• Plus ou moins Depardieu | Isabelle Alonso
    http://www.isabelle-alonso.com/ou-moins-depardieu
    sept 2004

    “ …maladresse de ma part : je ne me suis absolument pas rendu compte de ce que pouvaient provoquer mes propos. Dans cette interview, j’évoquais ces viols qui existaient quand j’étais môme – et qui doivent sans doute exister encore – dans les fêtes foraines, les bals de village, quand les mecs sont en bande avec des filles plus ou moins consentantes. Ça n’a rien à voir avec un viol dans un train de banlieue ou avec ces pauvres filles, victimes de tournantes dans les caves de cités. Non, c’étaient des nanas qui faisaient partie de la bande ; Et puis, un soir, tout ce petit monde boit un coup de trop, ça s’échauffe et voilà… Ça n’excuse rien, ça ne justifie rien, mais oui, ce genre d’histoire existait à Châteauroux et sans doute ailleurs. On a voulu me faire dire que je trouvais ça normal. Mais je n’ai jamais dit une chose pareille : j’ai juste dit que c’était fréquent et c’était, hélas, la vérité ”.

    #culture_du_viol #viol #fraternité

    • UNE AFFAIRE DE VIOL ?
      Lundi, 25 Mars, 1991

      LA 63e cérémonie des Oscars aura lieu à Hollywood dans la nuit de lundi à mardi. D’ici là, la polémique sur « l’affaire Depardieu » ne sera sûrement pas éteinte, en tout cas pas de ce côté-ci de l’Atlantique, où elle prend désormais figure de cabale anti-française. Le ministre de la Culture, Jack Lang, est allé jusqu’à se déclarer « attristé, navré, étonné, un peu indigné par les méthodes utilisées et l’ampleur de la campagne, totalement disproportionnée », lancée aux USA contre l’interprète de « Cyrano de Bergerac », le film de Jean-Paul Rappeneau, déjà grand vainqueur des Césars, d’ores et déjà nommé cinq fois (meilleur acteur, meilleur film en langue étrangère, meilleurs décors, meilleurs costumes et meilleurs maquillages) pour la récompense la plus fameuse de l’industrie cinématographique.

      A l’origine de l’histoire, il y a cette interview de Depardieu, publiée en 1978 dans le magazine « Film Comment », dans laquelle notre Cyrano aurait avoué avoir participé à un viol à l’âge de neuf ans. Et une journaliste de « Time », qui aurait levé le lièvre dans sa documentation, de lui demander : « Et après cela, il y a eu d’autres viols ? » « Oui », lui aurait-il été répondu, mais c’était absolument normal dans ces circonstances. Cela faisait partie de mon enfance. »

      L’organisation de femmes américaines NOW (National Organisation of Women) est aussitôt montée au créneau (les statistiques accusent le chiffre effarant de 100 000 viols pour la seule année passée aux USA). « Cet homme est une insulte pour les femmes et les hommes qui ont le souci des femmes », s’est écriée leur présidente, qui va jusqu’a réclamer des dommages et intérêts pour les victimes de viols en général.

      Depardieu, dans une interview au « Monde », s’est inscrit en faux contre les déclarations qu’on lui a prêtées, tandis que Rappeneau fait savoir que ses avocats américains ayant décrypté la bande magnétique incriminée, aucun des propos de l’acteur n’étayerait l’imputation de viol. Une action en justice va donc être intentée contre « Time » et « Washington Post » qui a repris l’information. Rappeneau estime que ces attaques délibérées ont à voir avec le fait que son film a connu du succès aux Etats-Unis, ce qui serait intolérable pour cette nation aux moeurs étroitement protectionnistes, en matière de cinéma comme d’eau gazeuse. Voir Perrier.

      En tout cas, Depardieu, qui se défend comme un beau diable (« Je démens catégoriquement les propos que m’a attribués « Time magazine » à propos d’un « viol » que j’aurais commis à l’âge de neuf ans. C’est infâmant, à neuf ans comme à tout âge. Certes, on peut dire que j’ai eu des expériences sexuelles très jeune, mais un viol, jamais. Je respecte trop les femmes. ») ne se rendra vraisemblablement pas à Hollywood pour le grand tralala de la nuit prochaine. Il vient de commencer le tournage à l’île Maurice, sous la direction de Gérard Lauzier, d’un film intitulé « Mon père, ce héros ».

    • Un commentaire cite l’interview mais je trouve pas d’autre sources ;

      L’affaire remonte à une interview accordée – en français – par l’acteur à une journaliste du « Time Magazine », Victoria Foote, le 4 février dernier.
      LOUBARD DANS
      TOUTE SA CANDEUR
      A la fin de l’interview qui constituait un portrait de l’artiste d’ailleurs extrêmement élogieux, la journaliste, qui parle parfaitement la langue de Molière, fait allusion à une révélation faite, il y a 13 ans, à la revue de cinéma « Film Comment ». Elle lui demande s’il est vrai qu’il aurait « participé » à son premier viol à l’âge de 9 ans.
      – Oui, répond l’acteur.
      – En avez-vous commis d’autres ? poursuit-elle.
      – Oui, mais c’était absolument normal, dans ces circonstances (NDLR : circonstances relatées par « Film Comment » en 1978). Tout cela me fait rire. C’était une partie de mon enfance.
      Quatre lignes ! Mais elles révèlent chez l’acteur une dangereuse candeur et, surtout, une méconnaissance complète de l’opinion publique américaine, dominée par les organisations et autres clubs féminins !
      Voici le « contexte » tel qu’il ressort de l’interview de 1978 : l’enfance de jeune loubard vécue par Gérard, dans la rue – théâtre quotidien de sa vie d’enfant de famille nombreuse pauvre – à Châteauroux, sa ville natale. – J’étais toujours le plus jeune, celui à qui on devait montrer les choses, raconte-t-il au reporter d’alors.
      Pas vraiment un ange, grand et fort, Gérard fréquentait dès l’âge de 9 ans des copains plus âgés que lui, notamment un certain Jackie qui l’a emmené un jour dans un dépôt de bus.
      C’est lui qui m’a fait participer à mon premier viol, dit-il. C’était normal. Après cela, il y eut plein d’autres viols, trop pour les compter. Il n’y avait rien de mal à cela. Les filles voulaient être violées ; je veux dire, il n’y a jamais eu véritablement de viol.
      Et d’expliquer : Il s’agit seulement d’une fille qui se met elle-même dans la situation dans laquelle elle veut être. La violence n’est pas commise par ceux qui passent à l’acte, mais par les victimes, celles qui permettent que cela arrive.

      –------
      Ici il y a des bouts de l’interview en anglais. Il y aurais un pbl de traduction entre « assister » et « participer »

      https://www.washingtonpost.com/archive/lifestyle/1991/03/27/depardieu-to-sue-over-rapist-stories/17520ee8-968c-4fb8-b910-7fa3c132cb70/?noredirect=on

    • Je suppose que tu postes ça à cause de l’actualité de #Gérard_Depardieu :

      Depardieu visé par une enquête pour « viols et agressions sexuelles »
      Valentine Arama, Le Figaro, le 31 août 2018
      http://www.lefigaro.fr/culture/2018/08/30/03004-20180830ARTFIG00268-gerard-depardieu-objet-d-une-enquete-preliminaire

      #grand_homme un jour, grand homme toujours ?

      Mais aussi #fraternité :

      Enquête pour « viols et agressions sexuelles » : Besnehard vole au secours de Depardieu
      Le Figaro, le 31 août 2018
      http://www.lefigaro.fr/cinema/2018/08/31/03002-20180831ARTFIG00106-enquete-pour-viols-et-agressions-sexuelles-besneh

    • U.S. Ambassador Dean Ambushed in Lebanon, Escapes Attack Unhurt - The Washington Post
      https://www.washingtonpost.com/archive/politics/1980/08/28/us-ambassador-dean-ambushed-in-lebanon-escapes-attack-unhurt/218130c3-6d7e-438f-8b0c-a42fc0e5eb57

      1980

      U.S. Ambassador John Gunther Dean escaped unharmed tonight after gunmen in a speeding Mercedes attacked his bulletproof limousine as he was leaving his Hazmieh residence in a convoy.

      The ensuing battle between the ambasador’s bodyguards and the gunmen left the embassy car demolished on the passenger side, with window glass shattered and tires flat, embassy sources said.

      Later this evening, Dean appeared at the gate of the embassy and waved to bystanders but refused to make a statement on the incident. He showed no signs of injury. [The Associate Press, quoting security sources, said Dean’s wife Martine and daughter Catherine also were unharmed.]

      It was the first attempt on an American ambassador’s life in Lebanon since June 16, 1976, when ambassador Francis E. Eloy, economic counselor Robert O. Waring and their chauffeur were kidnaped and killed on their way from West Beirut to East Beirut during the civil war.

      [Several hours after the attack on Dean, gunmen with automatic rifles dragged the Spanish ambassador and his wife from their car and drove away in the embasy vehicle. Ambassador Luis Jordana Pozas told the Associated Press. Jordana said five men pushed them from the car in mostly Moslem West Beirut. There was no indication whether the theft of Jordana’s car was related to the attack on the American diplomat.]

      Today’s attack came just hours after Dean said the United States was working with Israel and the United Nations to end the violence among Christian militiamen and Palestinian guerrillas in southern Lebanon. It was his first public statement since Aug. 21, when he created an uproar by condemning an Israeli raid on Palestinian guerilla strongholds in the area. The U.S. State Department later disavowed the statement.

      There were conflicting reports about the kind of explosive that was aimed at the ambassador’s car. Some local radio stations said it was a rocket, while others said it was a rifle grenade. None of the reports could be confirmed.

      The shooting took place as Dean was driving to Beirut. Excited security guards outside the U.S. Embassy told reporters that a spurt of machine-gun fire followed the explosion.

      The attackers, who abandoned their car, fled into the woods on the side of the highway, Beirut’s official radio said.

      Lebanese Army troops and internal security forces were quickly moved to the ambush site and an all-night search was begun to track down the would-be killers. Reliable police sources said two Lebanese suspected of being linked to the assassination attermpt were taken in for questioning.

      Following a meeting with Lebanese Foreign Minister Fuad Butros today, Dean stressed that "American policy includes opposition to all acts of violence which ignore or violate the internationally recognized border between Lebanon and Israel.

    • The remarkable disappearing act of Israel’s car-bombing campaign in Lebanon or : What we (do not) talk about when we talk about ’terrorism’
      Rémi Brulin, MondoWeiss, le 7 mai 2018
      https://seenthis.net/messages/692409

      La remarquable occultation de la campagne israélienne d’attentats à la voiture piégée au Liban ou : Ce dont nous (ne) parlons (pas) quand nous parlons de terrorisme
      Rémi Brulin, MondoWeiss, le 7 mai 2018
      https://seenthis.net/messages/695020

    • Inside Intel / Assassination by proxy - Haaretz - Israel News | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/1.5060443

      Haaretz 2009,

      Did Israel try to kill the U.S. ambassador in Lebanon in the early 1980s?Haggai Hadas’ experience is not necessarily an advantage in the talks over Gilad Shalit’s release The Israeli intelligence community has committed quite a number of crimes against the United States during its 60-year lifetime. In the early 1950s it recruited agents from among Arab officers serving in Washington (with the help of military attache Chaim Herzog). In the 1960s it stole uranium through Rafi Eitan and the Scientific Liaison Bureau in what came to be known as the Apollo Affair, when uranium was smuggled to Israel from Dr. Zalman Shapira’s Nuclear Materials and Equipment Corporation - in Apollo, Pennsylvania). In the 1980s it operated spies (Jonathan Pollard and Ben-Ami Kadish), and used businessmen (such as Arnon Milchan) to steal secrets, technology and equipment for its nuclear program and other purposes.

      Now the Israeli government is being accused of attempted murder. John Gunther Dean, a former U.S. ambassador to Lebanon, claims in a memoir released last week that Israeli intelligence agents attempted to assassinate him. Dean was born in 1926 in Breslau, Germany (today Wroclaw, Poland), as John Gunther Dienstfertig. His father was a Jewish lawyer who described himself as a German citizen of the Jewish religion who is not a Zionist. The family immigrated to the U.S. before World War II. As an adult Dean joined the State Department and served as a diplomat in Vietnam, Afghanistan and India, among other states.

    • Remi Brulin on Twitter: "Shlomo Ilya was, in the early 1980s, the head of the IDF liaison unit in Lebanon. He is also (in)famous for declaring, at the time, that he only weapon against terrorism is terrorism, and that Israel had options for “speaking the language the terrorists understand.” https://t.co/TKx02n2SpA"
      https://mobile.twitter.com/RBrulin/status/1001904259410071552