De nos colères communes, apprendre ensemble

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  • @raspa Ça fait longtemps qu’on n’a pas parlé éduc pop dis donc !

    Deux textes dont on pourra discuter :

    Le premier sur différentes façons de faire de l’éducation populaire, avec une forme de catégorisation : http://www.alternativelibertaire.org/?Pratiques-de-nos-coleres-communes
    Le chapô et l’intro :

    Dans les pratiques d’éducation populaire, on trouve du bon et du moins bon. A tel point qu’on peut parfois s’interroger sur les motivations de certaines et certains  : briller  ? se faire mousser  ? se croire au-dessus de la mêlée  ? Au risque de déplaire, il faut le rappeler ici  : l’éducation populaire c’est agir en égaux, avec humilité, et faire progresser notre conscience de classe.

    Qu’est-ce que l’éducation populaire ? Ce sont des espaces ayant pour but de produire des savoirs critiques et mobilisateurs. Mais comment s’y prendre pour produire de tels savoirs ?

    On peut identifier trois courants, qui se situent tous en dehors du joug de l’État et de ses labels, et qui, poursuivant le même objectif, mettent en œuvre des pratiques très contradictoires voire totalement divergentes. Ces contradictions trahissent des conceptions différentes du rapport à la production et à la diffusion des savoirs. On peut en identifier trois principales : le courant humaniste, le courant pédagogiste, et un courant plus matérialiste.

    Si les deux premiers présentent des convergences parfois saisissantes avec les institutions dominantes, le dernier s’efforce de prendre en compte la réalité des classes sociales et ses enjeux politiques.

    Et un extrait du site de Franck Lepage sur les formations aux conf gesticulées données par sa structure, l’Ardeur : http://www.ardeur.net/formations

    S’inspirant d’une histoire, celle des stages de réalisation initiés à partir de la Libération par les instructeurs nationaux d’éducation populaire dans le but de politiser l’action culturelle*, L’ardeur anime tout au long de l’année des stages pour réaliser sa conférence gesticulée [...].
    En effet, le stage est ouvert à toute personne et tout collectif :

    Ayant envie de construire pendant le stage une analyse de son expérience. Il n’est donc pas nécessaire d’être un expert du sujet traité. Il s’agit de travailler à une critique de la domination capitaliste, à un démontage politique et à une explication des mécanismes de son métier.
    Dont les orientations sont en cohérence avec celles de L’ardeur. Sont ainsi invités à s’abstenir les candidats ne partageant pas l’orientation anticapitaliste, ceux principalement intéressés par la forme (les « théâtreux » par exemple, ou ceux ne voyant dans la conférence gesticulée qu’une forme culturelle), ainsi que les adeptes des différentes mouvances du développement personnel, idéologie anti-politique que nous combattons résolument. Il ne s’agit pas d’une conférence vaguement animée sur des sujets divers, et encore moins sur des sujets que nous entendons combattre avec la dernière énergie, et que nous analysons comme une escroquerie intellectuelle doublée d’une offensive idéologique profondément droitière et dépolitisante. Nous sommes ainsi des adversaires de la méditation, de la CNV, du tai chi, du feng chui, du chi quong, de la médecine chinoise, de l’astrologie, de la PNL, du yoga, et même de l’homéopathie ! c’est vous dire ! Et nous ne croyons pas plus en Dieu qu’en Boudha, ou en Macron.

    Nous sommes sincèrement heureux pour ceux qui trouvent une voie d’apaisement dans la méditation à titre personnel, mais nous veillerons à empêcher que cela ne devienne une idéologie globale qui éloigne de la lutte des classes.

    On en reparlera !