin anti grippal pour la saison2016)

      Contemporary H3N2 influenza viruses have a glycosylation site that alters binding of antibodies elicited by egg-adapted vaccine strains | Proceedings of the National Academy of Sciences
      http://www.pnas.org/content/114/47/12578

      Individuals that had been vaccinated in the previous 2 y[ears] exhibited overall lower antibody boosts (Fig. S1), after adjusting for age and prevaccination antibody titers (Table S3).

      (c’est la dernière phrase de l’article avant la Discussion)

    • Sinon, sur le fond du décodage.

      Pourquoi c’est faux

      1. Le vaccin contre la grippe offre bien une protection limitée
      M. Brownstein s’appuie sur des données compilées dans une étude publiée dans la Cochrane Library début février. Cette publication spécialisée confirme une réalité connue de longue date : le vaccin contre la grippe est loin d’offrir une protection comparable à la plupart des autres vaccins.

      Normalement, la conclusion devrait donc être : c’est plutôt vrai (et c’est bien connu, d’ailleurs…

      2. Un taux d’échec à « 99 % » fallacieux
      L’article de M. Brownstein a, en revanche, largement manipulés les chiffres de la Cochrane Library. L’étude en question aboutit, en effet, aux deux estimations suivantes :
      • En moyenne, 2,3 % des adultes en bonne santé non vaccinés seraient touchés par la grippe, contre 0,9 % des vaccinés ;
      • 21,5 % des adultes non vaccinés seraient touchés par des infections proches de la grippe, contre 18,1 % des vaccinés.

      Le chiffre de 99% est tout à fait faux, en effet. Les chiffres fournis à l’appui montre tout de même que la protection est plutôt faible.

      Le rapport des cotes (odds ratio) pour le risque d’attraper la grippe est de 2,6 entre un individu non vacciné et un individu vacciné. Ce nombre tombe à 1,2 pour les infections proches de la grippe.

      Il est également trompeur d’avoir occulté le cas des infections proches de la grippe, bien que l’écart entre les deux groupes reste également limité dans ce cas de figure.

      De fait, il est tout juste significatif. cf. le passage correspondant dans l’étude de référence

      Vaccines for preventing influenza in healthy adults. - PubMed - NCBI
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29388196

      MAIN RESULTS:
      […] Inactivated influenza vaccines probably reduce influenza in healthy adults from 2.3% without vaccination to 0.9% (risk ratio (RR) 0.41, 95% confidence interval (CI) 0.36 to 0.47; 71,221 participants; moderate-certainty evidence), and they probably reduce ILI from 21.5% to 18.1% (RR 0.84, 95% CI 0.75 to 0.95; 25,795 participants; moderate-certainty evidence

      (désolé, ils calculent le rapport des cotes dans le sens inverse et la (légère) différence (pour les inverses des valeurs) vient certainement des arrondis (à 1 chiffre après la virgule) des pourcentages).

      3. Les prétendus dangers du vaccin ne sont pas étayés
      […]
      L’affirmation selon laquelle la vaccination augmenterait la « propagation de la maladie » qu’on retrouve dans certains titres n’est pas plus étayée par les faits.

      cf. ci-dessus.

      4. Le vaccin reste considéré comme pertinent pour les publics ciblés
      […]
      Comme toute politique de santé publique, ce choix de recommander la vaccination contre la grippe dans certains cas fait l’objet de débats et de questionnements légitimes. Les affirmations catégoriques véhiculées par certains sites douteux n’en restent pas moins mensongères.

      Ce serait sympa (comme dirait l’autre…) si ces débâts et questionnements légitimes étaient traités autrement que par la « pédagogie » (sic) de l’extension par décret des obligations vaccinales.

    • Pour finir, le bilan de l’efficacité du vaccin pour la saison grippale 2014-15 aux États-Unis.

      Efficacité inférieure à 20% (tous âges confondus et toutes souches confondues) et inexistante pour la tranche d’âge 18-64 ans.

      2014–2015 Influenza Vaccine Effectiveness in the United States by Vaccine Type | Clinical Infectious Diseases | Oxford Academic
      https://academic.oup.com/cid/article/63/12/1564/2282808

      Background
      Circulating A/H3N2 influenza viruses drifted significantly after strain selection for the 2014–2015 vaccines. Also in 2014–2015, the Advisory Committee on Immunization Practices recommended preferential use of live attenuated influenza vaccine (LAIV) over inactivated influenza vaccine (IIV) among children aged 2–8 years.

      Methods
      Vaccine effectiveness (VE) across age groups and vaccine types was examined among outpatients with acute respiratory illness at 5 US sites using a test-negative design, that compared the odds of vaccination among reverse transcription polymerase chain reaction–confirmed influenza positives and negatives.

      Results
      Of 9311 enrollees with complete data, 7078 (76%) were influenza negative, 1840 (19.8%) were positive for influenza A (A/H3N2, n = 1817), and 395 (4.2%) were positive for influenza B (B/Yamagata, n = 340). The overall adjusted VE was 19% (95% confidence interval [CI], 10% to 27%) and was statistically significant in all age strata except those aged 18–64 years. The adjusted VE of 6% (95%CI, −5% to 17%) against A/H3N2-associated illness was not statistically significant, unlike VE for influenza B/Yamagata, which was 55% (95%CI, 43% to 65%). Among those aged 2–8 years, VE against A/H3N2 was 15% (95%CI, −16% to 38%) for IIV and −3% (CI, −50% to 29%) for LAIV; VE against B/Yamagata was 40% (95%CI, −20% to 70%) for IIV and 74% (95%CI, 25% to 91%) for LAIV.

      Conclusions
      The 2014–2015 influenza vaccines offered little protection against the predominant influenza A/H3N2 virus but were effective against influenza B. Preferential use of LAIV among young children was not supported.

      représentation graphique (en haut la souche A, en bas la souche B, la A était environ 5 fois plus fréquente que la B)

    • Pour ce dont je me souviens, et contrairement à d’autres vaccins plutôt efficaces, cette faible efficacité serait essentiellement due à un pari (industriel et sanitaire) difficile à étayer sur ce que vont donner les mutations de virus de la grippe, bien moins stables que d’autres. Une affaire de prédictibilité défaillante puisqu’on élabore les vaccins depuis des souches antérieures.

  • Pourquoi les chiffres de Pôle emploi vont-ils devenir trimestriels ?
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/24/pourquoi-les-chiffres-de-pole-emploi-vont-ils-devenir-trimestriels_5246561_4

    Les chiffres du chômage de Pôle emploi ne seront plus publiés mensuellement mais par trimestre, comme ceux de l’Insee.

    Oui, tiens, pourquoi ?

    « Les chiffres de Pôle emploi sont très sensibles à des règles administratives, qui changent assez régulièrement, et aux comportements des personnes – sur le fait de savoir s’il faut s’inscrire ou pas », analysait Christine Erhel, professeure au Conseil national des arts et métiers, pour Le Monde, le 2 octobre. Pour l’année 2017, par exemple, le nombre de chômeurs de catégorie A (personnes sans emploi, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche) a baissé six fois et enregistré quatre hausses : difficile donc d’en tirer des conclusions.

    Soit en tout et pour tout dans l’article, deux arguments.

    • sensibles aux règles administratives : noooooon !? c’est peut-être pour cela que, depuis pas loin de 40 ans, les agents de l’ANPE/Pôle emploi recevaient régulièrement – enfin, avant chaque échéance électorale – des consignes de «  peignage  » du fichier ?
    On sait aussi depuis belle lurette que les retournements sont amortis : quand le chômage augmente, les demandeurs ne s’inscrivent pas (ou ne renouvellent pas leur inscription) surtout s’ils ne bénéficient pas d’indemnisation et, en sens inverse, si ça repart, ils ressortent du bois.

    • ça fluctue : ben oui (cf. supra), le problème ne viendrait pas plutôt d’un problème de niveau des analyses voire des commentateurs qui les émettent ?
    En fait, c’est comme le poids sur la balance : quand on le regarde trop souvent, ça n’a pas de sens…

    Bref, la question est : pourquoi maintenant ?

    Outre la réponse évidente que feront les mauvais esprits, le professionnel pourrait aussi se dire que ça va permettre d’alléger les tâches de désaisonnalisation (eh oui, les cvs, faut bien que quelqu’un les calcule…) et, tant qu’à faire, les équipes qui s’en occupent.

    Mais bon, quand même, c’est mieux, hein ?

    Passer à un indicateur trimestriel devrait donc permettre de relever des tendances et de donner un peu plus de lisibilité à ces chiffres difficilement analysables.

    • Notez qu’il existe au moins une autre solution pour éviter une surinterprétation des évolutions : arrondir plus fortement les chiffres publiés. En effet, ceux-ci (les cvs) sont arrondis à la centaine, sans que cette décimale là soit assurée : l’incertitude est au moins un ordre de grandeur plus élevée, que ce soit pour l’estimation des effets de calendrier (cvs), mais aussi pour les éventuels incidents du processus de collecte (données brutes) ou de traitement, sans parler des variations du comportement de déclaration.

      Chaque fois que cette suggestion a été émise, elle a été, non pas repoussée, mais ignorée. Mais, un chiffre est un chiffre, on l’a calculé comme ça, alors on le publie comme ça.

      J’avais un collègue qui répétait : on mesure l’inculture mathématique au nombre de chiffres significatifs conservés

  • Rappel d’une évidence : les « annonces » et les « débats » sur une loi réprimant les « fake news » n’ont absolument pas pour but de mettre en place une telle loi, mais de banaliser la notion et d’habituer le public à l’idée de fake news, de leur danger, et du danger des médias hétérodoxes (qui les diffuseraient) qu’on trouve essentiellement sur l’internet.

    Ce qui donne comme résultat ce genre de bêtise crasse : Les Français retrouvent la confiance dans les médias traditionnels et se méfient d’internet, selon un sondage
    https://www.francetvinfo.fr/economie/medias/les-francais-retrouvent-la-confiance-dans-les-medias-traditionnels-et-s

    En revanche, seul un Français sur cinq (25%) juge crédibles les informations qu’il trouve sur internet. Les plus jeunes (18-24 ans) sont les moins sévères (31%), tandis que 45% des plus de 65 ans sont « sans opinion », selon le sondage.

    #selon_un_sondage, donc ; et #pédonazis, puisque ça fait 20 ans qu’on en bouffe du comme ça

  • Catherine Vidal : « Les stéréotypes de genre jouent sur l’attitude des médecins comme des patients » (L’Obs)
    https://www.nouvelobs.com/sante/20180111.OBS0488/les-stereotypes-de-genre-jouent-sur-l-attitude-des-medecins-comme-des-pat

    Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes. Pourtant elles vivraient en moins bonne santé. Comment l’explique-t-on ?

    Cela s’explique d’abord par la précarité économique. Il faut quand même rappeler que 70% des travailleurs pauvres sont des femmes [chiffres de l’Insee, NDLR]. Elles ont des petites retraites, vivent souvent seules ou dans des familles monoparentales… Face à cette précarité, les femmes vont plus facilement renoncer aux soins.

    Cela peut aussi s’accompagner d’une mauvaise hygiène de vie, d’une consommation d’alcool, du surpoids. Ajoutez à cela le fait que les femmes sont les premières victimes de violences et d’agressions sexuelles. Ces violences se répercutent sur leur santé morale et physique. Enfin, il y a le poids des stéréotypes de genre qui influencent encore nos pratiques médicales et la recherche.

    #santé #inégalités #genre #sexisme

    • Les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes. Pourtant elles vivraient en moins bonne santé. Comment l’explique-t-on ?

      La question est claire. Mais la réponse l’est moins :

      Cela s’explique d’abord par la précarité économique. Il faut quand même rappeler que 70% des travailleurs pauvres sont des femmes [chiffres de l’Insee, NDLR]. Elles ont des petites retraites, vivent souvent seules ou dans des familles monoparentales… Face à cette précarité, les femmes vont plus facilement renoncer aux soins.

      Cela peut aussi s’accompagner d’une mauvaise hygiène de vie, d’une consommation d’alcool, du surpoids. Ajoutez à cela le fait que les femmes sont les premières victimes de violences et d’agressions sexuelles. Ces violences se répercutent sur leur santé morale et physique. Enfin, il y a le poids des stéréotypes de genre qui influencent encore nos pratiques médicales et la recherche.

      En effet, si les femmes vivent en moins bonne santé, pourquoi vivraient-elles plus longtemps ?

    • J’avoue que je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas. Prenons un exemple, ces dernières années des proches sont morts entre 40 et 55 ans. Ils étaient en parfaite santé et puis :
      – l’une a fait un cancer foudroyant, elle est partie en 2 mois. Et donc avant de déclarer son cancer, elle était en bonne santé.
      – l’autre en parfaite santé est mort brusquement dans un accident de la route.
      – un autre est mort suite à un choc anaphylactique en quelques minutes.
      Une personne qui aura un diabète grave, une maladie de dégénerescence du système musculaire, ou même certain type de cancer peuvent vivre de longues années en restant en vie mais avec des soins lourds.
      Pour @rastapopoulos, toutes les maladies ne sont pas immédiatement mortelles… les facteurs en sont multiples et l’article en mentionnent quelques unes…

    • Bah oui c’est ce que j’ai dit, toute morbidité n’est pas mortalité. La mauvaise santé n’implique absolument pas obligatoirement la mort.

      Et pas juste par des maladies mal connues ou des cancers, mais aussi je sais pas, des problèmes de circulation, de varices, etc, ou de tendinites, qui peuvent être suite à du travail, suite à une mauvaise hygiène (nourriture, activité physique), et qui aboutissent à des difficultés motrices très importantes, et qui ne se finissent pas forcément en arrêt cardiaque ou autre. Pendant 20, 30 ans d’affilées, on peut avoir des problèmes aux jambes, et mourir de vieillesse ou d’autre chose longtemps après. Là ce sont des problèmes plus courants dans les classes pauvres, autant hommes que femmes, mais comme les femmes en composent 70%…

      @cjldx bé c’est une base médicale incontestable que toute maladie n’est pas forcément une maladie qui cause la mort, ça parait fou d’avoir besoin d’études scientifiques pour s’en rendre compte. :D
      Mais si tu en as vraiment besoin, il doit vraiment y en avoir des millions sur ce sujet…

    • Alors sur ce point je ne suis pas spécialiste mais il me semble que c’est une donnée anthropologique, que chez les humains, les mâles vivent moins longtemps que les femelles, sans rapport avec l’époque ou le type de société. À confirmer si quelqu’un s’y connait plus dans ce domaine, mais on doit pouvoir le sourcer.

      Donc ça il n’y aurait rien à expliquer, c’est comme ça en moyenne pour tout le genre humain.

    • Ce qui fait beaucoup baisser l’espérance de vie des hommes c’est leurs comportements viriles.

      Par exemple les homicides par véhicule sont très largement causé par les hommes ;

      Les homicides au volant ne sont pas épargnés par la disparité entre genres exposée dans les cas précédemment mentionnés. Ainsi, sur 410 condamnés pour homicide involontaire sans circonstances aggravantes, l’on dénombre 74,6 % d’hommes pour 25,4 % de femmes. La proportion chute encore quant aux condamnations pour homicides involontaires commis sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants : 88,5 % de ces dernières ont concerné des hommes et 11,5 %, des femmes.

      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/10/en-finir-avec-les-cliches-sur-les-femmes-au-volant_5239896_4355770.html

      Pour les suicides, les tentatives sont plus nombreuses chez les femmes mais il y a plus de morts chez les hommes car les hommes ont accès à des méthodes plus certaines de les tués (armes à feu).

    • @mad_meg

      Ce qui fait beaucoup baisser l’espérance de vie des hommes c’est leurs comportements viriles.

      Je ne sais pas si viril est synonyme de violence, mais c’est gênant de fusionner ces deux mots, ça l’est déjà trop souvent. Et puis, un assassin (en voiture ou à pied) ne tue pas forcément un autre homme ?

      Pour poursuivre dans ton sens,
      la population carcérale est constituée à 96,3% d’hommes.
      On peut en conclure au moins que la société a mis un système en place ou les hommes sont jugés beaucoup plus dangereux que les femmes. Et où ceux-ci se retrouvent dans la course à la virilité telle qu’ils se la sont construites / pas pleurer / être fort/ violent / jamais malade / pas dire / pas de sentiments /

      #violences
      #sexisme_médical
      #Catherine_Vidal (géniale)
      #monde_de_fous

    • Pour moi il y a un lien fondamentale entre virilité et violence, domination et prédation. Quant je parle de masculinité c’est d’un point de vue biologique et à part ca je voie pas ce qui serait spécifiquement masculin. Xe qui n’est ni virile, ni masculin c’est juste être humain. Par rapport aux accidents, ils tuent effectivement sans distinction mais surtout eux même dans leurs propres accidents dans lesquels ils se tuent aussi tout seuls. D’ou le fait qu’ils meurent plus en bonne santé.

      #violence_masculine #virilité

  • En finir avec les clichés sur les femmes au volant
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/10/en-finir-avec-les-cliches-sur-les-femmes-au-volant_5239896_4355770.html

    Les hommes représentent entre 63 % des infractions de troisième et quatrième classes, punies d’amendes allant de 45 à 375 euros, et jusqu’à 95 % des délits [routiers]

  • Comment fonctionne le partenariat entre « Le Monde » et Facebook sur les fausses nouvelles
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/09/comment-fonctionne-le-partenariat-entre-le-monde-et-facebook-sur-les-fausses

    Un travail rémunéré par Facebook

    Lors de la phase d’expérimentation de l’outil, au cours de ses premiers mois, Facebook nous signalait un nombre limité de contenus douteux. Désormais, leur examen prend un temps considérable, et nécessite de s’appuyer sur des centaines d’articles publiés par Les Décodeurs au fil des mois. Ce travail est effectué avec la même exigence que l’ensemble des publications du Monde et il nous engage tout autant, y compris juridiquement.

    #Facebook n’est pas une rédaction et ne dispose pas des compétences en interne pour effectuer le travail de vérifications des faits. La plateforme fait donc appel à des médias partenaires, dont Le Monde, qu’elle rétribue pour ce travail. Nous sommes membres de ce dispositif, mais il s’agit encore, de notre point de vue, d’une expérimentation et cette participation pourra évoluer dans les mois à venir en fonction de ses évolutions et des résultats concrets qu’elle aura permis d’obtenir ou non.

    #PacteFaustien #Zuckerberg #GAFA

  • Est-il vrai que Facebook rémunère « Le Monde » et « Libération » pour aider à trier les fake news ? Oui.
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/01/08/est-il-vrai-que-facebook-remunere-le-monde-et-liberation-pour-aider-a-tri

    Dans son édition de la semaine dernière, le Canard enchaîné a publié un article intitulé : « Entre Le Monde et Facebook, un beau compte de fake », qui fait beaucoup parler. Le palmipède « révèle » que le réseau social finance le Monde . Un article à la fois un peu survendu et incomplet.

    Survendu parce que ce n’est pas un scoop. Incomplet parce que le Monde n’est pas le seul média français financé par Facebook pour faire la chasse aux fausses nouvelles. Libération (ainsi que d’autres médias) sont également payés par FB pour la même besogne. (…)

    Concrètement, plusieurs médias français (mais aussi américains) sont destinataires d’une liste de liens envoyée par Facebook, liste qui renvoie vers des contenus signalés par l’algorithme ou des internautes. Il y a plusieurs centaines de liens dans la liste. Ce lundi matin, on en compte par exemple 374. (…)

    A charge des médias partenaires de vérifier ces contenus. Il n’existe évidemment aucune obligation de quantité. De même, les médias ne traitent que les contenus qu’ils jugeront intéressants. Quand on considère que l’info est fausse, on écrit un article pour en faire la démonstration. Facebook accolera ensuite au contenu douteux cet article en lien. De manière à ce que l’internaute soit averti que l’info est jugée fausse par des médias. (…)

    En échange de ce travail, Facebook nous rémunère donc. Le montant versé dépend du nombre de papiers vérifiés. A Libé, le montant perçu en 2017 (première année du contrat) nous permet à peu près de financer deux postes supplémentaires.

    Loi sur les #fake_news, Macron décodeur-en-chef : https://seenthis.net/messages/658069

    Car il devient de plus en plus difficile de se déclarer soldat de la vérité. L’enrôlement plus ou moins crapoteux au service du grand capital numérique n’était déjà pas bien glorieux – on ne s’était d’ailleurs pas trop précipité pour faire la publicité de ces collaborations. On apprend en effet depuis peu que bon nombre de rédactions touchent de Google et Facebook pour mettre à disposition des équipes de journalistes-rectificateurs aidant à purger les tuyaux. Il faut vraiment que l’argent manque pour accepter ainsi de se transformer en égoutiers de l’Internet pour le compte des Compagnies des Eaux qui prospèrent en surface. Bien sûr ça n’est pas de cette manière qu’on présente les choses, cependant même ré-enjolivée en cause commune de la vérité démocratique, l’association normalisatrice avec les grossiums de la donnée produit déjà un effet bizarre.

    Où il est aussi question du récent sondage sur le #conspirationnisme : https://seenthis.net/messages/657780

    • Comment fonctionne le partenariat entre « Le Monde » et Facebook sur les fausses nouvelles
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/09/comment-fonctionne-le-partenariat-entre-le-monde-et-facebook-sur-les-fausses

      L’enterprise donne accès aux médias partenaires à un fil d’articles signalés comme « suspects », issus des signalements d’internautes ou repérés par les algorithmes de la plateforme. On y trouve chaque jour des dizaines de nouveaux contenus de toutes sortes. Certains émanent de médias traditionnels, y compris du Monde, d’autres de sources diverses et variées.

      Les médias partenaires peuvent ensuite examiner ces contenus et peuvent donner une des appréciations suivantes pour chacun d’entre eux :
      • « Vrai », lorsqu’il s’agit d’une information avérée dans les grandes lignes ;
      • « Faux » , pour les articles dont l’information principale est fausse ;
      • « Mélange » , lorsque l’article contient de fausses informations, mais que l’information principale est correcte ;
      • « Non éligible », lorsqu’il est possible d’apporter des précisions concernant un article, sans se prononcer sur sa véracité.

      Lorsqu’un article a été signalé comme « faux » par un média partenaire de Facebook, la plateforme envoie un message d’alerte à tout internaute souhaitant le partager pour le prévenir qu’il existe des articles en contestant le contenu, en lui proposant de les lire.

      Par ailleurs, la plateforme dit réduire nettement la visibilité des contenus signalés comme « faux », et dans une moindre mesure celle des articles labellisés « mélange ».

      Près d’un an après le début de ce partenariat avec Facebook, nous avons examiné des milliers d’articles dans le cadre de celui-ci et évalué des centaines d’entre eux. A chaque fois que nous avons indiqué une appréciation sur la véracité des informations contenues dans un article, nous avons étayé celle-ci par un article publié dans la rubrique de vérification des faits des Décodeurs du Monde ; ce travail est consultable par chacun en remontant le fil de notre rubrique ou en parcourant notre annuaire recensant les fausses informations qui circulent en ligne.

      Ce sont ces liens que Facebook invite à lire lorsqu’un internaute veut partager un contenu signalé comme « faux ». Dans les autres cas, les contenus que nous proposons peuvent être mis en avant sous les articles en question sur Facebook, pour proposer à leurs lecteurs des informations complémentaires.
      […]
      Ce partenariat n’entrave en rien notre indépendance éditoriale vis-à-vis de Facebook. Ces dernières semaines nous nous sommes notamment interrogés sur la pertinence ou non des efforts engagés par l’entreprise dans la lutte contre les fausses informations.