https://www.ledevoir.com

  • La machine à tuer, un texte de #Dany_Laferrière
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/616332/la-machine-a-tuer

    Je suis habitué. Chaque fois qu’il y a un événement en Haïti, de quelque nature que ce soit, on tente de me joindre. Au début, je perdais un temps fou à tenter d’expliquer au journaliste que j’en sais beaucoup moins que lui. Il renouvelle sa demande sur un ton plus posé, ce qui est une façon de me dire qu’il ne me croit pas.

    Pourquoi ? Depuis quand un intellectuel haïtien n’a-t-il rien à dire sur quelque sujet que ce soit relatif à Haïti ? Justement, je suis simplement un écrivain sans identité. Avec le temps, je dois reconnaître que le volume de demandes a beaucoup diminué.

    J’ai été candide de croire aussi qu’on voulait mon analyse du pays. Ce que je fais pourtant, en toute solitude, depuis 35 ans. En fait, on veut coller mon nom à côté d’une déclaration banale que n’importe qui d’autre aurait pu faire. Ce matin, j’avais l’impression qu’on attendait que je confirme la mort du président du fond de mon lit à Montréal.

    #Haïti

  • Une manifestation dénonce les agissements de Picasso envers les femmes
    https://arts.konbini.com/peinture/une-manifestation-denonce-les-agissements-de-picasso-envers-les-femmes


    L’action silencieuse a eu lieu au Musée Picasso de Barcelone, dans le cadre d’un cours sur l’art féministe.

    « Picasso, agresseur de femmes » ; « Picasso, l’ombre de Dora Maar » ou encore « Picasso, Barbe bleue ». C’est avec ces inscriptions sur le dos qu’un groupe d’élèves en école d’art s’est rendu au Musée Picasso de Barcelone en compagnie de leur professeure, l’artiste Maria Llopis.

    Dans le cadre de son cours sur l’art féministe, la professeure a mis en place une action silencieuse visant « à s’exprimer. À parler de ce qui s’est vraiment passé. À dire la vérité à propos des nombreuses artistes femmes qui ne peuvent pas développer leur créativité », telle qu’elle l’a expliqué à Artnet.

    L’action silencieuse menée par les élèves de Maria Llopis, le 27 mai 2021 au Musée Picasso de Barcelone. (© Ismael Llopis)

    Le groupe a ainsi rappelé ce qui est souvent occulté lorsqu’on parle du « monstre sacré » qu’est devenu Pablo Picasso dans l’histoire de l’art : son attitude détestable envers les femmes et son ombre envahissante au-dessus de celles qui finissaient par être considérées comme de simples « muses ». Sa petite-fille écrivait qu’il « vidait les femmes de leur essence » avant « de les jeter ».

    C’est pour cela que le nom de Dora Maar revient sur les T-shirts du groupe manifestant. Photographe et peintre surréaliste de talent, l’artiste a longtemps vu son nom accolé à celui de Picasso (son compagnon pendant huit ans – sur 89 ans de vie, pas de quoi fouetter un chat en somme) sans que son travail ne soit reconnu. Ce n’est qu’en 2019 qu’une première grande rétrospective est enfin organisée en son honneur, au Centre Pompidou de Paris.

    L’action silencieuse menée par les élèves de Maria Llopis, le 27 mai 2021 au Musée Picasso de Barcelone. (© Ismael Llopis)
    Pas d’égalité au musée

    Le chemin vers l’égalité de la représentativité des artistes femmes (mais pas des modèles féminins, notamment nus) dans les collections muséales demeure cependant très lent. En 2018, l’exposition « Les femmes artistes sortent de leur réserve » détaillait les chiffres suivants concernant la France : « Sur un total de 464 329 notices, de près de 35 000 artistes, les [artistes femmes] sont au nombre de 2 082, avec 19 651 œuvres. Elles représentent donc 5,9 % des artistes de la base de données, avec 4,2 % du nombre d’œuvres. »

    « Les femmes doivent-elles être nues pour entrer au Met Museum ? Moins de 4 % des artistes des sections d’art moderne sont des femmes, mais 76 % des nus représentent des femmes. » 2012 (© Guerilla Girls)

    Maria Llopis déclare vouloir « encourager le Musée Picasso à regarder en face cette réalité et mettre en place des expositions sur le sujet ». Le directeur du Musée Picasso, Emmanuel Guigon, a quant à lui affirmé à Artnet trouver « génial que les gens s’expriment au musée. [C’est là] où les débats devraient avoir lieu ».

    L’équipe du musée a également indiqué qu’une conférence sur le thème « Picasso vu depuis une perspective de genre » devrait bientôt voir le jour. Les seuls éléments concrets qui ressortent donc pour l’instant de cette action sont les menaces de mort reçues par Maria Llopis, ainsi que la désactivation de son compte par Instagram.

    #picasso #misogynie #violences_sexuelles #violences_physiques #harcelement #haine #invisibilisation #femmes #historicisation #art #féminisme

    • Sur le Devoir c’est la quadrature du cercle :

      Un Picasso à la fois machiste et « woke » au MNBAQ

      https://www.ledevoir.com/culture/arts-visuels/611784/arts-visuels-un-picasso-a-la-fois-machiste-et-i-woke-i-au-mnbaq

      Voici une exposition qui parle du rapport de Picasso au corps, mais qui oscille entre une vision négative et une vision positive de l’artiste. Fut-il un monstre qui a autant voulu violenter le corps des femmes dans la vie que dans ses œuvres — adéquation très simpliste —, ou bien un visionnaire d’un monde à changer ? Car c’est aussi cela qu’on pourra conclure en visitant la même expo. Un exemple : après avoir vu les œuvres de Picasso, le visiteur aboutit dans une deuxième exposition — intitulée Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle (voir l’encadré) —, volet où l’on présente l’artiste espagnol comme ayant eu « une grande ténacité à déconstruire les canons esthétiques ». Ce qui est vrai.

      L’œuvre de Picasso a défié les canons de la représentation académique du nu féminin et masculin. On se demandera d’ailleurs pourquoi les commissaires de l’expo n’ont pas montré des exemples de tableaux de nus académiques de la fin du XIXe siècle afin de souligner la contestation majeure de ce modèle par la démarche de Picasso. Celui-ci a favorisé l’esthétique de l’art primitif — dans un sens positif du terme —, celui des arts ibérique, africain ou océanien, arts purs n’ayant pas été contaminés par les valeurs occidentales. Mais ce n’est pas tout. Le catalogue — bien mieux que l’expo — souligne l’intérêt de la démarche de Picasso pour des figures androgynes, sujets peu discutés à ce jour. Même le tableau Les demoiselles d’Avignon (1907), exhibant des prostituées, n’incarnerait plus les codes de la féminité fragile et soumise, mais d’une certaine manière des figures fortes aux allures masculines.

      Voici que les violeurs et les féminicides deviennent des visionnaires qui montrent ce que la société devrait changé. C’est ce que raconte « Landru, précurseur du féminisme » un livre parodique contrairement à cet article pondu par un couillon de phallophore alias Nicolas Mavrikakis. Nicolas Mavrikakis qui pique le boulot de centaines de milliers de femmes plus pértinnantes que lui et qui voudraient bien être payés et publiées.
      Et le fait que Picasso montrait des femmes « fortes » n’a rien de féministe ni de progressiste et je compte pas les misogynes qui parlent de la force des femmes qui dominent la société. Le fait de dire que la force rend les femmes viriles c’est aussi un beau renforcement de clichés misogynes et le faire avec un pseudo discours féministe c’est le comble du cynisme.

    • L’idée derrière ce nouveau protocole d’authentification est de permettre à des applications en ligne d’identifier leurs utilisateurs directement à partir du dispositif de déverrouillage de l’appareil qu’ils utilisent pour se connecter.
      (...)
      Cette approche a comme avantage d’éviter qu’un utilisateur transmette par inadvertance ses infos de connexion à un tiers, par exemple dans le cadre d’une campagne d’hameçonnage visant à voler son identité numérique.

      #identification_par_défaut

  • L’OMS révise sa position sur la transmission aérienne de la COVID-19 | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/science/600500/l-oms-revise-sa-position-sur-la-transmission-aerienne-de-la-covid-19

    Toutefois, le 30 avril, l’organisation a révisé la version anglaise de sa fiche. Elle met maintenant les aérosols sur un pied d’égalité avec les gouttelettes. En outre, elle explique que le virus peut se propager dans les lieux intérieurs bondés ou mal ventilés. « Il en est ainsi parce que les aérosols restent suspendus dans l’air ou voyagent au-delà d’un mètre de distance (longue distance) », explique-t-elle.

    Le 7 mai, l’agence américaine de santé publique (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) modifiait sa position à son tour. Elle insiste désormais sur la transmission par la respiration. « Inspirer de l’air à proximité d’une personne infectée » figure maintenant au sommet de sa liste des modes de transmission. La mise à jour tranche avec la position précédente de l’agence, qui se focalisait sur les gouttelettes non volatiles.

    Les récentes révisions de l’OMS et des CDC pourraient représenter « l’une des avancées les plus importantes en matière de santé publique durant cette pandémie », a écrit la sociologue Zeynep Tufekci, qui analyse en profondeur la cohérence scientifique des recommandations publiques depuis le début de la pandémie, dans un texte d’opinion publié dans le New York Times.

    Si l’importance des aérosols avait été acceptée plus tôt dans la crise, les autorités auraient pu encourager des comportements plus efficaces, soutient Mme Tufekci. Par exemple : favoriser le temps passé à l’extérieur ; mieux ventiler et filtrer l’air dans les espaces intérieurs ; seulement limiter les rassemblements propices aux événements de superpropagation ; et se calmer avec la désinfection des surfaces.

    #Covid_19 #Transmission #Zeynep_Tufekci

  • Sur la stérilisation forcée des femmes autochtones au Canada
    Alisa Lombard et Samir Shaheen-Hussain, Le Devoir, le 12 mars 2021
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/596773/canada-sur-la-sterilisation-forcee-des-femmes-autochtones

    Le 22 février, la Chambre des communes a adopté à l’unanimité une motion déclarant que « la République populaire de Chine s’est livrée à des actions correspondant à ce que prévoit la résolution 260 de l’Assemblée générale des Nations unies, couramment appelée “convention sur le génocide”, dont la mise en place de camps de détention et de mesures visant à prévenir les naissances à l’égard des Ouïgours et d’autres musulmans turciques ». Nous ne nions pas cette caractérisation de génocide et nous joignons nos voix aux appels mondiaux exigeant une fin immédiate à la persécution des Ouïghours. Cependant, l’honnêteté morale impose aux parlementaires l’examen d’une réalité troublante : le Canada n’a jamais officiellement reconnu qu’il a commis un génocide contre les peuples autochtones ici.

    Lors du dépôt de la motion, Michael Chong, le critique conservateur en matière d’affaires étrangères, a déclaré : « L’heure est à la clarté morale. » Pourtant, cette « clarté morale » fait cruellement défaut pour reconnaître que les communautés autochtones se sont vu imposer des mesures très similaires destinées à empêcher les naissances pendant des décennies.

    Malgré l’image bienveillante du Canada, son histoire regorge d’exemples de violence médicale génocidaire infligée aux communautés autochtones, y compris envers des enfants, avec des médecins canadiens menant souvent la charge. Ces exemples incluent les stérilisations forcées ciblant les femmes et les filles autochtones. Dans son ouvrage majeur An Act of Genocide, la professeure Karen Stote décrit le fait que des lois eugénistes ont été appliquées pendant des décennies au XXe siècle dans des provinces comme l’Alberta et la Colombie-Britannique, alors que des pratiques similaires, bien qu’informelles, ont sévi dans d’autres provinces, avec ultimement le même résultat dévastateur : la stérilisation de milliers de femmes et de filles autochtones.

    Forme de torture

    Le racisme systémique anti-autochtone et les pratiques discriminatoires qui se poursuivent jusqu’à ce jour perpétuent un climat général de misogynie et de violence sexiste ciblant les femmes autochtones lors de leurs accouchements. En 2017, une action collective a été intentée par deux femmes autochtones contre des médecins, des autorités sanitaires et divers ordres des gouvernements provincial et fédéral. Plus d’une centaine d’autres femmes autochtones s’y sont jointes depuis, soulignant le fait que la pratique de stérilisations forcées continue en raison du manque d’actions concrètes du gouvernement pour prévenir, punir et réparer.

    Au Québec, la question n’est pas de savoir si cette pratique a eu cours, mais à quel point on l’a maintenue. Ces stérilisations, qui sont trop souvent sous-déclarées pour toutes sortes de raisons, dont la méfiance à l’égard des institutions canadiennes, se produisent dans des hôpitaux financés et administrés par le réseau public, et ce, malgré la nécessité — garantie par la Constitution canadienne sur la base de l’égalité réelle — d’obtenir un consentement libre, préalable et éclairé pour les procédures ayant un impact sur l’autonomie corporelle et reproductive.

    À la fin de 2018, le Comité des Nations unies contre la torture a reconnu que « la stérilisation forcée […] de femmes et de filles autochtones depuis les années 1970, y compris des cas survenus récemment » au Canada, est une forme de torture. À peu près au même moment, une autre femme autochtone a déclaré avoir été stérilisée de force en Saskatchewan. Dans ce contexte, la députée Niki Ashton a soulevé cet enjeu à la Chambre des communes, affirmant : « Soyons clairs. Cela s’apparente à un génocide. » Cependant, aucune motion formelle sur le génocide n’a été adoptée à ce moment-là. […]

    Entre-temps, au Canada, les femmes autochtones sont traitées avec mépris, notamment en lien avec leur rôle même de mères, comme en témoigne la mort brutale de Joyce Echaquan quelques instants après avoir subi les insultes racistes et sexistes du personnel de la santé à l’hôpital de Joliette. Cette culture médicale bien enracinée traite les femmes et les filles autochtones de manière paternaliste plutôt que selon l’approche d’un fiduciaire envers un bénéficiaire exigée par la loi. Une telle culture de colonialisme médical a été renforcée par des incitatifs financiers et une réglementation léthargique des professions médicales, ce qui a entraîné des répercussions dévastatrices et évitables sur la vie des femmes, des familles et des communautés autochtones.

    Chacune et chacun d’entre nous, en particulier celles et ceux qui travaillent dans le secteur de la santé, a le devoir de faire mieux, de s’acquitter de ses obligations légales et constitutionnelles envers les patientes et les patients et de sauvegarder et de respecter la dignité de chaque personne. Toutefois, des problèmes systémiques enracinés dans le racisme et le sexisme requièrent des solutions systémiques. Une première étape importante pour y parvenir consiste à faire face à la gravité des problèmes et à élaborer des solutions destinées à les résoudre au niveau institutionnel. Faisant écho aux propos du député conservateur Chong lors du dépôt de la motion concernant l’imposition de mesures visant à prévenir les naissances chez les Ouïghours en Chine, nous pensons qu’il est grand temps que le Canada reconnaisse officiellement la même violence genrée qu’il a infligée aux femmes et aux filles autochtones ici : « Nous devons l’appeler par son nom : un génocide. »

    Alisa Lombard est avocate principale sur les actions collectives proposées concernant la stérilisation forcée des femmes et des filles autochtones au Canada. Samir Shaheen-Hussain est urgentologue pédiatrique, professeur adjoint à l’Université McGill et auteur de Plus aucun enfant autochtone arraché. Pour en finir avec le colonialisme médical canadien.

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    Coerced and forced sterilization of Indigenous women and girls : This is what genocide looks like in Canada
    Alisa Lombard and Samir Shaheen-Hussain, Toronto Star, le 9 mars 2021
    https://www.thestar.com/opinion/contributors/2021/03/08/coerced-and-forced-stereilization-of-indigenous-women-and-girls-this-is-wha

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    Nous ne pouvons plus continuer comme si de rien n’était
    Samir Shaheen-Hussain, La Presse (Montréal, Québec, Canada), le 25 février 2021
    https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2021-02-25/racisme-systemique-et-principe-de-joyce/nous-ne-pouvons-plus-continuer-comme-si-de-rien-n-etait.php

    #Samir_Shaheen-Hussain :
    https://seenthis.net/messages/874281

    #Joyce_Echaquan :
    https://seenthis.net/messages/879292

    #Contraception_forcée :
    https://seenthis.net/messages/788024

    #Canada #Québec #Médecine #Soins #Autochtones #Peuples_autochtones #Discriminations #Racisme #Colonialisme #Colonisation #Histoire #Crimes #ça_continue #Féminicide #Racisme_systémique #femmes #pauvres #stérilisation #hystérectomie #utérus #sexisme #classisme #capitalisme

  • Premier écho dans un grand média québécois du protêt féministe contre les exactions du lobby transgenriste. On aurait souhaité que Baillargeon, lui-même philosophe high-profile, prenne position plus explicitement qu’en déplorant une chasse aux sorcières au nom de la liberté d’expression (des universitaires). Espérons que cela suivra.

    On trouve plusieurs textes marquants de la professeure Kathleen Stock en traduction sur https://tradfem.wordpress.com
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/594307/les-malheurs-de-la-professeure-stock

    • Les écoles étaient-elles le moteur de la deuxième vague de COVID-19 ?
      https://www.ledevoir.com/societe/sante/593958/coronavirus-les-ecoles-moteur-de-la-deuxieme-vague

      Juste avant les Fêtes, Jennifer Dorner a reçu un courriel l’informant qu’un enseignant de l’école de sa fille avait obtenu un résultat de test positif à la COVID-19. Pour des raisons de confidentialité, on ne spécifiait pas de quelle classe il s’agissait. Dans les jours qui suivirent, des cas se déclarèrent chez certains enfants. De texto en texto, Mme Dorner et d’autres parents comprirent que c’était le groupe de leurs enfants qui était touché. Début janvier, neuf élèves de cette classe et plusieurs de leurs proches avaient obtenu un résultat de test positif.

      Malgré les apparences, difficile de confirmer que tous ces cas sont reliés. « Certains enfants peuvent l’avoir attrapée dans la classe, d’autres peuvent l’avoir attrapée en dehors. Et c’est exactement ce qui rend si difficile de savoir si les écoles sont le moteur

      de la transmission », explique Mme Dorner, dont la fille de 11 ans fréquente l’école Lajoie, dans l’arrondissement Outremont de Montréal.

      Après un temps des Fêtes empreint d’anxiété, aucun membre de la famille de Mme Dorner ne s’est finalement révélé être atteint de la COVID-19. La mauvaise expérience fait cependant appréhender le pire à cette mère pour le reste de l’hiver. « Je crois qu’à un moment ou un autre, on l’attrapera nous aussi », dit-elle.

      À quel point les écoles alimentent-elles la transmission communautaire ? Depuis le printemps dernier, des décideurs et des scientifiques se posent cette question à toutes latitudes et longitudes. Alors que l’on considérait encore récemment que les jeunes étaient relativement moins nombreux à contracter la COVID-19, de nouvelles études remettent en doute cette idée. À plusieurs endroits dans le monde, la prévalence de la COVID-19 chez les écoliers a grimpé en flèche au cours de l’automne.

      « Cercle vicieux »

      La transmission chez les jeunes aurait même été un « facteur déterminant » dans le déclenchement de la deuxième vague sur l’île de Montréal, selon Simona Bignami, une démographe de l’Université de Montréal, spécialisée dans les questions de santé. Son argument est simple : le nombre d’infections chez les 10 à 19 ans a augmenté rapidement au mois de septembre. Alors que les courbes épidémiologiques des adultes ont redescendu après l’instauration des mesures plus strictes de la « zone rouge », en octobre, celle des adolescents s’est maintenue sur une sorte de plateau.

      « Ce que nous supposons, fait valoir Mme Bignami, c’est que la transmission a démarré chez les 10 à 19 ans. Elle est ensuite passée vers les adultes de 30 à 49 ans. Du moment que ce cercle vicieux s’est instauré, la transmission communautaire s’est élargie à tous les groupes d’âge, y compris les plus petits. » Ce serait donc les enfants de la fin du primaire, du secondaire et peut-être du collégial qui auraient donné la COVID-19 à leurs parents, et pas l’inverse.

      Ces derniers mois, on a souvent rapporté que les éclosions étaient peu communes dans les écoles. En Italie, par exemple, quatre semaines après la rentrée de septembre, moins de 2 % des écoles étaient aux prises avec une éclosion, et 93 % de ces éclosions ne comportaient qu’un seul cas. En Caroline du Sud, en neuf semaines, une cohorte de 90 000 écoliers primaires et membres du personnel n’aurait acquis que 32 cas de COVID-19 en milieu scolaire. Toutefois, plusieurs chercheurs, dont Mme Bignami, croient que ce genre d’étude ne met en lumière que la pointe de l’iceberg.

      « Les enquêtes épidémiologiques concernant les enfants ont souvent été de piètre qualité, avec trop peu de tests réalisés », écrivait par ailleurs l’épidémiologiste Zoë Hyde, de l’Université Western Australia, dans un article scientifique sur la COVID-19 et les enfants, publié en octobre dernier. « Il y a des preuves claires que les enfants et les écoles sont à risque, et que cela a des implications pour la communauté entière », ajoutait-elle.

      Il y a quelques semaines, on apprenaitqu’une flambée d’environ 40 cas survenue dans une école de Hambourg, en septembre, était imputable à une même introduction. À l’époque, les autorités avaient déclaré que les contaminations découlaient de diverses acquisitions à l’extérieur des murs de l’établissement. Pourtant, des tests génomiques réalisés a posteriori ont révélé qu’un seul élève avait vraisemblablement infecté tous ses camarades.
      Nouveaux cas de COVID-19 au Québec (pour 100 000 personnes, moyenne mobile de 7 jours)

      Le cas des jeunes est difficile à résoudre, car la maladie est souvent invisible chez eux. On estime que 70 % des enfants atteints de la COVID-19 sont asymptomatiques, par rapport à 50 % des adolescents et à 30 à 40 % des adultes. Pour connaître la véritable prévalence de la maladie chez les jeunes, il faut recourir à d’autres stratégies que le dépistage traditionnel. Ainsi, quelques études menées au printemps 2020 se sont intéressées à la présence d’anticorps spécifiques au SRAS-CoV-2 dans le sang d’un échantillon aléatoire de la population.

      En Espagne, par exemple, on constatait en juillet que 3 % des enfants de moins de 10 ans avaient ces anticorps, par rapport à 5 % de la population générale. Ce résultat semblait indiquer que les enfants, en plus d’être exempts des formes graves de la COVID-19, avaient moins de risques de la contracter. Cela dit, ces données avaient été récoltées alors que les écoles espagnoles étaient fermées. Il était donc possible que la différence ne soit pas d’ordre biologique.

      Les enfants ne sont pas à l’abri

      Un suivi avec les élèves sur les bancs d’école s’imposait, explique Michael Wagner, un professeur de microbiologie à l’Université de Vienne. Depuis la réouverture des écoles autrichiennes, en septembre, son équipe récolte périodiquement des échantillons gargarisés par des milliers d’élèves de 240 établissements scolaires. Cette campagne a confirmé une forte présence du coronavirus chez les enfants et les adolescents.

      « Nous avons vu une forte augmentation de la prévalence en quelques semaines », résume M. Wagner en entrevue au Devoir. Le niveau d’infection chez les enfants, qui a triplé entre octobre et novembre, était cohérent avec la croissance de l’épidémie dans le reste de la population autrichienne. Cependant, l’idée que les enfants soient en quelque sorte oubliés par le virus ne tenait plus la route. « Nous montrons que le mythe voulant que les enfants soient moins infectés est tout simplement faux », fait valoir M. Wagner.

      Le même phénomène a été observé l’automne dernier au Royaume-Uni, qui mène un programme continu de surveillance de la COVID-19 dans sa population. Grâce aux centaines de milliers d’échantillons que des volontaires envoient par la poste, les responsables de l’étude REACT (Real-time Assessment of Community Transmission) établissent la prévalence réelle de la maladie chez les Britanniques. Ils pondèrent les résultats bruts pour tenircompte du poids démographique de chaque groupe. En novembre, les adolescents de 13 à 17 ans étaient ainsi la tranche d’âge la plus touchée (2,04 %) par le coronavirus. Suivaient les enfants de 5 à 12 ans (1,44 %).

      Quelle infectiosité ?

      Sachant que les enfants contractent la COVID-19, sont-ils aussi infectieux que les plus vieux ? Une étude particulièrement exhaustive, menée en Corée du Sud, établissait l’été dernier que les enfants de moins de 10 ans atteints de la COVID-19 donnaient deux fois moins la maladie à leurs proches que le reste de l’échantillon. Chez les adolescents, le potentiel de transmission était au moins aussi élevé que chez les adultes. Des mois plus tard, la question fait toujours débat.

      « Mais j’invoquerais que cela ne fait pas vraiment de différence, dit M. Wagner. Puisque les enfants sont souvent asymptomatiques, vous ne pouvez pas les retirer facilement de la boucle de transmission. Même s’ils sont un peu moins contagieux, ils ont néanmoins de nombreuses occasions pour propager le virus. Quantitativement, quelle est l’importance de leur contribution ? On peut en discuter, mais notons que les écoliers représentent un septième de la population autrichienne. Nous devons prendre cela au sérieux dans notre combat contre la COVID-19. Les enfants ne sont pas le seul moteur de la pandémie, mais ils contribuent à la transmission comme tous les autres groupes de la société. »

      La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait de considérer la fermeture des écoles seulement en « dernier recours ». Quand la transmission communautaire est forte, note l’agence, les mesures de prévention et deprécaution — comme le port du masque, la distanciation physique et une ventilation adéquate — sont cruciales pour prévenir la transmission en milieu scolaire.

      Après une semaine à la maison, la fille de Jennifer Dorner est finalement retournée à l’école lundi dernier. Si l’enjeu de la transmission scolaire pèse lourd sur les épaules des adultes, elle éprouve aussi les enfants. « Ma fille se sent très angoissée, dit Mme Dorner. Les petits savent très bien que les adultes sont beaucoup plus malades quand ils attrapent la COVID-19. C’est stressant pour eux de savoir qu’ils peuvent infecter leurs parents ou leurs grands-parents. »

    • j’imagine qu’il n’y a pas d’étude sérieuse, en France, du cas des enfants <10 ans (école) pour une part, et des >11 <18 (collège-lycée) d’autre part ?

  • Coronavirus : des places pour tout le monde | Aurélie Lanctôt
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/593330/des-places-pour-tout-le-monde

    La réponse actuelle à la pandémie s’appuie de façon béate sur les approches policières — de la surveillance faite par la police elle-même jusqu’à l’incitation à se dénoncer entre voisins. Elle ignore la santé et la sécurité de personnes parmi les plus vulnérables de notre société, et révèle ainsi combien nous sommes à l’aise avec les stratégies qui consistent à nettoyer l’espace public de ses éléments jugés indésirables. Source : Le Devoir

    • #paywall #Québec #coronavirus #confinement #couvre-feu
      #itinérants #personnes_vulnérables #indésirables

      Des places pour tout le monde
      Aurélie Lanctôt, Le Devoir, le 15 janvier 2021

      Il fait déjà noir lorsque j’arrive devant l’église Saint-Zotique, qui trône en face du square Sir George-Étienne-Cartier, dans le quartier Saint-Henri, et les rues sont presque désertes. J’ai à peine le temps d’apprécier ce calme étrange que la porte menant au sous-sol du bâtiment s’ouvre. On m’invite à entrer. À l’intérieur, des employés de la maison Benoît Labre s’activent pour être prêts à accueillir des gens dès 20 h. Il faut installer les lits, dégager et nettoyer l’espace, préparer la cantine…

      La maison Benoît Labre, qui, en temps normal, offre divers services aux personnes en situation d’itinérance le jour, est devenue cet hiver l’une des neuf « haltes chaleur » créées hors du centre-ville de Montréal. On y propose le gîte à celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, ne fréquentent pas les grands refuges, mais cherchent tout de même un endroit où dormir et se réchauffer un peu. « On ne refuse personne. On tolère beaucoup l’intolérable », me dit Andréane Desilets, directrice générale de l’organisme. « Notre seul critère, c’est : gère-toi », ajoute Valérie Pelletier, responsable de projet.

      Ici, on tente de répondre aux besoins de tous dans un espace exigu où le niveau de stress est élevé. C’est d’ailleurs ce qui est marquant depuis le début de la pandémie, remarquent Andréane Desilets et Valérie Pelletier : la tension. Les besoins étaient déjà grands, mais les derniers mois ont accentué la détresse et multiplié les crises. Quant au couvre-feu, il ajoute une pression dont tout le monde se serait passé. Tant les personnes en situation d’itinérance que les organismes qui se débrouillent avec un budget extrêmement serré.

      Des places pour tout le monde dans les refuges, disait François Legault ? Andréane Desilets et Valérie Pelletier l’ont trouvé bien bonne — tout comme les autres organismes en itinérance. Bien sûr que non ! Il n’y a assez de places ni dans les grands refuges ni dans les haltes chaleur, où l’on peine à respecter les consignes sanitaires. Chez Benoît Labre, c’est très clair : avec des lits de camp cordés dans un sous-sol d’église, il y a des limites à ce qu’on peut faire pour endiguer les risques d’infection. Mardi soir, la halte était pleine à 20 h 20. Il a fallu refuser des gens redirigés par le SPVM et la Mission Old Brewery.

      Qu’est-ce que cela signifie de refuser des gens, quand cela équivaut à les placer de facto en situation d’infraction ? La ministre Guilbault a promis qu’on pourrait compter sur le bon jugement des policiers. Mais moins d’une semaine après l’entrée en vigueur du couvre-feu, ce « bon jugement » montre ses vraies couleurs.

      Jean-François Mary, directeur général du Cactus, un organisme qui offre notamment des services aux utilisateurs de drogues, se doutait que ça se passerait mal. Au Cactus, les heures d’achalandage s’étendent de 20 h à 2 h du matin, « et nos usagers ont en général de mauvaises relations avec la police », explique-t-il. Parce qu’ils consomment, ou alors qu’ils ont des antécédents judiciaires. Les CIUSSS délivrent des attestations de déplacement pour les usagers, explique M. Mary, mais il y a déjà des accrochages. Une personne cette semaine a vu son attestation déchirée par les policiers, avant d’être expulsée du métro. Elle est arrivée au Cactus à pied, en pleurs, en manque et en catastrophe.

      Du côté du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), on rapporte aussi plusieurs interactions entre des policiers et des personnes itinérantes qui ont des airs de harcèlement. On a été très prompt à affirmer que les contraventions seraient remises avec grande parcimonie aux personnes itinérantes, mais, tout comme l’idée qu’il suffit de diriger tout le monde vers les refuges, il ne s’agit que d’une partie de l’histoire.

      Le couvre-feu place des gens vulnérables dans une situation non seulement inconfortable, mais dangereuse. Les utilisateurs de drogue, par exemple, vont devoir s’isoler pour consommer ou simplement pour éviter la police. Et dans un contexte où les surdoses sont en recrudescence, on risque de voir plusieurs décès. « Le risque que les gens meurent est bien plus grand sous couvre-feu que le statu quo. On n’a pas eu ce problème pendant la première vague. On est en train d’en créer un », tranche M. Mary.

      On a beaucoup entendu que le couvre-feu ne change rien pour la majorité des gens, qu’il s’agit d’une mesure symbolique, justifiée au nom de l’urgence sanitaire (même sans assise scientifique). Mais la santé et la sécurité de personnes parmi les plus vulnérables de notre société sont aussi une question de santé publique.

      La réponse actuelle à la pandémie, qui s’appuie de façon béate sur les approches policières — de la surveillance faite par la police elle-même jusqu’à l’incitation à se dénoncer entre voisins —, ignore cette dimension, révélant combien nous sommes à l’aise avec les stratégies qui consistent à nettoyer l’espace public de ses éléments jugés indésirables. Et de façon plus générale, embrasser des mesures autoritaires pour « envoyer un message », sans faire grand cas des droits et libertés des citoyens, est un réflexe inquiétant qui a trop souvent prévalu depuis le début de la pandémie. Il faudra tôt ou tard poser un regard critique sur les précédents bien laids créés par cette crise.

  • La chronique de Jean-François Nadeau : « L’attaque » | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/593091/l-attaque

    Des manifestants se précipitent, des jurons plein la bouche, l’écume aux lèvres. Quand, devant eux, le gouverneur apparaît, il reçoit sans tarder une volée de pierres. Après avoir réclamé sa tête, ils veulent maintenant sa peau. Le malheureux ne réussit à s’en sortir vivant que parce que des hommes en armes veillent sur lui.

    Une édition spéciale du journal The Gazette a jeté de l’huile sur le feu. Elle invite les opposants à se rassembler, en soirée, à la place d’Armes. Ce point de rendez-vous ne peut être mieux nommé : les manifestants obéissent bel et bien à un mot d’ordre qui invite à les prendre. « Au combat ! », lancent des agitateurs.

    La foule réunie là est invitée à foncer sur le parlement, situé en bordure du fleuve. Elle fracasse les vitres, défonce les portes, puis entre en hurlant. Les pupitres des députés sont brisés. Tout est saccagé. Ceux qui ne réussissent pas à fuir devant les assaillants sont violemment malmenés, pourchassés à travers les corridors, frappés. Sans ménagement.

    Une fois entrés dans l’édifice, les émeutiers s’assurent que rien n’y soit épargné. À la torche, ils incendient la Chambre des représentants. Bientôt, tout brûle. La bibliothèque, en particulier, constitue une cible de choix. Il se trouve là plus de 25 000 livres, de même que des documents d’archives qui datent des origines de l’Amérique coloniale. Tout part en fumée. Il s’agit d’un des autodafés les plus terribles de l’histoire des Amériques, si on garde en mémoire la destruction, en 1561, des codex mayas devant l’église de pierres grises de Valladolid.

    À Montréal, dans cette nuit tragique, une meute de complotistes conservateurs se rue vers le parlement pour renverser le régime en place. Ces tories en perte de pouvoir en veulent à ceux qui ont pris la décision d’indemniser les victimes de la dure répression militaire de 1837-1838. Le régime parlementaire et la démocratie, conçoivent-ils, se respectent dans la seule mesure où ils permettent d’exercer en douce une domination qui soit à leur avantage. Sinon, cette forme pacifiée de gouvernement ne mérite pas mieux que le malheureux à qui l’on passe la corde au cou.
    […]
    En 1849, les incendiaires de Montréal regardent leur œuvre de destruction avec satisfaction. Lorsque les sapeurs-pompiers se présentent enfin, la foule ne se laisse pas écarter. Sans ménagement, les pompiers sont pris à partie. Leurs tuyaux de cuir, reliés aux pompes, sont coupés. Les hommes chargés de faire régner l’ordre regardent la scène sans bouger le petit doigt. Ils en tirent même une certaine satisfaction, à l’image de ce chef de police de Chicago qui n’a pas hésité à déclarer, devant l’action des émeutiers de Washington, qu’il comprenait tout à fait ces vandales et les respectait. Ce parallèle entre les tories canadiens et les républicains américains, qui ont tous deux provoqué puis regardé en spectateurs de tels événements, est saisissant.

  • La gauche se trompe lourdement sur la laïcité | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/539927/la-gauche-se-trompe-lourdement-sur-la-laicite

    *

    La gauche se trompe lourdement sur la laïcité*

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    L’inclusion de la diversité ne veut pas dire acquiescer à l’obscurantisme. En refusant de dénoncer l’islam politique, la gauche est en train de jeter les gens ordinaires dans les bras de l’extrême droite, estime l’auteure.
    Photo : Michaël Monnier Le Devoir L’inclusion de la diversité ne veut pas dire acquiescer à l’obscurantisme. En refusant de dénoncer l’islam politique, la gauche est en train de jeter les gens ordinaires dans les bras de l’extrême droite, estime l’auteure.
    Nadia Alexan

    Professeure retraitée
    26 octobre 2018
    Idées

    Idées

    J’avais toujours pensé que les adeptes de la droite sont intransigeants, dogmatiques, qu’ils pensent toujours avoir raison, que l’on ne peut pas discuter avec eux. J’estimais la gauche plus flexible, plus humble, plus conciliante, moins agressive contre ses opposants. Mais, dernièrement, j’ai été surprise par l’ampleur de l’intransigeance de la gauche.

    La gauche, à laquelle j’appartiens, n’arrête pas de lancer des insultes gratuites à ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. On nous accuse de racisme, d’intolérance et de xénophobie parce que nous sommes pour la laïcité et contre le port de signes religieux dans la fonction publique, ou parce que l’on critique les pratiques misogynes, intégristes, homophobes des religions.

    Comment expliquer ce glissement historique d’une gauche qui a toujours été largement anticléricale face à l’Église vers une gauche très défensive quand il s’agit d’appliquer le cadre de la laïcité à l’islam ? La gauche qui a toujours défendu les femmes de l’emprise de la religion est en train de justifier maintenant les excès de l’islam politique misogyne.

    Historiquement, ce n’est pas la première fois que la gauche se trouve dans l’erreur. Les intellectuels de la gauche bien-pensante ont refusé de condamner les atrocités commises par Staline parce qu’ils avaient peur de compromettre la Révolution russe du 17 octobre 1917. Les apologistes bien intentionnés de la gauche affirmaient que le véritable ennemi était le capitalisme, et non pas le criminel de Moscou. En réalité, le plus souvent, ils vénéraient Staline, faisant preuve d’une naïveté choquante ou, pire encore, d’une idéologie aveugle. Ce sont ces gens de gauche complaisants que Lénine avait qualifiés d’« idiots utiles ».

  • Joyeux Noël, une fois :

    vrai ou faux : la police peut-elle entrer chez les gens le soir de Noël ?

    Vrai. La ministre de l’Intérieur annonce que les policiers sonneront aux portes pour vérifier le respect des mesures sanitaires mais sans entrer car c’est illégal.

    Faux, rétorque un policier. Les policiers peuvent entrer.

    (en Belgique, hein)

    https://plus.lesoir.be/339313/article/2020-11-22/le-vrai-ou-faux-la-police-peut-elle-entrer-chez-les-gens-le-soir-de-noel

    • La police ne s’invitera pas dans les maisons
      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/586487/respect-des-mesures-anti-covid-19-quebec-ecarte-l-idee-de-permettre-aux-po

      La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, jure ne pas étudier actuellement la possibilité de permettre aux policiers de pénétrer, sans mandat, à l’intérieur des propriétés privées dans lesquels ils soupçonnent des rassemblements illégaux.

      « En aucun cas, nous n’envisageons en ce moment de permettre aux #policiers d’entrer dans les maisons privées des gens, à moins d’avoir le consentement du propriétaire ou du locataire de l’endroit ou d’avoir un mandat en bonne et due forme délivré, donc, par les instances judiciaires », a-t-elle déclaré dans une mêlée de presse mercredi avant-midi.

      Bon. N’étant pas nécessairement des crimes, les troubles à l’ordre public commis chez soi n’autorisent pas les violations de domicile. Bonne nouvelle. Sans presse, j’étais moi aussi mêlé d’avoir entendu dire qu’au Québec les policiers pouvaient débouler à la maison sur dénonciation. Le tapage nocturne sert peut-être de prétexte...

      #police

    • Covid. Aurillac : une « fête clandestine » réunit une dizaine de jeunes en centre-ville

      https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/aurillac_15014/covid-aurillac-une-fete-clandestine-reunit-une-dizaine-de-jeunes-en-centre-vill

      Ce mercredi 16 décembre 2020, vers 23h50, la police est intervenue dans le cadre d’une « fête clandestine » dans un appartement du centre-ville (rue de l’Hôtel de ville) à Aurillac. 8 jeunes, âgés d’une vingtaine d’années, s’étaient réunis. Ils étaient originaires d’Aurillac.

      Amendes et #tapage_nocturne

      Ils ont donc été verbalisés pour non-respect du couvre-feu et ont écopé d’une amende de 135 euros. Le locataire, quant à lui, a été verbalisé pour les mêmes faits et pour tapage nocturne.

      Le logement a été évacué dans le calme.

      Pour rappel, l’article 1 du décret du 29 octobre 2020 indique : « Les mesures d’hygiène […], incluant la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes, […] doivent être observées en tout lieu et en toutes circonstances ».

      je sas pas combien coûte le tapage nocturne mais il me semble qu’il y a matière à contester le PV sur la violation du coure feu... à domicile.

      #couvre-feu #amendes #PV

  • Haut-Karabakh : les Arméniens brûlent leurs maisons avant l’arrivée des Azerbaïdjanais | Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/monde/589766/les-armeniens-brulent-leurs-maisons-avant-l-arrivee-des-azerbaidjanais

    Un village près du réservoir de Sarsang, sur la route du nord qui fait la liaison avec l’Arménie (vers Martouni).

    Des volutes de fumée s’élèvent dans le ciel d’automne de la vallée. Charektar brûle. À la veille de l’arrivée des troupes azerbaïdjanaises, les habitants de ce village près du Haut-Karabakh préfèrent incendier leurs maisons que de les abandonner au voisin honni.

    « C’est le dernier jour, demain les soldats azerbaïdjanais seront là ». La gorge serrée, l’homme noue un vieux pull imbibé d’essence au bout d’une perche de bois, l’allume, et jette le tout sur le parquet, contemplant le spectacle de sa maison en feu.

  • Une soirée difficile pour les sondeurs | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/589113/une-soiree-difficile-pour-les-sondeurs


    Photo : Spencer Platt Getty Images/AFP
    À Philadelphie, en Pennsylvanie, des gens ont manifesté dans les rues de la ville pour dire que « chaque vote compte » et qu’il faut « compter chaque vote ».

    Pourquoi cette difficulté à reconnaître les électeurs de Donald Trump, même après quatre ans de préparation ? « Le trumpisme est tellement mis à l’index que c’est probablement pas une position très confortable à assumer », soulève Élisabeth Vallet, directrice de l’Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul-Dandurand. « Dans le cas présent, soit les électeurs républicains n’ont pas répondu aux sondeurs, soit ils n’ont pas osé dire qu’ils voteraient pour Trump. »

    Mais ce n’est qu’une « fois que tous les bulletins seront rentrés qu’on pourra faire une autopsie beaucoup plus fine de ce qui s’est passé, notamment pour connaître les tranches de population qui ont été mal évaluées », dit-elle.

    Selon Tammy R. Vigil, il se peut qu’au-delà de la « gêne » à se dire trumpiste, il y ait « un phénomène qui existe où les gens se disent honnêtement qu’ils vont voter pour Joe Biden, mais qu’au moment de le faire, leur instinct leur dit autre chose — des éléments plus personnels, plus égoïstes, peuvent entrer en ligne de compte. Ce n’est pas qu’ils ont menti aux sondeurs, mais ils ne connaissaient pas bien leur propre état d’esprit avant d’arriver dans l’isoloir ». Ce qui, convient-elle, n’aide pas les sondeurs à bien décoder ce qui se passe sur le terrain.

    « Les sondeurs n’étaient pas dans le champ, mais l’écart prévu entre les candidats [entre six et huit points] ne s’est clairement pas avéré », note pour sa part Claire Durand, spécialiste des sondages (Université de Montréal) qui a observé de près l’évolution des coups de sonde au fil de la campagne américaine.

    Selon elle, ce sont surtout les sondages menés en ligne qui ont erré cette année. « Les sondages téléphoniques avaient perçu une remontée de Donald Trump, ceux automatisés aussi. Mais les sondages Web ont vraiment sous-estimé le vote Trump. »

    Au Canada, dit-elle, cette méthode de sondage a prouvé son efficacité. Le problème aux États-Unis est plutôt « dans la composition des panels Web. Les échantillons ne sont pas assez diversifiés. » Un autre élément important entre en ligne de compte : « Il y a énormément de sondeurs aux États-Unis, dont plusieurs ne sont pas établis et font des sondages avec de petits échantillons »… ce qui n’empêche pas certains agrégateurs de les prendre en compte pour établir une moyenne des sondages.

    Jean-Marc Léger,[ qui dirige la firme du même nom,] qui fonctionne avec des panels Web, ne croit pas que la méthode de sondage ait quoi que ce soit à voir avec les écarts notés. « Le problème majeur qu’il y a aux États-Unis, c’est qu’il y a des sondeurs vraiment mauvais. Et même si tu fais une moyenne des mauvais sondages, ça donne quand même une mauvaise moyenne. »

    De plus, dit-il, « il y a beaucoup de sondeurs qui sont carrément partisans, comme Rasmussen [pro-Trump]. Ils font partie de la dynamique politique, ce sont des lobbys plus que des sondeurs. »

  • Pour une fiducie de données à la RAMQ | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/585113/pour-une-fiducie-de-donnees-a-la-ramq

    Anne-Sophie Hulin et Antoine Cossé

    Respectivement docteure en droit, chercheuse sur les fiducies de données, Centre Paul-André-Crépeau de droit privé et comparé (Université McGill) et directeur d’investissement en intelligence artificielle
    1 septembre 2020
    Idées

    Idées

    Alors que le ministre Fitzgibbon faisait allusion il y a plusieurs jours à la « mine d’or » que pourraient représenter les données RAMQ, Québec solidaire, par la voix de Vincent Marrissal, redoute plutôt le coup de grisou en lui reprochant de « jouer aux allumettes dans la poudrière des renseignements personnels ». Et pour les citoyennes et les citoyens, versés ou non dans les allégories minières, y a-t-il à espérer ou à craindre ? Mais, surtout, existe-t-il des avenues pour réconcilier ces oppositions quand vient le sujet des données personnelles et de leur utilisation par des tiers ?

    Le débat sur l’utilisation des données RAMQ bat son plein à l’Assemblée nationale et l’opposition prévoit de faire monter au créneau tous les experts de cybersécurité et d’éthique, la Protectrice du citoyen, la Commission d’accès à l’information et d’autres experts de la RAMQ.

    Exploitation commerciale

    Le devenir des données personnelles occupe de nouveau les devants de la scène, cette fois sur un autre volet délicat qui touche l’individu : la description détaillée de sa situation de santé. Si les données personnelles n’ont pas été spoliées, à l’instar des affaires récentes liées à Desjardins ou à Capital One, c’est l’admissibilité de leur cession à des fins d’exploitation commerciale qui attire tous les regards aujourd’hui.

    Car, une fois les données vendues, la question de leur devenir et de la maîtrise sur leur exploitation future se pose. Si les perspectives économiques et le bénéfice pour la recherche médicale (et le patient, en fin de compte) ont pu être avancés, la garantie d’un usage encadré et approprié par les entreprises pharmaceutiques et leurs partenaires est-elle possible ? Quels principes de gouvernance et d’administration communs seront appliqués dans l’exploitation, la modélisation, voire peut-être la vente ultérieure de ces données ? Quels mécanismes de contrôle auront alors le gouvernement et, surtout, les citoyennes et les citoyens sur leurs usages multiples ?

    Ces différentes craintes sont bien réelles au regard des nombreuses voix qui s’élèvent sur le sujet et qui, pour certaines, pointent vers les carences du droit. En effet, les principaux outils en place pour la gouvernance et l’administration des données se résument au consentement de l’utilisateur, que l’on sait limité, et aux politiques internes des compagnies privées, inspirées de cadres de référence éthiques.

    Le Québec comme le Canada planchent actuellement, il est vrai, sur une révision du cadre juridique relatif à la protection des données personnelles (le projet de loi 64, notamment) afin de rénover la règle du consentement éclairé, devenue obsolète dans un monde gouverné par l’échange de données massives. Quant à l’éthique, elle nous offre également des pistes de solutions intéressantes. Toutefois, son manque de juridicité et l’éclectisme de son contenu en limitent tant la portée que l’efficacité.

    Il importe de rappeler que les données personnelles ne sauraient être des biens ordinaires circulant librement sur le marché, compte tenu des informations délicates sur les personnes qu’elles sont à même de révéler. C’est pourquoi l’éventualité d’une cession des données personnelles, même anonymes, fait l’objet de tant de critiques si elle est sans gage de protection pour les individus. Nous vivons une époque de nouveaux paradigmes technologiques qui doit nécessairement s’accompagner de réflexions innovantes et audacieuses pour faire avancer le débat. Dans ce contexte, la recherche d’une solution juridique qui allie protection et circulation maîtrisée des données personnelles s’impose donc.

    De ce point de vue, la fiducie de données est une alternative à considérer sérieusement. En effet, cet outil juridique, traditionnellement plus connu des gestionnaires de patrimoine, permet une gestion finalisée de certains biens. Au titre de la fiducie, des biens (ou des données) sont administrés dans un but précis, mission dont le fiduciaire doit rendre compte. La détention et l’utilisation des données correspondraient donc à une finalité précise et seraient surtout sujettes à surveillance.

    L’usage par des tiers

    Par l’instauration d’une fiducie de données, il deviendrait alors aisé de définir les modalités selon lesquelles les données personnelles relatives à la santé des patients pourront être collectées, utilisées, cédées ou encore détruites. Cet outil permettrait également de délimiter, mais aussi de contraindre l’usage fait des données personnelles par des tiers, ici, les groupes pharmaceutiques. En d’autres termes, dans cette affaire RAMQ, pour remettre en avant l’intérêt du patient, tout n’est donc qu’une question de finalité… et des outils pour l’encadrer !

    Si la fiducie de données est un outil juridique émergent qu’il convient d’étudier davantage, celle-ci offre véritablement la perspective d’une gestion des données personnelles pour laquelle toutes et tous y trouveraient leur compte.

    Vie_privée #Donnéeq_santé #Communs

  • Canada : L’opposition veut que Trudeau témoigne devant un comité parlementaire pour l’affaire UNIS #détournement_de_fonds_publics
    https://www.ledevoir.com/politique/canada/582434/le-bloc-aussi-veut-voir-trudeau-devant-un-comite-parlementaire-pour-l-affa

    Les partis d’opposition veulent convoquer le premier ministre Justin Trudeau devant un comité parlementaire afin qu’il s’explique sur un contrat de près d’ un milliard de dollars qui a été confié à l’organisme UNIS, malgré ses liens avec la famille Trudeau.

    Le conservateur Pierre Poilievre avait déjà fait adopter la semaine dernière une motion au comité des Finances afin de tenir des audiences sur le sujet. Parmi la liste d’invités figuraient la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger, et le greffier du Conseil privé, Ian Shugart.

    Depuis, il a été révélé que la femme, le frère et la mère de M. Trudeau ont reçu 300 000 $ pour avoir participé à des événements publics d’UNIS depuis quelques années. L’une des filles du ministre des Finances, Bill Morneau, a prononcé des discours lors d’événements tandis qu’une autre est contractuelle pour l’organisation.

    M. Poilievre a plaidé pour que Justin Trudeau et Bill Morneau viennent répondre aux questions du comité puisque la controverse les concerne personnellement.

    MM. Trudeau et Morneau ont admis lundi qu’ils avaient commis une erreur en décidant de ne pas se récuser lorsque leur gouvernement a attribué à cet organisme de charité un contrat de 900 millions $ pour gérer un programme de bourses aux étudiants qui font du bénévolat.

    Ces excuses publiques n’ont pas suffi à convaincre le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique, qui ont joint leur voix aux conservateurs afin de tenter d’aller au fond de l’affaire en comité parlementaire.

    « On pense que plus vite la lumière sera faite là-dessus, plus vite l’État canadien recommencera à fonctionner comme du monde », a déclaré le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui était de passage à Ottawa mardi matin.

    « Toutes les personnes impliquées dans ce contrat doivent répondre aux questions, incluant le premier ministre. Les Canadiens et Canadiennes s’attendent à des réponses et méritent des réponses », a fait valoir Peter Julian, porte-parole du NPD en matière de finances.

    En parallèle, le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique enquêtera, à la demande des conservateurs et du NPD, afin de déterminer si le premier ministre a contrevenu à la loi lorsque le gouvernement fédéral a choisi l’organisme UNIS pour gérer le programme de bénévolat étudiant.

    Le Bloc demande, comme il le fait depuis plusieurs jours, que M. Trudeau cède sa place comme premier ministre, le temps que le commissaire fasse la lumière sur cette affaire. Le bureau de ce dernier a déclaré sur les réseaux sociaux que le temps moyen d’une enquête est d’environ sept mois.

    « Je pense que M. Trudeau peut régler ça plus vite que ça en nous donnant l’ensemble de l’information, notamment lors de sa ou ses comparutions dans un ou plusieurs comités. Il n’en tient qu’à lui. S’il n’a rien fait de douteux, […] je l’invite donc à faire la lumière le plus vite possible », a répliqué M. Blanchet.

    Le comité des Finances doit se réunir jeudi après-midi. La liste de témoins n’a pas encore été annoncée.

    Emplois d’été Canada
    Les partis d’opposition se demandent aussi pourquoi le gouvernement Trudeau a créé un programme de 900 millions $ pour aider les étudiants à faire du bénévolat plutôt que d’octroyer l’argent à un programme déjà existant — Emplois d’été Canada.

    « Cela n’a aucun sens. Ils ont mis une tonne d’argent — 912 millions $ — pour un tout nouveau concept alors qu’ils avaient un programme clé en main », a critiqué Dan Albas, porte-parole du Parti conservateur en matière de développement économique.

    Les libéraux ont déjà injecté 60 millions $ dans Emplois d’été Canada afin de créer 10 000 emplois de plus pour les jeunes de 15 à 30 ans. Ce nouveau financement a permis de faire passer le budget total du programme à 323 millions $ et l’objectif d’emplois à 80 000.

    Ni le gouvernement ni UNIS a dit combien de bénévoles allaient être recrutés avec le programme de plus de 900 millions $. Le programme a aussi fait face à son lot de critiques.

    Les participants du programme allaient gagner l’équivalent de 10 $ de l’heure — soit moins que le salaire minimum dans toutes les provinces. Les participants pouvaient se voir accorder des bourses allant jusqu’à 5000 $ en faisant du bénévolat pendant un maximum de 500 heures.

    Il y a aussi eu des questions au sujet des postes disponibles au sein du schéma géré par UNIS. Des étudiants étaient requis pour filmer des vidéos, créer des sites web et faire de la « création de contenu » pour satisfaire les critères du programme de bénévolat.

    M. Albas et le porte-parole du NPD en matière d’éthique, Charlie Angus, ont soutenu que tout cela venait en contradiction avec le programme d’emplois d’été. Le gouvernement avait demandé aux députés à travers le pays d’identifier des emplois dans leurs circonscriptions respectives. Plusieurs organisations n’ont pas reçu de financement.

    « Nous avions des organisations légitimes prêtes à engager des étudiants pour faire du travail légitime, et tout cela a été écarté, s’est indigné M. Angus. Il s’agissait de postes bien plus crédibles que de créer des vidéos qui expliquent comment faire des exercices. »

    Les libéraux ont indiqué qu’ils prévoient aller de l’avant avec le programme de bénévolat, malgré la décision d’UNIS et du gouvernement de mettre fin à l’entente le 3 juillet dernier. Le ministère fédéral de l’Emploi et du Développement social a depuis repris la gestion du programme.

    Les conservateurs, néodémocrates et verts disent tous que le gouvernement devrait apprendre de ses erreurs et mettre l’argent dans le programme d’Emplois d’été Canada, qui est déjà géré par le gouvernement et qui fonctionne bien.

    La chef parlementaire du Parti vert, Elizabeth May, dit que les organisations qui ont déjà sollicité des postes par le biais du programme de bénévolat étudiant
    devraient être en mesure de transférer leurs demandes au programme d’emplois d’été.

    #Justin_Trudeau #trudeau #fils_de #favoritisme #détournement #népotisme #famille #bénévolat (payé ? ? ? ) #conflit_d'intérêt #corruption #collusion #détournement_de_fonds_publics #précarité #travail #associations #baisse_des_salaires

  • MARIE-ÉLAINE BOUCHER, historienne, dans Le Journal de Montréal, 29 juin, revient sur l’origine et l’ancrage matériel du mot "femme" :

    "Des propos récemment tenus par J. K. Rowling, auteure des romans Harry Potter, suivis d’un texte paru récemment dans Le Devoir, écrit par l’écrivaine et journaliste Nassira Belloula (https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/581295/que-cache-la-cabale-contre-j-k-rowling), ont suscité une controverse qui revient régulièrement : est-il inacceptable de dire qu’une vraie femme est de sexe femelle ?

    Aujourd’hui, des théoriciennes en sciences sociales, des personnes s’identifiant comme trans ou comme non binaires, ainsi que des militants, au motif de reconnaître l’existence des personnes trans et de respecter leurs droits, voudraient que le sens du mot femme soit modifié pour que ce dernier n’ait rien à voir avec le sexe des personnes qu’il sert à désigner, et tout à voir avec l’auto-identification : il faudrait que quiconque fait de « femme » son « identité de genre » soit reconnu comme une femme. (...)

    https://www.journaldemontreal.com/2020/06/29/est-on-femme-par-son-sexe-ou-par-son-genre
    #transgenrisme #étymologie #effacementdesfemmes #JK_Rowling #sexe #genre #NassiraBelloula

  • ÇA Y EST !
    Déjà UN MILLION de signataires dénonçant l’impunité des cyberproxénètes de #PORNHUB, les rapaces du 7777 boul. Décarie à Montréal.
    Comment expliquer que la Mairesse Valérie Plante et le Premier pénistre François Legault continuent à protéger de toute poursuite ces propagandistes du viol et de la torture de mineures, qui transgressent impunément la loi canadienne sur la Protection des communautés (#loiC36) ?
    SIGNER CETTE PÉTITION ICI : http://change.org/traffickinghub
    https://twitter.com/i/status/1270121866372366336
    https://www.ledevoir.com/societe/574495/manifestation-pour-la-fermeture-du-site-pornographique-pornhubon-pour-la-f

  • Enfants et #sars-cov2

    Neuf #élèves d’une même classe infectés au #coronavirus | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/580048/neuf-eleves-d-un-meme-groupe-infectes-au-coronavirus

    Neuf élèves d’une classe de l’#école Louis-de-France, à Trois-Rivières, ont été infectés au coronavirus après qu’un #enfant a été contaminé en côtoyant un cas positif dans la communauté.

    Le virus s’est répandu dans le groupe malgré la distance de deux mètres entre chaque pupitre, le lavage des mains et le marquage au sol un peu partout dans l’école. Cette éclosion illustre les difficultés de prévenir la propagation du virus dans une école primaire même si les élèves et le personnel respectent autant que possible les règles sanitaires.

    [...]

    La quasi-totalité de ce groupe de l’école Louis-de-France, soit 9 élèves sur 11 ou 12, selon la Dre Godi, a été infectée par le coronavirus.

    #enfants #covid-19