Indian Punchline - Reflections on foreign affairs

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  • Russia can mediate a grand bargain on Syria – Indian Punchline
    By M K Bhadrakumar – July 6, 2018
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2018/07/06/russia-can-mediate-a-grand-bargain-on-syria

    The prevailing impression is that Russia plays a hugely influential role in the Syrian conflict. But it is equally the case that there are serious limits to what Russia can do and/or is willing to do to influence the future trajectory of the conflict.
    Russia and the US have managed through joint efforts to bring the conflict in southwestern Syria to an end. This has been possible because the Syrian government forces undertook the operations against extremist groups in Daraa province without involving the Iranian military advisors or Hezbollah (overtly, at least.) In turn, this provided Israel with a a face-saving pretext to swallow the bitter pill – namely, accept the fait accompli of the decimation of its proxy groups in the border region with Syria.
    However, Israel still swears that it will ensure the rollback of Iranian presence in all of Syria. PM Netanyahu is meeting Russian President Vladimir Putin on July 11 to discuss the subject ahead of the Helsinki summit on July 16 between President Trump and Putin.
    What are the prospects of Russia playing ball with Israel and Trump to “evict” the Iranians from Syrian soil? Frankly, “zero”. When asked for comment on the subject at a media interaction in Moscow on July 4, this is how Russian Foreign Minister Sergey Lavrov responded:

    Let us first agree on some basic things. There are many non-Syrian forces in Syria. Some of them stay there with the agreement of the legitimate Syrian government, a UN member-country, while others stay there illegally, in violation of the principles of international law.


  • La Journée de la Terre. La résilience du peuple palestinien abandonné. - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/04/la-journee-de-la-terre.la-resilience-du-peuple-palestinien-abandon

    Photo : Sans abri à Gaza, source : nybooks.com

    « Si cette immigration des juifs en Palestine avait eu pour but de leur permettre de vivre à nos côtés, en jouissant des mêmes droits et en ayant les mêmes devoirs, nous leur aurions ouvert les portes, dans la mesure où notre sol pouvait les accueillir. (…) Mais que le but de cette émigration soit d’usurper notre terre, de nous disperser et de faire de nous des citoyens de deuxième catégorie, c’est là une chose que nul ne peut raisonnablement exiger de nous. C’est pour cela que, dès le début, notre révolution n’a pas été motivée par des facteurs raciaux ou religieux. Elle n’a jamais été dirigée contre l’homme juif en tant que tel, mais contre le sionisme raciste et l’agression flagrante. » (Yasser Arafat)

    Vendredi 30 mars un massacre de plus que celui de 17Palestiniens coupables de protester contre la condition infra-humaine dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza. Toutes factions confondues, les Palestiniens promettent de protester pacifiquement pendant un mois et demi jusqu’au 15 mai mettant à profit la journée de la Terre pour protester contre l’occupation illégale de leur territoire d’où ils furent chassés en 1948 Le 15 mai coïncide avec l’inauguration controversée de l’ambassade américaine à Jérusalem. C’est aussi la commémoration de la catastrophe (Nakba) subie par les Palestiniens lors de la création d’Israël (1948). Ils furent plus de 700 000 à fuir leur terre pour trouver refuge dans la bande de Ghaza, en Jordanie, au Liban, en Syrie. Leur enfermement et la grave crise humanitaire qui sévit à Ghaza donnent plus que jamais corps à la question du « droit au retour ». Cette demande dont les dirigeants israéliens n’en veulent à aucun prix, au contraire encourageant des juifs de la Diaspora au nom de la loi du Retour de revenir quand ils veulent en Palestine, prendre la place des exclus et pousser de plus en plus les Palestiniens restants à partir.

    Tuer délibérément « grâce aux snipers »

    Pour Ibraheem Abu Mustafa de Reuters : « Des dizaines de milliers de Palestiniens, des femmes et des enfants, ont convergé vendredi le long de la barrière frontalière qui sépare la bande de Ghaza d’Israël dans le cadre de ´´la grande marche du retour´´. Ce mouvement de protestation durera six semaines pour exiger le ´´droit au retour´´ des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Ghaza. Des dizaines de Palestiniens se sont approchés à quelques centaines de mètres de cette barrière ultra-sécurisée, régulièrement le théâtre de heurts sanglants contre les habitants de l’enclave par les soldats. Ces derniers ont tiré des balles réelles et fait usage de gaz lacrymogène. Selon le ministère de la Santé dans la bande de Ghaza, 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1410 blessés dans les affrontements avec l’armée israélienne. La ´´grande marche du retour´´ a lieu à l’occasion de la ´´Journée de la Terre´´, qui marque chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens pendant des manifestations contre la confiscation de terres par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants de Palestiniens restés sur place à la création de l’Etat d’Israël en 1948 » (1).

    Farès Chahine qui intervient à partir des territoires occupés résume la situation : « L’armée israélienne a mis en exécution ses menaces, lancées en début de semaine, d’utiliser des balles réelles pour réprimer les manifestants. Le chef de l’état-major de l’armée d’occupation avait même déclaré à la presse israélienne qu’il allait lui-même superviser la répression de :

    « La grande manifestation du retour », comme l’ont appelée les organisateurs. Les forces israéliennes, renforcées par une centaine de snipers postés tout le long de la frontière avec la bande de Gaza, n’ont ainsi pas hésité à tirer sur les manifestants désarmés qui ne portaient que des drapeaux palestiniens et lançaient des slogans réclamant le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et dans leurs villages d’où ils ont été expulsés de force en 1948. (…) Au lieu de leur faire peur, les menaces israéliennes ont au contraire galvanisé les citoyens qui se sont rendus en masse vers la frontière pour scander leurs slogans. » (2)

    « L’autre point remarquable poursuit Fares Chahine, de cette journée historique était l’absence des bannières des différentes factions palestiniennes. Celles-ci ont laissé place au seul drapeau palestinien, symbole de l’unité du peuple palestinien. Des centaines de tentes ont donc été plantées tout le long de la frontière à une distance de 700 mètres environ de la clôture. Cette présence féminine remarquable a d’ailleurs apporté un démenti au gouvernement israélien de droite qui fournit de grands efforts pour accréditer l’idée que les Palestiniens sont des terroristes, des tueurs sanguinaires et des misogynes. « Malgré le danger, les Palestiniens de la bande de Ghaza, qui vivent dans des conditions inhumaines depuis de très longues années, promettent que ce 30 mars 2018 n’est que le début d’une insurrection civile contre les autorités de l’occupation. (…) La journée de la Terre, qui est célébrée depuis le 30 mars 1976, a toujours bénéficié d’un large consensus au sein de la population palestinienne. En ce jour du 30 mars 1976, les forces israéliennes ont froidement abattu six citoyens palestiniens communément appelés « Arabes d’Israël », Ces Palestiniens avaient pourtant la nationalité israélienne. Mais elle n’a servi à rien. Il s’agit de la preuve que ces « Arabes d’Israël » sont considérés comme des citoyens de seconde zone. » (2)

    Cyrille Louis du Figaro témoigne et rapporte le contenu d’une vidéo mise en ligne :

    « Une fois le fracas interrompu et la poussière retombée, les participants à cette « grande marche du retour » ont mis en ligne les vidéos tournées vendredi avec leur téléphone. L’une d’elles, filmée à l’est de Beit Lahya, a aussitôt inondé les réseaux sociaux. On y voit un jeune homme vêtu d’un jeans et d’un pull noir qui court, un pneu à la main, pour tenter d’échapper aux balles des tireurs d’élite israéliens. Une détonation claque, puis une seconde et le garçon tombe à terre. D’après ses amis, dont le témoignage a été confirmé par les secouristes palestiniens, Abdel Fattah Abdel Nabi est mort sur le coup. À en juger par ce document, l’homme âgé de 18 ans ne présentait aucun risque immédiat pour les militaires qui l’ont abattu. Pour L’ONG israélienne B’Tselem « Tirer sur des manifestants qui ne portent pas d’armes est illégal » et « tout ordre donné à cette fin l’est également ». (3)

    Les réactions

    Dans un discours le même jour vendredi, le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu’il tenait Israël pour pleinement responsable de ces morts Les Palestiniens ainsi que la Turquie ont dénoncé un « usage disproportionné » de la force. La Ligue arabe, l’Egypte et la Jordanie ont également condamné la riposte israélienne.. L’Algérie condamne « avec force » et d’un « ton très ferme » la boucherie israélienne commise par les forces d’occupation, à Ghaza, lors de la répression, vendredi, d’une marche pacifique commémorant le quarante- deuxième anniversaire de la « Journée de la Terre », sous le slogan du « grand retour » d’après le communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE).

    Le Conseil de sécurité des Nations unies, pour sa part n’a rien décidé. Réuni en urgence vendredi soir sur les affrontements dans la bande de Ghaza, a entendu les inquiétudes quant à une escalade de la violence, mais n’est pas parvenu à s’entendre sur une déclaration commune. « Le risque de l’escalade (de la violence) est réel », a estimé devant le Conseil le représentant français. « Il y a la possibilité d’un nouveau conflit dans la bande de Ghaza. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont exprimé des regrets quant au calendrier de la réunion -la Pâque juive a commencé vendredi soir- synonyme d’absence de responsables israéliens. « Il est vital que ce Conseil soit équilibré » a dit à la réunion le représentant américain..Israël a rejeté les appels internationaux à une enquête indépendante. L’usage de balles réelles par l’armée israélienne est au coeur des interrogations de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme.

    Israël rejette toute enquête

    Vendredi 30 mars a été la journée la plus meurtrière dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014 : 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles, selon le ministère de la Santé dans l’enclave. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, ont réclamé une « enquête indépendante » sur l’usage par Israël de balles réelles, une demande rejetée par l’Etat hébreu. De son côté, le ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman a qualifié d’« hypocrites » les appels à ouvrir une enquête. « Il n’y aura pas de commission d’enquête », a-t-il déclaré à la radio publique israélienne. « Il n’y aura rien de tel ici, nous ne coopérerons avec aucune commission d’enquête. » (3)

    Pour M.K.Bhadrakumar, l’horrible attaque de 17 manifestants palestiniens non armés et pacifiques vendredi par les forces de sécurité israéliennes a une fois de plus souligné que l’occupation par Israël des pays arabes demeure toujours la cause première de la crise au Moyen-Orient. La revendication des manifestants est qu’Israël devrait accorder le droit aux 1,3 million de réfugiés (selon les chiffres de l’ONU des réfugiés enregistrés) de « rentrer chez eux » d’où ils ont été chassés, (…)Trump entouré, dont l’islamophobie suinte de ses veines, il s’est maintenant entouré de personnes aux vues similaires, en particulier le nouveau secrétaire d’État Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton ainsi que l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU Nikki Haley. » (4)

    La marche du désespoir des Palestiniens

     Un article du journal Le Monde nous apprend un peu plus sur cette marche pacifique :

    « Des dizaines de milliers de Palestiniens ont manifesté vendredi à quelques mètres de la clôture qui les sépare d’Israël. Au moins 16 ont été tués par l’armée israélienne. Tels des champignons de fer, les casques des tireurs d’élite israéliens se dessinent, immobiles, au sommet des collines. Des officiers assurent la liaison radio à leurs côtés. Une jeep passe dans leur dos. Les manifestants palestiniens, réunis près du camp de Bureij, contemplent ce ballet. La distance qui les sépare des soldats se compte en centaines de mètres. Soudain, une balle siffle, un corps s’effondre. On l’évacue. On continue. Ce face-à-face a duré toute la journée du vendredi 30 mars, le long de la bande de Ghaza. Cette journée marque un succès amer pour les partisans d’une résistance populaire pacifique, qui ont constaté depuis longtemps l’échec de la lutte armée. D’autant que la supériorité technologique de l’armée israélienne ne cesse de s’accroître. La manifestation de vendredi place cette armée sur la défensive, obligée de justifier des tirs à balles réelles sur des manifestants ne présentant aucun danger immédiat pour les soldats. (…) Mais contrairement aux propos calibrés des autorités israéliennes, personne n’a forcé les Ghazaouis à sortir pour réclamer le droit au retour des Palestiniens sur les terres qu’ils ont perdues en 1948, au moment de la création d’Israël. « Je n’appartiens pas à une faction, mais à mon peuple, résume Rawhi Al-Haj Ali, 48 ans, vendeur de matériaux de construction. C’est mon sang et mon coeur qui m’ont poussé à venir. (…) » (5)

    Non loin de lui, dans la zone de rassemblement de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, Ghalib Koulab ne dit pas autre chose, sous le regard de son fils.

    « On veut envoyer un message à l’occupant, résume cet homme de 50 ans. On est debout, on existe. » Dans le conflit israélo-palestinien, les mots aussi sont sacrifiés, vidés de leur sens. Dans chacun des cinq lieux de rassemblement prévus le long de la frontière a conflué le peuple ghazaoui dans sa diversité, et son dénuement. Vieillards et gamins, femmes voilées et jeunes étudiantes apprêtées, mais surtout jeunes hommes sans avenir (…) Mais personne ne contrôlait cette foule éclatée. Il est tentant de dire que ces jeunes défiaient la mort. En réalité, ils défiaient la vie, la leur, qui ressemble à une longue peine : celle des victimes du blocus égyptien et israélien, enfermées depuis bientôt onze ans dans ce territoire palestinien à l’agonie. (…) « On ne sera pas transférés dans le Sinaï égyptien, comme le veulent les Américains et les Israéliens ! On continuera jour après jour, jusqu’à ce qu’on retrouve nos terres. Le processus de réconciliation, amorcé sous les auspices de l’Egypte en octobre 2017, est au point mort, mais personne ne veut signer l’acte de décès. »(5)

    La colonisation continue : personne ne proteste

    Pendant ce temps Israël accentue sa politique de colonisation des Territoires palestiniens. Selon un rapport de La Paix maintenant, le nombre de nouveaux logements a fortement augmenté en 2017. L’an I de la présidence Trump, sans surprise, a été marqué par une poursuite des activités de colonisation en Cisjordanie. Selon le rapport annuel publié lundi par l’organisation anti-occupation La Paix maintenant, 2783 nouveaux logements y ont été mis en chantier en 2017. Ce décompte marque un léger recul par rapport à l’année précédente, mais il traduit une hausse de 17% si on le compare avec la moyenne des 10 années écoulées. Le nombre d’appels d’offres passés pour de nouvelles habitations (3154) a simultanément atteint un niveau…

    Au dernières nouvelles, ce vendredi 6 avril jour de prière. De nouveaux affrontements ont éclaté ce vendredi 6 avril entre manifestants palestiniens et soldats israéliens près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Ces heurts interviennent une semaine après des violences sans précédent depuis 2014 qui ont coûté la vie à 19 Palestiniens.

    Cinq Palestiniens ont été tués et plus de 400 blessés par des soldats israéliens. Des manifestants ont incendié des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens postés à la barrière de sécurité séparant les deux territoires, selon des correspondants de l’AFP sur place. Les militaires ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles (6).

    Beaucoup de commentateurs ont fait une analogie avec les massacres de Sharpeville , sauf qu’à l’époque le monde occidental avait banni l’Afrique du Sud, qui fut par la force des choses amenée à reconsidérer sa politique d’apartheid.

    Pourtant, la conscience humaine devrait retenir le bras vengeur de cette armée qui se dit « la plus morale du monde » car mettre des dizaines de snipers pour un tir aux pigeons, sauf que le pigeon est un jeune envahi par le désespoir, qui veut vivre à en mourir dans une enclave où son horizon est bouché. Il ne lui reste que la solution finale ; offrir sa poitrine et mourir pour une cause de la liberté. Ce qui est encore plus inhumain, c’est ce que doit penser le sniper dont le tableau de chasse est éloquent en fin de journée. Il ôte la vie à des jeunes comme lui qui ne demandent qu’à vivre comme lui sur cette Terre de Palestine dont il est difficile de parler d’ethnie, la science ayant prouvé que les Palestiniens et Israéliens appartiennent au même peuple de Cananéens.

    Que certains sionistes aient fait de la religion judaïque un fonds de commerce au nom de la race élue, ne doit pas porter préjudice à un peuple qui revendique de vivre sur les 18% de la Palestine originelle. S’il est connu que les Palestiniens n’ont rien à attendre des pays occidentaux tétanisés par la faute originelle, qui leur fait accepter toutes les impunités d’un pays qui brave une quarantaine de résolutions, ils sont encore mal barrés concernant la solidarité des pays arabes, encore plus tétanisés qui regardent ailleurs et se fendent de communiqués qui n’apportent rien de nouveau. La direction palestinienne s’est installée dans les temps morts et il n’y a pas de relève à l’horizon. Il est à craindre que la conscience internationale regarde ailleurs pendant qu’un peuple est en train de disparaître en tant que nation.

    « Est-ce ainsi que les Hommes vivent » aurait dit Aragon.

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique Alger

    Notes

    1.https://www.huffpostmaghreb.com/entry/ghaza-les-palestiniens-poursuivront-leur-protestation-apres-une-pre

    2.http://www.elwatan.com/international/israel-commet-un-massacre-a-ghaza-31-03-2018-365426_112.php

    3.https://assawra.blogspot.fr/2018/04/israel-rejette-toute-enquete.html

    4.http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2018/03/31/palestine-still-remains-core-issue-in-middle-east

    5.http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/03/31/a-la-frontiere-de-la-bande-de-gaza-une-grande-marche-du-retour-pacifique-mai

    6.https://www.nouvelobs.com/monde/20180406.OBS4747/affrontements-a-gaza-5-palestiniens-tues-dans-des-heurts-avec-l-armee-isr

    Article de référence :

    http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour/289893-la-resilience-du-peuple-palestinien-abandonne.htm

    La source originale de cet article est Mondialisation.ca
    Copyright © Chems Eddine Chitour, Mondialisation.ca, 2018


  • Kurdish nationalism raises war clouds
    Indian Punchline | By M K Bhadrakumar – September 26, 2017
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/09/26/kurdish-nationalism-raises-war-clouds

    The result of the Kurdish independence referendum in northern Iraq will be known in the next 48 hours or so, but no surprises need be expected. A big majority will say ‘yes’ to an independent Kurdistan, the longstanding dream of the Kurdish people. The real clincher was the decision by the leader of the Iraqi Kurds, Massoud Barzani, to press ahead with the referendum on Monday despite the dire warnings by Ankara, Baghdad and Tehran.
    Barzani’s ‘strategic defiance’ can only be attributed to the tacit support he has enjoyed from the international community – principally, the US, and Israel. The Americans and Israelis have deep ties with the Iraqi Kurdish elite. Barzani is confident that the international community might make proforma protests about the referendum but will sooner or later recognize an independent Kurdistan in northern Iraq.(...)

    #Kurdistan


  • a href="http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/08/20/afgha...
    https://diasp.eu/p/5987946

    Afghanistan is ripe for proxy war | Indian Punchline

    by M.K. Bhadrakumar August 20, 2017 Russia has hinted in the past that the United States is covertly sponsoring the Islamic State in Afghanistan. On Thursday, Russian Foreign Ministry spokesperson raised the bar by alleging that “foreign fighters” who were transferred by “unknown helicopters” have perpetrated a massacre of Hazara Shias in the Sar-e-Pol province in northern Afghanistan. The spokesperson said:

    We can see attempts to stir up ethnic conflict in the country… Cases of unidentified helicopter flights to territory controlled by extremists in other northern provinces of Afghanistan are also recorded. For example, there is evidence that on August 8, four helicopters made flights from the airbase of the Afghan National Army’s 209th (...)


  • Indian Punchline - Reflections on foreign affairs
    By M K Bhadrakuma – July 23, 2017
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/07/23/a-new-normal-in-russia-china-military-cooperation

    No sooner than the annual Malabar 2017 exercise (July 14-17) ended in Bay of Bengal, another naval exercise has begun with equally profound geopolitical implications for India – Joint Sea 2017, Russia’s week-long joint drills with China (July 21-26) in the Baltic Sea. Each highlights in its own way the realignments under way in the Asia-Pacific and Eurasia. India is a participant in one, more than a curious observer in the other.
    The four-day Malabar-2017 (US, India and Japan) had a distinct anti-China flavor. India downplayed that aspect, while Japan hyped it up and the US embellished the optic. The Japanese ambassador to India Kenji Hiramatsu penned a rare opinion piece, euphorically hailing Malabar-17 as the harbinger of an Asian security alliance.
    On the other hand, Joint Sea 2017 is being watched closely by Western powers and reportedly “raised alarm in Washington” (Telegraph). Interestingly, it comes in two parts. The Baltic exercise will be followed by a second Russia-China naval exercise in September in the Sea of Japan and the Sea of Okhotsk. Indeed, the Baltics is to Russia’s defence line vis-à-vis NATO what the Sea of Japan is to China’s vis-a-vis the US-Japanese alliance.


  •  » Ça ose tout : juger Poutine pour crimes de guerre… Par M.K. Bhadrakumar
    http://www.les-crises.fr/ca-ose-tout-juger-poutine-pour-crimes-de-guerre-par-m-k-bhadrakumar
    traduction de : Kerry’s sorrows are unspeakable
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2016/10/08/kerrys-sorrows-are-unspeakable
    By M K Bhadrakumar – October 8, 2016

    Les États-Unis ont appelé à traduire la Russie en justice pour avoir commis des crimes de guerre en Syrie. Le secrétaire d’État John Kerry a déclaré vendredi à Washington : « La Russie et le régime (syrien) doivent au monde plus qu’une explication […] Ce sont des actes qui demandent une enquête appropriée pour crimes de guerre. Et ceux qui les commettent devraient être tenus pour responsables […] Nous avons également besoin de maintenir la pression sur la Russie, par rapport à la mise en œuvre de l’accord de Minsk (sur l’Ukraine). Et nous […] rendons clair, publiquement, que si nous ne pouvons pas mettre en œuvre Minsk dans les prochains mois ou arriver à un plan clair pour savoir exactement comment cela va être mis en œuvre […] alors il sera absolument nécessaire d’imposer des sanctions (contre la Russie). »


  • The fog of war thickens in Syria – Indian Punchline
    By M K Bhadrakumar – August 9, 2016
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2016/08/09/the-fog-of-war-thickens-in-syria

    The meeting between Russian President Vladimir Putin and his Turkish counterpart Recep Erdogan later today at St. Petersburg will be keenly watched in world capitals. One point of immediate concern will be as regards the situation in Syria. Over the weekend, Erdogan acknowledged the importance of Turkey harmonising with Russia.
    The diplomatic channels have been active, too. The Turkish side expressed the desire to “synchronize the watches” ahead of the summit in St. Petersburg and Deputy Foreign Minister Umit Yalicn travelled to Moscow to meet with Russian president’s envoy for the Middle East and African countries Mikhail Bogdanov on Monday.(...)

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    Who stands to gain as Aleppo battle rages?
    By M.K. Bhadrakumar on August 8, 2016
    http://atimes.com/2016/08/fighting-escalates-in-aleppo-who-stands-to-gain

    • Lorsque le Sultan rencontre le Tsar
      par Robert Fisk | 9 août 2016 – The Independent – Traduction : Lotfallah
      http://chroniquepalestine.com/lorsque-sultan-rencontre-tsar

      Ainsi, le Sultan se déplace pour aller voir le tsar au siège royal de Saint-Pétersbourg. Et le calife de Damas assiste à la scène depuis la Syrie, avec la conviction que la politique du parti Baas a encore une fois prouvé sa valeur. La politique ? Attendez… C’est juste attendre et encore attendre.

      Alors que la puissance de la Turquie sur la Syrie – son rôle du type de celui du Pakistan [avec l’Afghanistan] pour transmettre l’argent et les armes des pays du Golfe pour la guerre civile, ses itinéraires de contrebande pour le compte d’Isis, d’al-Qaïda (ou Jabhat al-Nusra ou Fatah el-Sham ou encore d’autres) – semblait une menace écrasante pour Damas… un mystérieux putsch raté se produit en Turquie, son armée se retrouve émasculée et le Sultan Erdogan se précipite à Saint-Pétersbourg pour déplacer son pays de l’OTAN vers la Mère Russie.

      Et tout cela alors que les armées rebelles en Syrie encerclent des troupes gouvernementales à Alep, dans le but de rouvrir leurs routes d’approvisionnement vers la Turquie.


  • France’s brush with ISIS holds lessons for India
    By M K Bhadrakumar – July 15, 2016

    (...) Of course, ISIS is as much an explosive ideology as a terror network. And, sequestering human minds from ideas, especially young minds at impressionable age that are vulnerable to seductive ideas, is not entirely practical. What the state can do pre-emptively is to clean up the environment that surrounds the youth – political as well as socio-economic milieu.

    In this context, the horrific terrorist strike in Nice, France, on Thursday will help us draw some useful conclusions. Clearly, France is in the crosshairs of extremist Islamist groups. Why so? Three reasons can be ascribed.

    First and foremost, in the downstream of the 9/11 attacks on New York and Washington and the ensuing ‘war on terror’, the authorities in France began discriminating against the Muslim community in many subtle ways, while also claiming to be a secular country and a truly multicultural society.

    France was probably not alone in the western world in taking such a dubious course borne out of Islamophobia, but it certainly took matters to an extreme degree – even restricting the use of ‘hijab’. Without doubt, something churned within the Muslim mind in reaction to this. Religion is a sacred turf in the inner world of man and he feels humiliated when the state and society violates or desecrates it.

    Second, France rushed into the frontline of the US-led war against the ISIS with a gusto that is, simply put, incomprehensible – except, perhaps, in geopolitical terms. And for France, as for those countries that are waging the proxy war in Syria and Iraq today – US, Russia, Turkey, Saudi Arabia, etc. – a blowback became almost inevitable at some point, like night following the day. Some of the warrior-states are already experiencing it – Turkey and Saudi Arabia – while others are yet to face it so far. But, make no mistake, this proxy war is going to haunt all these warrior-states for a long time to come.

    Being a multicultural society, France ought to have thought twice before declaring war on the ISIS – following the terror strikes in Paris. President Francois Hollande probably took that route as a matter of political expediency to salvage his sagging popularity among the French electorate and in a desperate attempt to ride the wave of nationalism sweeping over his country, but it was lacking in far-sighted statesmanship. With the tragic history in Algeria and the shameful experience in Libya recently (where France led the NATO intervention that ultimately resulted in chaos), Hollande should have been circumspect about France’s credentials to wage yet another war in the Muslim Middle East.

    Finally, France is itself passing through a historic lurch to right-wing nationalism. It is within the realms of possibility that the noted nationalist leader Marine Le Pen may emerge as frontrunner in the presidential poll next year. Her vitriolic political campaign against ‘Islamification’ and her attacks on immigration from the Muslim world – “French citizenship should be either inherited or merited” – or, her famous trial in last October in Lyon on charges of inciting racial hatred (after her explosive remark comparing Muslims praying in the street to Nazi occupation) – these are painful memories for the Muslims in France to assimilate. (BBC)

    In sum, there is profound alienation among the Muslims in France and the ISIS attracts followers in such a mileu.(...)


  • Do not keep score in Russia’s polyamorous ties with Israel, Iran – Indian Punchline -
    By M K Bhadrakumar – March 17, 2016
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2016/03/17/do-not-keep-score-in-russias-polyamorous-ties-with-israel-iran

    According to well-informed Israeli analysts, the current visit by President Reuven Rivlin to Moscow was literally decided by the Russian side who slotted it for March 16, which actually necessitated the cancellation of a previously scheduled visit by the president to Australia. Prime Minister Benjamin Netanyahu simply prioritized that Russia ties are by far more important for his country at the present juncture of regional and international politics than anything Canberra could do for Tel Aviv.
    Nothing would bring out better the superlative quality of Israel’s ties with Russia at present. Netanyahu has done brilliantly well in gaining mastery (although no Kremlinologist) over the art of pulling strings in Moscow and getting decisions taken by the Russian leadership that accommodate Israel’s vital interests and core concerns. A “highly placed Israeli military source” reportedly drove home the point recently that unlike what Turkey did, Israel will never shoot down a Russian jet if it strays away from Syria into Israeli skies – not even if it flies directly over Tel Aviv (here).
    Something of the current flavour of the Israel-Russia ties is definitely surging at the meeting that Rivlin had with President Vladimir Putin at the Kremlin on Wednesday, as evident from the Kremlin readout. Putin spoke of a “longstanding relationship… built on the basis of friendship and understanding”, and deep-rooted affinities in “culture and mentality” that impart a “special dimension” to the relationship. (Kremlin website)
    Rivilin didn’t mince words – “We also need to work together to fight fundamentalist terror”. The irony couldn’t have been lost on Putin who would know that Rivilin was alluding to Russia’s key allies in Syria – Iran and Hezbollah. Indeed, how far this curious tango, built on the rock of crusade against ‘Islamic fundamentalism’ becomes sustainable in the long run remains to be seen. Israel is fast approaching the ‘T” junction – to be exact, in another 9 months from now when President Barack Obama leaves office and becomes history. What thereafter?

    #Hezbollah #Russie #Iran #Syrie #Israël


  • Israel hits Damascus, Russia looks away – Indian Punchline
    By M K Bhadrakuma – December 23, 2015
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/12/23/israel-hits-damascus-russia-looks-away

    The assassination of the Lebanese resistance’s war hero and Hezbollah leader Samir Kuntar in the city of Damascus on Sunday in what is believed to be an Israeli air raid took place right under the Russian nose. Yet Moscow didn’t sneeze. Ever read the famous line in Sherlock Holmes’ Silver Blaze hinging on the ‘curious incident of the dog in the night-time’ (which failed to bark)? The Russian ambivalence comes out in the Kremlin spokesman’s non-committal reaction.

    Israel no doubt pushed the envelope and seems to have got away with it. On Tuesday, in good measure, Prime Minister Benjamin Netanyahu phoned President Vladimir Putin and reached an agreement “in particular to further coordinate anti-terrorist actions” in Syria, apart from discussing the development of cooperation between the two countries in various spheres”.

    To be sure, Moscow is not unaware of the bio profile of the slain Lebanese resistance leader. The RT, in fact, featured a column depicting fairly accurately the cold-blooded logic behind the Israeli decision to eliminate Kuntar (involving an operation on Damascus which is protected by Russia’s famous S-400 missiles and, doubtless would have been approved by ‘Bibi’ himself.) The columnist held out a vague warning to Israel, “Should a similar incident occur again no doubt Russian officials will intervene to stop further Israeli planes flying above an already overcrowded sky”.(RT).

    But, will the dog really bark the next time Israel comes to steal another Hezbollah race horse? The jury is out. The point is, Russia is finding itself between the rock and a hard place.

    Clearly, it is averse to confronting Israel, which may not be a NATO power but enjoys seamless American protection. Yet, Hezbollah is Russia’s crucial partner in Syria. Analysts generally agree that without the Hezbollah’s help, the Syrian regime of President Bashar al-Assad might have packed up. Moscow ought to be quietly pleased with the stellar role Hezbollah militia is performing on the ground in Syria currently in military operations such as the one around Aleppo.

    But then, Russia is also not willing to stick out its neck to protect Hezbollah, although the Israeli ploy to provoke it and distract it from its Syrian campaign against the Islamic State and other extremist groups cannot be in Moscow’s interests either. Truly, the Syrian conflict is riddled with contradictions and what we are witnessing here is one of the major contradictions in the Russian strategy.

    Russia would know that Israel has supported al-Qaeda affiliates in Syria fighting the Syrian regime. But, unlike with Turkey, Moscow prefers to deal with Israel wearing velvet gloves. For one thing, there are umbilical cords that tie the Russian and Israeli political elites, and, besides, on a deeper plane, Russia and Israel are on the same page vis-a-vis ‘Islamic terrorism’. (...)

    #Samir_Kuntar
    #Hezbollah #Russie #Israël #Syrie


  • Syrian peace process is taking wings – Indian Punchline - By M K Bhadrakumar– November 15, 2015
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/11/15/syrian-peace-process-is-taking-wings

    The terrorist strikes in Paris on Friday doubtless administered a shock therapy to the International Syria Support Group [ISSG] meeting in Vienna. The communiqué issued after the meeting on Saturday covered more ground than one would have expected. The document candidly admits that “a unanimous sense of urgency” prevailed during the “constructive dialogue” in Vienna with a view to “accelerate an end” to the Syrian conflict.

    The UN secretary-general’s special envoy on Syria Steffan de Mistura, who is an accomplished diplomat, actually used the expression “critical mass” to sum up the outcome of Sunday’s discussions. A plan of action has been drawn up by the ISSG with a definite timeline. Most important, the United Nations Security Council is getting ready to monitor the action plan. Principally, the plan envisages that:

    – A peace process involving the Syrian government and opposition representatives will formally commence on 1st January 2016;
    – Simultaneously, there will be a nation-wide ceasefire in Syria, which will be monitored by a UN-endorsed ceasefire monitoring mission;
    – Meanwhile, confidence-building measures will be taken, especially to ensure “expeditious humanitarian access”;
    – On a parallel track, Jordan has been tasked with drawing up a list of irreconcilable extremist groups in addition to the Islamic State and Nusra Front;
    – The Syrian-led peace process will establish by end-June 2016 a “credible, inclusive, non-sectarian governance” (read transition) and “set a schedule and process” for drafting a new constitution;
    – Free and fair elections as per the new constitution will be held under UN supervision “within 18 months” in which “all Syrians, including the diaspora” will be eligible to participate.

    Once again, the fate of President Bashar Al-Assad has been sidestepped. Most western analysts tend to see it as a no-go area that diplomats fear to tread. But is it necessarily so? The point is, an overriding principle has now been accepted, namely, it will be entirely up to the Syrian people to accept or reject the new leadership.
    (...)
    Also, it has been decided to induct the Organization of Islamic Conference into the ISSG. Taken together, this shift opens the way for Islamic parties (such as Muslim Brotherhood) to participate in the future elections under the new constitution. To be sure, this signifies a major concession to Turkey, Qatar and Saudi Arabia. (...)

    • US-Russia trust deficit harms Syrian peace plan
      By M K Bhadrakumar – November 16, 2015
      http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/11/16/us-russia-trust-deficit-harms-syrian-peace-plan

      U.S. President Barack Obama, left, speaks with Russian President Vladimir Putin, right, prior to the opening session of the G-20 summit in Antalya, Turkey, Sunday, Nov. 15 2015. The 2015 G-20 Leaders…_
      Who says photo-journalism is a dying art? The Kremlin pool photo by the Russian news agency Sputnik International on the meeting between President Vladimir Putin and US President Barack Obama Sunday evening in Belek on the Turkish Riviera flashed the news worldwide more effectively than any wordsmith could have done that the two big powers have edged closer than ever before to each other to fight the Islamic State [IS].

      The image of the two presidents, their first since Moscow launched the military operations in Syria, hunched towards each other engaged in animated conversation, was a welcome change from the frigid body language of their previous meetings generally. The big question is whether setting aside other differences, including some important differences, they are truly willing to endorse the first steps towards peace in Syria.


  • Poutine, âme d’airain, forêts de pins, guerre et paix | Par M.K. Bhadrakumar – Le 19 octobre 2015 – Source mkbhadarkumar | Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone
    http://lesakerfrancophone.net/poutine-ame-dairain-forets-de-pins-guerre-et-paix

    (...) Ma seconde considération était que la Russie a encaissé le coup du lapin de la nouvelle guerre froide et il est important d’obtenir une sensation de première main sur la façon dont il a réussi à surmonter le coup – et, enfin, à inverser la marée – de la stratégie de confinement tentée par les États-Unis. Bien sûr, il a dû sembler évident pour l’administration de Barack Obama, tout au long de l’affaire, que le projet d’isoler une grande puissance comme la Russie était voué à l’échec. Mais alors, Obama a été béni par le don de l’éloquence et a presque réussi à faire croire à un monde crédule qu’il était sérieux au sujet de l’aventure dans laquelle il se lançait. En fait, dans le processus, quelque chose a changé dans la mentalité russe. L’airain est entré dans son âme, et cela se reflète dans la conduite de la Russie sur la scène mondiale.

    Nous avons entendu tellement de lamentations américaines sur une Chine s’affirmant avec autorité. Mais nous n’avions pas encore vu à l’œuvre ce qu’est l’affirmation de soi tant que vous n’avions pas vu le retour de la Russie sur la scène mondiale. Est-ce une bonne chose ? Je pense que oui. Parce que, l’affirmation de soi de la Russie est une garantie de paix. L’équilibre stratégique mondial est extrêmement important pour maintenir la paix et seule la Russie peut fournir les bases de équilibre. Encore une fois, les règles de conduite internationale fondamentales doivent respecter le droit international et la Charte des Nations Unies. Le système international ne peut plus du tout être dominé par une superpuissance. L’insistance de la Russie sur ces règles de base introduit un mécanisme de correction bien nécessaire dans le système international d’aujourd’hui. (...)

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    Putin makes his move on Syria
    M K Bhadrakumar in Sochi
    October 22, 2015 16:59 IST
    http://www.rediff.com/news/column/putin-makes-his-move-on-syria-/20151022.htm

    The sudden, unexpected meeting between Russian President Vladimir Putin and Syrian President Bashar Al-Assad in Moscow late Tuesday, October 20, focused on the diplomatic push to kickstart a political process, according to prominent Russian experts here.

    As a top Russian diplomat, Ambassador Alexander Aksenyonok (who was involved in the negotiations over the Dayton Accord) told me in Sochi today, October 22, Moscow is keen on a political settlement in Syria “as early as possible — which is also our exit strategy.”

    From all accounts, the meeting in Moscow on Tuesday took place in an exceptionally warm, friendly atmosphere. Assad had come at short notice at Putin’s invitation. The two leaders held delegation- level talks as well as a restricted meeting.

    The official transcript by the Kremlin quoted Putin as saying to Assad, ’On the question of a settlement in Syria, our position is that positive results in military operations will lay the base for then working out a long-term settlement based on a political process that involves all political forces, ethnic and religious groups.’

    ’Ultimately,’ Putin added, ’it is the Syrian people alone who must have the deciding voice here. Syria is Russia’s friend and we are ready to make our contribution not only to the military operations and the fight against terrorism, but also to the political process. We would do this, of course, in close contact with the other global powers and with the countries in the region that want to see a peaceful settlement to this conflict.’

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    Russia, Iran hold common views on Syria
    M K Bhadrakumar – October 23, 2015
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar

    Sochi – It turned out to be a real treat that the speaker of the Iranian parliament who is on a visit to Russia, Ali Larijani (a key figure in the foreign and security policymaking in Tehran) flew down to Sochi from Moscow and joined President Vladimir Putin on the podium Friday evening to address the Valdai Club members and have a Q&A with us, lasting nearly three hours. Syria, Ukraine, missile defence and Russian-American relations — it could have been predicted that these would be the areas of interest for the audience, which was almost entirely western.

    The ‘hot topic’ of course was Syria, given President Bashar al-Assad’s sudden visit to Moscow on Tuesday evening. (See my column in Rediff Putin make his move on Syria.) The salience that came through is that there is no daylight possible between the Russian and Iranian positions on Syria. Whereas, speculations were rife lately in the western (and Israeli) media that Russia and Iran are not on the same page regarding the future of Syria, and that it is a matter of time before the contradictions would surface.

    Indeed, Russia and Iran are pursuing different objectives in Syria insofar as although both are waging a war against the Islamic State [IS] and other extremist groups, Tehran also has an agenda toward Syria in terms of that country being a frontline state in the so-called ‘resistance’ against Israel as well as in terms of Tehran’s nexus with the Hezbollah in Lebanon (plus of course the rivalry with Saudi Arabia.) Again, Russia would have geopolitical considerations in Syria, whereas Iran has its commitments as an Islamic republic to fulfill. Putin made the following specific points:

    – The Russian military assesses that the air strikes in Syria have already yielded some results, although they are ‘insufficient’ and it will still be desirable if ‘all countries’ could work together in the fight against the terrorist groups.
    – Russia hopes that Iran will join the FM level talks between the US, Russia, Turkey and Saudi Arabia. There cannot be a solution on Syria without Iran’s participation.
    – The Syrian army is making progress and this will continue.
    – Moscow is not planning any extension of military operations to Iraq. At any rate, the Iraqi government has not approached Russia so far. For the present, Russia is providing arms and intelligence to Iraq within the framework of the coordination centre that has been set up in Baghdad.
    – Putin had asked Assad whether he’d be open to working with moderate rebel groups to fight the extremists; Assad promised to consider.

    Larijani said:

    – He “totally agreed” with Putin’s analysis on Syria.
    – Iran regards that the Russian military intervention in Syria is legitimate.
    – Compared to the operations against the IS for over the past year and more by the US-led coalition, the Russian operations have proved effective. In fact, Russia has achieved already “much more” than the US-led coalition ever could during the past 18 months.
    – The IS transports its Iraqi oil in trucks moving in long convoys. “Don’t the Americans see these convoys?” The US failed to liberate any IS-held territory in Iraq. It is “playing games” with the IS and is virtually “handing over” Iraqi territories to the IS.
    – The intelligence agencies of “some major powers” have secret dealings with the IS, providing them weapons and so on with a view to use them as instruments to advance their interests. (Putin also indirectly, but forcefully, alluded to this collusion between the US and the IS.) The IS gets huge financial support from regional states.
    – “Long-term strategic bonds” are needed among “responsible countries” so that trust develops amongst them to tackle terrorism.(...)

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    Syrian war ends West’s dominance of Middle East
    By M K Bhadrakumar – October 26, 2015
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/10/26/syrian-war-ends-wests-dominance-of-middle-east

    Three weeks and 5 days into the Russian military operations in Syria, Moscow has achieved the objective of compelling the major external players involved to rethink their established stance on the crisis. Unsurprisingly, new fault lines have appeared in Middle East politics. Last week witnessed a surge diplomatic activity to cope with the new fault lines.

    First, of course, much as the United States dislikes the Russian military role in Syria, Washington and Moscow concluded a memorandum of understanding on Tuesday regarding the ground rules guiding the aircraft of the two countries operating in the Syrian skies so that no untoward incidents occur. In political terms, Washington is coming to terms with a Russian presence in Syria for a foreseeable future. (By the way, an analysis by FT concludes that Russia can easily sustain the financial costs of the military operations in Syria.)

    This, in turn, has intensified the US-Russian diplomatic exchanges on Syria. The US Secretary of State John Kerry met his Russian counterpart Sergey Lavrov in Vienna on Friday at a meeting that also included the foreign ministers of Turkey and Saudi Arabia to discuss the various approaches to bringing together the Syrian parties to peace talks.

    Kerry disclosed that the discussions may continue in a wider format (possibly including Iran, Egypt and Jordan as well) next Friday, which suggests that there was sufficient meat in the discussions in Vienna to be followed up without delay. Put differently, some sort of coordinated US-Russian moves on Syria in the coming days or weeks cannot be ruled out. (...)

    #Valdai #Larijani

    • Dans le dernier texte MK Bhadrakumar écrit :

      Meanwhile, Egypt and Jordan have edged closer to Moscow. Russia and Jordan have agreed, in fact, to set up a coordination centre to cooperate on the ground in the fight against the Islamic State. This is a signal diplomatic achievement for Moscow since Jordan has been the ‘frontline’ state from where the ‘regime change’ agenda was being pushed into Syria by the US and its allies. In effect, Jordan has pulled out of the enterprise to overthrow Assad.

      As for Egypt, it has spoken in favor of the Russian operations in Syria and has stated that the fight against terrorism ought to be the top priority, and, furthermore, that Syria’s unity and stability is of utmost concern. Egypt’s stance has displeased Saudi Arabia, which explains the hurried trip by Foreign Minister Adel Al-Jubeir to Cairo on Sunday. It appears that Al-Jubeir could not persuade Egypt to fall in line with the Saudi approach, which continues to be fixated on the pre-requisite that Assad must be removed from power and that in any peace process that comes first.

      Ta ta ta ta L’Egypte qui se rapproche de la Russie quitte à mécontenter l’Arabie Saoudite qui doit normalement payer les deux Mistrals, commandés par la Russie, à la France....


  • Keep #France at arm’s length from Syrian
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/09/28/keep-france-at-arms-length-from-syrian-war

    There is not the slightest sign of unease in Washington or in any western capital that on Sunday France launched its first air strikes in Syria. It is a poignant moment. Do not forget that France, along with Great Britain, was the ‘creator’ of modern Syria.

    To use violence against a progeny is not unusual for France – it keeps doing that in Africa – but nonetheless it reeks of insensitivity in this case, given the shame that still surrounds the #Sykes-Picot pact. (The centenary of that shameful chapter in Europe’s colonial history falls in May next year.)

    What France has done is reprehensible for yet another reason. It is a permanent veto-holding member of the UN Security Council and it has violated the territorial integrity of a UN member country without even so much as bothering to seek its concurrence. The French interventions abroad are devoid of principles or morality. Libya is the last instance where it marched in, destroyed a country and its established government, left an anarchic trail and then simply washed its hands off the ensuing chaos.

    In this case too, France smells that the search for a political solution to the Syrian conflict is probably beginning and it wants to have a ‘say’ in it. It is in France’s DNA, except that what we see here is a slightly cruder version of the devious role France played during the negotiations over the Iran nuclear deal, when it took money from Saudi Arabia and began creating hurdles in the ‘P5+1 and Iran’ negotiations for as long as it could, but when the accord became a fait accompli, France simply crossed over to the Iranians to do ‘business’.


  • Obama, Putin to meet at a defining moment – Indian Punchline
    By M K Bhadrakumar – September 24, 2015
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/09/24/obama-putin-to-meet-at-a-defining-moment

    The Russian state agency TASS is not given to speculating on the Kremlin leader’s activities. It is a ground rule set by Joseph Stalin when the agency was created in 1925. Therefore, we must accept as ‘breaking news’ the TASS’ Washington dateline report quoting ‘an informed source’ to the effect that a meeting between Russian president Vladimir Putin and US resident Barack Obama will take place next week on the sidelines of the United Nations General Assembly session.

    Putin is taking to the podium in New York after a gap of a decade when he addresses the GA session on Monday. This is brilliant news. The time is overdue for the American and Russian leaderships to candidly discuss the issues of international security, especially the fight against the Islamic State and the conflict in Syria. There is good reason to believe that the gap between the US and Russian thinking on Syria is dramatically narrowing.

    If, in the process, Obama and Putin agree to explore the new frontiers of a Russian-American reset, that will be a bonus, too. For Obama, most certainly, this fortnight will be incomplete without a meeting with Putin. The conversation with Pope Francis on Wednesday would have reminded Obama what a hopelessly disjointed moral landscape surrounds us all – poignantly symbolized by the dead body of 3-year old Aylan washed ashore unnoticed on a desolate Turkish beach – and, indeed, it has ultimately come to be Obama’s own presidential legacy — and he can’t easily escape from it.

    Equally, his summit on Friday with the visiting Chinese President Xi Jinping will alert Obama that Washington can optimally cope with China’s rise only through a far-sighted strategy that provides for the underpinning of a durable, predictable partnership with Moscow in the Asia-Pacific. (By the way, isn’t it a delightful coincidence that TASS let the cat out of the bag on the eve of Xi’s touchdown on the White House lawns?)
    (...)


  • EI : la Russie pourrait mener des frappes unilatérales
    24.09.2015
    http://fr.sputniknews.com/international/20150924/1018365500.html

    La Russie envisage la possibilité d’effectuer des frappes aériennes unilatérales contre l’EI en Syrie, si les Etats-Unis rejettent une proposition visant à coordonner leurs actions avec Moscou, rapporte l’agence Bloomberg.

    Parallèlement, selon Bloomberg, qui cite des sources proches du Kremlin et du ministère russe de la Défense, Moscou préférerait que le gouvernement américain accepte d’allier ses forces avec la Russie, l’Iran et l’armée syrienne afin de lutter contre Daech.

    « La Russie estime que le bon sens prévaudra et qu’Obama acceptera la main tendue par Vladimir Poutine. Mais la Russie agira de toute façon, même si cela ne se produit pas », a déclaré à Bloomberg la spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut russe d’études stratégiques, Elena Souponina.

    Selon une source anonyme à Washington, les Etats-Unis seraient prêts à discuter de la coordination des attaques afin d’éviter des incidents avec des avions russes, mais ils n’ont pas encore reçu une proposition « concrète » de Moscou. En outre, la coalition n’envisage pas la possibilité de coopérer avec les troupes d’Assad, ajoute la source.

    Auparavant, le président russe avait déclaré qu’il serait nécessaire d’unir les efforts afin de lutter non seulement contre le terrorisme, mais également contre d’autres problèmes urgents et croissants, à savoir le problème des réfugiés.

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    Putin plans air strikes in Syria if no U.S. deal reached - Bloomberg
    World | Thu Sep 24, 2015
    http://in.reuters.com/article/2015/09/24/mideast-crisis-russia-airstrikes-idINKCN0RO01420150924

    #Syrie #Russie

    • Jaysh al-Islam déclare la guerre aux Russes qui combattent en Syrie - Dania Akkad -
      24 septembre 2015
      http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/jaysh-al-islam-d-clare-la-guerre-aux-russes-qui-combattent-en-syrie-1

      Jaysh al-Islam, l’un des plus importants groupes rebelles en Syrie, a déclaré la guerre aux soldats russes qui combattent aux côtés des forces pro-gouvernementales syriennes dans la guerre civile, a déclaré un porte-parole du groupe à Middle East Eye mercredi.

      La confirmation du porte-parole survient alors que la Russie renforce activement son soutien militaire en Syrie, notamment par l’envoi de 28 avions opérationnels dans le pays, selon des responsables américains.

      De nouvelles images satellites publiées mardi semblent indiquer que la Russie développe deux nouvelles bases aériennes près de la ville portuaire clé de Lattaquié, un bastion du président syrien Bachar al-Assad.

      Jaysh al-Islam, qui serait financé par l’Arabie saoudite, a posté une vidéo vendredi dernier montrant des combattants du groupe attaquant l’aéroport international de Bassel, à environ 20 km de Lattaquié.

      Dans la vidéo, les combattants déclarent que l’aéroport est devenu une base pour l’armée russe, puis ils tirent plusieurs roquettes soi-disant en direction d’un avion-cargo russe, bien qu’il n’y en ait aucune preuve dans la vidéo.

      Dans une conversation sur Skype avec MEE, le porte-parole de Jaysh al-Islam a bien insisté sur le fait que le groupe avait déclaré la guerre aux soldats russes, « non à la Russie en tant que pays ».

      La dernière semaine, des combattants rebelles ont déclaré à Reuters avoir rencontré une résistance plus forte de la part des forces pro-gouvernementales, en particulier dans les zones côtières de Syrie, et qu’une intervention russe prolongera la guerre et encouragera les bailleurs étrangers des rebelles à accroître leur assistance militaire.(...)

      #Jaysh_al-Islam #Syrie #Russie

    • Europe nudges US, Russia to walk the talk on Syria
      By M K Bhadrakumar – September 21, 2015
      http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/09/21/europe-nudges-us-russia-to-walk-the-talk-on-syria

      Without doubt, this is a defining moment. Notwithstanding the immense pressure from detractors and critics within the US (and abroad in Israel, Saudi Arabia, UAE, et al) to shift gear to a hyperactive interventionist role in Syria, President Obama has preferred the diplomatic track.

      This primarily emanates out of the ground reality that the decade-old US strategy to force a regime change in Syria has reached a dead end. Besides, the regional scenario has also changed phenomenally. Saudi Arabia and Turkey, the two countries that did all they could to destabilize Syria, are marooned in their own existential problems — and Qatar too has rolled back its regional ambitions built around the Muslim Brotherhood in the wake of the Arab Spring. In a dramatic shift, Egypt has actually swung to the Russian side and would see Assad as a bulwark against radical Islamist groups.

      Above all, the US’ European allies have lost faith, caught up in a protracted struggle to cope with the refugee flow and agonizing over the spectre of the IS. The melancholy, long, withdrawing roar of their retreat from the US’ regime change agenda in Syria should be audible in Washington. The debris of the conflict has reached Europe and although the US remains safe and untouched, it cannot wash off its hands off the political and moral responsibility for the horrific tragedy that is unfolding.

      Meanwhile, the Syrian conflict itself has transformed. The Islamic State is today the real beneficiary of the regime change agenda pursued by the US and its regional allies. The ‘moderate’ Syrian opposition has become the butt of jokes. Which means that what is shaping up is a confrontation between the Syrian government forces and the IS. With air strikes against the IS not having much effect, Washington should show the practical wisdom to utilize whatever capabilities available on the ground.

      What lies ahead? Kerry’s weekend visits to London and Berlin to consult key allies have prepared the ground for some intense discussions involving the various protagonists — Russia, Iran, Saudi Arabia, Turkey, in particular — that can be expected to take place through the coming week in New York where the world leaders are gathering for the UN General Assembly session.

      The manner in which the West has swiftly welcomed Russia’s military intervention in Syria underscores that a new chapter is beginning in their mutual relationship. This augurs well for conflict resolution in Syria. The bottom line is that the US’ trans-Atlantic leadership demands a quick solution to the Syrian conflict, which is threatening European security. In an extraordinary remark, Steinmeir actually urged all concerned — including the US — to “put aside national interests for the time being” and to rise to the occasion. (Transcript is here : http://www.state.gov/secretary/remarks/2015/09/247077.htm .)


  • (Avec des pincettes) Russia Exposes US Hidden Agenda in Syria
    http://www.ronpaulinstitute.org/archives/featured-articles/2015/september/16/russia-exposes-us-hidden-agenda-in-syria

    Equally, Lavrov lifted the veil a little bit to let the Americans know that the Russian military intelligence has not only been monitoring the operations of the American military aircraft in Iraq but have scientifically analyzed the US aircraft’s flight plans and so on. In sum, Russians seem to have intelligence dope to substantiate something that the Iranians have been all along maintaining, namely, that the American aircraft are regularly airdropping supplies for the IS.

    Honnêtement, je ne sais pas quoi penser de ça. C’est quelque chose que je vois parfois passer sur les sites hum-hum, mais là je note parce que ça passe sur le site du Ron Paul Institute. Certes, Ron Paul c’est parfois hum-hum aussi, mais c’est tout de même très intégré au système…

    Quant à l’auteur, Melkulangara Bhadrakumar, encore franchement je ne connais pas. Je vois qu’il écrit énormément, le lecteur pourra se faire une idée ici :
    http://www.strategic-culture.org/authors/melkulangara-bhadrakumar.html



    • Cette intervention vient à plusieurs moments-clef. Elle vient d’abord, factuellement et chronologiquement, alors que la Russie a envoyé une requête formelle à Paris concernant le sort du porte-hélicoptères Mistral, pour obtenir des informations officielles sur le destin de la transactions. (Voir le 13 janvier 2015, sur Sputnik.News.) Cette nouvelle ne semble pas devoir être interprétée comme un durcissement de Moscou, mais plutôt comme le rappel d’un dossier pressant qui justifierait qu’on cherchât un arrangement général pour trouver une issue honorable.

      En tous cas, les Russes font comme si le problème n’en était plus un… http://seenthis.net/messages/330856

    • The melancholy roar of new cold war
      By M K Bhadrakumar – January 9, 2015
      http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2015/01/09/the-melancholy-roar-of-new-cold-war

      The Russian President Vladimir Putin phoned up his French counterpart Francois Hollande regarding the terrorist attack on the Charlie Hebdo magazine offices in Paris following up a day after he had sent a condolence message. It stands to reason that Putin offered to be in the barricades in Holande’s fight against terrorism. Russia can bring in crucial real time intelligence inputs regarding the radical Islamist groups, having much experience (and wisdom), having been a ‘frontline state’ for a couple of decades already.

      Alas, the cooperation between the Russian and Western intelligence has suffered through past year due to the sanctions over Ukraine. The Paris attack only goes to underscore how dense the shared interests could be in the world of tomorrow.

      Suffice it to say, Hollande’s remarks early last week that if there is progress over Ukraine the sanctions could be ended, once again flags that a strong body of opinion is forming within the European Union against the sanctions. The first set of sanctions are in force only through March 15 and the second set is due to expire at the end of July. The crunch time is approaching.

      In retrospect, what have the sanctions achieved? A brilliant, dispassionate analysis by the noted American international lawyer Kenneth Kopf makes the adrenaline flow. Kopf is no friend of Putin – in fact, the served in the US intelligence – and yet he throws open a serious discussion from the American perspective. In sum, it is baffling how an erudite, cerebral mind like President Barack Obama (unlike his predecessor) could have fallen for the dogmas of the Cold Warriors in the US foreign policy establishment. In any whichever way one looks at it, as Kopf says, the entire sanctions route was “ill-planned, ill-timed and foolhardy.” (Read Kopf’s critique here.)


  • Kailash Who ? - Indian Punchline
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2014/10/11/kailash-who

    Kailash Who?

    The Nobel Prize Committee has partly made up for its colossal failure not to have honored Mahatma Gandhi by honoring a disciple with this year’s peace prize. Kailash Satyarthi is not a famous name among India’s elites — like Nandan Nilekani or Shashi Tharoor. He’s a mere ‘Gandhian’, a vanishing breed.
    We have our own native yardstick to judge what merits national attention and what doesn’t. But the Western world took careful note of Satyarthi and is compelling us to be attentive to Satyarthi.
    What does this year’s Nobel Peace Prize for Satyarthi mean? Of course, it is an apt recognition of the great work Satyarthi has been doing for three decades running against the mainstream trend of governance that gives low importance to the social sectors of development.
    Present-day India attaches far greater importance to the ‘modernization’ of its military than to addressing the humiliating stigma that one child dies every 8 seconds in our country due to malnutrition — or, that 2.1 million Indian children die before reaching the age of 5 every year — four children every minute — mostly from preventable illnesses.
    I can go on and on. Therefore, Nobel has done a great thing by making the Indian political class hang its head in shame — although that might not have been its intention.
    But then, what has been its intention? To my mind, a compelling message is also being communicated to our subcontinent by bracketing two activists from India and Pakistan to share this year’s Nobel Peace Prize.
    The message to our two countries in the subcontinent where Satyarthi and Malala Yousafzai live and work is as follows: ‘You guys have got your national priorities all screwed up.’ It’s a stirring message for a rude awakening — and a cause to celebrate at a time when the beating of war drums was beginning to be heard in our region, again.


  • NATO slouches toward Syria, Iran draws red line - Indian Punchline
    By M K Bhadrakumar – October 9, 2014
    http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2014/10/09/nato-slouches-toward-syria-iran-draws-red-line

    ehran has come out openly today warning Turkey against making “any move which will further exacerbate and complicate the conditions in the region and have irreparable consequences.” The foreign ministry spokesperson disclosed that Tehran has made a demarche with Ankara to act with great circumspection. This is the first Iranian reaction to the resolution passed by the Turkish parliament last Thursday authorising the government to despatch troops to Syria.
    The Iranian reaction is sharp and amounts to a warning that if Turkish troops cross the border into Turkey, there will be “irreparable consequences.” Hmm. Things are getting to be rather explosive. Why such a sharp Iranian reaction?
    Evidently, Tehran has seen through Turkish Prime Minister Recep Erdogan’s game plan, which is playing out on three templates. Erdogan visualizes that the US-led air campaign against the Islamic State won’t suffice to curb the extremist challenge and there is going to be need for “boots on the ground”. He knows Turkey is the only country which is in a position to deploy ground troops to strengthen the US’ strategy against IS.
    So, Erdogan has put forward a pre-condition — he will play ball provided the US reworks its anti-IS strategy in Syria to include ‘regime change’. But Washington prevaricated. Thereupon, Erdogan played his second card — reviving the ancient Turkish proposal to create a “buffer zone” inside Syria. And, then, he made the buffer zone a precondition for Ankara’s intervention to defend the northern Syrian town of Kobane on the Turkish border which had come under IS attack.
    Again, Washington dithered. Kobane has now fallen to the IS. Meanwhile, Erdogan has anyway scored a goal — Kobane is a Kurdish town and its capture by the IS weakens the effectiveness of the Kurdish separatist organization PKK fighting the Turkish army.
    Simply put, Erdogan is allowing the IS (which Turkey supports secretly) to crush the Kurds in northern Syria, while at the same time offering help to President Barack Obama to fight the IS — provided, of course, the US went along with the Turkish territorial ambitions (under the garb of buffer and ‘no-fly-zone’) in Syria, which will be the first shot in a ‘Balkanization’ of that Country.
    Clearly, Erdogan’s agenda focuses on the “regime change” in Syria and, secondly, on the weakening and eventual decimation of the Kurdish separatist groups, while his attitude to the IS as such has always remained ambivalent.
    (...)
    But Tehran seems to have understood what is afoot. The Foreign Ministry spokesperson announced today that Iran is willing to (militarily) intervene to liberate Kobane from the IS, if the Syrian government of President Bashar Al-Assad makes such a request to Tehran. In real terms, Tehran has pre-empted the pretext for a NATO intervention in Syria.
    Erdogan may have overreached. Within Turkey, too, opposition is building up against the despatch of Turkish troops to Syria, including even within the Islamist camp.
    Indeed, if the Kurds get Kobane liberated with Iranian help, that will expose Erdogan completely. The repercussions can be very serious for Turkey, because Kurds won’t accept Erdogan’s perceived betrayal. Anti-government violence has erupted on a big scale in the Kurdish regions in eastern Turkey.