• TRIBUNE. Comment la France s’est vendue aux Gafam

    « Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise. »

    https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tribune-comment-la-france-s-est-vendue-aux-gafam-05-01-2019-2283510_420.php

    Un peu nationaliste (le titre l’annonce bien) mais la quasi-totalité des observations sur la « petite élite arrogante » qui décide en France, et sur les plantages prévisivles comme #Qauero, voir les pures escroqueries comme #Andromède (le cloud souverain…) sont hélas très vraies. « Microsoft est devenue le partenaire de l’Éducation nationale, et Google le parrain de la Grande École du Numérique. La société de Big Data Palantir, proche des services secrets américains, a conclu un contrat avec la DGSI (et peut-être la DGSE  ?), et elle est également présente chez Airbus. Enfin, à l’échelon des collectivités territoriales, les régions vont s’appuyer sur Facebook pour "la formation au numérique".Comment, dans ces conditions, se plaindre des conséquences des réseaux sociaux et de l’impact des Gafam sur notre démocratie quand nous leur avons ouvert si largement les portes de l’État ? »


  • Lettre type contre le captcha google

    et bonjour à @seenthis pour son google analytics

    je vous invite à utiliser cette lettre type lorsqu’un site vous oblige à utiliser le captcha de google, voir également https://seenthis.net/messages/665225

    Bonjour,

    Je vous écris pour m’insurger sur l’usage d’un captcha mis à disposition par Google pour accéder à mon compte sur votre site nom url http://…

    Vous l’ignorez peut-être, mais les développeurs web de votre site ont intégré des scripts externes comme le captcha de cette page de login https://…

    Malgré un simulacre de gratuité ces scripts permettent à Google de s’enrichir à nos dépens et aux dépens de nos libertés, individuelles et collectives :

    – via ce captcha, Google récupère l’adresse IP unique de chacun·e de vos visiteurs et visiteuses, ce qui permet de recroiser les données éparses de navigation web et alimente la surveillance des personnes mais aussi des entreprises, dont la vôtre ;

    – via ce captcha, Google, qui a signé une collaboration avec la défense militaire américaine améliore l’apprentissage IA des drones tueurs en les aidant à reconnaître des objets.
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/03/im-a-digital-worker-killing-an-arab.html
    Utiliser ce captcha est se rendre complice de leurs exactions militaires, ce qui m’est insupportable ;

    – via ce captcha, Google me prive de tout accès à mon compte sur votre site, me fait perdre du temps à vous écrire pour vous éduquer/signaler la dépendance dangereuse que vous entretenez face à Google, et me donne envie de quitter vos services.

    Pour toutes ces raisons, je vous demande de faire cesser l’usage de scripts externes sur le site de … et de faire suivre ce mail à votre direction.

    Espérant une réponse prochaine, je vous prie d’accepter mes salutations.

    signature

    #captcha_Google_kill #maven

    • une société américaine qui a réussi

      sans le t

      Je serais du genre à envoyer de telles lettres mais je n’ai pas totu de suite compris l’allusion aux saloperies que fait Google et comme elle n’en fait pas qu’une, je me demande si ça ne brouille pas le message. En même temps, j’ai appris que notre boulot de petites mains qui répondent à des captcha aide à développer une saloperie.

    • Merci @aude_v corrigé !
      Ce texte est perfectible, mes tournures de phrases ne sont pas forcément les bonnes et son écriture peut tout à fait se repenser même à plusieurs, voire proposer différentes versions. Mais encore faut-il que cela fasse écho, ce qui n’a pas l’air d’être trop le cas ici.

      J’avais juste envie que l’idée soit au moins lancée et avoir sous la main un texte à coller dans un mail facilement.

      Pratiquement tous les sites des administrations françaises sont maintenant truffées de ces pourritures avec obligation d’usage. Par exemple sur le site de Pole Emploi comme le raconte @ninachani. Comme les jeunes devs ne semblent pas formés à la critique technologique, les sites des entreprises qu’ils mettent en place sont eux-mêmes construits avec les outils google, ce texte s’adresse aussi à leur sens des responsabilités.

    • Je suis dans une association... le bureau a été renouvelé récemment, ce qui est une bonne chose, il faut du renouvellement !
      Il y a deux ou trois ans, on avait besoin de faire un sondage aux adhérents. J’avais monté un Lime Survey sur l’hébergement de l’association. Et on l’avait réutilisé l’an dernier.
      Et donc, ce matin, je reçois un lien, en provenance du nouveau président de l’association, et qui propose de remplir un sondage, chez Survey Monkey, une énième boite à proposer « gratuitement » de faire ce que des produits libres et auto-hébergeables font très bien.
      Je n’ai même pas cliqué sur le lien.
      Et puis ça démontre que la mémoire d’une association, ça n’est pas un truc naturel.
      Et enfin, ils sont vraiment pénibles tous ces outils gratuits et commerciaux à la fois...

    • @biggrizzly naïve j’ai donné mon vrai mail pour participer aux rdvs de militantes féministes bien connue et voila que je reçois des mails de leur google group 8-s
      1/ je n’ai jamais donné mon accord pour qu’elles m’ inscrivent sur google
      2/ je suis sur le cul de voir des militantes monter des actions sur google groups, c’est aussi désespérant que si tu téléphonais aux flics avant chaque rdv pour leur donner l’heure et le lieu

    • Moi aussi, j’essaie de construire une culture de l’hébergement propre dans des collectifs ou assos. Comme Crabgrass ne marche pas bien (deuxième groupe où tout le monde perd tout le temps son accès), j’ai fait une arborescence de pads ouverts chez Framapad. Bonjour la confidentialité mais si personne ne peut se rappeler un mdp... Les copines retournent chez Google dès qu’elles n’ont pas exactement les fonctions qu’elles veulent, comme de la couleur sur Framacalc. Il y a bien des limites un peu rédhibitoires pour moi chez Frama, comme Framapic qui n’affiche pas une galerie, donc il faut charger toutes les photos au lieu de pouvoir choisir entre elles. Mais quand même, c’est tellement plus intéressant, surtout que c’est des groupes super politisés... sauf sur ça ! On a hésité aussi entre Sympa chez Riseup et Mailchimp... finalement on prépare la lettre chez Mailchimp et on l’envoie depuis Riseup (pas comme certain lieu radical, en partie technocritique, que je connais qui a partagé ses contacts avec Mailchimp). Bref, c’est important et on n’a aucune idée d’à quel point ça le sera à l’avenir. Et dans les pays pauvres, c’est pire, la dépendance aux GAFA pour la com. On reste des îlots minuscules mais au moins on continue à faire vivre des outils qui pourraient éventuellement, si...
      #alternatives

      J’oubliais : Gandi.net, quand je leur demande si les stats seront de nouveau opé (rupture de service de trois mois), me proposent d’aller chez Google Analytics ! D’abord je sais pas faire, ensuite si ça ne me posait pas problème j’aurais des blogs chez Overblog, je ne paierais pas mon indépendance x fois 15 euros annuels !

    • Est-ce que ça te conviendrait, @touti ?

      Bonjour,

      Je vous écris pour m’insurger sur l’usage d’un captcha mis à disposition par Google pour accéder à mon compte sur votre site http://…

      Refusant d’utiliser leur devoir de conseil ???

      Peut-être par ignorance, les développeurs web de votre site ont intégré des scripts externes comme le captcha de cette page de login https://…

      Je me permets de vous signaler que ce simulacre de gratuité a un coût et que Google se paye de plusieurs manières, à nos dépens et aux dépens de nos libertés, individuelles et collectives :

      – via ce captcha, Google récupère l’adresse IP unique de chacun·e de vos visiteurs et visiteuses, ce qui permet de recroiser les données éparses de navigation web et alimente la surveillance des personnes mais aussi des entreprises, dont la vôtre ;

      – via ce captcha, Google recueille des données qui lui permettent d’améliorer l’apprentissage IA des drones tueurs en les aidant à reconnaître des objets ;
      http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/03/im-a-digital-worker-killing-an-arab.html

      – via ce captcha, Google me prive de tout accès à mon compte sur votre site, me fait perdre du temps à vous écrire pour vous éduquer/signaler la dépendance dangereuse que vous entretenez face à Google, et me donne envie de quitter vos services.

      Pour toutes ces raisons, je vous demande de faire cesser l’usage de scripts externes sur le site de … et de faire suivre ce mail à votre direction.

      Espérant une réponse prochaine, je vous prie d’accepter mes salutations.

      signature

    • Super @aude_v mieux vaut effectivement simplifier le propos et les phrases, du coup je propose

      Je me permets de vous signaler que ce simulacre de gratuité permet à Google de s’enrichir à nos dépens et aux dépens de nos libertés, individuelles et collectives :

    • Booonnn, alors j’ai repris ta proposition, resimplifié quelques passages, essayé d’inclure la complicité de meurtre et il me semble que ça commence à être mieux :) merci @aude_v et les autres et surtout si quelque chose vous gêne n’hésitez pas !


  • Real Media: Facebook - What Next?
    http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=21567
    https://www.youtube.com/watch?v=-eMT8_F1Bvo

    Days before the Cambridge Analytica story broke, Professor Beverley Skeggs gave a presentation to the UK Ministry of Justice on the incontestable evidence she gathered when ’tracking the trackers,’ but she was not believed. Real Media spoke with Skeggs after the fallout about how to deal with Facebook and how technology is affecting inequality.


  • «I’m a digital worker, killing an arab. Chronique de la guerre algorithmique.»
    http://www.affordance.info/mon_weblog/2018/03/im-a-digital-worker-killing-an-arab.html

    Il y a quelques années de cela, de nouvelles « #Captcha » sont arrivées. Sous forme de tableau découpé en 9 ou 12 cases, on y voit des paysages, des immeubles d’habitation, des panneaux de signalisation, et l’on nous demande de « cliquer » sur les cases qui comportent ou ne comportent pas tel ou tel élément.

    Et puis à la faveur d’un article de Gizmodo (https://gizmodo.com/google-is-helping-the-pentagon-build-ai-for-drones-1823464533) publié le 6 Mars 2018, on apprend ce dont nous nous doutions déjà vaguement sans y prêter une attention particulière, à savoir que #Google collabore avec le département de la défense américain (Department of Defense ou « #DoD » ci-après). Comme plein d’autres sociétés au travers de programmes de recherche militaires. Jusque-là donc rien de très nouveau.

    Mais nous apprenons aussi que cette collaboration consiste notamment à fournir des technologies d’#intelligence_artificielle permettant de faire du guidage de #drones de combat sur des terrains d’opérations militaires. Cela s’appelle (dans sa première phase en tout cas) le projet Maven.

    (...) Le point commun entre une attaque militaire menée par des drones et l’accès à une vidéo cachée derrière un captcha où il faut reconnaître différents éléments d’une image ? Google. Et notre participation à l’effort de guerre en tant que tâcherons bénévoles et captifs.

    Si la plupart des Captchas utilisent des images représentant des panneaux de signalisation, des paysages, des environnements urbains ou montagneux ou désertiques, si l’on nous demande de « reconnaître » des panneaux, des immeubles, des habitations, des voitures, des montagnes et ainsi de suite, c’est aussi pour entraîner des drones de combat, qui eux-mêmes devront ensuite être capables de les reconnaître sur un théâtre d’opération, en (bonne ?) partie grâce à nous. Et ce « aussi » fait toute la différence.