La distribution de la presse papier au bord du naufrage

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  • Ce n’est pas un plan, c’est un hold-up !
    Selon les informations de la Correspondance de la Presse, un plan de redressement de #Presstalis aurait reçu l’aval des pouvoirs publics et l’Etat accorderait un prêt de 190 à 200 Millions d’euros pour éviter le dépôt de bilan immédiat de l’entreprise de messagerie, sous perfusion des deniers publics depuis plus de vingt ans. En contrepartie de cette apport, l’Etat imposerait à tous les éditeurs, toutes messageries confondues :
    – une contribution exceptionnelle de 2,25 % sur le montant de leurs recettes prix fort jusqu’en juillet 2022...
    http://www.saepresse.fr/les-editeurs-independants-rejettent-en-bloc-le-plan-de-redressement-de-pre
    Les éditeurs devraient bien verser 2,25 % de leur chiffre d’affaires pour sauver le principal distributeur français de journaux et magazines.
    https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0301207838486-presstalis-le-sauvetage-progresse-2148193.php
    Depuis quelques mois, le principal acteur de la distribution de la #presse_papier – Presstalis, anciennement #NMPP – a de très gros problèmes financiers. Pour assurer sa propre survie, Presstalis a décidé le 6 décembre de prendre des mesures radicales qui menacent directement la survie des petits magazines, Canard PC compris.
    https://www.canardpc.com/373/la-distribution-de-la-presse-papier-au-bord-du-naufrage
    http://www.acrimed.org/Sauvez-Canard-PC
    source : acrimed
    @cqfd

    Tous les mois, Presstalis (ex-NMPP), la principale entreprise de distribution de la presse, fait parvenir CQFD chez vos marchands de journaux. Depuis quelque temps, pour faire face à de nombreux aléas – le papier se vend mal, la crise perdure, tombe la neige, etc. – Presstalis se modernise, restructure, frôle le dépôt de bilan, recapitalise et, surtout, tente de rentabiliser son bizness. Au sein d’un fatras de mesures, la boîte a glissé une vile révision des barèmes : depuis le 1er octobre dernier, « les coûts réels de la distribution » sont pris en compte. Auparavant, les petits éditeurs, spécialement ceux d’information politique et générale, bénéficiaient d’une ristourne. C’est fini. Chaque mois, les ventes en kiosques nous permettaient de payer l’impression du numéro. Terminé. Nouveaux barèmes obligent, le montant du chèque que nous recevons de Presstalis est amputé de 30%. Comme ça. D’un coup. Toute parano à part, l’objectif ne serait-il pas de faire dégager des kiosques les titres qui rapportent trop peu ? Nos informations, nos idées et nos visions du monde doivent être « bankébeules ». Sinon, elles n’ont plus droit de cité, du moins sur papier. Tu rapportes, donc tu es. Sinon, tu n’es plus. Il n’y a plus de censure, disent-ils ? Si fait. Son nouveau nom est pognon.

    http://cqfd-journal.org/Sans-sous-Censure
    http://cqfd-journal.org/spip.php?page=recherche&recherche=nmpp&submit.x=0&submit.y=0