EU vs DISINFORMATION | DON’T BE DECEIVED, QUESTION EVEN MORE

https://euvsdisinfo.eu

  • #Fake_News : Bruxelles accuse la Russie de vouloir troubler les élections européennes
    https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/elections-europeennes-face-aux-menaces-d-ingerence-de-la-russie-l-ue-sonne

    La Commission européenne a lancé mercredi un plan d’action contre la désinformation en ligne à six mois des élections européennes, appelant Etats membres et acteurs d’internet comme Facebook, Twitter et Google à se mobiliser face à une menace dont la Russie serait la « source principale ». Objectif : tuer dans l’oeuf toutes les « tentatives coordonnées d’acteurs étrangers pour manipuler » les débats et « protéger nos démocraties ». Le budget de la cellule dédiée à cette lutte va être doublé.
    […]
    Système d’alerte rapide contre les campagnes de désinformation en cours
    L’exécutif européen a annoncé la mise en place d’un « système d’alerte rapide » entre les institutions européennes et les pays de l’UE pour partager leurs données « en temps réel » sur d’éventuelles « campagnes de désinformation » en cours, en amont du scrutin prévu fin mai 2019.
    […]
    La Commission a annoncé qu’elle allait « plus que doubler » en 2019 le budget d’une cellule spécialisée chargée de lutter contre la désinformation et de sensibiliser l’opinion, qui passerait à 5 millions d’euros. Les pays européens sont appelés à prendre eux aussi des mesures de ce type.

    Le « système d’alerte rapide », qui doit être mis en place d’ici le mois de mars, prendra la forme d’une plateforme numérique sécurisée. Les Etats membres et les institutions européennes pourront y partager des informations sur des « tentatives coordonnées d’acteurs étrangers pour manipuler » le débat démocratique, selon un document de la Commission.


  • Les parlementaires néerlandais réclament la fermeture du site de l’UE « anti-fake news russes » _
    https://ruptures-presse.fr/actu/pays-bas-ue-desinformation-gelderlander

    Les dirigeants du Service européen pour l’action extérieure ( #SEAE ) de l’UE n’en sont toujours pas revenus. Leur cellule de contre-propagande (baptisée « #East_Stratcom ») créée pour pourchasser les « mensonges » russes a poussé le zèle #inquisiteur si loin qu’il a déclenché la colère des #députés_néerlandais. Au point que ces derniers réclament désormais la fermeture pure et simple du site Internet géré par Bruxelles, EUvsdisinfo.eu, https://euvsdisinfo.eu censé mettre en garde contre la « #désinformation » en provenance de Moscou.

    L’histoire commence début mars, quand le site en question pointe un index accusateur contre trois médias des #Pays-Bas (dont le grand quotidien régional #De_Gelderlander) : ceux-ci sont accusés d’avoir relayé des informations sur l’ #Ukraine osant affirmer que ce pays était corrompu et abritait des fascistes ; et d’avoir relaté des éléments factuels fournis par une firme russe d’armement invalidant la thèse selon laquelle la Russie serait coupable d’avoir abattu le vol #MH17 de la Malaysian Airlines (une tragédie aérienne qui avait fait 300 victimes le 17 juillet 2014). Il n’en fallait pas plus pour qu’EUvsdisinfo.eu, véritable #Torquemada 2.0, octroie un sceau d’infamie aux médias en question.

    Ces derniers, qui estimaient n’être coupables de rien du tout si ce n’est d’avoir informé leurs lecteurs, ont menacé EUvsdisinfo de poursuites judiciaires. Le site a rapidement fait machine arrière, admettant, dans un communiqué le 8 mars, avoir agi de manière erronée. Les médias ont alors retiré leur plainte.

    Mais, pour les parlementaires du pays, le mal était fait. Deux d’entre eux – un du Parti socialiste (SP, équivalent du PG en France), l’autre du Parti libéral VVD (la formation du premier ministre Mark Rutte) – ont sommé le gouvernement d’intervenir auprès de #Bruxelles pour faire fermer le site. Selon les deux députés, leurs collègues sont prêts à voter « à une très large majorité » une motion enjoignant au chef du gouvernement d’agir. Ils font valoir qu’une instance européenne n’a aucune légitimité pour surveiller les #médias et #journalistes nationaux.

    Gêné aux entournures, le ministre de l’Intérieur a promis « d’essayer de trouver des soutiens dans les instances européennes pour faire valoir cette requête parlementaire ». Problème : la création de cet organe « anti-fake news russes » avait été approuvée par tous les chefs d’Etat et de gouvernement, y compris M. #Rutte, ce qui place ce dernier en porte-à-faux.

    Depuis 2005 et le Non massif (61,6%) au projet de constitution européenne, les Pays-Bas étaient considérés à Bruxelles comme l’un des nombreux maillons faibles de l’UE. Onze ans plus tard, les électeurs déclenchaient un nouveau cataclysme en rejetant, également par référendum, un accord de libre échange entre l’UE et l’Ukraine (dont le résultat fut finalement piétiné par un vote parlementaire ; et désormais, cette possibilité de référendum a été supprimée…).
    En mars 2017 cependant, M. Rutte sortit des élections générales avec la possibilité de former une nouvelle coalition, l’« eurosceptique » Geert Wilders progressant, mais restant isolé. Cela fut présenté à Bruxelles comme un signe indubitable du retour de flamme des citoyens européens en faveur de l’UE, un amour qui aurait ensuite été confirmé par l’élection d’Emmanuel Macron.

    A la lumière de l’humiliation batave infligée aujourd’hui à l’Union européenne, cette interprétation relevait donc bien de la méthode Coué. Ou de la désinformation.

    #ue #union_européenne #censure
    Source : La revue de presse du site Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-27-03-2018

    • Des juristes français et états-uniens s’y mettent aussi. On notera la pudeur du Monde qui, à aucun endroit, ne nomme le service concerné, se contentant de donner le nom de sa publication. Il est vrai que le service en question est une référence du #Decodex (cf. supra)

      « Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/30/fake-news-des-juristes-s-inquietent-des-controles-de-l-union-europeenne_5278

      La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.
      […]
      Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.

      Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. »
      Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.


  • Facebook : des sites mensongers peu lus mais au succès considérable — Le blog du #Decodex
    http://www.lemonde.fr/le-blog-du-decodex/article/2018/02/12/les-sites-mensongers-sont-peu-lus-mais-ont-un-succes-considerable-sur-facebo

    Les médias traditionnels attirent plus de lecteurs, mais l’écart est beaucoup moins net sur Facebook, selon une étude britannique qui exploite notamment les données du Décodex.
    […]
    L’étude de l’institut Reuters s’intéresse à la circulation des fausses informations en France et en Italie. Pour tenter d’en mesurer la portée, ils se sont servis de listes de sites jugés peu fiables, dont ils ont comparé l’audience avec celle des médias traditionnels. « Le débat sur les fausses informations se concentre souvent sur ce qui se passe au Royaume-Uni. Nous avons cherché à comprendre ce qui se passait ailleurs en Europe », nous explique Richard Fletcher, coauteur de l’étude.

    Les chercheurs ont utilisé des listes préexistantes de sites connus pour diffuser de fausses informations. Pour le volet français de leurs travaux, ils se sont appuyés sur l’annuaire des sources d’informations du Décodex.

    Les chercheurs ont retenu 38 sources parmi les quelque 450 qui y sont classées en « rouge » parce qu’elles ont publié un nombre significatif de fausses informations et/ou d’articles trompeurs : celles qui correspondent à des sites Internet dont l’audience était quantifiable dans les données issues des analyses de la société Comscore (ces mesures sont réalisées en étudiant le comportement d’un panel d’internautes croisé avec d’autres données). Certains sites n’ont pu être analysés, de même que les pages Facebook ou comptes Twitter et YouTube isolés.

    Les autres catégories du Décodex (sites parodiques en « bleu », sites « orange » dont la fiabilité ou la démarche est douteuse) n’ont pas été étudiées.

    • Fact sheet (résumé) de l’étude mentionnée

      Measuring the reach of “fake news” and online disinformation in Europe | Reuters Institute for the Study of Journalism
      https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/our-research/measuring-reach-fake-news-and-online-disinformation-

      In this factsheet by Richard Fletcher, Alessio Cornia, Lucas Graves and Rasmus Kleis Nielsen, we provide top-level usage statistics for the most popular sites that independent fact-checkers and other observers have identified as publishers of false news and online disinformation. We focus on two European countries: France and Italy. We examine France and Italy as two particularly important cases, as both are widely seen as facing serious issues with for-profit and ideologically/politically motivated online disinformation.

      We find that:
      • None of the false news websites we considered had an average monthly reach of over 3.5% in 2017, with most reaching less than 1% of the online population in both France and Italy. By comparison, the most popular news websites in France (Le Figaro) and Italy (La Repubblica) had an average monthly reach of 22.3% and 50.9%, respectively; 
      • The total time spent with false news websites each month is lower than the time spent with news websites. The most popular false news websites in France were viewed for around 10 million minutes per month, and for 7.5 million minutes in Italy. People spent an average of 178 million minutes per month with Le Monde, and 443 million minutes with La Repubblica—more than the combined time spent with all 20 false news sites in each sample;
      • Despite clear differences in terms of website access, the level of Facebook interaction (defined as the total number of comments, shares, and reactions) generated by a small number of false news outlets matched or exceeded that produced by the most popular news brands. In France, one false news outlet generated an average of over 11 million interactions per month—five times greater than more established news brands. However, in most cases, in both France and Italy, false news outlets do not generate as many interactions as established news brands.

      We have shown that many of the most prominent identified false news websites in these countries are far less popular than major established news sites. However, the difference between false news sites and news sites in terms of interactions on Facebook is less clear-cut. We believe that online disinformation is an important issue that the public, publishers, platform companies, policymakers, and other stakeholders should pay serious attention to. But overall, our analysis of the available evidence suggests that false news has more limited reach than is sometimes assumed.

    • Note : l’étude est financée par Google, ce que ne mentionne nulle part le blog du Decodex

      The research was supported by Google UK as part of the #Digital_News_Initiative (CTR00220), as well as the Digital News Report (CTR00150)

      (extrait du pdf de l’étude, 10 pages dont 2 de tableaux en annexe
      https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/sites/default/files/2018-02/Measuring%20the%20reach%20of%20fake%20news%20and%20o )

    • version Le Monde

      Les sites russes Russia Today et Sputnik, également mentionnés par les chercheurs parce qu’ils sont régulièrement évoqués dans le débat sur les fausses informations, touchent eux aussi une frange restreinte de la population (respectivement 1,5 % et 1,4 %).

      version Institut Reuters

      For comparative purposes, we also included two prominent Russian news sites which have featured in European policy discussions around disinformation, namely Russia Today (RT) and Sputnik. These Russian state-backed organisations are clearly different from sites that engage in for-profit fabrication of false news, but both independent fact-checkers and the EU’s European External Action Service East Stratcom Task Force have identified multiple instances where these sites have published disinformation.

      avec en note la référence à 2 sites :

      https://euvsdisinfo.eu site tenu par la East StratCom Task Force, montée en 2015 et financée par le Conseil de l’Europe (décisions du 19 et 20 mars 2015)

      Q&A about the #East_StratCom_Task_Force - European External Action Service
      https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage_en/2116/+Questions%20and%20Answers%20about%20the%20East%20StratCom%20Task%20Forc

      How is the team composed?
      The team is made up of fourteen full-time staff, recruited from the EU institutions or seconded by EU Member States. Team members have a variety of professional communications backgrounds and speak several languages, including Russian.

      • nettement plus comique (!) https://www.stopfake.org
      dont le sous-titre affiche bravement

      La lutte contre les informations falsifiées sur les événements en Ukraine

      À propos de nous
      https://www.stopfake.org/fr/a-propos-de-nous

      Le site de vérification des faits StopFake.org a été lancé le 2 mars 2014 dans le but de vérifier les faits avancés par la propagande du Kremlin. Les initiateurs du projet sont des enseignants, d’anciens diplômés ainsi que des étudiants de l’Académie Mohyla (une école de journalisme en Ukraine. ndlr) et du programme « Futur digital du journalisme », destiné aux journalistes et rédacteurs.

    • Three things you should know about RT and Sputnik | EU vs DISINFORMATION
      https://euvsdisinfo.eu/three-things-you-should-know-about-rt-and-sputnik

      1. They are not independent
      • Sputnik was created by a Presidential decree with the aim to “report on the state policy of Russia abroad”;
      • RT is fully financed by the Russian government and is included in an official list of core organizations of strategic importance for Russia.

      2. They do not want to be impartial
      • “The period of impartial journalism is over. Objectivity is a myth”, the CEO and editor-in-chief Dmitry Kiselyov told Sputnik’s editorial staff after a reorganisation of the media house to which Sputnik belongs;
      • The management of both RT and Sputnik receive weekly instructions from the Kremlin. These instructions include guidelines on political narratives, what should be covered and whom the outlets should not talk about.

      3. They produce fake news to promote political objectives
      • The independent media watchdog in the UK, Ofcom, has on 15 occasions expressed criticism of RT for, among other problems, “materially misleading” output;
      • RT has for example been instrumental in creating the smoke screen of disinformation, with which the Russian authorities seek to cover up the facts about the downing of Malaysian Airlines Flight MH17 over Eastern Ukraine with this article as just one of many examples.

    • Pour être complet (?) il faut aussi rappeler que Decodex est financé par Facebook (je ne crois pas qu’il y ait de montants qui circulent).

      Le Monde reçoit des financements publics mais aussi de Google (FINP - AIPG).

      En résumé, une étude financée par Google sur des données collectées par Le Monde sur financement de Facebook.

      Pour terminer, que donne une recherche Google sur les termes Decodex Facebook ?


      Sur les 4 premiers articles résultants, 2 lemonde.fr (dont, « À la une », celui à l’origine de ce billet) et 2 facebook.com.

      Bon, c’est un peu normal, mais où se trouve la limite ? Sur cette recherche, Il n’y a sans doute pas vraiment besoin d’éventuels coups de pouce algorithmiques au profit des clients et des partenaires pour arriver à ce résultat. Encore que… pour être « à la une »…