Twitter rend-il bête et méchant·e ?

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  • Dunkerque parie sur la gratuité des transports
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/29/dunkerque-parie-sur-la-gratuite-des-transports_5323090_3234.html

    A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.

    LE MONDE ECONOMIE | 29.06.2018 à 11h24 • Mis à jour le 29.06.2018 à 17h10 |
    Par Laurie Moniez (Lille, correspondance)
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    Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.

    Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.

    La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.

    Baisse des incivilités

    En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD et maire de Grande-Synthe. Le résultat, c’est un nouveau réseau permettant plus de fluidité grâce aux voies dédiées et aux feux prioritaires. « Avec les transports en commun, vous ne serez plus en retard au boulot ou au lycée », assure M. Carême. Surtout, les usagers vont découvrir des lignes plus simples à utiliser, davantage d’arrêts, une fréquence plus importante en zone dense avec de meilleures connexions entre les lignes… Désormais, 83 % de la population sera située à moins de 300 mètres d’un arrêt de bus.

    La gratuité proposée à titre expérimental uniquement le week-end depuis 2015 a permis de constater une hausse de fréquentation de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche. « Et les incivilités ont chuté de 60 %, précise le président de la CUD et maire de Dunkerque Patrice Vergriete (divers gauche), balayant ainsi un préjugé sur la gratuité. Les chauffeurs disent qu’ils découvrent une nouvelle clientèle, qui dit bonjour. »

    Pour le financement, la CUD a fait des choix. Elle a abandonné, en 2014, le projet de son précédent président qui rêvait d’une nouvelle salle de sports et de spectacles de 8 000 places, estimée à 180 millions d’euros. « Cette Arena était inutile, indique M. Vergriete. Pour les travaux du DK’Plus, nous avons investi 60 millions d’euros et 5 millions d’euros pour les études. » Une somme financée par le VTA (versement transport additionnel), une taxe sur les entreprises du secteur qui avait été augmentée de 0,5 point en 2011 pour financer la fameuse Arena.

    « Cohésion sociale »

    En intégrant le manque à gagner de 4,5 millions d’euros sur les recettes de billets, le surcoût d’exploitation du nouveau réseau gratuit est de 8,9 millions d’euros, pour atteindre 42,9 millions d’euros. Ce montant est financé aux deux tiers par le VTA et le solde par le budget général de la CUD. Les élus promettent donc qu’il n’y aura pas de hausse des impôts.

    « Le coût de cette mesure est compensé par ses effets positifs, garantit le maire de Dunkerque. Cela permet de rendre du pouvoir d’achat, c’est favorable à l’environnement, c’est un enjeu de cohésion sociale, et ça rend les personnes plus mobiles. »

    Ce schéma pourrait-il être transposé à d’autres villes ? « Je ne suis pas là pour faire la leçon aux élus locaux, prévient M. Vergriete. C’est vrai que nous sommes regardés de près car beaucoup disaient que c’était impossible à réaliser dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants. » Le maire de Dunkerque regrette que ce débat de société soit pollué par les « arguments fallacieux » avancés par d’autres collectivités, à commencer par le fait que ce qui est gratuit aurait moins de valeur. « Les arguments du débat en France sont assez minables », balaye-t-il avant d’annoncer que les 3 et 4 septembre se tiendront dans sa commune les premières rencontres des villes du transport gratuit. Parmi les tables rondes, chercheurs et maires de Tübingen (Allemagne), Tallinn (Estonie), Châteauroux ou Niort, reviendront sur les effets de la gratuité des transports en commun dans leurs villes. Les impacts environnementaux seront également abordés.

    #gratuité_des_transports #municipalité


  • Twitter rend-il bête et méchant·e ? @aude_v
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Twitter-rend-il-bete

    Il y a quelques mois je me suis inscrite sur Twitter, mue par diverses motivations. La première était bassement intéressée, il s’agissait de promouvoir les deux ouvrages que je venais ou m’apprêtais à publier. La seconde était que j’avais déjà tweeté pour de basses raisons mercenaires et que je n’étais pas contre l’idée de refaire ça un jour, il ne fallait pas trop perdre la main. La plus excitante était de m’habituer à écrire en deux cent et quelques signes, une écriture concise mais qui aurait quand même un peu de sens, soit un petit défi. Et enfin je venais de quitter un réseau social beaucoup trop intéressant : les discussions avec le cercle d’habitué·es avec qui j’avais pris l’habitude d’interagir me prenaient trop de temps.

    #twitter #seenthis #réseaux_sociaux #violence #paraitre

    • C’est une critique de seenthis que j’ai vu ou entendu à plusieurs reprises et que je partage : la qualité des échanges prend trop de temps et d’énergie. C’est plus de l’ordre de l’engagement que du réseau social en fait - enfin, « réseau social » au sens d’outil de communication interconnecté, parce qu’au sens littéral de cercle de discussion, seenthis accomplit pleinement son rôle.

    • Un des problèmes de Twitter (mais c’est pareil sur Facebook) c’est que la quantité remplace souvent la qualité... Nombre d’abonnés, nombre de messages, nombre de retweets... Le buzz ! Au final on a vraiment l’impression que personne ne lit véritablement dès que cela fait plus de deux lignes.

    • je pense tout est question d’usage... perso, j’adore twitter, mais je discute rarement, justement parce que ca part vite en n’importe quoi, entre les malentendus, et les trolls. Par contre ça peut être fabuleux pour avoir une réponse précise a une question, genre ou je peux trouver un shp avec les circonscriptions electorales, ou qui aurait une reference theorique sur l’uberisation de l’economie ? quand on a la chance de se suivre, les messages prives sont aussi très pratiques... et je les utilise presque plus que le mail maintenant. Bref, l’outil est merveilleux... comme seenthis en fait... sauf que seenthis est plus petit, on peut davantage discuter. Après, le « j’y passe trop de temps » me dérange... c’est comme le telephone cellulaire : il suffit de savoir déconnecter ! Je n’ai twitter que sur mon ordi, j’y passe 4 fois par jour, et ca me convient !

    • @freakonometrics

      Je n’ai twitter que sur mon ordi

      Je viens de réaliser à quel point je faisais mon âge à la difficulté et la lenteur avec lesquelles j’ai compris cette phrase. Genre je me suis dit beh oui évidemment qu’il faut un ordinateur connecté pour aller sur Twitter, et cinq minutes plus, bon sang mais c’est bien sûr, on doit pouvoir aller sur twitter avec un téléphone de poche connecté.

    • il y a quelques annees (6 ou 7) je surveillais un examen (universite) et un eleve m’a demande « monsieur, on peut utiliser nos telephones pour avoir l’heure, il n’y a pas d’horloge »... naivement j’ai dit, « ben oui, pas de soucis ». Des collegues m’ont montre qu’avec un telephone, on pouvait avoir tous les pdf du cours (slides, notes de lecture, correction d’exercice). Crois moi, je dois etre le plus depasse des gens de ma generation en matiere de technologie... La connection internet de mon telephone me sert juste a creer un reseau local pour connecter mon ordinateur quand je suis dans le train (ou quelque part ou je ne peux pas me connecter avec un reseau ouvert)

    • C’est une structure assez addictive (avec le nombre de posts nouveaux qui s’affiche en continu, notamment), alors il est normal d’y perdre du temps quand on n’a pas une âme d’ascète.

      Il y a peut être des gens qui apprécient le côté #chronophage mais sinon il faut chercher de quoi poser des limites pour contrôler ses usages autrement que par la capacité à dire à temps « c’est tout pour cette fois ».

      Je suis adepte des usages matinaux et j’essaie de ne jamais céder le soir (d’autant que c’est excitant et que ça perturbe le sommeil). Je suis en train d’élaborer mes garde-folle pour ici. Le premier que j’ai trouvé, c’est de ne pas me connecter depuis mon outil de travail mais seulement depuis ma tablette, histoire de marquer la limite entre les deux temps. Pour les usages « de travail » de Seenthis, il est consultable de la même manière hors connexion.

      Pour le côté « pauvre vieille » (en fait c’est une meuf qui m’a dit ça mais j’ai eu la flemme d’aller chercher dans les plus de 80 % de violence verbale masculine de mes vieilles notifs), j’ai repris des études cette année avec des jeunes de 18 ou 20 qui biberonnent en continu, souvent la tête baissée sur leur téléphone.

      Comment contrôler la tentation démultipliée par le smartphone ? Alors que mes notifications différentes arrivent sur des supports différents (vous avez un mail quand j’ouvre mon logiciel de courrier, une notif FB quand j’ouvre mon navigateur et active la page). j’ai l’impression que sur smartphone tout arrive à l’accueil. Je n’arriverais pas à contrôler mes usages, mon petit shot de relations ou d’activités communicantes qui tentent de me faire croire que dans cette société ou rien n’a de sens, au moins je suis connectée à des gens qui me valident.

      Comment faire quand on n’a pas une âme d’ascète et plein de failles que les réseaux sociaux exploitent ?

    • Oh, salut @aude_v ! :)

      Sur seenthis, il faut effectivement apprendre à ne pas se sentir sollicitée par tout ou tenue de réagir à chaque billet pertinent, sinon on y passe la journée... La dimension amicale ou affinitaire rend cela plus compliqué : on veut aussi reconnaître le travail (de veille, d’analyse, d’écriture) des autres à sa juste valeur.

      Une technique efficace de mise à distance, pour moi, c’est de suivre le flux de nouveaux billets via RSS et pas directement dans l’interface de seenthis. Je rate certainement des choses (d’autant que je ne sais pourquoi, je vois uniquement les 25 derniers billets, ce qui en écrème beaucoup si j’ouvre mon agrégateur de RSS une seule fois par jour), mais ça évite la captation de l’attention.

    • Je suis d’accord avec ça : ça ne doit pas être une solution uniquement individuelle et mentale parce que « on est fort dans sa tête », et nous « on est au-dessus de tout ça ». Les mécanismes d’addictions (dont le système des notifications est une grosse partie) sont conçus, pensés, exprès pour niquer notre tête, qui que l’on soi.

      C’est comme la publicité, j’en vois tellement qui disent « oui mais moi ça ne me fait rien, ça ne me pousse pas à acheter tel produit ». Alors qu’on est toujours influencé d’une manière ou d’une autre si on y est exposé de manière récurrente. Si ce n’est pas pour tel produit c’est pour le magasin où tu vas le trouver, ou c’est pour l’envie même si t’achètes une autre marque, etc.

      Bref, et donc pour les réseaux sociaux, c’est pareil, la plupart sont conçus pour être addictifs, alors tant mieux si telle personne est trop puissante et arrive à gérer son temps, mais c’est 0,1% des utilisateurices… D’où l’obligation de chercher des solutions ou configurations techniques pour contrecarrer.

    • \o/ :-)

      De mon côté, afin de me protéger, je bloque toutes les notifications, quand cela est possible. Si ce n’est pas possible, je n’installe pas ou je désinstalle. En conséquence, pas d’appli Facebook par exemple, tant pis pour la messagerie interne que je ne peux pas consulter depuis Firefox sur mon smartphone. Très peu d’applis en général, et jamais en tâche de fond (batterie), on ne peut pas faire confiance aux éditeurs d’applications pour ne pas exploiter nos informations personnelles...

      (je trouve ça génial par exemple de pouvoir exploiter le GPS pour donner des informations pertinentes par rapport à mon besoin immédiat... mais pourquoi alors, ensuite, je reçois des informations que je n’ai jamais réclamé et qui n’ont aucun rapport avec l’utilisation que j’ai fait du GPS ? Exemple : je sors de chez mon comptable, voisin d’une société d’évènementiel... et je reçois une notification « avez vous apprécié votre visite à la société trucmuche ? » ça c’est de l’authentique intrusion malvenue qui me convainc de couper le GPS 99% du temps)

      Sur PC de bureau aussi on peut la plupart du temps désactiver les notifications. Ne pas avoir les réceptions de mails en direct par exemple, histoire d’avoir une chance de parvenir à rester concentré plus de 10 minutes.

      Et entre nous, les échanges sur les grands réseaux sociaux me fatiguent. Personnellement, plus d’espoir de pouvoir initier un quelconque dialogue. A moins que je n’ai pas le temps, plus simplement.

    • @intempestive c’est parce que le flux RSS ne contient de 25 éléments, tout simplement (je serais partisan qu’il ait les 100 derniers moi). Inversement, mon Thunderbird étant allumé 18h sur 24, j’ai quasiment tout dans la liste, et du coup je loupe moins de choses que si j’allais sur le site (je ne vais sur le site que pour étoiler ou pour commenter un seen précis, depuis mon lecteur). Mais du coup j’ai encore plus à lire, et ça rejoint les notifs des autres réseaux sociaux : dans mon lecteur de flux, ça affiche XXX non lus en gras, et ça donne envie de cliquer pour « nettoyer » en lisant tout ce que que n’ai pas encore lu. Une première étape pour moi serait de réussir à vraiment avoir deux flux, un avec que les trucs de travail, et un avec les trucs persos politique musique etc, et ne pas ouvrir le flux perso pendant la journée. Mais il y a pour l’instant un #seenthis_bug, quand on ne suit que des tags, le flux est vide, du coup impossible pour l’instant.

    • Un jour, je demande à un pote codeur de voir pourquoi je recevais mal son site sur mon vieux téléphone-crétin. Au bout d’une heure, très content de lui, il me montre l’écran sur lequel il avait fait s’afficher « Hé mamie, faut changer de tel » et il a éclaté de rire.
      J’étais pourtant très contente de cette bouse technique à l’OS plutôt inconnu, tout comme je maintenais en vie mon téléphone à cadran ou que je fais ma propre pâte à tarte plutôt que d’acheter des pâtes toutes faites avec de l’alcool dedans que mes amis ex-alcooliques ne peuvent pas manger. Et jamais je n’ai marqué sur le fond de mes tartes « Hé l’alcoolo change de pâte à tarte si t’es pas content ». Je baigne dans l’informatique depuis fort longtemps et j’ai toujours détesté et l’informatique et les informaticiens, ce qui est assez drôle j’avoue, je ris tous les jours d’ailleurs.
      Bref, j’avais refusé d’avoir un PC, vous savez ce qu’on nommait #Personal_Computer, un truc aussi con que la machine à faire le pain chez soi quand tu es boulanger. Tu peux monter ta startup dans ton garage pour devenir riche comme Steve, mais seulement dans ce cas, ou tu peux t’user les doigts pour le logiciel libre et nourrir ton cancer électro-magnétique en perdant la vue. Bref, autour de 1998, les silicon graphics et autres DP422, Harry Paintbox, Matador, monstres technologiques des fortunés post-producteurs ont été supplantés par les apples, m’obligeant à avoir un #PC chez moi. Chose que j’avais toujours refusé par hantise de la chronophagie informatique. Et depuis, je me fais une fierté d’avoir des appareils bridés qui n’affichent pas la bonne heure.
      J’ai configuré mon téléphone à minima (GG est sur 80% des téléphones-espions maintenant) et il ne me sert que comme téléphone. Ça a été plus long que prévu mais ça le fait, j’ai déjà un ordi c’est bon et je sais lire une carte ou faire confiance à ma boussole personnelle. Mais je suis aussi mal comprise que lorsque j’ai demandé à détruire ma carte bleue à mon banquier à la fois médusé et paniqué d’une telle audace, il blémissait en coupant avec ces ciseaux l’œuvre de la grande déesse SG.
      Ça continue de me faire rire.
      Et j’ai toujours en tête la démonstration de @fil sur les deux groupes d’enfants, le premier reçoit un livre, le deuxième un fusil. Non, les outils ne sont pas anodins.

      @luditouti vous salue :)

      Psst, merci aude_v de revenir par ici, ça fait plaiiiisirr
      y’a pas une coquille par là dans ton texte ?

      Ça ne marche pas mal, au point que je suis allée à la castagne

    • Merci @aude_v pour ce retour d’expérience. Moi-même me suis piégé sur touiteur il y a quelques mois. J’étais alors victime d’une profonde colère sociale contre l’augmentation de la CSG sur les pensions de retraite. Donc je me suis investi en créant des « moments », en tweetant, retwettant, « likant ». Et comme la colère sociale se nourrit de tellement de « sujets » qui fâchent , j’ai passé un temps fou sur ce machin (à ma décharge, c’était l’hiver et son cortège de tempêtes et de jours pluvieux). Bref, j’ai gagné quelques abonné·es (que j’ai perdu lorsque j’ai préféré le silence), discuté avec des gens (on dit « comptes » là-bas) plutôt sympas, me suis pris le chou avec des boulets malfaisants (dont un, au passage, qui a tenté de hacker mon compte), clashé les « comptes officiels » de nos princes et autres seconds couteaux politicards locaux. J’ai gagné (un peu) de popularité en observant le compteur de mes « impressions » (une belle #saloperie soit dit en passant, ce truc). Et au final, cet « investissement » a laissé un fort sentiment de frustration et la fait d’avoir mon vu égo flatté pendant cette période n’a pas compensé le temps perdu sur ce réseau (ou volé par ce réseau). Et malgré le fait que le machin ait doublé le nombre de caractères de nos posts, les échanges restent parcellaires, bancals, ambigus, et ne font que nous encourager dans nos attitudes de m’as-tu-vu qui nous la pétons.
      Tout ça pour dire que chez @seenthis c’est quand même bien mieux. Je m’en sers maintenant comme moteur de recherche et ça marche plutôt bien pour trouver des arguments que j’utilise dans des discussions avec des « vrais gens » (IRL, comme on dit). le seul problème avec les flux d’informations, c’est justement le « flux » dans lequel il n’est pas toujours très facile de faire des choix pertinents et le manque de temps pour participer aux discussions.