https://dijoncter.info

  • CLAUDE D’HARCOURT QUITTE NANTES : 2 ANS D’INFAMIES À LA PRÉFECTURE
    https://www.nantes-revoltee.com/claude-dharcourt-quitte-nantes-2-ans-dinfamies-a-la-prefecture

    Il est promu « directeur général des étrangers » au ministère de l’Intérieur Claude d’Harcourt a débarqué à Nantes en novembre 2018, en tant que préfet de région. Cet été, il quitte la ville avec du sang sur les mains. Retour sur deux années de violences extrêmes téléguidées par un préfet autoritaire. • Cet énarque […] L’article CLAUDE D’HARCOURT QUITTE NANTES : 2 ANS D’INFAMIES À LA PRÉFECTURE est apparu en premier sur Nantes Révoltée par Umbrella.

  • Solidarité avec les habitant·es des Grésilles – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/solidarite-avec-les-habitant-es-des-gresilles-2050

    Pourtant dimanche le conflit s’enlise et l’ambiance s’alourdit aux Grésilles. Environs deux-cent Tchétchènes font une dernière manœuvre d’intimidation avant de quitter la ville. Des vidéos dignes d’un film d’action circulent sur les réseaux sociaux. La colère monte, de nombreux habitant·es, au cœur du théâtre des affrontements, se sentent pris·es au piège, impuissant·es. D’autres descendent équipés pour protéger leur quartier. Leur honneur est en jeu et derrière les dealers, il y a aussi des hommes qui descendent montrer qu’ils ne vont pas laisser leur lieu de vie se faire agresser de la sorte. Le quartier est sous le choc. Heurtés par la violence de l’incursion et par l’abandon complet des autorités, beaucoup ont choisit de se défendre eux-même. En effet rien n’a été fait pour empêcher les Tchétchènes de débarquer à Dijon, puis durant le week-end, rien n’a été tenté pour faire diminuer les affrontements.
    Et lundi, c’est l’État qui parade.

  • Propos racistes dans la police : six policiers de Rouen devant le conseil de discipline, la justice saisie dans une autre affaire
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/06/05/six-policiers-en-conseil-de-discipline-pour-des-propos-racistes-dans-une-con

    Jeudi, Arte Radio et Mediapart ont diffusé les propos de ces policiers, redonnant de l’écho à cette affaire au moment où la police est accusée de violences et de racisme. Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, a annoncé à l’AFP que « l’enquête disciplinaire [confiée à la direction départementale de la sécurité publique] qui avait été immédiatement engagée venait » de conclure au « renvoi de ces fonctionnaires devant le conseil de discipline ».

    Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a par ailleurs saisi vendredi 5 juin la justice dans une autre affaire de messages racistes, homophobes et sexistes, publiés sur Facebook dans un groupe privé réunissant des membres des forces de l’ordre, et révélée par le site d’information StreetPress.

    https://seenthis.net/messages/858571
    https://seenthis.net/messages/858492


    – La police vous protège.
    – Mais qui nous protège de la police ?
    #racisme

  • Féminisme et crise
    https://dijoncter.info/feminisme-et-crise-1965

    Que fait la crise au féminisme ? Que peut le féminisme pour la crise ? Sommaire : - Les conséquences du confinement pour les femmes : Féminicides - Travail - Cyber-harcèlement - Transphobie - Avortement - Charge mentale Que peut faire le féminisme à la crise ? Repenser le soin. Repenser la peur. Durée : 2h11. Source : Radio Talweg via Dijoncter.info

    http://radiotalweg.com/sites/default/files/2020-05/F%C3%A9minisme%20et%20crises.mp3

  • Apprendre du virus.

    « Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, notre santé ne viendra pas de l’imposition de frontières ou de la séparation, mais d’une nouvelle compréhension de la communauté avec tous les êtres vivants, d’un nouvel équilibre avec les autres êtres vivants de la planète. Nous avons besoin d’un parlement planétaire d’organes, un parlement non défini en termes de politique d’identité ou de nationalités, un parlement d’organes vivants (vulnérables) vivant sur la planète Terre. L’événement Covid-19 et ses conséquences nous appellent à nous libérer une fois pour toutes de la violence avec laquelle nous avons défini notre immunité sociale. La guérison et le rétablissement ne peuvent pas être un simple geste immunologique négatif de retrait du social, de fermeture de la communauté. La guérison et les soins ne peuvent résulter que d’un processus de transformation politique. Se guérir en tant que société signifierait inventer une nouvelle communauté au-delà de la politique d’identité et de la frontière avec laquelle nous avons jusqu’à présent produit la souveraineté, mais aussi au-delà de la réduction de la vie à sa cyber-vigilance. Rester en vie, nous maintenir en vie en tant que planète, face au virus, mais aussi face à ce qui peut arriver, signifie mettre en place des formes structurelles de coopération planétaire. Comme le virus mute, si nous voulons résister à la soumission, nous devons nous aussi muter. »

    https://dijoncter.info/apprendre-du-virus-1879

  • État d’urgence sanitaire : l’ordre social quoi qu’il en coûte
    https://dijoncter.info/etat-d-urgence-sanitaire-l-ordre-social-quoi-qu-il-en-coute-1970

    11 collectifs de défense collective - dont la caisse de solidarité dijonnaise contre la répression - signent une tribune commune qui analyse le déploiement de mesures autoritaires liées à l’État d’urgence sanitaire, et réaffirme la nécessité de ne laisser personne isolé·e face à la police et aux juges. Source : Dijoncter.info

  • Pour la forêt de Branches (89) : « On peut vivre sans avion, mais vivre sans forêt on ne le pourrait pas »
    https://dijoncter.info/pour-la-foret-de-branches-89-on-peut-vivre-sans-avion-mais-vivre-sans-fo

    Mercredi 23 janvier à Auxerre était organisée une manifestation contre l’extension de l’aérodrome d’Auxerre-Branches qui devrait entraîner la disparition de 33 hectares de la forêt de Branches. Nous avons été quelques personnes à se joindre à leur appel. Source : Dijoncter.info

  • Jacques Chirac 1932-2019 mûr pour les asticots.

    https://dijoncter.info/home/chroot_ml/ml-dijoncter/ml-dijoncter/public_html/local/cache-vignettes/L480xH270/jacques-chirac-a-la-terrasse-d-un-cafe-a-saint-tropez-en-aout-2011_84071

    Jacques Chirac veut se faire passer pour « l’ami de l’Afrique », mais Jacques Chirac n’est pas l’ami de l’Afrique il est l’ami de ses dictateurs (lors de la mort du tortionnaire Gnassingbé Eyadéma dictateur du Togo, il avouait perdre un ami personnel). En 1990, il déclarait avec mépris : « l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie ».

    @survie
    https://survie.org/mot/jacques-chirac

    Chirac personnifie l’hypocrisie françafricaine. Côté pile, il reste l’homme des beaux discours sur la France éternelle, patrie des droits de l’Homme et amie des peuples africains. Côté face, il a apporté son soutien aux régimes les moins respectables et a compté nombre de dictateurs comme amis : Hassan II, Omar Bongo, Sassou Nguesso, Gnassingbé Eyadema et Paul Biya… En 1970, Charles Pasqua, second de Jacques Foccart, se dresse contre son patron et s’allie au néogaulliste Jacques Chirac. Le tandem conquiert l’essentiel de la Françafrique entre 1974 et 1976 (à commencer par Elf), en même temps qu’il s’empare du parti gaulliste. Chirac devint ainsi durant trois décennies le pivot de la #Françafrique. Il s’est même payé le luxe de récupérer Foccart en retournant à Matignon en 1986, réunifiant ainsi les réseaux Foccart et Pasqua.

    Il n’a jamais lésiné dans le soutien à ses « amis », pour ne pas dire ses « frères ». Denis Sassou Nguesso, par exemple, a bénéficié de coups de main militaires en 1974 et en 1988, puis durant les guerres civiles de 1997 à 2003. Il a couvert les criminels contre l’humanité et les faux-monnayeurs, tel Idriss Déby qui est à la fois l’un et l’autre. Au point que personne n’est surpris lorsque, suite au procès de l’Angolagate, Pasqua déclare à son propos que « le président de la République était au courant » des ventes d’armes à l’Angola. Véritable parrain de la Françafrique, #Jacques_Chirac n’avait de cesse de réconforter, littéralement, les dictateurs françafricains par les larges accolades qu’il leur accordait sur le perron de l’Élysée.

    Même à la retraite, « tonton Chirac » conserve son costume de Tartuffe bienfaiteur de l’Afrique, reconnaissant même dans une déclaration récente qu’« une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation, depuis des siècles, de l’Afrique ». Il s’investit opportunément dans sa fondation, en particulier sur la lutte contre les faux médicaments, dont il fait une priorité… bien compréhensible puisque le principal distributeur de médicaments sur le continent n’est autre que la CFAO du groupe PPR, de son proche ami François Pinault.

  • Nouveau cap répressif franchi, cette fois sur la liberté d’informer : 5 mois de prison avec sursis pour une video de manif
    Article de Dijoncter et commentaires du conseil juridique de @lundimatin

    https://dijoncter.info/5-mois-de-prison-avec-sursis-pour-une-video-de-manif-1324
    https://dijoncter.info/home/chroot_ml/ml-dijoncter/ml-dijoncter/public_html/local/cache-vignettes/L937xH624/arton1324-af821.jpg?1569171744

    Un gilet jaune dijonnais a été condamné à 5 mois de prison avec sursis pour avoir filmé et diffusé sur le web une vidéo des affrontements qui avaient eu lieux devant la caserne Deflandre pendant l’acte 8 des gilets jaunes, le samedi 5 janvier 2019.

    Commentaires de « Juriste lundimatin » sur twitter :
    https://twitter.com/Juristematin/status/1175874777745170434

    Voici encore une nouveauté dans la répression, qu’il va falloir prendre au sérieux (signalé par @DijonDTR, merci à elle/lui).
    Voici le texte sur la base duquel la personne a été condamnée.
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIART
    Est considéré comme complice de violences et encourt donc la même peine celui oo celle qui les filme.
    Encourt 5 ans celui où celle qui diffuse.
    Une immunité pénale est néanmoins prévue :
    – lorsque cela rentre dans l’exercice de la profession de journaliste
    – lorsqu’il s’agit de recueillir un élément de preuve en justice.
    Compte tenu de la difficulté pour certain.e.s journalistes de se voir reconnaître cette qualité, l’immunité journalistique ne paraît pas les mettre complètement à l’abri de poursuites.
    Quant aux simples manifestant.e.s ou passant.e.s qui filment : sur quelle base determine-t-on le motif pour lequel ça a été filmé, exactement ?
    Rappelons que cette infraction a été créée par la loi du 5 mars 2007 prévention de la délinquance (grande époque), en réaction au phénomène du « happy slapping », qui consiste dans le fait de filmer une agression ciblée par un groupe.
    Ce texte est donc évidemment dévoyé, et n’a absolument aucun sens appliqué aux cas de personnes filmant des évènements en manif’, si ce n’est vouloir dissuader les gens de filmer.
    Nous avons vu légion de scènes d’intimidation physique par des policiers pour faire cesser les actions de vidéo de manifestant.e.s. Voici désormais l’utilisation du droit pénal.

    #information #droit #image #video #justice #liberté_de_la_presse #journalisme #repression

  • On ne fera pas taire Jérôme Laronze ! – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/on-ne-fera-pas-taire-jerome-laronze-1184

    Le 19 mai dernier un rassemblement en hommage à Jérôme Laronze, mort deux ans plus tôt sous les tirs d’un gendarme, avait lieu à Cluny (71). La famille de Jérôme Laronze revient sur ce rassemblement et sur leur combat pour obtenir justice et vérité pour Jérôme.

    Le 19 mai dernier, deux ans après la mort de Jérôme Laronze, sous les tirs mortels d’un gendarme de la brigade de Cluny, nous étions tous ensemble, famille, amis, amis d’amis, anciens et nouveaux soutiens, militants, tous indignés de cette mort tragique, à lui rendre hommage à Cluny.

    Nous avons marché ensemble dans les rues de Cluny pour rendre visible notre aspiration profonde de vérité et de justice.
    Il y a deux ans, Jérôme a été tué de trois balles tirées par un gendarme. Il était éleveur. Il a fui pendant neuf jours l’oppression administrative et policière jusqu’à être abattu en pleine campagne par un homme représentant les « forces de l’ordre ».

    Est-il normal de mourir ainsi ? Peut-on accepter d’être atteint par trois balles tirées de côté ou dans le dos sous prétexte d’ordre public et de légitime défense ? Le droit à la vie n’est-il que pure chimère ?

    #Jérôme_Laronze #assassinat #éleveur·euses (on les achève bien)

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info

    Article très intéressant, qui explore les relations entre droit et communs, propriété foncière et partage de la terre...

    « S’approprier un lieu consiste à le conformer à soi comme à se conformer à lui ; s’approprier une terre revient à se l’attribuer comme à se rendre propre à elle » [2].
    Contre la doctrine dominante, Vanuxem propose de sortir de la division classique du droit entre les choses et les personnes. Pour elle, les choses sont en quelque sorte des milieux, car on peut y séjourner, on peut y être accueilli. Cette idée bouleverse la notion de propriété en permettant d’entrevoir celle-ci non plus comme l’appropriation des choses, notamment la terre, par les humains, mais comme la dépendance de ces derniers vis-à-vis de ce qu’ils habitent.

    Une réalité des (mi)lieux intermédiaires...

    insister sur la capacité « topique » du droit, c’est reconnaître le droit comme pratique irréductible et singulière ainsi que comme la capacité de produire des attachements stables et durables.

    A coup sûr !

    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015
    https://dijoncter.info/home/chroot_ml/ml-dijoncter/ml-dijoncter/public_html/local/cache-vignettes/L200xH126/arton1015-70a3b.jpg?1557930855

    #communs, #droit, #lieux_intermédiaires

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    Quels rapports les territoires en lutte entretiennent-ils avec le droit ? Celui-ci doit-il être considéré autrement que comme une arme de l’ennemi qui se retourne parfois contre lui ?

    Aux cours des dernières années, on a régulièrement entendu la catégorie policière « zone de non-droit » appliquée aux territoires en lutte contre l’expansion du capitalisme. L’expression permettait à la fois de justifier la brutalité du rétablissement de l’ordre étatique et d’occulter la diversité d’usages nouveaux et inventifs permis par la suspension des normes et des institutions. Par ailleurs, si elle est révélatrice du bouleversement en cours, l’idée d’une révocation du droit conventionnel rend aveugle sur les pratiques juridiques réels des mouvements de résistance ainsi que sur la production de normes immanentes aux situations d’autonomie.
    D’un côté, on observe une utilisation stratégique du droit conventionnel : les luttes, en particulier celles contre les projets d’aménagement du territoire, établissent des rapports de force qui reposent partiellement mais essentiellement sur une capacité à freiner le camp adverse en le mettant en défaut sur le terrain juridique (par exemple en prouvant son incapacité à respecter les mesures de protection environnementale). D’un autre côté, on constate une invention originale de normes à la lisière du droit : les communautés en résistance se dotent de formes et d’énoncés leur permettant de s’organiser, de perdurer, de surmonter leurs conflits.

    #droit #propriété #communs

  • Au rectorat de Dijon on peut croiser Big Brother
    https://www.humanite.fr/au-rectorat-de-dijon-peut-croiser-big-brother-665400

    Une enseignante y est convoquée après avoir publié un texte ironique sur un site indépendant à propos de la prestation télévisée d’Emmanuel Macron de la semaine passée.


    Le rectorat de l’Académie de Dijon veille à ce que l’ordre règne en Macronie. Une professeure de Lettres au lycée le Castel de la capitale bourguignonne, Sophie Carrouge, y est convoquée par la direction des ressources humaines après avoir publié sur un site indépendant, Disjoncter info, un texte ironique après la prestation télévisée d’Emmanuel Macron la semaine passée. Datée du 13 décembre la convocation évoquant directement la publication de ce texte stipule laconiquement « Je vous demande donc de bien vouloir vous présenter à l’entretien prévu le jeudi 20 décembre à 15 heures 30 ». 
     
    « Le grand chef blanc, écrivait-elle, a parlé treize minutes pour apaiser le ressentiment de millions d’indiens. Le grand chef blanc, au début de sa palabre, a prévenu que si les millions d’indiens continuaient de lui courir sur le calumet, il allait être intraitable pour rétablir l’ordre. Il en va de l’autorité du grand tipi de l’Élysée. Le grand chef blanc accorde une part de bison fumé supplémentaire pour les fêtes et chaque mois, les vieux indiens recevront une galette de maïs et une bouteille d’eau de feu ». Et plus loin, « Emmanuel Macron pendant treize minutes a montré son vrai visage, mains sur la table, yeux rivés au prompteur avec l’empathie du dompteur pour le lion. Saute dans le cerceau, français en gilet jaune ou pas, et ferme ta gueule. »
     
    Au pays de Voltaire le rectorat ne goûte guère la charge. Ce qui a toutes les allures d’un véritable abus de pouvoir a vivement fait réagir les personnels enseignants, administratifs et les parents d’élèves du lycée concerné. Appelant à un rassemblement aujourd’hui à 15 h15 devant le rectorat. Ils écrivent dans un communiqué :

    « Nous, personnels de l’Éducation Nationale, parents d’élèves, représentants syndicaux du lycée le Castel, avons appris avec consternation la convocation de l’une de nos collègues par le rectorat, suite à l’écriture d’une tribune dans une publication dijonnaise. Nous l’assurons collectivement de tout notre soutien. Dans la période de mobilisation actuelle contre les différentes réformes dans l’Éducation nationale, une telle convocation apparaît comme une volonté de faire pression sur l’enseignante et de faire taire toute expression de contestation. Un tel contre-feu ne nous empêchera pas de nous mobiliser contre les réformes en cours. Où est la « liberté d’expression » dans « l’école de la confiance » ?

    • Voltaire, Voltaire, tout de suite les grands noms !

      On est aussi le pays de
      – louis IX, inventeur de l’étoile jaune,
      – henry III
      – napoléons I et III
      – adolf thiers
      – louis faidherbe
      – philippe pétain
      – jules moch
      . . . . . . . .
      Sans oublier quelques sociétés savantes, comme la société d’anthropologie de Paris.
      Une liste serait intéressante à constituer.

      En ce moment, on a un grenadeur, qui se pense comme mussolini enfant, et qui va lancer son métaplan national Post-it.

    • Une professeure de Dijon convoquée par son rectorat après avoir critiqué Emmanuel Macron

      L’enseignante a rédigé une tribune virulente en réaction à l’allocution du chef de l’Etat qui répondait à la colère des « gilets jaunes ».

      « Emmanuel Macron est terne, Emmanuel Macron est vieux, Emmanuel Macron n’est pas un président. Emmanuel Macron est un commercial arrivé au pouvoir par le pouvoir des urnes funéraires. » Cette attaque en règle contre le chef de l’Etat vaut à son auteure, Sophie Carrouge, une professeure du lycée Le Castel de Dijon (Côte-d’Or), d’être convoquée par son rectorat, jeudi 20 décembre. C’est ce qu’a appris franceinfo auprès de l’académie.

      Dans cette tribune publiée sur le site dijoncter.info mercredi 12 décembre, deux jours après l’allocution du président de la République, la professeure de lettres ironise sur la forme du discours présidentiel : « Hugh grand chef blanc, tu as bien parlé et tu as restauré l’autorité du conseil des anciens, tous ces chauves à grandes bouches qui parlent, parlent et comprennent qu’un bon indien est un indien mort ou grabataire. » Sophie Carrouge, qui milite pour la défense des lycéens sans-papiers, explique à franceinfo avoir réagi, « ivre de rage », « au mot ’immigration’ lâché par Emmanuel Macron » dans son discours.
      « L’angle d’attaque possible, c’est le droit de réserve »

      « Je me doute que l’angle d’attaque possible, c’est le droit de réserve », déclare Sophie Carrouge, qui fait valoir sa liberté d’expression. « Ils vont sans doute m’attaquer sur le fait que je mentionne ma profession et mon établissement. » "Mais chez les enseignants, ce droit de réserve n’est pas le même que dans la police par exemple, il est jurisprudentiel", affirme-t-elle.

      Et la professeure de dénoncer « un contexte très inquiétant ». Selon elle, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « serre la vis de manière très spectaculaire ». L’enseignante dénonce le projet de loi sur l’école en préparation et les sanctions disciplinaires qu’il prévoit à l’encontre des enseignants qui dénigreraient l’institution. « L’Etat est en train de bétonner le système pour restreindre la liberté d’expression de chaque fonctionnaire », fustige ainsi la professeure.
      « C’est prendre le risque de sanctions disciplinaires »

      Laurent Rabbé, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la fonction publique, estime que l’enseignante aura du mal à faire valoir ses arguments. « Au titre de ses obligations statutaires, un professeur de la fonction publique d’Etat a un devoir de réserve sur la politique mise en œuvre par sa tutelle, a fortiori par le chef de l’Etat », explique-t-il à franceinfo. Le juriste estime que le rectorat pourrait légitimement lancer des poursuites disciplinaires contre Sophie Carrouge pour manquement à cette obligation. « Tenir de tels propos publiquement en se présentant en tant qu’enseignante, c’est prendre le risque de sanctions disciplinaires, tranche le conseil. Individuellement, c’est un choix, c’est un risque à prendre ».

      En attendant, des collègues et des parents d’élèves du lycée Le Castel ont apporté leur soutien à Sophie Carrouge dans un communiqué. Ils appellent même à manifester devant le rectorat, jeudi après-midi, au moment où l’enseignante sera convoquée. Contactée par franceinfo, l’académie n’a souhaité faire aucun commentaire.
      Pas de sanction mais un rappel

      La convocation s’est soldée par « un rappel au devoir de réserve », indique à franceinfo Isabelle Cheviet, secrétaire départementale du Snes-FSU de Côte d’Or. La teneur de l’entrevue était « une incitation à la plus extrême prudence », confirme Sophie Carrouge. Pas de sanction donc pour l’enseignante. « Je peux continuer à écrire mais je n’écrirai plus : ’Je suis enseignante’ », commente la professeure. Le rectorat a rappelé qu’"un fonctionnaire ne doit pas critiquer sa hiérarchie et l’Etat employeur", confirme la syndicaliste. Mais de conclure : « Si elle avait seulement signer de son nom, sans mentionner sa profession et son établissement, ça passait. »

      https://www.francetvinfo.fr/politique/une-professeure-de-dijon-convoquee-par-son-rectorat-apres-avoir-critiqu

  • #Loi_Blanquer : Ce que la #confiance veut dire...

    « L’#école_de_la_confiance » c’est le slogan préféré de JM Blanquer , celui qui a été utilisé pour justifier sa politique tout au long de ses 18 mois de présence au ministère de l’éducation nationale. C’est encore le nom de son projet de loi sur l’école qui devrait bientôt arriver devant le Parlement. La confiance c’est, selon le Larousse, « le sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose ». Mais le projet de loi de JM Blanquer redéfinit le terme et sa portée. Il éclaire du coup le véritable projet du ministre. L’école de la confiance c’est celle de la mise au pas des enseignants.

    L’article 1 de la loi Blanquer

    L’école de la confiance a déjà pris de sérieux coups depuis le phénomène #pasdevagues. Les enseignants ont largement témoigné de l’absence de confiance de l’institution à leur égard. Un sentiment bien rendu en retour. On croyait d’ailleurs le slogan enterré mais le ministre n’a pas hésité à l’utiliser à nouveau, juste avant que les lycéens apportent à leur tour un net démenti...

    Le projet de loi « pour une école de la confiance » commence par un premier article qui porte sur « l’engagement de la communauté éducative ». Comme d’autres articles de ce texte, il cache bien son jeu.

    L’article 1 du projet de loi demande d’insérer un article L. 111-3-1 dans le Code de l’éducation ainsi rédigé : « Art. L. 111-3-1 - Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. Ce lien implique également le respect des élèves et de leur famille à l’égard de l’institution scolaire et de l’ensemble de ses personnels. »

    Un mot pour révoquer facilement

    Apparemment c’est une simple déclaration philosophique dont on peut se demander ce qu’elle fait dans un projet de loi. Mais l’étude d’impact du projet de loi, un document obligatoire fourni par le ministère aux députés, éclaire singulièrement ce que JM BLanquer appelle la confiance.

    « Le Gouvernement souhaite inscrire, dans la loi, la nécessaire protection de ce lien de confiance qui doit unir les personnels du service public de l’éducation aux élèves et à leurs familles. Compte tenu de son importance, il serait en effet déraisonnable de s’en tenir à une simple consécration jurisprudentielle », explique l’étude d’impact.

    « Les dispositions de la présente mesure pourront ainsi être invoquées, comme dans la décision du Conseil d’Etat du 18 juillet 2018 précédemment mentionnée, dans le cadre d’affaires disciplinaires concernant des personnels de l’éducation nationale s’étant rendus coupables de faits portant atteinte à la réputation du service public ».

    L’arrêt en question avait annulé la décision d’une cour administrative d’appel qui était revenue sur une décision de révocation d’un enseignant. Il s’agissait d’un professeur de Montceau-les -Mines coupable et condamné avec sursis pour agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans. Pour chasser cet enseignant du métier , le Conseil d’Etat a argué de « l’exigence d’exemplarité et d’irréprochabilité qui incombe aux enseignants dans leurs relations avec des mineurs, y compris en dehors du service » et de l’importance de l’atteinte portée « à la réputation du service public de l’éducation nationale ainsi qu’au lien de confiance qui doit unir les enfants et leurs parents aux enseignants du service ».

    Faire taire les profs sur les réseaux sociaux

    Exploitant cette affaire très particulière, le projet de loi Blanquer exploite cet arrêt dans un tout autre domaine. Il ne s’agit plus de délinquant sexuel condamné mais de n’importe quel prof. Il ne s’agit plus de la violation perverse de la relation pédagogique mais du lien d’obéissance au ministre. En s’appuyant sur cet article et cette évocation de la confiance, le ministre veut pouvoir sanctionner ce qu’il n’arrive pas à punir actuellement.

    L’étude d’impact donne des exemples. « Il en ira par exemple ainsi lorsque des personnels de la communauté éducative chercheront à dénigrer auprès du public par des propos gravement mensongers ou diffamatoires leurs collègues et de manière générale l’institution scolaire. Ces dispositions pourront également être utilement invoquées par l’administration dans les cas de violences contre les personnels de la communauté éducative ou d’atteintes au droit au respect de leur vie privée, notamment par le biais de publications sur des réseaux sociaux ».

    La confiance c’est la soumission

    Ainsi toute critique portée par un enseignant sur l’institution pourrait être légalement sanctionnée par une #révocation. Ce que poursuit le ministre c’est la généralisation du #devoir_de_réserve qui concerne aujourd’hui les seuls cadres du système éducatif ou des cas bien particuliers. Les violences tout comme la diffamation sont déjà punis par la loi. Le devoir de réserve peut être invoqué pour des enseignants qui feraient campagne contre l’institution (et non contre un responsable politique). Or la liberté de parole des enseignants est nécessaire à l’exercice du métier. Ils doivent éthiquement privilégier l’intérêt de l’élève avant celui de l’institution. Ils doivent pouvoir exercer librement un droit de critique sur le fonctionnement de l’institution. Celle-ci d’ailleurs le leur demande quand il s’agit des programmes par exemple.

    On mesure le glissement que permettrait le passage de cet article. JM Blanquer inscrit cet article pour permettre une systématisation des #sanctions et faire en sorte que les #enseignants se taisent, notamment sur les réseaux sociaux, dernier espace de #liberté.

    Cet article autoritaire, qui ferait des enseignants une catégorie spéciale de sous-fonctionnaires, montre à quel point le mot confiance est un piège. Si, pour Orwell, « la liberté c’est l’esclavage », pour l’auteur de ce projet de loi, la confiance c’est la #soumission.

    François Jarraud


    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/12/12122018Article636801966942543096.aspx
    #censure #éducation #France #réseaux_sociaux #école

    • Il y aura donc l’#école_de_la_confiance , autrement dit de la défiance envers les enseignants.

      Pour ce qui est des élèves, il y aura le #SNU, le #service_national_universel pour la soit disant cohésion sociale.
      Le Service National de la main d’oeuvre gratuite, entre autres.
      Expérimentation en 2019 dans la Creuse.

      A terme, seront concernés :

      Pas mal d’informations sur https://www.campuslille.com/index.php/entry/service-national-universel-snu

    • https://dijoncter.info/?un-fonctionnaire-ca-ferme-sa-gueule-ou-ca-demissionne-828

      Imaginons qu’un professeur soit amené avec sa collègue enseignant l’allemand, à encadrer une sortie d’élèves, pour étudier au cinéma le film intitulé" Le jeune Karl Marx" ; très vite, il serait amené à évoquer la liberté d’expression, censée être garantie constitutionnellement : l’œuvre s’ouvre en effet sur cette scène insolite où le philosophe et économiste est interpellé par la police d’État alors qu’il se trouve en plein comité de rédaction, le seul crime qu’il est censé avoir commis étant d’avoir participé à un journal contestataire. Cela provoquait l’ire du roi de Prusse.
      Un an plus tard, en 2019, la réalité rejoint la fiction : ce même enseignant prend connaissance de la convocation de Sophie Carrouge pour crime de lèse-majesté (une tribune somme toute inoffensive à l’encontre du président-mandaté du moment). Il apprend aussi - dans les mêmes jours, d’ailleurs - que son ministère a prévu de nouvelles mesures statutaires lui imposant un bâillon à lui ainsi qu’aux milliers d’autres enseignants, sous couvert de renforcement de leur « devoir de réserve » . Sommes nous dans une république bananière ? Dans la Tunisie de Ben Ali ? Non, en France en 2019, où il apparaît légitime de remettre en cause, en toute décontraction, des droits constitutionnels, au nom d’un contrat de travail avec le meilleur des employeurs : l’État.
      Le voilà, par la force de décrets ministériels, dans une situation de sujétion accrue qu’on déguisera au mieux en loyauté à l’égard de la République, au pire en ce qu’on nommera, ce qui ne manque pas de sel ni d’ironie, une « école de la confiance ». (c’est le nom du projet de loi comportant le bâillon en question).
      Pour peu qu’il se rende au Panthéon avec ses élèves, devra-t-il encore rendre hommage à Voltaire ou à quelque autre incitateur de révoltes, qui se sont illustrés contre des institutions vermoulues à l’autoritarisme grossier ? Devrait-on souhaiter, que l’enseignant, comme n’importe quel militaire ou gendarme soumis à sa hiérarchie, soit coopté et jugés honorable que s’il est un fonctionnaire inféodé à tel ou tel gouvernement de passage ? Celui du moment perd chaque jour davantage en crédibilité et légitimité (pour ne rien dire de sa cote de séduction, en chute libre), se crispant toujours davantage sur ses pouvoirs régaliens ; où en est-il, en cherchant à faire taire le moindre professeur de province rédigeant quelques lignes sur un site à la fréquentation confidentielle ? Se met-il sérieusement en tête de traquer quelque « ennemi intérieur » ? Le porte-parole du gouvernement de passage, affolé - et opportuniste - va même jusqu’à qualifier les mouvements de résistance actuels d’ entreprises « factieuses ».

      La liste des « factieux »

      Sont ainsi stigmatisés tous les opposants à la verticalité problématique de la cinquième république désirée par De Gaulle, s’imposant toujours à nous alors qu’elle n’a de cesse de démontrer les excès de l’exécutif : elle à chaque fois chaque fois instrumentalisée par le roitelet du moment (pour cinq ans), lequel est relayé par le moindre de ses petits clones locaux dans chaque institution, chacun se faisant alors une gloire d’être la courroie de transmission de l’insanité d’en haut.
      Seront alors décrétés « Factieux » tous ceux qui osent prendre la parole ou agir hors de la mise-au -pas de la mise « en marche » : ceux qui viennent au secours des sans-papiers, les citoyens qui s’engagent dans une contestation actives, ceux qui alertent l’opinion publique des démolitions programmées des services publics par les réformes qu’on fait passer à coups de matraques, ceux qui remettent en question la dégradation systématique et organisée des services publics (organisée par ceux qui veulent les démanteler pour mieux les vendre aux copains et coquins du privé), et même désormais ceux qui défendent leurs propres élèves contre les algorithmes aveugles ou les matraques sus-citées.
      « Factieux », ceux qui s’indignent de l’annulation de l’ISF, ou du fait qu’on leur tire dessus à bout-portant avec des flash-balls, sans sommation.
      « Factieux » tous ceux qui méprisent la start-up nation et la considèrent aussi has been que Giscard.
      « Factieux » tous ceux qui défendent le véritable esprit républicain et démocratique, qui ne se limitera certes pas à un malheureux vote de barrage dont certains se sont fendus pour éviter Le Pen. Ceux qui réclament des référendums d’initiative populaire, voire une constituante, pour une sixième République : « Factieux. »
      Cela commence à en faire beaucoup, de factieux, beaucoup de citoyens qui prennent encore la parole. Il va falloir recruter encore davantage au ministère de l’intérieur, à défaut d’augmenter le nombre de professeurs, lesquels auraient l’heur d’enseigner la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui consacre la liberté d’expression comme un droit imprescriptible, l’article 11 dispose : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi". Les enseignants doivent-ils être traités tels des parias de la République au point qu’ils devraient s’acquitter d’une allégeance absolue à tel chef temporaire de l’exécutif et ses divers valets-exécutants zélés dans tels obscurs bureaux ? Entendu que le devoir de réserve en classe favorise l’auto-détermination de l’élève, sans la biaiser ou la fausser, est-ce à dire que le citoyen qu’est d’abord le professeur, doit désormais s’interdire toute prise de position sociale, éthique, syndicale ou politique hors de ses heures de cours ? Les intimidations feutrées prononcées à l’encontre de Sophie Carrouge doivent alerter tous les citoyens.

      La liberté de la fermer

      Le libéralisme économique cherchant à tout s’assujettir – jusqu’aux institutions de la République, même le temps de mandats – est tout de même bien tenté de s’accommoder , ce qu’il fait du reste de plus en plus, d’une dérive autoritaire, de moins en moins temporaire– l’état d’urgence théorisé par le nazi Carl Schmitt pouvant à l’occasion être fort utile pour faire taire toutes les voix discordantes. Mais bien plus retorses qu’une censure par trop directe, les propensions à susciter de l’auto-censure s’imposent discrètement, par les divers raffinements de l’intimidation, les assignations administratives, le recours à toutes les chaînes de commandement ou à toute autre injonction symbolique ; le tout s’autorisant à peu de frais de grands noms ronflants : on ose évoquer « la démocratie » (même si on l’a rabougrie au seul rite masochiste du vote), tout en évoquant bien entendu la nécessité de l’ « ordre » et de la « sécurité » - - ce qui ne manque pas de s’accorder, sans trop de peine, de fait, avec un discours échevelé sur les libertés civiques, notamment celle d’expression - elle pourra à l’occasion permettre de prendre la défense des « journalistes » de BFM.
      De toute manière, Michel Foucault le relevait déjà dans un texte ironisant à l’encontre de ceux qui ne détectent pas les subtilités prises par les formes de contrôle modernes : « il faut se faire une représentation bien inversée du pouvoir pour croire que nous parlent de liberté toutes ces voix qui, depuis tant de temps, dans notre civilisation, ressassent la formidable injonction d’avoir à dire ce qu’on est, ce qu’on a fait, ce dont on se souvient et ce qu’on a oublié, ce qu’on cache et ce qui se cache, ce à quoi on ne pense pas et ce qu’on pense ne pas penser. Immense ouvrage auquel l’Occident a plié des générations pour produire ‑ pendant que d’au­tres formes de travail assuraient l’accumulation du capi­tal – l’assujettissement des hommes ».
      L’accumulation du capital, lui, en effet, se porte bien. Par contre, la question de savoir si nous pouvons encore nous exprimer librement se pose de nouveau avec acuité, à l’heure où des agents de l’État voient leurs droits constitutionnels mis en danger par leurs tutelles administratives et managériales. Nous sommes bel et bien à l’époque du fichage des manifestants, des arrestations préventives sans fondement juridique, de la violence physique opposée aux lycéens contestataires qui prendraient un peu conscience de ce qui les attend, et de l’utilisation des leviers institutionnels pour procéder à des intimidations à l’encontre de tout citoyen un tant soit peu engagé.
      Il semblerait que la seule liberté d’expression qui soit alors concédée consisterait à laisser des avis sur Tripadvisor ou tel ou tel produit chez Amazon ; et encore, peut-être cela devra-t-il fait sous pseudo ? Que de tristes sires se livrent par ailleurs à des insultes racistes ou à d’autres tombereaux d’immondices fascisantes sur le net - cela semble par contre largement toléré, bien davantage, du moins, que les manifestations citoyennes récentes qui ont le heur de tancer le statu quo néo-libéral. Il sera loisible de les faire passer pour des ennemis internes du pacte républicain- - comme si ceux qui entraient en insurrection contre la véritable république française n’étaient pas tous ceux qui se cachent derrière leurs fonctions administratives ou leurs insignes pour se mettre au service de l’oligarchie démantelant les services publics de ce pays. Qu’une clique arguant de son mandat pour procurer des cadeaux fiscaux trouve en effet dans son sillage tout un ensemble d’opportunistes n’est pas si étonnant ; que ceux-ci profitent à ce point de l’aubaine pour renforcer encore la dérive managériale hiérarchique autrefois constatée chez France Télécom et La Poste, cela suscite d’abord notre étonnement, puis tout simplement notre mépris. Nous retournons enseigner Voltaire, Marx et Beaumarchais à nos élèves, en essayant de ne pas mourir de honte à la place de tous ceux qui n’en éprouvent plus depuis longtemps (de la honte).

    • #Loi_sur_l’école : les débats se déportent un peu plus sur la droite

      L’examen du projet de loi « pour une #école_de_la_confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’#uniforme, le #drapeau ou la restriction de la #liberté_d’expression des enseignants est manifeste.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/120219/loi-sur-l-ecole-les-debats-se-deportent-un-peu-plus-sur-la-droite?onglet=f

    • t’as aussi Yellow Vests ailleurs.
      https://seenthis.net/messages/740447
      No homeless, pensions, maximum salary… Discover the list of claims of the “yellow vests”

      The movement sent a press release to the media and MPs with about 40 demands on Thursday.
      The claims of the “yellow vests” now officially go beyond the issue of fuel prices alone. In a lengthy statement sent to the media and members of parliament on Thursday 29 November, the movement’s delegation listed a series of demands it wanted to see implemented.

      “Deputies of France, we inform you of the people’s directives so that you can transpose them into law (…). Obey the will of the people. Enforce these instructions”, write the “yellow vests”. Delegation spokespersons are to be received on Friday at 2 p.m. by Prime Minister Edouard Philippe and Minister of Ecological Transition François de Rugy.

      Increase of the minimum wage to 1,300 euros net, return to retirement at age 60 or abandonment of withholding tax…. The list includes many social measures, but also measures concerning transport, such as the end of the increase in fuel taxes and the introduction of a tax on marine fuel and kerosene. Here is a non-exhaustive list of claims:

      – Zero homeless : URGENT.

      – More progressiveness in income tax, i.e. more brackets.

      – Smic at 1,300 euros net.

      – Promote small businesses in villages and town centres. Stop the construction of large commercial areas around large cities that kill small businesses and more free parking in city centres.

      – Large plan of Insulation of the dwellings to make ecology by making savings to the households.

      – Taxes: that BIG companies (MacDonald’s, Google, Amazon, Carrefour…) pay BIG and that small companies (craftsmen, very small SMEs) pay small.

      – Same social security system for all (including craftsmen and self-employed entrepreneurs). End of the RSI.

      – The pension system must remain united and therefore socialized. No point retreat.

      – End of the fuel tax increase.

      – No retirement below 1,200 euros.

      – Any elected representative will be entitled to the median salary. His transport costs will be monitored and reimbursed if justified. Entitlement to a meal ticket and a holiday voucher.

      – The salaries of all French people, as well as pensions and allowances, must be indexed to inflation.

      – Protecting French industry: prohibit relocations. Protecting our industry means protecting our know-how and our jobs.

      – End of seconded work. It is abnormal that a person working in France does not enjoy the same salary and rights. Anyone authorised to work on French territory must be on an equal footing with a French citizen and his employer must contribute at the same level as a French employer.

      – For job security: further limit the number of fixed-term contracts for large companies. We want more permanent contracts.

      – End of the CICE. Use of this money to launch a French hydrogen car industry (which is truly ecological, unlike the electric car.)

      – End of the austerity policy. We stop paying interest on the debt that is declared illegitimate and we start paying down the debt without taking money from the poor and the less poor, but by collecting the $80 billion in tax evasion.

      – That the causes of forced migration be addressed.

      – That asylum seekers are treated well. We owe them housing, security, food and education for minors. Work with the UN to ensure that reception camps are opened in many countries around the world, pending the outcome of the asylum application.

      – That rejected asylum seekers be returned to their country of origin.

      – That a real integration policy be implemented. Living in France means becoming French (French language courses, French history courses and civic education courses with a certificate at the end of the course).

      – Maximum salary set at 15,000 euros.

      – That jobs be created for the unemployed.

      – Increase in disabled benefits.

      – Limitation of rents. More affordable housing (especially for students and precarious workers).

      – Prohibition to sell property belonging to France (dam, airport…)

      – Substantial resources granted to the judiciary, police, gendarmerie and army. Whether law enforcement overtime is paid or recovered.

      – All the money earned by motorway tolls will be used for the maintenance of France’s motorways and roads as well as for road safety.

      – As the price of gas and electricity has risen since privatisation took place, we want them to become public again and prices to fall significantly.

      – Immediate end of the closure of small lines, post offices, schools and maternity hospitals.

      – Let us bring well-being to our seniors. Prohibition to make money on the elderly. White gold is over. The era of grey well-being is beginning.

      – Maximum 25 students per class from kindergarten to high school.

      – Substantial resources brought to psychiatry.

      – The popular referendum must be incorporated into the Constitution. Creation of a readable and effective website, supervised by an independent control body where people can make a legislative proposal. If this bill obtains 700,000 signatures, then this bill must be discussed, supplemented and amended by the National Assembly, which will have the obligation (one year to the day after obtaining 700,000 signatures) to submit it to the vote of all French people.

      – Return to a 7-year term of office for the President of the Republic. The election of deputies two years after the election of the President of the Republic made it possible to send a positive or negative signal to the President of the Republic regarding his policy. This helped to make the voice of the people heard.)

      – Retirement at age 60 and for all persons who have worked in a profession that wears out the body (e. g. bricklayer or boner) entitled to retirement at age 55.

      – A 6-year-old child not caring for himself, continuation of the PAJEMPLOI assistance system until the child is 10 years old.

      – Encourage the transport of goods by rail.

      – No withholding tax.

      – End of presidential lifetime benefits.

      – Prohibition to make merchants pay a tax when their customers use the credit card. Tax on marine fuel oil and kerosene.

      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/zero-sdf-retraites-superieures-a-1-200-euros-salaire-maximum-a-15-000-e


      #yellow_vests