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  • Affaire Bygmalion : deuxième condamnation pénale définitive pour Nicolas Sarkozy | Le Télégramme
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    La Cour de cassation a confirmé, ce mercredi, la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion. C’est la deuxième condamnation pénale définitive pour l’ancien président de la République.

    La Cour de cassation s’est prononcée, ce mercredi 26 novembre, sur le pourvoi de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion. Elle a confirmé la condamnation de l’ancien chef de l’État, en faisant la deuxième condamnation pénale définitive à son casier judiciaire après celle dans le dossier Bismuth, ou des écoutes.

    Dans cette procédure, Nicolas Sarkozy a été condamné le 14 février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement dont six mois ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. La cour avait ordonné l’aménagement pour la partie ferme (bracelet électronique, semi-liberté…).

    La Cour de cassation ayant rejeté les moyens soulevés par son pourvoi, « le candidat, le directeur de sa campagne et les deux directeurs du parti politique qui soutenait le candidat sont donc définitivement condamnés », indique dans un communiqué la plus haute instance judiciaire de France, qui juge le respect du droit et non le fond des dossiers.

    Nicolas Sarkozy sera donc convoqué dans les prochaines semaines par le juge de l’application des peines pour mettre à exécution sa condamnation.

    Dans ce dossier, les investigations ont révélé que, pour masquer l’explosion des dépenses de sa campagne - près de 43 millions d’euros pour un maximum autorisé de 22,5 millions -, un système de double facturation avait été mis en place imputant à l’UMP (devenue LR), sous couvert de conventions fictives, une grosse partie du coût des meetings. Contrairement à ses coprévenus, l’ex-chef de l’État n’était pas mis en cause pour ce système de fausses factures mais comme bénéficiaire, en tant que candidat, d’un financement politique illégal.

    Bracelet électronique
    En première instance comme en appel, Nicolas Sarkozy avait contesté « vigoureusement toute responsabilité pénale », dénonçant « fables » et « mensonges ».

    Trois des dix condamnés en appel du procès Bygmalion s’étaient joints au pourvoi : le directeur de campagne, Guillaume Lambert, et les ex-cadres de l’UMP Éric Cesari et Pierre Chassat.

    En décembre 2024, la Cour de cassation avait déjà rendu définitive la condamnation de Nicolas Sarkozy à un an d’emprisonnement ferme sous bracelet électronique pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des écoutes, également appelée Bismuth.

    L’ancien président, aujourd’hui âgé de 70 ans, a porté un bracelet entre février et mai, avant l’obtention d’une libération conditionnelle avant mi-peine, notamment en raison de son âge.

    Cette deuxième condamnation définitive complique encore davantage les perspectives judiciaires de Nicolas Sarkozy, qui se prépare pour le procès en appel du dossier libyen prévu du 16 mars au 3 juin 2026.

    Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à cinq ans de prison pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

    Pour déterminer sa peine, le tribunal de Paris avait tenu compte de l’affaire des écoutes, reprochant dans son jugement à Nicolas Sarkozy d’avoir « relativisé cette condamnation » en « minimisant la gravité des faits », mais avait en revanche écarté la condamnation Bygmalion en raison de son caractère alors non définitif.

    Nicolas Sarkozy, qui clame son innocence, a été incarcéré pendant trois semaines à la Santé, une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats. La cour d’appel de Paris l’a remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 novembre. L’ex-président va relater cette expérience carcérale dans un livre, « Le Journal d’un prisonnier », qui paraîtra un mois exactement après sa sortie de prison.

  • « Un nouveau record effroyable » : plus de 900 SDF décédés l’an dernier en France, dont des enfants | Le Télégramme
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    Plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier, selon le collectif Les morts de la rue.
    EPA/Teresa Suarez

    Un chiffre d’une ampleur inédite : plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier. Un décompte publié par le collectif Les morts de la rue.

    Les plus jeunes n’avaient que quelques jours, la plus âgée 93 ans : plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier, un chiffre d’une ampleur inédite qui s’explique à la fois par une hausse du sans-abrisme et par un recensement associatif plus efficace.

    912 décès dénombrés
    « Tous les indicateurs sont au rouge, il y a urgence à se mobiliser », alerte auprès de l’AFP Adèle Lenormand, membre du collectif Les morts de la rue, qui a publié jeudi son décompte actualisé du nombre de personnes sans domicile fixe décédées en 2024. Des hommes, des femmes mais aussi des enfants : 912 décès ont été dénombrés, soit « un nouveau record effroyable », depuis le premier recensement de 2012. À titre de comparaison, à la même période l’an dernier, le collectif avait comptabilisé 735 morts pour 2023.

    « Plus de signalements »
    La hausse constatée est liée en partie à « l’augmentation du nombre de personnes sans domicile fixe », mais aussi au fait que le collectif reçoit plus de signalements de la part des particuliers, d’associations et de structures d’accompagnement social, explique Adèle Lenormand, qui a coordonné l’enquête.

    Ces personnes SDF sont décédées de manière « prématurée » : à 47,7 ans en moyenne, soit un écart d’espérance de vie de 32 ans avec la population générale. Un âge moyen en recul. Il s’agit en majorité d’hommes (82 %) mais la part de femmes (13 %) est « en hausse, reflétant une féminisation du sans-abrisme », selon le collectif.

    4 % des décès concernent des moins de 15 ans
    Fait « inquiétant », 4 % des décès concernent des moins de 15 ans, soit « un doublement par rapport à la période 2012-2023 ». « C’est lié à la progression du nombre de familles dans la rue », précise Adèle Lenormand. Les plus jeunes personnes décédées recensées sont, selon elle, des bébés de quelques jours à peine. À l’inverse, la personne la plus âgée avait 93 ans. « On observe une progression du nombre de personnes vieillissantes sans domicile fixe », détaille Mme Lenormand. « Depuis l’an dernier, des personnes âgées se retrouvent à la rue pour la première fois à la suite d’une expulsion ».

    Face à cette tragédie, l’urgence est double : protéger les plus vulnérables et réformer en profondeur les politiques publiques
    Une partie des personnes décédées en 2024 vivaient dans la rue au moment de leur mort, d’autres étaient hébergées, dans des structures d’urgence ou de soins. Dans de nombreux cas, la cause du décès reste inconnue (40 %). Pour 17 %, il s’agit d’une mort violente (noyade, agression, suicide). L’Île-de-France concentre 37 % des décès et la région Hauts-de-France enregistre un doublement (163 décès), « notamment survenus lors de traversées de la Manche ».

    Action publique
    « Face à cette tragédie, l’urgence est double : protéger les plus vulnérables et réformer en profondeur les politiques publiques pour que le droit au logement convenable devienne enfin une réalité », soulignent dans un communiqué Les morts de la rue, qui avaient organisé en mai à Paris une cérémonie d’hommage aux disparus.

    Pour l’heure, l’action des pouvoirs publics est largement insuffisante aux yeux des associations. En février, une vingtaine d’entre elles ont déposé devant le tribunal administratif de Paris deux recours contre l’État pour « carence fautive » dans la lutte contre le mal-logement et le sans-abrisme.

    L’État ne remplit pas « correctement » sa mission en matière de politique d’hébergement des personnes sans-abri, avait aussi estimé l’an dernier la Cour des comptes. Le président Emmanuel Macron avait fait la promesse selon laquelle personne ne devait dormir à la rue d’ici à la fin de son premier quinquennat.

    Estimation mise à jour dans un an
    Il est difficile de connaître précisément le nombre de personnes sans domicile fixe en France : elles seraient environ 350 000, dont 20 000 à la rue, selon la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre). La dernière évaluation officielle de l’Institut national de la statistique, qui remonte à 2012, estimait leur nombre à 143 000. L’Insee devrait dévoiler fin 2026 les résultats d’une enquête pour mettre à jour cette estimation.

  • Deux députés LFI tentent de rencontrer Nicolas Sarkozy en prison, l’administration leur refuse l’accès
    Par Le Télégramme avec AFP
    Le 27 octobre 2025 à 18h49 | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/deux-deputes-lfi-tentent-de-rencontrer-nicolas-sarkozy-en-prison-ladmin

    L’administration pénitentiaire a refusé à deux députés LFI une rencontre en détention avec Nicolas Sarkozy, relevant que le droit parlementaire à la visite de prisons ne pouvait être utilisé pour s’entretenir avec un détenu spécifique, a assuré, ce lundi, une source pénitentiaire, confirmant une information du JDD. Sollicités, les deux députés concernés, Ugo Bernalicis et Danièle Obono, n’ont pas répondu.

    Dans le cadre de cette visite à la prison de la Santé « en compagnie de trois journalistes », les deux parlementaires « ont exigé de pouvoir visiter le quartier d’isolement, de rencontrer Nicolas Sarkozy et de pouvoir échanger avec les deux policiers » chargés de la protection de l’ancien chef de l’État en détention, a indiqué une source pénitentiaire.

    « Le directeur de l’établissement leur a rappelé » qu’une visite parlementaire visait « à contrôler le fonctionnement global d’un établissement pénitentiaire et ne peut être utilisée pour s’entretenir de manière spécifique avec un détenu », selon cette source.

    La visite des deux députés « a pu avoir lieu au sein de l’établissement, sans que les deux parlementaires n’aient accès à Nicolas Sarkozy ou aux fonctionnaires de police chargés de sa protection », a poursuivi la source.

    Un référé devant le tribunal

    Dans un communiqué, le groupe LFI à l’Assemblée nationale a confirmé que leurs deux élus s’étaient bien rendus, ce lundi matin, dans la prison parisienne et qu’ils « ont vu leur droit de visite illégalement restreint ». « Ils n’ont pas pu accéder au quartier d’isolement munis de leur téléphone et accompagnés de leurs attachés parlementaires ainsi que de trois journalistes », ajoute cette même source, sans mentionner explicitement Nicolas Sarkozy.

    « Le tribunal administratif de Paris a été saisi sur ce point en référé. L’audience aura lieu ce mardi 28 octobre, à 14 h », précise le groupe parlementaire de La France insoumise.

  • Pourquoi la surveillance renforcée autour de Nicolas Sarkozy exaspère déjà les surveillants de prison | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/pourquoi-la-surveillance-renforcee-autour-de-nicolas-sarkozy-exaspere-d

    Un syndicat de surveillants pénitentiaires se révolte contre la surveillance un peu trop renforcée - à leur goût - dont fait l’objet Nicolas Sarkozy. Un sondage montre que les Français veulent que l’ex chef d’État soit traité comme un justiciable normal.

    Deux policiers ont été installés dans une cellule voisine de celle de Nicolas Sarkozy au quartier d’isolement de la prison parisienne de la Santé, a-t-on appris ce mercredi. Une décision qui met en colère le syndicat de surveillants pénitentiaires Ufap-Unsa-Justice.

    « On va plutôt avoir deux boulets supplémentaires à traîner », a dénoncé dans la matinée sur RTL Wilfried Fonck, son secrétaire national. « Aujourd’hui, on a deux personnes civiles qui sont à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire qui n’ont rien à y faire (…). Ils ne sont pas rompus au fonctionnement » d’un tel établissement, a fustigé le responsable syndical, qui affirme n’avoir « jamais vu ça en 25 ans de carrière ». « On est en train de nous dire que le personnel pénitentiaire ne sait pas bosser. » Selon lui, cette présence renforcée est un « crachat qui est fait au personnel pénitentiaire ».

    « Des menaces un peu plus importantes »
    Le ministre de l’Intérieur a justifié sa décision. Selon Laurent Nuñez, en tant normal, Nicolas Sarkozy fait déjà l’objet d’un « dispositif de protection » renforcé, « eu égard à son statut et aux menaces qui pèsent sur lui ». Ces mesures ont « été maintenues en détention ». S’il est « un citoyen comme les autres », « des menaces un peu plus importantes » pèsent sur « l’ancien président de la République ». Selon une source proche du dossier, les deux policiers ne sont ni armés, ni équipés de téléphones portables.

    Selon un sondage RTL-Toluna Harris Interactive, trois Français sur quatre estiment que Nicolas Sarkozy est « un justiciable comme un autre, qui ne doit pas être traité différemment des autres personnes condamnées ». Le panel de 1 000 personnes interrogées désapprouve, dans sa « grande majorité », la future visite de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy en prison, et le rendez-vous entre Emmanuel Macron et l’ancien président vendredi à l’Elysée. Plus de la moitié des Français a réprouvé le rassemblement de soutien à l’ex chef d’Etat mardi, avant son entrée en prison.

  • « Il y a urgence à faire un travail de prévention » : les réseaux sociaux aux racines du fléau des couteaux chez les jeunes | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/il-y-a-urgence-a-faire-un-travail-de-prevention-les-reseaux-sociaux-aux


    Se procurer un couteau est devenu très facile : en quelques clics, sur TikTok ou autre réseau social, on a accès à des boutiques en ligne de lames létales sans vérification d’âge, pour quelques dizaines d’euros.
    Photo d’illustration Koen van Weel/EPA

    indispensable image d’illustration et son commentaire…

    Après une série de meurtres à l’arme blanche par des adolescents ces derniers mois, aux abords ou dans des établissements scolaires, jeunes, éducateurs et psychiatres dénoncent une banalisation de la violence et une facilité d’accès aux armes, notamment sur les réseaux sociaux.

    en fin d’article, on trouve les dénonciations rituelles usuelles mais aussi :

    Le psychiatre Xavier Pommereau épingle aussi « le numérique, les jeux vidéo extrêmement violents, le rapport au réel et l’imaginaire complètement fondus » donnant l’impression que « tuer l’autre devient quelque chose de banal ». Un avis partagé par son confrère, Serge Hefez, qui dénonce la perte du sentiment d’empathie. Il attribue « l’exacerbation de la violence chez les jeunes à des tensions sur l’ensemble de la société, à l’angoisse de l’avenir ». « Tout leur laisse à penser qu’ils vont plutôt moins bien vivre que la génération précédente », relève-t-il.

    On remarquera que le deuxième psy, qui exprime une idée totalement différente du premier est sensé partager l’avis du premier…

  • Commandement des armées : les dessous du départ du général Burkhard | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/commandement-des-armees-les-dessous-du-depart-du-general-burkhard-68607

    apparemment, ça ne s’écrit pas que placer quelqu’un issu directement de son propre cabinet (état-major particulier de la présidence) pourrait faire tousser les galonnés…
    #courtisanerie ?


    Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et l’ex-chef d’état-major des armées françaises Thierry Burkhard, en mars dernier.
    Photo EPA/Ludovic Marin

    Le général Thierry Burkhard quitte le commandement des armées, remplacé par Fabien Mandon. Un départ annoncé, mais dont le contexte soulève des questions.

    Départ volontaire ou éviction déguisée ? Après quatre années à la tête des armées françaises, le général Thierry Burkhard cède sa place au général d’aviation Fabien Mandon, actuel chef d’état-major particulier du président de la République.

    Âgé de 60 ans, Burkhard, dont le mandat avait été prolongé d’un an, avait prévu de quitter ses fonctions avant son 61e anniversaire, le 30 juillet. Un départ a priori normal, planifié.

    Un désaccord sur le budget de l’armée
    Un élément interpelle toutefois : à la veille du 14 juillet, le chef d’état-major des armées est sorti de sa réserve. À la demande d’Emmanuel Macron, il a prononcé un discours solennel et inhabituellement engagé, destiné à alerter les Français sur les menaces croissantes pesant sur le pays. Dans cet exercice rare, l’ex-CEMA a affirmé que la Russie « constituera une vraie menace avant 2030 » et que le Kremlin a déjà désigné la France comme l’une de ses cibles prioritaires.

    « Étrange, ce départ, même s’il était prévu », glisse un ancien colonel reconverti dans le privé.

    Conscient du sous-équipement chronique des armées, le général Burkhard devait composer avec la loi de programmation militaire votée en 2023, qui prévoit 400 milliards d’euros sur sept ans. Un budget qu’il jugeait insuffisant face aux défis du réarmement, alors que des arbitrages cruciaux s’annoncent dans un contexte de disette budgétaire. Sept ans plus tôt, le général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées, avait démissionné après un vif désaccord avec le président sur le budget de la défense. Bis repetita ? Impossible pour l’heure de l’affirmer.

    « Un homme d’une loyauté profonde »
    « Des points de friction, il y en a sûrement, mais ils ne seront pas exprimés », souffle un général de cavalerie. Et pour cause : « Thierry Burkhard est un homme d’une loyauté profonde, guidé par le sens de l’État et des intérêts supérieurs », souligne ce haut gradé. « Grâce à sa vision, il est devenu un stratège influent. Or, au sommet de l’État, le pouvoir ne se partage pas ». Quoi qu’il en soit, Thierry Burkhard a été unanimement salué, aussi bien par ses pairs que par le monde politique.

    Un bon connaisseur du ministère des Armées préfère dissiper les doutes : « Avec la présidentielle de 2027 en ligne de mire, mieux vaut un chef d’état-major capable d’assurer la transition avec le futur pouvoir. L’intérêt supérieur de la nation prime. »

  • Harcèlement sexuel et moral systémique : trois ex-hauts cadres d’Ubisoft au tribunal à partir de ce lundi | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/harcelement-sexuel-et-moral-systemique-trois-ex-hauts-cadres-dubisoft-a

    Trois anciens hauts cadres d’Ubisoft sont jugés à partir de ce lundi 2 juin pour le harcèlement sexuel et moral systémique qu’ils sont accusés d’avoir mené au sein du géant français du jeu vidéo.

    Des collègues rabaissées, insultées, sexualisées au fil des années : trois anciens hauts cadres d’Ubisoft sont jugés à partir de ce lundi 2 juin à Bobigny pour le harcèlement sexuel et moral systémique qu’ils sont accusés d’avoir mené au sein du géant français du jeu vidéo. Initialement prévu en mars, le procès ne s’ouvre que ce lundi devant le tribunal correctionnel en raison de la transmission très tardive aux parties d’un nombre conséquent de pièces de ce dossier, fruit de deux ans d’enquête.

    En juillet 2020, une vague de témoignages anonymes, suivie par des enquêtes de Libération et Numérama (site web d’actualité sur l’informatique et le numérique), jette l’opprobre sur le studio qui comptait alors 20 000 employés à travers le monde.

    Serge Hascoët, numéro 2 du groupe en sa qualité de directeur créatif, démissionne dans la foulée. Thomas François et Guillaume Patrux sont eux licenciés pour faute grave. Ce sont ces trois hommes qui se retrouvent devant le tribunal de lundi à vendredi, suspectés d’avoir mené et encouragé un management toxique au sein de l’entreprise selon des sources proches du dossier.

    Employée ligotée
    Les témoignages accablants des plaignantes contre Thomas dit « Tommy » François, alors vice-président du service éditorial d’Ubisoft, exposent l’atmosphère qu’il a fait régner dans les locaux à Montreuil, aux portes de Paris. Sur la période de prévention retenue par la justice, de janvier 2012 à juillet 2020, Thomas François avait entre 38 et 46 ans. Ses habitudes au bureau : diffuser des films pornographiques avec le son sur haut-parleur, embrasser par surprise des salariés sur la bouche, jouer à « chat-bite », commenter en public le physique des employées qu’il traite de « connasse », « laideron », « salope » ou « morue »…

    Alors qu’elle porte une jupe, Tommy François oblige une jeune collaboratrice qu’il vient d’embaucher à faire le poirier dans l’open space. Il ligote à une chaise cette même employée, la place dans l’ascenseur et l’envoie à un autre étage. Ou encore lui barbouille le visage de feutre puis la contraint à suivre une réunion sans pouvoir se laver.

    Outre ces accusations, il est poursuivi pour tentative d’agression sexuelle ayant voulu, lors d’une fête de Noël, embrasser de force une jeune employée, maintenue par d’autres collègues. Car Tommy François incitait par ailleurs « ses subordonnés à agir de même, usant notamment à cette fin de son aura et de sa position hiérarchique élevée au sein de la société », selon un rapport d’enquête consulté par l’AFP.

    Actes racistes
    Accusé d’être tout aussi adepte de propos libidineux et de questions intrusives de nature sexuelle, Serge Hascouët est par ailleurs accusé de commentaires et actes racistes. Après les attentats de 2015, il aurait demandé à une employée de confession musulmane si elle adhérait aux idées du groupe État islamique. Cette assistante de direction pouvait retrouver des images de sandwich au bacon en fond d’écran de son ordinateur, de la nourriture déposée sur son bureau pendant le mois du ramadan. Âgé de 59 ans, il va répondre au tribunal de Bobigny des accusations tant de complicité que de harcèlement moral et sexuel.

    Troisième prévenu dans ce procès, l’ancien « game director » Guillaume Patrux, 39 ans, est lui renvoyé pour harcèlement moral.

    « Inertie des ressources humaines »
    Des dizaines de témoins ont été entendus lors de l’enquête mais « un grand nombre renonçait à déposer plainte par crainte des réactions du milieu du jeu vidéo », selon le rapport dont l’AFP a eu connaissance. Lors de leurs auditions, ces personnes ont déploré « l’inertie des ressources humaines pourtant alertées sur ces comportements », signale cette même source.

    Cinq ans après le scandale révélé dans les médias, les plaignantes sont satisfaites « qu’il y ait des hauts cadres qui soient poursuivis car c’est suffisamment rare, » souligne Me Maude Beckers. Mais reste « un grand regret », ajoute l’avocate de six des huit parties civiles au procès : « que le procureur de la République n’ait pas poursuivi la personne morale Ubisoft ». En défense, Me Jean-Guillaume Le Minter, conseil de l’ancien numéro 2 d’Ubisoft, déplore « la fragilité du dossier concernant les accusations contre Serge Hascoët » qui ne seraient, selon lui, que « du purement déclaratif, avec des déclarations qui sont contredites par de nombreux témoignages et qui ne sont étayées par aucune preuve matérielle ».

  • Scandale des eaux minérales traitées : l’enquête sénatoriale déplore « une dissimulation » de l’État relevant « d’une stratégie délibérée » | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/scandale-des-eaux-minerales-traitees-lenquete-senatoriale-deplore-une-d

    L’affaire des traitements illicites utilisés pour certaines eaux minérales, in fine révélée par la presse début 2024, a fait l’objet d’une « dissimulation par l’État » relevant « d’une stratégie délibérée », estime la commission d’enquête sénatoriale sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille.

    « Outre le manque de transparence de Nestlé Waters, il faut souligner celui de l’État, à la fois vis-à-vis des autorités locales et européennes et vis-à-vis des Français (…) Cette dissimulation relève d’une stratégie délibérée, abordée dès la première réunion interministérielle sur les eaux minérales naturelles le 14 octobre 2021. Près de quatre ans après, la transparence n’est toujours pas faite », souligne le rapport de la commission sénatoriale, rendu public lundi après six mois de travaux et plus de 70 auditions.

    Nestlé Waters, dont la direction assure avoir découvert fin 2020 sur ses sites Perrier, Hépar et Contrex l’usage de traitements interdits pour de l’eau minérale, avait sollicité à ce sujet mi-2021 le gouvernement, puis jusqu’à l’Élysée.

    Une « inversion de la relation entre l’État et les industriels »
    Dix-huit mois plus tard, un plan de transformation des sites était approuvé par les pouvoirs publics, remplaçant les traitements interdits par une microfiltration fine par ailleurs controversée car à même de priver l’eau minérale de ses caractéristiques.

    « Malgré la fraude aux consommateurs que représente la désinfection de l’eau, les autorités ne donnent pas de suites judiciaires à ces révélations » de 2021, souligne le rapport.

    Les sénateurs déplorent une « inversion de la relation entre l’État et les industriels en matière d’édiction de la norme » : « Nestlé Waters adopte une attitude transactionnelle, posant explicitement l’autorisation de la microfiltration à 0,2 micron comme condition à l’arrêt de traitements pourtant illégaux ».

    Le rapport blâme « les échecs de l’interministériel », « le travail en silo », les ministères de la Consommation et de la Transition écologique écartés…

    « En définitive, c’est au plus haut niveau de l’État que s’est jouée la décision d’autoriser une microfiltration sous le seuil de 0,8 micron », au terme d’une « concertation interministérielle », « dans la continuité des arbitrages pris par le cabinet de la Première ministre, Elisabeth Borne, mais sans que celle-ci ne semble informée », note le rapport.

    La présidence savait que « Nestlé trichait depuis des années »
    « De son côté, la présidence de la République, loin d’être une forteresse inexpugnable à l’égard du lobbying de Nestlé, a suivi de près le dossier », ajoute la commission, qui se base sur « des documents recueillis par ses soins » : elle « savait, au moins depuis 2022, que Nestlé trichait depuis des années ».

    Parmi les conséquences, l’industriel a pu continuer à commercialiser son eau sous l’appellation – lucrative- d’eau minérale naturelle. Dans le même temps, à ce jour, il n’y a pas « de vérifications exhaustives de l’absence de traitements interdits sur tous les sites de production d’eau conditionnée », relève le rapport.

    La commission, parmi 28 recommandations, préconise un suivi qualitatif des nappes, « un contrôle effectif du niveau de prélèvement réalisé par les industriels minéraliers », un meilleur étiquetage pour les consommateurs.

  • Après avoir rompu le contrat avec la France, l’Australie risque de ne jamais recevoir sa commande de sous-marins américains | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/laustralie-risque-de-ne-jamais-recevoir-sa-commande-de-sous-marins-amer

    Quatre ans après avoir annulé le « deal du siècle » avec la France pour des sous-marins conventionnels, l’Australie affiche son inquiétude. La commande pourrait ne jamais être honorée par les États-Unis.
    […]
    Trois ans après ce coup de Trafalgar, le rêve d’obtenir des sous-marins nucléaires made in USA a viré au cauchemar. Initialement chiffrée à 269 milliards de dollars (environ 247 milliards d’euros), la note n’a cessé de croître, tandis que l’industrie navale américaine peine à augmenter sa cadence de production. Dans le meilleur des scénarios, les sous-marins Virginia arriveront en 2032, soit avec deux ans de retard. Actuellement dotée de 49 sous-marins nucléaires d’attaque, l’US Navy vise 66, mais à raison d’un sous-marin par an, la production est bien en deçà des prévisions.
    […]
    Canberra pourrait ne jamais voir la couleur de sa commande, même si 500 millions de dollars (458 millions d’euros) ont été réglés à Washington, le 8 février dernier.

    De plus, trois jours après réception de cette enveloppe, un rapport publié par le Congrès américain suggère à l’Australie de préférer le déploiement de sous-marins sous pavillon américain. Une véritable vassalisation ? « Il était clair, dès le début, que les grands perdants de l’affaire étaient les Australiens », se moque un proche du dossier. « Ils ont perdu vingt ans d’efforts pour bâtir une industrie de défense. »

  • Autoroute A69 : la justice annule l’arrêté préfectoral autorisant le chantier, l’État va faire appel | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/autoroute-a69-la-justice-annule-larrete-prefectoral-autorisant-le-chant


    Le chantier de construction de l’autoroute A69 près de Castres.
    Ed JONES/AFP

    Le tribunal administratif de Toulouse a annulé, ce jeudi, l’arrêté préfectoral autorisant le chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres, a-t-on appris auprès des avocates des opposants et du concessionnaire, qui se sont vu notifier la décision.

    « L’arrêté du 1er mars 2023 par lequel les préfets de la Haute-Garonne et du Tarn ont délivré à la société Atosca une autorisation en vue de la réalisation des travaux de la liaison autoroute entre Verfeil et Castres, dite A69 » est « annulé », selon la notification du tribunal aux parties consultée par l’AFP, ce jeudi.

    L’État va faire appel de la suspension du chantier de l’autoroute A69 Toulouse-Castres, a annoncé jeudi le ministère des Transports.

    La situation résultant de cette décision, notifiée jeudi par le tribunal administratif de Toulouse, est « ubuesque : un chantier avancé aux deux tiers est arrêté du jour au lendemain », a commenté le ministre des Transports Philippe Tabarot dans un communiqué.

    « Un projet inutile, destructeur et irresponsable »
    Pour sa part, le collectif d’opposants à l’A69 La Voie est libre (LVEL) a immédiatement salué « une décision historique qui porte un coup d’arrêt définitif à un projet inutile, destructeur et irresponsable, que nous dénonçons avec force depuis plusieurs années. C’est un grand jour pour le droit environnemental. »

    L’arrêt du tribunal « dénonce l’irresponsabilité de l’État et du concessionnaire pour avoir engagé les travaux sans attendre. Ce passage en force, dopé au déni institutionnel, vient d’être stoppé net », s’est encore réjoui LVEL.

    Les Écologistes et les insoumis ont salué une victoire « historique ».

  • Suicides chez France Télécom : l’ex-patron et son n° 2 définitivement condamnés | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/suicides-chez-france-telecom-lex-patron-et-son-numero-2-definitivement-

    La Cour de cassation a rejeté, ce mardi, les pourvois de deux ex-dirigeants dans l’affaire des suicides chez France Télécom, et consacré dans le droit le harcèlement moral institutionnel.

    La décision de la Cour de cassation rend définitives les condamnations de l’ancien patron de France Télécom, Didier Lombard, 82 ans, et de son ex-n°2, Louis-Pierre Wenès, 75 ans. Ils avaient été condamnés pour harcèlement moral institutionnel, le 30 septembre 2022, par la cour d’appel de Paris à un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, des peines allégées par rapport à celles prononcées en première instance, en 2019.

    Les deux ex-dirigeants de France Télécom (devenue Orange en 2013) ont fait face à la justice en raison de la mise en place, à compter de 2006, de deux plans de restructuration consécutifs à la privatisation de l’entreprise en 2004, et prévoyant le départ de 22 000 employés et la mobilité de 10 000 autres (sur quelque 120 000 employés).

    Pas une simple « politique d’entreprise »
    Les dirigeants estimaient qu’ils ne pouvaient être condamnés sur le fondement de la loi définissant le harcèlement moral au travail pour ce qu’ils considéraient être une simple « politique d’entreprise ».

    « Indépendamment de toute considération sur les choix stratégiques » d’une entreprise qui ne relèvent que d’elle, « les agissements » visant à mettre en œuvre, « en connaissance de cause, une politique d’entreprise qui a pour objet de dégrader les conditions de travail de tout ou partie des salariés aux fins de parvenir à une réduction des effectifs ou d’atteindre tout autre objectif, qu’il soit managérial, économique ou financier, ou qui a pour effet une telle dégradation », peuvent caractériser une situation de harcèlement moral institutionnel, écrit la Cour de cassation, dans son arrêt.

    « Jusqu’au bout, ils ont fait des pieds et des mains pour expliquer qu’il ne s’agissait que d’une politique d’entreprise » alors que « c’était du harcèlement voulu comme tel, organisé comme tel », a réagi Me Claire Waquet, avocate de la CFE-CGC Orange, partie civile. « Les anciens dirigeants sont désormais définitivement coupables de harcèlement moral, s’est réjoui le syndicat, dans un communiqué. Nos premières pensées vont aux familles des victimes de la violence sociale de dirigeants inconséquents. »

    « C’est un grand arrêt », qui « consacre, parmi les formes de harcèlement au travail, le harcèlement institutionnel » et le « fait entrer de plain-pied dans le droit actuel », s’est réjoui Antoine Lyon-Caen, avocat du syndicat SUD-PTT.

    « Cela consacre, en 2025, une jurisprudence pour des faits survenus 17 ans plus tôt, cela pose quand même question au regard du principe de non-rétroactivité », a commenté l’avocat de Didier Lombard, Me Louis Boré - un argument écarté par la cour, dans son arrêt.

    Des départs « à marche forcée »
    En première instance, l’ex-PDG et son ancien n° 2 avaient été condamnés à un an de prison dont quatre mois ferme pour leur « rôle prééminent » dans la mise en place d’une politique de réduction des effectifs « jusqu’au-boutiste », sur la période 2007-2008 au sein de France Télécom.

    Didier Lombard, qui a répété, au procès en appel, qu’il n’avait pas eu connaissance de l’ampleur du climat social dans son entreprise, avait lancé à ses cadres, en 2006, que les départs devaient se faire « par la fenêtre ou par la porte ». Il avait également déclenché une polémique en parlant d’une « mode du suicide », en 2009, au plus fort de la crise.

    Ces départs à « marche forcée », selon la justice, avaient entraîné une « dégradation des conditions de travail » de « milliers de salariés », dont certains se sont suicidés.

    La crise a éclaté au grand jour après le suicide, en juillet 2009, de Michel Deparis, un technicien marseillais ayant mis directement en cause France Télécom dans une lettre.

    France Télécom est devenue le symbole de la souffrance au travail. L’entreprise, qui n’avait pas fait appel, avait été sanctionnée de l’amende maximum de 75 000 euros dans un jugement historique, devenant la première société du CAC 40 condamnée pour un harcèlement moral institutionnel.

  • Incendie sur l’île française Amsterdam : le feu a atteint la base scientifique | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/incendie-sur-lile-francaise-amsterdam-le-feu-a-atteint-la-base-scientif


    Bien que les bâtiments de la base scientifique aient été épargnés, plusieurs infrastructures essentielles ont été endommagées.
    Rémi Chazot

    Deux jours après le déclenchement d’un incendie sur l’île française Amsterdam, dans l’océan Indien, le feu a atteint la base scientifique Martin-de-Viviès.

    Depuis le mercredi 15 janvier, l’île Amsterdam, district des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), est la proie des flammes. Le feu, initialement déclaré aux abords des bâtiments scientifiques de la pointe Bénédicte, s’est rapidement propagé à la végétation. Il a atteint directement la base Martin-de-Viviès, située à 2,5 km à l’est.

    Dès le début de l’incendie, dont l’origine demeure inconnue, une cellule de crise a été activée par la préfecture des TAAF, mobilisant l’état-major de zone, le Sdis (service départemental d’incendie et de secours) de La Réunion, le Cross (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage), Météo France et les forces armées de la zone sud de l’océan Indien. Parallèlement, les 31 personnes présentes sur l’île ont été évacuées sur le navire de pêche l’Austral. Aucun blessé n’est à déplorer.

    Les prévisions météorologiques pas favorables
    Le feu a atteint la base scientifique dans la journée du 16 janvier. Bien que les bâtiments aient été épargnés à ce stade, plusieurs infrastructures essentielles ont été endommagées, notamment le collecteur d’eau de lutte incendie, l’alimentation électrique des systèmes de traitement de l’eau et les liaisons satellite.

    Les prévisions météorologiques pour les jours à venir ne sont pas favorables. En effet, un nouveau renforcement du vent et des précipitations limitées sont attendus, avant une accalmie attendue dimanche après-midi. Le Marion Dufresne, navire ravitailleur des TAAF affrété par l’Ifremer dans le cadre d’une mission océanographique, est actuellement en route depuis l’archipel des Kerguelen. Il est attendu dans la nuit de vendredi à samedi à l’île Amsterdam et devrait prendre en charge les personnels évacués.

    La solidarité maritime saluée
    En parallèle, une étude est en cours avec les forces armées de la zone sud de l’océan Indien pour envisager une mission sur place dans les prochaines semaines, avec un détachement du Sdis, afin d’évaluer la situation, tant sur la base que dans son environnement.

    La préfète administratrice supérieure des TAAF a tenu à saluer l’engagement des équipes sur place, la solidarité maritime, « qui a permis de gérer cette crise dans des conditions particulièrement difficiles, et l’appui précieux apporté par l’ensemble des acteurs mobilisés dans la gestion de cette crise ».

  • Pourquoi ces anciens dirigeants et hommes politiques dénoncent le développement des énergies renouvelables | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/pourquoi-ces-anciens-dirigeants-et-hommes-politiques-denoncent-le-devel

    Dans une tribune, dix anciens dirigeants d’entreprises du secteur de l’énergie, anciens ministres ou anciens parlementaires dénoncent le développement des énergies renouvelables en France.

    Pour la première fois, des anciens dirigeants d’entreprises publiques comme Louis Gallois ou Henri Proglio, d’anciens ministres comme le Morbihannais François Goulard ou parlementaires comme Bernard Accoyer, unissent leurs voix pour peser dans le débat énergétique français, suite au projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie, publié par la Direction générale de l’énergie et du climat.

    Sur le site internet du Point, ils dénoncent « la poursuite à marche forcée d’installation d’éoliennes marines ou terrestres, ou de panneaux solaires qui ne servent en aucun cas à la décarbonation de notre pays, puisque, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, l’électricité y est abondante et déjà décarbonée à 95 %. »

    « Une illusion »
    Selon eux, la complémentarité entre nucléaire et énergies renouvelables, « impossible à stocker à grande échelle », est « une illusion ». Ils assurent qu’EDF est aujourd’hui contrainte de « ralentir sa production nucléaire pour laisser écouler les surplus d’électricité éolienne et solaire, tout en supportant tous les coûts fixes de ses centrales nucléaires ».

    Les auteurs de la tribune pointent également « les engagements de plusieurs centaines de milliards d’euros que les garanties de prix et subventions à ces énergies intermittentes ont coûtés, coûtent et vont coûter à la collectivité nationale, au seul bénéfice des producteurs privés et de leurs fournisseurs ».

    Enfin, ils affirment qu’à l’image de l’Allemagne, il y a « une nécessité technique de construire, au fur et à mesure de la montée de la part des énergies intermittentes, de nouvelles usines électriques fossiles, afin de compenser les chutes brutales et imprévisibles de production en cas d’absence de vent ou de soleil ».

  • « Descente aux enfers » : la Protection judiciaire de la jeunesse au bord de la crise de nerfs | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/descente-aux-enfers-la-protection-judiciaire-de-la-jeunesse-au-bord-de-

    Le non-renouvellement de 500 contractuels - chiffre que conteste le ministère de la Justice - reste en travers de la gorge des éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse. Ils ont déposé un préavis de grève pour ce jeudi 19 septembre.

    « Attaque massive », « descente aux enfers », « casse sociale sans précédent »… Rarement la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), en charge du suivi des mineurs délinquants, avait été secouée par une telle vague de protestation. L’appel à la grève, pour ce jeudi 19 septembre (*), émane d’une intersyndicale CGT-justice PJJ, Sneps-PJJ, Unsa-PJJ et CFDT-interco-Justice. Elle a reçu le soutien du Syndicat de la magistrature et du Syndicat des avocats de France (SAF).

  • La SNCF inscrit dans son règlement l’obligation de s’asseoir en 15 minutes, mais assure qu’elle ne l’appliquera pas – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/transports/quinze-minutes-maximum-pour-sasseoir-la-nouvelle-regle-de-la-sncf-pour-20
    https://www.liberation.fr/resizer/d8ONQrQlhuSJzawEI882GXtQxr4=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(2662x1553:2672x1563)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/JDAB4BPU5VFUZMUY2NWWB37WVI.jpg

    Pas de quoi redorer le blason de la SNCF, déjà bien terni. Selon ses nouvelles conditions générales de ventes (CGV), épinglées par l’association UFC-Que Choisir, la société ferroviaire peut désormais réallouer votre place à un autre voyageur sans siège, si vous n’y êtes pas installé dès les premiers instants du trajet. « La non-revendication d’une place réservée, dans les quinze minutes suivant le départ du train de la gare indiquée sur le titre de transport, pourra entraîner la perte de la réservation de la place réservée et, plus généralement, de toute place assise », peut-on désormais lire dans les CGV de la société ferroviaire. Et ce, donc, avec effet immédiat.

    • Chaque voyage que j’ai fait dernièrement en train est une vaste rigolade.
      – la veille en période canicule, un SMS : peut-être que votre wagon n’aura pas de clim mais vous pouvez annuler en cliquant ici
      – le jour même, pas de place 8767, on est 40 dans ce cas, on nous demande de nous installer dans un wagon fantôme sans attribution de place
      – le TGV s’arrête 40 minutes en pleine campagne, on nous annonce qu’il y a eu une erreur d’aiguillage
      – le TGV reste une heure en gare d’Angoulême le temps que les pompiers interviennent pour une personne souffrante. Sauf qu’une heure avant on a suivi au micro l’épisode de son malaise, la demande d’intervention de médecins, qu’elle n’allait pas bien etc On repart, rebelote, une autre personne souffrante, redemande de médecin.
      – Les OUIGO c’est 3000 personnes qui se déplacent dans un même train, mais aucun médecin assigné dans le train. Ils comptent sur les bonnes volontés ou sur la chance.

      Mais toujours plus d’une heure de retard.

      Donc McKinsey ou je ne sais quelle agence de performance a du faire payer très cher pour remplir son cahier de propositions stupides avec ses idées de chaises tournantes. (t’as pas intérêt à aller t’asphyxier 20 minutes dans les toilettes, t’es malade et debout après)

    • Une autre façon de présenter l’information.

      Pourquoi réserver votre place dans un train ne suffit plus pour l’obtenir | Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/france/pourquoi-reserver-votre-place-dans-un-train-ne-suffit-plus-pour-lobteni

      Réserver votre place dans un train ne suffit plus pour être assuré de l’avoir, selon les nouvelles règles de la SNCF. Pour être sûr de ne pas la perdre, vous avez 15 minutes, une fois monté à bord, pour vous installer.

  • Dissolution de l’Assemblée nationale : vers la fin de la Macronie | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/dissolution-de-lassemblee-nationale-vers-la-fin-de-la-macronie-6619914.

    les rats quittent le navire … anonymement

    Les propos de Bruno Le Maire sur les « cloportes » à l’Élysée n’arrangent rien et le font rire. « Il n’a pas tort, le président est mal conseillé. Il n’a plus personne dans son entourage qui l’ait connu avant sa présidence. Vous commencez avec des soutiens, vous terminez avec des laquais. Ça change le ton de la parole et l’ouverture des discussions. » D’autant que, pour reprendre les paroles du premier témoin, « Macron a une vraie tendance à croire que ceux qui ne pensent pas comme lui se trompent et sont des cons. »

    nooooon ?
    remarque, son cas est loin d’être isolé

  • À Rouen, le maire Nicolas Mayer-Rossignol interdit une soirée xénophobe | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/rouen-le-maire-nicolas-mayer-rossignol-interdit-une-soiree-xenophobe-66

    La soirée intitulée « Auslander Raus » (« Les étrangers dehors », en allemand) prévue ce vendredi 28 juin dans un bar identitaire de Rouen a été annulée ce jeudi par le maire de la ville, Nicolas Mayer-Rossignol.

  • Des hôteliers assignent Airbnb en justice pour « concurrence déloyale » et réclament 9,2 millions d’euros | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/des-hoteliers-assignent-airbnb-en-justice-pour-concurrence-deloyale-et-


    source UMIH
    https://umih.fr/fr/Salle-de-presse/press-review/26-hteliers-assignent-en-justice-la-plateforme-Airbnb-pour-concurrence-dloyale-

    Une vingtaine d’hôteliers, aidés par l’Umih, premier syndicat patronal du secteur, ont assigné en justice la plateforme Airbnb pour « concurrence déloyale », ce jeudi 20 juin, et lui réclament 9,2 millions d’euros.

    La guerre est déclarée entre les professionnels de l’hôtellerie et Airbnb. Une vingtaine d’hôteliers épaulés par l’Umih, premier syndicat patronal du secteur, ont assigné en justice la plateforme de location de logement en ligne pour « concurrence déloyale », lui réclamant 9,2 millions d’euros de dédommagement. L’assignation devant le tribunal de commerce de Lisieux a été notifiée à la société Airbnb Ireland, établie à Dublin et siège européen du groupe, ce jeudi 20 juin, a annoncé leur avocat Jonathan Bellaïche, du cabinet d’avocats Goldwin. L’audience est prévue le 6 septembre.

    Les 26 hôtels participant à l’action sont situés dans 15 départements et sont de « toutes typologies », avec aussi bien des hôtels indépendants qu’affiliés à des groupes (Ibis, Best Western, Kyriad), selon la liste présentée par l’Umih lors d’une conférence de presse.

    Le syndicat soutient cette action, mais ne s’y est pas associé, étant à l’initiative d’une autre plainte pour concurrence déloyale contre Airbnb auprès du tribunal de commerce de Paris, avec une audience prévue le 13 septembre.

  • Une vente aux enchères d’œuvres d’art du groupe Renault fait polémique | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/une-vente-aux-encheres-doeuvres-dart-du-groupe-renault-fait-polemique-6
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    Le 06 juin 2024 à 17h34

    Une vente aux enchères d’œuvres d’art majeures du XXe siècle de la collection du groupe automobile Renault, ce jeudi à Paris, provoque un tollé d’artistes et ayants droit, soutenus par des politiques qui en appellent à la ministre de la Culture pour l’empêcher.

    Christie’s met aux enchères ce jeudi soir 33 œuvres d’artistes comme Victor Vasarely, Jean Dubuffet, Robert Rauschenberg, Sam Francis, Niki de Saint-Phalle, Jean Tinguely, Jean Fautrier, Tapiès, Pierre Alechinsky, Miro, Calder, Jesús Rafael Soto ou Julio Le Parc, ainsi que des dessins d’Henri Michaux.

    L’estimation globale est comprise entre « 4,5 millions et 6,5 millions d’euros », précise à l’AFP Paul Nyzam, à la tête du département d’art d’après-guerre et contemporain de Christie’s, responsable de cette vente.

    « Trahison »

    « C’est une trahison de l’esprit de cette collection (forte de 550 pièces), clairement destinée au personnel de l’entreprise et au grand public à travers des expositions, et des artistes qui n’ont accepté de collaborer avec Renault que parce qu’elle ne devait pas être dispersée ou revendue », dénonce auprès de l’AFP Delphine Renard, fille de Claude-Louis Renard. Fondateur du Service de recherches, art et industrie de la Régie Renault, il est à l’origine de cette toute première collection de mécénat industriel en France, dans les années 1960.

    « À l’époque, des contrats avec les artistes stipulaient que leurs œuvres ne devaient faire l’objet d’aucune opération publicitaire ou commerciale », souligne Delphine Renard qui « en appelle à la ministre de la culture, Rachida Dati, pour empêcher la vente ».

    Elle est soutenue par l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, auteur d’un courrier à Rachida Dati dans lequel il dénonce le non-respect d’une « clause d’inaliénabilité dans les contrats liant les artistes et l’institution ».

    « Seule une intervention personnelle de votre part pourrait porter un coup d’arrêt à cet inacceptable démantèlement », ajoute-t-il dans sa lettre transmise à l’AFP.

    « Cette vente et la privatisation-dispersion des œuvres qui en résultera contreviennent aux principes fondamentaux à l’origine de cette collection » et « privera le public français de ce patrimoine exceptionnel », déplore aussi le député communiste Fabien Roussel, dans un autre courrier à la ministre.

    Dans une récente tribune parue dans le journal Le Monde, une quinzaine d’artistes et représentants de plusieurs successions, dont celles de Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, disent s’opposer « catégoriquement » à la « dispersion d’une importante partie de cette collection », estimant que « Renault trahirait totalement son engagement envers les artistes si elle réalisait cette vente ».
    Création d’un fonds de dotation

    Interrogé par l’AFP, le groupe automobile répond que « seul un fragment sera mis en vente, soit 10 % de la collection qui comprend 350 œuvres, dont une série d’études de Vasarely dédiée au célèbre losange de la marque, ainsi qu’un fonds photographique de 200 pièces, stockés dans un entrepôt et qui n’ont pas été vus du grand public depuis une trentaine d’années ».

    Il annonce « la création d’un fonds de dotation consacré à l’art qui servira à conserver et exposer les œuvres existantes ainsi qu’un investissement dédié au street art pour reprendre l’état d’esprit de la création contemporaine qui a présidé à l’origine de la collection ».

    Cette vente « pourrait rapporter à Renault entre 4 et 6 millions d’euros, soit une somme du même ordre que la rémunération annuelle de son directeur général. Faut-il y voir le symbole d’une privatisation du patrimoine collectif ? », s’interroge aussi le syndicat Sud dans une lettre ouverte à la direction publiée lundi.

    La CGT exprime, de son côté, dans un communiqué mardi, sa « consternation » face à « un non-sens, tant en termes de liens culturels dans le monde du travail qu’en termes de confiance entre les artistes et le mécénat industrie ».

    Aucun des opposants à la vente n’a toutefois à ce stade entrepris de démarche judiciaire pour l’empêcher, selon Christie’s et Renault.

    S’inspirant des fondations américaines dès 1967, l’entreprise automobile s’est engagée dans le mécénat artistique en s’appuyant sur les relations privilégiées que Claude-Louis Renard, passionné d’art et proche d’André Malraux, entretenait avec les artistes.

    Pionnier, Renault a inventé un modèle de mécénat qui favorisait le dialogue direct avec eux, allant du soutien financier à l’accès privilégié aux ateliers de l’entreprise, qui a donné lieu à des collaborations sans précédent, César ou Arman compressant des pièces automobiles fournies par la Régie et Robert Doisneau photographiant régulièrement les ouvriers.

    #Art #Management #Enchères #Mécénat #Renault

  • La nouvelle compagnie Proxima veut concurrencer la SNCF dans l’Ouest | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/une-nouvelle-compagnie-veut-concurrencer-la-sncf-dans-louest-6598252.ph


    La nouvelle compagnie Promixa souhaite acquérir douze rames du même modèle que le TGV M. La SNCF doit le mettre en service au second semestre 2025.
    Photo Teresa Suarez/EPA

    nouvelle compagnie indépendante baptisée Proxima a annoncé, avec l’appui d’un fonds d’investissement, son intention d’acheter 12 trains à grande vitesse pour relier Paris à Angers, Rennes, Nantes et Bordeaux d’ici la fin de la décennie.

    Rachel Picard, sa cofondatrice et dirigeante, est bien connue du monde ferroviaire. Elle a été la patronne des TGV à la SNCF jusqu’à début 2020. Avec son associé Timothy Jackson - qui a dirigé les activités de la RATP en Grande-Bretagne et en Irlande, mais aussi fondé Alpha Trains, une société de location de matériel roulant -, elle entend proposer à terme 10 millions de nouvelles places sur l’axe atlantique.

    L’ancienne cadre de la SNCF met en avant deux phénomènes pour justifier le lancement de sa compagnie : l’émergence d’une conscience écologique chez les voyageurs qui leur fait privilégier le train à l’avion et le développement du télétravail depuis la pandémie de Covid-19, qui amène les salariés à vivre de plus en plus loin de leur emploi.

    Trains à deux niveaux
    Pour mener à bien le projet, dans un milieu où les échecs des concurrents à la SNCF se sont multipliés ces derniers mois, Proxima a obtenu l’appui d’un fonds d’investissement, Antin Infrastructure Partners, qui a annoncé son intention d’apporter un milliard d’euros.

    Par cet investissement, Antin devient ainsi l’actionnaire principal de Proxima, a indiqué son P-DG Alain Rauscher. Les fonds serviront en grande partie à l’achat des trains, douze rames Avelia Horizon, soit le même modèle que le TGV M que la SNCF doit elle-même mettre en service au second semestre 2025. Ces trains à deux niveaux de dernière génération, construits par Alstom, proposent plus de sièges que les TGV actuels : 720 passagers pour le TGV M, contre 560, par exemple.

    Essais en 2027
    « Les essais dynamiques auront lieu début 2027 », a indiqué Rachel Picard. Il restera alors à obtenir toutes les autorisations et certifications nécessaires pour lancer le service commercial, ce qui est en général « une question de mois plutôt que d’années » a-t-elle précisé, sans donner de date de lancement exacte.

    Proxima a également avancé sur le sujet de la maintenance, domaine capital pour lancer un nouveau service de transport ferroviaire. La compagnie a trouvé un accord avec Lisea, le concessionnaire de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux (groupe Vinci), pour utiliser son centre de maintenance en cours de construction à Marcheprime, près de Bordeaux, où sera basée son équipe technique. « Le reste des équipes seront basées à chaque bout de ligne : Rennes, Nantes, Bordeaux et Paris », précise Promixa.

    D’autres projets
    L’annonce de Proxima intervient alors que plusieurs compagnies indépendantes ont récemment jeté l’éponge. Midnight Trains, qui voulait relancer les trains de nuit, vient d’abandonner devant l’échec de sa deuxième levée de fonds.

    La coopérative Railcoop, dont l’objectif principal était la réouverture de la ligne directe Bordeaux-Lyon, a été liquidée fin avril.

    D’autres start-up ferroviaires veulent se lancer prochainement comme Kevin Speed, qui s’est engagé à acheter 20 trains à Alstom pour ouvrir des liaisons entre Paris et Lille, Lyon et Strasbourg d’ici à 2028. Le Train, créé en 2020, compte lancer en 2026 des liaisons régionales à grande vitesse dans l’ouest de la France et a commandé 10 trains au constructeur espagnol Talgo. Ces deux compagnies restent cependant discrètes sur leur plan de financement.

    Un milliard d’euros
    L’apport d’un milliard d’euros d’Antin permet à Proxima de se projeter sur le long terme. C’est le cinquième investissement du fonds dans le monde ferroviaire, mais le premier pour une entreprise de transport de voyageurs.

    Il sera financé « par une partie de fonds propres et de la dette qu’on lève auprès de grandes banques françaises et internationales », a précisé Alain Rauscher.

    Rachel Picard entend ainsi profiter de l’engouement pour le train en France où la demande excède largement l’offre sur la grande vitesse, en particulier pour les liaisons entre Paris et l’ouest de la France.