Chère lectrice, cher lecteur,
Pour tous ceux qui portent un intérêt au Liban, qu’il soit proche ou distancié, ce 3 novembre a été particulier. Notre vendredi 3 novembre à nous a commencé un lundi, cinq jours plus tôt, quand nous avons dessiné notre plan pour la couverture, en direct, en anglais et en français, du discours de Hassan Nasrallah. Le premier depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, celui qui pouvait marquer un tournant dans le conflit : il fallait mettre le paquet.
On ne va pas vous faire le coup du suspense. Lors de ce discours, le chef du Hezbollah a mis son parti sur le banc de touche... pour le moment du moins. Et si vous voulez pousser plus loin l’analyse, nous avons les premières leçons du discours, et les non-dits de Nasrallah.
En amont, nous avions :
– Posé un plan réglé au millimètre pour la couverture en direct du discours : Matthieu écoute et traduit ; Lisa publie en français ; Philippe surveille le reste de l’actu avec Zeina ; Olivia publie en anglais ; Anne-Marie gère les infos et les photos envoyées par nos journalistes déployés dans la banlieue sud, à Nabatiyé, à Achrafieh, etc. ;
– Posé un plan militaire pour l’après-discours : Rita et Anthony préparent des analyses écrites ; Caroline coordonne la rédaction d’un reportage terrain ;
– Même pensé aux vidéos : Lucile et Jad préparent, avec les deux Elie, la production d’une vidéo « récap » des principaux points du discours, avant d’enchaîner sur un « face cam ».
A 14h30 tout était prêt, nous étions prêts.
A 15h et quelques minutes, Hassan Nasrallah est apparu sur l’écran géant de la télé.
A 15h, quelques minutes et quelques secondes : tout a sauté.
Le site de L’Orient-Le Jour, le site de L’Orient Today, la plateforme à partir de laquelle nous alimentons le site. Tout. A. Sauté.
Il arrive que notre site ait des ratés, mais de quelques secondes seulement. Vendredi, notre black-out a duré une vingtaine de minutes.
Rapidement, nous sommes passés au « plan S » comme « Sauvons les meubles ! » : dévier notre couverture sur nos groupes WhatsApp et sur nos réseaux sociaux. Au bout de vingt minutes et des dizaines de cheveux blancs en plus, nos sites sont revenus à la vie.
La grande majorité des médias, à travers le monde, ont vécu ce type d’épisode cauchemardesque au moins une fois, à l’occasion d’un événement hors du commun, comme un attentat. Nous, ce fut le discours de Nasrallah. Un discours tellement attendu, que notre serveur n’a pu encaisser l’afflux de lecteurs.
Le secrétaire général du Hezbollah est censé s’exprimer, à nouveau, samedi prochain.
Que va-t-il dire ? Nos analystes vont s’atteler à cette question cette semaine. Côté technique, nous sommes déjà sur le sujet pour que le samedi 11 n’ait pas des airs de vendredi 3.
Merci pour votre fidélité, et rendez-vous samedi !
Émilie Sueur