Actualités en continu et info en direct et replay

https://www.bfmtv.com

  • Covid-19 EN DIRECT : « Cette vague sera la dernière avec autant de restrictions », assure le patron de Pfizer...
    https://www.20minutes.fr/sante/3218039-20220117-covid-19-direct-pass-vaccinal-adopte-france-promulgation-

    Les efforts de Pékin pour éradiquer le variant Omicron à trois semaines des Jeux olympiques d’hiver semblent vains. Avec 223 nouveaux cas signalés lundi, la Chine a atteint son plus haut niveau depuis mars 2020.

    On en a 1000 fois plus et on crie victoire, mais ça permet d’annoncer la défaite des Chinois simultanément.

    #propagande_de_crétins

  • « Ils pleurent, se débattent, hurlent » : le cri du cœur d’une préparatrice en pharmacie, obligée de tester des dizaines d’enfants Jules Fresard
    https://www.bfmtv.com/amp/sante/ils-pleurent-se-debattent-hurlent-le-cri-du-coeur-d-une-preparatrice-en-pharm

    Sur Instagram, Lara a tenu à alerter le gouvernement sur les difficultés qu’entraîne le nouveau protocole sanitaire à l’école pour les centres de dépistage contre le Covid-19.

    « On ne peut pas tester une classe entière à 19h car il y a un cas positif ». Dans une lettre ouverte https://www.instagram.com/p/CYgxLi4jFNL publiée sur Instagram dimanche, Lara est venue en quelques lignes décrire les difficultés et la pression que vivent au quotidien les centres de dépistage au Covid-19 depuis la mise en œuvre du nouveau protocole sanitaire en vigueur à l’école. « Aujourd’hui, rien ne va plus », met en garde la jeune femme, préparatrice en pharmacie et réalisant des tests de dépistage.

    Ce nouveau protocole, applicable dans les établissements scolaires depuis le retour des vacances de Noël, prévoit de garder les écoles ouvertes. Mais à chaque cas positif au Covid-19 détecté dans une classe, tous les élèves doivent se faire tester à J+0 avec un test PCR ou antigénique, puis à J+2 et J+4 avec un autotest.

    Une exigence nécessaire au retour en classe, mais qui fait peser une forte pression sur les centres de dépistage, en pleine flambée épidémique. Plus de 296.000 nouveaux cas ont été recensés dimanche. Et entre le 31 décembre et le 6 janvier, 9,5 millions de tests ont été réalisés en France.

    Des enfants qui « hurlent à la mort »
    Dans sa lettre ouverte, accompagnée d’une photo où elle se montre écouvillon en main, coiffée d’une visière, d’un masque, d’une charlotte et d’une blouse, c’est les difficultés connues face à ce nouveau protocole que Lara évoque. Et notamment celle de tester de jeunes enfants.

    « Je suis devenue celle qui fait pleurer les enfants pour les tester coûte que coûte. Les enfants pleurent, se débattent, hurlent à la mort, sont maintenus de force par leur parent, eux aussi, à bout », écrit la jeune femme.

    Chez les parents, la volonté de faire tester à tout prix les enfants s’explique par l’incapacité pour certains de les faire garder en cas de test positif. « Parfois, je refuse de tester un enfant dans ces conditions, et c’est alors que le parent me supplie en pleurant de tester et d’infliger cette souffrance à son enfant sinon il ne pourra pas retourner à l’école et le parent doit travailler, donc l’enfant doit aller à l’école le lendemain », détaille Lara.

    Les plus jeunes touchés de plein fouet par cette cinquième vague
    Relativement épargnés par la pandémie jusque-là, les enfants, en pleine cinquième vague les contaminant plus qu’avant, sont touchés de plein fouet par ses effets délétères. Lara évoque notamment des enfants dont le résultat revient positif, soumis aux reproches de leur parent, estimant qu’ils n’ont pas assez fait attention à l’école.

    « Et parfois, les parents me disent : elle va être enfermée dans sa chambre pendant une semaine, les repas seront servis sur un plateau qu’on posera devant sa porte, pas de câlin, pas de bisou jusqu’à qu’elle puisse sortir de l’isolement. Non mais ! », s’insurge la jeune femme.

    Hausse des violences
    Ce témoignage est également une plongée dans la violence verbale à laquelle est soumis le personnel des centres de dépistage. En août déjà, face aux violences, verbales comme physiques, connues par de nombreux professionnels de santé, Olivier Véran, leur ministre de tutelle, leur avait adressé une lettre.

    « Ces dernières semaines, alors qu’une nouvelle fois ils répondent présents pour vacciner la population et pour augmenter notre capacité de tests de manière à freiner l’épidémie, plusieurs de nos professionnels ont été lâchement agressés parce qu’ils faisaient leur métier. Je n’accepterai aucune violence, aucune intimidation, aucune atteinte à leur intégrité physique ou à leur outil professionnel », écrivait à l’époque Olivier Véran.

    Une situation qui n’a pas évolué pour le mieux, si l’on en croit le témoignage de Lara. La jeune femme écrit : « Parfois je me fais assaillir, insulter des tous les noms, l’impression d’être jetée en pâture aux loups, parce que je dis non. Les patients ne comprennent pas ce non, ben oui partout les politiques disent d’aller en pharmacie se faire tester... ».

    Face à cette situation, Lara « pleure » quand elle sort du travail. En attendant, elle s’en remet désespérément à l’exécutif. « Allo le gouvernement ????? » écrit-elle à la fin de sa publication, qui en moins de 24h a déjà récolté près de 90.000 « j’aime »

    #violence sur #enfants #tests #dépistage #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé

    • Emmerder les parents, avec en prime la violence envers les enfants.
      Il faut à tout prix des tests afin d’augmenter le nombre de #cas.
      Curieux que les parents ne réagissent pas.
      Bientôt 2 contons tiges dans les trous de nez, en sortant de chez soi.

  • Je fais le pari que la focalisation d’une partie des enseignants sur les masques FFP2, ça va donner ça : jeudi soir, si la grève est très suivie, Blanquer annoncera royalement qu’il a « entendu » les revendications, et hop, il va faire distribuer des masques FFP2 aux enseignants, et voilà, retournez au travail maintenant.

    • je ne crois pas. 55 millions de FFP2 par mois sans techniques de réemploi, jamais l’État n’aurait fait autant pour l’équipement des profs et autres personnels, bordel logistique e problème d’approvisionnement à la clé. ça douille, et un tel précédent serait utilisé ailleurs par les salariés (les syndicats de l’enseignement supérieur ont attendu hier pour se joindre vaguement à la grève du 13 ; je suis pas du tout certain que des concessions fassent un effet canadair suffisant).
      admettons que cette fourniture de moyens ait lieu, la gestion de l’école resterait celle d’une halte garderie manquant de souplesse au vu des fluctuations des effectifs dues à la pandémie et aux « protocoles ».

      par ailleurs, quoi de mieux qu’une grève pour diffuser massivement une attention collective à la réduction des risques. pour l’instant c’est la meilleure des campagnes de prévention qui soit. une victoire en soi.
      #école #EPI #masques #FFP2 #grève #réduction_des_risques

    • J’ai une amie directrice en maternelle qui ne fait pas la grève parce que ses collègues ne la feront pas, et parce que les parents n’imaginent même pas que l’école puisse fermer.

      Les conditions d’hygiènes dans les zoos sont plus drastiques que dans nos écoles.

      Ils ne feront rien de collectif, ne prendront aucune responsabilité, laisseront tout le monde se débrouiller. Leurs objectifs ne sont pas déterminés en fonction de l’état de santé du troupeau, mais en fonction de sa docilité. Le fascisme est là, et il faudrait, donc, vivre avec. La journée du 13 janvier va hélas être très vite oubliée. En février, on aura les dizaines de PIMS chez les gamins, mais il n’y aura que quelques spécialistes sur les réseaux pour partager les courbes démontrant l’affluence. Les parents seront laissés à leur solitude face aux soignants exaspérés.

      Comme l’an dernier. Des dizaines d’avions qui se crashent, et personne pour réagir officiellement. Parce que dans ces avions, il n’y a que des « rien ». Les vrais avions contiennent des « vrais gens importants », les règles de sécurité ne sont pas identiques.

      Certains font la fine bouche, quand on utilise l’expression #surnuméraires. Mais comment qualifier les victimes de cette non-stratégie de l’immunité collective qui décide de sacrifier tout ce qui est naturellement immunodéprimé ?

    • je ne doute pas que tu soit favorable à cette grève arno ! il s’agit simplement d’échanger à propos de sa signification, de sa portée. que des acteurs centraux de cette usine qui voit passer 20% de la population au quotidien, les profs, défaits politiquement en 2003, mettent, 19 ans plus tard ! un tant soit peu en jeu leur existence, débanalisent (?) la grève de 24h (...), cela peut avoir des effets en cascade. que foutent les étudiants, les lycéens, les chômeurs et précaires, et les « garantis » (sur siège et éjectable et managés à mort) ? la question pourrait se poser dans des termes nouveaux.

      c’est une lecture « léniniste » si on veut (faire de la guerre impérialiste le moment d’une révolution) au ras des comportements d’abstention et de refus : à quel moment et comment la forme capitaliste de la crise peut elle être renversée en crise politique pour le capital.
      que l’évènement, la pandémie, et sa normalisation, sa gestion pandémique, passe à l’histoire, soit l’occasion d’un partage, d’une division politique.

      #luttes

    • Je suis assez persuadé que ce gouvernement a des sondages et analyses qui lui indiquent que son électorat potentiel pour les prochaines élections, ce sont des gens qui veulent « la garderie à tout prix », et n’en ont rien à carrer des mesures de protections (on dit « restrictions ») : les gens vaccinés ne risquent rien avec Omicron, et pour les enfants Omicron c’est rien qu’un rhume. Les gens précautionneux et informés, je pense que ça fait longtemps que la Macronie fait une croix dessus. Et de toute façon l’extrême-droite est encore plus covidiote. Donc inutile d’aller dans le sens des gens qui portent déjà un masque FFP2 et qui sont scandalisés par la gestion des écoles en mode YOLO : ceux-là ils lisent déjà Christian Lehmann dans Libé, ils sont clairement perdus pour le premier tour de prochaine élection, et de toute façon au deuxième tour contre Marine, ils voteront pour qui ils veulent, mais ils voteront Macron.

      Entre la sortie insupportable de Macron qui « a très envie d’emmerder » les non-vax, le protocole scolaire qui s’« allège » tous les deux jours parce que « trop contraignant » pour les parents, ou encore l’imposition que les deux parents soient OK pour vacciner les 5-11 ans, il me semble clair que le gouvernement a fait le choix tout à fait clair que sa cible électoral, ce sont les gens qui « en ont marre », sont vaccinés et pensent qu’ils ne risquent rien avec Omicron, sont bien persuadés que c’est la dernière vague, les enfants faut les laisser respirer, et puis merde, il est temps qu’on passe en mode « endémie » quoi qu’il en coûte.

      Filer des masques FFP2, c’est pas infaisable : ils ont largement été capables de distribuer des masques en tissu modèle slip-kangourou à tous les élèves et enseignants, donc je ne vois pas de grosses difficultés logistiques. À mon avis leur vraie crainte, c’est que céder sur le FFP2 banalise l’idée de la transmission par aérosols, et ça c’est disruptif pour toute l’économie. Je pense même que pour le coup, si c’est annoncé jeudi il y a moyen de faire passer en sous-texte l’idée que « en fait c’est pas vraiment prouvé, en fait c’est pas officiellement recommandé, continuons à parler de gouttelettes même à propos de aérosols, et si on leur file des FFP2, c’est juste pour calmer ces fainéants d’enseignants islamo-wokistes ». Et ainsi totalement invalider le fond de la revendication.

      Une journée de grève alors qu’on est déjà habitués à 300 morts par jour sans bouger le petit doigt, et précédemment des énucléations et des amputations de manifestations tous les samedis pendant des mois, même si je soutiens le mouvement des profs, j’ai proche de zéro espoir que ça fasse bouger quoi que ce soit.

    • Et c’est même à cela qu’on les reconnaît :
      https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-nouveau-protocole-scolaire-pic-d-omicron-suivez-l-actualite-de-l-ep

      « Je sais qu’il y a beaucoup de fatigue, de nervosité. J’en appel au sang-froid, à l’unité, mais aussi à ne pas confondre les sujets. [...] C’est dommage d’avoir une journée qui va perturber davantage le système », a réagi sur BFMTV Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale.

    • Moi c’est vrai que ça me complique. Normalement vendredi je devrais faire les autotests J+4 à mes trois enfants. Mais si le jeudi y’a pas classe, logiquement il n’y a pas d’incrémentation du « J », est-ce que je dois repousser les autotests du vendredi au lundi suivant ?

    • ça me semble plus fondamental que ces calculs électoraux (qui valent une hausse de 10 milliards du budget police sur 5 ans et tant d’autres annonce, mesures, etc). c’est chaque jour, en toute occasion, et au travers mille péripéties que doit se réinstaurer la légitimité de nos démocraties représentatives, antées sur un principe aristocratique (l’élection), et désormais vouées à un mouvement de dé-démocratisation (Wendy Brown).

      je dis cela aidé pour partie par l’audition pendant une sortie aux courses de Présidentielle : le vote, un acte en voie de disparition
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/vincent-tiberj-et-marie-neihouser


      #abstention-janus #intermittence_du_vote #grève_des_électeurs #abstention_civique #politique

      on a joué avec les protocoles de manière à faire désirer l’école garderie sans précaution aux parents (la dénégation est l’affect qui sert d’appui politique) histoire de couper au mieux l’herbe sous le pied à des jonctions possibles. c’et un travail de police au sens où l’emploie Rancière : assigner chacun à une place (ce qui englobe le « diviser pour régner » standard).

      gouverner est une activité contre révolutionnaire. l’exemple que je connais le mieux c’est celui de Jospin en 1998 contre les mouvements de précaires : "je préfère une société de travail à l’assistance" comme signe adressé aux smicards qui se lèvent tôt, à l’inverse des feignasses d’assistées pleureuses qui avaient osé agir partout par des centaines d’occupations pour se voir garanti un revenu dont il était dit qu’il ne devait pas être inférieur au SMIC mensuel.
      la « déclaration d’amour » aux travailleurs pauvres qui sont pourtant aussi pour partie les mêmes que ceux qui chôment par moments plus ou moins durables ou par intermittence a tout bonnement formalisé la néantisation de la révolution, jusqu’à déféquer sans gène et sans qu’aucun témoin ne le relève sur un préambule de la Constitution, trace de la Révolution française, où l’assistance était définie comme un devoir sacré de la société.

      logistiquement, cela reste plus compliqué de filer des masques à usage unique que les meilleurs intissés lavables (de 10 à 100 fois) ou les pires masques slips, du moins tant que la critique en acte de la gabegie (réemploi de trucs pas fait pour ça, suite aux innovations lancées par 3M dès les années cinquante pour en finir avec les masques réemployables) ne diffuse pas davantage. et ça c’est pas du ressort de l’État (trie tes déchets, fais pipi sous la douche, et ne nous emmerde pas avec les dispositions collectives, du coté de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de la santé, et surtout ! de la décision)

      ils auront tout fait : anti masques à répétition ; anti vax à leur façon Mc Kinsey : sabotage de la campagne de vaccination, moralité, ressentiment, et avec la foule des préposés à la diffusion de la trouille et de la confusion qui font la sous traitance des tâches les plus avancées, en intérim dans les média, sur les réseaux asociaux, et parmi les médecins, pharmaciens, infirmiers) ; anti-tests, du ni tester, isoler, tracer à la multiplication des tests au pif (c’est comme les masques dehors, on nous fatigue tous à faire nawak et ça donne l’impression que le sommet fait quelque chose : ici les auto-tests qui cassent à nouveau et autrement l’un des instruments de mesure de la situation) pour finir par « l’attestation »

      edit je crains au contraire que les employés de l’enseignement ne soient pas assez focalisés sur le FFP2 car si il y a des endroits (le 93, par exemple) ou la question des moyens se posent y compris pour les parents d’enfants scolarisés dans le public (les remplacements, au premier chef), l’alliance Parents/employés due l’éducationnel not n’a rien d’évident si il ne s’agit « que » des moyens de l’éduc. nat, dont les salaires de merde, sauf qu’il s’agit d’une situation si commune, y compris chez des bac + N que ça passe pas si facilement de l’appuyer pour craints et pas pour tous, pas si facilement de se dire qu’épauler ceux qui luttent et pourraient gagner puisse être un préalable pour que d’autres s’engouffrent dans la brèche.

      ceux qui gagnent plus peuvent plaindre les profs, mais avant tou ils les méprisent comme tout ce qui vaut moins qu’eux.

      on nous apprend à avoir peur de la dégringolade sociale, ça se conjure à coup de position altière pour qui est juste en dessous, ça permet de arquer la distance, et puis on les hais car ils ont gardé ce qu’on a perdu : quelque chose qui pourrait ressembler à la durée des vacances scolaires d’autrefois, avec trois thunes pour les prendre. on les hais parce que l’avenir des enfants, une vie, dépend de leurs notes, de leur rôle d’évaluateurs. et que partout on est soi même évalué. ces minables diplômés sous payés ont trop de pouvoir, trop de loisirs (peu importe le temps passé hors cours, on veut pas le savoir).

      #gouverner #tests

  • Autotests, attestation... Les détails du nouveau protocole sanitaire dans les écoles
    https://www.bfmtv.com/sante/autotests-attestation-les-details-du-nouveau-protocole-sanitaire-dans-les-eco

    · Trois autotests suffisent

    Depuis le 3 janvier dernier, dès qu’un cas de Covid-19 est détecté dans une classe, chaque élève de la classe devait se faire tester trois fois : un test PCR ou antigénique à J0, puis des autotests à J+2 et J+4. Désormais, un simple autotest suffit à J0. Il devra toutefois toujours être renouvelé à J+2 et J+4.

    · Un enfant à venir chercher à la fin de journée

    Autre nouveauté, les parents ne seront plus obligés de venir chercher immédiatement leur enfant dès qu’il est déclaré cas contact. Désormais, ils peuvent attendre la fin de journée et la fin des cours pour le faire.

    · Une seule attestation sur l’honneur

    Les parents devaient, à chaque autotest, attester sur l’honneur du résultat négatif de leur enfant. Désormais, une seule attestation sur l’honneur, certifiant que le premier autotest est négatif, sera demandée pour un retour en classe.

    · Ce qui ne change pas...

    Un point du protocole ne change pas : celui correspondant au dernier assouplissement en date, qui exempte de tests pendant 7 jours les élèves s’étant déjà plié au cycle complet J0/J+2/J+4 en raison de la contamination d’un autre enfant de la classe. Concrètement, cela signifie que sur une même période de 7 jours, un élève n’est pas considéré comme cas contact de chaque camarade infecté, mais uniquement du premier.

    Et bientôt le nouveau nouveau nouveau protocole : pas de protocole.

  • Masques #FFP2 : le Haut Conseil de la santé publique se prononcera vendredi sur sa généralisation
    https://www.bfmtv.com/sante/masque-ffp2-le-haut-conseil-de-la-sante-publique-se-prononcera-vendredi-sur-s

    la question de distribuer des masques anti-Covid-19 FFP2 aux agents du service public est évoquée, Jean Castex a promis sur BFMTV-RMC ce jeudi a minima de fournir en masques chirurgicaux « tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois ».

    #santé_publique

    • Covid-19 : face au variant Omicron, faut-il généraliser le port des masques FFP2 ?

      (...) Olivier Véran [qui joue les l’imbéciles, ndc], a dit avoir demandé l’avis du Haut Conseil de la santé publique « sur la question des masques FFP2, notamment des soignants, compte tenu de la très forte circulation du variant Omicron et de manière à éviter les paralysies dans certains services totalement essentiels ». A l’hôpital, le masque FFP2 est essentiellement utilisé dans les services accueillant de nombreux malades du Covid-19, en réanimation ou au bloc chirurgical.

      A l’origine réservés aux professionnels de la santé notamment, ces masques sont aujourd’hui vendus en pharmacies ou dans le commerce. Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà.

      (...) Le masque chirurgical – le plus répandu actuellement – a, lui, l’inconvénient de ne pas être hermétique [dit Le Monde qui joue les imbéciles, ndc] . Assez lâche, il peut laisser passer de toutes petites gouttelettes ou [peut-être même....] des aérosols qui peuvent rester dans l’air lorsqu’un lieu est mal aéré. Il est par ailleurs conseillé de le changer toutes les quatre heures, contre huit pour un FFP2.

      [Mais l’imbécile finit par lâcher le morcif] Une étude parue le 7 décembre dans la revue PNAS [avant , on a rien vu rien entendu, pas cherché à comprendre la différences entre les masques] a confirmé l’efficacité des FFP2 pour se protéger contre le virus et protéger les autres. Selon les chercheurs des universités de Göttingen (Allemagne) et de Cornell (Etats-Unis), si une personne non infectée par le SARS-CoV-2 porte un masque chirurgical lors d’une discussion avec une personne infectée, non masquée, et à une distance de 1,50 mètre, le risque maximal d’infection atteint 90 % après trente minutes. Avec un masque FFP2, ce risque baisse à près de 20 %, même après une discussion d’une heure. Si les deux personnes portent un masque chirurgical, le risque maximal est inférieur à 30 %, même après une heure. Mais si les deux individus portent un masque FFP2 correctement ajusté, alors ce risque tombe à 0,4 % au maximum.

      [...] « Attention à la fausse sensation de sécurité, il ne faut pas en faire une solution miracle qui conduirait à un relâchement des autres gestes barrières », nuance Pierre Parneix, médecin en santé publique et président de la Société française d’hygiène hospitalière. Il craint notamment que l’on jette le doute sur le masque chirurgical, tout de même efficace.
      Comme M. Parneix, Pascal Crépey est plutôt réticent à l’idée d’une généralisation du FFP2 dans tous les lieux recevant du public. L’enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique, à Rennes, considère que ce masque est trop contraignant pour être accepté et correctement porté par la population. « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. » M. Crépey redoute que le bénéfice du port d’un masque plus protecteur soit gommé par le risque que les gens « le portent sous le nez ou sous le menton ». Auquel cas, cela n’apporterait qu’un bénéfice incertain en matière de lutte contre l’épidémie.

      [...] En janvier 2021, la direction générale de la santé affirmait à LCI que Santé publique France avait en sa possession – en plus des stocks gérés par les établissements – 406 millions de masques FFP2, « soit 203 % du stock cible correspondant à trois semaines de crise épidémique ».

      https://justpaste.it/90dpt

    • « Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà. »

      Là aussi ils jouent fort honorablement aux imbéciles.

      « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. »

      Heu, je pige pas bien là. Je ne sais pas si c’est moi mais bien au contraire depuis la rentrée je porte exclusivement des FFP2 et je trouve qu’on respire vachement mieux dedans, parce que justement une fois bien ajusté on respire à travers une paroi qui filtre, pas devant un truc qui se colle à ta gueule quand tu inspires.

      Ils ont du bien le chercher celui là pour balancer ce genre d’avis qui rappelle étrangement les premiers arguments du gouvernement sur le fait que "les gens ne sauront pas s’en servir".

    • mais c’est une position très partagée. même avec la pandémie, même avec la contagiosité de Omicron, la Société Française d’Hygiène Hospitalière « ne recommande pas le port de masques FFP2 par tout professionnel des établissements de santé et médico-sociaux car il demande une adaptation à la morphologie du visage pour une bonne efficacité . »
      https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20220104-equipement-le-port-du-masque-ffp2-n-est

      comme si avec des masques chirurgicaux qui protègent moins, les fuites du coté des arrêtes nasales et sur les cotés du masques n’étaient pas un souci qui peut demander des adaptations.

      on connait bien ces conneries de sachants professionnels. les médecins ont longtemps refusé d’admettre la nécessité du lavage de mains pratiqué par les sages-femmes, par exemple.

  • Ah, apparemment, Blanquer trouve son nouveau protocole est encore trop contraignant…
    https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-rentree-scolaire-sous-omicron-nouvelles-regles-d-isolation-suivez-l

    « Dès que ce sera possible, nous allégerons les protocoles sanitaires », déclare Jean-Michel Blanquer

    Interviewé sur LCI, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, a estimé que le nouveau protocole sanitaire à l’école durerait « vraisemblablement » tout le mois de janvier.

    « On a le sentiment que le pic est pour bientôt, donc dès que ce sera possible, nous allégerons les protocoles sanitaires », a déclaré le ministre.

    • « sentiment », « je le sens », « j’ai l’impression », ce sont des formules que j’entends sans cesse sur ces questions, irl et au plus proche. on a pas La Boétie 2.0 sous la main (juste le plus souvent des caricatures du premier), mais c’est plus moche encore qu’un ministre.

      alors que ...

    • Ecole et Covid-19 : « Jusqu’à quand tiendra-t-on comme ça ? »

      Au premier jour de la rentrée, lundi, les directeurs et chefs d’établissement comptent déjà des absents, aussi bien chez les personnels que chez les élèves.

      « Jusqu’ici, ça peut aller » : c’est le constat qui remontait de bon nombre d’écoles, lundi 3 janvier, jour de la rentrée des classes. Avec la volonté mise en avant par la plupart des enseignants contactés de « tenir à distance » les pronostics épidémiologiques les plus sombres – jusqu’à un tiers d’entre eux pourraient être touchés par le Covid-19, d’ici à la fin janvier, selon le conseil scientifique. Sans y parvenir vraiment : « Face à une doctrine sanitaire qui fluctue, on va gérer au jour le jour, mais cette rentrée est fragile », témoigne Hervé Lalle, directeur d’une école maternelle à Paris. Sans doute l’« une des plus fragiles » qu’il ait eu à orchestrer en deux ans de crise sanitaire et trente ans de carrière.

      Pas de « scénario catastrophe » à ce stade, tempère ce syndiqué au SE-UNSA : s’il a dû faire la rentrée avec deux professeurs (sur six) en moins – « tous deux covidés » –, l’un devait revenir dès mardi. L’autre, qui enseigne dans une unité pour enfants autistes, est secondé par des éducatrices spécialisées. « Elles prendront le relais et tiendront la semaine », espère-t-il.

      « Tenir. » C’est aussi le mot qu’emploie Ida (elle a requis l’anonymat), à la tête d’une autre école parisienne. Elle l’utilise, toutefois, sur le mode interrogatif : « Jusqu’à quand tiendra-t-on comme ça ? » Sa rentrée ne s’est pas trop mal passée, concède la directrice chevronnée : « Toutes les collègues sont là aujourd’hui, cinq enseignantes sur cinq, et c’est une chance. Mais est-ce qu’avec Omicron, on ne va pas toutes y passer ? C’est la question qu’on a bien en tête. » Suivie d’une autre : « Que fera-t-on de nos élèves, si on tombe malade et qu’on ne peut pas les répartir dans les classes ? »

      « On joue sur les mots »

      C’est l’une des inflexions apportées au protocole sanitaire ce 3 janvier : si les classes ne ferment plus, et que les écoliers peuvent y revenir en présentant trois tests négatifs successifs, ces mêmes écoliers ne pourront pas, toutefois, passer la journée dans une autre classe que la leur si leur maître ou leur maîtresse est à son tour contaminé. Face à cette équation compliquée, l’institution a pris un engagement : accroître ses capacités de remplacement. Celles-ci vont « passer de 9 % [de la totalité des effectifs des professeurs des écoles] à 12-15 % selon les académies », a promis M. Blanquer dans l’entretien donné au Parisien, lundi. Mais sur le terrain, on se demande où trouver les volontaires.

      Marie-Hélène Plard, qui dirige une école à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en a fait l’expérience ce lundi de reprise. Avec deux enseignantes – sur six – absentes, il lui a fallu renvoyer à la maison près de cinquante élèves. Elle avait pris sur elle d’écrire aux parents dès dimanche. La plupart se sont pourtant présentés, à 8 h 30. « Les écoles ouvertes, ils prennent ça comme une garantie, note cette syndiquée au SNUipp-FSU. Officiellement, les classes ne ferment pas, mais pour les familles, le résultat est le même : l’école n’est pas en mesure d’accueillir leurs enfants. On joue sur les mots ! »

      A J + 1, au ministère de l’éducation, on communique avec prudence sur ces absences. « On disposera peut-être d’une première estimation chiffrée en milieu de semaine, pronostique-t-on – alors qu’un conseil de défense est prévu le 5 janvier. Mais pas avant, aussi parce que les directeurs et les chefs d’établissement ont été dispensés des tâches administratives [dont ces remontées chiffrées font partie] pour se concentrer sur la gestion de la crise au quotidien. »

      Pas de chiffres non plus de la part des syndicats d’enseignants, mais ils ont reçu, au fil de la journée, les « premières alertes » : dans deux des trois circonscriptions de Saint-Denis, le SNUipp-FSU a recensé une cinquantaine de classes sans professeur, pas uniquement du fait du Covid-19. Son antenne marseillaise rapporte une « situation tendue » dans deux écoles des Bouches-du-Rhône, où quatre enseignants sur sept ont été testés positifs dans l’une, trois sur quatre dans l’autre. Les élèves aussi manquent à l’appel, rapportent les équipes, parfois « par dizaines ». « Des élèves exposés au Covid-19 lors des réunions familiales de fin d’année, mais aussi des enfants dont les parents préfèrent attendre une semaine avant de nous les ramener, rapporte Mme Plard, histoire de voir comment l’école gère… »

      Dans les collèges et les lycées, aussi, on compte les premiers absents. Ils seraient entre cinq et dix personnels par établissement, selon le SNPDEN-UNSA, syndicat de proviseurs, qui évoque aussi 10 % d’élèves non revenus. Dans un « gros lycée » des Yvelines, sept professeurs sont absents, « les collègues ont du mal à obtenir des créneaux pour se faire tester, rapporte Catherine Nave-Bekhti du SGEN-CFDT, d’autres absences sont à prévoir ». Autre exemple : celui d’une cité scolaire de l’académie de Créteil qui fait sa rentrée avec quinze professeurs absents non remplacés. « Cela risque de monter dans la semaine », redoute Sophie Vénétitay du SNES-FSU, en faisant état d’une réunion prévue pour faire un « point sanitaire » ce jeudi, avec le ministère.

      Dans sa petite école de deux classes dans le centre de la France, Céline (elle a requis l’anonymat) a comptabilisé ce lundi « tout le monde de présent », côté élèves comme côté enseignants. Mais son optimisme est relatif : « Vous y croyez, à ce zéro [cas] positif, après les fêtes ? Je comprends surtout que le but, en cette rentrée, n’est pas du tout de freiner la vague, et que nos dirigeants pensent qu’Omicron n’est pas grave. » Et de conclure : « Il ne nous reste qu’à espérer qu’ils aient raison. »

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/04/ecole-et-covid-19-jusqu-a-quand-tiendra-t-on-comme-ca_6108093_3224.html

      #école

  • Les 180.000 pass « frauduleux » restent actifs parce qu’en fait, on ne sait pas s’ils sont frauduleux.
    Je pense que le ministre de l’intérieur s’est un peu vanté...

    Pourquoi les 180.000 pass sanitaires frauduleux sont toujours fonctionnels
    https://www.bfmtv.com/tech/pourquoi-les-180-000-pass-sanitaires-frauduleux-sont-toujours-fonctionnels_AV

    “Dans ces cas, mettre le QR Code sur liste noire n’a pas grand intérêt, dans la mesure où un nouveau code peut être généré en quelques secondes. L’enjeu se situe au niveau de l’Assurance maladie, qui doit traiter le problème à la racine en supprimant le cycle vaccinal de ses systèmes. Mais pour effectuer cette opération, il est impératif d’être certain que les individus concernés n’aient jamais été vaccinés” précise le secrétariat d’Etat au numérique, interrogé par BFMTV.

  • « La magie-han de la ligne de production-han fermée-han . C’est pour ton pays-han. Hi-han #AgnesRunacher »
    https://www.youtube.com/watch?v=zYhMtZ68nHA


    Lorsque tu vas sur une ligne de production han, c’est pas une punition han, c’est pour la magie, c’est pour ton pays ! 🤩

    #Masques-FFP2 : l’avenir incertain d’une filière française dont la production s’est effondrée

    Entre avril et octobre, la production tricolore de masques FFP2 a chuté de 90%. Pour faire face à la vague Omicron, la filière se dit prête à augmenter ses capacités de production, à condition que l’ensemble des acteurs jouent le jeu du « #made-in-France ».

    Obligatoire dans les restaurants, cinémas ou transports chez certains de nos voisins, le masque FFP2, plus efficace que le chirurgical, n’est pas exigé en France. Une filière s’est pourtant mise en place depuis le début de la pandémie, passant de quatre fabricants tricolores à une trentaine en deux ans, avec une capacité de production de l’ordre d’une vingtaine de millions de masques par semaine.

    Mais entre la faible demande de la population et la concurrence asiatique, les temps sont durs pour ces industriels. S’ils ont enregistré en début d’année de nombreuses commandes d’établissements de soins et de santé (hôpitaux, Ehpad…) qui accordent plus d’importance aujourd’hui à l’origine des produits qu’ils achètent, les producteurs de masques FFP2 ont connu une traversée du désert.

    Après avoir été fournis, « les hôpitaux se sont retrouvés avec des stocks donc il n’y avait plus de commandes. La filière a été quasiment à l’arrêt entre avril et octobre » avec une chute de la production d’environ 90%, souligne Christian Curel, président du syndicat des fabricants de masques F2M. Le nombre d’emplois de la filière estimé à 10.000 aurait quant à lui été « divisé par deux ».

    Depuis, la demande est légèrement repartie sous l’effet de la vague de contaminations au variant Delta débutée en novembre, puis de l’émergence de la nouvelle souche du Covid-19 Omicron. Mais « l’activité demeure extrêmement faible », déplore Christian Curel. De nouvelles commandes des hôpitaux sont néanmoins attendues à partir de janvier.

    « Pas de problème pour augmenter les capacités de production »

    Dans l’hypothèse où le masque FFP2 deviendrait obligatoire en France, la filière assure qu’il n’y a « pas de problème pour augmenter les capacités de productions » et qu’elle sera en mesure de répondre aux besoins de l’Hexagone. A condition que tout le monde joue le jeu :

    « On veut bien augmenter nos capacités de production mais que fait-on si dans deux mois tout s’arrête ? », questionne Christian Curel.

    Au-delà du seul secteur de la santé, il faudrait selon lui inciter l’ensemble des acteurs de la société à acheter les masques FFP2 français, plus efficaces que les masques chinois et dont l’empreinte environnementale est « vingt fois » moins élevée. « Aujourd’hui certaines entreprises n’ont pas le choix. Leurs vendeurs de produits d’hygiène ne proposent que des masques chinois », regrette encore le président du syndicat des fabricants.

    Il estime par ailleurs que le masque FFP2 devrait être recommandé pour toutes les personnes fragiles et les non vaccinées. Mais reste la question du prix, les FFP2 étant plus chers que les masques chirurgicaux : environ 50 à 60 centimes, selon Christian Curel et entre 30 à 40 centimes pour les commandes en gros des professionnels de santé.

    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/industries/masques-ffp2-l-avenir-incertain-d-une-filiere-francaise-dont-la-production-s-

    #masque-FFP2

  • Masques FFP2 : l’avenir incertain d’une filière française dont la production s’est effondrée
    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/industries/masques-ffp2-l-avenir-incertain-d-une-filiere-francaise-dont-la-production-s-

    Entre avril et octobre, la production tricolore de masques FFP2 a chuté de 90%. Pour faire face à la vague Omicron, la filière se dit prête à augmenter ses capacités de production, à condition que l’ensemble des acteurs jouent le jeu du « made in France ».

  • Couvre-feu, rentrée, isolement… Les pistes de l’exécutif pour freiner le variant Omicron
    https://www.bfmtv.com/sante/couvre-feu-rentree-isolement-des-cas-contacts-les-pistes-de-l-executif-pour-f

    L’exécutif pourrait en revanche opter pour un durcissement de la doctrine pour protéger les enfants avec par exemple une accélération de la vaccination et le renforcement du protocole sanitaire à l’école.

    Par « durcissement de la doctrine », qu’est-ce que vous voulez dire ? Rétablir les punitions corporelles pour les enfants cas contact (mais ça dépend, est-ce que les coups de règle en fer sur les doigts c’est assez « dur » ?) ? Ou bien interdire totalement l’absence des enfants, sauf pour ceux ayant un certificat d’admission en réanimation ?

    Et par « accélération de la vaccination », pour mes enfants, vous parlez de quoi ? Parce qu’avant d’« accélérer », il faudrait déjà que…

    (J’adore ces titres d’articles et ces « pistes » totalement orwelliennes.)

  • Hier en France : « Nous atteignons le pic » de l’épidémie de Covid, selon Olivier Véran
    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20211212.OBS52093/nous-atteignons-le-pic-de-l-epidemie-de-covid-selon-olivier-veran.html

    « Nous avons dépassé en début de semaine les 70 000 diagnostics en 24 heures, du jamais-vu depuis le début de la pandémie dans notre pays. Mais, depuis une dizaine de jours, on constate un début de ralentissement de la vague épidémique », explique-t-il, assurant que « selon toute vraisemblance, nous sommes en train d’atteindre le pic » de l’épidémie de Covid-19.

    Aujourd’hui en Angleterre : Un "raz-de-marée" ? Ce que représente le variant Omicron au Royaume-Uni
    https://www.bfmtv.com/sante/un-raz-de-maree-ce-que-represente-le-variant-omicron-au-royaume-uni_AN-202112

    Le Premier ministre Boris Johnson a parlé dimanche d’un « raz-de-marée », son ministre de la Santé d’un taux de propagation « phénoménale, jamais vu auparavant ». La diffusion du variant Omicron effraie les autorités britanniques qui ont déploré ce lundi un premier mort.

  • Pourquoi Twitter affiche un emoji de fromage aux côtés du hashtag "Schiappa”
    https://www.bfmtv.com/tech/pourquoi-twitter-affiche-un-emoji-de-fromage-aux-cotes-du-hashtag-schiappa_AN

    C’est une distinction esthétique dont se serait bien passée Marlène Schiappa. Depuis quelques heures, son nom est systématiquement accompagné sur Twitter d’un emoji représentant une tranche de fromage largement recouverte par de la moisissure.

    […]

    Dans les faits, l’emoji “fromage moisi” n’est aucunement lié à Marlène Schiappa, mais à la sortie d’un film d’animation en Italie, baptisé “Diario di una schiappa” (“Journal d’un dégonflé”, en français), sur la plateforme Disney+.

    Le terme “schiappa” est utilisé de façon familière en Italie, pouvant être traduit par “nul”, “mauvais” ou encore “lavette” selon les différents dictionnaires en ligne.

  • A Paris, Carrefour lance un magasin « Flash » où on paye ses courses en 10 secondes, sans les sortir du panier
    https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/a-paris-carrefour-experimente-un-magasin-connecte-ou-ne-scanne-pas-ses-pr


    Dans ce tout premier magasin Carrefour Flash, 60 caméras au plafond suivent les clients pour constituer leur panier en temps réel. © Radio France - Faustine Mauerhan

    Après la révolution des caisses automatiques, celle des caisses sans scanner ? Le groupe Carrefour, ouvre ce jeudi à Paris, un tout nouveau magasin, où le client se sert dans les rayons et paye sans scanner ses articles. Des caméras et des balances calculent en temps réel son panier.

    Dix secondes pour faire ses courses et dix secondes pour payer : c’est la promesse du nouveau concept de #Carrefour, nommé "Carrefour Flash 10/10" et présenté ce mercredi, au 11 avenue Parmentier dans le 11e arrondissement de #Paris. Dans ce petit magasin de 50 mètres carrés qui ouvre jeudi 24 novembre, on entre et on se sert en rayon comme n’importe où ailleurs. C’est au moment de payer que le client découvre cette révolution : pas besoin de sortir les articles de son sac. Ici, il suffit de se positionner sur un rond bleu, devant une tablette et celle-ci affiche directement notre liste de course. Adieu donc l’étape du scan en caisse. On valide son panier sur l’écran et on paye en sans-contact directement sur la tablette, ou juste à côté sur une caisse automatique.

    Des caméras, des balances et un algorithme

    Pour savoir quels produits le client a pris dans les rayons, 60 caméras observent depuis les murs et le plafond, via une technologie élaborée avec la start-up californienne AiFi. Un algorithme représente ensuite le client sous la forme de points et de traits, comme un petit bonhomme en bâton, qu’on peut suivre dans le magasin, jusqu’à la caisse. 

    Aussi, près de 2.000 capteurs de poids disposés sur les étagères complètent le système, pour définir exactement quels produits ont été pris ou reposés. "On estime que le système est exact à 96%", explique Miguel Angel González Gisbert, directeur technologie et data du groupe Carrefour.


    (ici, le traditionnel #.jpeg n’entraine pas l’affichage
    edit comme le signale @loutre, il faut d’abord ôter « .webp », et aussi n’indiquer que « .jpeg », sans le faire précéder de #)
    Sur les écrans de contrôle, les clients se transforment en avatars anonymes. © Radio France - Faustine Mauerhan

    Les employés sont aussi en charge des autres nouveaux services du magasin, comme le #drive_piéton. "On voulait faire un vrai magasin, et un vrai magasin c’est avec des employés", dit Elodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe. Les horaires sont aussi les mêmes qu’un magasin de proximité classique. Le modèle du magasin sans caisse fait mouche dans la grande distribution depuis qu’Amazon a créé le sien, Amazon Go. Le géant américain a déjà ouvert une vingtaine de supermarchés aux Etats-Unis et le premier en Europe a vu le jour au Royaume-Uni en mars.

    Mais pour y accéder, il faut disposer de l’application dédiée et récupérer un QR Code qu’on scanne à l’entrée. Puis on sélectionne ses produits et on sort en repassant par un portique, sans payer. Le paiement se fait directement via l’application Amazon et le ticket de caisse est envoyé dans les cinq minutes suivantes. Ici "vous n’avez pas besoin d’être connecté, vous n’avez pas besoin d’appli, pas besoin de QR Code, n’importe qui peut venir acheter", se félicite encore Elodie Perthuisot, faisant du magasin de l’avenue Parmentier, le seul et unique à proposer cette expérience client dans le monde.

    En France, Auchan a lancé un magasin similaire en septembre à Croix, dans le Nord, avec la start-up chinoise Cloudpick, qui est ouvert 24h/24. Casino a aussi un supermarché "autonome" ouvert 24h/24 à Paris depuis 2018, mais le client doit scanner les produits avec son téléphone avant de payer en caisse automatique ou via son application. Monoprix, qui appartient au groupe Casino, a lancé en octobre 2020 un concept plus proche de celui de ses concurrents, avec des mini-magasins nommés "Black Box".

    Carrefour Flash 10/10 a déjà été testé pendant un an au siège du groupe, à Massy, en Essonne. Ce premier magasin ouvert au public constitue une nouvelle phase de test pour le groupe, qui n’a pas pour l’heure pas prévu de le développer ailleurs en France.

    #grande_distribution #société_de_contrôle

  • Ultradroite : 13 membres du groupe « Recolonisation France » interpellés
    https://www.bfmtv.com/police-justice/ultradroite-13-membres-du-groupe-recolonisation-france-interpelles_AN-2021112

    INFO BFMTV - Repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure à l’été 2020, ce groupe est convaincu de l’imminence d’une guerre civile en raison de la pression migratoire, et appelle ses membres à constituer des groupes armés. 

    C’est un important coup de filet réalisé par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. Ce mardi matin, l’OCLCH a interpellé treize individus - douze hommes et une femme - appartenant au groupe d’ultradroite Recolonisation France, qui se décrit lui-même comme proche de la mouvance survivaliste et « faf » - acronyme utilisé à l’extrême-droite, qui dérive du slogan « La France aux Français » -, a appris BFMTV.

    Les arrestations, menées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Marseille, ont eu lieu en Île-de-France et dans le sud de l’Hexagone. Les perquisitions conduites chez les suspects, âgés de 21 à 52 ans, ont permis de découvrir des armes chez au moins l’un des membres du groupe. Les gardes à vues qui sont en cours visent notamment à déterminer leurs projets. 

    Un appel à constituer des groupes armés

    Repéré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à l’été 2020, ce groupuscule est mû par sa crainte d’une guerre civile liée à la pression migratoire. À ce titre, il appelle ses quelque 110 membres à s’y préparer en constituant des groupes armés composés de « Français patriotes ». 

    « Ils échangent et se rassemblent autour d’une idéologie identitaire, raciste et violente, notamment véhiculée à travers les réseaux sociaux », précise le parquet de Marseille dans un communiqué.
    Quatre factions ont ainsi été montées : en Provence, en Occitanie, en Île-de-France et en Bourgogne. Parmi les membres de Recolonisation France, on compte plusieurs militaires, dont un colonel de gendarmerie en poste dans les Yvelines

  • « On est tous humains » : Attal défend Castex et Darmanin, critiqués pour non-respect des gestes barrières
    https://www.bfmtv.com/politique/on-est-tous-humain-attal-defend-castex-et-darmanin-critiques-pour-non-respect

    Le porte-parole du gouvernement a estimé qu’"il peut y avoir de temps en temps un moment d’inattention, un écart" des ministres.

    Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a défendu mercredi le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, critiqués à la suite d’une vidéo tournée mardi soir les montrant serrant des mains, sans masque, au mépris des gestes barrières.

    « On est tous humains », a plaidé Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres, concédant qu’"il peut y avoir de temps en temps un moment d’inattention, un écart".

  • Pourquoi les femmes n’ont-elles pas de nez en BD ?
    https://www.bfmtv.com/people/bandes-dessinees/pourquoi-les-femmes-n-ont-elles-pas-de-nez-en-bd_AN-202111130031.html

    En BD, les personnages féminins se voient très souvent attribuer deux narines à la place d’un réel nez. Un cliché de plus en plus dénoncé par les dessinatrices, qui y voient un témoignage de la domination masculine.

    Que serait Blueberry sans son fameux nez cassé ? Ou Achille Talon, Obélix et Haddock sans leur tarin ? Si les héros du 9e Art arborent de splendides nez leur offrant des visages atypiques toujours charismatiques, les héroïnes de papier s’en voient très largement dépourvues, apparaissant ainsi interchangeables. S’il existe des exceptions (Cléopâtre dans Astérix, Seccotine dans Spirou), ce stéréotype est présent aussi bien en France (XIII, Largo Winch) qu’au Japon (Berserk, Gunnm) et aux Etats-Unis (X-Men, Spider-Man) - et à toutes les époques.

    Il existe traditionnellement deux types de nez en bande dessinée : le gros nez, allongé, crochu ou en patate, réservé au registre humoristique (Bonemine dans Astérix) et le nez retroussé, presque enfantin, sans arête, qui se traduit graphiquement par deux petites narines et se trouve exclusivement dans les histoires réalistes ou semi-réalistes (Laureline dans Valérian). « Si vous regardez l’histoire de l’Art, là où la taille des seins ou des hanches a pu varier au fur et à mesure des siècles, on n’a jamais eu de canon de beauté féminine avec des gros nez », remarque la dessinatrice Alexe.
    « C’est insultant ces femmes sans nez »

    Dès les débuts du cinéma, des actrices comme Louise Brooks ont vu leur nez disparaître à l’image sous les feux des projecteurs et Blanche-Neige et les Sept Nains de Walt Disney a « fait un tort considérable au nez persan », écrit Mona Chollet dans son essai Beauté fatale, citant un chirurgien iranien. « C’est le stéréotype de ce que doit être la beauté : de grands yeux plutôt clairs, de toutes petites narines et une bouche pulpeuse. C’est redoutable la manière dont on est imprégné, endoctriné et ce de façon très inconsciente », se désole Catel, autrice d’une biographie de Kiki de Montparnasse, figure du Paris des années folles connue pour son nez en « quart de brie ».


    Des héroïnes de BD sans nez : Yoko Tsuno, Valentina, Jones, Natacha, Gwen Stacy, deux personnages signés Manara et Philippe Francq, Lou, Laureline et Kriss de Valnor © Dupuis - Actes Sud - Dargaud - Dupuis - Marvel - Glénat - Dupuis - Glénat - Dargaud - Le Lombard

    « Ça correspond au standard des actrices qui font de la chirurgie esthétique », renchérit Alexe. « On retravaille le nez, parce qu’un des critères de beauté chez la femme est d’avoir un petit nez discret. » Cet effacement des traits des femmes perpétue le cliché selon lequel un personnage féminin se doit d’être jeune et jolie. « Ce n’est pas uniquement lié à la bande dessinée, mais à notre monde », insiste Cosey, Grand Prix du festival d’Angoulême en 2017. « Ça concerne l’image culturelle des femmes. »

    « Je pense que c’est une néoténie », rétorque Marion Montaigne. « Il y a des chiens qui, contrairement aux loups, ont des traits juvéniles pour plaire aux humains. Ça s’appelle la néoténie domestication. Comme il faut que la femme soit mignonne, elle n’a donc que des traits juvéniles. Le canon de beauté est une femme qui ressemble le plus possible à un pré-ado car à cette époque on a toutes un petit nez. »

    « Les dessinateurs ne privilégient pas la réalité des femmes, mais leurs propres fantasmes », poursuit la spécialiste des BD de vulgarisation scientifique, dont le personnage phare du Professeur Moustache est volontairement asexué. « La femme dessinée par les mecs, c’est souvent le male gaze. Ils se font plaisir. Ils dessinent des femmes comme ils dessinent des voitures. » "Les hommes n’osent pas dessiner les femmes telles qu’elles sont vraiment", s’insurge Florence Cestac, Grand Prix d’Angoulême en 2000. « C’est insultant ces femmes sans nez à la taille de guêpe avec leurs gros seins ! »
    "Dessiner un nez est un travail vachement délicat"

    Malgré cette indignation commune, ce stéréotype sexiste reste dans le milieu « un non-sujet », révèle Catel, qui l’a pourtant remarqué dès l’enfance en recopiant ses auteurs préférés. Les artistes se remettent aussi rarement en question. Pour beaucoup, donner du caractère à un visage féminin sans user de stéréotypes est tout bonnement impossible.

    « Dès que je me retrouve sur la table à dessin, c’est la panique, je ne sais plus quoi faire, je retombe inévitablement dans ces archétypes féminins sans caractère ! », confiait ainsi Jean Giraud dans Docteur Moebius et Mister Gir. « Je ne suis pas sexiste mais je suis sexué ; on ne peut pas toujours échapper à la fatalité de son sexe. »


    Détail de la couverture de « Starwatcher » de Moebius © Moebius

    Le problème ne serait donc pas culturel, mais graphique, avance de son côté Philippe Francq (Largo Winch) : « Avec le trait noir, il faut être très, très parcimonieux. Si je mets des rides en dessous des yeux de certains personnages masculins, ça passe, mais si vous faites ça à une jeune femme elle va paraître tout d’un coup très fatiguée. Si je travaillais en couleur directe, je pourrais avoir une manière beaucoup plus réaliste de dessiner les femmes. »

    « On s’aperçoit assez vite que si on dessine un nez avec toute sa complexité que ça va rapidement faire une nana moche ou vieille. Ce n’est pas grave, mais ça dépend de qui on parle ou du type de personnage », nuance Virginie Augustin. Sa dernière BD retrace ainsi l’histoire de Joe La Pirate, aventurière, navigatrice de compétition et amante de Marlène Dietriech qu’elle affuble d’un nez imposant.

    Dessiner un nez est un travail vachement délicat qui demande des qualités de dessin qui se travaillent vraiment, parce que parfois, à un ou deux traits près qui vont trop forcer sur le nez, le personnage sera moche au lieu d’être élégant", ajoute Margaux Motin.

    Une pointe d’ego

    Les traits donnés aux héroïnes de BD témoigneraient donc de la peur des dessinateurs de représenter des femmes ne correspondant pas à un certain canon de beauté ? Florence Cestac y voit surtout une pointe d’ego : « Ils ont peur qu’on leur dise que leurs femmes ne sont pas belles et pas assez parfaites et que l’on remette en cause leur talent ! ». Cyril Pedrosa (Portugal, L’Âge d’or), dont les héroïnes possèdent toutes des nez, se fait l’avocat du diable : « Il y a des femmes qui ont de grands nez et qui sont très belles, mais en dessin c’est très difficile de ne pas perdre cette beauté-là et de ne pas en faire une espèce de sorcière ou autre chose. Choper la grâce en dessin, ce n’est pas facile. »


    Florence Cestac en 2021 © Joel Saget - AFP

    La remise en cause est d’autant plus difficile que chaque bédéiste commence par recopier ses prédécesseurs avant de développer son propre style et que les écoles d’Art n’apprennent pas à dessiner un visage. En l’absence de personnages féminins charismatiques dotés de nez réalistes, la situation ne peut pas évoluer, note justement Elizabeth Holleville (Immonde !, prévu en janvier chez Glénat) : « On ingurgite tellement de codes graphiques sans même y réfléchir qu’on ne se rend pas toujours compte de comment on dessine. »

    Et il est tellement difficile pour un artiste de trouver son style qu’il va plus souvent préférer rester sur ses acquis. « Quand je lisais des BD, je me demandais même si certains dessinateurs savaient dessiner des filles », se souvient Virginie Augustin. « Ils avaient trouvé un modèle qu’ils semblaient replacer partout. Il n’y avait que Uderzo qui pour moi arrivait à faire des personnages féminins qui étaient rigolos. À part Falbala qui avait une taille de guêpe, toutes ses autres femmes sont très typées et j’adorais ça. »

    Le débat ne porte pas que sur des questions esthétiques. L’enjeu est bel et bien le pouvoir octroyé aux femmes dans l’espace public. « Quand ce sont des femmes qui font des vrais trucs, on les pense comme un vrai personnage donc elle a un nez, et quand le but est qu’elle soit juste canon, elle n’a pas de nez », résume Pénélope Bagieu (Culottées). « C’est vrai qu’un nez donne une personnalité : si on dessine une femme avec un nez fort et busqué on lui donne une personnalité plus forte que lorsqu’on dessine une nana avec un nez en trompette », indique Margaux Motin. « Ça n’évoque pas les mêmes choses. »
    "Le nez est une extension du phallus"

    Pour beaucoup de dessinatrices, il est difficile d’échapper à la connotation sexuelle des deux narines. « Il y a une objectification du corps de la femme qui transparaît à travers ces codes graphiques. La réduire à sa bouche plutôt qu’à son nez, ce n’est pas anodin », glisse Elizabeth Holleville, qui ne dessine jamais les nez dans ses albums, pour en renforcer la dimension fantastique.

    « Le nez est une extension du phallus. Forcément, il est présent sur les personnages masculins et ça fait un peu peur de les mettre sur des femmes », explicite Elizabeth Colomba, co-autrice de Queenie, la marraine de Harlem, biographie dessinée de Stéphanie St Clair, une gangster martiniquaise du Harlem des années 1930. « Le nez est une partie du corps proéminente, qui grandit toujours, dans laquelle il y a des orifices dont il va pouvoir couler une matière », analyse encore Florence Dupré La Tour.


    Détail de la couverture d’Astérix et Latraviata © AlbertRené

    Pour Catel, cette absence de nez est un « masque de mort » réduisant les personnages féminins à l’état de poupée inanimée : « Quand on dessine un squelette, on lui fait deux trous au niveau du nez », rappelle-t-elle. « Il y a aussi cette impression de ne pas pouvoir respirer quand on voit ces personnages », acquiesce Catherine Meurisse, qui pour cette raison préférait s’identifier aux héros qu’aux héroïnes.

    Même son de cloche chez Pénélope Bagieu : « J’avais How to Draw Comics the Marvel Way quand j’étais petite. Je me souviens de la page qui montrait comment dessiner les nez des femmes. Il fallait éviter de les faire trop grands ou trop larges. Il fallait juste faire de quoi respirer. » La question de la respiration est centrale, insiste Elizabeth Colomba, dont l’héroïne Queenie possède un nez très marqué : « Il me semblait évident qu’elle ait un nez pour des besoins de respiration. Si le personnage ne respire pas, il ne vit pas et il ne peut pas prendre sa place dans la société. »

    Dessiner une femme sans nez signifie leur retirer le pouvoir. « Tout ce qui prend de la place est une forme de pouvoir », précise Florence Dupré La Tour. « On demande aux femmes d’être très maigre, de ne pas prendre de place dans le métro, de ne pas avoir de bureau dans l’espace domestique. Et on retrouve effectivement cette question de place dans le visage : avec un gros tarin, ça prend de la place. Les femmes avec des nez prononcés, des nez avec du caractère, font en général peur. »

    Dans sa BD Pucelle, le nez indique la place occupée par les personnages dans la société. « Les enfants n’ont pas de nez car ils ne sont pas sexués. La représentation de mon père n’a pas de nez non plus, parce qu’il est effacé et qu’il ne sent rien. Ma mère en revanche a une espèce de bec de canard. Elle a une vraie proéminence, parce qu’elle a beaucoup de pouvoir dans la famille. »
    "Les femmes savent se dessiner"

    Les dessinatrices ont rapidement compris cette importance politique du nez. Même les moins engagées comme Margaux Motin : « Je me suis rendu compte au début de ma carrière quand je cherchais mon style que quand je dessinais des femmes si je dessinais juste des narines, il n’y avait plus de personnalité dans mon personnage, et que n’importe qui d’autre pouvait l’avoir dessiné. On était plus dans du dessin de stylisme de mode, ce n’est pas ce que je cherchais, mes personnages avaient besoin d’avoir une personnalité. »


    Des héroïnes avec des nez, dessinées par Cabu, Bretécher, Daniel Clowes, Otomo, Dominique Bertail, Bretécher, Catherine Meurisse, Tardi, Virginie Augustin et Florence Cestac © Dargaud - Cornélius - Glénat - Dupuis - Dargaud - Casterman - Glénat - Dargaud

    Catel se souvient avoir imposé à ses débuts en 2003 que sa première héroïne Lucie ait un véritable nez. « On avait eu cette discussion avec Véronique Grisseaux, la scénariste. Je ne voulais pas d’un nez patate ou des ’deux trous’ et on s’était décidées pour un nez intermédiaire. » Une rédactrice en chef du Journal de Mickey avait demandé à Florence Cestac de réduire la taille de ses nez dans La Famille Déblok. « Je lui avais répondu, ’vous pouvez tout me demander, sauf ça’. Elle a fini par céder. »

    Catherine Meurisse, dont les héroïnes ont un nez inspiré du sien ("J’ai un nez un peu fort, qui se courbe un peu quand je rigole"), se souvient d’avoir refusé des travaux de commande pour lesquels il fallait faire des petits nez : « Quand j’étais étudiante ou débutante dans le métier on me disait souvent que je ne pourrais pas dessiner dans des magazines féminins, que mon dessin n’était pas assez doux. Les femmes que je dessinais étaient trop expressives, en colère. Elles ne rentraient pas dans les moules. Et de fait je n’ai jamais travaillé dans des magazines féminins. »

    La beauté en réalité importe peu, car « ce qui compte, en dessin, c’est la justesse des expressions », souligne l’ex-dessinatrice de Charlie Hebdo. « Quand je commence un dessin, je commence toujours par dessiner les yeux et le nez. Le nez en dit autant que le regard ou la bouche. On a besoin de tout pour créer une expression. » Dans le sillon des héroïnes de Claire Bretécher (Cellulite, Agrippine), les dessinatrices sont souvent plus audacieuses dans leur représentation des femmes. « Les femmes ont tendance à dessiner de vraies femmes, avec des proéminences, des embonpoints », renchérit Florence Dupré La Tour. « Les femmes savent se dessiner, elles connaissent leur corps. »
    Pas un conflit de génération

    Il ne s’agit pas simplement d’un conflit de génération, entre des Anciens sexistes et des Modernes progressistes. Plusieurs dessinateurs de l’âge d’or - comme Jacques Tardi avec Adèle-Blanc Sec - ont dessiné des personnages féminins dont les caractéristiques physiques ne répondent pas aux clichés du genre. Et de jeunes auteurs - comme Ugo Bienvenu - reproduisent dans leurs albums un siècle de stéréotypes. Une partie de la nouvelle garde - notamment Mathieu Bablet (Carbone et Silicium), Timothé Le Boucher (Ces jours qui disparaissent) et Jérémy Moreau (La Saga de Grimr) - l’a bien compris et se montre plus attentive à ce problème.


    Un détail de « Jenny », la nouvelle BD de Mathieu Bablet © Rue de Sèvres - Mathieu Bablet

    Mathieu Bablet est devenu le spécialiste des personnages au nez écrasé. Une stylisation qu’il a développée pour « se différencier coûte que coûte » et « ne pas faire des gens forcément beaux » : « J’ai essayé de proposer quelque chose de différent avec les corps de mes personnages, leurs visages et leurs nez, parce que j’ai pensé que ce serait plus impactant. Le nez va donner une allure, une gestuelle, une énergie au personnage », explique le dessinateur de 34 ans dont la prochaine héroïne, Jenny, aura un nez plus arrondi que ses précédents personnages.
    Sur le même sujet

    « Le Pacte des Yokai », « 7 Seeds »… pourquoi certains mangas ne sont jamais réédités

    « Il faut arrêter de représenter les mêmes personnes qui vivent toujours les mêmes aventures et qui ont toujours le même physique et les mêmes formes. Ça va même au-delà du physique : il faut aussi représenter différentes cultures, différentes sexualités... », martèle Mathieu Bablet. « En BD, on a toujours eu tendance à s’accrocher à ce qui se faisait avant », conclut Virginie Augustin, qui travaille actuellement sur une relecture du classique Valérian et Laureline prévue pour 2022. « Ce qui est intéressant, c’est qu’on est enfin en train de s’en détacher pour trouver nos propres codes. »

  • Pourquoi les femmes n’ont-elles pas de nez en BD ?
    https://www.bfmtv.com/people/bandes-dessinees/pourquoi-les-femmes-n-ont-elles-pas-de-nez-en-bd_AN-202111130031.html

    Les dessinatrices ont rapidement compris cette importance politique du nez. Même les moins engagées comme Margaux Motin : « Je me suis rendu compte au début de ma carrière quand je cherchais mon style que quand je dessinais des femmes si je dessinais juste des narines, il n’y avait plus de personnalité dans mon personnage, et que n’importe qui d’autre pouvait l’avoir dessiné. On était plus dans du dessin de stylisme de mode, ce n’est pas ce que je cherchais, mes personnages avaient besoin d’avoir une personnalité. »