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  • Pourquoi les hommes et femmes de la Préhistoire peignaient-ils dans les cavernes ? | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2023/01/pourquoi-les-hommes-et-femmes-de-la-prehistoire-peignaient-ils-da

    C’est un mystère qui obsède les spécialistes depuis le 19e siècle. Le préhistorien et anthropologue Jean-Loïc Le Quellec propose une nouvelle explication, grâce à une rigoureuse analyse des données disponibles.

    Des bisons, des mammouths, ou encore des chevaux ornent nombre de cavernes ou de parois rocheuses. Hérités de la Préhistoire, ces dessins n’ont cessé d’intriguer les spécialistes. Toutes sortes de théories tentent d’expliquer ces peintures. Jean-Loïc Le Quellec, préhistorien, anthropologue et directeur de recherche émérite au CNRS, s’est également interrogé, en se penchant plus particulièrement sur la question de l’art pariétal, celui que l’on trouve au fin fond des grottes. Qu’est ce qui a bien pu motiver les femmes et hommes de la préhistoire à peindre dans ces cavernes sombres et souvent dangereuses ? Grâce aux nouvelles technologies et à plusieurs dizaines d’années d’enquête sur le sujet, il propose une nouvelle interprétation de cet art. Ses conclusions sont publiées dans une somme de 888 pages, La caverne originelle, Art, mythes et premières humanités, aux éditions La Découverte. Entretien.

    Pourquoi vous êtes vous intéressé à l’art des cavernes spécifiquement ?

    Contrairement à l’art rupestre en général, que l’on peut trouver à l’air libre ou bien à l’abri d’une roche, l’art pariétal oblige les artistes à s’enfoncer dans des grottes plongées dans l’obscurité. Dans certains cas, les peintres ont marché des centaines de mètres, voire des kilomètres, dans un environnement potentiellement dangereux. Il peut y avoir des gouffres, des passages glissants, des animaux... De plus, cela nécessite de préparer son matériel à l’extérieur de la grotte. Enfin, dans plusieurs cavernes comme celle de Rouffignac, en Dordogne, les artistes étaient obligés d’être allongés pour peindre, avec seulement l’espace d’un bras au dessus d’eux. Cela me semblait vraiment étrange ! C’est ce qui justifie, selon moi, de s’intéresser spécifiquement à l’art des cavernes. J’ai, à ce jour, étudié près de 20 000 graphismes. La moitié représente des pointillés et des tirets, l’autre moitié des images qui nous sont familières ; notamment des chevaux ou des bovidés.

    On ne compte plus les tentatives d’explications de ces graphismes. Pourquoi est-ce si difficile à expliquer, et pourquoi vous êtes vous lancé malgré tout ?

    Quel que soit l’époque, l’art reste difficile à commenter. Même quand on peut contextualiser l’oeuvre avec le récit de sa réception et le témoignage de l’artiste, il demeure ardu d’en tirer de grandes conclusions. Avec l’art des cavernes, c’est encore plus compliqué. Nous ne disposons que des images, sans aucun témoignage. De nombreuses hypothèses ont été émises. Les auteurs et autrices ont tenté d’expliquer l’art pariétal par autre chose que lui-même, avec par exemple le chamanisme, la quête d’esthétisme, ou l’animisme. Sans vérifier que ces éléments existaient bien à l’époque des peintres. C’est la grande problématique de ces recherches, qui poussent les archéologues à dire que cela ne vaut même pas la peine de chercher – mais c’est parce qu’ils n’ont pas les bons outils ! Il y a néanmoins un consensus parmi les spécialistes : l’art pariétal aurait un lien avec la mythologie. J’ai bien trouvé un mythe, parmi les milliers répertoriés, qui pouvait motiver ces expéditions artistiques au fin fond des grottes. J’ai ensuite tâché, grâce à des outils différents de ceux des préhistoriens et des archéologues, de remonter dans le temps, et de vérifier que ce récit existait au Paléolithique (l’histoire humaine jusqu’au Néolithique, période qui commence il y a 10 000 ans).

    Quel est ce mythe ?

    Il est d’une telle complexité qu’il peut prendre plusieurs heures pour être raconté ! Mais en simplifiant, voilà ce qu’il décrit. Les humains et les animaux vivaient sous terre lors d’un temps mythique. Puis une partie d’entre eux est sortie à l’air libre, en passant par une grotte, pour coloniser la planète. Les humains, animalisés lors de leur vie en sous-sol, se métamorphosèrent pendant leur sortie de terre. D’autres être vivants restent en sous-sol pour des raisons qui diffèrent selon les récits. C’est à partir de cette histoire, que j’appelle le « mythe de l’émergence primordiale » que j’établis mon hypothèse pour expliquer les peintures pariétales. À l’époque, la création était sans doute pensée comme perpétuelle, c’est à dire qu’elle advenait tous les jours. Il fallait donc des rituels – en l’occurence, des peintures - pour faire en sorte qu’elle se poursuive, que les animaux continuent à sortir de terre. Les chasseurs-cueilleurs en avaient besoin ! C’est pour cette raison, jugée vitale, que les hommes et femmes de la préhistoire s’aventuraient au fin fond des grottes.

    Dans le monde occidental, ce principe peut être difficile à saisir, tant il existe une idée arrêtée de la création. Dans la Bible, Dieu se repose le septième jour ! Mais pour d’innombrables cultures, cette idée de la création perpétuelle demeure banale. Je précise aussi que ces peintures ne racontent pas le mythe comme une bande dessinée, elles n’illustrent pas un récit – il n’y a que très peu de scènes peintes - mais font, sans doute, partie de rituels.

    Comment prouver que ce mythe existait au Paléolithique ?

    J’ai usé de deux méthodes. La première s’appuie sur la répartition géographique des mythes. En plongeant dans les nombreuses données disponibles (elles remplissent des bibliothèques entières), on peut dater les mythes. Par exemple : si un récit complexe est présent dans le nord-est de l’Eurasie et le nord-ouest de l’Amérique, nous pouvons en déduire qu’il a été transporté par les migrations humaines, quand le passage entre ces deux continents était encore possible à pied. Or, le détroit de Béring a été recouvert par la mer voilà 16 000 ans. Ce mythe a donc au moins 16 000 ans.

    Je compte aujourd’hui 749 occurrences du « mythe de l’émergence primordiale » dans le monde entier. On le retrouvedans des aires géographiques très diverses, alors qu’il est extrêmement compliqué et fourmille de détails bizarres, qui ne tombent pas sous le sens. Par exemple : le mythe peut raconter qu’un être à deux têtes a bloqué l’ouverture de la grotte. On retrouve ce détail étrange, qui n’est pas nécessaire au récit, chez des populations qui n’ont jamais été en contact, par exemple en Amérique du Nord et en Nouvelle-Guinée. Cela ne peut être le fruit du hasard. Et c’est l’un des indices qui montre que ce mythe s’est diffusé au fil des migrations humaines, après la sortie d’Afrique voilà 100 000 ans.

    Quelle est la deuxième méthode utilisée pour tester votre hypothèse ?

    Une autre machine à remonter le temps : les logiciels de la phylogénétique, permettant de fabriquer une sorte d’arbre généalogique des mythes. Pour expliquer simplement : j’ai transformé chacun des milliers de mythes en une suite de 0 ou de 1 selon l’absence ou la présence de leur élément de base. Plus les mythes sont semblables, plus leurs codes sont similaires, plus proche est leur ancêtre en commun. Je trouve ainsi, avec cette méthode complètement différente, les mêmes résultats qu’avec la méthode des aires de répartition géographique des mythes. Nous pouvons aussi voir, grâce à cette technique, que les histoires se modifient au fil du temps. Plus l’on s’éloigne de l’Afrique, plus les récits deviennent différents.

    Les rituels liés à ce mythe de l’émergence existent-ils encore ?

    Oui, dans les cultures où ce mythe reste raconté, par exemple chez les Amérindiens. Dans leurs grottes de l’émergence, on danse, on chante ou on bien on peint encore des animaux sur les parois pour « réactiver » la création. J’ai d’ailleurs commencé mon enquête parce que plusieurs personnes aux quatre coins de la planète m’avaient raconté cette histoire. Dans les années 2000, au Botswana, un homme m’a montré une ouverture dans les roches, entourée de gravures pariétales, en affirmant : « c’est là que tout a commencé. Ces gravures sont la trace des premiers êtres vivants qui sont sortis de sous la terre ». Je n’y avais pas tant prêté attention au départ. Mais quand j’ai entendu la même histoire chez des Amérindiens de l’Utah, aux États-Unis ou encore dans l’île de Jeju, en Corée, j’ai voulu en savoir plus. On ne peut pas imaginer des contacts historiques entre ces gens ! Reste que dans des zones très vastes du globe, ce mythe est aujourd’hui absent. En Europe ou au Moyen-Orient, le christianisme et l’islam ont effacé ou édulcoré la majeure partie des anciens mythes. Les habitants racontent là-bas une histoire des origines tout droit venue du Coran ou de la Bible.

  • L’impact inattendu de l’éruption de Hunga-Tonga sur la stratosphère | INSU
    https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/limpact-inattendu-de-leruption-de-hunga-tonga-sur-la-stratosphere

    L’effet radiatif combiné des aérosols et de la vapeur d’eau a conduit à un réchauffement à l’échelle globale de l’ordre de 0,2 W/m2. Un tel effet de réchauffement du système climatique n’avait jamais été observé après une éruption volcanique, événement qui amène usuellement un refroidissement transitoire. Cet effet, dû à la vapeur d’eau, est susceptible de persister sur une durée de 2 à 3 ans au moins.

  • Crise de l’eau en Europe : la situation est plus grave que ce que l’on pensait | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2022/12/crise-de-leau-en-europe-la-situation-est-plus-grave-que-ce-que-lo

    Les chercheurs estiment que l’ #Europe perd en moyenne près de 84 gigatonnes d’ #eau par an depuis le début du 21e siècle. C’est un taux alarmant, selon Famiglietti. Il correspond approximativement à la quantité d’eau contenue dans le lac Ontario, ou à 5 fois le débit annuel moyen du fleuve Colorado dans le Grand Canyon. Une telle ampleur (1 gigatonne correspond à 1 milliard de tonnes d’eau) nous est presque impossible à appréhender. C’est pourtant bel et bien à cette échelle qu’agit actuellement le changement climatique.

    La cause sous-jacente est évidente, explique-t-il. Il y a trop d’eau à certains endroits, et pas assez à d’autres. « L’eau est le messager qui délivre les mauvaises nouvelles du changement climatique » au monde entier. Or ces pertes sont pour beaucoup le résultat de l’extraction excessive des eaux souterraines.

    Le changement climatique et la surexploitation des aquifères sont étroitement liés. Alors que les sécheresses sévères se multiplient, les agriculteurs, les industriels et les villes pompent de plus en plus d’eau, de plus en plus profondément, afin de compenser le manque de précipitations et les records de chaleur. Après les sécheresses historiques de cette année, comme celle immortalisée sur la pierre de la faim de l’ancienne Bohème, les aquifères ne parviennent plus à se renflouer, et ce malgré le retour de la pluie.

    • Pourtant, tout comme le déni du réchauffement climatique, le mythe de l’abondance des eaux souterraines reste ancré malgré l’accumulation des preuves. En Europe, il suffit de regarder le premier site de production de Tesla sur le continent : la Gigafactory Berlin-Brandenburg est implantée au sud-est de Berlin, dans une région où le niveau des eaux souterraines est en diminution. L’automne dernier, lorsqu’une journaliste a interrogé le PDG de Tesla, Elon Musk, au sujet des craintes que l’usine n’usurpe l’eau des populations locales et des écosystèmes, il a ri à gorge déployée et lui a rétorqué qu’elle avait « tout faux ».
      « Il y a de l’eau partout ici », a-t-il répondu. « Vous trouvez que ça ressemble à un désert ? C’est ridicule. Il pleut beaucoup. »

      (¡Joder !)

  • Crise de l’eau en Europe : la situation est plus grave que ce que l’on pensait | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2022/12/crise-de-leau-en-europe-la-situation-est-plus-grave-que-ce-que-lo

    Les chercheurs estiment que l’Europe perd en moyenne près de 84 gigatonnes d’eau par an depuis le début du 21e siècle. C’est un taux alarmant, selon Famiglietti. Il correspond approximativement à la quantité d’eau contenue dans le lac Ontario, ou à 5 fois le débit annuel moyen du fleuve Colorado dans le Grand Canyon. Une telle ampleur (1 gigatonne correspond à 1 milliard de tonnes d’eau) nous est presque impossible à appréhender. C’est pourtant bel et bien à cette échelle qu’agit actuellement le changement climatique.

    La cause sous-jacente est évidente, explique-t-il. Il y a trop d’eau à certains endroits, et pas assez à d’autres. « L’eau est le messager qui délivre les mauvaises nouvelles du changement climatique » au monde entier. Or ces pertes sont pour beaucoup le résultat de l’extraction excessive des eaux souterraines.

  • Une étude dévoile la vie jusqu’alors inconnue des femmes de la Grèce antique | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2022/10/une-etude-devoile-la-vie-jusqualors-inconnue-des-femmes-de-la-gre

    Pendant des siècles, on a cru que la vie des filles et des femmes de la Grèce antique se cantonnait à un rôle limité et discret. Les femmes étaient maintenues à l’écart de la sphère publique, ne pouvaient exercer leur citoyenneté et n’occupaient aucun rang juridique ou politique. Exclues de la polis, femmes, mères et filles étaient reléguées à l’oikos (la maison).

    Cette impression vient en grande partie de sources écrites datant de l’époque classique (de 480 av. J.-C. à 323 av. J.-C.). Xénophon, Platon et Thucydide prônent tous trois l’infériorité des femmes par rapport aux hommes. Au quatrième siècle avant notre ère, Aristote écrivait dans sa Politique que « d’autre part, le rapport des sexes est analogue ; l’un est supérieur à l’autre : celui-là est fait pour commander, et celui-ci, pour obéir. » Nombre de ces textes provenaient d’Athènes, qui faisait preuve des attitudes les plus restrictives à l’égard des femmes. Dans d’autres cités-États, comme Sparte, les femmes étaient plus libres et étaient encouragées à faire de l’exercice et à apprendre.

    De même qu’il y avait des différences selon l’endroit où l’on vivait, il y avait des disparités entre les classes sociales. Les femmes pauvres et réduites en esclavage étaient blanchisseuses, tisserandes, vendeuses, nourrices et sages-femmes. Des céramiques décorées dépeignent d’ailleurs des scènes de femmes esclaves au marché ou en train de puiser de l’eau.

    Mais par-delà les témoignages écrits, les hellénistes ont découvert davantage de complexité dans le domaine de la religion. Le panthéon grec est rempli de puissantes déesses comme Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse et patronne protectrice d’Athènes ou Artémis, déesse de la chasse et de la nature. Les archéologues sont en train de s’apercevoir que la vie de prêtresse octroyait aux femmes davantage de libertés et d’estime que ce que l’on croyait. Loin de tout monolithisme, les rôles des femmes dans la Grèce antique étaient multiples.

    JEUNES FILLES ET MARIÉES

    Pour la plupart des femmes aisées, la vie s’articulait généralement en trois étapes : elles étaient d’abord kore (jeune fille), puis nymphe (mariée jusqu’à la naissance du premier enfant) et enfin gyne (femme). L’âge adulte commençait alors habituellement au début ou au milieu de l’adolescence, période à laquelle une fille se mariait et quittait officiellement la maison de son père pour aller s’installer dans celle de son mari. La plupart des mariées avaient une dot à laquelle leur mari n’avait pas accès. Si toutefois le mariage échouait, l’argent retournait au père de la mariée.

    Le jour du mariage, les invitées avaient coutume de préparer un bain purifiant dont l’eau était transportée dans un loutrophoros, un vase élancé avec deux anses et un goulot étroit généralement orné de scènes de mariage. Des archéologues ont mis au jour des loutrophores laissés en offrande dans plusieurs temples, notamment dans le Sanctuaire de la Nymphe, sur l’Acropole, à Athènes.

    Les invitées s’habillaient et couronnaient la mariée dans la maison de son père où la cérémonie avait également lieu. Après le mariage, la garde et la protection de la mariée étaient officiellement transférées du père au mari. Une procession festive accompagnait alors les jeunes époux dans leur nouveau foyer. Les célébrations se poursuivaient jusqu’au jour suivant et la mariée recevait des présents de la part de sa famille et de ses amis.

    UNE CHAMBRE À SOI

    Au sein de la maison, les femmes habitaient le gynécée, un appartement qui leur était exclusivement réservé. Certains gynécées sont représentés sur des stèles et des céramiques funéraires. Les femmes étaient en charge de la sphère domestique et l’une de leurs principales tâches était de filer et de tisser. De nombreuses maisons étaient équipées de leur propre métier à tisser. Une des plus célèbres tisserandes de la mythologie grecque est la femme d’Ulysse, Pénélope, modèle de maternité et de fidélité. Pendant les vingt années d’exil de son mari qui partit en guerre à Troie et s’égara sur le chemin du retour, Pénélope dut repousser les assauts de prétendants cupides qui cherchaient à la séduire pour prendre le contrôle d’Ithaque. Pour gagner du temps, Pénélope rusa et décida de passer ses journées à tisser un voile pour son beau-père qu’elle défaisait chaque soir dans l’espoir que son mari soit revenu à la maison entre-temps.

    Les archéologues ont mis au jour un grand nombre d’épinétrons, des jambières que portaient les femmes quand elles travaillaient la laine. Les femmes posaient ce morceau de bois ou de céramique semi-cylindrique sur une jambe pour éviter de tacher leurs vêtements avec la lanoline issue du cardage de la laine. Les épinétrons somptueusement décorés constituaient des cadeaux de mariage populaires ; de nombreux épinétrons étaient à l’effigie d’Aphrodite, déesse de l’amour et de la beauté.

    Les femmes de la maison devaient également s’occuper des enfants. L’éducation des filles et des jeunes garçons incombait aux femmes, quoique l’éducation de ces derniers étaient ensuite confiée à un pédagogue passé un certain âge. La musique, l’apprentissage de la lyre notamment, faisait partie de l’éducation des filles. Les femmes jouaient également un rôle fondamental dans les rituels funéraires de leur famille. Elles préparaient les corps en les oignant et en les habillant avant de prendre part aux processions funéraires.

    Certaines femmes ayant reçu une éducation ont par la suite contribué de manière remarquable aux arts et aux sciences. Vers 350 avant notre ère, Axiothée de Phlionte étudia la philosophie avec Platon. Selon certaines sources, elle se serait grimée en homme pour pouvoir le faire. Au sixième siècle de notre ère, la prêtresse delphique Thémistocléa (ou Aristoclea) fut philosophe à part entière et possiblement professeure du célèbre Pythagore.

    VIE SAINTE

    Les femmes qui prenaient part aux cultes religieux et aux rites sacrés en tant que prêtresses avaient une vie en dehors de la sphère domestique. Grâce au travail de l’archéologue Joan Breton Connelly, on sait que dans le monde grec, « s’il y avait bien un domaine dans lequel les femmes avaient un statut égal et comparable à celui des hommes, c’était la fonction religieuse ».

    Les filles pouvaient prendre part à cette vie religieuse. Il y avait par exemple les arrephoroi, de jeunes acolytes qui s’occupaient de diverses tâches rituelles comme le tissage du péplos, une tunique qu’on dédiait chaque année à la déesse Athéna. De l’âge de cinq ans à l’adolescence, les filles pouvaient être sélectionnées pour jouer les « petits ours » des rituels dédiés à la déesse Artémis dans son sanctuaire de Brauron (situé à environ 39 kilomètres au sud-est d’Athènes).

    Le fait d’être prêtresse était la garantie pour les femmes d’obtenir un statut très élevé. À Athènes, la fonction religieuse la plus importante était peut-être celle de la grande prêtresse de l’Athena Polias qui pouvait se voir conférer des droits et des honneurs dont les autres femmes pouvaient seulement rêver. Au deuxième siècle avant notre ère, la ville de Delphes accorda à une prêtresse d’Athéna le droit de ne pas payer d’impôts, le droit de propriété, ainsi que d’autre prérogatives. Les noms des prêtresses étaient assez connus pour que les historiens de l’Antiquité s’en servent pour mettre en contexte des événements importants. L’historien Thucydide, en caractérisant les débuts de la guerre du Péloponnèse, mentionne le nom de Chrysis, prêtresse de la déesse Héra à Argos vers 423, aux côtés de ceux de représentants athéniens et spartiates.

    Une autre figure féminine hautement importante dans la religion grecque était la Pythie, la grande prêtresse d’Apollon du temple de Delphes. Également appelée Oracle de Delphes, elle occupait une des fonctions les plus prestigieuses de la Grèce antique. Des hommes de l’ensemble du monde antique venaient la consulter, car ils croyaient qu’Apollon s’exprimait à travers sa bouche.

    Les prêtresses jouaient un rôle important dans les festivals sacrés qui, pour certains, étaient principalement, voire exclusivement, féminins. Bon nombre d’entre eux étaient associés aux récoltes. Lors de la fête des Thesmophories, les femmes se réunissaient pour vénérer Déméter, déesse de l’agriculture, ainsi que sa fille, Perséphone. Lors de la fête dionysiaque des Lénéennes, des ménades (des « délirantes » selon l’étymologie du mot) s’adonnaient à des rituels orgiaques en l’honneur de Dionysos, le dieu du vin.

    Les hellénistes de la période classique ne cessent de lever le voile sur les complexités de la vie jusqu’alors cachée des femmes de la Grèce antique. C’est une image plus exhaustive de cette culture qui se révèle, le portrait d’un quotidien féminin plus riche et plus varié que ce que l’on pensait.

  • Même les formes légères du COVID-19 peuvent endommager notre cerveau | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/meme-les-formes-legeres-du-covid-19-peuvent-endommager-notre-cerv

    Même les formes légères du COVID-19 peuvent endommager notre cerveau
    Des imageries cérébrales montrent que le COVID-19 peut entraîner des troubles cognitifs tels que des problèmes de mémoire ou des difficultés de concentration chez certains patients, même si leurs symptômes étaient légers durant la maladie.

    Un bon bilan du 20 avril 2022 du National Géographique sur l’état du cerveau après Covid19

    #covid19 #cerveau #brouillard_cérébral #maladie_infectieuse

  • Et si l’Homme était arrivé en Amérique des milliers d’années plus tôt ? | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/histoire/et-si-lhomme-etait-arrive-en-amerique-des-milliers-dannees-plus-t

    Les traces de pas auraient pu être celles d’un touriste arpentant pieds nus le parc national des White Sands, au Nouveau-Mexique, un adolescent aux pieds légèrement plats, les empreintes de chaque orteil et du talon précisément dessinées par une fine crête de sable.

    C’est pourtant loin d’être le cas. Ces empreintes figurent parmi les plus anciennes traces laissées par l’Homme en Amérique et viennent s’ajouter à un ensemble grandissant de preuves soulevant des questions quant à l’arrivée des premiers humains sur ce continent inexploré.

    Selon une étude publiée le 23 septembre dans la revue Science, ces empreintes ont été laissées dans la boue à proximité d’un ancien lac des White Sands il y a 21 000 à 23 000 ans, époque à laquelle de vastes étendues de glace auraient empêché l’Homme de se rendre en Amérique du Nord selon les scientifiques.

    Le peuplement des Amériques fait l’objet de vifs débats depuis près d’un siècle et jusque récemment, la plupart des scientifiques avançaient que ce jalon de notre histoire ne pouvait pas remonter à plus de 13 000 ans. Cependant, un nombre croissant de découvertes suggère que l’Homme aurait foulé le continent américain des milliers d’années plus tôt. Par exemple, le site préhistorique de Monte Verde au Chili a été daté à 18 500 ans et celui de Gault au Texas à près de 20 000 ans. Cela dit, chaque nouvelle découverte déclenche la controverse au sein de la communauté scientifique.
    Footprints-at-White-Sands-National-Park

    #archéologie #préhistoire

  • Ouganda : les chimpanzés, privés de leur habitat, s’en prennent aux Hommes | National Geographic
    Ou aux humains c’est comme on veut.
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/ouganda-les-chimpanzes-prives-de-leur-habitat-sen-prennent-aux-ho

    le comportement change en fonction des circonstances, aussi bien pour les humains que pour les chimpanzés. Tout comme nous, les chimpanzés s’adaptent pour exploiter de nouvelles sources de nourriture si celles dont ils disposaient disparaissent. Aussi, comme les Hommes, les chimpanzés sont des omnivores prêts à défendre leur territoire face aux autres groupes de leur espèce. Ils comprennent la notion d’agression. Lancez une pierre sur un chimpanzé habitué et, souvent, il vous en enverra une en retour. À moins que vous ne soyez plus imposant ou en plus grand nombre, les chimpanzés ayant été attaqués vous attaqueront à leur tour. S’ils en ont l’occasion, ils chasseront pour se procurer de la viande.

    Bien que le village de Kyamajaka se situe non loin du parc Kibale où le projet de recherche avait été mené, les chimpanzés ont été habitués à la présence humaine d’une tout autre manière. Ils se méfient des personnes qu’ils croisent au quotidien. Ils sont en compétition directe avec leurs voisins humains. Les forêts primaires qui les abritaient ont été défrichées au profit de l’agriculture. Ils doivent donc désormais se nourrir principalement des cultures exploitées par les Hommes. Le soir, ils se lancent dans de véritables descentes en quête de nourriture près des habitations avant de retourner dans la parcelle de forêt où une vingtaine d’arbres constituent leur refuge face au monde humain.

    Seulement les incursions ne s’arrêtent pas là. La maison depuis laquelle j’ai pris cette photo appartenait à la famille Semata. Omuhereza, agriculteur, sa femme Ntegeka et leurs quatre jeunes enfants y vivaient. Habiter dans cette maison, c’était constamment courir le risque de se faire attaquer par les chimpanzés, m’a confié Ntegeka. Elle m’a décrit comment ces animaux faisaient irruption dans leur cour et épiaient les fenêtres, effrayant la famille entière.

    • L’impensable s’est alors produit le 20 juillet 2014. Pendant que Ntegeka travaillait dans le jardin, ses enfants étaient avec elle. En un instant, alors qu’elle avait le dos tourné, un immense chimpanzé a attrapé son jeune fils, Mujuni, et s’est enfui. Les villageois se sont lancés à sa poursuite. Ils ont trouvé le corps du petit garçon de deux ans éviscéré, abandonné sous un buisson. Il a succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital régional.

    • https://www.youtube.com/watch?v=1EvGk-7i2Pw&t=33s

      Bienvenue à Lopburi.

      Un cinéma abandonné est le siège - et le cimetière - des macaques.

      Les singes morts sont enterrés par leurs pairs dans la salle de projection située à l’arrière du cinéma et tout humain qui y entre est attaqué.

      Des habitants barricadés chez eux, des combats de gangs rivaux et des zones interdites aux humains, bienvenue à Lopburi, une ville de Thaïlande envahie par des singes devenus fous depuis la disparition des touristes et le changement d’alimentation.

  • Ces minuscules créatures illuminent la nuit polaire | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/ces-minuscules-creatures-illuminent-la-nuit-polaire

    En général, la #bioluminescence se produit lorsque la luciférine, une molécule qui piège de l’énergie, s’oxyde. Celle-ci produit alors, sans aucune intervention extérieure, une lueur très faible mais stable. Mais lorsqu’elle se combine à la luciférase, qui est une enzyme, la réaction s’accélère et la lueur connaît des soubresauts spectaculaires.

    « Il y a donc deux molécules à l’intérieur d’eux, un émetteur de lumière et un accélérateur », explique Steven Haddock. Chez certains copépodes, la luciférine et la luciférase réagissent à l’intérieur du corps. Mais #Metridia longa possède des glandes sur sa tête et sur son corps et « sécrète » donc de l’incandescence dans le monde. « Ils envoient ces deux molécules en même temps et forment une petite bouffée de lumière dans l’eau. » (Comment fonctionne la bioluminescence dans la nature ?)

    Si l’humain était vraiment une super espèce, je dis qu’elle émettrait de la lumière, au moins pour lire le soir au lit.
    #copépodes #arctique

  • Le goudron à l’origine de l’âge d’or des vikings ? | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/history/le-goudron-lorigine-de-lage-dor-viking

    « L’intensification des activités maritimes de l’ère #viking a probablement accru la consommation de #goudron, qui est également devenu une matière première commerciale ». Andreas Hennius, archéologue à l’Université d’Uppsala en Suède, lie l’#expansion_viking à la production intensive de cette matière, qui aurait permis de développer la #flotte viking en la rendant étanche. Selon les scientifiques, cette production était surtout intensive car 130 litres étaient nécessaires à rendre étanche un seul #langskip.

    Le goudron était issu de la combustion de bois et de pin dans de grands fours. Si cette activité était plutôt modeste vers le 4e siècle, la prolifération de ces fosses à goudron dans tout le pays au 8e siècle et l’augmentation considérable de leur taille, certains ayant une capacité de 500 litres, traduit une demande croissante de ce produit à l’époque des #conquêtes_vikings. Cette production à grande échelle aurait donc permis aux Normands de multiplier les voyages longue distance et de conquérir de nombreux territoires.

    #navigation

  • Le loup rouge est au bord de l’extinction pour la deuxième fois | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/le-loup-rouge-est-au-bord-de-lextinction-pour-la-deuxieme-fois

    Ils ne sont plus que vingt. Les loups les plus menacés du monde sont retranchés dans une unique région qui s’étend de la rivière Alligator au refuge national de Pocosin Lakes, dans l’est de la Caroline du Nord.

    Mieux connu sous le nom de « loup d’Amérique », le loup rouge (Canis rufus) est l’unique superprédateur dont l’aire de répartition naturelle se trouve exclusivement aux États-Unis (du Texas à la Nouvelle-Angleterre). Petit à petit, la chasse a restreint l’habitat de ces loups, jusqu’à ce qu’on les déclare éteints en 1980. Dans le cadre d’une expérience révolutionnaire (et couronnée de succès), huit loups élevés en captivité ont été réintroduits en Caroline du Nord en 1987 et ont fini par engendrer une population de plus de 100 individus. Mais ils ont été décimés par le braconnage et les différentes politiques mises en œuvre par le Fish and Wildlife Service (FWS), l’agence fédérale américaine en charge de la faune.

  • Comment la NASA a envoyé une carte dans l’espace pour aider les extraterrestres à trouver la Terre | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/espace/2020/09/la-nasa-a-envoye-une-carte-dans-lespace-pour-aider-les-extraterre

    Scott rêvait des sondes Voyager, du « disque d’or » et de cette fameuse carte depuis ses 10 ans, âge auquel il a découvert l’émission télévisée Cosmos de Carl Sagan. Quelques années et un doctorat en astronomie plus tard, il s’est rendu compte que la carte de papa avait une date d’expiration proche. Son talon d’Achille est la même propriété qui lui permet de localiser la Terre dans le temps : les pulsars ralentissent, et ceux que papa avait choisis (parmi les rares connus à l’époque) disparaîtront dans quelques millions d’années, voire quelques millénaires.

    Scott avait entrepris de créer une nouvelle carte plus précise et plus pérenne avant même que nous n’emménagions ensemble. Maintenant, je pose les mots sur nos histoires et Scott s’affaire à les cartographier, choisissant des pulsars et la dérivation de leurs codes binaires.

    UNE NOUVELLE (ET PLUS PRÉCISE) CARTE VERS LA TERRE

    La nouvelle carte de Scott est un GPS pour les générations futures. Elle indique le chemin vers la Terre à l’aide de pulsars à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Voie lactée, avec une torsion.[...]

    Cela soulève toutes sortes de questions : les intelligences extraterrestres à ces distances auraient-elles les moyens d’atteindre la Terre ? Si c’est le cas, que se passera-t-il si elles ne viennent pas en paix ? Ou si elles ont faim et qu’elles ne sont pas végétariennes ?

    Voici la question fondamentale qui n’a pas arrêté Carl et papa : est-ce une bonne idée d’envoyer au hasard notre adresse dans le cosmos ? Aujourd’hui, certaines personnes n’auraient aucune réserve, étant donné que les transmissions terrestres sont déjà détectables dans l’espace et, voyageant à la vitesse de la lumière, sont détectables par toute personne possédant un radiotélescope décent vivant à moins de cent années-lumière de nous. D’autres personnes, peut-être plus prudentes, hésiteraient à annoncer notre présence jusqu’à ce que nous sachions si les extraterrestres ont bien des intentions honorables.

    Perso, j’ajouterai sur la carte un symbole signifiant « Barrez-vous, ça pue le moisi ».

  • How a Meteor May Have Destroyed Ancient City and Inspired Biblical Tale of Sodom
    https://www.newsweek.com/meteor-may-have-destroyed-ancient-city-inspired-biblical-tale-sodom-163114

    Researchers have discovered evidence that an ancient city in the Jordan Valley could have been destroyed when a meteor or space rock exploded above it around 3,600 years ago.

    Tall el-Hammam is believed to be the inspiration for the Biblical city of Sodom, meaning that the space rock’s explosion or “airburst” could be behind the story of the destruction of this city in the Old Testament.

    The explosion over Tall el-Hammam was great enough to level the ancient city, flattening its palace, mudbrick structures, and the wall that ringed the city, a paper published in Nature Scientific Reports said.
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    The study compares the airburst that occurred around 1650 BCE to the Tunguska Event which occurred in 1908 when a 183-to-196-foot meteor entered the Earth’s atmosphere above Eastern Siberia at around 33,500 miles per hour and exploded.

    The resultant airburst released around 12 megatons of energy, equivalent to around 1,000 times the energy of the atomic bomb that devastated Hiroshima.

    What is more, the authors including professor emeritus of earth science at UC Santa Barbara, James Kennett, believe that this ancient airburst could have been even more powerful than the one behind the Tunguska Event.

    “There’s evidence of a large cosmic airburst, close to this city called Tall el-Hammam,” Kennett said in a press release. “It’s an incredibly culturally important area. Much of where the early cultural complexity of humans developed is in this general area.”
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    The site has been a popular one for archaeologists for this reason but amongst the layers that give evidence for settlements all the way from the Copper Age (5000 to 3300 BCE) to the Bronze Age (3300 to 1200 BCE), there is a strange 1.5-meter interval.

    Within this interval, archeologists have discovered materials that are commonly associated with destruction arising from war or from earthquakes. This includes pottery shards melted to glass, bubbling mudbrick, and even melted building materials.

    All of this indicates temperatures far above anything that could be artificially generated at the time. “We saw evidence for temperatures greater than 2,000 degrees Celsius,” said Kennett.

    Amongst the charred materials and destroyed structures were the skeletal remains of humans that were, according to the paper, fragmented.

    Kennett and his team recognized what the charred and melted materials and human remains with “extreme disarticulation and skeletal fragmentation” represented as they were also involved with piecing together an investigation of a similar airburst that happened 12,800 years ago.

    Further soil analysis revealed small spheres of iron and silica as well as melted metals. Kennett added that the main line of evidence of an airburst uncovered by his team was a material called shocked quartz.

    “These are sand grains containing cracks that form only under very high pressure,” the researcher said. “We have shocked quartz from this layer, and that means there were incredible pressures involved to shock the quartz crystals—quartz is one of the hardest minerals; it’s very hard to shock.”

    The area also has a high level of salt in layers laid down at the time of the proposed airburst, which the authors suggest could have been thrown up by the blast. Kennett suggests this could also be why the Dead Sea is so rich in salt.

    Salt connects the fate of Tell el-Hamman back to the biblical tale of Sodom. As Lot and his family fled the city, his wife turns back to view the destruction and is punished by God who turns her into a pillar of salt.

    The tale also describes fire and sulfur and rocks raining from the skies with Sodom flattened, its agriculture razed, and its inhabitants killed.

    Tell el-Hamman, located northeast of the Dead Sea and one of the regions most populated areas during the Bronze Age with a population 10 times that of Jerusalem, has been linked with the city of Sodom for many years.

    In 2015, professor of Biblical studies and apologetics at Trinity Southwest University, Dr. Steven Collins, told website Popular Archaeology that Tall el-Hammam meets “every criterion” of Sodom.

    The description of the meteor’s airburst event certainly sounds like the tale of Biblical destruction, but Kennett is cautious.

    “All the observations stated in Genesis are consistent with a cosmic airburst, but there’s no scientific proof that this destroyed city is indeed the Sodom of the Old Testament,” says the researcher.

    • Sodome et Gomorrhe, du mythe à la réalité | National Geographic
      https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/04/sodome-et-gomorrhe-du-mythe-la-realite

      L’emplacement de Sodome enfin découvert ?

      Un tel phénomène aurait-il pu réellement se produire ? Steven Collins, professeur d’études bibliques de l’Université de Trinity Southwest, et son équipe, étudient depuis une vingtaine d’années le site de Tall El-Hammam où aurait été retrouvée Sodome, dans la vallée du Jourdain.

      Ils avancent une hypothèse. Une météorite serait à l’origine de cette pluie que l’on dépeint dans les textes bibliques. Les archéologues ont en effet constaté sur les vestiges de cette région des signes de chaleur extrême en surface, sur des poteries. Certaines indications laissent également penser qu’un apport de saumure massif issue de la mer Morte aurait détruit terres agricoles et récoltes. L’explosion dans l’atmosphère d’un corps céleste produisant une onde de choc thermique et soufflant une partie de l’eau de la mer Morte reste à ce jour l’explication la plus pertinente de ce passage de la Bible, selon les scientifiques.

      Il est toujours délicat de trouver des preuves géographiques en se basant sur les seules informations données par des textes anciens. Il serait légitime de douter du lien trouvé entre les vestiges retrouvés et l’emplacement réel de la ville de Sodome.

      Selon les textes, Sodome était en effet décrite comme étant la plus grande cité du Kikkar, une plaine fertile mentionnée dans la Bible. Géographiquement, l’hypothèse du site de Tall El-Hammam comme ruines de Sodome se tient et en termes de superficie également. Ces vestiges découverts par les archéologues appartiennent à une immense cité de l’âge de bronze qui, comparée avec les villes avoisinantes, serait dix fois plus étendue.

      Pour Steven Collins, le site de Tall El-Hamman réunit tous les critères de la ville de Sodome telle qu’elle est décrite dans la Bible.❞

  • L’élevage industriel, prochaine source de pandémie ?
    https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2021/01/lelevage-industriel-prochaine-source-de-pandemie

    Si la Terre compte 7 à 8 milliards d’humains, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) recensait en 2019 quelque 25,9 milliards de poulets, 2,6 milliards de canards et d’oies, 1,5 milliard de bovins et 850 millions de cochons. Au point que l’écologue Serge Morand propose de rebaptiser notre époque « Bovinocène » ou « Gallinocène » (du latin gallus, le poulet), tant les animaux d’élevage dominent le paysage et la biomasse des mammifères. Or les épizooties (épidémies frappant les populations animales) se sont multipliées dans le sillage de l’intensification et de l’industrialisation de l’élevage.

    Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), leur nombre a triplé ces 15 dernières années, passant d’une centaine en 2005 à 500 en 2019. Avec des taux de mortalité à la démesure des effectifs de la faune domestique. La peste porcine africaine qui a frappé la Chine en 2019 s’est ainsi soldée par un bilan vertigineux, avec la disparition de 200 millions de porcs, soit la moitié du cheptel porcin du pays. Or derrière les épizooties qui frappent les grands élevages modernes se profile aussi le spectre d’une possible contamination humaine, la barrière des espèces ayant été franchie par plusieurs agents pathogènes ces dernières décennies, de la maladie de la vache folle à la grippe aviaire.

    #pandémie #zoonose #élevage_industriel #Gallinocène #Bovinocène

  • Le merveilleux spectacle des lucioles des Great Smoky Mountains | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/photographie/le-merveilleux-spectacle-des-lucioles-des-great-smoky-mountains

    Chaque printemps, les lumières scintillantes de milliers de lucioles inondent les forêts de la région d’Elkmont dans le Tennessee, situées dans le parc national de Great Smoky Mountains. Ensemble, ces lucioles affichent leurs éclats dans une danse aux allures de ballet synchronisé avant que la scène ne replonge dans l’obscurité. Elles répètent ce schéma pendant des heures en quête d’un partenaire.

    #reproduction ou pas si #pollution_lumineuse

  • La compensation écologique, une voie assurée vers la poursuite des désastres
    https://ricochets.cc/La-compensation-ecologique-une-voie-vers-la-poursuite-des-desastres-ecolog

    Le système techno-industriel ayant à présent quelques difficultés à nier l’énormité des désastres qu’il provoque en chaîne, il essaie de trouver des dérivatifs, des parades grossières pour tromper les personnes toutes disposées à se laisser faire. Le système bidon et vain de la « compensation écologique » est l’une de ces manoeuvres sournoises qui servent à justifier la poursuite des mêmes pratiques suicidaires, mais relookées ou renommées, et lucratives pour certains en terme de pouvoir et de fric engrangés. (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #Le_monde_de_L'Economie

    https://lundi.am/La-compensation-ecologique-contre-la-planete
    https://reporterre.net/Compensation-carbone-le-gouvernement-rend-obligatoire-une-fausse-solutio
    https://reporterre.net/La-compensation-carbone-ne-reduira-pas-les-emissions-du-secteur-aerien
    https://www.notre-planete.info/actualites/4612-compensation-carbone-fausse-solution-changement-climatique
    https://www.rtflash.fr/forets-mondiales-emettrices-co2-ou-puits-carbone/article
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/09/non-lamazonie-ne-produit-pas-20-de-loxygene-de-la-planete
    https://reporterre.net/La-nature-nouvelle-frontiere-du

  • À cause des humains, l’#Amazonie émet plus de #gaz_à_effet_de_serre qu’elle n’en absorbe
    https://www.numerama.com/sciences/696775-a-cause-des-activites-humaines-lamazonie-contribue-au-changement-cl

    Jusqu’à maintenant, les recherches se concentraient surtout sur les émissions de dioxyde de #carbone (#CO2) et, en la matière, l’Amazonie semblait toujours absorber davantage qu’elle n’en rejetait. Mais ce nouveau travail publié mi-mars étend la recherche à d’autres gaz que le carbone, et plus particulièrement le #méthane (CH₄), ainsi que du protoxyde d’azote (N₂O). Résultat, l’équilibre actuel apparait bien plus fragile que ne le montraient de précédentes études.

    « Nous concluons que le réchauffement actuel dû aux agents non-CCO2 (en particulier le CH₄ et le N₂O) dans le bassin de l’Amazone contrebalance largement — et dépasse très probablement — le service climatique fourni par l’absorption du CO2 atmosphérique », estiment les auteurs de l’étude. Ce déséquilibre signifie non seulement que l’Amazonie ne peut plus aider à contrebalancer les émissions de gaz à effet de serre émises par les êtres humains ; mais qu’elle s’inscrit alors dans un cycle nourrissant le changement climatique.

    Qui plus est, le réchauffement du #climat accentue la boucle : « Des projections récentes suggèrent qu’une augmentation de la température de 4°C dans les zones humides tropicales d’Amérique du Sud pourrait doubler les émissions régionales de [méthane], déjà importantes », écrivent les auteurs. À mesure que le climat se réchauffe, l’Amazonie libère des gaz à effet de serre, qui contribuent à au réchauffement.

    LES ACTIVITÉS HUMAINES AU CŒUR DU PROBLÈME

    Le constat n’est pas vraiment une surprise, mais il se trouve les raisons de ce déséquilibre sont à trouver dans les activités humaines et comment elles dérèglent l’écosystème du bassin de l’Amazonie.

    Les auteurs citent de nombreux exemples, comme l’#inondation consécutive à la construction de #barrages : cela diminue les niveaux d’oxygène aquatique et augmente la décomposition anoxique de la matière organique, libérant des quantités importantes de méthane dans l’atmosphère. « Cet effet est potentiellement 10 fois plus fort dans les systèmes tropicaux que pour les barrages en milieux tempérés », écrivent les scientifiques.

    À cet exemple il faut ajouter les incendies causés par la #déforestation effrénée et souvent illégale : les feux libèrent des gaz à effet de serre ; mais toute cette surface qui part en fumée représente aussi au long terme de la biomasse en moins pour absorber le dioxyde de carbone contenu dans l’atmosphère. En résumé, à cause de l’impact humain, l’Amazonie génère toujours plus de gaz à effet de serre, mais peut de moins en moins en absorber.

    Victime de l’Homme, la forêt amazonienne aggraverait désormais le réchauffement climatique | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/victime-de-lhomme-la-foret-amazonienne-aggraverait-desormais-le-r

    Frontiers | Carbon and Beyond : The Biogeochemistry of Climate in a Rapidly Changing Amazon | Forests and Global Change
    https://www.frontiersin.org/article/10.3389/ffgc.2021.618401/full

  • Ces femmes se sont battues pour avoir le droit de voyager dans les années 1920 | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/photographie/ces-femmes-se-sont-battues-pour-avoir-le-droit-de-voyager-dans-le

    Si vous étiez mariée et que vous voyagiez à l’étranger, votre mari possédait vraisemblablement un passeport vous identifiant tous deux comme « M. Dupont et son épouse ». Seules les femmes célibataires pouvaient demander un passeport sur lequel figurait leur nom de naissance. Si une femme mariée souhaitait avoir son propre passeport afin de voyager seule, celui-ci était toujours au nom de son mari en mentionnant : « Mme Dupont ».

    À dire vrai, les femmes n’étaient à l’origine pas censées voyager seule.

    « Qu’une femme voyage seule au nom de son mari ou qu’elle voyage seule en tant que célibataire, dans un cas comme dans l’autre, cela ne faisait pas partie de la norme », raconte Craig Robertson, historien des médias à l’université Northwestern et auteur de l’ouvrage The Passport in America.

    Cela n’empêchait pas certaines femmes de voyager seules en 1920, y compris celles qui n’appréciaient guère d’avoir un passeport au nom de leur mari. C’était le cas de la journaliste Ruth Hale, qui fonde la Lucy Stone League en 1921 afin de lutter contre ce problème. Quatre ans plus tard, l’organisation permet à l’écrivaine Doris E. Fleischman d’être la première femme mariée à obtenir un passeport à son nom de jeune fille.

    « les femmes n’étaient à l’origine pas censées... » #facepalm

    #femmes #sexisme #racisme #voyage #transport

  • Il y a 42 000 ans, une excursion du champ magnétique a bouleversé la vie sur Terre | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/espace/il-y-a-42-000-ans-une-excursion-du-champ-magnetique-a-bouleverse-

    Dans notre monde connecté, un tel scénario pourrait gravement perturber les réseaux de communication. Pour la première fois, des scientifiques ont trouvé des preuves qu’un renversement polaire pourrait avoir de graves répercussions écologiques. Ces recherches associent une excursion du champ magnétique il y a environ 42 000 ans à un #changement_climatique mondial, qui aurait provoqué des #extinctions. « Pour la première fois, nous avons pu dater le moment précis de l’une des plus importantes inversions sur l’environnement terrestre » décrit Chris Turney, co-auteur de l’étude, chercheur à l’université de Nouvelle-Galles du Sud en Australie.

    « Cet évènement est en réalité une #excursion et non une inversion du #champ_magnétique terrestre » précise Ludovic Petitdemange, astrophysicien et chercheur au CNRS. « Ce sont des évènements magnétiques assez fréquents et celui qui s’est produit il y a 42 000 ans est bien connu des scientifiques » ajoute-t-il. Son nom : l’excursion de Laschamps.

    Cette découverte a été rendue possible grâce à des arbres endémiques de la Nouvelle Zélande, qui auraient été préservés dans les sédiments pendant plus de 40 000 ans : les #arbres_Kauris (Agathis Australis). Grâce à ces arbres anciens, les chercheurs ont pu mesurer et dater le pic des niveaux atmosphériques de radiocarbone causé par l’effondrement du champ magnétique terrestre.

    Voilà, plus d’arbres, plus de sciences ! (de toute façon plus rien)