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  • Les eaux usées pour traquer le coronavirus, mais jusqu’à quand ? - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/les-eaux-usees-pour-traquer-le-coronavirus-mais-jusqu-a-quand-16-09-202


    Comme sept autres stations d’épuration bretonnes (180 en France), celle de Quimper figure dans le réseau de surveillance du SARS-Cov-2
    Photo Christian Rose

    Voilà plus d’un an que les eaux usées des stations d’épuration sont analysées pour traquer le coronavirus. Mais les scientifiques sont inquiets car, faute d’argent, ils ne savent pas s’ils pourront poursuivre leurs missions.

    1 « Quantifier le virus dans les eaux usées »
    Comme le Sars-Cov-2 peut s’infiltrer dans les parties hautes du corps humain, dont le tube digestif, on peut en retrouver dans les selles. Celles-ci s’écoulent ensuite dans les WC et se retrouvent dans les eaux usées d’une station d’épuration. « D’où l’intérêt de déceler et de quantifier la présence du virus dans les eaux usées », expliquent le mathématicien Yvon Maday et le virologue Vincent Maréchal.


    Yvon Maday, professeur de mathématiques, et Vincent Maréchal, virologue, impliqués dans le réseau Obépine.
    Photo Jacques Chanteau

    2 Une première
    Avec d’autres scientifiques, Yvon Maday et Vincent Maréchal ont lancé, en mars 2020, le réseau #Obépine destiné à établir un indicateur de présence du coronavirus dans les eaux usées. Les données du réseau permettent d’observer la progression de l’épidémie avec quelques jours d’avance sur le taux d’incidence, calculé, lui, sur la base des tests effectués par les laboratoires.

    Issus des stations d’épuration, les résultats peuvent notamment assurer une surveillance du virus et contrôler son évolution. « Nous avons été les premiers à créer cet observatoire épidémiologique des eaux usées », assurent les deux spécialistes, réunis, du 13 au 15 septembre, à la station biologique de Roscoff (29), au sein du consortium de recherche Obépine.

    3 180 stations dont huit bretonnes
    Deux prélèvements hebdomadaires sont effectués dans 180 stations de l’Hexagone, dont huit en Bretagne : Rennes, Saint-Malo, Quimper, Brest, Vannes, Lorient, Auray et Saint-Brieuc. Les 180 stations reçoivent les eaux usées de 33 % de la population française.

    4 « La Bretagne exemplaire » mais « il faut rester vigilant »
    « La Bretagne est exemplaire et championne en matière de vaccination, laquelle demeure la première barrière contre le virus, avance Vincent Maréchal. Ce que l’on voit en Bretagne, comme dans d’autres territoires, c’est une réduction de circulation du virus. Il faut cependant rester vigilant, notamment en cette future période automnale-hivernale qui favorise la circulation du coronavirus ».

    5 « Plus d’argent, fin octobre »
    « Fin octobre, nous n’aurons plus d’argent », préviennent les deux scientifiques. Depuis le mois de mars 2020, une enveloppe de 3,5 millions d’euros du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis une autre, d’un million, de celui de la Santé ont été débloquées pour cet observatoire épidémiologique. « Il nous faudrait deux autres millions d’euros pour être opérationnels au cours des six prochains mois, insistent Yvon Maday et Vincent Maréchal. C’est une décision importante de savoir si la France se prive ou pas de l’indicateur, mais pour l’instant, nous n’avons aucune information sur le sujet. Aujourd’hui, le risque est réel de voir casser cette dynamique et ce serait dommage de ne pas anticiper l’arrivée d’une nouvelle vague. Le virus a suffisamment de cibles pour recirculer. Il n’y a d’ailleurs pas que le Sars-Cov-2. D’autres virus peuvent en effet être recherchés ».

  • Le contrôle technique des deux-roues suspendu « jusqu’à nouvel ordre » sur demande de Macron - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/le-controle-technique-des-deux-roues-suspendu-jusqu-a-nouvel-ordre-sur-

    Exigée par l’Union européenne, cette mesure vient d’être suspendue en France au lendemain de son instauration par décret. Des discussions auront lieu à la rentrée avec les fédérations.

    Après avoir été instauré par décret mercredi, Emmanuel Macron a demandé que la mesure visant à rendre le contrôle technique des deux-roues soit suspendue.

    Le nouveau contrôle technique des deux-roues a été « suspendu jusqu’à nouvel ordre » sur demande du président de la République, a indiqué jeudi le ministère des Transports à l’AFP, un jour après l’annonce de son instauration.

    Exigé par l’Union européenne et appliqué dans de nombreux pays voisins, ce contrôle bisannuel avait été instauré mercredi par décret pour une entrée en vigueur en 2023. Cette mesure annoncée au cœur de l’été avait provoqué la grogne des fédérations de motards.

    Des discussions auront lieu à la rentrée avec les fédérations

    Après une discussion jeudi matin avec le chef de l’État, le ministre Jean-Baptiste Djebbari « a convenu avec les fédérations de se retrouver à la rentrée pour échanger largement sur les différents sujets les concernant », a indiqué une porte-parole du ministère.

    Ce nouveau contrôle technique devait concerner tous les véhicules motorisés à deux, trois et quatre roues, scooters de 50 cm3 et voitures sans permis compris. La directive européenne cite plusieurs dizaines de points de contrôle concernant les freins, les pneumatiques, l’éclairage ou le bruit.

    Au printemps 2021, plusieurs milliers de motards avaient manifesté à travers la France contre la mise en place de ce contrôle technique, réclamant à l’État de déroger à cette directive européenne.

    • Le coup de faire passer des saloperies pendant les vacances, ça marche de moins en moins... Justement parce qu’avec la politique néolibérale de Makaron, les gens ont de moins en moins les moyens.
      Juste retour de boomerang !
      Il est super-temps que tous ces délires des eurocrates soient arrêtés. Sinon, bientôt, on aura un contrôle technique des vélos, des trottinettes et des déambulateurs, moyennant 80 euros par appareil, évidemment.

    • Quel rapport avec les vélos ? Une moto ça roule à 50, 80, 130 et plus (souvent plus… hu), et donc ça peut tuer des gens, ça peut puer, ça peut faire du bruit, comme une voiture quoi. Qu’y a-t-il donc de bizarre à imposer le contrôle des pneus, des phares, des freins, du pot d’échappement ?

      À part ne pas payer ce que pourtant les proprios de voiture payent régulièrement, c’est quoi les arguments ?
      Edit : https://ffmc.asso.fr/controle-technique-moto-quand-le

    • Le parc deux-roues motorisés des ménages | Observatoire national interministériel de la sécurité routière
      https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etudes-et-recherches/vehicules/parc-des-vehicules/le-parc-deux-roues-motorises-des-menages

      Le profil des utilisateurs de 2RM est principalement masculin (85 %). Les femmes possèdent de manière générale des 2RM moins puissants que les hommes (57 % de moins de 125 cm³, contre 38 %).

      L’âge moyen du conducteur de 2RM est de 43 ans en 2018 contre 39 ans et 8 mois en 2010, ce qui reflète un léger vieillissement de ses utilisateurs. Les utilisateurs de cyclomoteurs sont plus jeunes de 12 ans par rapport à la moyenne. Les moins de 18 ans représentent 5 % des utilisateurs principaux de 2RM, mais 31 % des utilisateurs de cyclomoteurs. En 2018, 26 % des utilisateurs principaux de deux-roues motorisés ont entre 18 et 34 ans, part similaire aux 55 ans et plus (25 %).

      Parmi les personnes ayant suivi la formation ou disposant du permis moto, près de la moitié (44 %) l’a obtenu il y a plus de 20 ans.

      Les catégories socio-professionnelle les plus favorisées (CSP+) représentent 39 % des utilisateurs de motocyclettes lourdes, contre 13 % des utilisateurs de cyclomoteurs. La forte part des moins de 18 ans dans les utilisateurs principaux de cyclomoteurs explique également la forte part d’inactifs (52 %) parmi ces utilisateurs.

    • Quand une raclure racle les fonds de tiroirs électoraux et tente de monnayer la « paix sociale » ... « quoiqu’il en coûte ». Encore un des nombreux fantasmes de Manu le Maniaque qui doit croire qu’en chaque motard sommeille un hell’s angel.

      Et pis, c’est vrai que contrôler le bon état de sécurité d’engins motorisés se propulsant pour certains à plus de 200 km/h, ça paraît tellement superflu ...

      #lobbying #sécurité_routière

    • Même le Monde (!) se lâche :
      • sur la forme, le présipotent tombe dans le populisme
      • sur le fond, il révèle son incapacité à mener même une réforme mineure,
      bref, il n’est pas au niveau…

      Contrôle technique des motos : l’inquiétante reculade d’Emmanuel Macron
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/14/controle-technique-des-motos-l-inquietante-reculade-d-emmanuel-macron_609142

      La suspension du décret décidée par le président de la République illustre une nouvelle fois la fébrilité des responsables politiques à préparer le pays aux mutations profondes qu’exige la lutte contre le réchauffement climatique.

      Editorial du « Monde ». Publié au Journal officiel mercredi 11 août, le décret instaurant le contrôle technique des deux-roues motorisés à partir de 2023 a été « suspendu jusqu’à nouvel ordre » dès le lendemain, à la demande du président de la République. Fait du prince, mauvais signal à l’heure où la défense de l’environnement devrait être résolument mise en avant, cette reculade est inquiétante tant dans sa forme que sur le fond.

      Elle interroge à la fois le mode de fonctionnement du pouvoir exécutif et la crédibilité du président Macron dans la lutte pour la sécurité routière, la qualité de l’air et contre les nuisances sonores. « Après avoir découvert cette mesure, le président de la République a décidé que ce n’était pas le moment d’embêter les Français », a justifié un conseiller du gouvernement.
      […]
      Surtout, il ne laisse pas d’inquiéter sur la capacité des responsables politiques à préparer les Français aux mutations profondes, tant dans l’emploi que dans les modes de vie et de consommation, que nécessite impérieusement la lutte contre le réchauffement climatique. Comment un dirigeant qui capitule devant le lobby des motards pourrait-il convaincre les automobilistes d’abandonner les moteurs thermiques ou de se reporter sur les transports en commun ?

  • Effets indésirables graves pour… 0,027 % des injections - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/effets-indesirables-graves-pour-0-027-des-injections-23-07-2021-1279567


    Les autorités de santé l’assurent, les chiffres le confirment : la balance bénéfice-risque de la vaccination à la covid-19 reste nettement favorable.
    Photo d’illustration François Destoc

    Les milliers de cas d’effets indésirables répertoriés, en France, lors de la campagne de vaccination à la covid-19 restent à relativiser. Ils ne représentent qu’une part infime des doses administrées.

    L’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) listait au 8 juillet dernier, et depuis le début de la campagne de vaccination, 61 822 cas d’effets indésirables, en corrélation (mais sans lien de causalité démontré) avec l’injection d’un vaccin. Une sur quatre est un cas « grave » (15 835), c’est-à-dire nécessitant une hospitalisation (ou une prolongation d’hospitalisation) et pouvant aller jusqu’à engager le pronostic vital du patient ou entraîner une invalidité.

    Le nombre est élevé. Mais reste infime par rapport à celui des injections (plus de 59 millions au 8 juillet). Le risque d’effet indésirable grave s’élève donc à… 0,027 %. Le facteur risque est donc de 1 sur 3 704.

    Le bénéfice l’emporte sur le risque
    Le chiffre est par ailleurs à relativiser. Un : les efforts de la campagne vaccinale ont été concentrés, jusqu’en juin, sur des populations à risque de faire des formes graves de la covid, et donc déjà fragiles (grand âge, maladies, comorbidités). Deux : la survenance des pathologies décrites parmi les effets indésirables existe, même sans vaccination. C’est ce qu’illustre le Dr Dominique Dupagne dans un article mis en ligne (« À lire si vous ne savez pas quoi penser des vaccins COVID19 » (pointé ici : https://seenthis.net/messages/922780 ; À LIRE !!!) sur son blog (atoute.org) : « Exemple : on constate 6 décès et 12 infarctus dans la semaine suivant l’injection chez 10 000 sujets vaccinés de plus de 85 ans. Or, dans une population identique non vaccinée, il survient 7 décès et 10 infarctus (…), à une fréquence de survenue qui n’est donc pas significativement modifiée chez les vaccinés par rapport aux non-vaccinés. »

    Dans tous les cas, les autorités de santé mettent en avant un bénéfice-risque toujours favorable.

  • Après l’injonction de la justice à faire plus pour le climat, le gouvernement est désormais menacé de payer 10 millions d’euros pour ne pas faire assez contre la pollution de l’air, dans une affaire que les ONG voient déjà comme « historique ».

    Il y a un an, le Conseil d’État, jugeant que l’État n’avait pas respecté une précédente décision de juillet 2017, avait donné six mois au gouvernement pour durcir son dispositif contre la pollution de l’air, responsable de 40 000 décès prématurés par an dans le pays, sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre. Via Le Télégramme et Mastodon https://www.letelegramme.fr/france/pollution-de-l-air-l-etat-menace-de-payer-10-millions-d-euros-12-07-202

  • Procès Bygmalion : six mois de prison ferme requis contre Nicolas Sarkozy - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/proces-bygmalion-six-mois-ferme-requis-contre-nicolas-sarkozy-17-06-202

    Six mois de prison ferme ont été requis contre Nicolas Sarkozy dans le procès Bygmalion, sur ses dépenses lors de la campagne présidentielle en 2012.

    Une peine d’un an de prison dont six mois avec sursis et 3 750 euros d’amende ont été requis ce jeudi à l’encontre de Nicolas Sarkozy, jugé devant le tribunal correctionnel de Paris dans le procès Bygmalion, visant les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

    À la fin d’un réquisitoire à deux voix, les procureurs ont souligné la « totale désinvolture » de l’ex-chef de l’État dans la gestion des finances d’une campagne « en or massif », qui a coûté près du double du plafond autorisé. Nicolas Sarkozy était absent à l’audience.

    De dix-huit mois à quatre ans de prison avec sursis ont été requis à l’encontre des 13 autres coprévenus. Les procureurs ont demandé trois ans de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour l’ex-directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, seul à avoir reconnu la fraude. Contre les trois ex-cadres de Bygmalion qui ont admis avoir accepté la mise en place du système de fausses factures, dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis.

  • Allocation adulte handicapé : vives tensions à l’Assemblée, des députés quittent l’hémicycle - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/allocation-adulte-handicape-vives-tensions-a-l-assemblee-des-deputes-qu


    Débats houleux, jeudi 17 juin, à L’Assemblée nationale sur l’allocation adulte handicapé.
    Lionel Le Saux/Le Télégramme

    Les débats à l’Assemblée autour de l’allocation adulte handicapé ont tourné au vinaigre, ce jeudi. Les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle après le recours au vote bloqué par la majorité.

    Le sujet sensible du calcul de l’Allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes en couple a mis l’Assemblée nationale sous très haute tension jeudi, la majorité se divisant et le gouvernement devant recourir au vote bloqué.

    Portée par les oppositions de droite comme de gauche ainsi que par le groupe Agir allié de la majorité, la mesure d’individualisation de l’AAH, sans tenir compte des revenus du conjoint, n’a ainsi pas pu être adoptée. Via le vote bloqué, le gouvernement a choisi le texte et n’a pas permis la mise au vote de leurs amendements.

    Voté bloqué sur un article clé
    Au cœur de la proposition de loi portant « diverses mesures de justice sociale » débattue en deuxième lecture dans le cadre d’une « niche » du groupe communiste, cette « déconjugalisation » devait permettre de ne pas pénaliser certains allocataires. Mais gouvernement et groupes LREM et MoDem s’y sont opposés et ont fait voter une mesure qu’ils jugent « plus redistributive » : un abattement forfaitaire de 5 000 euros sur les revenus du conjoint. Plus de 60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif doivent conserver ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

    Après ce vote bloqué sur cet article clé, les députés de droite comme de gauche ont quitté l’hémicycle, et c’est sans leurs voix que la proposition de loi a été validée. Elle doit maintenant repartir au Sénat. La majorité « marche sur les débris de la démocratie », a tonné le patron des députés PCF André Chassaigne dans l’hémicycle. « C’est une atteinte très grave à la démocratie parlementaire et j’en ai honte pour vous », a-t-il lancé à la secrétaire d’État aux Personnes handicapées.

    « Vous êtes en train de tout gâcher »
    « Ils obligent les handicapés à choisir entre la bourse et le cœur. Ils marchent sur la démocratie. Maintenant il faut les sanctionner dans les urnes » dimanche au premier tour des élections régionales et départementales, a ensuite appelé François Ruffin (LFI) dans les couloirs du Palais Bourbon.

    L’air grave, la secrétaire d’État Sophie Cluzel a pour sa part assuré face à plusieurs députés manifestement émus et en colère : « je suis totalement respectueuse de tout le monde ». Alexandre Holroyd (LREM) a pointé le caractère « extraordinairement anti-redistributif » d’une individualisation de cette allocation, car ainsi « elle bénéficierait aux couples avec les revenus les plus élevés, sans améliorer la condition des allocataires les plus fragiles ».

    Auparavant, ces parlementaires s’étaient élevés contre le recours au préalable à la réserve des votes sur plusieurs amendements, qui permet le report de scrutins. « Vous êtes en train de tout gâcher », avait notamment lancé Marc Le Fur pour LR.

    Créée en 1975, l’AAH est destinée à compenser l’incapacité de travailler. Elle est versée sur des critères médicaux et sociaux. Elle compte aujourd’hui plus de 1,2 million de bénéficiaires, dont 270 000 sont en couple, pour une dépense annuelle d’environ 11 milliards d’euros.

  • À Marseille, l’institut du professeur Raoult a été perquisitionné - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/a-marseille-perquisition-en-cours-a-l-institut-du-professeur-raoult-14-


    La perquisition se déroule dans les bureaux de l’IHU Méditerranée.
    Archives Sébastien Nogier/EPA

    Ce lundi matin, à Marseille, une dizaine de policiers ont procédé à une perquisition dans les locaux de l’IHU Méditerranée, dirigé par le professeur Didier Raoult.

    L’IHU Méditerranée a été perquisitionné ce lundi matin, selon les informations de France Bleu Provence. Depuis 9 h 30, une dizaine d’enquêteurs se sont rendus dans les bureaux de l’institut marseillais dirigé par le professeur Didier Raoult. Ils étaient « accompagnés d’un procureur de la République » de Marseille, selon une source judiciaire.

    Selon LCI, cette opération visait à « récupérer des documents permettant d’étayer des soupçons de prise illégale d’intérêt et de possibles détournements de fonds publics ».

    La perquisition est terminée. « Nous avons transmis les documents dont (les enquêteurs) avaient besoin », a expliqué l’IHU au Parisien.

  • Macron demande un tour de vis sur l’expulsion des étrangers irréguliers - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/macron-demande-un-tour-de-vis-sur-l-expulsion-des-etrangers-irreguliers

    Au cours d’une réunion, mercredi, Emmanuel Macron a réclamé une meilleure efficacité des expulsions d’étrangers en situation irrégulière.

    Emmanuel Macron a réuni mercredi plusieurs ministres pour réclamer une meilleure efficacité des expulsions d’étrangers en situation irrégulière, encore mal appliquées, alors que l’exécutif s’attend à un afflux d’arrivées post-covid, a indiqué l’Élysée.

    Cette réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre Jean Castex et des ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangers) et une représentante du Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti.

    « Les demandes d’asile sont de plus en plus détournées : les étrangers demandent systématiquement l’asile en sachant que l’examen de leur dossier dure plusieurs mois et qu’ils sont pris en charge de manière très avantageuse », a commenté un conseiller.

    « Or, le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas », a-t-il relevé.

    « Nous avons un problème d’éloignement »
    Aussi, le chef de l’État a-t-il demandé aux ministres « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » et d’intensifier les négociations avec les pays d’origine pour qu’ils acceptent le retour de davantage de leurs ressortissants.

    Sur environ 120 000 demandeurs d’asile par an, 20 000 obtiennent le statut de réfugiés, 20 000 repartent et 80 000 se maintiennent illégalement sur le territoire.

    « Nous avons un problème d’éloignement », a reconnu la présidence, « notre système est très difficile à activer pour des raisons politiques, diplomatiques et médiatiques », même si le taux d’exécution des décisions d’expulsion s’est amélioré d’un tiers.

    Fin 2020, la commissaire européenne aux Affaires intérieures avait estimé devant le Sénat que le taux d’exécution moyen d’une décision d’expulsion est de 30 % en Europe mais chute à « 13, 14 % pour la France », alors que l’Élysée avance le chiffre de 15,3 %.

    Le chef de l’État, qui au début de son quinquennat évoquait l’objectif d’un taux d’exécution de 100 %, a demandé mercredi des mesures « opérationnelles très rapidement », en ciblant en priorité l’expulsion des étrangers irréguliers auteurs d’actes de terrorisme ou fichés pour radicalisation ainsi que ceux ayant commis des crimes et délits et autres infractions graves.

    L’objectif est de les emmener directement à l’aéroport dès leur sortie de prison, grâce à une coordination des administrations.

    Sur 1 115 étrangers en situation irrégulière et fichés pour radicalisation, 514 sont encore sur le territoire - souvent parce qu’ils sont incarcérés - dont 400 sont sous surveillance et 601 ont quitté le territoire. Environ 250 étrangers relevant de cette catégorie pourraient être expulsés dans les semaines qui viennent, selon l’Élysée.

    « Négociations diplomatiques »
    Les étrangers irréguliers ayant commis des crimes et délits feront aussi l’objet d’expulsions systématiques. « Il s’agit essentiellement de personnes venant du Maghreb - Algérie, Maroc, Tunisie - mais aussi de Russie et d’Afrique ».

    La France compte insister auprès de ces pays pour qu’ils accordent davantage des laisser-passer consulaires qui permettent les retours. Elle veut aussi obtenir que le test PCR désormais exigé soit effectué non pas au départ de France mais à l’arrivée.

    « On ne peut pas les obliger à subir ce test PCR exigé au départ et ceux qui soutiennent leur cause leur disent que le meilleur moyen de rester en France est de refuser le test », a souligné l’Élysée.

    « Le président a demandé que les négociations diplomatiques soient engagées de manières très volontaristes. Avec l’Algérie, avec qui les discussions sont plus difficiles, nous envisageons des mesures plus drastiques et nos demandes seront portées à leur connaissance très rapidement », a averti la présidence française sans autre détail.

  • Covid-19 : Macron prêt à des « décisions difficiles » pour sortir par le haut de la crise - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/covid-19-macron-pret-a-des-decisions-difficiles-pour-sortir-par-le-haut

    Emmanuel Macron a prévenu les Français qu’il devrait prendre des « décisions difficiles » pour sortir de la crise de la covid-19.

    Emmanuel Macron a prévenu jeudi qu’il allait devoir prendre des « décisions difficiles » pour la sortie de la crise de la covid-19, tout en appelant les Français à « ne pas avoir une vision catastrophiste » de la situation de leur pays. « Je ne peux pas gérer l’été en pente douce », a déclaré le chef de l’État à Martel, au second jour de son déplacement dans le Lot, première étape d’un « tour de France ».

    À la question : « Serez-vous candidat en 2022 ? », il a répondu : « c’est trop tôt pour le dire », affirmant sa détermination à « faire les choses jusqu’à la fin ». « Je vais devoir prendre des décisions, certaines sur la relance, d’autres difficiles » pour que la dernière année du quinquennat soit « une année utile », a ajouté sans plus de précisions le président. En décembre déjà, il avait dit au média en ligne Brut devoir peut-être « faire des choses dures » qui « rendront impossible » sa candidature.

    Tombant la veste, Emmanuel Macron a balayé l’ensemble des grands sujets d’actualité, de la jeunesse à l’écologie en passant par la vaccination, en répondant aux questions de 30 retraités réunis dans la salle des fêtes de Martel, village touristique de 1 700 habitants. Un exercice qui rappelait le « Grand débat » initié en 2019 pour sortir de la crise des gilets jaunes.

    « On m’a dit "le Président des riches", je m’en fous »
    « On doit prendre le pouls du pays même quand on est pas en campagne », a justifié le président, répondant aux critiques de certains opposants qui lui reprochent d’être entré « en mode élection » à l’approche des régionales et à moins d’un an de la présidentielle. « Il est en campagne. La seule différence entre lui et moi c’est que moi je suis en campagne en respectant les comptes de campagne, lui non », a dénoncé Marine Le Pen, candidate déclarée à l’Élysée, lors d’un déplacement à Saint-Chamond (Loire).

    Pour Emmanuel Macron, la période qui s’ouvre est charnière pour ne pas que la France fasse partie « des pays qui vont sortir de la crise en se repliant ». Adoptant un ton volontariste, il a appelé en particulier les jeunes à être « collectivement vigilants à ne pas avoir une vision catastrophiste ». Car « le moral d’un pays joue aussi sur la façon de voir les choses ».

    Emmanuel Macron n’a pas dévoilé les mesures qu’il compte prendre à l’issue de ce « tour de France ». Ainsi, sur une relance de la réforme des retraites, suspendue depuis mars 2020, « je veux voir ce qu’on est prêt à faire collectivement ». Mais, comme la France « est déjà un des pays où on travaille le moins par rapport à ses voisins », « à un moment donné la question » du financement des retraites « sera posée à la nation », a-t-il averti.

    Est-ce qu’on peut massivement taper les gros contribuables, idée qu’on adore chez nous ? On peut le faire, mais les gros s’en vont !
    Il a également défendu son choix de ne pas augmenter les impôts des plus riches.

    « Est-ce qu’on peut massivement taper les gros (contribuables), idée qu’on adore chez nous ? On peut le faire, mais les gros s’en vont ! », a-t-il affirmé. « On m’a dit "le Président des riches", je m’en fous ». Interrogé sur la garantie jeunes universelle, il a déclaré ne pas croire « à l’idée qu’on donne de l’argent sans condition » car « on a des devoirs et des droits ».

    « Je suis content d’avoir Mbappé »
    Revenant sur sa formule « premiers de cordée », qui avait fait polémique fin 2017, Emmanuel Macron l’a jugée toujours « pertinente » car si « on doit tous être au même niveau, personne ne montera jamais la falaise ». « Il faut bien des gens qui soient au meilleur niveau mondial » et « je suis content d’avoir (le joueur de foot Kylian) Mbappé ». Au cours du débat, il s’est également prononcé pour une « politique d’intégration (des migrants) plus ambitieuse », contre la vaccination obligatoire contre la covid et pour assouplir le non-cumul des mandats des élus. Il a terminé en s’enflammant contre « la cancel culture », qui « est un drame » et à laquelle il prône « une politique de la reconnaissance ».

    Après 14 mois en partie confiné à l’Élysée, Emmanuel Macron a pu être rassuré par l’accueil bon enfant qu’il a reçu dans le Lot, même si certains habitants regrettaient l’omniprésence des forces de l’ordre. À sa sortie, il a été interpellé vivement par un homme reprenant un chant des gilets jaunes et lui lançant : « tu n’en as plus pour longtemps ». Ce déplacement doit se terminer à Cahors par une rencontre avec les élus locaux.

    • « Je vais devoir prendre des décisions, certaines sur la relance, d’autres difficiles » pour que la dernière année du quinquennat soit « une année utile », a ajouté sans plus de précisions le président.

      on est bien d’accord tout ce qui précède était inutile.

      Revenant sur sa formule « premiers de cordée », qui avait fait polémique fin 2017, Emmanuel Macron l’a jugée toujours « pertinente » car si « on doit tous être au même niveau, personne ne montera jamais la falaise ». « Il faut bien des gens qui soient au meilleur niveau mondial » et « je suis content d’avoir (le joueur de foot Kylian) Mbappé »

      Il est toujours frappé du syndrome mcfly et carlito

  • La France veut-elle vraiment tuer ses langues régionales ? - L’Express
    https://www.lexpress.fr/culture/la-france-veut-elle-vraiment-tuer-ses-langues-regionales_2151417.html


    L’enseignement immersif, où la majorité des cours a lieu en langue régionale, est considéré comme la seule méthode efficace pour former de nouveaux locuteurs. Il a été censuré le 21 mai par le Conseil constitutionnel (ici, une ikastola au Pays basque).
    afp.com/IROZ GAIZKA

    La question se pose après la censure des dispositions essentielles de la loi Molac par le Conseil constitutionnel. De fait, la France ne subit pas la perte de sa diversité culturelle, elle l’organise.

    · Le raisonnement est assez simple. Depuis des décennies, la France a fait en sorte que la transmission des langues dites « régionales » s’interrompe dans les familles (je reviendrai sur ce point prochainement). Dès lors, seul l’enseignement peut encore « créer » de nouveaux locuteurs. Mais pas n’importe quel enseignement. Il va de soi que, dans une société désormais totalement francophone, suivre trois ou six heures de cours par semaine ne suffit pas. La seule technique efficace est celle de « l’immersion », dans laquelle la majorité des cours a lieu en langue régionale. Or c’est cette méthode qui vient d’être déclarée inconstitutionnelle. Pire encore : non seulement elle ne sera pas étendue à l’école publique, comme le proposait la loi Molac, mais, selon le Conseil constitutionnel, elle est désormais interdite là où elle existait, notamment dans les écoles associatives : ikastolak au Pays basque, Diwan en Bretagne, calendretas en Occitanie, bressolas en Catalogne, etc. Fin de la transmission dans les familles, interdiction de l’enseignement immersif : la boucle est bouclée. 

    · Certes, Jean-Michel Blanquer minimise les effets de cette décision. « La France encourage les langues régionales », assure-t-il ainsi dans un entretien accordé à Ouest-France. S’il reconnaît être opposé à l’immersion, il se dit favorable au « bilinguisme », technique qui consiste à travailler dans deux langues en même temps, mais dans un volume horaire bien moindre. Ce faisant, le ministre de l’Education nationale joue sur les mots car il le sait parfaitement : cette méthode pédagogique ne permet pas de créer de bons locuteurs. 

    · La manière dont cette décision a été prise mérite aussi que l’on s’y arrête, et ce aussi bien politiquement que constitutionnellement. Commençons par la politique. Aucune loi n’avait été votée sur ce sujet depuis soixante-dix ans - ce qui en dit long sur la volonté réelle de la France de sauver son patrimoine linguistique. Or voilà que Paul Molac, un député régionaliste breton et opiniâtre (pléonasme ?), parvient à vaincre tous les obstacles, en réunissant sur son texte une écrasante majorité aussi bien au Sénat (253 pour, 59 contre) qu’à l’Assemblée nationale (247 pour, 76 contre). 

    · Mais la bataille n’était pas terminée, on vient de le voir. Jean-Michel Blanquer - il l’a reconnu - a fait rédiger par son propre cabinet la saisine officiellement déposée par 61 parlementaires - étrange conception de la séparation des pouvoirs. Phénomène tout aussi inédit : alors que la majorité du groupe LREM avait approuvé le texte, une minorité de ce groupe a saisi le Conseil sans en avertir le reste de ses collègues ! 

    · A l’évidence, ce stratagème a également reçu l’aval d’Emmanuel Macron. En effet, la Constitution ne laisse que quinze jours au chef de l’Etat pour promulguer une loi définitivement adoptée. Ce délai expirait le 22 avril au soir ? La saisine est intervenue le... 22 avril à 18 heures. 

    · Quatre des 61 députés ont publiquement affirmé que leur signature leur avait été arrachée par une série de mensonges et ont écrit au Conseil constitutionnel pour la retirer. Si leur demande avait été entendue, le nombre de signataires serait tombé sous la barre fatidique des 60 et la saisine aurait été déclarée irrecevable. Sans surprise, le Conseil a estimé que leurs signatures devaient être tout de même comptabilisées. 

    · Ce n’est pas tout. Les « sages » n’étaient saisis que sur un article, concernant le financement par les communes de l’enseignement des langues régionales, article qu’il ont validé. Ils auraient pu s’en tenir là, comme ils le font d’ordinaire, mais il ont décidé de leur propre chef d’examiner deux autres articles du texte. Une pratique tout à fait exceptionnelle, selon les connaisseurs de l’institution. 

    · Venons-en à l’argumentation juridique. Pour censurer le principe de l’enseignement immersif, le Conseil s’est référé à un complément de l’article 2 de la loi fondamentale : « la langue de la République est le français ». Or de nombreux spécialistes contestent cette interprétation pour la raison suivante. Votée en 1992, cette phrase était destinée à lutter contre... l’anglais, comme en témoignent les débats de l’époque. Plusieurs parlementaires, méfiants, avaient publiquement exigé que ledit article ne soit jamais utilisé contre les langues régionales, ce à quoi le gouvernement s’était explicitement engagé. Ajoutons qu’à aucun moment il n’est écrit que le français est la « seule » langue de la République. Ajoutons encore qu’un article 75-1 a été introduit en 2008 pour y faire figurer les langues régionales et pouvoir ainsi les défendre. Et pourtant : le Conseil ne cesse depuis bientôt trente ans de se référer à l’article 2 pour s’opposer aux langues minoritaires. 

    · Admettons cependant que l’article 2 ne soit pas clair et que l’on puisse de bonne foi hésiter sur son interprétation. Traditionnellement, dans les cas litigieux, le Conseil consulte les travaux préparatoires qui ont amené à sa rédaction. « En cas de doute, il se réfère aux intentions du législateur », confirme la juriste Anne Levade. Or, on l’a dit, celles-ci étaient explicites : non à l’anglais, aucune conséquence pour les langues régionales. Eh bien, le Conseil le reconnaît sans fard : il ne s’est pas rapporté aux débats de 1992 ! La raison ? « Selon lui, cet article est parfaitement clair. Il impose le français partout, et le français seul », souligne un spécialiste. 

    Notons pour terminer que le Conseil constitutionnel a également invalidé la disposition prévoyant dans les documents d’état-civil l’utilisation des signes « diacritiques » propres aux langues régionales, comme le ñ (qui figure pourtant dans l’ordonnance de Villers-Cotterêts). Signalons enfin qu’au cours des dernières semaines, le gouvernement a lancé avec force flonflons le « Pass culture » - sans e - et créé des cartes d’identité bilingues anglais-français. 

    Oui, on aimerait en rire si ce n’était à en pleurer. 

    (1) En tout cas en métropole. Les taux de locuteurs sont bien plus élevés outre-mer.

    • même Bayrou est fâché tout rouge …

      Loi Molac : François Bayrou critique sévèrement la décision du conseil constitutionnel - Langues régionales : la proposition de loi partiellement censurée - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/france/loi-molac-francois-bayrou-critique-severement-la-decision-du-conseil-co

      François Bayrou se montre très critique à l’égard du conseil constitutionnel, qui a censuré deux articles de la loi sur les langues régionales. Le président du Modem appelle Emmanuel Macron à s’emparer de la question.

      « °Rayer d’un trait de plume les décennies d’efforts réalisés pour transmettre ces langues qui appartiennent au patrimoine linguistique français, est inconséquent, sans précédent et dangereux° ». Dans une interview à L’Express, François Bayrou ne mâche pas ses mots pour critiquer la décision du conseil constitutionnel, qui a censuré deux articles de la loi Molac sur les langues régionales.

      Le maire de Pau, président du Modem et ancien ministre de l’Éducation nationale défend vigoureusement l’enseignement immersif, une méthode qu’il juge très efficace : « C’est par la pratique dans la vie de tous les jours que l’on apprend le mieux une langue ».

      Situation « explosive »
      François Bayrou rejette les critiques du camp adverse : « Non seulement les élèves qui suivent ce type de scolarité ne sont pas moins bons que les autres en français, mais ils sont meilleurs : c’est un constat objectif et scientifiquement établi ».

      Pour lui, la situation pourrait s’avérer « explosive ». Car les parents et enseignants concernés « ne laisseront pas faire cela, et moi non plus ! »

      L’allié d’Emmanuel Macron l’appelle à la rescousse : « Le président de la République doit s’emparer de cette question ». Et il entrevoit une porte de sortie : « Si la Constitution doit être changée, les parlementaires ont les moyens de la changer ».

    • Langues régionales : Castex commande une mission sur l’enseignement immersif - Langues régionales : la proposition de loi partiellement censurée - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/langues-regionales-la-proposition-de-loi-partiellement-censuree/langues-regionales-castex-commande-une-mission-sur-l-enseignement-immer

      L’enseignement immersif en langues régionales, censuré par le Conseil constitutionnel, est l’objet d’une mission commandée par Jean Castex à deux députés.

      Jean Castex a annoncé mardi qu’il missionnait deux députés afin de « tirer toutes les conséquences » de la décision controversée du Conseil constitutionnel de censurer « l’enseignement immersif » en langues régionales, voté dans le cadre d’une proposition de loi à l’Assemblée.

      «  Je vais confier à deux députés une mission dont j’attends les résultats dans quelques semaines pour que soient tirées toutes les conséquences de cette décision du Conseil constitutionnel », a déclaré le Premier ministre, interrogé par plusieurs élus lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée. « À la suite de quoi, avec le ministre de l’Éducation nationale et sur la base des préconisations ainsi formulées, je recevrai l’ensemble des représentants des établissements d’enseignement en langues régionales », a-t-il ajouté, après avoir été interpellé par le député LREM des Côtes-d’Armor Yannick Kerlogot. Selon Matignon, le nom des deux rapporteurs n’est pas encore arrêté.

      Paul Molac réagit
      Le Conseil constitutionnel a retoqué partiellement vendredi dernier la proposition de loi du député Paul Molac en faveur des langues régionales, en censurant la méthode immersive à l’école, c’est-à-dire un enseignement effectué pour une grande partie du temps scolaire dans une langue autre que la langue dominante. Les Sages ont également censuré l’utilisation de signes diacritiques comme le tilde (~) dans les actes de l’état civil.

      La mission commandée par le gouvernement, « je ne veux pas que ça soit une manœuvre dilatoire », a mis en garde le député Molac, inquiet des conséquences de la décision du Conseil constitutionnel sur les pédagogies d’enseignement immersif déjà existantes. « Il faut régler le problème avant » la présidentielle de 2022, a complété le député breton auprès de l’AFP. Il pointe notamment le risque qui pèse sur le financement des écoles associatives en contrat avec l’Éducation nationale. « Elles sont en ligne de mire. On peut leur dire soit vous changez de méthode pédagogique, soit on vous enlève vos contrats d’association et là elles ne pourront plus survivre », avance Paul Molac.

      Les langues régionales, je le dis devant votre assemblée, sont une chance pour la République française

      Élu des Pyrénées-Orientales et lui-même locuteur en Catalan, Jean Castex a assuré devant les députés qu’il n’y avait « pas d’opposition entre ces langues régionales et le français, langue de la République ». « Les langues régionales, je le dis devant votre assemblée, sont une chance pour la République française », a-t-il insisté. Le Premier ministre s’est aussi félicité des « avancées majeures » permises par la décision du Conseil constitutionnel, dont la validation de la création d’un forfait scolaire pour les écoles privées dispensant une scolarisation en langues régionales.

      La « main tendue » de Blanquer à Diwan
      La « loi Molac » avait été adoptée par le Parlement le 8 avril après un vote surprise de l’Assemblée qui avait fait fi des oppositions du gouvernement. Contre le choix du Premier ministre Jean Castex et des groupes majoritaires, la saisine du Conseil constitutionnel à titre individuel, par 61 députés de la majorité, avait suscité de vives tensions parmi les élus « marcheurs ».

      Interrogé également mardi, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a de son côté voulu délivrer un « message » de « main tendue », notamment aux écoles comme les établissements Diwan en langue bretonne, des « structures qui peuvent penser qu’elles courent un risque du fait de cette décision ». « Nous allons regarder avec elles comment on peut aller de l’avant », a-t-il ajouté.

      « Un apaisement est indispensable sur la question des langues régionales », avait, pour sa part, estimé Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué transmis avant l’annonce de Jean Castex. « Pratiquant l’enseignement immersif, les écoles comme Diwan jouent un rôle majeur dans leur transmission. Je ne peux que saluer leur objectif qui permet la sauvegarde d’une partie de notre héritage breton en utilisant une méthode qui a largement démontré son efficacité pédagogique », déclare le ministre des Affaires étrangères et ancien président du conseil régional de Bretagne

    • Langues régionales : Macron exhorte le gouvernement à « trouver les moyens de garantir la transmission de notre diversité linguistique » - Langues régionales : la proposition de loi partiellement censurée - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/langues-regionales-la-proposition-de-loi-partiellement-censuree/langues-regionales-macron-exhorte-le-gouvernement-de-trouver-les-moyens

      Invité à se positionner sur le débat des langues régionales, Emmanuel Macron a rappelé son rôle de « protecteur de la langue française » mais également de « gardien de la richesse que constituent nos langues régionales ».

      Le chef de l’État se positionne sur le dossier brûlant des langues régionales. Dans une publication Facebook, Emmanuel Macron a rappelé son attachement à la diversité linguistique française : « les langues de France sont un trésor national » qui « ne cessent d’enrichir notre culture française ».

      « Depuis des décennies, un mouvement majeur de transmission par l’école immersive, au travers d’associations comme Diwan, Seaska, les Calendretas, Bressola, ABC et d’autres, a fait vivre ces langues et a garanti leur avenir. Rien ne saurait entraver cette action décisive portée par nombre d’engagés, souvent bénévoles, qui ont tout à la fois l’amour de leur région, la passion de la France et le goût de l’universel », écrit-il… tout en réaffirmant, en même temps, son rôle de « protecteur de la langue française ».

      « Le droit doit libérer, jamais étouffer »
      Après le retoquage, vendredi, par le Conseil constitutionnel de l’enseignement dit immersif des langues régionales (la pratique d’une langue régionale sur tout le temps scolaire à l’école) et de l’utilisation de signes diacritiques, Emmanuel Macron appelle le gouvernement et le Parlement à « trouver les moyens de garantir la transmission de cette diversité linguistique dans le respect des cadres pédagogiques largement reconnus depuis un demi-siècle ».

      « Le droit doit libérer, jamais étouffer. Ouvrir, jamais réduire. La même couleur, les mêmes accents, les mêmes mots : ce n’est pas cela, notre nation. Braudel l’écrit : la France se nomme diversité », justifie le chef de l’État.

      « Rôle majeur » des écoles Diwan
      Alors que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et le chef des députés En Marche, Christophe Castaner, avaient désapprouvé la mise en place de l’enseignement immersif, Emmanuel Macron prend donc le parti contraire, celui défendu par Jean-Yves Le Drian, qui avait appelé Jean Castex « a clarifié la décision du Conseil constitutionnel ». « Les langues régionales constituant une véritable richesse pour le patrimoine national. Ces langues sont une partie de notre histoire, de notre culture, de notre diversité qu’il est essentiel de préserver », avait-il écrit, rappelant le « rôle majeur » des écoles Diwan dans la transmission de la langue bretonne et la « sauvegarde de l’héritage breton ».

      Jean Castex a missionné, mardi, deux députés pour que ces derniers tirent « toutes les conséquences de cette décision du Conseil constitutionnel ». À la suite de quoi, « avec le ministre de l’Éducation nationale et sur la base des préconisations ainsi formulées, je recevrai l’ensemble des représentants des établissements d’enseignement en langues régionales », ajoute-t-il, après avoir été interpellé par le député LREM des Côtes-d’Armor Yannick Kerlogot.

    • Appel à manifester pour la langue bretonne
      Diwan - manifestation du 29 mai revendications Diwan
      https://www.diwan.bzh/fr/appel-a-manifester-pour-la-langue-bretonne

      Rdv à 13h30 à la gare de Guingamp. Dans la continuité de la belle mobilisation du 13 mars à Quimper, et de celle du 20 février à Brest, conjointement à l’appel lancé par le collectif Rouedad Ar Brezhoneg, soutenu par le collectif Pour Que Vivent Nos Langues sur une mobilisation nationale, par le collectif Unanet Evit Ar Brezhoneg et accompagnant au passage l’arrivée de la Redadeg,

    • Langues régionales : Paul Molac accueille « favorablement » la position de Macron - Langues régionales : la proposition de loi partiellement censurée - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/langues-regionales-la-proposition-de-loi-partiellement-censuree/langues-regionales-paul-molac-accueille-favorablement-la-position-de-ma

      Dans un communiqué de presse, Paul Molac, député du Morbihan et à l’origine de la proposition de loi sur les langues régionales, a réagi à la prise de position d’Emmanuel Macron sur ce dossier.

      « J’accueille favorablement les initiatives prises par le Président de la République, à travers cette mission confiée par le Premier ministre à deux députés, pour tirer les enseignements de cette décision du Conseil constitutionnel à l’égard de l’enseignement immersif », écrit le député.

      « Cette mission devra permettre de trouver concrètement les moyens de garantir la liberté d’enseignement et ainsi de sauvegarder le modèle de ces écoles œuvrant pour la diversité linguistique, qui est une véritable richesse, et non une menace, pour notre pays ».

      « J’attends de cette mission qu’elle tire tous les enseignements de cette crise »

      « Cette prise de conscience d’une situation très problématique de la part du chef de l’État et du chef du Gouvernement était nécessaire à la suite de la faute du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, qui a lui-même initié le recours contre la loi sur les langues régionales », analyse le député morbihannais. « J’attends de cette mission qu’elle tire tous les enseignements de cette crise à laquelle nous assistons, et qu’elle ne soit pas une diversion afin d’éteindre la vive contestation soulevée par ces attaques contre ce que nous sommes ».

      Paul Molac indique rester « convaincu » que « seule une révision de l’article 2 de la Constitution nous permettra d’obtenir un cadre juridique sécurisé et pérenne pour nos langues, dans un climat apaisé ».

    • Langues régionales : « On croit aux preuves d’amour en Bretagne », insiste le président de Région - Langues régionales : la proposition de loi partiellement censurée - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/langues-regionales-la-proposition-de-loi-partiellement-censuree/langues-regionales-on-croit-aux-preuves-d-amour-en-bretagne-insiste-le-

      Réagissant aux propos d’Emmanuel Macron, Loïg Chesnais-Girard reste attentif à la suite qui sera donnée au dossier explosif des langues régionales.

      La publication Facebook d’Emmanuel Macron, ce jour, rappelant son rôle de « gardien de la richesse » que constituent les langues régionales est vue d’un bon œil du côté de Loïg Chesnais-Girard. « Je suis plutôt satisfait de voir que le président de la République se dit garant des langues régionales, qui sont un joyau pour l’Europe », indique le président du Conseil régional de Bretagne et candidat à sa succession en juin, alors qu’il présentait depuis son siège de campagne à Landerneau son programme entouré de plusieurs colistiers. Pour autant, le socialiste met en garde le chef de l’État. « Clarifier était quelque chose d’important. Maintenant, on croit aux preuves d’amour en Bretagne. » Et d’affirmer qu’il sera « exigeant et attentif dans les prochaines semaines ». Tout en souhaitant une sortie de crise rapide.

      Au cœur de son attention : la mission lancée par le Premier ministre Jean Castex auprès de deux députés pour tirer «  toutes les conséquences de cette décision du Conseil constitutionnel ». Après le retoquage, vendredi, par le Conseil constitutionnel de l’enseignement dit immersif des langues régionales (la pratique d’une langue régionale sur tout le temps scolaire à l’école) et de l’utilisation de signes diacritiques a mis dans l’embarras la majorité présidentielle à la veille de l’élection régionale.

      Le président de Région a donc présenté ce mercredi 26 mai les 77 propositions de son programme en vue de l’élection régionale des 20 et 27 juin prochains. Il a notamment insisté sur la « garantie universelle en Bretagne de pouvoir se former à une langue. »

      Parmi ses autres propositions, le candidat a cité « l’éco-conditionnalité généralisée » pour les subventions versées aux entreprises afin de les contraindre à respecter divers critères environnementaux. S’agissant des transitions agricoles, il a plaidé aussi pour le concept « de production maximum durable », évoquant une politique ciblée auprès des 1 000 agriculteurs à installer chaque année en Bretagne. Loïg Chesnais-Girard veut aussi affirmer une « politique régionale de l’arbre ». Parmi ses objectifs : poursuivre les efforts autour du développement des haies et soutien à la filière bois qui emploie 15 000 salariés aujourd’hui.

      Sa liste « La Bretagne avec Loïg » prévoit par ailleurs une prime de 3 000 € pour l’accompagnement à la mobilité. « Pour certains métiers et dans certains territoires. » Ou encore un forfait mensuel de 15 € pour les 12-30 ans leur permettant de se déplacer en illimité et sans engagement sur le réseau de transport Breizh Go. Enfin, s’il est élu, un effort budgétaire sera engagé pour aider une partie de la population à financer le renouvellement des assainissements individuels.

    • Les promesses à Macron :

      Lors de sa visite à Quimper, jeudi 21 juin (2018), Emmanuel Macron a dévoilé son projet de décentralisation accrue. Il a notamment affirmé vouloir soutenir les langues régionales.Serait-ce la fin de la France jacobine ? C’est ce qu’a laissé entendre Emmanuel Macron lors de son déplacement dans le Finistère où il a promis de faire de la Bretagne un « laboratoire » de la décentralisation. Parmi ses nombreuses promesses, celle de soutenir « les langues régionales qui ont un vrai rôle à jouer ». Concluant son discours par un « Bevet Breizh » (« Vive la Bretagne »), le président a donné espoir à de nombreux régionalistes.

      https://www.liberation.fr/france/2018/06/23/quel-est-le-statut-des-langues-regionales-en-france_1661183

      On nous parle de « crise » gouvernementale, alors qu’il ne s’agit que d’un cafouillage de plus de la part de l’exécutif macronien.

      #amateurisme
      (N’est pas jacobin qui veut) ...

  • Débats enflammés autour du futur numéro d’appel d’urgence unique - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/debats-enflammes-autour-du-futur-numero-d-appel-d-urgence-unique-21-05-

    Un numéro unique d’appel pour les urgences, pour remplacer les 13 numéros existant déjà en France. La proposition de loi, qui ne fait pas l’unanimité chez les professionnels, sera débattue à l’Assemblée nationale du 26 au 28 mai.

    Un seul numéro (le 112) pour joindre les services de sécurité, de secours et d’urgence médicale : c’est ce que préconise l’Union européenne depuis quinze ans. « Il existe 13 numéros d’urgence différents en France (†). Il est temps de simplifier les choses », relève Fabien Matras, député (LREM) du Var et rapporteur d’une proposition de loi en ce sens. Celle-ci sera débattue à l’Assemblée pendant trois jours (40 articles, dont un créant le numéro d’appel unique), du 26 au 28 mai.

    Concrètement, si le texte est voté, des plateformes communes, rassemblant pompiers, Samu, police et gendarmerie, devront être créées dans chaque département pour réguler les appels d’urgence. « Soit c’est possible matériellement, soit ces services devront être interopérables », précise le député.
    […]
    (†) La police et la gendarmerie (17), le Samu (15), les pompiers (18), les secours en mer (196), les urgences aéronautiques (191), les urgences pour sourds et malentendants (114), le Samu social (115), les urgences pour les enfants en danger (119 ; 116 000), les alertes attentat (197)…

    • En Allemagne il y a le 112 pour appeler les pompiers en cas d’urgence médicale, pour les incendies et les appels de secours technique (chat dans l’arbre, cave innondée, etc.). Pour les besoins spécifiques comme l’aide aux mineurs le centre d’appel passe le message aux services compétents.

      Quand on appelle le 110 on entre en contact avec le centre d’appel régional de la police, donc c’est pour les dangers immédiats et les secours juridiques. Quand j’ai besoin de faire déplacer une voiture garée devant ma sortie je dois appeller la police car sur la voie publique ceci constitue un acte dont seulement la police à le droit.

      Quand je raccroche avant d’avoir parlé à un agent le centre d’appel va systématiquement rappeller afin de prévenir les malheurs causés par négligence. La communication est enrégistrée et le numéro est identifié même s’il n’est pas affiché pour les utilisateurs normaux.

      Lors d’un appel mobile le lieu approximatif de l’appel est automatiquement détecté et l’appel arrive dans le centre d’appel le plus proche. Pour les appels par voice-over-ip il y un problème car ces appels manquent d’identifiant géographique.

      Les services des pompiers et de la police sont en contact permanent et font intervenir l’organisme compétent, donc en cas de blessure par une autre personne on appelle les pompier qui enverront et le médecin d’urgence et la police pour le procès verbal et la protection des personnes sur place.

      Contrairement à la France on appelle la police au 110 pour les constats des accidents de la route. Ce n’est pas obligatoire mais tout le monde ś’en sert pour faire établir un procès verbal solide.

      La plupart des appels pour des questions moins urgentes comme les problèmes entre voisins passent toujours par le 110 mais on essaye de les orienter vers le « numéro citoyen » qui varie selon les municipalités.

      A Munich par exemple c’est le (089) 2910-1910 et Berlin utilise le (030) 4664 – 4664 .

      C’est un système qui fonctionne très bien sauf que les delais avant l’arrivée de la police ou des pompiers sont parfois plus longs que prévus.

      Quand j’ai des questions sur le mode de fonctionnement des appels d’urgence je m’adresse aux spécialistes qui gérent les processus de communication de la police et des pompiers. J’obtiens systématiquement des informations complètes et précises pour d’être servi de la manière la plus efficace.

      Avec l’introduction des smartphomes et smartwatchs et des systèmes de surveillance et d’alarme privées ces questions se posent de plus en plus souvent.

      Le problème le plus important à resoudre est donc le design de l’interface entre les sphères privées et publiques. J’ai l’impression qu’il n’est toujours pas prévu de transmettre et traiter des metadonnés lors d’un appel d’urgence par téléphone ou par un système automatique. Au niveau technologique c’est faisable mais il n’y a ni de protocole prévu ni les ressources pour traiter ces donnés au sein du système des pompiers et de la police.

      Après il y a toujours les décisions politiques qui font que tel ou tel organisme fonctionne plus ou moins bien. Je pense qu’on ne trouvera jamais de solution aux problèmes liés au double-caractère de la police. Tant que ses agents seront à la fois responsables pour aider les personnes et pour exercer la répression il y aura des bavures et méprises.

      La démarche allemande tente de réduire ce problème en donnant un maximum de responsabilité aux pompiers qui sont un organisme municipal et civil. La police par contre extiste parallèlement sous plusieurs structures différentes.

      Il y a l’organisation fédérale, la Bundespolizei qu’on a crée en transformant la police des frontières ( Bundesgrenzschutz ) dans une copie de la FBI étatsunienne. Puis il y a la police en tant que structure du Land et la police militaire (Feldjäger) qui ne s’occupe en général que des problèmes concernant les membres de forces armées.

      Depuis 1949 la gauche et les mouvements démocratiques tentent de limiter les compétences des structures nationaĺes et fédérales afin de préserver le contrôle citoyen et parlementaire de la police. En conséquence la police régionale est généralement assez ouverte et « proche des citoyens » tant qu’on s’adresse à elle pour des questions de la vie de tous les jours.

      Le numéro unique ne sera donc jamais le seul sauf au cas où les décideurs politiques refusent la mise en place d’une communication variée et adéquate pour le commun des citoyens. Le moment est venu pour vous de vous adresser aux responsables avec vos proposition et mises en garde.

      #ACAB #police #pompiers #urgences #technologie #politique

  • Covid-19 : longtemps délaissée, la mesure du CO2 pourrait réduire les contaminations - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/covid-19-longtemps-delaissee-la-mesure-du-co2-pourrait-reduire-les-cont


    Les capteurs de CO2 sont utiles pour savoir à quelle fréquence et sur quelle durée il faut ventiler une pièce afin de diluer les aérosols qui peuvent contenir du virus.
    Illustration Nicolas Créach

    La réouverture des commerces, le 19 mai, s’accompagne d’une recommandation du ministère de l’Économie pour qu’ils utilisent des capteurs de C02. L’intérêt de ces outils longtemps sous-exploités ? Permettre de mesurer l’efficacité de la ventilation des espaces publics.

    « Aérer les locaux » et « favoriser la mesure du dioxyde de carbone dans l’air. » Ces recommandations faites aux commerces en phase de réouverture figurent en toute fin d’une fiche du ministère de l’Économie publiée mercredi. Même discrète, cette mention a le goût d’une victoire pour les scientifiques du groupe « Projet CO2 ». Depuis l’automne dernier, ils militent pour l’installation de détecteurs de CO2 dans les espaces publics fermés, et notamment les cantines et les classes. Comme un rempart de plus pour limiter la propagation de la covid-19.

    Pourquoi le CO2 ? « On a maintenant compris que la contamination se fait essentiellement par les aérosols, les très fines gouttes émises lorsqu’on parle, respire, chante. Quand on est contagieux, elles contiennent du virus et une personne qui les respire peut être contaminée à son tour. Dans une pièce fermée, ces particules sont susceptibles de rester en suspension pendant plusieurs heures », explique Jean-Michel Courty, professeur à Sorbonne Université et membre du Projet CO2.

    Entre 150 et 200 euros pour un modèle très fiable
    Mesurer la quantité d’aérosols émis est compliqué et cher. Mais quantifier le CO2, ce gaz que tout le monde rejette en respirant, est beaucoup plus simple. Au-dessus d’un certain seuil - établi par plusieurs publications scientifiques à 800 ppm (parties par million) lorsque tout le monde est masqué dans la pièce - on va considérer qu’il est nécessaire d’aérer pour faire baisser son niveau, et ainsi diluer les aérosols. C’est là que le détecteur de CO2 s’avère très utile. « Il va permettre de savoir à quelle intensité et fréquence il faut ventiler et de déterminer les jauges des pièces. Une fois que vous le savez, vous n’avez pas besoin de le mesurer en permanence », poursuit le physicien. Selon lui, « beaucoup de gens ont peur des mesures ». « Mais si, dans une salle de sept ou huit, vous voyez que le taux de CO2 ne monte pas, c’est quand même hyper rassurant », juge-t-il.

    Une bonne assurance, qui a un coût : comptez entre 150 et 200 euros pour un modèle très fiable qui utilise la technologie NDIR et qu’on peut calibrer. « Mais pour un collège ou un lycée, il suffit d’un détecteur à demeure dans la cantine et de trois ou quatre qui se baladent dans les classes. Pour les 10 000 établissements en France, ça équivaudrait à un budget de cinq millions d’euros. Ça peut paraître beaucoup mais quand vous voyez les sommes dépensées pour les autotests, les tests salivaires PCR, etc. », note Jean-Michel Courty.

    Les autorités scientifiques valident le principe
    Le ministère de l’Éducation a fini par entendre le message, en diffusant, en avril, une note d’explication sur l’utilité des détecteurs de CO2. Sans pour autant les rendre obligatoires dans les établissements. Mais les choses pourraient encore s’accélérer avec des prises de position d’autorités scientifiques. La dernière en date est celle du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), qui, le 28 avril, indiquait qu’« une concentration en CO2 supérieure à un seuil de 800 ppm doit conduire dans tous les cas à ne pas occuper la salle et à agir en termes d’aération/renouvellement d’air et/ou de réduction du nombre de personnes admises dans les locaux d’un ERP (établissement recevant du public, NDLR) ». Les mentalités évoluent donc en France mais avec un train de retard sur l’Allemagne. « Dès les mois de septembre et octobre, des tutoriels étaient diffusés à la télé allemande pour expliquer comment fabriquer des détecteurs. Il y avait même rupture de stocks sur les composants ! », constate Jean-Michel Courty.

  • Tribune de militaires : le chef d’état-major invite les signataires à quitter l’armée - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/tribune-de-militaires-le-chef-d-etat-major-invite-les-signataires-a-qui


    Le général Francois Lecointre a adressé une lettre à tous les soldats de l’armée française.
    EPA

    Dans une lettre à tous les soldats, le général François Lecointre invite les signataires de la seconde tribune de militaires à quitter l’armée.

    Le chef d’état-major des armées françaises a invité mardi dans un courrier les signataires anonymes de la seconde tribune de militaires à quitter l’uniforme pour défendre librement leurs opinions tout en respectant la neutralité de l’armée.

    « Le plus raisonnable est certainement de quitter l’institution pour pouvoir rendre public en toute liberté ses idées et ses convictions », écrit le général François Lecointre dans une lettre envoyée à tous les soldats, au ton délibérément apaisé et dépourvu de la moindre menace de sanctions.

    Deux tribunes en quelques jours
    La tribune, publiée dimanche soir sous forme de pétition par Valeurs Actuelles, est parue moins de trois semaines après la publication, dans le même hebdomadaire, d’une première tribune de généraux, dont certains sont menacés de sanctions. Ils dénonçaient le « délitement » de la France et se disaient prêts à « s_outenir les politiques_ » qui œuvreraient contre.

    Cette fois, ceux qui se présentent comme des militaires « récemment entrés dans la carrière » et dont certains ont « connu le feu ennemi » au Mali, en Afghanistan ou en Centrafrique, dénoncent ce qu’ils perçoivent comme « la guerre civile (qui) couve ». Mais on ne connaît ni le nombre ni l’identité de ces militaires qui lancent un appel à « la survie » du pays.

    « Depuis plusieurs semaines (…), l’obligation de réserve qui s’impose à tout militaire a été largement transgressée », constate le général Lecointre. Les signataires, « au nom de la défense de convictions personnelles (…) ont contribué à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir », fait-il valoir, invitant la troupe à « faire preuve de bon sens et surtout de lucidité ».

    Lecointre rappelle la « neutralité » de l’armée
    « Chaque militaire est libre de penser ce qu’il veut mais il lui appartient de distinguer sans ambiguïté ce qui ressort de sa responsabilité de citoyen de ce qui ressort de sa responsabilité de militaire », insiste-t-il, réaffirmant que c’est bien la « neutralité » de l’armée qui lui permet son engagement « sans réserve et sans arrière-pensée ».

    Les deux tribunes ont provoqué une petite tempête politique, n’épargnant aucun parti et poussant la ministre des Armées Florence Parly à intervenir pour rappeler, elle aussi, l’exigence de neutralité du soldat.

  • Covid-19 : un été calme ou une 4e vague ? « Le pire n’est pas certain », analysent les épidémiologistes - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/covid-19-un-ete-calme-ou-une-4e-vague-le-pire-n-est-pas-certain-analyse


    Photo archives François Destoc

    Quel sera l’effet de la météo ? De la vaccination ? De la levée des restrictions ? Les inconnues estivales de la covid-19 s’accumulent dans les équations des modélisateurs d’épidémie : en France, l’été pourrait être aussi calme que tempétueux.

    Pas facile d’être modélisateur d’épidémie en ces temps incertains. Leur mission : bâtir les scénarios possibles pour permettre aux autorités d’agir précocement. Fin janvier, ils avaient anticipé la vague de mars de covid-19, sans toutefois parvenir à convaincre les politiques. Pour cet été, en revanche, les modèles mathématiques, perclus d’inconnues, autorisent toutes les hypothèses.

    « La problématique est vraiment dans cette compétition entre, d’un côté de la balance, la reprise de l’activité et de nos interactions sociales à travers le processus de déconfinement, qui peut faire augmenter le nombre de contaminations, et de l’autre côté, l’avancée de la vaccination, et l’amélioration des facteurs climatiques, qui vont, a priori, nous aider à contrôler cette épidémie », explique l’épidémiologiste Pascal Crépey.

    L’équilibre de cette balance oscille entre deux extrêmes : « Des niveaux de circulation très faibles, proches du zéro covid, au moins pendant l’été » et « d’autres scénarios qui projettent une quatrième vague au cours de la période », renseigne l’enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de Rennes. Une quatrième vague crainte par le Conseil scientifique, dans un avis rendu public vendredi.

    L’enjeu de la vaccination
    Une forte progression de la vaccination est l’une des clés pour bénéficier d’un été épidémique en pente descendante. Mais sur ce point, les incertitudes sont vives : « Sa montée en puissance, jusqu’à présent, dépendait uniquement de la livraison de doses. Maintenant, on arrive dans une période où l’obstacle est plutôt le fait de convaincre une part suffisante de la population », note Jean-Stéphane Dhersin, modélisateur d’épidémies au CNRS.

    « L’acceptabilité du vaccin est une inconnue qui fluctue beaucoup, notamment en fonction d’annonces médiatiques sur les effets secondaires », poursuit le directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions. Plutôt pessimiste, il estime que « dans l’état actuel de ce qu’on voit, on n’arrivera jamais à un taux de vaccination suffisant pour revenir à la vie d’avant ». Même s’il constate une remontée de l’acceptabilité chez les jeunes et l’existence de « leviers politiques », comme la vaccination des enfants et la piqûre obligatoire pour voyager.

    Autre grande inquiétude chez les épidémiologistes, l’arrivée possible de variants résistants à la vaccination qui pourraient contrarier l’été. « Si on veut être serein sur ce point, il est important d’avoir une surveillance génomique précise dans le pays et que les données soient communiquées », insiste Jean-Stéphane Dhersin.

    Impossible, selon lui, de plaquer le modèle de l’été 2020, plutôt calme, sur celui de 2021 : « On est dans une sortie de confinement très différente de l’année dernière. Pour l’instant, on a un taux d’incidence très élevé », relève le mathématicien.

    Un été breton fragile
    Les Bretons, qui subissent une épidémie moins dramatique - surtout les Finistériens -, jouiront-ils de vacances plus tranquilles ? « Ils ne doivent pas se sentir à l’abri et moins obligés de faire attention parce que le contrecoup pourrait être sévère », prévient Pascal Crépey. « Le pire n’est pas certain. C’est plutôt une bonne chose. Une certitude, en revanche, c’est que le virus est toujours présent et qu’on a cette épée de Damoclès au-dessus de nous. Elle invite forcément à la prudence », conclut-il.

  • Un millier d’étudiants en BTS portent plainte contre les ministres Blanquer et Vidal - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/un-millier-d-etudiants-en-bts-portent-plainte-contre-les-ministres-blan

    Alors qu’un millier d’étudiants en BTS ont porté plainte contre lui, le ministre de l’Éducation a annoncé, ce dimanche, que les étudiants de BTS qui ne réussiront pas leurs épreuves bénéficieront « pendant deux mois » d’un « coaching personnalisé » jusqu’à l’épreuve exceptionnelle de rattrapage prévue en juillet.

    L’avocat Fabrice di Vizio a déposé plainte, vendredi, auprès de la Cour de justice de la République (CJR) contre les ministres de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, au nom de mille étudiants, mais aussi de collectifs de médecins et de familles de victimes de la covid-19, qui déplorent le maintien des épreuves de BTS en présentiel, les 27 et 28 avril, a révélé le JDD. Ils estiment que la situation sanitaire ne leur permet pas de préparer ni de passer les épreuves dans de bonnes conditions.

  • Covid-19 : une levée rapide des mesures de restriction inquiète les scientifiques - France - Le Télégramme
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    Des clients assis à la terrasse d’un café, à Lille, le 9 septembre 2020. Le gouvernement travaille à une réouverture des terrasses et certains lieux culturels à partir de la mi-mai.
    Photo d’archives AFP

    Jean Castex a annoncé, jeudi, la réouverture des écoles pour lundi, la fin des limites de déplacement le 3 mai, et la réouverture progressive à la mi-mai de commerces et lieux de culture. Des scientifiques mettent toutefois en garde contre un relâchement trop hâtif des mesures visant à limiter la propagation de la covid-19.

    Existe-t-il réellement de « vrais motifs d’espoir », comme l’a affirmé le Premier ministre, jeudi soir, lors de son annonce d’un relâchement progressif d’une série de mesures de restriction destinées à lutter contre la covid-19 ? Pour être aussi catégorique, Jean Castex s’est appuyé sur le fait que « le pic de la troisième vague semble derrière nous ». De nombreux scientifiques sont moins optimistes : « On est sur un plateau, on ne peut pas vraiment dire que l’on est en phase de décroissance », estime le professeur Yves Buisson, épidémiologiste et président de la cellule Covid-19 de l’Académie nationale de médecine.

    Sa consœur Catherine Hill, de l’institut Gustave-Roussy, juge même « la situation assez mauvaise » : « Ça n’augmente plus. Mais en réanimation, on est encore aujourd’hui au-dessus du point le plus haut de la deuxième vague ». Fin observateur de la pandémie, le généticien Axel Kahn pointe, lui aussi, le fait que « la circulation virale a à peine diminué ».

    « Complètement irresponsable »
    Faut-il alors s’engager aussi vite dans un processus pour desserrer le verrou ? « Lever le pied dans ces conditions me paraît complètement irresponsable », tance Catherine Hill qui note qu’« on serait déjà très content, si, le 15 mai, on revenait au niveau où l’on était lorsqu’on a fermé les écoles (le 5 avril, NDLR). Mais de toute façon, cela n’arrivera pas, on va plutôt stagner, puisque les gens vont remettre les enfants à l’école, se recroiser, etc. ».

    Selon Yves Buisson, « les annonces pour la mi-mai sont politiques, de manière à fixer un objectif aux commerçants, aux restaurateurs, pour qu’ils ne désespèrent pas trop. Pour l’instant, on ne dispose d’aucun chiffre de surveillance épidémiologique qui nous permet de dire qu’à la mi-mai, on pourra aller manger au restaurant », constate le scientifique.

    Il voit tout de même d’un bon œil la réouverture des écoles, notamment « parce qu’elles ne sont pas un lieu majeur de la transmission du virus dans la population ». Le nouveau « protocole très strict » et le « renforcement massif des tests » (salivaires et autotests), annoncés par Jean Castex, peuvent fonctionner, positive Yves Buisson. À condition que « les tests soient utilisés de façon intelligente : certains parents se sont opposés à ce que leurs enfants subissent un prélèvement salivaire alors qu’il s’agit juste de cracher dans un tube… ». « Si on applique bien les mesures existantes, si on y ajoute les tests et qu’on vaccine les profs, on va y arriver ! », conclut-il.

    Des autotests peu fiables ?
    Catherine Hill, fervente défenseuse des tests massifs de toute la population, est beaucoup moins convaincue. « Les enfants seront négatifs le lundi mais se contamineront le mercredi à la boulangerie, en jouant avec leurs petits copains, ou au contact de leurs parents. » Elle critique aussi la fiabilité des autotests, qui sont actuellement réservés aux plus de 15 ans : « La Haute autorité de santé les accepte quand ils ont une sensibilité de 50 % : si vous invitez des personnes infectées à une fête et qu’elles utilisent un autotest, la moitié aura un faux négatif et l’autre moitié, un vrai positif. Ça ne marche pas ». Le gouvernement a également indiqué viser un objectif de « 600 000 tests salivaires par semaine d’ici à la mi-mai », pour 6,6 millions d’écoliers. Catherine Hill compare cela « à vider une baignoire avec une passoire ». Elle suggère plutôt de regrouper tous les prélèvements d’une même classe pour subir un seul test PCR - la méthode du pooling - et gagner en temps et en efficacité.

    Le pari de la vaccination
    Le gouvernement s’est aussi targué d’une accélération de la campagne vaccinale qui pourrait permettre de mieux contrôler l’épidémie. Même en cas de levée des restrictions ? « Le gouvernement, le Président, ont décidé de tout jouer sur la vaccination, analyse Axel Kahn. S’il n’y avait pas cette vaccination, desserrer les écrous des contraintes sanitaires, à ce niveau de circulation virale, à plus de 30 000 contaminations par jour, serait suicidaire. Mais comme la vaccination augmente énormément, les autorités espèrent qu’on arrivera à faire aussi bien que les États-Unis, Israël et l’Angleterre qui vaccinent de manière massive et chez lesquels la circulation virale décroît. »

    Yves Buisson préférerait toutefois que le gouvernement se base davantage sur les indicateurs épidémiologiques que sur les chiffres de vaccination pour relâcher les mesures. Et si les indicateurs passent plus vite au vert dans certains territoires, comme la Bretagne, il estime aussi logique de les voir moins contraints. Catherine Hill, pour sa part, pointe un autre danger : celui d’un virus qui circulerait toujours beaucoup dans une population de plus en plus vaccinée : « On risque de sélectionner des variants résistants ».

  • Sécurité routière : le nombre de morts a chuté de 28 % par rapport à mars 2019 - France - Le Télégramme
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    La baisse de la mortalité sur les routes s’est confirmée en mars.
    Le Télégramme/François Destoc

    Le nombre de personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en mars a connu une baisse de 28 % par rapport à mars 2019… La comparaison avec l’année 2020, marquée par le confinement, n’est pas jugée pertinente.

    Bonne nouvelle ce lundi sur le front de la Sécurité routière ! Avec 183 décès, le nombre de personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en mars a connu une baisse de 28 % par rapport à mars 2019, nouvelle année de référence. Cette baisse de la mortalité s’explique en grande partie par le couvre-feu, la limitation des 10 km ainsi que l’incitation au télétravail, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).

    La comparaison avec les chiffres de l’année précédente n’est plus jugée assez représentative, le mois de mars 2020 ayant été marqué par un confinement strict, et une chute inédite de la circulation. Un an plus tard et malgré les restrictions en cours, les autorités estiment ainsi à seulement 10 % la baisse de trafic en mars 2021 « par rapport à la période précédant le premier confinement ».

    Seize cyclistes et dix-huit piétons parmi les 183 tués
    Le mois dernier, parmi les 183 tués, figuraient au moins 86 automobilistes, 46 usagers de deux-roues motorisés, seize cyclistes et dix-huit piétons, selon de premières estimations, non complètes.

    Les personnes âgées de 65 ans et plus, ont été notablement plus touchées par la mortalité routière en mars 2021 (+20 morts) qu’en mars 2019.

    En Outre-mer, la mortalité a également légèrement baissé en mars 2021 par rapport à 2019, avec 22 décès et 295 personnes blessées.

    En 2020, la mortalité sur les routes de France a connu son plus bas niveau historique depuis l’après-Guerre, avec un total de 2 550 victimes.

  • L’islam des lumières de l’imame Kahina Bahloul - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/l-islam-des-lumieres-de-l-imame-kahina-bahloul-19-04-2021-12737139.php


    _Kahina Bahloul photo Samuel Kirszenbaum.
    Photographe : Samuel Kirszenbaum

    En France, trois femmes imames dirigent les prières auprès de fidèles (1). Dont Kahina Bahloul, Franco-Algérienne, diplômée en islamologie, qui vient de sortir un livre intitulé « Mon Islam ma liberté ». Elle prône un islam des lumières, où la femme est l’égale de l’homme.

    Votre histoire familiale fait que vous êtes née à la croisée de plusieurs religions. Pourquoi avoir choisi l’islam ?
    Après avoir approfondi mes connaissances sur l’islam, je me suis rendu compte que cette religion, de par sa position de dernière religion monothéiste dans le temps, reprend l’histoire du judaïsme et du christianisme. Je suis née d’un père Kabyle musulman et d’une mère française. J’avais une grand-mère juive polonaise et un grand-père catholique. L’islam m’a permis de synthétiser tout cela. La mort de mon père a été un révélateur. Je me suis tournée vers cette religion et je n’ai cessé d’approfondir ma connaissance du soufisme. Tout cela s’est fait naturellement. Enfant, j’ai vécu en Algérie. Je n’avais aucune contrainte vis-à-vis de la religion. Je n’ai jamais porté le voile. Et dans ma famille, on ne m’a jamais demandé de le faire. Mes tantes, d’ailleurs, ne le portaient pas. Si je devais décrire cet islam familial, je le qualifierais d’éthique. Il a formé ma conscience d’individu responsable.

    « Dans notre mosquée, les hommes et les femmes peuvent prier dans la même salle. »

    Quel est votre parcours ?
    Après des études de droit en Algérie, j’ai été cadre dans des cabinets d’assurance pendant douze ans. Ensuite, j’ai repris mes études en islamologie. J’ai fait un master et actuellement je prépare une thèse, je suis en troisième année de doctorat à l’École pratique des hautes études à Paris.

    En février 2020, vous avez accueilli une mosquée baptisée Fatima (2). Comment fonctionne-t-elle ?
    Nous ne sommes pas propriétaires d’un local fixe. Nous louons une salle pour la prière du vendredi. Car notre gros problème, c’est le financement. Nous sommes en dehors des circuits traditionnels. On ne bénéficie pas du soutien de l’Algérie, du Maroc ou de la Turquie qui contribuent au financement de la plupart des mosquées en France. Dans notre mosquée, les hommes et les femmes peuvent prier dans la même salle. Ce n’est pas le cas dans les lieux traditionnels, qui ne nous convenaient plus, où les femmes sont séparées des hommes. Elles prient dans des sous-sols, des mezzanines. Les fidèles qui viennent à Fatima, que je codirige avec le philosophe et imam Faker Korchane, sont d’origines très diverses. En islam, il n’y a pas d’autorité qui installe un imam. La légitimité vient de la communauté religieuse. Nous avons été désignés par un groupe de croyants pour conduire la prière.

    Vous combattez le patriarcat et le virilisme. Récemment, un imam guinéen, en faisant référence à vous, a déclaré qu’une femme ne pouvait pas devenir imame sous prétexte qu’elle « excite » les hommes et que, de ce fait, ces derniers ne seraient pas réceptifs pendant la prière. Qu’en pensez-vous ?
    C’est consternant d’entendre ce genre de commentaires. Quand des responsables religieux parlent de la sorte, ils ne se rendent même pas compte qu’en dénigrant ainsi les femmes, ils donnent d’eux-mêmes une image extrêmement négative. Ça renvoie à des rapports archaïques où les femmes sont des proies et les hommes des bêtes incapables de maîtriser leur libido. C’est incroyable de tenir un tel discours au XXIe siècle ! Rien, dans les textes fondamentaux, n’interdit à une femme de diriger la prière.

    « Je reçois beaucoup de messages de gens qui me remercient de donner cette image d’un islam de la tolérance, de paix et d’ouverture. »

    Comment est accueilli votre islam des lumières dans la communauté musulmane ?
    Tout d’abord, il n’y a pas de communauté musulmane homogène. Il y a des citoyens, des individus très différents. Bien évidemment, nous avons été vivement critiqués par des fondamentalistes, des conservateurs, mais aussi des jeunes qui sont probablement dans une recherche identitaire et qui croient devoir protéger l’islam d’un dévoiement. En dehors de ça, nous avons beaucoup d’adhésions. Notamment depuis la publication de mon livre. Je reçois beaucoup de messages de gens qui me remercient de donner cette image d’un islam de la tolérance, de paix et d’ouverture.

    Pensez vous pouvoir un jour accompagner la création d’une mosquée conduite par une femme, en Algérie, où vous avez vécu ?
    Je ne sais pas si cela se fera de mon vivant. Actuellement, en tout cas, cela me semble inimaginable. Dans l’Église catholique, aussi, les choses sont assez sclérosées. Une femme prêtre, conduisant ses paroissiens, je ne pense pas que ça soit pour demain.

    (1) Deux autres femmes, Eva Janadin et Anne-Sophie Monsinay, converties il y a une dizaine d’années, ont créé récemment une mosquée en région parisienne.

    (2) En référence à Fatima Zahra, fille du prophète Mahomet.

    Pratique. Kahina Bahloul « Mon Islam ma liberté ». Albin Michel

  • Violences du 1er mai 2018 : Alexandre Benalla et trois autres personnes renvoyés en procès - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/violences-du-1er-mai-2018-alexandre-benalla-et-trois-autres-personnes-r

    Alexandre Benalla sera jugé, aux côtés de trois autres personnes, pour les violences commises le 1er mai 2018 à Paris, point de départ d’un scandale politique.

    Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée, a été renvoyé en procès lundi par le juge d’instruction chargé d’enquêter sur l’affaire des violences du 1er mai 2018 dans la capitale, a appris l’AFP mardi de source judiciaire. Déjà renvoyé en correctionnelle pour l’utilisation frauduleuse de passeports diplomatiques et de service, M. Benalla affrontera un second procès, au côté de trois autres prévenus, notamment pour des « violences volontaires » sur des manifestants à Paris qui avaient suscité un scandale politique.

    L’ordonnance de renvoi au tribunal correctionnel datée de lundi, quasi-conforme aux réquisitions du parquet de Paris, renvoie l’ex-chargé de mission, reconverti dans le privé, devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires », « immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique » ou encore « port d’arme » ou « port public d’insigne » non-autorisé.

  • Le devenir de l’Observatoire de la laïcité au cœur d’une âpre bataille politique - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/le-devenir-de-l-observatoire-de-la-laicite-au-coeur-d-une-apre-bataille


    Jean-Louis Bianco, ancien ministre socialiste et ex-président de l’Observatoire de la laïcité.
    Archives EPA

    Dans les prochains, Matignon va devoir trancher sur l’avenir de l’Observatoire de la laïcité, instance consultative critiquée par certains politiques mais soutenue mais de nombreux acteurs de terrain.

    La question sensible de la laïcité est à nouveau au centre d’enjeux politiques : Matignon doit trancher dans les prochaines semaines sur le devenir de l’Observatoire de la laïcité, sous le feu des critiques de certains politiques qui lui reprochent de ne pas faire assez contre l’islamisme.

    Le Premier ministre l’avait laissé entendre à l’automne. Marlène Schiappa, la ministre chargée de la Citoyenneté l’a confirmé ces derniers jours devant le Sénat : le gouvernement veut faire « évoluer le portage de la laïcité ».

    Et cela ne passera « pas nécessairement par le maintien de l’Observatoire », dont le mandat du président et ex-ministre socialiste Jean-Louis Bianco vient d’expirer, a-t-elle précisé.

    Une vingtaine d’experts et parlementaires
    Cette instance consultative installée en 2013 est chargée, sur le terrain (école, entreprises, administrations), de faire de la pédagogie sur les principes de la laïcité (neutralité de l’État, liberté de conscience et de religion dans le respect des lois de la République…) ou de conseiller le gouvernement à travers avis et rapports.

    La ministre a plaidé pour un nouveau système, à double étage : « une instance de type haut conseil à la laïcité » et « un renfort au niveau de l’administration ».

    Depuis plusieurs années, l’Observatoire - une vingtaine d’experts et parlementaires - a été accusé par certains responsables politiques, ou des membres du Printemps républicain, mouvement proche de l’ancien Premier ministre Manuel Valls, d’être trop laxiste et de ne pas en faire assez contre l’islamisme.

    « Le problème », c’est « sa complaisance invraisemblable envers des mouvements qui (…) mettent en danger » la loi de 1905 séparant les Églises et l’État, affirme ainsi l’essayiste Caroline Fourest dans Le Point vendredi. Des accusations que l’Observatoire n’a cessé de réfuter, plusieurs acteurs de terrain venant ces derniers jours saluer son action.

    « Outil répressif »
    Le clivage n’est pas nouveau, mais il ressurgit, opposant deux camps aux conceptions différentes de la laïcité à la française ; les tenants d’une limitation plus poussée de la liberté religieuse notamment du port de signes religieux comme le voile, d’un côté. Et les partisans du respect de la liberté religieuse tant qu’elle ne trouble pas l’ordre public, de l’autre.

    Craignant une politisation du sujet, un collectif de 119 universitaires a mis en garde, dans une tribune dans Le Monde mercredi, contre la tendance à vouloir « élargir, sous prétexte de laïcité, le domaine d’application de la neutralité du seul État à la société en son entier ».

    Cela reviendrait à faire de la laïcité « un outil répressif, de contrôle et d’interdiction, en contradiction totale (…) avec la loi de 1905 », selon ces chercheurs et sociologues, dont Olivier Roy, Philippe Portier, ou encore Jean Baubérot.

    Vendredi, dans Libération, un autre collectif de professeurs d’universités américaines, canadiennes ou européennes avertissent qu’avec l’éventuel non renouvellement de l’Observatoire, « la peur prend le pas sur le respect des principes essentiels des droits humains ».

    Querelles de territoire
    À quoi ressemblera ce processus de refonte de la laïcité ? À Matignon, on espère aboutir d’ici à la fin du mois. Mais la question est « complexe, source d’embarras, pour ne pas dire de division », indique une source proche du dossier.

    Il y a notamment des « querelles de territoires entre plusieurs ministres », affirme une autre source préférant garder l’anonymat. D’un côté, Marlène Schiappa, qui aspire à être Mme Laïcité et s’active en « mobilisant » des « référents laïcité » dans les départements. De l’autre, Gérald Darmanin, qui est depuis l’automne, très à l’offensive dans la lutte contre le « séparatisme » islamique.

    Et enfin Jean-Michel Blanquer, qui, entre son Conseil des sages de la laïcité (côté Éducation nationale), et le lancement d’un think tank sur la laïcité, « entend montrer que c’est son pré-carré », ajoute cette source.

    Quelle ligne défendrait un futur haut conseil ? « Si on se contente de changer des noms, ce sera cosmétique. Il faut tout revoir de fond en comble », observe Amine El Khatmi, cofondateur du Printemps républicain. « Notamment la question des moyens, 60 000 euros (budget de fonctionnement annuel de l’Observatoire, NDLR) étant bien insuffisants ».

    En attendant, Jean-Louis Bianco et son rapporteur général Nicolas Cadène défendent leur bilan : 350 000 fonctionnaires, associatifs, ou entreprises formés en huit ans et des demandes d’intervention « qui n’ont jamais été aussi importantes ».