Rue89 Strasbourg - l’actualité de Strasbourg et de l’Eurométropole

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  • À #Paris, le mauvais méli-mélo du #préfet de police pour interdire un concert organisé par #LFI | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/180626/paris-le-mauvais-meli-melo-du-prefet-de-police-pour-interdire-un-concert-o
    #barbes
    dans la foulée d’un rassemblement « entre Barbès et la place de la #République »

    La #préfecture argue ensuite qu’elle ne peut assurer de manière certaine la sécurisation du lieu, puisque « les forces de sécurité intérieure seront particulièrement mobilisées » sur d’autres sites pendant la Fête de la musique. Elle rappelle les incidents qui avaient eu lieu le 21 juin 2025 à Châtelet-les-Halles, mais aussi les récentes « #exactions » lors de la finale de la Ligue des champions le 30 mai. Elle invoque par ailleurs le contexte « de menace terroriste aiguë ayant conduit au relèvement du plan Vigipirate ».

    Une démonstration qui a de quoi laisser perplexe : pourquoi dès lors autoriser #Spotify à organiser une soirée gratuite, et qui s’annonce massive, avec DJ sets et concerts place de la Bastille, à seulement quatre stations de métro ?

    Un arrêté « rempli de faussetés » pour #Médine
    Le troisième argument avancé par la préfecture est plus étonnant encore. Il concerne le profil des artistes prétendument invités à monter sur scène, à savoir les rappeurs Médine et #Soso_Maness. Au premier, elle reproche ses « #prises_de_position_controversées » et lui impute un « soutien sans équivoque » à Dieudonné et un tweet « jugé antisémite » – des accusations battues en brèche par le rappeur qui s’en est maintes fois expliqué. Au second, elle fait grief d’avoir scandé le slogan « tout le monde déteste la police » en marge d’un #concert de la Fête de L’Humanité.

    Mais problème : au-delà des raisons discutables invoquées par les autorités, aucun de ces artistes n’a en réalité été convié à monter sur scène par LFI, le 21 juin. S’il a un temps été envisagé comme possible intervenant, Soso Maness confirme à #Mediapart n’avoir pas été « prévu ».

    Également contacté, Médine dément lui aussi avoir été programmé, bien qu’il ait été tête d’affiche l’an passé et compte participer à la marche qui précède le concert. Il dénonce l’arrêté de la préfecture « rempli de faussetés [le] concernant ». La militante #Assa_Traoré, elle, est présentée par la préfecture de Paris comme devant monter sur scène place de la République, alors qu’elle doit seulement participer à la marche contre le #racisme avec le #Comité_Adama.

    lien avec l’actualité strasbourgeoise ?
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-lfi-phare-citadelle-meeting-soutien-palestine-390993

    • Ne pas confondre avec le concert pro-israélien qui, lui, semble avoir les faveurs du préfet.
      https://www.i24news.tv/fr/actu/vu-sur-i24news/artc-fete-de-la-musique-a-paris-israel-a-l-honneur

      À l’occasion de la Fête de la musique, l’association The Truth organise un événement inédit à Paris : une grande célébration de la musique israélienne sur la place Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement.

      Invité sur i24NEWS, Alexandre François, vice-président de l’association, a présenté cette initiative comme un moment de rassemblement et de partage. « Dès qu’on parle d’Israël en France, c’est un acte de résistance », affirme-t-il. Un constat qui a poussé les organisateurs à mettre à l’honneur une culture qu’ils jugent trop souvent réduite aux seuls enjeux politiques.

      Au programme : artistes israéliens, chanteurs franco-israéliens et DJ venus faire découvrir la richesse et la diversité de la scène musicale israélienne. Parmi les invités figurent notamment Tal Vaknin, les interprètes de la comédie musicale Le Sel et le Miel, ainsi que plusieurs DJ populaires auprès du public israélien.

      […]

      L’événement, qui se déroulera de 17h à 21h, bénéficiera d’un important dispositif de sécurité mis en place en coordination avec les autorités françaises et le SPCJ. Une organisation désormais bien rodée puisque cette fête est organisée pour la troisième année consécutive.

    • Fête de la Musique : Tal Vaknin, réserviste et soutien de l’armée israélienne, monte sur scène à Paris
      https://www.aa.com.tr/fr/france/f%C3%AAte-de-la-musique-tal-vaknin-r%C3%A9serviste-et-soutien-de-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-monte-sur-sc%C3%A8ne-%C3%A0-paris/3971927

      Un concert de musique israélienne mettant à l’affiche le chanteur Tal Vaknin, réserviste actif ayant publiquement affiché son soutien à l’armée israélienne, soupçonnée de génocide à Gaza par plusieurs institutions internationales, est organisé place Victor Hugo à Paris.

      L’artiste, qui s’est fréquemment mis en scène en uniforme militaire, chantant des hymnes de soutien et des prières pour les troupes de Tsahal, va se produire dimanche lors d’un concert parrainé par l’association « The Truth », de 17h00 à 21h00 dans le cadre de la Fête de la Musique.

      Jeudi, un concert gratuit organisé par le mouvement la France Insoumise (LFI), programmé dimanche soir place de la République, avait été annulé par arrêté préfectoral.

      La préfecture a invoqué le risque de troubles à l’ordre public et la présence d’« invités controversés ».

      Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement LFI, avait réagi avec virulence, dénonçant un « scandale démocratique grave ».

      Il avait accusé le président du CRIF, Yonathan Arfi, et le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, d’avoir fait pression sur le préfet pour obtenir l’interdiction du concert LFI.

      Un recours en référé a été déposé en urgence contre l’arrêté devant le tribunal administratif.

    • Et finalement, La France insoumise obtient gain de cause. Le tribunal administratif a décidé, ce vendredi 19 juin, de suspendre l’interdiction émise par la préfecture de police de Paris concernant les concerts organisés par le mouvement mélenchoniste place de la République pour la Fête de la musique, avançant « qu’aucun des éléments produits par le préfet ne permettait de conforter [les risques de troubles à l’ordre public] ».

      https://www.liberation.fr/politique/fete-de-la-musique-le-tribunal-administratif-autorise-le-concert-de-lfi-a

    • Dans l’article de Libé signalé par MadMeg

      L’événement pensé dans le prolongement de « la marche contre le racisme et l’extrême droite » lancée par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko – et qui, en début d’après-midi, s’élancera à Paris de Barbès pour descendre le boulevard Magenta – pourra donc bien se tenir dimanche.

      Dans un autre un peu plus tard.
      Bras de fer La Licra demande au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de ne plus utiliser un logo ressemblant au sien
      https://www.liberation.fr/politique/la-licra-demande-au-maire-de-saint-denis-bally-bagayoko-de-ne-plus-utilis

      Un symbole similaire aux trois visages de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) est utilisé par la commune depuis 2024, avant l’élection du nouveau maire insoumis. Ce dernier critique le timing de la requête.

      https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-saint-denis/la-licra-reclame-le-retrait-d-un-logo-de-saint-denis-semb

      La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme demande à la municipalité de Saint-Denis d’abandonner son identité visuelle aux trois visages, pointant un risque de confusion avec sa propre marque. Une démarche purement technique selon l’association, mais fermement contestée par le nouvel édile Bally Bagayoko, qui dénonce un calendrier suspect et un coût financier lourd pour la commune.

      La Licra qui reproche à Bally Bagayoko de copier sa marque. ça va me faire la journée. Je connais l’idéologie de la licra qui est moins nette que la nouvelle france du maire de 93 et de son compagnonnage.

  • Accusée d’injure publique, Rima Hassan relaxée par le tribunal de Strasbourg
    https://www.rue89strasbourg.com/rima-hassan-relaxe-381699

    L’article ne dit pas la raison de l’ « injure »

    Rima Hassan sur X : "🚨 ⚖️ 🇵🇸
    https://x.com/RimaHas/status/2029118803917799558

    Dans mon procès contre @PernelRichardot élue du Parti Socialiste que j’avais qualifiée d’islamophobe assumée en raison de l’association qu’elle faisait entre mouvement étudiant pro palestinien et « groupuscules islamistes » pour exiger l’annulation de ma conférence à Strasbourg, […]

    • e qu’on lit dans l’article

      Mercredi 4 mars, le tribunal correctionnel de Strasbourg a considéré qu’en traitant Anne-Pernelle Richardot, conseillère municipale socialiste de Strasbourg, « d’islamophobe assumée » sur le réseau social X en novembre 2024, Rima Hassan avait bien proféré une injure publique. Mais, a ajouté le président du tribunal Michaël Da-Lozzo, « ces propos ont été tenus dans un contexte du débat public et politique entre deux élues, un débat où les termes outrageants sont régulièrement employés » et que par conséquent « les propos poursuivis n’ont pas dépassé les limites de la liberté d’expression ». Le magistrat conclut que ces propos « ne peuvent donc recevoir la qualification d’injure publique » et a prononcé la relaxe de Rima Hassan.

  • En Alsace, le data center de Microsoft consommera comme 6 millions de foyers
    https://www.rue89strasbourg.com/alsace-data-center-microsoft-consommera-comme-6-millions-foyers-347

    Les élus locaux sont très enthousiastes pour accueillir un data center géant de Microsoft dans le sud de l’Alsace. Conçu pour accompagner le développement de l’intelligence artificielle, il consommerait autant d’électricité que six millions de maisons individuelles.

    #les_élus_locaux_sont...

  • Alerte au #CVM, le composé qui empoisonne l’eau des campagnes

    Le #chlorure_de_vinyle_monomère, un #plastique, est un cancérogène connu de longue date. Et que l’on retrouve dans des kilomètres de canalisations d’eau, desservant près de 600.000 personnes en #France : une eau dangereuse pour la santé. Enquête sur un péril silencieux.

    La petite route serpente entre vergers et prairies, jusqu’en lisière de forêt. Là, quatre bâtisses en tuffeau dressent leur silhouette claire à travers les arbres. Un petit hameau « du bout du bout », comme le dit Bernadette Hubert, qui vit ici depuis une vingtaine d’années. Un pâté de maisons au bout du village de Parçay-les-Pins, lui-même situé dans un coin du Baugeois, une région reculée de l’Anjou, dans l’extrême nord-est du Maine-et-Loire.

    L’isolement et la tranquillité, voilà ce qui a attiré la famille Coullouette dans cette campagne paisible en 2013. Atteinte d’un carcinome neuro-endocrinien — une tumeur maligne rare —, Anne vient alors de subir sa deuxième transplantation hépatique. Elle, son compagnon et leur fils ne cherchent qu’une chose : un havre de paix. Mais après un an de bonheur tranquille à planter des tomates et à récolter les pommes, une lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) vient mettre fin à leur sérénité. L’eau qui coule par leurs robinets est contaminée et impropre à la consommation. Le nom du coupable ? Un certain chlorure de vinyle monomère.

    Appelons-le CVM. Ce produit chimique de synthèse, très volatile, intervient dans la fabrication du PVC, un plastique très courant. « À partir des années 1950, les canalisations d’eau en plomb ont progressivement été remplacées par des canalisations en polychlorure de vinyle, ou PVC, explique Michel Joyeux, chercheur pour Eau de Paris et coauteur d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur le CVM. Or, jusqu’en 1980, le procédé de fabrication était tel que des molécules de chlorure de vinyle étaient retenues en quantité importante dans les canalisations, et pouvaient ensuite migrer dans l’eau potable. » Problème, ajoute M. Joyeux : « Le CVM est un toxique connu depuis longtemps. » Il est notamment classé dans le groupe 1, « cancérogène certain pour l’homme », par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), depuis 1987. « C’est un facteur de risque avéré pour l’angiosarcome hépatique, un cancer du foie rare et de très mauvais pronostic », précise l’Institut de veille sanitaire dans sa note de position de 2010. Une dizaine de cas par an en France. En 2005, l’Agence nationale de santé (Afsa) estimait que pour 100.000 personnes exposées durant leur vie au chlorure de vinyle à des doses supérieures ou égales à 0,5 μg/l, on pourrait craindre 4 à 5 cancers du foie directement liés. Quant au lien entre le CVM et les autres tumeurs hépatiques plus répandues (7.600 cas par an pour le carcinome hépatocellulaire), rien n’est avéré, mais « il pourrait être un facteur de risque ». C’est peu, mais suffisant pour inquiéter le gouvernement, qui demande des contrôles de présence du CVM dans l’eau potable dès 2007.

    Car, si le risque paraît mince, le nombre de personnes potentiellement exposé pourrait être élevé. « Les canalisations posées avant 1980 représentent environ 50.000 km de conduite, soit 5% du linéaire national », indique l’Institut de veille sanitaire, qui chiffre à « moins de 600.000 » le nombre d’habitants concernés par la pollution. Donc, plusieurs centaines de milliers de Français boiraient depuis plus de cinquante ans une eau présentée comme potable, mais qui contient en fait une substance cancérogène. Gloups.

    « Attention, relativise Michel Joyeux. Cette pollution touche surtout les zones rurales, les maisons isolées, plutôt dans l’Ouest et dans le Nord. » Grosso modo, il y a plus de CVM en bout de réseau, là où le débit est faible et où l’eau peut stagner dans les tuyaux pendant plusieurs jours. Mais combien de foyers cela représente-t-il ?

    Flairant le scandale, le ministère de la Santé a fait passer en 2012 une circulaire sur les modalités de repérage des canalisations et de gestion du risque sanitaire lié au CVM. Il a demandé aux Agences régionales de santé de procéder à des contrôles dans les zones à risque. Car les données manquent cruellement : la présence du CVM n’était pas du tout évaluée avant 2007, et les tests effectués depuis « ne permettent pas de détecter les non-conformités », comme le précise la circulaire gouvernementale. « Les analyses peuvent sensiblement varier en fonction de l’utilisation du réseau, observe Michel Joyeux. En journée ou de nuit, en été ou en hiver, d’une maison à celle d’à côté, le taux de CVM n’est pas le même. »
    « Un problème de santé publique national »

    Ce coup de fouet ministériel a tout de même permis de dresser un premier tableau. « Au niveau régional, la population concernée par une eau contenant des teneurs supérieures à la valeur limite en CVM (de 0,5 μg/l) est estimée à 2 %. Pour le Maine-et-Loire, cette population est estimée à moins de 1 %», indique à Reporterre, par courriel, l’ARS des Pays de la Loire. Soit près de 74.000 personnes dans la région ligérienne, dont 8.000 dans le département où vit Anne Coullouette. En France, d’après la synthèse effectuée en janvier 2017 par l’UFC-Que Choisir, 350 communes seraient concernées, particulièrement dans le Centre, les Pays de la Loire, le Massif central et les Charentes.

    Parmi ces 350 villages, il y a Douchy-Montcorbon, dans le Loiret. Habitant le hameau des Desvignes, Philippe Simond-Côte reçoit en février dernier un courrier de la mairie lui demandant « de ne plus utiliser l’eau du robinet pour l’usage alimentaire, sauf si elle est portée à ébullition » (le CVM étant très volatile, il s’évapore). Joint par Reporterre, il se dit scandalisé : « En 2017, en France, dans un des pays les plus riches et développés de la planète, des centaines de milliers de personnes ne peuvent plus boire leur eau ! » Pour lui, cette histoire de CVM est, ni plus ni moins, « un problème national de santé publique ».

    Retour à Parcay-les-Pins. Le soleil est à son zénith, il n’a pas plu depuis plusieurs jours. Pourtant, la petite route qui mène chez les Coullouette paraît mouillée et ravinée, comme après une grosse averse. Anne et Frédéric suivent les traces humides, jusqu’à une plaque en bordure du bitume. Sous la trappe, un système électronique ouvre les vannes à intervalles réguliers pour « purger » le réseau et rejeter le CVM présent dans l’eau. « Chaque nuit, 8,5 m3, soit 8.500 litres, sont déversés dans le fossé et sur la route, soupire Anne Coullouette. C’est plus de 30 fois notre consommation quotidienne… et ce gaspillage est considéré comme dérisoire par les pouvoirs publics, ça me rend malade ! » Installée fin 2015, cette purge automatique a en effet permis de repasser sous le seuil fatidique des 0,5 μg/l… mais à quel prix ?

    « Une purge coûte 20 euros, c’est très peu en comparaison avec les autres solutions qui s’offrent à nous, note Jean-Jacques Fallourd, élu à la communauté de communes de Baugeois-Vallée, dont dépend Parçay. Ce n’est pas satisfaisant d’un point de vue environnemental, mais c’est la meilleure mesure provisoire. » Pour la famille Coullouette, cette « mesure provisoire » dure depuis deux ans, et même plus, si l’on compte les purges manuelles effectuées entre décembre 2014 et décembre 2015 par un technicien de Veolia. Dans le Maine-et-Loire, il reste environ 78 purges en service soit environ 700 m3 par jour (700.000 litres). « Ces purges représentent à peine 0,5 % de l’eau prélevée pour l’eau potable, tempère l’ARS dans un courriel adressé à Mme Coullouette, que celle-ci nous a lu. On peut comparer ce chiffre aux pertes liées aux fuites estimées entre 5 % et 25 % de l’eau produite. Ces purges sont nécessaires d’un point de vue sanitaire dans l’immédiat. »

    « Si elle n’avait pas secoué le cocotier, on n’aurait jamais rien su »

    Depuis trois ans qu’elle enquête à sa manière sur le sujet et tente d’alerter ses concitoyens, Anne Coullouette s’est souvent vu reprocher d’être « une parano » : « On me fait régulièrement remarquer que j’affole mes voisins pour rien », observe-t-elle, amère. À ses côtés, Bernadette Hubert voit Anne comme une lanceuse d’alerte : « Si elle n’avait pas secoué le cocotier, on n’aurait jamais rien su. L’eau n’a aucun goût ni aucune odeur particulière, pourtant, elle n’est pas bonne à boire. Et les contrôles ne sont pas faits dans chaque maison, alors comment savoir si on est concerné quand on vit en zone rurale ? »

    À Douchy, la mairie a opté pour une autre solution : après avoir distribué un litre d’eau par personne sous forme de bouteille plastique, elle a préféré installer une fontaine publique sur une des places du village. La centaine d’habitants concernés par la contamination au CVM est invitée à venir remplir ses bidons, « comme au bon vieux temps ». « C’est la promenade quotidienne à la claire fontaine », plaisante Philippe Simond-Côte, qui regrette cependant la frilosité des élus : « Chacun semble penser que ce n’est pas si grave, puisqu’on vit avec cette pollution depuis plusieurs décennies et que personne n’en est mort. » Sauf qu’entre l’exposition au CVM et l’apparition d’une tumeur hépatique, 50 ans peuvent s’écouler.

    La seule solution pérenne semble être le changement de canalisation… mais c’est aussi la plus coûteuse. Entre 75 et 200 euros par mètre linéaire selon les besoins en réfection de chaussée, d’après le ministère de la Santé. Or, il resterait près de 50.000 km de canalisations en PVC datant d’avant 1980. À Parçay-les-Pins, M. Fallourd assure que « toutes les options sont sur la table ». En attendant, les Coullouette vont encore voir de l’eau couler sur la chaussée.

    https://reporterre.net/Alerte-au-CVM-le-compose-qui-empoisonne-l-eau-des-campagnes
    #contamination #CVM #pollution #PVC #vétusté #potabilité #eau_potable #canalisation #cancer #santé_publique #santé

    signalé par @monolecte ici :
    https://seenthis.net/messages/641425

    • Du 16/01/2025
      https://reporterre.net/Dans-la-Sarthe-une-eau-du-robinet-cancerigene

      Et vous, comment lavez-vous vos fruits et légumes ? Marie [*], habitante de Pruillé-l’Éguillé (814 habitants), a une technique bien particulière : elle n’utilise que de l’eau préalablement bouillie. « C’est super chiant, mais dans le doute, je préfère procéder ainsi », soupire-t-elle. Assise devant une tasse de thé fumante, Marie, rencontrée chez elle en décembre 2024, raconte un quotidien fait d’hypervigilance : ne pas avaler d’eau quand elle se brosse les dents, ne boire que de l’eau en bouteille…

      La raison d’une telle prudence tient en trois lettres : CVM, pour chlorure de vinyle de monomère. Dès 2013, des analyses ont détecté, dans l’eau potable de nombreux secteurs de la Sarthe, la présence de ce gaz organique et incolore s’évaporant une fois porté à ébullition.

    • CVM (chlorure de vinyle monomère), on en connait la toxicité depuis un bon bout de temps :

      https://www.occitanie.ars.sante.fr/le-chlorure-de-vinyle-monomere-cvm-0

      Les risques et seuils sanitaires associés sont déterminés par les instances nationales. Pour en savoir plus consultez le site du Ministère de la santé et de la Prévention et l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail

      Les progrès des techniques analytiques ont permis d’inclure systématiquement l’analyse de CVM dans le contrôle sanitaire de l’eau potable à partir de 2007. Les directives européennes successives sur l’eau destinée à la consommation humaine ont fixé à 0,5 µg/litre la limite de qualité dans l’eau du robinet à ne pas dépasser pour la concentration en CVM.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorure_de_vinyle

      Des années 1960 aux années 1980, des dizaines de milliers de kilomètres de canalisations en PVC ont été installées (dont en France) pour transporter l’eau potable. À cause des procédés de fabrication retenus dans ces deux décennies par l’Industrie du plastique ces tuyaux ont relargué, de manière chronique, dans l’eau, des résidus de chlorure de vinyle connus pour leur caractère cancérogène. Là et quand il est recherché, ce polluant est encore retrouvés par les analyses d’eau, à des taux dépassant en France la limite réglementaire de 0,5 μg/L dans plusieurs milliers de communes ; des centaines de milliers de Français ingèrent donc, sans le savoir et depuis des années ou décennies, cette molécule. En dépit d’obligations légales, la première campagne systématique de recherche du CVM dans l’eau n’a débuté qu’en 2011 ; et en 2025, la cartographie de cette pollution est encore lacunaire. Selon le ministère de la santé, environ 140 000 km de canalisations seraient concernés par une contamination au CVM20.

      Une étude a montré qu’en conditions d’écoulement maîtrisées, en 48 h de contact entre une eau à 10°C et une eau à 20°C, le taux de CVM dissous dans l’eau double ;

      à une température donnée, la teneur en CVM dans l’eau d’une canalisation en PVC augmente pratiquement linéairement avec le temps de contact ; la concentration double entre 24 heures et 48 heures de temps de contact ;
      le transfert de CVM depuis une telle canalisation en PVC vers l’eau est important au début de l’exploitation de la canalisation, puis décroît au fil des années. Toutefois, au vu des concentrations en CVM dans les canalisations et dans l’eau, il est estimé que le relargage de CVM peut encore théoriquement durer plusieurs siècles.

      En Janvier 2025, le journal Le Monde relaye un article scientifique qui critique « le discours mensonger des industriels chargés de sa fabrication » et l’inaction de l’État français en matière de prévention et de traitement de ce problème sanitaires, et qui rappelle que les industriels connaissaient la toxicité de cette molécule dès les années 1960 ; une molécule pour laquelle l’Union européenne n’a pas fait de focus, et qui a fait l’objet de déclarations trompeuses des autorités françaises (qui ont systématiquement minimisé les risques associés à l’ingestion de monomère de plastique « en occultant des informations décisives dans ses communications publiques », alors que la dangerosité du CVM, même à faible dose était connue des insustriels et confirmée par les agences sanitaires du pays). Le chercheur, en s’appuyant sur des arguments scientifiques, sur des rapports publics et les données d’Agences Régionales de Santé (ARS), il montre que l’Etat français n’a en outre pas respecté son obligation européenne de mettre en place des mesures visant à éviter les dépassements de normes de potabilité de l’eau, ce qui fait selon lui de ce problème un « scandale sanitaire majeur » et une « négligence fautive ».

    • #Eau_potable cancérigène : 50 ans de « scandale sanitaire »

      Des milliers de km de tuyaux d’eau potable sont contaminés par un agent cancérigène, le CVM. Un problème connu depuis les années 1970. Des analyses inédites révèlent l’ampleur du scandale sanitaire et de l’inaction de l’État.

      Pour des centaines de milliers de Françaises et de Français, l’eau du robinet n’est plus potable. En cause, le CVM, ou chlorure de vinyle monomère, un gaz reconnu comme cancérigène. Cinquante ans après les premières alertes, Reporterre livre des analyses inédites dévoilant une pollution d’ampleur... et l’inertie de l’État.

      Des révélations permises grâce à un lanceur d’alerte, le chercheur en sciences politiques Gaspard Lemaire. Il a obtenu — non sans mal — des milliers d’analyses d’eau auprès des autorités sanitaires. Les résultats, que Reporterre a pu consulter, montrent une pollution significative. Au total, 6 410 prélèvements d’eau potable sont contaminés par ce composé toxique, dans neuf régions [1]. De quoi parler d’un « scandale sanitaire majeur », selon le doctorant.
      Un scandale sanitaire minimisé

      Afin de bien saisir l’affaire, remontons quelques décennies en arrière. Le CVM est employé dans la fabrication d’objets en plastique PVC, en particulier les tuyaux. Or depuis les années 1930, les preuves de sa toxicité se sont accumulées. Jusqu’en 1987, quand le Centre international pour le cancer l’a classé comme cancérigène certain pour l’humain.

      Malgré les alertes, « les producteurs de PVC se sont efforcés de dissimuler durant des années la toxicité du CVM et les dangers encourus par les travailleurs comme par les consommateurs », note Gaspard Lemaire dans un article. À partir des années 1960, ce plastique a inondé le marché des canalisations, en plein boum. En France, « l’adduction d’eau dans la partie ouest du pays n’est survenue que dans les années 1960-1970 », raconte Frédéric Blanchet, de l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (Astee). Beaucoup de hameaux, de fermes isolées ont été raccordés à cette époque-là.

      Dans les années 1980, de nouveaux procédés de fabrication ont permis d’éliminer la majeure partie du CVM dans le PVC. Mais le mal était déjà fait. Le ministère de la Santé estime à environ 140 000 km le linéaire de canalisations en PVC posé avant 1980 ou dont la date de pose est inconnue [2]. « C’est considérable », remarque Franco Novelli, de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

      « Les législateurs ont gravement
      manqué de diligence »

      Pourtant, il a fallu attendre plusieurs décennies avant que les pouvoirs publics ne prennent la mesure du problème. « Informés des risques liés à la contamination des réseaux d’eau par cette substance, les législateurs ont gravement manqué de diligence », observe Gaspard Lemaire dans son article. Ce n’est qu’en 1998 que l’Union européenne a fixé un seuil à ne pas dépasser pour le CVM dans l’eau potable : 0,5 microgramme par litre (µg/L).

      Puis, « alors que l’État français aurait dû mettre en place des mesures visant à éviter ces dépassements, la première campagne systématique visant à détecter la présence de [cette substance] dans l’eau ne date que de 2011 », indique le chercheur. Interrogé par Reporterre, le ministère de la Santé livre une version différente : « L’analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l’eau du robinet est systématique depuis 2007 », nous a-t-il indiqué par courriel.

      Une vision enjolivée de l’histoire : en 2007, le gouvernement a pris un arrêté qui prévoit enfin la mise en place d’analyses des eaux potables. Mais la première mission de détection du composé toxique dans les réseaux n’a été menée qu’en 2011, nous a affirmé l’Astee, qui a participé à ce programme. Des recherches tardives, qui ont confirmé les craintes des autorités.

      Depuis une dizaine d’années, les signaux rouges se sont ainsi multipliés. Des habitants ont découvert du jour au lendemain qu’ils ne pouvaient plus consommer l’eau du robinet, comme Reporterre le racontait en 2017. Des communes se sont retrouvées à devoir distribuer de l’eau en bouteille. En urgence, des syndicats des eaux ont ouvert les vannes de leurs canalisations et mis en place des purges pour vider les réseaux des eaux contaminées [3]. Bref, c’est le branle-bas.
      Des petites communes laissées-pour-compte

      Mais pas question de laisser s’ébruiter le scandale ! Comme Reporterre l’a raconté, les habitants sont souvent peu ou pas informés de la pollution. Et les autorités sanitaires renâclent à livrer leurs analyses. Après plusieurs réclamations et un passage par la Commission d’accès aux documents administratifs, Gaspard Lemaire a cependant obtenu de neuf agences régionales de santé (ARS) les résultats des prélèvements effectués.

      D’après ces résultats, transmis à Reporterre et aux médias Le Monde, Politis, France culture et « Envoyé spécial », 6 410 non-conformités ont été identifiées entre 2014 et 2024 dans neuf régions. Les dépassements de limites de qualité atteignent jusqu’à 1 400 fois le seuil fixé par la réglementation européenne. Avec des disparités fortes entre territoires : en Normandie, 11 % des prélèvements d’eau se sont révélés non conformes, alors que ce taux tombe à 0,5 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Globalement, les petites communes en bout de réseau sont les plus affectées, car l’eau ayant tendance à stagner dans les canalisations se charge en CVM [4]. Au total, d’après une instruction du ministère de la Santé publiée en 2020, « plus de 120 000 analyses de CVM ont été réalisées sur le réseau de distribution d’eau depuis octobre 2012 avec un taux de conformité proche de 97 % ».

      Pas très rassurant, estime Gaspard Lemaire : « Un taux de non-conformité de 3 % laisse penser qu’un nombre important de Français sont manifestement exposés au CVM. » Aucune estimation précise du nombre de communes et de personnes affectées n’a été diffusée. Mais selon une note de position de l’Institut de veille sanitaire publiée en 2010, 600 000 personnes seraient concernées par des niveaux de CVM non conformes. Le chercheur dénonce ainsi une « dissimulation du problème de la part de l’État [...] qui a systématiquement minimisé les risques ».
      Des solutions trop coûteuses

      Comment expliquer une telle attitude des pouvoirs publics ? Nous avons posé la question au ministère, qui estime — comme nous l’avons écrit plus haut — avoir réagi dès 2007. Soit neuf ans après l’adoption de la directive européenne sur ce sujet. Dans son courriel, l’exécutif indique aussi être allé « plus loin que la réglementation européenne », qui ne requiert pas de prélèvements ni d’analyses poussées de l’eau potable. Pour le reste, il nous renvoie vers les collectivités propriétaires des réseaux, « en charge des travaux nécessaires en cas de présence de CVM ». En clair : circulez, il n’y a rien à voir.

      Pour Frédéric Blanchet, de l’Astee, la prise de conscience (tardive) des autorités s’explique par un manque d’expertise : « Dans le domaine de l’eau, il existe une barrière analytique : on ne peut évaluer que ce qu’on sait analyser, indique-t-il. Pendant longtemps, on ne savait pas quantifier du CVM à 0,5 µg/L. » Autant chercher une aiguille dans une botte de foin sans bonnes lunettes.

      L’expert se souvient aussi du « flou total » à la fin des années 2000, quand il est apparu urgent de traiter cette contamination. « On voyait apparaître de plus en plus de non-conformités [d’eau potable avec trop de CVM], et on ne savait pas quoi faire, se souvient-il. On avait très peu d’exemples d’autres pays et de référentiels réglementaires pour gérer ces situations. »

      Un argument nuancé par Gaspard Lemaire : « Aux États-Unis, dès 1975, l’Agence de l’environnement avait été en mesure de détecter la présence de CVM dans l’eau avec un seuil de détection de 0,03 µg/L », note-t-il dans son article. Pour le chercheur, la raison de l’inaction étatique tient plutôt à la complexité du sujet : une fois que le problème est connu et reconnu, il faut agir. Or les solutions sont coûteuses et difficiles à mettre en place.

      « C’est vraiment un casse-tête »

      « Quand on constate des dépassements répétés de la limite de 0,5 µg/L, l’eau est déclarée non conforme, et on a trois ans pour gérer le problème, détaille Franco Novelli. On peut diluer l’eau contaminée, distribuer de l’eau en bouteille, purger les canalisations… Mais à terme, la seule solution, c’est de remplacer les tuyaux. »

      Or cette dernière — et unique — solution prend du temps, beaucoup de temps. Il faut d’abord déterminer les canalisations à risque à l’aide de modèles informatiques complexes, puis effectuer une série de prélèvements. Dans les Côtes-d’Armor, il a ainsi fallu plus de deux ans pour juste identifier précisément les 77 km problématiques, sur les 4 500 km de tuyauterie départementale. « Si l’on veut faire les choses bien, avec précision, il faut prendre du temps », indique Joël Rivallan, ancien directeur de syndicat départemental des eaux.

      Mais même une fois les tronçons incriminés bien identifiés, encore faut-il pouvoir les changer ! Le changement d’un kilomètre de canalisation coûte entre 50 000 et 200 000 euros selon la configuration des lieux, d’après les chiffres transmis par le ministère.

      Une somme colossale, que les petites communes rurales — principalement concernées — n’ont généralement pas. « C’est vraiment un casse-tête, soupire Bertrand Hauchecorne, premier élu de la commune de Mareau-aux-Prés dans le Loiret et membre de l’Association des maires ruraux de France. Comme on n’a pas les moyens de renouveler les réseaux, on fait des emprunts, mais cela augmente le prix de l’eau, parfois à des montants difficilement acceptables par les usagers. »

      Car malgré les promesses du président Macron, les aides ne sont pas à la hauteur. « Le plan eau n’a pas eu d’effet sur le terrain, constate l’édile. Les Agences de l’eau ont des moyens en baisse, le Fonds vert se réduit peu à peu et les dotations des départements ne sont pas systématiques. » Face à ce mur d’investissement, les pouvoirs publics semblent tentés par la stratégie de l’autruche.

      « C’est difficile d’informer le public sur le fait que les canalisations sont cancérogènes, et que pendant des années on n’a rien fait », résume Gaspard Lemaire. Pour le chercheur, « la gestion de cette affaire ne relève nullement d’un cas isolé, mais témoigne d’une incapacité généralisée de l’État à protéger les citoyens contre les menaces sanitaires croissantes ».

      https://reporterre.net/Eau-potable-cancerigene-50-ans-de-scandale-sanitaire

    • À #Strasbourg et en #Alsace, une eau contaminée aux polluants éternels

      Une étude d’UFC-Que Choisir du Bas-Rhin publiée jeudi 23 janvier 2025 confirme la contamination de l’eau de Strasbourg aux polluants éternels ou PFAS. Retour sur un problème sanitaire régional.

      Dans un communiqué publié jeudi 23 janvier, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et l’association écologiste Génération futures ont révélé les résultats de leurs analyses sur la qualité de l’eau à Strasbourg et à Mulhouse. Huit polluants éternels – des per- et polyfluoroalkylées plus connus sous le nom de PFAS – ont été retrouvés dans l’eau du robinet analysée. Les mesures ont été effectuées entre juin et novembre 2024 par un laboratoire indépendant. Ce dernier a détecté l’un de ces polluants éternels, le perfluorooctane sulfonate (PFOS), à hauteur de 1,9 nanogramme par litre (ng/l). Utilisés dans la fabrication de produits anti-adhésifs et de mousses anti-incendie, les PFOS sont toxiques. Ils sont interdits à la production et d’utilisation depuis 2019 en Europe.

      Des normes qui ne rassurent pas

      Cette étude fait écho à une enquête d’Ici Alsace (anciennement France Bleu Alsace). Des mesures avaient révélé que les eaux du robinet de Strasbourg et d’Ammerschwir près de Colmar sont contaminées aux polluants éternels. Au micro d’Ici Alsace, Thierry Schaal, vice-président de l’Eurométropole en charge de la gestion de l’eau potable, a assuré que les PFAS présents dans l’eau de l’agglomération ne contiennent que des concentrations inférieures aux valeurs limites. Selon la norme européenne appliquée en France à partir de 2026, la somme des 20 principaux PFAS ne doit pas excéder les 100 ng/l.

      Mais l’UFC-Que Choisir estime que ces normes sont obsolètes et qu’elles ne permettent pas de garantir l’innocuité des eaux testées :

      « Cette valeur de 100 ng/l ne se base sur aucune donnée toxicologique. C’est simplement le niveau de détection qu’atteignaient les méthodes d’analyse il y a quelques années. (...) Si l’on prenait la norme bien plus protectrice pour les consommateurs que le Danemark appliquera en 2026 (2 ng/l pour la somme de quatre PFAS), alors le prélèvement de Strasbourg serait non-conforme. »

      Une contamination régionale

      En 2023, un consortium de médias intitulé le Forever Pollution Project avait révélé l’étendue de la pollution aux PFAS en Europe. En Alsace, les bords du Rhin sont particulièrement touchés. L’enquête, republiée par Rue89 Strasbourg, révélait la contamination de 200 sites en Alsace, avec un pic à 941 ng/l dans la commune du Vieux-Thann dans le Haut-Rhin.

      Rue89 Strasbourg a aussi cartographié les résultats d’une étude de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) sur les prélèvements d’eaux rejetées par des entreprises alsaciennes pouvant « présenter des dangers (incendie, explosion, etc.) pour l’environnement, la santé et la sécurité publique » Cette étude a révélé la présence de PFAS dans 99 des 116 sites analysés en Alsace. Parmi eux, des entreprises de l’Eurométropole de Strasbourg comme la papeterie Blue Paper à Strasbourg, le complexe Alsachimie et Butachimie de Chalampé (Haut-Rhin) ou encore le cimentier Holcim à Altkirch.
      Toute la nappe alsacienne polluée

      Cette pollution de l’eau se retrouve aussi au niveau de la nappe phréatique d’Alsace. En 2024, Rue89 Strasbourg a détaillé les résultats d’une étude réalisée par l’Observatoire de la nappe d’Alsace (Aprona). Cette dernière a révélé que 97,5% des 200 points de mesure en Alsace sont contaminés par l’acide trifluoroacétique, appelé TFA. Cette molécule, de la famille des PFAS, est très peu connue. Aucune étude n’a encore été réalisée pour documenter sa toxicité. De ce fait, elle continue à être utilisée.

      Ce que l’on sait, en revanche, c’est que le TFA est issue de la dégradation d’un pesticide fluoré, le flufénacet. Ce pesticide, utilisé dans les grandes cultures céréalières (blé et orge principalement), est vendu par les entreprises Bayer et BASF. La commercialisation de ce produit, officiellement reconnu comme perturbateur endocrinien l’année dernière, devait cesser en 2013. Mais le pesticide a fait l’objet de neuf dérogations émanant de la Commission Européenne, permettant à Bayer et BASF de continuer réaliser à vendre cette molécule toxique.
      Une recherche de solutions en cours

      Face à l’urgence de la situation, des chercheurs de l’Université de Strasbourg se sont fixé comme objectif de trouver une solution contre l’accumulation de cette pollution (lire notre article). Stéphane Vuilleumier et Michaël Ryckelynck cherchent ainsi le micro-organisme qui sera capable de dégrader les milliers de PFAS existants pour lutter contre leur accumulation dans les milieux naturels. Un projet audacieux et complexe, toujours en cours au moment de publier cet article.

      D’autres solutions sont envisagées pour dépolluer les environnements. D’abord par une interconnexion des réseaux d’eau pour diluer les polluants. D’autres communes préfèrent installer des filtres au charbon actif (en projet à Mommenheim). Selon une enquête publiée par Le Monde, « la facture vertigineuse que les Européens devront payer pour éliminer les PFAS de leur environnement » se situe « entre 95 et 2 000 milliards d’euros sur vingt ans ».

      https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-alsace-eau-polluants-eternels-331148

  • Strasbourg. Quatre familles abritées dans un collège occupé
    https://www.rue89strasbourg.com/college-lezay-marnesia-mobilisation-illimitee-heberger-eleves-sans-

    80% des personnels enseignant et de vie scolaire ont fait #grève mardi 12 novembre pour obtenir l’hébergement de #collégiens sans-abri dans des logements de fonction vides. Face au refus réaffirmé par la Collectivité d’Alsace, les enseignants ont installé des familles dans les locaux.

    « C’est du jamais vu. » Devant le collège Lezay Marnésia, quartier Meinau, Octave, assistant d’éducation, vient de faire le compte des grévistes mardi 12 novembre. 80% des personnels enseignant et de vie scolaire sont mobilisés pour obtenir l’hébergement de huit élèves de leur établissement. Après trois jours d’#occupation d’un bâtiment, ils sont une trentaine devant le portail et attendent toujours une réaction de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), responsable des collèges d’Alsace et propriétaire d’une centaine de logements de fonction vides.

    Le soir même, la mobilisation montera encore d’un cran. Sans solution proposée par la CeA, ils décideront d’abriter quatre familles dans le CDI du collège, « jusqu’à ce qu’un hébergement leur soit proposé ». Céline, enseignante en histoire, résume la situation :

    « Nous avons conscience que notre place est en classe, devant nos élèves. Nous avons également conscience que la place de nos élèves n’est pas dans la rue. Nous allons remplacer aujourd’hui nos cours de français, de musique et de maths, par une leçon de #solidarité. Nous espérons qu’ainsi leur génération sera moins égoïste que la nôtre. Nous informons la CeA que nous nous lançons dans une mobilisation qui prendra fin avec la mise à l’abri de ces enfants. »

    #hébergement #droit_au_logement #lutte

    • [22 mètres carrés par famille] Strasbourg « Des familles précaires avec des enfants scolarisés » : des maisons de poche pour les sans-abri
      https://www.leparisien.fr/bas-rhin-67/des-familles-precaires-avec-des-enfants-scolarises-a-strasbourg-des-maiso.

      Ce sont 5 à 7 maisonnettes de 22 m2 chacune qui seront installées cet hiver au cœur du quartier huppé de la Robertsau à Strasbourg. « Nous avons choisi ces tiny houses pour y loger des familles précaires actuellement à la rue mais avec des enfants scolarisés », justifie Floriane Varerias, adjointe à la maire de Strasbourg (Bas-Rhin) en charge de la lutte contre la précarité. Montant de l’investissement : 480 000 euros avec une partie financée grâce au mécénat suite à une convention adoptée par le conseil municipal.
      La ville a fait le choix de ne pas équiper ces maisonnettes de toilettes et de douches individuelles, mais de sanitaires en commun.
      Selon un récent décompte de la ville, entre 800 et 900 personnes vivent à la rue dans la capitale alsacienne. La municipalité doit encore trouver l’association partenaire chargée de sélectionner les futurs résidents qui pourront bénéficier de ce logement.

    • La mairesse les loge dans les cabanes du marché de Noël dont les commerçants ne veulent plus ?
      480000/7 maisonnettes = 70.000€ pour 22m2 ultra précaire (ça durera pas 2 ans) sans chiotte ni douche et où jour et nuit faut sortir pour chier, même l’hiver quand on est un petit ?
      C’est bolloré ou bouygues qui empoche la mise pour construire ce taudis honteux ?

    • Strasbourg : Après la mobilisation de leurs profs, des collégiens sans-abri relogés
      https://www.20minutes.fr/societe/4129206-20241214-strasbourg-apres-mobilisation-profs-collegiens-abri-relog

      Il aura fallu un mois. Depuis le week-end du 11 novembre, des personnels du collège Lezay-Marnésia, à Strasbourg, étaient mobilisés afin que des solutions d’hébergement soient trouvées pour plusieurs de leurs élèves sans-abris. Certains avaient même dormi dans la salle des professeurs pendant plusieurs nuits… Ils ont annoncé vendredi en avoir obtenu de la part de la mairie.
      « Nous sommes très contents que les familles soient mises à l’abri, c’était notre priorité », a déclaré Emilie Gimenez, enseignante en histoire-géographie dans cet établissement situé dans le quartier de la Meinau. « C’est la mairie qui loge ces familles dans un logement intercalaire, dont le loyer sera payé par l’association les Petites roues », s’est-elle réjouie.

      « La mairie a pris ses responsabilités mais notre demande initiale était que les logements de fonction de la Collectivité européenne d’Alsace (le conseil départemental, gestionnaire des collèges) _puissent être utilisés dans des cas d’extrême urgence, donc on attend encore des réponses », a-t-elle précisé.
      Selon elle, un des logements de fonction du collège a depuis été utilisé par la Collectivité
      européenne d’Alsace (CeA) pour accueillir « des jeunes majeurs isolés » mais un autre est « toujours inoccupé ». « Il y a suffisamment de logements normalement pour loger ces jeunes majeurs et des familles d’élèves qui se retrouveraient en situation de précarité »_, a-t-elle estimé.

    • Quatre enfants SDF supplémentaires recensés à l’école Saint-Jean
      https://www.rue89strasbourg.com/enfants-sdf-supplementaires-ecole-saint-jean-323186

      Dans un communiqué diffusé jeudi 19 décembre, les parents et les enseignants mobilisés contre le #sans-abrisme de l’école Saint-Jean à Strasbourg indiquent que « deux parents et leurs 4 enfants de 10, 8, 6 et 3 ans dorment depuis vendredi 13 décembre dans leur voiture ». Selon leur comptage, « ce sont donc 12 enfants de l’école qui sont à la rue ».
      Pour ces parents d’élèves, « ces situations ne sont que la partie visible d’une urgence humaine qui concerne, chaque soir à Strasbourg, près de 200 enfants sans toit ». La Ville de Strasbourg a pu trouver une solution d’hébergement pour une mère et ses deux enfants de 6 et 3 ans, expulsés de leur hôtel le 29 novembre.

      Une cagnotte en ligne
      Mais les parents poursuivent une mobilisation entamée le 5 décembre pour venir en aide à toutes ces familles. Cette solidarité a déjà permis de collecter des vêtements et d’assurer des mises à l’abri temporaires. Une cagnotte a été mise en ligne pour subvenir aux besoins les plus urgents.
      Dans leur communiqué, les parents d’élèves indiquent qu’à « l’approche des vacances scolaires, laisser les familles sans solution est impensable et indigne. Les températures baissent, les fêtes de fin d’année approchent, et l’inaction ne peut être une réponse. » Ils appellent à des réponses concrètes et durables de la part des pouvoirs publics ».
      Ils préviennent également : « Parce que chaque enfant mérite de dormir sous un toit et de vivre dignement, nous poursuivrons notre mobilisation jusqu’à ce que toutes les familles de l’école Saint-Jean ne soient plus à la rue ».

  • C’est parti pour Coop-Médias, la coopérative citoyenne des médias indépendants
    https://www.rue89strasbourg.com/lancement-coop-medias-314027

    Le modèle coopératif en soutien aux médias
    Coop-médias considère que l’information est un bien commun trop important pour être concentré aux mains d’une minorité d’individus ou de groupes qui pourraient la dévoyer en faveur d’intérêts économiques, privés ou politiques. Citons par exemple les cas du milliardaire Vincent Bolloré ayant fait évoluer les lignes éditoriales de CNews, Europe 1 ou du Journal du dimanche vers l’extrême droite, ou de Rodolphe Saadé, milliardaire du transport maritime, ayant racheté La Provence et BFM.

    Pour porter une alternative transparente, citoyenne et démocratique aux grands groupes médiatiques, Coop-médias s’est constituée en Société coopérative d’intérêt collectif, détenue par l’ensemble de ses sociétaires, revendiquant des principes de gouvernance partagée (1 humain / structure = 1 voix), de non-lucrativité (l’intégralité des éventuels bénéfices seront réinvestis dans le projet) et d’inclusivité en permettant à chacune et chacun de s’investir au sein du projet.

    Son capital est composé au lancement de 20 médias indépendants (dont Blast, Basta, Fracas, L’Âge de Faire, Le Média, Le Moment, Les Jours, Médiacités, Politis, Street-Press, Rue89 Strasbourg) et 10 structures de l’économie solidaire et sociale (dont Attac, le Collectif Transition Citoyenne, Enercoop, La CG Scop, La Nef).

  • Dans les usines d’Alsace, la gauche peine à exister face à l’extrême droite
    https://www.rue89strasbourg.com/usines-alsace-nouveau-front-populaire-rn-312018

    (...)

    Mais la bonne humeur s’efface dès que l’on évoque le #racisme dans l’usine et les bons scores du #Rassemblement_national chez les ouvriers : « Dans mon atelier, à la fonderie, ils te disent ouvertement qu’ils vont voter Rassemblement national », commence André avec un rictus :

    « Dans le temps c’était différent. Les gens qui votaient pour Jean-Marie #Le_Pen avaient honte. Même s’il y avait déjà des #électeurs d’#extrême_droite parmi les #ouvriers, ils n’en parlaient pas ouvertement. »

    (...)

    A ton avis, est-ce qu’il faut mettre le visage de MLP sur les tracts LFI pour ne pas avoir honte de les distribuer, debout, en Picardie, ou en Alsace ?

  • En #Alsace, des élus remontés contre l’État après l’attribution de #permis_de_recherche de lithium

    Mardi 2 juillet, le ministère de l’Économie a attribué un permis de recherche de lithium autour de #Mulhouse à #Vulcan_Energie_France. Une décision jugée précipitée et opaque par de nombreux maires et élus locaux.

    C’est une décision qui a mis des élus alsaciens en colère. Le ministère de l’Économie a délivré, le 2 juillet 2024, un arrêté accordant un permis de recherche de lithium en Alsace à Vulcan Énergie France. Cette filiale a été créée à Haguenau par #Vulcan_Energy, un groupe australien qui promet du « #lithium_zéro_carbone », récupéré à partir de #saumures_géothermales.
    L’autorisation qu’elle a obtenue de l’État, baptisée « #Kachelhoffa_minéral », lui permet de rechercher du #minerai de lithium sur les bans de 42 communes du #Haut-Rhin, autour de Mulhouse (voir ci-contre). La zone totale s’étend 463 kilomètres carrés (km2).

    Les communes où #Vulcan va pouvoir chercher du lithium

    Baldersheim, Bantzenheim, Battenheim, Blodelsheim, Bollwiller, Brunstatt-Didenheim, Chalampé, Ensisheim, Feldkirch, Fessenheim, Habsheim, Heimsbrunn, Hirtzfelden, Hombourg, Illzach, Kingersheim, Lutterbach, Merxheim, Meyenheim, Morschwiller-le-Bas, Mulhouse, Munchhouse, Niffer, Ottmarsheim, Petit-Landau, Pfastatt, Pulversheim, Raedersheim, Réguisheim, Reiningue, Richwiller, Riedisheim, Rixheim, Roggenhouse, Ruelisheim, Rumersheim-le-Haut, Sausheim, Staffelfelden, Ungersheim, Wittelsheim, Wittenheim et Zimmersheim.

    (#paywall)

    https://www.rue89strasbourg.com/alsace-elus-contre-etat-attribution-permis-recherches-lithium-30987
    #lithium #extractivisme #France

  • Sur les versants du #Donon, les #sapins de la colère

    Communes forestières sans forêt, #Raon-lès-Leau et #Raon-lès-Plaine se battent depuis 150 ans pour récupérer leurs #bois, rattachés à l’#Alsace après la Grande guerre. Reportage.

    Dans la salle du conseil municipal de Raon-lès-Leau en #Meurthe-et-Moselle, des cartes vieilles d’environ deux siècles trônent au milieu des gravures et des photos sépia du village sous la neige. « Ce sont les #plans_cadastraux de la commune avant 1871 », explique Étienne Meire, qui les connaît par cœur. Lunettes sur le bout du nez, le maire de la commune scrute les documents jaunis par les ans avant de pointer l’index sur les anciennes frontières communales :

    « Tout ça, ce sont des bois. Autrefois, le territoire de la commune s’étendait jusqu’au Donon sur 1 193 hectares. Aujourd’hui il ne nous en reste que 193. Nous n’avons plus de #forêts, nous n’avons plus rien. » Étienne Meire, maire de Raon-lès-Leau

    Une ancienne carte retrace le territoire perdu après l’annexion de l’Alsace.

    (#paywall)

    https://www.rue89strasbourg.com/sur-les-versants-du-donon-les-sapins-de-la-colere-309449

  • Relaxe de l’infirmière jugée pour des doigts d’honneur à Emmanuel Macron
    https://www.rue89strasbourg.com/doigts-honneur-emmanuel-macron-relaxe-301127

    Selon Me Dole, lors de l’audience du 2 avril, « la juge a reconnu que le dossier était vide : il n’y avait rien qui permettait de caractériser que ma cliente a adressé les doigts d’honneur au président. Le doigt d’honneur n’était pas adressé au chef de l’État, qu’elle n’a même pas vu, mais à la politique de l’État. »

    Mais, mais ...

    Le droit français ne connaît pas de règle du précédent, car la loi écrite serait la seule vraie source du droit, comme résumé par l’expression de Montesquieu : « Le juge est la bouche qui prononce les paroles de la loi »2. Ce refus officiel de reconnaître une valeur normative aux jugements passés est lié à la méfiance française vis-à-vis de l’idée de gouvernement des juges3. Ainsi, le Code civil français interdit dans son article 5 les arrêts de règlement en disposant : « Il est défendu aux juges de prononcer par voie de disposition générale et réglementaire sur les causes qui leur sont soumises »4. La décision d’un juge ne peut donc officiellement pas régler à l’avenir le sort d’une question de droit et ne s’applique en principe qu’à l’affaire jugée.

  • Trop de femmes sur une liste #CGT : la #CFDT attaque, et gagne
    https://www.rue89strasbourg.com/femmes-cgt-cfdt-cse-justice-292727

    En décembre, la CGT a remporté les élections du personnel au sein de la société de transports Antoni Voyages, avec une liste composée à égalité d’hommes et de femmes. La CFDT du Bas-Rhin a contesté l’élection, en raison du « sexe surreprésenté », à savoir les femmes. Le tribunal de Haguenau lui a donné raison.

    Article sous paywall, sans autre référence dans les moteurs de recherche d’actualités. Avez-vous des références de votre côté sur ce jugement qui parvient à décréter que 50/50≠égalité ?

  • 🛑 Un militant d’Extinction Rebellion passe 24 heures en garde à vue après avoir dénoncé deux projets de Total

    Une dizaine de militants d’Extinction Rebellion a réalisé une performance devant le tribunal judiciaire de Strasbourg mardi 3 octobre pour dénoncer des projets du groupe pétrolier Total. Un militant a été interpellé et placé en garde à vue (...)

    #écologie #GAV #ExtinctionRebellion #Total #répression

    https://www.rue89strasbourg.com/militant-extinction-rebellion-garde-vue-mise-en-scene-tribunal-deno

  • 🛑 La mère d’un enfant handicapé témoigne : « Je vis cette absence d’accompagnant comme une maltraitance »

    Les conditions de travail et la faible rémunération des AESH fait de l’école inclusive une promesse vaine. Témoignages d’accompagnantes livrées à eux-mêmes et de mères démunies et parfois, à bout de force (...)

    #enfant #handicap #AESH #maltraitance

    https://www.rue89strasbourg.com/la-mere-dun-enfant-handicape-temoigne-je-vis-cette-absence-daccompa

  • Fin des tarifs réglementés du gaz : à Strasbourg, aucun concurrent pour éviter un abonnement plus cher
    https://www.rue89strasbourg.com/augmentation-gaz-strasbourg-fin-tarifs-reglementes-267438

    Par défaut, les clients ÉS dont le contrat s’éteint au 1er juillet souscriront automatiquement à une offre « de bascule », sans démarche à effectuer. Résiliable sans délai et reconduit tacitement tous les ans, le contrat propose un tarif indexé sur les prix du marché. Dans le courrier reçu par les clients, il est indiqué que le kilowattheure coûtera, en principe, 0,087 euros – contre 0,074 en mars et avril 2023. L’augmentation du kilowattheure atteint ainsi près de 18%. ÉS précise que le prix est amené à varier.

    Du côté de la part fixe du contrat, l’abonnement sera aussi plus cher avec une augmentation moyenne de 59% au 1er juillet, selon l’Union française des consommateurs (UFC) Que Choisir du Bas-Rhin. Ainsi un client qui payait 44,2 euros hors taxes pour deux mois d’abonnement s’est vu proposer un abonnement à 37,32 euros par mois dès juillet. Sans possibilité, donc, de contester cette hausse.
    Un abonnement plus cher

    Contacté, ÉS explique que les tarifs proposés dans cette offre « bascule » sont indexés sur les recommandations nationales d’avril et qu’ils seront adaptés, au 1er juillet, selon les nouvelles publications de la CRÉ. « Un gage de sérieux », précise la communication de l’entreprise en réponse aux questions de Rue89 Strasbourg.

    Philippe Fussler, bénévole à l’UFC que choisir 67, nuance :

    « ÉS n’a aucune contrainte légale de se conformer aux recommandations de la CRÉ. Si nous voulions mener une action contre le prix de l’abonnement que nous trouvons abusif, je ne sais pas devant quelle juridiction elle serait recevable. C’est très incertain. »

    On attend, non sans une certaine angoisse, la fin des tarifs réglementés de l’électricité chez EDF.

    #ballon_d'essai #énergie #gaz #électricité #loi_du_marché #dérégulation

  • À Strasbourg, les syndicats aussi détestent la police - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/A-Strasbourg-les-syndicats-aussi

    SO révolutionnaire
    À Strasbourg, les syndicats aussi détestent la police
    Aussi radicaux se veulent-ils, les syndicats ne sont jamais très à l’aise avec les mouvements qu’ils ne parviennent pas à encadrer. Mais à Strasbourg, surprise : l’intersyndicale accompagne les manifs sauvages… et plus si affinités. On est allé y faire un tour.

  • "L’État est prêt à nous tuer" : la sidération de Strasbourgeois revenus de Sainte-Soline...

    Une centaine d’Alsaciens ont participé à la mobilisation contre les mégabassines à Sainte-Soline samedi 25 mars. Certains d’entre eux sont traumatisés par la répression policière. David, étudiant, est revenu avec une fracture ouverte de la main.
    « Je suis père de famille, je ne veux pas mourir en manifestation », souffle Bruno. Comme une centaine d’Alsaciens, il s’est rendu dans le département des Deux-Sèvres samedi 25 mars pour une mobilisation contre un projet de mégabassine à Sainte-Soline. L’association Héron a organisé un convoi de 37 personnes en bus au départ de Strasbourg. D’autres militants écologistes sans étiquette, ainsi que des membres des sections locales d’Extinction Rebellion, d’Alternatiba, de Greenpeace, du parti EE-LV et de la Confédération paysanne ont fait le déplacement en train ou en covoiturage (...)

    🛑 💧💦🌳🔥🌍 #écologie #environnement #eau #SainteSoline #mégabassine #inondation #sécheresse #FeuxDeForet #climat #déforestation #pollution #productivisme #consumérisme #croissancisme #dérèglementclimatique #canicule... #ViolencesPolicières

    ⏩ Lire le texte complet…

    ▶️ https://www.rue89strasbourg.com/etat-pret-a-tuer-sideration-strasbourgeois-sainte-soline-260794

  • #neonazis : à la recherche du festival interdit.

    Gérald Darmanin a ordonné l’interdiction d’un concert de #blackmetal néo nazi qui doit se tenir ce samedi 25 février dans les Vosges.

    L’interdiction risque de ne pas être effective : « le lieu est inconnu, on cherche les locations de salle dans la région, mais pour l’instant, nous n’avons pas d’infos, ni même sur l’identité des organisateurs », explique un policier.

    https://www.blast-info.fr/articles/2023/neo-nazis-a-la-recherche-du-festival-interdit-pfm0o87eRTqD6BrruEkMJQ

  • La minute de silence pour la mort annoncé de l’hôpital public, tous les vendredi à 14h, a commencé il y a deux semaines... comme le premier ministre est de passage dans le tout petit hôpital d’Obernai, en Alsace (mais pourquoi est-il là ?), il semble très difficile de faire cette minute silencieuse pour le personnel soignant... alors je suis aller faire la minute de silence pour la minute de silence :
    https://dansmonchapeau.net/nextcloud/s/XdSjppMT2SAJjfP

    https://www.dna.fr/sante/2022/01/21/au-nouvel-hopital-une-minute-de-silence-pour-defendre-l-hopital-public
    https://www.rue89strasbourg.com/mort-annoncee-hopital-public-initiee-strasbourg-minute-de-silence-f

    • Rennes, La Rochelle, Lorient, Pau, Marseille, Paris, Colmar, Lille… Une quinzaine d’hôpitaux de toute la France observeront ce vendredi 7 janvier à 14 heures une minute de silence « pour la mort annoncée de l’hôpital public ». L’initiative est née à Strasbourg. Le 10 décembre 2021, sur Rue89 Strasbourg, des médecins strasbourgeois appelaient à participer à cette action pour mettre en lumière les difficultés inédites de l’hôpital public, liées à une « dégradation continue, au niveau du budget, des effectifs et des lits d’hospitalisation », comme l’expliquait le médecin des urgences du Nouvel Hôpital Civil, Sébastien Harscoat.

      « Dire à la population que l’#hôpital public se meurt »

      Cette minute de silence a d’abord fait son chemin en Alsace. Les annonces du Premier ministre pour l’hôpital strasbourgeois n’ayant pas convaincu les soignants, un nouvel appel à rendre hommage à l’hôpital public mourant est lancé pour le vendredi 17 décembre. Cette fois, infirmières, médecins et aides-soignantes des hôpitaux de Colmar, Wissembourg et Haguenau répondent présents.

      Les minutes de silence se suivent, et l’objectif reste le même. Comme l’explique un médecin de l’hôpital du Scorff à Lorient : « L’hôpital doit rester un #service_public et pas une entreprise marchande. Pourtant, on assiste, ici comme ailleurs, à une dégradation de la qualité des soins et à l’épuisement des personnels. Vendredi, ce moment de recueillement permettra de dire à la population que l’hôpital public se meurt… »

      #minute_de_silence #de_profondis

  • Une caissière d’un Super U licenciée pour 3,46€ de presskopf périmé
    https://www.rue89strasbourg.com/caissiere-super-u-russ-licenciee-346euros-presskopf-218777

    Une caissière du Super U de Russ depuis 18 ans a été licenciée par son employeur après avoir rapidement échangé un morceau de fromage de tête périmé qu’elle venait d’acheter. Le conseil des prud’hommes a condamné l’employeur pour licenciement abusif.


    Il aura fallu 18 mois de procédure mais le conseil des prud’hommes de Saverne a enfin rendu sa décision, le 27 septembre 2021 : le licenciement pour « faute grave » d’une caissière par le gérant d’un Super U alsacien pour avoir échangé un morceau de presskopf de 3,46€ était bien abusif.

    L’histoire est assez triste. En avril 2020, Caroline (le prénom a été changé), 59 ans, est caissière depuis 18 ans au Super U de Russ, dans la vallée de la Bruche. Ça ne se passe pas très bien avec son employeur, la SAS Bruchdist, reprise depuis quelques années par le fils de l’ancienne gérante, Charly Kleffer. Caroline sent qu’on cherche à se débarrasser d’elle, elle voit arriver des salariés plus jeunes, aux profils polyvalents…

    Un morceau acheté puis échangé
    Un mardi d’avril lors du premier confinement, vers 14h, après avoir terminé son service, Caroline se rend à la charcuterie du Super U pour y acheter un morceau de presskopf. La charcutière lui découpe pour 3,46€ de « Délice de tête aux cornichons ». Elle paie, sort du supermarché puis se rend compte que le fromage de tête a atteint sa date limite. Caroline retourne à l’intérieur, va voir la charcutière et échange son vieux morceau de presskopf contre un équivalent plus frais.

    Erreur ! Elle aurait dû, comme n’importe quelle cliente, retourner le premier morceau à l’accueil, être remboursée, reprendre un nouveau morceau de presskopf et repasser par la caisse. Le gérant du Super U tient sa « faute grave », il met immédiatement à pied Caroline et la convoque en entretien.

    Lorsque Caroline se présente, elle ne se doute pas encore qu’elle va devoir quitter le supermarché. À la demande du gérant, une collègue l’attend à l’entrée du supermarché et l’accompagne à son entretien avec Charly Kleffer. À la grande surprise de Caroline, cette dernière ne la soutient pas lors de cet entretien, où il lui est notifié son licenciement.

    « Vous avez choisi de faire pression sur votre collègue »
    Dans la lettre envoyée en mai 2020, que Rue89 Strasbourg a pu consulter, M. Kleffer précise :
    « Vous êtes employée en qualité d’hôtesse de caisse. (…) À ce titre, vous avez parfaitement connaissance de la procédure à respecter en cas de litige ou de problème qualité : s’adresser à l’hôtesse d’accueil. Mais vous avez choisi de faire pression sur votre collègue [de la charcuterie], en l’obligeant à s’exécuter et à être complice de votre manœuvre frauduleuse ! »

    Et c’est terminé pour Caroline, qui est invitée à « se présenter à la direction pour retirer son certificat de travail, son solde de tout compte et son attestation Pôle emploi », après 18 ans de services. Sonnée pendant plusieurs semaines, Caroline trouve finalement la force de contacter une avocate, Me Amandine Rauch, et de contester ce licenciement devant le conseil des prud’hommes de Saverne en juillet 2020.

    Autre reproche, une pause pipi en 2012
    Lors de l’audience en juin 2021, le Super U de Russ a produit un historique des sanctions prises contre Caroline, dont la plus grave date de 2012 : un avertissement pour s’être rendue aux toilettes sans l’aval d’un supérieur hiérarchique. Dans le rappel des faits, le conseil des prud’hommes précise que cette mention devait montrer aux conseillers que Caroline, « malgré son ancienneté, n’était pas irréprochable. »

    Le 27 septembre 2021, le conseil des prud’hommes a reconnu le caractère abusif du licenciement de Caroline et lui a accordé environ 10 000€ d’indemnités de licenciement et 8 600€ de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Voilà qui va faire beaucoup de morceaux de presskopf. La SAS Bruchdist peut faire appel de ce jugement. Contacté, Charly Kleffer n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

    #violence au #travail envers les #femmes #france #en_vedette #grande_distribution #caissiére #Alsace #super_u

  • Les bénéficiaires du RSA ciblés par des contrôles intensifiés
    https://www.rue89strasbourg.com/fraudes-au-rsa-la-chasse-aux-pauvres-sintensifie-201860

    L’Alsace s’illustre par son suivi zélé des bénéficiaires du RSA, avec le « RSA contre bénévolat » et des contrôles de relevés bancaires. Des Alsaciens témoignent de ces procédés plus stricts que par le passé. Janvier 2021 : Jacques (tous les prénoms ont été changés), jeune diplômé bénéficiaire du Revenu de solidarité (RSA), reçoit un courrier avec un en-tête inhabituel. Il s’agit de la nouvelle Collectivité Européenne d’Alsace (CEA) et plus précisément du service « Juste droit du rSa » (sic). Si le courrier n’a pas (...)

    #discrimination #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté