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  • Après presque dix ans de cauchemar, le peuple syrien revient dans la danse des révoltes
    | Volte-face ! https://volte-face.info/syrian-revolt-starts-again

    Celles et ceux qui, dans leur cynisme et leur indifférence, voudraient voir l’Etat islamique anéanti et les réfugié-es syrien-nes rentrer chez elleux par l’opération du saint esprit ou par la seule force brute, devraient comprendre que l’équilibre du monde dépend de la chute des régimes qui portent en eux l’autoritarisme viril et le goût de l’argent, où qu’ils se trouvent. Le menace ne vient pas des révoltes populaires et de l’exil, mais de ces élites qui croient qu’on peut disposer des humain-es comme on dispose de pions sur un échiquier noir et blanc.

    Solidarité internationale avec le peuple syrien !!

    https://www.lemonde.fr/international/article/2013/03/08/les-enfants-de-deraa-l-etincelle-de-l-insurrection_1845327_3210.html

    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/09/04/allez-degage-bachar-le-chant-revolutionnaire-des-rebelles-syriens_1755193_32

    https://www.lorientlejour.com/article/715172/Qachouch%252C_le_rossignol_de_la_contestation_syrienne_s%2527est_tu_a

    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/06/10/abdel-basset-al-sarout-voix-des-revoltes-de-homs-mort-au-combat-a-27-ans_547

    https://www.hrw.org/report/2015/12/16/if-dead-could-speak/mass-deaths-and-torture-syrias-detention-facilities

    https://sp-today.com/en

    https://www.facebook.com/104105744468398/videos/624223138176708

    #Syrie #Daesh #Etat_Islamique #liberation_populaire

  • En ces temps de #Hirak en #Irak, il faut rappeler comment dés 2003 les #Etats-Unis y ont INSTAURÉ la #corruption et VOLÉ, en compagnie d’Irakiens (les « exilés ») qu’ils ont eux-mêmes placés à la tête de l’Etat, des dizaines de milliards de dollar d’avoirs irakiens débloqués (via des banques US) après avoir été gelés pour cause de (très meurtrières) #sanctions « contre Saddam Hussein ».

    Ed Harriman reviews ‘US House of Representatives Government Reform Committee Minority Office’, ‘US General Accountability Office’, ‘Defense Contract Audit Agency’, ‘International Advisory and Monitoring Board’, ‘Coalition Provisional Authority Inspector General’ and ‘Special Inspector General for Iraq Reconstruction’ · LRB 7 July 2005
    https://www.lrb.co.uk/v27/n13/ed-harriman/where-has-all-the-money-gone

    The ‘reconstruction’ of Iraq is the largest American-led occupation programme since the Marshall Plan. But there is a difference: the US government funded the Marshall Plan whereas Donald Rumsfeld and Paul Bremer have made sure that the reconstruction of Iraq is paid for by the ‘liberated’ country, by the Iraqis themselves. There was $6 billion left over from the UN Oil for Food Programme, as well as sequestered and frozen assets, and revenue from resumed oil exports (at least $10 billion in the year following the invasion). Under Security Council Resolution 1483, passed on 22 May 2003, all of these funds were transferred into a new account held at the Federal Reserve Bank in New York, called the Development Fund for Iraq (DFI), so that they might be spent by the CPA ‘in a transparent manner … for the benefit of the Iraqi people’. Congress, it’s true, voted to spend $18.4 billion of US taxpayers’ money on the redevelopment of Iraq. But by 28 June last year, when Bremer left Baghdad two days early to avoid possible attack on the way to the airport, his CPA had spent up to $20 billion of Iraqi money, compared to $300 million of US funds.

    The ‘financial irregularities’ described in audit reports carried out by agencies of the American government and auditors working for the international community collectively give a detailed insight into the mentality of the American occupation authorities and the way they operated, handing out truckloads of dollars for which neither they nor the recipients felt any need to be accountable. The auditors have so far referred more than a hundred contracts, involving billions of dollars paid to American personnel and corporations, for investigation and possible criminal prosecution. They have also discovered that $8.8 billion that passed through the new Iraqi government ministries in Baghdad while Bremer was in charge is unaccounted for, with little prospect of finding out where it went. A further $3.4 billion earmarked by Congress for Iraqi development has since been siphoned off to finance ‘security’.

    That audit reports were commissioned at all owes a lot to Henry Waxman, a Democrat and ranking minority member of the House of Representatives Committee on Government Reform. Waxman voted in favour of the invasion of Iraq. But since the war he’s been demanding that the Bush administration account for its cost. Within six months of the invasion, Waxman’s committee had evidence that the Texas-based Halliburton corporation was being grossly overpaid by the American occupation authorities for the petrol it was importing into Iraq from Kuwait, at a profit of more than $150 million. Waxman and his assistants found that Halliburton was charging $2.64 a gallon for petrol for Iraqi civilians, while American forces were importing the same fuel for $1.57 a gallon.

    [...] Waxman raised another question: if Halliburton was being allowed to rip off the Iraqi people, was the Bush administration allowing it to milk the US government as well? [...]

    • Irak : des tonnes de dollars évaporées - Le Temps
      https://www.letemps.ch/monde/irak-tonnes-dollars-evaporees

      Dans cet article de 2007, il y a une erreur dans le premier paragraphe ; il fallait écrire millions au lieu de milliards, comme le prouve indirectement un article (éhonté de damage control) du Monde de 2008*

      Mais le sort de l’argent du contribuable américain n’échappe pas non plus à la critique. Le Trésor américain a déjà dépensé environ 300 milliards de dollars (232 milliards d’euros), dont 21 milliards pour la reconstruction.

      La corruption ne concerne pas que les Irakiens. En atteste l’inculpation mercredi de trois officiers supérieurs de l’armée américaine et d’un homme d’affaires dans une affaire de pots-de-vin dans la reconstruction dans la région de Hilla, au sud de Bagdad. Les chefs d’inculpation retenus : corruption, association de malfaiteurs et escroquerie. A propos de cette ville irakienne, un ancien responsable du CPA, Robert Stein, a été condamné le 5 février dernier à 9 ans de prison pour avoir participé à un réseau de marchés truqués et de blanchiment d’argent. Un de ses complices, l’homme d’affaires américain Michael Morris, a été arrêté hier à Bucarest, en Roumanie, et devrait être extradé.

      *L’article du monde dit :
      https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/12/14/la-reconstruction-de-l-irak-un-gachis-de-100-milliards-de-dollars_1131018_32

      Au milieu de 2008, 117 milliards de dollars avaient été dépensés pour la reconstruction de l’Irak, dont 50 milliards payés par le contribuable américain, poursuit le document.

    • Ces entreprises qui ont prospéré sur le dos de la reconstruction en Irak
      https://www.france24.com/fr/20130319-irak-anniversaire-reconstruction-kpr-financial-times-gagnant-guer

      Là, carrément, l’argent du contribuable irakien on s’en contrefout,

      “Ces données sont choquantes et rappellent à quel point l’argent des contribuables américains a été mis à contribution dans des projets qui n’ont, au final, pas fait grand chose pour améliorer la situation sur place”, a souligné au "Financial Times" Claire McCaskill, une sénatrice américaine du parti démocrate qui milite pour encadrer plus strictement ce type de contrats.

    • Fraudes en Irak : 23 milliards de dollars ont disparu
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/06/17/fraudes-en-irak-23-milliards-de-dollars-ont-disparu_1059185_3218.html

      Selon la BBC, des procès pour corruption, surcharge de factures adressées au Pentagone ou au département d’Etat, non-livraison de biens payés et autres coups tordus, visent 70 entreprises américaines contractantes, en tête desquelles se trouve le groupe Halliburton, dirigé, jusqu’à sa nomination à la vice-présidence des Etats-Unis en 2000, par Dick Cheney. Halliburton avait obtenu, sans aucun appel d’offres, le plus gros contrat de reconstruction en Irak, mais ni la BBC ni aucun autre média ne peut publier quoi que ce soit sur les enquêtes et les procès en cours : « L’administration Bush a imposé le silence (gagging order) sur toutes ces affaires », déplore Panorama.

      [...]

      A Bagdad, chacun le sait, pour entrer dans la police, il faut verser 500 dollars de bakchich. Pour monter en grade, c’est 1 000. Besoin de médicaments rares ? Quelqu’un, au ministère de la santé, indiquera où trouver le pharmacien à qui il a vendu ses propres stocks, au noir. Toutes les guerres ont leurs profiteurs. « Mais en Irak, dit Munther Abdul Razzaq, un élu sunnite du Parlement, l’ampleur de la corruption défie l’imagination. »

    • Des milliards de dollars disparus mystérieusement en Irak | Slate.fr
      http://www.slate.fr/lien/39357/irak-vol-dollars-guerre

      Malgré des années d’enquêtes et de vérifications, les responsables de la Défense américaine ne peuvent toujours pas expliquer où est passé cet argent. CBS News a évoqué par le passé la fraude, le gaspillage ou les profiteurs de guerre, dans un pays alors dévasté, où les banques n’existaient plus et la traçabilité financière était impossible. Précédemment, il avait été dit que cet argent avait été égaré suite à une erreur de comptabilité. Mais pour la première fois, l’hypothèse d’un vol est soulevée par le gouvernement fédéral : Stuart Bowen, l’inspecteur général spécial pour la reconstruction en Irak, a déclaré au Los Angeles Times qu’il s’agirait peut-être du « plus grand vol de fonds de l’histoire du pays ».

      Ce contentieux constitue aujourd’hui une ombre sur les relations de Washington avec Bagdad, les responsables irakiens menaçant d’aller en justice pour récupérer cet argent. Ils affirment en effet que le gouvernement américain s’était engagé à protéger ces fonds dans un accord juridique datant de 2004 et tiennent donc Washington pour responsable.

    • 1) il faudra vérifier qu’ils tiennent promesse
      2) il faudra leur expliquer que Jérusalem Est et le Golan sont tout aussi illégalement occupés
      3) il faudra leur expliquer que la campagne BDS s’applique aussi aux investissements dans les frontières de 1948 !

  • Airbnb to remove listings in Jewish West Bank settlements
    Noa Landau, Yotam Berger, Jack Khoury and Reuters Nov 19, 2018 6:11 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/airbnb-to-remove-listings-in-jewish-west-bank-settlements-1.6662443

    Home-renting company Airbnb Inc said on Monday that it had decided to remove its listings in Jewish settlements in the West Bank, enclaves that most world powers consider illegal for taking up land where Palestinians seek statehood. In response, Israel’s Tourism Minister Yariv Levin instructed the ministry to restrict the company’s operations across the country.

    A statement on Airbnb’s website said: “We concluded that we should remove listings in Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.”

    It did not say when the decision, which according to Airbnb affects some 200 listings, would take effect. (...)

    #BDS

    • Airbnb se retire des colonies de Cisjordanie, menaces de sanctions israéliennes
      Par AFP — 19 novembre 2018 à 19:09 (mis à jour à 21:05)
      https://www.liberation.fr/planete/2018/11/19/airbnb-se-retire-des-colonies-de-cisjordanie-menaces-de-sanctions-israeli

      La plateforme de réservation de logements en ligne Airbnb a annoncé lundi qu’elle renonçait à faire des offres dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, provoquant des menaces de sanctions de la part d’Israël.

      La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans. Les colonies qui y sont construites par Israël sont considérées comme illégales par la communauté internationale qui les voient comme l’un des principaux obstacles à la paix. Le gouvernement israélien conteste cette vision.

      « Nous avons conclu que nous devrions retirer de nos listes les logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée qui sont au cœur de la dispute entre Israéliens et Palestiniens », a indiqué dans un communiqué Airbnb.

      « Nous savons que des gens vont être en désaccord avec cette décision et nous respectons leur perspective. C’est une question controversée », a ajouté le texte.

      La plateforme indique que 200 logements sont répertoriés dans les colonies, mais ne précise pas quand cette mesure entrera en vigueur.

      Le ministre israélien du Tourisme Yariv Levin a immédiatement dénoncé dans un communiqué la décision « honteuse et malheureuse » d’Airbnb. « Notre ministère a commencé à préparer des mesures immédiates pour limiter les activités d’Airbnb » en Israël.

      Il a ajouté qu’il comptait lancer un programme pour encourager la location de courte durée de logements dans les colonies de Cisjordanie.

    • Airbnb n’offrira plus de locations dans les colonies juives de Cisjordanie
      Par Piotr Smolar Publié le 19 novembre à 22h03, mis à jour le 20 novembre 2018 à 08h59
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/19/airbnb-supprime-les-locations-dans-les-colonies-juives-de-cisjordanie-israel

      La chambre est vraiment peu séduisante mais le prix attractif – 36 euros la nuit – et les collines environnantes offrent un cadre naturel magnifique. Il était encore possible de la louer, mardi 20 novembre, sur le site d’Airbnb.

      Située dans la colonie juive d’Itamar au nord de la Cisjordanie, à proximité de Naplouse, cette offre doit pourtant être retirée, à une date inconnue. La célèbre plate-forme de location a choisi d’anticiper la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et s’est engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies, soit environ 200 annonces.

      « Il existe des opinions opposées pour savoir si les entreprises devraient conduire des activités dans les territoires occupés qui sont soumis à des disputes historiques entre Israéliens et Palestiniens », commence prudemment le texte. Après une longue réflexion, l’entreprise a décidé de ne pas se réfugier uniquement derrière la loi américaine, qui l’autorise à mener ses activités en Cisjordanie.

      Elle évoque, parmi les motifs de son choix, les « souffrances humaines » que ces annonces peuvent susciter et leur lien avec le conflit. En revanche, Airbnb ne précise pas si Jérusalem-Est et le plateau du Golan, annexés par Israël sans reconnaissance internationale, étaient concernés par sa mesure.(...)

    • Airbnb efface de son site les propositions de location dans les colonies israéliennes
      19 novembre 2019 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/airbnb-efface-de-son-site-les-propositions-de-location-dans-les-

      Al Jazeera – Le service mondial de location en ligne, Airbnb, a annoncé qu’il supprimerait ses annonces dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée.

      La décision de lundi entraînera la suppression d’environ 200 annonces du site Web populaire d’hébergement, qui permet aux propriétaires de louer des chambres, des appartements et des maisons à des individus.

      « Nous avons conclu que nous devrions supprimer les inscriptions dans les colonies de peuplement israéliennes situées en Cisjordanie occupée qui sont au cœur du différend entre Israéliens et Palestiniens », indique un communiqué publié sur le site Internet d’Airbnb.

      La suppression des inscriptions aura lieu dans les prochains jours, a déclaré un porte-parole d’Airbnb à l’agence de presse Reuters.

      La société a déclaré être parvenue à cette conclusion sur la base d’un rapport interne servant à évaluer la manière dont elle gère les propositions dans les territoires occupés du monde entier.

      « La législation américaine autorise des sociétés telles qu’Airbnb à exercer des activités sur ces territoires. Parallèlement, de nombreux membres de la communauté internationale ont déclaré que les sociétés ne devraient pas y exercer leurs activités, estimant qu’elles ne devraient pas tirer profit de terres accaparées », dit la déclaration.

      « D’autres pensent que les entreprises ne devraient pas retirer leurs activités de ces zones », a ajouté le responsable.

      « Nous savons que des gens ne seront pas d’accord avec cette décision et tiendront à leur point de vue. C’est une question controversée. »

      Toutes les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.

      Les listes d’hébergement de Airbnb en Cisjordanie occupée ont longtemps été critiquées par la communauté palestinienne et les défenseurs des droits de l’homme.

  • MBS est derrière le meurtre de Khashoggi, selon la CIA - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1144033/mbs-est-derriere-le-meurtre-de-khashoggi-selon-la-cia.html

    La CIA a conclu que le prince héritier saoudien a commandité l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul le mois dernier, a rapporté vendredi le Washington Post, citant des sources anonymes au courant des investigations.

    Cette information divulguée par le Washington Post, où collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad, contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ». Contactée par l’AFP, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

    #mbs #arabie_soudite

    • Pour mujtahid
      https://twitter.com/mujtahidd/status/1063587806902128641
      il s’agit d’une manoeuvre, notamment du NYT, pour forcer la main à Trump.
      دون أن تعلن رسميا ومن أجل إحراج ترمب بإلزامه تحميل ابن سلمان المسؤولية مسؤولون في CIA يسربون لواشنطن بوست استنتاج الوكالة النهائي: أن ابن سلمان هو المسؤول عن كل الجريمة علما وتنسيقا ومتابعة وأنه كلف أخاه خالد بإقناع جمال بالحصول على الأوراق من تركيا

    • Pour la CIA, Mohammed Ben Salman a ordonné l’assassinat de Jamal Khashoggi
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/17/pour-la-cia-mohammed-ben-salman-a-ordonne-l-assassinat-de-jamal-khashoggi_53

      Cette information, relayée par le « Washington Post », contredit les affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané le prince héritier.

      Le prince héritier saoudien se pensait épargné, jeudi, après que le parquet l’a totalement dédouané dans l’affaire Jamal Khashoggi. C’était sans compter l’enquête de la Central Intelligence Agency (CIA, l’agence états-unienne de renseignement), qui a conclu que Mohammed Ben Salman Al Saoud (« MBS ») avait ordonné l’assassinat du journaliste et dissident, rapporte vendredi 16 novembre le Washington Post.
      Cette information divulguée par le journal auquel collaborait régulièrement le journaliste critique de Riyad contredit les récentes affirmations du royaume saoudien qui a totalement dédouané le prince héritier Mohammed Ben Salman. Contactée par l’Agence France-Presse, l’agence américaine de renseignements a refusé de commenter.

      Pour parvenir à ces conclusions, précise le Washington Post, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi. Selon le quotidien, Khaled Ben Salman a conseillé à M. Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien.

      Le quotidien ajoute qu’il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère, ajoutant qu’il n’était pas clair que Khaled Ben Salman soit au courant que M. Khashoggi serait ensuite assassiné.

      Khaled Ben Salman a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations. « C’est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes », a-t-il dénoncé.

    • La CIA est formelle : « MBS » a fait tuer Jamal Khashoggi
      https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0600164124093-la-cia-est-formelle-mbs-a-fait-tuer-jamal-khashoggi-2222549.p

      Les conclusions de la CIA risquent d’avoir de sévères répercussions. Selon le Washington Post, l’agence de renseignement aurait en effet découvert le rôle joué par le prince héritier saoudien dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. A savoir : le commanditaire.

      « Les Etats-Unis sont déterminés à demander des comptes à tous ceux qui sont responsables » du meurtre, a prudemment réagi le vice-président américain Mike Pence. Pour parvenir à cette conclusion, la CIA a examiné plusieurs éléments, dont un appel entre l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, qui n’est autre que le frère de « MBS », et Jamal Khashoggi.

      Khalid ben Salmane aurait apparemment conseillé au journaliste de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu’il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute qu’il aurait passé ce coup de fil à la demande de son frère. Toutefois, il n’est pas encore clair si Khalid ben Salmane était au courant de l’assassinat prévu.

  • Affaire Khashoggi : peine de mort requise pour cinq accusés, le prince héritier « MBS » dédouané
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/15/affaire-khashoggi-le-parquet-saoudien-requiert-la-peine-de-mort-pour-cinq-ac

    Le procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq accusés dans l’affaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Le parquet a, en revanche, totalement dédouané le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman (dit « MBS »), a annoncé à Ryiad jeudi 15 novembre le procureur général adjoint, Shaalan Al-Shaalan.

    Ce dernier a également admis que M. Khashoggi, opposant de MBS et exilé aux Etats-Unis depuis 2017, avait été drogué et démembré au sein du consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre. Les restes de l’éditorialiste du Washington Post ont ensuite été remis à un agent à l’extérieur du consulat.

    Le chef adjoint des services saoudiens, le général Ahmed Al-Assiri, avait ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi. Mais le chef de l’équipe de « négociateurs » dépêché sur place a donné l’ordre de le tuer, a fait savoir M. Al-Shaalan au cours de cette conférence de presse.

    La France estime que cette enquête du procureur général saoudien, et le défèrement devant la justice des dix-huit personnes arrêtées, « va dans le bon sens ».

    Mais cette version donnée par le parquet saoudien ne convainc pas la Turquie. « Toutes ces mesures sont certes positives, mais elles sont aussi insuffisantes », a déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, ajoutant qu’il n’avait « pas été satisfait » par certaines explications avancées jeudi par la justice saoudienne.
    « On nous dit que [Khashoggi] a été tué parce qu’il se serait opposé à ce qu’on le ramène dans son pays. Mais, en réalité, ce meurtre, comme nous l’avons déjà dit, a été planifié. Le dépeçage du corps n’était pas spontané. Ils avaient d’abord ramené les personnes et les outils nécessaires pour le faire. En d’autres termes, ils avaient déjà planifié comment ils le tueraient et comment ils le découperaient. »
    « Il ne faut pas que cette affaire soit refermée de cette manière, a poursuivi M. Cavusoglu. Nous allons faire tout ce qui est notre pouvoir pour faire la lumière sur tous les aspects de ce meurtre. »

    La Turquie a par ailleurs demandé mercredi l’ouverture d’une enquête internationale, ce que refuse Riyad. « C’est quelque chose qui est rejeté », a déclaré jeudi le ministre des affaires étrangères saoudien, Adel Al-Jubeir, lors d’une conférence de presse, en rappelant que le royaume saoudien disposait d’un organisme d’enquête.

    Les Etats-Unis, eux, ont annoncé des sanctions financières ciblées contre dix-sept responsables saoudiens impliqués dans le meurtre du journaliste. Celles-ci consistent à bloquer tous les biens ou avoirs des personnes visées aux Etats-Unis, et à interdire aux ressortissants américains de faire des affaires avec elles.

    Parmi les personnes visées figurent des membres de la garde rapprochée de MBS : Saoud Al-Qahtani et son « subordonné » Maher Mutreb, ainsi que le consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, Mohammad Al-Otaibi.

  • Affaire Khashoggi : le premier ministre canadien confirme l’existence d’enregistrements de l’assassinat du journaliste
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/12/affaire-khashoggi-le-premier-ministre-canadien-confirme-l-existence-d-enregi

    Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a confirmé, lundi 12 novembre, à Paris, en marge du Forum pour la paix, que les services de renseignement canadiens avaient écouté des enregistrements ayant trait à l’assassinat de Jamal Khashoggi.
    C’est le premier dirigeant occidental à confirmer officiellement l’existence d’un enregistrement audio portant sur le meurtre du journaliste saoudien. L’éditorialiste, collaborateur du Washington Post, a été tué par un commando saoudien le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul, où il s’était rendu pour des démarches administratives.
    […]
    Dans une interview à la chaîne de télévision France 2, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a en revanche dit ne « pas avoir connaissance » d’un partage d’informations turques, contredisant des déclarations de M. Erdogan.

    Interrogé sur l’éventualité d’un mensonge du président turc sur ce point, le ministre français a observé que ce dernier avait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ».

    Une accusation « inacceptable », a vivement réagi auprès de l’Agence France-Presse le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, ajoutant qu’un responsable français avait notamment eu accès à un « enregistrement audio » portant sur le meurtre de Khashoggi. M. Altun a affirmé que « des preuves » avaient été « partagées avec les institutions concernées du gouvernement français », ajoutant que « le 24 octobre, un représentant des services de renseignement français a écouté l’enregistrement audio ».

  • The Illogic of the U.S. #Sanctions Snapback on #Iran | Crisis Group
    https://www.crisisgroup.org/middle-east-north-africa/gulf-and-arabian-peninsula/iran/b64-illogic-us-sanctions-snapback-iran

    A 40-year analysis of Iran’s economic performance and regional policy reveals little to no correlation between the two, as Tehran has continued to pursue policies it deems central to its national security no matter its degree of economic wellbeing at home.

    En Iran, les #pauvres, premières victimes des sanctions américaines
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/23/en-iran-les-pauvres-premieres-victimes-des-sanctions-americaines_5373267_321

    #Etats-Unis

  • La Jordanie revient sur deux annexes du traité de paix avec Israël
    LE MONDE | 21.10.2018 à 16h20 • Mis à jour le 22.10.2018 à 07h53 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/21/la-jordanie-veut-reprendre-a-israel-des-zones-pretees-depuis-l-accord-de-pai

    L’affaire dépasse largement deux confettis de terres agricoles. Le roi Abdallah II de Jordanie a suscité la stupéfaction dans les cercles du pouvoir israélien, dimanche 21 octobre, en annonçant qu’il refusait de reconduire deux annexes du traité de paix liant ces pays voisins.

    Depuis sa signature, en 1994, le traité prévoyait que ces terres frontalières – la zone Baqoura-Naharayim et la zone Al-Ghamr-Zofar –, sous souveraineté jordanienne, seraient mises gratuitement à la disposition des fermiers israéliens pour une période de vingt-cinq ans. Un an avant la fin de l’échéance, comme il en a le droit, le roi Abdallah II affirme donc qu’il ne veut pas renouveler ce dispositif.
    Un signal envoyé à Israël

    De façon inhabituelle, le souverain a justifié sa position sur Twitter, en soulignant sa volonté de « prendre toutes les décisions au service de la Jordanie et des Jordaniens ». Une façon, analyse-t-on du côté israélien, d’inscrire ce retournement dans la politique intérieure du pays. Près de 80 députés jordaniens avaient appelé à ne pas renouveler ce régime spécial accordé aux deux confettis de terres. Il en allait, pour eux, de la dignité et de la souveraineté du royaume. De nombreux experts et des voix dans la société civile s’étaient emparés du sujet, ces derniers mois.

    « Le roi a dû passer outre des votes répétés au Parlement, ce qui l’a fait apparaître comme un défenseur d’Israël, souligne Ofer Zalzberg, analyste pour l’International Crisis Group. Ce geste lui permet d’envoyer un signal en faisant payer un prix aux Israéliens pour l’éloignement de la solution à deux Etats et leur comportement unilatéral sur le lieu saint de l’esplanade des Mosquées. Il a plus de latitude pour agir ainsi depuis qu’il n’est plus obligé de se coordonner étroitement avec les Israéliens pour soutenir les rebelles au sud de la Syrie, car Damas a repris cette zone. »

    Israël s’enorgueillit des relations étroites, notamment sécuritaires, qu’il a nouées avec l’Egypte et la Jordanie, après la conclusion d’un traité de paix avec chacun d’entre eux. L’Etat hébreu en fait même un modèle à suivre, dans le rapprochement esquissé en coulisses avec d’autres pays du bloc sunnite dit « modéré ».
    (...)
    « Cet accord [de paix] dans sa totalité constitue un bien cher pour nos deux pays », a réagi très prudemment Benyamin Nétanyahou, dimanche, lors d’une cérémonie à la mémoire de l’ancien premier ministre Yitzhak Rabin. Les officiels israéliens comptent maintenant sur l’année à venir, pendant laquelle les annexes s’appliquent encore, pour trouver un arrangement avec Amman. « On comprend le désarroi dans lequel se trouve le roi sur le plan intérieur, on ne l’accable pas », dit un haut fonctionnaire israélien. En juin, des manifestations de masse contre des mesures d’austérité fiscale avaient fait tomber le premier ministre jordanien. (...)

  • Israël : le Franco-Palestinien Salah Hamouri libéré
    RFI - Publié le 30-09-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180930-israel-le-franco-palestinien-salah-hamouri-libere-apres-plus-an-detenti

    L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, 33 ans, a été libéré de prison dimanche après plus d’un an de détention administrative en Israël. Il lui est interdit de célébrer sa libération et de participer à des activités militantes pendant 30 jours. Il a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est.

    Dans leur maison située dans un faubourg de Jérusalem-Est, les parents de Salah Hamouri, ont mis de la musique en fond sonore, même si l’avocat franco-palestinien a interdiction de fêter sa libération. Après 13 mois de prison, il fait son retour sous des cris de surprise, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic.

    Soupçonné de conduire des « activités illégales » en Cisjordanie et à Jérusalem et placé en détention administrative, c’est à dire sans inculpation, ni vrai procès, le trentenaire dénonce une arrestation arbitraire.

    « Il n’y a rien qui explique pourquoi ils sont venus. Ils n’y a aucune charge. Rien. »

    Désormais libre, Salah Hamouri a un objectif : retrouver sa femme française et son fils, qui sont interdits de territoire par Israël depuis bientôt deux ans.

    « Le retour de ma femme et de mon enfant, c’est un deuxième combat pour moi, parce que je sais bien que le seul but pour les Israéliens c’est de se débarrasser de moi. Ils veulent m’obliger à sortir du pays. Ça je ne veux pas, c’est une décision définitive pour moi. Moi je reste là. Ils me manquent beaucoup, mais malgré cela, le moral ça va. Et j’espère que pour le reste des prisonniers, ils vont sortir au plus vite. »

    Selon des organisations de défense des droits des prisonniers, 450 palestiniens sont incarcérés en Israël sous le régime de la détention administrative.

    #Salah_Hamouri

    • Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, après plus d’un an de prison
      LE MONDE | 30.09.2018 à 16h59 • Mis à jour le 01.10.2018 à 09h37 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/30/apres-plus-d-un-an-de-detention-israel-libere-l-avocat-franco-palestinien-sa

      L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.
      (...)
      Il a été libéré sous certaines conditions, notamment celle de limiter ses activités militantes pour la cause palestinienne. Celui qui a passé l’essentiel de sa détention administrative dans la prison de Ketziot dans le désert du Néguev raconte volontiers le quotidien de son expérience derrière les barreaux. Dans la section III, six tentes de vingt détenus, lits superposés. Chaque jour, réveil à 6 h 30, inspection. Puis on s’occupe comme on peut :

      « Avec mon expérience de la prison, je savais qu’il fallait rendre chaque journée utile, et ne pas fixer les murs ou compter les étoiles. On essayait d’améliorer notre niveau culturel, de courir un peu, de faire des pompes. J’ai donné des cours d’histoire de la Palestine, de français aussi. »

      Son surnom : « le Français ». « C’est mieux que son dernier passage en prison, où on l’appelait Sarkozy ! », rit sa mère, qui est française. Emprisonné pour la première fois en 2005, Salah Hamouri est une figure emblématique en France des réseaux propalestiniens. Il estime que Paris n’a pas tout fait pour accélérer sa libération, malgré la visite consulaire mensuelle. « Je sais que mon dossier était dérangeant et que les relations avec Israël sont spéciales », affirme-t-il

    • France Diplomatie
      Israël - Libération de Salah Hamouri (30 septembre 2018)
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/relations-bilaterales/evenements/article/israel-liberation-de-salah-hamouri-30-09-18

      La France se réjouit de la libération hier de notre compatriote Salah Hamouri, en faveur duquel le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sont intervenus à plusieurs reprises auprès du Premier ministre israélien.

      Au cours des treize mois de la détention administrative de notre compatriote, les autorités consulaires françaises lui ont rendu régulièrement visite.

      Nous souhaitons à présent que l’épouse et le fils de Salah Hamouri puissent obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver.

  • La livraison de missiles S-300 russes à la Syrie, c’est un des marronniers du conflit syrien : ça occupe les commentateurs une fois par an.

    La livraison est « attendue », « le doute est dissipé », « les missiles seront bien livrés » depuis… au moins mai 2013. Par exemple : La livraison attendue de missiles S-300 à la Syrie provoque une montée de la tension en Israël
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/29/israel-montee-de-tension-apres-la-confirmation-de-livraison-de-missiles-russ

    Jusqu’à ces derniers jours, l’incertitude prévalait : la Russie allait-elle livrer les puissants missiles sol-air S 300 à son allié de Damas, en dépit du voyage de M. Nétanyahou à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, le 14 mai, pour dissuader Vladimir Poutine d’honorer ce contrat d’armement à la Syrie ?

    Le doute a été dissipé par les propos de Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des affaires étrangères : les missiles seront bien livrés, a-t-il confirmé mardi, notamment parce qu’une telle étape « peut aider à restreindre quelques têtes brûlées qui envisagent un scénario visant à donner une dimension internationale à ce conflit ».

    • Il est rarissime que les dirigeants israéliens profèrent des menaces aussi peu voilées, à plus forte raison envers la Syrie, un pays avec qui l’Etat juif maintient un état de paix de fait depuis quarante ans.

      Euh, comment dire ? sur le plan rhétorique, la présentation des faits est assez étrange. La livraison avait été suspendue en 2013 à la suite d’un accord tacite avec la Russie. Celle-ci estime que l’accord a été rompu par les agissements «  pacifistes de fait  » envers la Syrie, agissements qui ont abouti, de son point de vue, à la destruction de l’Il-20 russe.

      cf., entre autres, https://seenthis.net/messages/724320

      Ah, tiens, l’article est de … mai 2013…

  • Israel orders Khan al-Ahmar residents to evacuate before October
    Sept. 23, 2018 11:28 A.M. (Updated: Sept. 23, 2018 11:30 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781175

    JERUSALEM (Ma’an) — The Israeli Civil Administration ordered on Sunday the Bedouin residents of Khan al-Ahmar village, east of Jerusalem, to demolish their homes and to evacuate the area before the start of October.

    According to local sources, staff members of the Israeli Civil Administration under the protection of Israeli forces stormed Khan al-Ahmar and handed evacuation notices to the residents, ordering them to demolish their homes and evacuate the village within the given timeframe.

    Sources said that Israeli forces threatened the residents in case of non-implementation of the notices, the Israeli army would demolish the village.

    Sources added that large numbers of heavily armed Israeli forces stormed the village and surrounded the open sit-in tent, as well as took photos of the participants.

    Earlier this month, the Israeli High Court rejected an appeal against the demolition of Khan al-Ahmar and ruled for its evacuation and demolition to take place, under the pretext of building without a difficult-to-obtain Israeli permit.

    However, critics say that the displacement of the residents and the demolition of the village is as part of an Israeli plan to expand the nearby illegal Israeli settlement of Kfar Adummim.

    The village is inhabited by about 200 Palestinians, 53% of whom are children and 95% of whom are refugees registered with the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA).

    #Khan_al-Ahmar

    • Israël exige que les Bédouins de Khan Al-Ahmar détruisent leurs maisons d’ici à octobre
      LE MONDE | 23.09.2018 à 13h10 • Mis à jour le 23.09.2018 à 13h49
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/23/israel-demande-aux-habitants-d-un-village-bedouin-de-detruire-leurs-maisons-

      Israël a demandé dimanche 23 septembre aux habitants d’un village bédouin de Cisjordanie, érigé par ses défenseurs en symbole de la lutte contre la colonisation israélienne, de démolir eux-mêmes « toutes les structures du site » d’ici au 1er octobre.

      Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné au début de septembre son accord à la démolition de Khan Al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 Bédouins à l’est de Jérusalem, coincé entre deux colonies israéliennes.
      Décision de la Cour suprême

      Ce village bédouin palestinien est devenu emblématique du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie.

      « En application de la décision de la Cour suprême, les habitants de Khan Al-Ahmar ont reçu dimanche l’ordre de détruire toutes les structures du site avant le 1er octobre », a précisé un communiqué du Cogat, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.

      L’Etat israélien s’est engagé à laisser les habitants du village démolir eux-mêmes leur hameau, mais le communiqué ne précise pas quelles mesures seront prises si les habitants refusent.

      « Personne ne partira, il faudra nous expulser par la force ! », a affirmé à l’Agence France-Presse Eid Abou Khamis, un porte-parole du village contacté par téléphone. Si Khan Al-Ahmar est démoli, « ce sera uniquement par la force », a-t-il ajouté.

      Colonisation de la Cisjordanie

      Huit pays européens, dont la France, ont réclamé jeudi à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur le territoire. Les pays arabes à l’Organisation des Nations unies ont souligné par la suite qu’ils approuvaient et soutenaient la prise de position des huit pays européens.

      Israël occupe depuis près de cinquante ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de Bédouins se sont installées à l’est de Jérusalem.

      Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600 000 colons israéliens coexistent, de manière souvent conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens. Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.

  • Arabie saoudite : cinq militants des droits de l’homme risquent la peine de mort

    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/23/riyad-requiert-la-peine-de-mort-pour-cinq-militants-des-droits-de-l-homme_53

    Le Monde, décidément ne fait aucun progrès : parmi les cinq personnes mentionnées il y a au moins une femme (Israa Al-Ghomgham) et peut-être plus, mais le Monde s’en fout. Ce serait pas trè compliqué de s’adapter (Cinq militant·es pour la défense des droits humains), mais bon, n’en demandons pas trop à des journalistes méprisants et limités.

    La peine de mort a été requise à l’encontre de cinq militants des droits de l’homme en Arabie saoudite, ont annoncé, mercredi 22 août, Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et plusieurs groupes de défense des droits de l’homme.

    Parmi ces personnes figure Israa Al-Ghomgham, militante chiite de premier plan qui a rassemblé des informations sur les manifestations de masse qui ont eu lieu dans la province orientale du pays à partir de 2011.

    –---

    Saudi Prosecution Seeks Death Penalty for Female Activist | Human Rights Watch

    https://www.hrw.org/news/2018/08/21/saudi-prosecution-seeks-death-penalty-female-activist

    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/open_graph/public/multimedia_images_2018/201806mena_saudi_women.jpg?itok=X6bSQHEV

    International standards, including the Arab Charter on Human Rights, ratified by Saudi Arabia, require countries that retain the death penalty to use it only for the “most serious crimes,” and in exceptional circumstances. Human Rights Watch opposes capital punishment in all countries and under all circumstances. Capital punishment is unique in its cruelty and finality, and it is inevitably and universally plagued with arbitrariness, prejudice, and error.

    A recent crackdown on women’s rights activists in Saudi Arabia has led to the arrest of at least 13 women under the pretext of maintaining national security. While some have since been released, others remain detained without charge. They are: Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef, Eman al-Nafjan, Nouf Abdelaziz, Mayaa al-Zahrani, Hatoon al-Fassi, Samar Badawi, Nassema al-Sadah, and Amal al-Harbi. Authorities have accused several of them of serious crimes and local media outlets carried out an unprecedented campaign against them, labeling them “traitors.

    –----

    Saudi Arabia arrests two more prominent women’s right activists

    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/08/01/saudi-arabia-arrests-two-prominent-womens-right-activists

    Saudi Arabian authorities have arrested two high-profile women’s rights activists, Human Rights Watch said Wednesday, amid what the organisation called an “unprecedented” crackdown on dissent.

    Award-winning gender rights activist Samar Badawi was arrested along with fellow campaigner Nassima al-Sadah this week, “the latest victims of an unprecedented government crackdown on the women’s rights movement,” HRW said in a statement.

    #droits_humains #droit_des_femmes #arabie_saoudite #barbares et aussi #journalisme_misérable

  • Arabie saoudite : Peine de mort demandée pour des militantes | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220818/arabie-saoudite-peine-de-mort-demandee-pour-des-militantes

    La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l’homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense.

    RYAD (Reuters) - La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l’homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense.

    Parmi les détenues figurent Israa al Ghomgham, militante musulmane chiite de premier plan qui a rassemblé des informations sur les manifestations de masse qui ont eu lieu dans la province Orientale à partir de 2011. Elle a été arrêtée chez elle en décembre 2015 avec son mari.

    Elle pourrait être la première femme à être condamnée à la peine capitale pour son activité relative aux droits de l’homme. Elle est notamment accusée d’incitation à manifester et d’avoir apporté un soutien moral à des émeutiers.
    L’Arabie saoudite, monarchie absolue sunnite où les manifestations publiques et les partis politiques sont interdits, a adopté ces dernières années des réformes sociales et économiques de grande envergure sous la houlette du jeune prince héritier Mohamed ben Salman (MBS).

    Mais ces réformes sont accompagnées d’une répression contre les dissidents. Des dizaines de religieux, d’intellectuels et de militants ont été arrêtés cette année, dont des femmes qui avaient fait campagne pour le droit de conduire dans ce pays musulman profondément conservateur.

    Or, les femmes se sont vus récemment accorder le droit de passer leur permis de conduire.

    « Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

    ALQST, un groupe saoudien de défense des droits de l’homme basé à Londres, a rapporté la décision concernant Israa al Ghomgham au début de la semaine.

    Des militantes des droits de l’homme ! Ce sont pour les droits des femmes qu’elles se battent et que les hommes vont les décapitées.

    • #merci @mad_meg de systématiquement relever la question terminologique, il reste un long chemin à faire avant de réussir à passer des droits de l’homme aux droits humains. Il se trouve qu’on s’est accroché il y a quelques mois avec un groupe de militantes (de défense des droits humains, donc) - et non pas de militants mâles pourtant, qui souhaitaient utiliser nos cartes pour leur nouveau site, et qui ont refusé de changer l’expression « Droits de l’homme » pour « Droits humains » au prétexte que c’était l’histoire, que ça venait des « Lumières » et qu’on ne s’essuit pas les pieds sur l’Histoire. Voilà aussi ce contre quoi il faut se battre. J’ajoute que jai finalement refusé de fournir la cartographie tant que l’expresion « Droits de l’homme » figurerait sur le site.

    • Merci @reka de ne pas avoir laissé passer ça. Il y a parfois des femmes qui s’arcboutent pour conserver un statut d’inférieures à toutes les autres femmes.

      Et je souligne aussi la #traduction_sexiste de médiapart avec son « militantes des droits de l’homme » d’autant que Human Rights Watch a fait un communiqué en anglais.

      https://www.hrw.org/news/2018/08/21/saudi-prosecution-seeks-death-penalty-female-activist

      (Beirut) – Saudi Arabia’s Public Prosecution is seeking the death penalty against five Eastern Province activists, including female human rights activist Israa al-Ghomgham, Human Rights Watch said today. The activists, along with one other person not facing execution, are being tried in the country’s terrorism tribunal on charges solely related to their peaceful activism.

      The Public Prosecution, which reports directly to the king, accused the detained activists of several charges that do not resemble recognizable crimes, including “participating in protests in the Qatif region,” “incitement to protest,” “chanting slogans hostile to the regime,” “attempting to inflame public opinion,” “filming protests and publishing on social media,” and “providing moral support to rioters.” It called for their execution based on the Islamic law principle of ta’zir, in which the judge has discretion over the definition of what constitutes a crime and over the sentence. Authorities have held all six activists in pretrial detention and without legal representation for over two years. Their next court date has been scheduled for October 28, 2018.

      Attention, comme je le soulignais dans un autre seen, la traduction Gogll ne traduit pas le féminin correctement. N’empêche, l’algorithme utilise bien l’expression « droits humains ».

      #Israa_Al-Ghomgham
      #Samar_Badawi
      #Nassima_Al-Sadah
      #Loujain_al-Hathloul
      #Aziza_al-Yousef
      #Eman_al-Nafjan
      #Nouf_Abdelaziz
      #Mayaa_al-Zahrani
      #Hatoon_al-Fassi
      #Amal_al-Harbi

    • Je comprend pas ce qui t’empeiche de dire « Défenseuse » si le suffixe en -esse te va pas et que tu aime « défenseuse ». Pas de problème avec la paraphrase non plus. Les suffixes en esse ont un coté ancien régime - noblesse, papesse, philosophesse, peintresse, comptesse...
      Le dictionnaire cordiale accepte defenseuse :
      https://www.universalis.fr/dictionnaire/defenseuse
      wikipédia dit que le dictionnaire de l’AF ne reconnait pas défenseuse, mais c’est une raison de plus pour s’en servir. L’AF choisissant toujours le mot ou la tournure qui va exprimer haine ou/et mépris des femmes et tout ce qui est féminin de près ou de loin.

      Sinon pour revenir à ces millitantes qui risquent la peine de mort. Je me disait qu’au moins le féminin était conservé à « militante » car il y a 5 femmes, sinon le féminin aurais disparu. Sur le e-monde en fait elles disparaissent.
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/23/riyad-requiert-la-peine-de-mort-pour-cinq-militants-des-droits-de-l-homme_53

      Riyad requiert la peine de mort pour cinq militants des droits de l’homme

      Parmi eux, Israa Al-Ghomgham pourrait devenir la première femme condamnée à la peine capitale pour son engagement en faveur des libertés.

      Et pour illustré ceci une photo de 5 hommes et Israa Al-Ghomgham enfant.

      Du coup c’est curieux de parler de 5 millitantes chez médiapart. D’autre part j’ai pas vu l’usage du mot féminisme, seulement « militante pour les droits de l’homme » ou « pour la liberté » en anglais les journaux vont jusqu’a osé dire parfois « militante pour les liberté des femmes » mais le mot féminisme est proscrit.

  • Israël assouplit les conditions d’éligibilité au port d’armes
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/21/israel-assouplit-les-conditions-d-eligibilite-au-port-d-armes_5344616_3218.h

    Désormais, tous les Israéliens ayant bénéficié d’une solide formation au combat d’infanterie peuvent en effet désormais demander une autorisation de port d’armes.

    Imaginons un titre dans le stye « Trump assouplit le port d’armes aux USA » ! Magnifique #le_monde

  • Update: “Israeli Soldiers Kill Two Palestinians, injure 270, In Gaza”
    August 18, 2018 2:44 AM IMEMC News
    http://imemc.org/article/one-palestinian-killed-156-injured-at-gaza-border

    The Palestinian Health Ministry in the Gaza Strip has confirmed that Israeli soldiers killed, Friday, two Palestinians and injured 270 others, including 60 who were shot with live fire.

    The Ministry said the soldiers killed Karim Abu Fatayer, 30, by shooting him with a live round in his head, east of the al-Boreij refugee camp, in central Gaza.


    The Palestinian was shot in his eye, and the bullet exited through the back of his head after fracturing his skill and scattering his brain. The slain Palestinian is from Deir al-Balah, in central Gaza.

    Furthermore, the soldiers killed
    Sa’adi ِAkram Abu Muammar ,
    26, east of Rafah, in the southern part of the Gaza Strip.

    Sa’adi is a married father of two daughters, Rahaf, 5, and Aseel, 3, and his wife is seven months pregnant.

    The Health Ministry also said the soldiers injured 270 Palestinians in several parts of the Gaza Strip, during the Great Return processions; 166 of them were treated in field clinics, and 104 were rushed to hospitals.

    Among the wounded are 60 who were shot with live fire, including 19 children, in addition to nine medics, who were injured by shrapnel or suffered the effects of teargas inhalation.

    The Health Ministry in Gaza said the latest Israeli assaults bring the number of slain Palestinians since March 30th, to 170, in addition to 18300 who were injured.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour

    • Gaza : deux Palestiniens tués à la frontière
      Le Monde | 17.08.2018 à 20h51
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/17/gaza-deux-palestiniens-tues-a-la-frontiere_5343636_3218.html?xtor=RSS-3208

      Des manifestations ont donné lieu à des heurts avec des soldats vendredi. Ces événements ne devraient pas remettre en question la trêve en vigueur depuis une semaine.

      Deux Palestiniens ont été tués vendredi 17 août par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza, lors de manifestations et de heurts le long de la frontière, en plein effort diplomatique pour instaurer un cessez-le-feu durable.

      Cette journée de vendredi avait valeur de test sur la solidité de la trêve observée depuis une semaine par l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens, après des mois de tensions dans et autour de l’enclave.

      Selon le ministère de la santé gazaoui, deux Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés par balle lors de manifestations de quelques milliers de Gazaouis et de confrontations avec des soldats postés sur la barrière de sécurité israélienne.
      (...)
      Ce vendredi était donc attendu. La mobilisation est restée moindre que certains vendredis qui avaient réuni jusqu’à des dizaines de milliers de personnes, mais deux Palestiniens ont été tués. Karim Abou Fatayer , 30 ans, a été mortellement atteint par des tirs israéliens non loin du camp de réfugiés d’Al-Boureij. Sadi Mouammar , 26 ans, a lui succombé à un tir dans la tête à l’est de Rafah, selon le ministère gazaoui de la santé. Soixante-dix personnes ont été blessées par balle et environ 200 autres par d’autres moyens, notamment des gaz lacrymogènes.

      Au moins 171 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars. Pour la première fois depuis 2014, un soldat israélien a été tué, le 20 juillet.

  • Israël classe sans suite l’enquête sur une attaque meurtrière à Gaza
    Le Monde | 15.08.2018 à 21h00 • Mis à jour le 16.08.2018 à 15h51
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/15/israel-classe-sans-suite-l-enquete-sur-une-attaque-meurtriere-a-gaza_5342826

    L’armée israélienne a annoncé mercredi 15 août avoir classé sans suite l’enquête sur une opération meurtrière en août 2014 dans la bande de Gaza qualifié de « crime de guerre » par des ONG.

    Le 1er août 2014, près d’un mois après le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas au pouvoir dans l’enclave palestinienne, l’armée avait lancé une opération à la suite de la capture d’un de ses soldats.

    #Gaza

    • Closing of probe into 2014 Gaza war’s ’Black Friday’ lacks touch with reality
      When a preliminary examination lasts four years, its real purpose is to prevent a criminal investigation
      Mordechai Kremnitzer | Aug. 16, 2018 | 10:34 PM
      Haaretz.Com
      https://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-closing-of-probe-into-black-friday-lacks-touch-with-reality-1.6387

      Of the 360 incidents he scrutinized, an indictment was filed in only one – for looting. In his public statement, Military Advocate General Sharon Afek noted that he recommended disciplinary action by commanders or learning operational lessons in some cases, but didn’t specify how many such cases there were or what the outcome of those proceedings was, despite his assertion at the start of the statement that he is committed to transparency.

      The statement praised the investigations’ thoroughness and efficiency. But assuming that efficiency includes speed, this is hard to accept.

      A General Staff forum has yet to complete its inquiry into dozens of incidents, and the decision on Rafah came four years after the battle. Moreover, the Rafah investigation still hasn’t clarified the circumstances of the deaths of 16 of the 70 Gazan civilians killed during the battle. This is an unreasonable length of time, even for a very complex incident.

      The General Staff forum consisted of three teams led by reservist brigadier generals. They decided to open almost no criminal investigations. But this is a corruption of the very idea of a General Staff inquiry. As Afek’s decision said, that inquiry was meant to be a preliminary examination of the facts prior to deciding whether to open a criminal investigation. A preliminary examination that lasts four years?

      When a preliminary examination lasts that long, it has clearly ceased to be a preliminary to deciding whether to open a criminal investigation, and instead becomes an inquiry that prevents any such investigation. The passage of time isn’t neutral; it destroys the ability to uncover the truth.

      As for transparency, the Rafah decision fulfilled this commitment only partially. Transparency is achieved when readers can use the facts to make their own evaluation of the conclusions reached. Afek’s decision didn’t make this possible.

      In some cases, the decision noted that efforts were made to assess the proportionality of opening fire in light of the possible civilian casualties. In other cases, it didn’t say this. Were no such efforts made in those cases?

      For some reason, the decision discussed fatalities and property damage, but not wounded civilians. Nor did it explain the criteria used to determine proportionality. Without this information, how can we evaluate Afek’s judgment that the commanders’ decisions were reasonable?

      He also didn’t explain how he dealt with the tendency – of which there was some evidence in the cases he analyzed – to adjust reality to fit what military necessity would make desirable. Because the presence of civilians limits the army’s freedom of action, the tendency is not to see civilians, or else to downplay their number or the likelihood of their presence. This plays a critical role in excessive civilian casualties.

      Another crucial omission was Afek’s failure to explain the factors that led to suspicions that operations in Rafah had violated the laws of war. The first of these was the Hannibal Directive, which stated that if a soldier were kidnapped, his comrades should try to kill the kidnappers, even at the cost of the abducted soldier’s life.

      Afek found that there were significant gaps in commanders’ understanding of this directive, and also between the General Staff’s orders and those issued by the Southern Command and units in Gaza. But he didn’t think these gaps warranted any steps against individual commanders.

      He also said the Hannibal Directive doesn’t override the rules of engagement that govern shooting at kidnappers during a kidnapping, and formally, he’s correct. But in practice, if officers and soldiers understood that to prevent the abduction of a soldier, they were permitted, and perhaps even obligated, to kill or endanger their own comrade, what does this imply about the degree to which the lives of Gazan residents could be endangered during combat against Hamas terrorists?

      And to tell the truth, the policy of all Israeli governments on prisoner swaps, from the 1985 Jibril deal to the 2011 Shalit deal, exposes our soft underbelly to the enemy and turns a soldier’s abduction into a strategic problem of the first order. This policy is understandable from a human perspective, but nevertheless unreasonable. The Hannibal Directive was born of this mistaken policy. But given this policy, is there a limit to what should be done to prevent the kidnapping of a soldier, including, if necessary, killing or wounding enemy noncombatants?

      The second factor which provided grounds for suspicion was the battle orders issued by the Givati Brigade’s commander at the time, Ofer Winter, in which he turned the war into a holy war and Hamas into a group that “curses the God of Israel’s battles.” The problem isn’t just the words themselves, but the fact that they fell on fertile ground.

      Even without them, Hamas was viewed as an existential enemy, and Gazan residents as Hamas members in disguise or at least Hamas supporters, and therefore, “woe to the evildoer and woe to his neighbor.” Moreover, there were rabbis who wrote that Jewish law permits shedding the blood of enemy civilians during wartime, and even some secular people said that avoiding risk to our soldiers justifies almost any risk to enemy civilians. It is reasonable to assume that all this had no impact?

      Afek’s expectation of finding statements made at the time that would provide evidence of a desire for revenge or punishment seems naïve. This is also true even of something that seems less implausible: finding evidence of indifference to the fate of Gazan residents. Even someone motivated by such feelings presumably isn’t stupid enough to say so, either in real time or afterwards.

      A criminal investigation, had there been one, might have uncovered such motives. But an inquiry by commanders, in which those interrogated know their words could incriminate them, clearly won’t.

      I don’t envy Afek, who was being pulled in both directions. On one hand, the army and most of the Israeli public is unwilling to convict commanders and soldiers for acts committed while fighting an enemy to protect the state and the people, even if they violated the law (in contrast to, say, theft or looting). On the other hand, he must shield commanders against legal proceedings outside Israel by overseeing internal proceedings that are independent, efficient, speedy and transparent.

      Afek met expectations on the first point, but his inquiry doesn’t seem to provide maximum protection against international legal proceedings. Had he included civilian investigators on the inquiry teams alongside the senior reserve officers (who understandably feel solidarity with their comrades in arms and are committed to maximum freedom of action for the army), or ordered a criminal investigation, he would have done better on this score. The length of time that has passed is also an obstacle to achieving this goal.

      The picture that emerges from Afek’s decision, to the degree that it reflects reality, is enormously flattering to the army. As such, it gladdens our hearts. Nevertheless, our brains can’t help signaling skepticism.

  • Israeli Druze commander quits army over nation-state law in open letter to Netanyahu

    In a Facebook post, Capt. Amir Jmall calls on leaders of his community to work toward putting an end to the compulsory conscription of Israeli Druze

    Yaniv Kubovich
    Jul 30, 2018 5:36 PM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israeli-druze-quits-idf-over-nation-state-law-in-letter-to-netanya

    In the letter, Jmall also called on leaders of his community to work toward putting an end to the compulsory conscription of Israel’s Druze. The Facebook post has since been removed.
    “This morning, when I woke up to drive to the [army] base, I asked myself, why? Why do I have to serve the State of Israel, a state that my two brothers, my father and I have served with dedication, a sense of mission and a love of the homeland, and, in the end, what do we get? To be second-class citizens,” Jmall wrote.
    >> ’When we’re in uniform they treat us well’: Israel’s Druze no longer feel like blood brothers
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    "Continue serving the country? I do not want to continue and I am sure that hundreds more people will stop serving and will be discharged from the army following your decision, Netanyahu, that of you and your government,” he continued.
    "After many thoughts ran through my head, I decided to let go and to discontinue serving the country, a country that has a government that takes and does not give back.”
    In conclusion, Jmall wrote: “I ask everyone who is against the nation-state law to share and share my proposal to community leaders to stop the conscription law for members of the Druze community.”
    The Basic Law: Israel as the Nation-State of the Jewish People, also known as the nation-state law, approved by the Knesset on July 19, affirmed that only Jews have the right to self-determination in Israel. It also downgraded Arabic to a language with “special status,” among several other controversial measures that affect the Israeli Druze.
    The nation-state law is designed to alter the application of the Basic Law on Human Dignity and Liberty in court rulings, and permits judges to give priority to Israel’s Jewish character in their rulings.

    Last week, Druze lawmakers were the first to file a High Court of Justice petition against the legislation. A hundred Druze Israel Defense Forces reserve officers added their voices to that effort on Wednesday, prompting Education Minister Naftali Bennett to speak out in support of “our blood brothers” on Twitter.
    Finance Minister Moshe Kahlon echoed similar sentiments on Thursday, telling Israeli Army Radio, “The enactment of the nation-state law was done hastily,” and adding: “We were wrong and we need to fix it.”
    On Saturday, Israeli Arab lawmaker Zouheir Bahloul (Zionist Union) announced his intention to resign from the Knesset in protest of the law. "The law oppresses me and oppresses the population that sent me to the Knesset,’’ he said.

    • Haaretz, 1er août
      Nation-state Law Backlash: Druze Leaders Say Netanyahu’s Offer May Set ’Historical Precedent’

      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-nation-state-law-backlash-netanyahu-offers-druze-new-legislation-1

      Representatives of the Druze community said Thursday night that Prime Minister Benjamin Netanyahu’s proposal to pass a law to strengthen the status of the Druze and Circassian communities is “a window of opportunity to set a historical precedent for the advancement of the Druze community and its status in the State of Israel.”
      Representatives, headed by Sheikh Muwafak Tarif, will continue talks with Netanyahu’s team, which has been appointed to make an agreement on both sides.
      Netanyahu’s proposed law follows the protest sparked by the nation-state law. The plan outlines a Basic Law and a regular law that will recognize the contribution of minorities who defend the country by “enshrining eligibility for the benefits of minority members of all religions and communities who serve in the security forces, for the purpose of closing gaps and promoting social equality.”
      Benjamin Netanyahu and the Druze representatives, August 1, 2018.
      Benjamin Netanyahu and the Druze representatives, August 1, 2018.
      >> Israeli Druze in Golan welcome end of Syrian war but fear future in Jewish nation-state
      Another demonstration against the nation-state law is slated for Saturday evening in Tel Aviv.
      Keep updated: Sign up to our newsletter
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      According to the plan submitted by the prime minister’s representatives, “the law will recognize the contribution of the Druze community to the security of the state, and will include support for community institutions (religion, education and culture), will strengthen Druze residential settlements, and establish new towns if needed. It will also preserve and cultivate Druze heritage.”
      Tourism Minister Yariv Levin (Likud) congratulated “the agreement we have reached with the Druze leadership. Recognizing the rights of those who serve in the security forces is an achievement.” Tamar Zandberg (Meretz) said in response: “The Prime Minister ranks Israel’s citizens, and he divides and rules the minorities from whom he has stolen equality in his Basic Law. He got scared after the fact. Netanyahu’s government has torn apart the Declaration of Independence and the values of equality on which the state was founded. Now they’re making laws in honor of the Druze community, as if equality is a prize and not a right that all of us have.”
      The proposal drew mixed reactions from the Druze community, MK Hamad Amar (Yisrael Beiteinu), one of the two Druze MKs who petitioned the Supreme Court against the nation-state law, congratulated the plan. MK Saleh Saad (Zionist Union) said he will continue with the petition and said: “I am sad that my friends have succumbed to pressures and withdrew from the petition.”
      The negotiating team of the Druze community, which includes their spiritual leader, Sheikh Muwafak Tarif, former security officials and civil servants, has had strong disagreements over the proposal. One of the team members told Haaretz that the representatives who have security backgrounds tend to accept the spirit of the plan, while others – including local council heads – oppose it.
      The source added that some of the representatives accused the prime minister of trying to implement a policy of “divide and conquer.” They said that they would settle only for annulling the nation-state law or adding to it the value of equality. The source added that the Prime Minister’s Office is concerned about the protest rally scheduled for Saturday night, and therefore is exerting heavy pressure on the representatives of the community to accept the plan and cancel the rally.

      >> ’When we’re in uniform they treat us well’: Israel’s Druze no longer feel like blood brothers
      The plan was drafted by a team formed by the prime minister on the issue of the Druze, headed by the acting Chief of Staff of the Prime Minister’s Bureau, Yoav Horowitz, and including Sheikh Tarif, ministers Ayoub Kara and Yariv Levin, MK Hamad Amar (Yisrael Beiteinu), former MK Shakib Shenan, heads of the Druze local authorities and the forum of reservist senior officers.
      The prime minister’s office called the plan “historic” in a press release, saying it “represents a revolution in the legal status of minority group members who serve in the security forces, and members of the Druze community in particular.” Sheikh Tarif welcomed the work of the team and thanked the prime minister for his quick and serious activity. The plan will be presented to the Druze community’s dignitaries.
      The plan offers to enshrine a Basic Law - Israeli constitutional equivalent - for the status of the Druze and Circassian communities, “paying respect to the contribution of the Druze community to the State of Israel in building the land, strengthening security and shaping the face of Israeli society as an egalitarian and diverse society.”
      The plan also suggests enshrining in law that members of minority groups, from all religions and ethnic groups will be eligible for benefits if they serve in the security forces. The law will also recognize their contribution if they serve.
      >> Analysis: Druze nation-state crisis: Israeli army chief forced to put out fire Netanyahu started
      Several Druze officers have left the Israeli military in recent days over the nation-state law.
      The Basic Law on Israel as the Nation-State of the Jewish People, also known as the nation-state law, approved by the Knesset on July 19, affirmed that only Jews have the right to self-determination in Israel. It also downgraded Arabic to a language with “special status,” among several other controversial measures that affect the Israeli Druze.
      The nation-state law is designed to alter the application of the Basic Law on Human Dignity and Liberty in court rulings, and permits judges to give priority to Israel’s Jewish character in their rulings.
      Earlier this month, Druze lawmakers were the first to file a High Court of Justice petition against the legislation. A hundred Druze Israel Defense Forces reserve officers added their voices to that effort on Wednesday, prompting Education Minister Naftali Bennett to speak out in support of “our blood brothers” on Twitter.
      Finance Minister Moshe Kahlon echoed similar sentiments, telling Israeli Army Radio, “The enactment of the nation-state law was done hastily,” and adding: “We were wrong and we need to fix it.”
      The acting Chief of Staff of the Prime Minister’s Bureau announced the formation of a ministerial committee to deal with the issue of the Druze community, to be headed by the prime minister, which will work to promote the plan and to supervise its implementation - among other things.
      Details of the plan will be formulated and worded within 45 days, in the context of a joint team of the cabinet and representatives of the community, all subject to the instructions of the law and the approval of the attorney general. Legislative activities will begin immediately with the convening of the coming winter session of the Knesset and will be concluded within 45 days from the start of the session.
      Jonathan Lis

    • Rare manifestation de la communauté druze contre une loi controversée définissant Israël
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/05/rare-manifestation-de-la-communaute-druze-contre-une-loi-controversee-defini

      Une foule immense de Druzes israéliens et leurs sympathisants a manifesté samedi à Tel-Aviv contre une nouvelle loi controversée qui, disent-ils, fait d’eux des citoyens de seconde classe. Selon les médias israéliens, quelque 50 000 personnes ont pris part à la manifestation.
      […]
      Arborant des drapeaux druzes et israéliens, les protestataires ont défilé dans le centre de Tel-Aviv an scandant « égalité ». « Malgré notre loyauté illimitée à l’Etat, celui-ci ne nous considère pas comme des citoyens égaux », a affirmé le chef spirituel de la communauté druze, cheikh Mouafak Tarif dans un discours.

  • Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne qui avait giflé des soldats israéliens, a été libérée
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/07/29/la-jeune-palestinienne-qui-avait-gifle-des-soldats-israeliens-a-ete-liberee_


    Ahed Tamimi répond aux journalistes à sa sortie de prison.
    ABBAS MOMANI / AFP

    Son visage juvénile ceint de longues boucles blondes toise les passants, peint sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie occupée. L’adolescente est devenue une icône de la résistance palestinienne. Au terme de huit mois de détention pour avoir giflé deux soldats israéliens, Ahed Tamimi a pu sortir de prison, dimanche 29 juillet.

    La jeune fille de 17 ans et sa mère, Nariman Tamimi, également incarcérée à la suite de l’incident, ont été transférées de la prison Sharon, en Israël, en Cisjordanie occupée, où elles résident, a annoncé un porte-parole de la prison.

    Elles ont été conduites par des soldats israéliens jusqu’à leur village de Nabi Saleh, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans. En larmes, l’adolescente a embrassé les membres de sa famille et les soutiens venus l’accueillir, sur un petit chemin menant à la bourgade.

    Face à un mur de caméras, un keffieh, châle blanc et noir symbole de la résistance palestinienne, sur les épaules, Ahed Tamimi a brièvement invité les médias à suivre la conférence de presse qu’elle donnera plus tard dans la journée.

    Puis, Bassem Tamimi, son père, a rejoint les deux femmes, et le trio s’est dirigé vers la maison familiale, entouré par une foule scandant : « Nous voulons vivre libres ! »

    Un peu plus tôt, des membres de la famille et des soutiens d’Ahed Tamimi s’étaient réunis près d’un point de passage à Rantis, en Cisjordanie occupée, pour accueillir Ahed Tamimi et sa mère, mais ils n’avaient pu les saluer, les deux femmes ayant été remises à des soldats israéliens à l’abri des regards et des caméras.

    Les autorités israéliennes ont tenu à limiter la médiatisation de la libération des deux femmes, diffusant des informations contradictoires sur l’endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée.

  • Israël, la fuite en avant | Christophe Koessler
    https://lecourrier.ch/2018/07/19/israel-la-fuite-en-avant

    L’apartheid est en train d’être institutionnalisé en Israël. Dans la nuit de mercredi à jeudi, par seulement 62 voix contre 55, son Parlement a voté la loi controversée sur l’Etat-Nation. Elle stipule qu’Israël est un Etat juif avant tout et que « la réalisation du droit à l’autodétermination en Israël est réservée au peuple juif ». Aussi, la seule langue nationale reconnue est désormais l’hébreu, précise le texte. Source : Le Courrier

    • La nouvelle Loi fondamentale, un tournant dans l’histoire israélienne

      De nombreux articles sont critiqués, tels que l’institution de Jérusalem comme capitale du pays ou l’attribution d’un « statut spécial » à la langue arabe.

      LE MONDE | 19.07.2018 à 18h53 • Mis à jour le 19.07.2018 à 19h29 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/07/19/israel-etat-nation-juif-les-dessous-d-une-loi-controversee_5333745_3218.html

      Le mot démocratie est absent de la Loi fondamentale. Mais c’est surtout l’inégalité entre citoyens qui est fustigée par ses critiques. Un seul député du Likoud, Benny Begin, a exprimé de vives réserves et s’est abstenu au moment du vote. « Un patriotisme qui n’est pas associé aux droits de l’homme dégénère en nationalisme », a-t-il averti. Le leader travailliste à la Knesset, Isaac Herzog, a pris la parole devant les députés pour s’émouvoir du déséquilibre que le texte introduisait entre citoyens juifs et non-juifs :

      « Nous sommes très attristés du fait que le principe d’égalité, qui a représenté un acquis inestimable dans la défense de la bonne réputation d’Israël, a disparu de cette loi. »