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  • Lectures pour une ombre by Jean Giraudoux
    https://gutenberg.org/ebooks/70995

    “Lectures pour une ombre” by Jean Giraudoux is a novel written in the early 20th century. The narrative unfolds against the backdrop of World War I, exploring the complexities of life, war, and personal narratives as they intertwine in the experiences of soldiers and civilians alike. Central to the story are the reflections and interactions of various characters, including soldiers and local inhabitants, as they navigate through the chaos of war. The opening of the novel sets a contemplative tone, depicting the soldiers waking up in an unfamiliar setting, dealing with the physical and emotional remnants of a recent battle while longing for the familiarity of home. With reference to their thoughts about the war league and the unrealized dreams of the future, characters ponder their relationships and loss amidst the unfolding events. The narrative introduces various details about daily life intertwined with the military context, highlighting the juxtaposition of mundane activities against the backdrop of war chaos. As soldiers reminisce about their pasts and engage in humorous yet poignant dialogues, the reader is drawn into their world where the specters of love, loss, and hope linger despite the harsh realities surrounding them. (This is an automatically generated summary.)

    Oeuvres de Jean Giraudoux. 3, Lectures pour une ombre / Jean Giraudoux | Gallica
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9690281w.texteBrut

    Texte complet disponible en ligne

    Title : Oeuvres de Jean Giraudoux. 3, Lectures pour une ombre / Jean Giraudoux
    Author : Giraudoux, Jean (1882-1944). Auteur du texte
    Publisher : Emile-Paul frères (Paris)
    Publication date : 1929
    Set notice : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39156199f
    Relationship : Titre d’ensemble : Oeuvres de Jean Giraudoux
    Relationship : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb321699372
    Type : monographie imprimée
    Language : French
    Format : 1 vol. (224 p.) ; in-8
    Description : Contient une table des matières
    Rights : Public domain
    Identifier : ark :/12148/bpt6k9690281w
    Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-24164 (3)
    Provenance : Bibliothèque nationale de France
    Online date : 05/06/2016

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lectures_pour_une_ombre

    Lectures pour une ombre est un roman de Jean Giraudoux publié en 1917 aux éditions Émile-Paul Frères. Il est dédié au critique et journaliste André du Fresnois.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giraudoux
    https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Jean_Giraudoux

    #roman #lettres #1917

  • Six membres d’AFO, groupe d’ultradroite antimusulmans, condamnés à deux ans de prison ferme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/09/30/six-membres-d-afo-groupe-d-ultradroite-antimusulmans-condamnes-a-deux-ans-de

    Parmi les condamnés à de la prison ferme figurent Guy Sibra, 72 ans, présenté comme le fondateur d’AFO, Bernard Sorel, 76 ans, le chef de la cellule Ile-de-France, et un ancien militaire de 39 ans, Daniel Raimbault, recruté pour ses connaissances en explosifs.

    Créer un groupe de terroriste (voué à terroriser par des assassinats) ayant pour chefs des septuagénaires alors que dans une organisation naissante les chefs se doivent d’être en première ligne, pas de doute, ces surhommes là manquent de jugeote.
    #extrême_droite

  • L’homme, un hystérique comme un autre (Le Monde diplomatique, octobre 2025)
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/203/A/68764

    Sans doute lassé de la monotonie des affections classiques du système nerveux, Jean- Martin Charcot (1825-1893) se lance dans l’étude de l’#hystérie (du mot grec « utérus ») à partir des années 1870. Si ses observations finissent par le mener dans une impasse, elles lui permettront d’affirmer que ce trouble n’est pas l’apanage des femmes, contrairement à ce qui était proclamé depuis Hippocrate. Elles contribuent aussi à dissiper le soupçon de simulation qui pèse sur les malades en crise. Sommité médicale et personnage mondain, ce précurseur de la neurologie moderne dont Sigmund Freud fut le stagiaire donne chaque mardi à la Salpêtrière des cours cliniques mettant en scène des malades devant un auditoire mêlant médecins, artistes, journalistes ou magistrats. Le texte ci-dessous est un extrait de sa leçon du 13 décembre 1887. MM. Blin, Charcot et Colin, Leçons du mardi à la Salpêtrière. Notes de cours, 1887-1888, Librairie Delahaye et Lecrosnier, Paris, 1889..

    "J’ai cultivé mon hystérie avec jouissance et terreur"
    Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu.

    L’étymologie est trompeuse : l’hystérie n’est pas une question d’organe, elle est psychique. Il faut donc aller cherche ailleurs le sexisme de la psychanalyse.

    #hystérie_masculine #psychiatrie #psychanalyse #histoire

    • Oui, c’est très malheureusement payant, comme tout le dossier psychiatrie (qui ne doit pas contenir que des âneries) publié par le MD, et je le trouve pas. Dommage.

      De ce fait, j’ai cherché ailleurs pour me rafraîchir la mémoire quant à l’accusation erronée faite à la psychanalyse à ce propos.

      On trouve par exemple, dans la Revue française de psychanalyse, L’hystérie masculine entre mythes et réalités, par Jean-François Rabain
      https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5452294q.image.r=revue+française+de+psychanalyse.f47.pagination.lan

      L’hystérie masculine (féminine), Gérard Pommier
      https://shs.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2014-1-page-81

      L’hystérie est le régime de croisière de la névrose, celle des hommes comme celle des femmes, et son importance égale du côté masculin n’est reconnue que depuis peu.

      Socrate, Hamlet, Hegel, Dostoïevski, hystériques :

      L’Hystérie masculine (non signé, sur un site qui parait ... jungien)
      https://www.psychaanalyse.com/pdf/freud_L_Hysterie_masculine.pdf

      Pour clore une liste qui pourrait être bien plus longue, un type sérieux
      L’hystérique invente la psychanalyse, Jacques Sédat
      https://shs.cairn.info/revue-figures-de-la-psy-2014-1-page-113

      Mais bien sur on pourra aller répétant au nom d’un scientisme hors de propos (et dont Freud fut lui aussi le jouet à force de vouloir assurer le droit à l’existence de la psychanalyse) que la psychanalyse est un charlatanisme, voire que ce dernier est plus réactionnaire encore que d’autres, en toute ignorance de sa diversité, de ses critiques internes, de ses transformations.

      J’ai publié ce seen car je trouvait rigolo de voir comment la mention d’une étymologie (d’ailleurs mal établie dans ce cas, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Hystérie) pouvait passer pour le fin du fin, comme cela peut être le cas dans divers milieux à propos du travail, sempiternellement ramené au tripalium.

      #névrose #identification_hystérique

    • Ah mais ça reste aussi une insulte, une manière de discréditer des femmes, potentiellement disponible contre toutes les femmes (qu’elles se tiennent à carreau).

      Quant à la psychiatrie du XIXeme, elle concernait nombre de femmes, y compris pauvres (la souffrance psychique comme l’anormalité ne sont pas des luxes de bourgeois).

      Celles qui sortent et celles qui restent. « Carrières asilaires » des femmes internées dans les asiles en France au xixe siècle, Le paradoxe des sureffectifs féminins au xixe siècle
      https://journals.openedition.org/clio/18399#tocfrom1n1

      Le fait notoire est que les #femmes sont dans ces colonnes en proportions plus importantes que les hommes. Je propose d’appeler « paradoxe des sureffectifs féminins » le double fait que les femmes entrent chaque année à l’asile en moins grand nombre que les hommes, avec 46 % à 49 % des effectifs à l’admission, alors qu’elles constituent la majorité des effectifs en traitement, de 51 % à 55 % selon les années. Les sureffectifs se fabriquent à l’asile, et chez les femmes de façon plus particulière.

      Pour ce qui est du fric et de la psychanalyse, il a existé diverses tentatives de tarification variable des séances d’analyse, jusqu’à la gratuité, dès les débuts de celle-ci (en finançant les séances à bas prix par les séances coûteuses). On est bien sûr très loin de ça aujourd’hui, même si de micro réseau de psys ont tenté jusqu’à il y a peu de maintenir de telles pratiques.

    • Le fait que la psychanalyse défende encore l’usage de cette injure misogyne est révélateur du sexisme qui perdure dans la discipline. Dans les branches moins réactionnaires de la psychologie on a abandonné ce diagnostique vague et injurieux pour un vocabulaire plus précis et moins sexiste.

      En psychiatrie américaine (APA) et au niveau international, la notion d’hystérie ne fait plus partie des classifications médicales modernes comme celles du DSM (DSM-V-TR) et de la classification internationale des maladies (CIM-11). Elle y est dispersée dans les catégories trouble de conversion , trouble de la personnalité histrionique et trouble somatoforme . De nombreuses controverses existent quant à l’existence même de l’hystérie en tant que réalité scientifique.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyst%C3%A9rie

      #misogynie #sexisme #hystérie #backlash #déni

    • Sauf que la psychanalyse est précisément un progrès par rapport à la superficialité de la psychologie. Ce que bien évidement l’APA (utilitarisme, orthopédie mentale, une psychanalyse médicalisée, réservée aux médecins ! ) a toujours refusé, faisant régresser aux USA et ailleurs la psychanalyse vers une psychologie comportementaliste (ben oui, Mr Jones, something is happening here and you don’t know what it is).
      On s’en tient aux symptômes, sans analyse des causes, donc y compris des causes sociales, puisqu’il faut contre les visons uniformisantes de « la » psychanalyse insister sur des critiques internes aux catégories dominantes de la psychanalyse, dont le complexe d’Oedipe, cf la sortie du familialisme proposée par Guattari, l’empreinte occidentale, voir les tentatives de psychanalyse décoloniale, hétéronormée, etc.)

      L’orientation prétendument « athéorique » du DSM juge sa classification. Celle-ci relève d’une nomenclature fondamentalement pharmacologique (industrie pharma et santé comme industrie) largement dépendante de son articulation avec le fonctionnement des assurances privées de santé.

      E. Zarifian : « Le symptôme est apparemment univoque pour celui qui ne le considère que d’une manière comptable ; et c’est à cette dimension comptable que conduit l’usage du DSM. La situation devient caricaturale : on réduit la souffrance d’un être unique à un symptôme, décrit dans un catalogue et on ignore son contexte social ou personnel »[41].

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_troubles_mentaux

      Quant à l’étymologie du terme hystérie, quel que soit par ailleurs son usage injurieux, ne désigne pas nécessairement un élément féminin de l’anatomie, mais une puissance qui agit indépendamment de la conscience.

      sur wiki, à nouveau
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Hystérie

      Peut-être [le terme hystérie se] rattache-t-il à une racine indoeuropéenne concernant « ce qui est en arrière » (→ hysterisis), ce qui se retrouverait en anglais dans out « dehors » ; le sens fait difficulté comme pour le sanskrit úttara « ce qui est au-dessus ». Quant au rapport avec le nom du ventre (uderos en grec, udaram en sanskrit) , il n’est pas éclairci[2].

      Rien n’oblige à adopter une vision organiciste et fonctionnaliste de la psyché, fut il "neuro-scientifique. Tel est l’apport de la psychanalyse avec lequel notre société tente d’en finir.

    • Lire l’inconscient machinique avec Jean_Claude Polack : schizoanalyse et inconscient machinique
      https://chaire-philo.fr/lire-linconscient-machinique-avec-jean-claude-polack-schizoanalyse-et-i

      “La thèse de la schizo-analyse est simple : le désir est machine, synthèse de machine, agencement machinique, — machine désirante. Le désir est de l’ordre de la production, toute production est à la fois désirante et sociale. Nous reprochons donc à la psychanalyse d’avoir écrasé cet ordre de la production, de l’avoir reversé dans la représentation” (L’anti_Oedipe, p. 356).

      #vidéo #schizoanalyse #inconscient_machinique #Félix_Guattari

    • Un inédit du grand méchant Freud : Freud, critique de la raison neurologique (1885-1896)
      https://www.editions-eres.com/ouvrage/5472/freud-critique-de-la-raison-neurologique-1885-1896

      Un ouvrage qui retrace les prémices, le développement et la poursuite de la démarche engagée par Freud dans « Introduction critique à la neuropathologie », traduite et commentée ici.

      En quoi la formation scientifique de Freud le préparait-elle à ouvrir le champ d’une science nouvelle et à quels moyens eut-il recours pour cela ?

      À Paris, Freud engage en 1885, dans l’enthousiasme de sa rencontre avec Charcot, l’écriture d’un texte théorique d’envergure dont le titre envisagé reflète l’audace et l’ambition : « Critique de la raison neurologique ». Il ne put mener le projet à son terme et en offrit une ébauche en 1887 à Wilhelm Fließ qui s‘en fit le conservateur. Ce premier jalon d’un geste théoricien, qui ne devait plus cesser, restera inédit jusqu’à sa publication en 2012, accompagnée d’un texte de Katja Guenther dévoilant son importance et le contexte de de son écriture, dans la revue d’histoire de la psychanalyse Luzifer-Amor.

      Thierry Longé permet au lecteur français de prendre connaissance de ces documents resitués dans l’esprit du temps, les connaissances accumulées et les théories élaborées à l’époque du défrichement freudien d’un champ nouveau de connaissances.
      Il lui offre ainsi la possibilité d’approcher la dimension critique dont Freud use pour penser avec et contre les deux géants de la neurologie de son époque, Theodor Meynert, père de l’anatomie cérébrale viennoise, Jean-Martin Charcot, premier titulaire d’une chaire de neurologie dans le monde.

      L’ « Introduction critique » trouve son prolongement dans le texte, également traduit, de la partie anatomique de l’article sur le cerveau que Freud rédige anonymement pour l’Encyclopédie médicale de Villaret en 1888.

      #neurologie #ontogénèse

  • Niels Klims unterirdische Reise, Ludwig Holberg, 1741
    https://epdf.pub/niels-klims-unterirdische-reise.html


    C’est merveilleux et préférable aux Gulliver & Co.

    Mit einer ganz neuen Erdbeschreibung und einem ausführlichen Bericht über die bisher ganz und gar unbekannte Fünfte Monarchie

    Aus der Bibliothek des Herrn B. Abelin
    Anfangs lateinisch herausgegeben, jetzt aber ins Deutsche übersetzt

    Die Erstausgabe erschien 1741 unter dem Titel Nicolai Klimii Iter Subterraneum novam telluris theoriam ac historiam quintae monarchiae adhuc nobis incognitae exhibens e bibliotheca B. Abelini
    Überarbeitet von Günter Jürgensmeier

    Audiobuch
    https://archive.org/details/nicolai_klims_unterirdische_reise

    fac-similé en français
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91058345/f5.item

    Title : Le voyage de Nicolas Klimius dans le monde souterrain... Ouvrage traduit du latin par M. de Mauvillon
    Author : Holberg, Ludvig (1684-1754). Auteur du texte
    Publisher : [s.n.] (Amsterdam)
    Publication date : 1787
    Artwork notice : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12064183f

    texte en anglais

    Niels Klim’s journey under the ground by Ludvig Holberg
    https://gutenberg.org/ebooks/27884

    Audio book
    https://archive.org/details/niels_klim_0904_librivox

    texte latin
    NICOLAI KLIMII ITER SUBTERRANEUM NOVAM TELLURIS THEORIAM AC HISTORIAM QUINTAE MONARCHIAE ADHUC NOBIS INCOGNITAE EXHIBENS E BIBLIOTHECA B. ABELINI
    https://la.wikisource.org/wiki/Nicolai_Klimii_iter_subterraneum

    #parodie #politique #livre_audio #auf_deutsch

  • Centres de cyberfraude : la Birmanie rend un premier groupe de travailleurs à la Chine, via la Thaïlande : Actualités - Orange
    https://actu.orange.fr/monde/centres-de-cyberfraude-la-birmanie-rend-un-premier-groupe-de-travailleur

    La Birmanie, la Thaïlande et la Chine ont débuté jeudi une opération d’envergure visant à rapatrier des centaines de Chinois exploités dans des centres d’arnaques en ligne sur le territoire birman.

    Ces centres criminels se sont multipliés en Birmanie, notamment près de la frontière avec la Thaïlande. Ils fonctionnent souvent avec une main-d’oeuvre captive, notamment des Chinois, contraints d’escroquer leurs compatriotes.

    Un premier groupe de dizaines de travailleurs avait embarqué jeudi matin dans un avion à l’aéroport de Mae Sot (nord-ouest de la Thaïlande), d’où il a décollé vers 11H30 (04H30 GMT).

    L’appareil est arrivé à Nankin (est de la Chine) dans l’après-midi, a indiqué la télévision étatique chinoise CCTV. « Dans les prochains jours, plus de 800 ressortissants chinois suspectés de fraude devraient être reconduits en Chine », a-t-elle précisé.

    Ces personnes étaient passées de la Birmanie à la Thaïlande jeudi matin, sous haute sécurité. Le rapatriement de toutes les personnes concernées pourrait prendre des semaines.

    Aucun détail n’a été donné sur ce qui les attend en Chine. Interrogé jeudi, Pékin a renvoyé la presse vers les « autorités compétentes ».

    « La lutte contre les jeux d’argent en ligne et les fraudes par téléphone ou en ligne est une manifestation concrète de la mise en oeuvre d’une philosophie de développement centrée sur l’humain », a déclaré Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    « C’est un choix crucial afin de sauvegarder les intérêts communs des pays de la région », a-t-il ajouté lors d’un point presse régulier.

    – « Esprit humanitaire » -

    La Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a indiqué mercredi que près de 7.000 personnes attendaient d’être libérées, tandis qu’un représentant des Forces des gardes-frontières (BGF) de l’Etat Karen, une milice ethnique active côté birman, a fixé ce chiffre à 10.000.

    Les victimes sont principalement chinoises : employées de force dans les centres de cyberfraude, ou ciblées par les escrocs via des jeux de casino en ligne ou des montages impliquant les cryptomonnaies.

    Ces derniers mois, Pékin avait accru la pression sur la junte birmane, dont elle est l’un des principaux fournisseurs d’armes, pour mettre fin à ces activités.

    « 200 ressortissants chinois impliqués dans des affaires de jeux d’argent en ligne, de fraude aux télécommunications et d’autres délits ont été remis conformément aux procédures légales par la Thaïlande ce matin, dans un esprit humanitaire et d’amitié entre les pays », a indiqué la junte dans un communiqué.

    La ville de Mae Sot, d’où ont décollé jeudi les ressortissants chinois, ne se trouve qu’à une dizaine de kilomètres de Shwe Kokko, ville birmane qui a bâti sa prospérité grâce des trafics variés, dans une impunité quasi-totale.

    Des complexes géants de cyberfraude pullulent dans certaines régions birmanes frontalières, à la faveur de la guerre civile qui ravage le pays depuis le coup d’Etat de 2021. Ces escroqueries rapportent des milliards de dollars par an, selon des experts.

    – Violences -

    Ces centres emploieraient au moins 120.000 petites mains en Birmanie, selon un rapport des Nations unies publié en 2023.

    Nombre de victimes ont été soumises à la torture, la détention arbitraire, la violence sexuelle ou encore le travail forcé, d’après le texte.

    De nombreux travailleurs disent avoir été attirés ou trompés par des promesses d’emplois bien rémunérés avant d’être retenus captifs.

    Début février, une autre milice birmane a rendu aux autorités thaïlandaises 260 victimes présumées, originaires d’une dizaine de pays, dont les Philippines, l’Éthiopie et le Brésil.

    Beaucoup portaient des traces de violences, notamment une femme qui présentait d’énormes bleus et qui a déclaré avoir été électrocutée, ont constaté des journalistes de l’AFP qui ont pu les rencontrer.

    La Thaïlande a coupé début février l’approvisionnement en électricité de plusieurs régions birmanes frontalières, dont Shwe Kokko, dans une tentative de freiner l’essor des activités illégales.

    Le royaume veut donner des gages de sécurité aux visiteurs chinois, cruciaux pour son secteur touristique. Les craintes des Chinois ont redoublé après l’affaire de l’enlèvement à Bangkok d’un acteur chinois, amené de force dans un centre de cyberfraude en Birmanie, avant d’être libéré, début janvier.

    publié le 20 février à 11h12, AFP

  • Elon Musk Is Inaugurating a New Era of Billionaire Rule
    https://jacobin.com/2024/12/trump-musk-republicans-billionaire-rule

    Elon Musk in Washington, DC, on December 5, 2024. Anna Moneymaker

    Voici une belle déscription de ce qu’on appelle la classe dirigeante . Quel euphémisme que cette expression française !
    L’expressions anglaise ruling class et son origine allemande herrschende Klasse expriment mieux ce que c’est : Les élites capitalistes règnent. Elles sont des dictateurs comme les rois de l’absolutisme à la seule différence qu’elles ont trouvé chez nous une mécanisme appellé démocratie pour régler leurs contentieux.

    Le capitalisme est la dictature collective de la classe capitaliste. Pour eux nous sommes moins que les pions sur l’échequier des rois. Puis contrairement aux despotes féodales la classe capitaliste ne pardonne jamais. Pour le cacher elle cultuve sa culture. Elle l’aime quand Schiller fait dire au tyran à la fin du poème « Die Bürgschaft » (L’otage) :

    „Es ist euch gelungen,
    Ihr habt das Herz mir bezwungen,
    Und die Treue, sie ist doch kein leerer Wahn,
    So nehmet auch mich zum Genossen an
    Ich sei, gewährt mir die Bitte,
    In eurem Bunde der Dritte.“

    Dans ses théâtes et parlements la classe capitaliste affiche son humanité. Détrompez vous. Chaque régime capitaliste est inhumain et sans merci. Le véritable souverain, le capital, le l’autorise pas autrement.

    Friedrich Schiller, Die Bürgschaft
    https://www.friedrich-schiller-archiv.de/inhaltsangaben/schiller-die-buergschaft-inhaltsangabe-interpretation-und-

    20.12.2024 by Ben Burgis - Elon Musk, the world’s richest man, just used his political influence to shut down a bipartisan deal to keep the government open. It’s obscene — but it’s just one example of the ways billionaires dominate American democracy.

    During the first Republican debate in 2015, Donald Trump positioned himself as a bold truth-teller, almost a whistleblower, about the corrupt influence he’d exercised on politicians as a wealthy donor. The moderators asked why he’d given money to Democrats in the past, and he replied:

    I give to everybody. When they call, I give. And you know what? When I need something from them, two years later, three years later, I call them. They are there for me. And that’s a broken system.

    As Andrew Prokop dryly noted at the time, it was an unusual pitch. “Reformers usually present themselves as blameless.” Trump, instead, almost sounded like he was bragging. He presented himself as someone who’d played the system himself, knew it inside and out, and could thus be clear-eyed about what needed to be fixed.

    Nine years later, Trump is preparing to start his second term as president. And one of his closest associates (and by far his most important political donor), billionaire Elon Musk, just used his wealth to influence the political process in a far more flagrant way than anything Trump was talking about on that debate stage in 2015.

    Musk bought the social media platform then known as Twitter (now X) for $44 billion dollars in 2022. There’s every reason to suspect that he’s manipulated the site’s algorithm to boost his own posts. However that may be, he’s Twitter/X’s most popular user, with 207.9 million followers. Even the president-elect only has 96.2 million. Starting in the wee hours of Wednesday morning, he used that megaphone to post 150 times about his opposition to a bipartisan spending deal intended to stop the government from shutting down just before Christmas.

    During the election, Musk spent well over $200 million on two pro-Trump PACs, making him by far the highest-spending donor on either side of the race. He was rewarded with such a prominent place by Trump’s side that a casual observer could be forgiven for assuming that Musk rather than J. D. Vance was Trump’s running mate. The combination of the close association he bought with the president-elect and his prominence on the social media platform he had purchased would be enough, all on its own, for Musk’s noisy opposition to the spending deal to turn the heads of many Republican lawmakers. Not content with this level of influence, though, Musk used his day of rage-posting to publicly threaten that he would personally finance a primary challenge against any Republican congressman who voted for the deal.

    When Money Talks

    That’s not a threat any Republican with an instinct for political preservation would take lightly. Musk is the world’s richest man, with a reported net worth of $455 billion. To put that into perspective, it’s more than sixty-nine times Trump’s own estimated worth of $6.61 billion. Musk could finance a lot of primary challenges before he would feel his wallet getting lighter.

    The combination of this threat, and a desire to be seen as siding with a figure who has bought himself prestige with Trump’s base, was enough to kill a spending deal that the Speaker of the House, Republican Mike Johnson, had spent months negotiating with Democrats. It’s now unclear whether a shutdown can be averted at all. Don’t be surprised if many federal employees end up having to spend a month working without pay like they did in 2018, or if Supplemental Nutrition Assistance Program (SNAP) benefits — i.e., food stamps — grind to a halt. Even if that outcome is averted, though, this was a remarkably blatant way for a billionaire to flex his political muscles, and it should deeply bother anyone who takes democracy seriously.

    Allowing billionaires to exist in the first place is absurd. A million and a billion are both amounts of money that greatly exceed what most of us can ever hope to have in our bank accounts, so it’s easy to forget the enormity of the difference. But to put this into perspective, if we imagine a long-lived being (perhaps a vampire) who came to the western hemisphere with Christopher Columbus in 1492 and somehow managed to earn and save the equivalent of a thousand contemporary US dollars every day since he arrived, the vampire would have $1 million by sometime in 1495. He wouldn’t even be a fifth of the way to $1 billion dollars in 2024.

    It’s hard to stretch your mind to even imagine how much money $455 billion is. As a matter of distributive justice, letting one man have that much while others struggle to make rent or afford groceries is an abomination. But when we combine that kind of wealth with letting billionaires buy political influence, the consequences for anything resembling meaningful democracy are grim.

    A Bipartisan Plutocracy

    The problem, however, goes much deeper than Musk himself. The ultrapublic nature of his intervention in the political process made the reality of billionaire rule blindingly obvious, but most of the ways billionaires spend some of their wealth on securing political outcomes are less like that than they are like the process Trump was describing in 2015 — whereby he’d establish relationships with politicians of both parties, and both sides of that relationship would do each other favors. Or like the way Jeff Bezos can influence the political discourse through his ownership of the Washington Post. Or the way anyone rich enough to own businesses that employ lots of people and generate lots of tax revenue can make politicians sweat bullets by threatening to move their operations to a different jurisdiction or overseas.

    At this moment, as Musk is rubbing the political power conferred by his wealth in all of our faces, many Democrats may be tempted to make populist hay out of this. That’s a good instinct in the abstract: the talking points write themselves. But Democrats’ own credibility on the issue of billionaire influence is in the gutter. As of the end of October, Forbes estimated that eighty-three billionaires were backing the candidacy of Kamala Harris, compared to only fifty-two for Trump. Of course, given that one of those fifty-two was the man in the world with the most billions, and that he gave more lavishly than any of Kamala’s eighty-three, Trump was still in the better position. But there’s only so much populism you can pull off while cashing checks from eighty-three billionaires.

    Of course, many plutocrats prefer to hedge their bets and spread their influence far and wide. They would say what Trump said in 2015. “I give to everyone. When they call, I give!” As long as politicians of both parties keep making phone calls to the ultrarich, rule-by-billionaire in the United States will continue.

    Poésies de Schiller (Nouvelle édition) / traduction nouvelle, par M. X. Marmier,... | Gallica
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k68437k/texteBrut

    L’OTAGE

    Moros se glisse auprès de Dcnys le Tyran avec un poignard cache sous ses vêtements les archers t’arrêtent et l’enchaînent. Parle, lui dit d’un air sinistre le despote, que vouiais-tu faire de ce poignard ? r" Délivrer la ville d’un tyran. Tu expieras ton’ crime sur l’échafaud.

    Je suis, répond Moros, prépare à mourir, et je ne te demande pas mon pardon mais accordemoi une grâce. Je voudrais avoir trois jours pour marier ma sœur à son fiancé. Je te donne mon ami pour otage. Si je ne reviens pas, tu peux le faire mourir,

    Le roi sourit d’un air méchant et lui dit, après un instant de réflexion « Jet’accorde ces trois jours mais sache que, passé ce délai, si tu n’es pas de retour ici, ton ami mourra, et toi, tu auras ta grâce. Moros s’en va trouver son ami « Le roi ordonne que j’expie mon crime sur l’échafaud ; mais il m’accorde trois jours de délai pour marier ma sœur a

    son fiancé. Je te laisse près de lui pour otage jusqu’à ce que je revienne te délivrer, »

    Son ami fidèle l’embrasse en silence et se remet entre les mains du tyran. L’autre part ; avant le troisième jour il a marié sa sœur, et il se remet en route à la hâte, inquiet d’arriver trop tard.

    Cependant il tombe des torrents de pluie, les sources d’eau se précipitent du sommet des montagnes, enflent les rivières, et lorsqu’il arrive, son bâton à la main, au bord d’un ruisseau, l’onde fougueuse ébranle le pont et renverse les arches, qui s’écroulent avec le fracas du tonnerre.

    Il erre desespéré sur le rivage, regardant de tous eûtes s’il ne voit point de nacelle, et appelant à haute voix le secours d’unhatelier ; mais personne ne vient à lui, et le torrent sauvage s’étend au loin comme une mer.

    Alors il tombe sur le rivage, élève les mains vers Jupiter, pleure et s’écrie « Oh ! arrête l’impétuosité de cette onde. Le temps vole, le soleil est déjà arrivé au milieu de sa course, et lorsqu’il se penchera à l’horizon, si je n’ai pas atteint la ville, mon ami doit mourir. »

    Mais la fureur de l’onde s’accrott sans cesse les vagues bondissent sur les vagues les heures rapides se succèdent. Dans son angoisse, Moros se décide à tout tenter il se jette au milieu des flots mugis- sants, il les fend d’un bras nerveux, et les Dieux ontpiti’~delui.

    Arrivé sur l’autre bord, il se remet en marche, rendant grâces au ciel qui Fa sauvé, lorsque tout à coup des brigands s’élancent de la forêt, lui ferment le passage, et, brandissant sur lui leurs massues, le menacent de le faire mourir.

    « Que voulez-vous ? s’écrie-t-il, pâle d’effroi. Je n’ai rien que ma vie, et il faut que je la donne au roi.~ Il arrache la massue de l’un des brigands : « Au nom de mon ami, dit-il, ayez pitié ! Pais il abat de ses coups violents trois de ces misérables les autres prennent la fuite.

    Le soleil darde sur la terre ses rayons ardents. Moros, accablé de fatigue, sent ployer ses genoux « 0 Dieux, s’écrie-t-il, ne m’avez-vous donc sauvé des mains des brigands, des fureurs de l’onde, que pour me faire languir ici et pour que mon ami périsse 1 M

    Et voilà que tout à coup il entend près de lui un doux murmure il s’arrête, écoute c’est une source d’eau limpide qui tombe du rocher ; il s’incline avec joie et rafraîchit ses membres brûlants.

    Le soleil brille entre les rameaux des arbres, et les ombres gigantesques de la foret s’étendent sur

    les prairies. Moros voit deux passants qui marchent à la hâte, et il les entend prononcer ces mots « A présent il va mourir sur l’échafaud. »

    La douleurluidonne un nouveau courage l’anxiété lui donne des ailes. Aux rayons du crépuscule, il voit briller de loin les remparts de Syracuse et de Philostrate ; le fidèle gardien de sa maison vient à lui et le regarde avec cnroi.

    a Éloigne-toi, tu ne peux plus sauver ton ami, car il va mourir ; sauve au moins ta propre vie ; d’heure en heure il attendait ton retour avec espoir, et les railleries du tyran ne pouvaient lui enlever sa ferme confiance.

    S’il est trop tard, si je ne puis le sauver, je veux que la mort me réunisse à lui : il ne faut pas que le tyran avide de sang puisse dire qu’un ami a manqué à la parole donnée à son ami qu’il nous immole tous deux et qu’il croie à la fidélité. » Le soleil a disparu derrière l’horizon. Le voyageur est à la porte de la ville, et voit au milieu de la foule ébahie l’échafaud déjà dressé. Déjà on y attache son ami, il fend la foule avec vigueur « C’est moi ; bourreau, s’écrie-t-il, c’est moi qu’il faut faire mourir c’est pour moi qu’il s’est mis en otage. » Le peuple le regarde avec surprise. Les deux amis se jettent dans les bras l’un de l’autre et versent des larmes de joie et de douleur. Tous tes yeux alors sont mouillés de pleurs. On raconte au roi ce qui se passe. Il éprouve une émotion humaine et fait venir les deux. amis devant son trône, les regarde longtemps avec étonnement, puis leur dit « Vous avez réussi à subjuguer mon coeur. La fidélité n’est donc pas un vain mot !

    Prenez-moi aussi pour votre ami, je vous en prie, recevez-moi en tiers dans votre union.

    #USA #capitalisme #politique #corruption

  • Christian Cornélissen (1864-1943)
    https://www.partage-noir.fr/christian-cornelissen-1864-1943

    Dans le journalisme d’avant-garde et dans les réunions publiques de Paris, c’est une physionomie sympathique entre toutes, que celle de #Christian_Cornélissen. C’est un exilé volontaire parmi nous. Ce n’est pas que son pays natal, la Hollande, l’ait persécuté. Mais Cornélissen a aimé dans Paris et dans la France la tradition d’un grand pays habitué à la liberté totale, la grande fermentation d’idées, l’outillage scientifique nécessaire à son activité infatigable ; et, de Paris, il évangélisait encore la Hollande. #Les_Temps_maudits_n°5_-_Mai_1999

    / Christian Cornélissen, #Jean_Grave, #Pierre_Kropotkine, #Lilian_Rupertus, #Fernand_Pelloutier, #Achille_Dauphin­-Meunier, #Archives_Autonomies, #Pays-Bas, #ESRI, Domela (...)

    #Domela_Nieuwenhuis
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525059x.texteImage
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525289r
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/temps-maudits-n05.pdf

  • La guerre des signes
    https://laviedesidees.fr/Jeremie-Foa-Survivre

    De 1562 à 1598, alors que les #guerres_de_religion privent la France de ses repères, les stratégies pour maîtriser, travestir et éliminer les signes confessionnels deviennent un enjeu de survie. Les marques extérieures de l’identité révèlent alors ce que la guerre civile fait à la société.

    #Histoire #violence #sociologie #signe #Montaigne
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20240926_foa.pdf

  • Où a disparu le mouvement pacifiste ?
    https://italienpcf.blogspot.com/2024/08/ou-disparu-le-mouvement-pacifiste.html?m=1

    par Heribert Prantl

    Quarante ans plus tard. Il y a un silence, un grave silence. Des missiles de croisière Tomahawk, des missiles SM-6 et des missiles hypersoniques sont déployés en Allemagne, le pays reste silencieux, l’Europe est silencieuse. Pas de protestations, pas de manifestations

    Il Manifesto 21 août 2024

    Il y a un silence, un silence de pierre. Des missiles de croisière Tomahawk, des missiles SM-6 et des missiles hypersoniques sont déployés en Allemagne, le pays reste silencieux, l’Europe est silencieuse. Pas de protestations, pas de manifestations.

    L’Allemagne est le seul pays d’Europe auquel ces systèmes d’armes américains sont destinés. Ils sont dirigés contre la Russie.

    Pourquoi est-ce si calme ? Est-ce l’été, est-ce les vacances ? Pourquoi la déclaration américano-allemande sur le déploiement est-elle si incroyablement concise et sèche ? Elle ne fait que neuf lignes. Le silence a-t-il quelque chose à voir avec le fait qu’il semble y avoir encore du temps ? Après tout, le déploiement ne commencera pas avant 2026. Ou est-ce parce que l’on est convaincu que ces missiles « n’apporteront que la paix » ?

    À l’avenir, seule la paix sortira du sol allemand" : telle est la promesse faite par les deux États allemands en 1990 avec le traité « Deux plus quatre ». La RDA et la République fédérale étaient les deux ; les quatre étaient la France, l’Union soviétique, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Ce traité a ouvert la voie à la réunification de l’Allemagne. La paix viendra-t-elle donc de ces nouveaux missiles, qui pourraient être équipés d’armes nucléaires ? Ou bien cette promesse a-t-elle pris un autre sens après la guerre en Ukraine, parce que la dissuasion est désormais plus importante que le désarmement ? Les temps sont-ils devenus tellement guerriers que parler de désarmement n’a plus de sens ? Le mot « paix » a-t-il perdu de son attrait ? Derrière ces points d’interrogation se cache le silence.

    Le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il réagirait en miroir. Lorsque l’on répond à une action menaçante par une menace encore plus grande et que les adversaires ont des contre-réactions qui se nourrissent les unes des autres, on parle d’escalade. L’escalade signifie que les missiles à longue portée, qui peuvent être dotés de l’arme nucléaire en théorie, le seront également en pratique. Bertold Brecht a mis en garde contre cette course au réarmement il y a plusieurs décennies. La grande Carthage, écrivait-il en 1951, a mené trois guerres. Après la première, elle était encore puissante, après la deuxième, elle était encore habitable. Après la troisième, elle était introuvable". Dans une troisième guerre mondiale, l’Europe serait comme Carthage, ou pire. Les cavaliers de l’apocalypse sont désormais dotés d’armes nucléaires.

    Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié la décision d’installer les nouveaux missiles américains en Allemagne de « très bonne décision ». Doit-il dire cela parce que, dans son serment, il a promis d’éviter de nuire au peuple allemand ? Quelle est l’ampleur du risque de voir l’Allemagne devenir un champ de bataille ? C’est la crainte qui a marqué les manifestations contre le réarmement dans les années 1980, lorsque les missiles Pershing II ont été installés en République fédérale.

    La guerre nucléaire, disait-on à l’époque, devenait « plus précise et plus contrôlable » avec les missiles Pershing ; le seuil d’inhibition à leur utilisation serait alors abaissé. Les Tomahawk actuellement déployés méritent vraiment le qualificatif de « précis ». Et, contrairement aux Pershing, ils peuvent atteindre Moscou. Cela augmente-t-il ou diminue-t-il le risque que Moscou tente d’éliminer ces missiles de manière préventive ?

    Le silence est tel en Allemagne que l’on peut encore entendre les échos des anciennes manifestations, celles de l’époque, lorsqu’il y avait un mouvement pacifiste dans toute l’Europe. C’était il y a quarante ou quarante-cinq ans. À l’époque, des millions de personnes sont descendues dans la rue avec le slogan « Non à la mort nucléaire » et ont protesté contre la « double décision » de l’OTAN d’installer des missiles et d’entamer des négociations avec Moscou. En Allemagne, ce fut le thème central des protestations, avec la manifestation pacifiste au Hofgarten de Bonn en octobre 1981, suivie des nombreux blocages contre les transports de missiles à Mutlangen. Parmi ceux qui ont barré la route aux missiles, on trouve des écrivains comme Günther Grass et Heinrich Böll, des hommes et des femmes d’église, des artistes et des universitaires, puis de grandes masses de personnes anonymes.

    À cette époque, à l’heure des mouvements pacifistes, le désarmement atteint également le système judiciaire allemand : en 1995, la Cour constitutionnelle fédérale juge que les blocages effectués par les sit-in ne constituent pas des actes de violence. Les jugements prononcés à l’encontre de ceux qui avaient bloqué les missiles ont donc dû être annulés. C’était il y a longtemps. Mais en 2010, le Bundestag a décidé à une large majorité que le gouvernement Merkel devait faire campagne « vigoureusement » pour le retrait de toutes les armes nucléaires américaines d’Allemagne. C’était également il y a longtemps. Les missiles Tomahawk d’aujourd’hui sont-ils moins dangereux parce qu’ils sont plus précis et plus rapides que les missiles Pershing d’autrefois ? Ou bien la situation mondiale est-elle si dangereuse que nous devons accepter de vivre avec la crainte que, si le pire devait arriver, il ne resterait pas une seule pierre debout en Allemagne ?

    Aujourd’hui, la peur paralyse. À l’époque, elle alimentait les protestations, mais aujourd’hui, elle absorbe leur énergie. Beaucoup de gens s’éteignent complètement lorsqu’il s’agit de guerre, d’armement et d’armes, parce qu’ils ont l’impression d’être face à une montagne qu’ils ne peuvent pas voir parce qu’elle est de plus en plus haute. C’est ce qu’on appelle le désespoir. Et certains évitent de lutter pour le désarmement parce qu’ils ne veulent pas être considérés comme des amis de Poutine.

    Le ministre de la défense, Boris Pistorius, affirme qu’il existe un « déficit de capacités » pour justifier le renforcement des forces armées. Mais le mouvement pacifiste souffre également d’un « déficit de capacité ». Il a perdu la capacité de protester au nom de l’espoir.

    En Europe, nous devons réapprendre ce qu’est la paix. Il n’y a pas de sécurité avec encore plus de dépenses militaires, encore plus de chars ou encore plus d’ogives nucléaires. La sécurité ne double pas si l’on double les dépenses militaires et les armes. Elle ne sera pas réduite de moitié si les dépenses et les armes sont réduites de moitié. Elle augmentera si les deux adversaires apprennent à se regarder l’un l’autre. C’est ainsi que nous pourrons réapprendre à faire la paix.

    –-

    Heribert Prantl est chroniqueur au journal allemand Süddeutsche Zeitung.

    #Allemagne #histoire #pacifisme

    • La Russie de Poutine a envahi plusieurs pays, a rasé la Tchetchenie.
      Poutine doit être dissuadé de nuire par des armes de dissuasion.

      Il n’y a aucun parallèle à faire avec les Palestiniens qui subissent une occupation de plus de 70 ans et qui actuellement, subissent un génocide.

    • La dissuasion fonctionne bien et depuis longtemps.

      Maintenant ce sont les populations des états non nucléarisés qui se font massacrer par les états nucléarisés.

      L’Ukraine a eu le grand tort de rendre ses armes nucléaires ...

    • La dissuasion unilatérale, à la façon dont les occidentaux l’envisagent nous mène à une nouvelle course aux armements. Les occidentaux ont sapé tous les outils de déconflictuation mis en place au cours de la guerre froide pour éviter un holocauste nucléaire impromptu.

      Annoner « poutine, poutine, poutine » n’y changera pas grand chose ; à une autre époque, c’était « sadam sadam sadam », ou « kadafikadafikadafi ». Faire comme si la désintégration des outils internationaux de déconflictuation (ONU, Convention de Genève...), du fait en premier lieu des occidentaux eux mêmes, telle qu’elle a lieu en Israël, d’une façon si éloquente et odieuse, ou telle qu’elle a lieu en Arménie, ou telle qu’elle a eu lieu en Syrie ou telle qu’elle a eu lieu en Irak, faire comme si ces actes de tyrannie et d’ultra-violence étaient tous séparés les uns des autres, et tous imputables à quelques diables de circonstance, quand la source est unique et aveuglante (les occidentaux/le capitalisme), ce n’est pas à proprement parler une façon de faire avancer les choses.

      Les pacifistes sont aujourd’hui criminalisés dans nos contrées des « Lumières ». Tout est lié.

    • C’est cela : les pacifistes sont en prison et les missiles sont partout. Les instances de domination de l’occident global ont appris à se « bunkeriser » et des conflits à dominante nucléaire les impacteront très peu. Cela sera aussi, selon leur vision, une opportunité pour éliminer quelques milliards de surnuméraires, les fameux « animaux humains ».

    • Pour nous faire une idée de la question si une comparaison entre l’Ukraine et Gaza est possible, et si on doit y livrer des armes, rappellons nous de ce qu’est l’Ukraine.

      Voilà onze points qu’on peut considérer comme confirmés malgré le brouillard de guerre .

      1. Dans le courant de la dissolution de l’URSS les oligarques régionaux s’emparent de la Crimée et des riches terres qui ont plus ou moins constitué l’Ukraine historique. Ces exploiteurs dominent le peuple dit ukrainien dépourvu de pouvoir réel.

      2. Ces gens puissants s’arrangent pour s’enrichir sur le dos du peuple déshérité et transforment l’état d’Ukraine en celui avec la population la plus pauvre d’Europe.

      3. Un jour les habitants de la Crimée en ont ras le bol et optent pour le retour à la Russie plus prospère et culturellement plus proche. Manque de bol, ce n’est pas prévu dans la loi internationale, mais c’est possible quand même à cause de la convergence d’intérêts avec le pouvoir russe dit « Poutine ».

      4. Une alliance plus ou moins ouverte entre une fraction des oligarques d’Ukraine et leurs confrères aux États Unis (la bande à Biden ;-) destitue le président du pays par un coup d’état et fait élire un candidat plus incliné à la cause « occidentale ».

      5. Commence une guerre des nationalistes ukrainiens contre la population du Donbas envieuse des habitants de la Crimée désormais rattachée à la Russie prospère.

      6. Les ukrainiens portent au pouvoir un comédien qui promet de régler leurs problèmes. Pourtant la pauvreté et le régne des oligarques persistent, et le nouveau président sous influence « occidentale » fait tout pour saboter le processus de paix connu sous le nom protocole et accord de Minsk.

      7. Suite au refus de l’Ouest de retirer ses missiles et d’en finir avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est la Russie invahit l’Ukraine.

      8. La majorité des Ukraniens ne comprend pas qu’ils ne sont depuis la dissolution de l’URSS que des pions sur le grand échequier de Zbigniew Brzeziński et ses apprentis sorciers. Aveuglé par les discours nationalistes ils se lancent dans une guerre perdue d’avance qui sert d’abord à l’impérialisme états-unien. Ces impérialistes occidentaux gèrent la stratǵie et la tactique ukrainienne, alimentent ses amées et en ce faisant profitent du sang versé. Les oligarques d’outre-mer et d’Ukraine continuent à se remplir les poches.
      J’observe tous les jours à Berlin les grosses bagnoles de luxe des sbires d’oligarques ukrainiens qui y complètent leurs fins de mois avec le « Bürgergeld » , qui est une sorte d’argent de poche de +/- €1000 mensuels que l’Allemagne leur paye sans condition. Tout le monde sait qu’il n’y a pas de petit bénéfice .

      9. Le peuple d’Ukraine meurt s’il n’a pas réussi de fuir les combats. Les rescapés d’Ukraine construiront leur avenir en Allemagne ou en France où le patronat leur a souhaité la bienvenue comme « immigration de qualité ». Je suis d’accord avec ce point du vue car il faudra bien quelqu’un qui paie ma retraite qui ne sera assurée ni par les allemands autochtones ni par les réfugiés peu qualifiés d’Afrique.

      10. Une fois la guerre terminée l’Ukraine appartiendra ou à la Russie (d’une manière ou d’une autre) ou aux États Unis qui s’empareront des terres fertiles du pays pour se faire rembourser les frais de la guerre provoquée par eux mêmes.

      11. Cette guerre a déjà détruit l’Ukraine à un point où une reconstruction suivant l’exemple allemand ( Wirtschaftswunder ) est exclue. Les peuples d’Ukraine ont tout perdu et les habitants du pays ne récupèreront quoi que ce soit uniquement s’ils font déjà maintenant partie des profiteurs de cette guerre absurde.

      Conclusion : On ne peut pas comparer la guerre contre Gaza et la guerre en Ukraine car les palestiniens n’ont pas d’Allemagne pour les acceuillir. Du point de vue d’Israel il faut donc ĺes éliminer pour se débarasser de la menace arabe.

      Dans l’absolu la guerre en Ukraine est plus déstructive et meurtrière que celle contre l’état palestinien in statu nascendi mais la brutalité de la politique et des forces armées juives dépasse de loin celle de la campagne militaire russe.

      Alors l’unique point commun des conflits est le fait qu’on assassine des êtres humains pour s’emparere de la terre qui devrait leur appartenir.

      Alors est-ce qu’on doit soutenir un des partis belligerants en Ukraine par des livraisons d’armes ? Je pense que ce n’est pas justifiable quand on se place du côté des populations souffrantes. Les livraisons d’armes ne sont justifiées que du point de vue de celui qui par espoir de gains matériels se rallie aux instigateurs des conflits.

      C’est ce que fait le gouvernement bourgeois allemand. Ses membres misent sur le succès de son partenaire d’outre-mer et essaient d’ecarter toute voix dissédente. Je considère donc les membres de ce gouvernement comme des criminels responsables pour l’hécatombe en Ukraine.

      Le temps est loin quand les représentants du camp bourgeois modéré comme Heribert Prantl pouvaient se rallier à la cause pacifiste. Aujourd’hui il n’y a plus que le peuple même pour se montrer solidaire avec les victimes des guerres des riches. Voilà l’explication pour la disparition du mouvement pacifiste reconnu.

      A vous de choisir votre camp.

      #Ukraine #Gaza #Russie #Israel #guerre #pacifisme

    • Oh, apparemment je me suis mal exprimé. Malheureusement le sujet de la guerre interdit chaque forme d’ironie alors qu’il est insupportable sans y ajouter une prise d’humour. Alors continuons sur un ton sachlich .

      D’abord je m’attendais un peu au reproche malhonnête de poutinisme vu qu’actuellement chaque voix susceptible de pacifisme se fait traiter ainsi.

      Pour le dire clairement - on ne peut que diffcilement nier le fait que l’Ukraine et ses population soient un pion sur l’échequier états-unien. Ceci est vrai aussi pour l’Allemagne et d’autres pays même si les pions se montrent parfois réticents aux ordres du joueur d’outre mer.

      Argument

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

      Je comprend les simples gens qui pensent défendre leur pays alors qu’ils ne défendent que les intérêts de leurs exploiteurs. Les gouvernements et les intellectuels de tous les pays belligérants par contre devraient le savoir, et à mon avis ils le savent pertinemment. C’est une tromperie qu’on pratique partout pour entraîner les peuples dans les guerres, en Ukraine, en Russie, aux États Unis et ailleurs.

      Opinion

      Vivement qu’on nous épargne la mobilisation générale en Europe de l’Ouest.

      Argument

      Je sais aussi qu’il y un courant idéologique qui prend le gouvernment de Russie pour une bande d’impérialistes qui ont déclenché la guerre afin de faire avancer leur projet de rétablissement d’une grande russie, un peu comme le gouvernement turc sous Erdogan qui aimerait rétablir l’Empire ottoman.Si on part de cette position chaque voix qui n’est pas pour la guerre contre la Russie se ressent comme une voix de traitre. Mais ceci n’a pas d’importance pour mon argument.

      Opinion (du point de vue de classe prolétaire)

      Dans une guerre entre pays capitalistes on ne peut que s’opposer aux meurtres et se prononcer pour la fin immédiate des hostilités, le cas échánt pour la désertion ou la révolte contre le gouvernement de son propre pays.

      Opinion (du point de vue humain)

      Il est déjà inacceptable que les puissants d’un pays gâchent sa richesse pour la production d’armes. Soutenir leur export équivaut à la participation aux boucheries.

      J’espère avoir éclairci mon point de vue.

      #propagande_de_guerre

    • Oui c’est plus clair....

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

      C’est vrai que laisser son peuple se faire envahir par la Russie de Poutine c’est pas du tout un sacrifice. Faut demander aux biélorusses ce qu’ils en pensent tiens...

    • Opinion (du point de vue de classe prolétaire)

      Anatole France (qui avait réussi à s’extirper de sa condition de prolétaire en devenant un « intellectuel engagé » pour son époque) avait déjà compris bien des choses :
      https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4004637/f1.item.texteImage.

      En fait, on en revient toujours au même : si tu ne prends pas fait et cause pour un camp, tu deviens automatiquement un « traître ».

      #campisme #bellicisme

    • Les accords de Minsk I et II n’ont pas été appliqués par la partie Ukrainienne. C’est un fait, pas un complot ni une vue de l’esprit.

      L’armée Ukrainienne préparait la reprise en main du Donbass fin 2021, sous la supervision des occidentaux et de l’Otan, c’est un fait, confirmé par deux signataires des accords de Minsk I et II, Merkel et Hollande. Ces deux là ont confirmé qu’ils ont signé ces accords pour gagner du temps et qu’il n’était pas question de faire le moindre compromis avec les habitants du Donbass.

      Ces compromis, l’application des accords de Minsk, qui consistaient en une fédéralisation de l’Ukraine, auraient permis d’éviter la guerre que l’on a aujourd’hui.

      Mais on continue de faire comme si cette guerre n’avait qu’un seul fautif.

    • Les accords de Minsk I et II n’ont pas été appliqués par la partie Ukrainienne. C’est un fait, pas un complot ni une vue de l’esprit.

      Oui et le Hamas a attaqué Israël le 7 octobre donc Israël a bien le droit de mener la guerre qui est menée (puisque apparemment on peut faire ce genre de parallèles, pourquoi se priver).

      Mais sinon les Russes ont vachement bien respecté le truc aussi ? Et attendez, ça venait d’où déjà ce besoin d’avoir des accords de Minsk ? Ce serait pas la Russie qui aurait financé des barbouzes (et non « les habitants du Donbass ») pour conquérir des territoires ukrainiens (et même envoyé ses propres militaires, ce qu’elle a reconnu ultérieurement) ?

      Petit conseil : arrêtez de lire le diplo sur le sujet car ils sont ridicules.

      Les dirigeant ukrainiens sont probablement critiquables, à peu près autant que les notre. Les dirigeants Russes actuels sont un peu un cran au dessus, entre les camps d’internement et les assassinats politiques mon choix est vite fait de préférer un Zelensky à Poutine. L’armée Russe enlève des enfants ukrainiens pour les emmener en Russie, pour les « rééduquer », rien que ce fait doit glacer le sang et amener à réagir.

      Le pacifisme, ça a du sens quand 2 pays (enfin surtout leurs bourgeoisies) à peu près égaux veulent se mettre sur la gueule en utilisant les prolos comme chair à canon. Quand il y a un agresseur à l’idéologie mortifère qui veut conquérir ses voisins, je pense que ça mérite d’y réfléchir à 2 fois avant de demander la paix, et on a quand même quelques exemples dans l’histoire (et encore actuellement).

    • Sur mes réseaux Mastodon, j’ai pleins de gens toute la journée, qui publient les éléments de langage pour voter pour Harris. Et toute la journée, tu constates que le parti Démocrate continue de soutenir le génocide de Gaza. Mais si tu es un bon petit occidental qui sait que Poutine est méchant, alors, tu sais que Trump est méchant, et qu’il faut lui préférer Harris. Ou Biden. Ou un autre. Peu importe. Il est démocrate et pro-occidental. Donc il est gentil. Et comme tu le dis « ça doit glacer le sang et amener à réagir ». En votant et se mobilisant pour Harris. Du camp des génocidaires. Avec des boussoles de ce genre, forcément, on finit tous dans les poubelles de l’Histoire sans crier gare.

    • L’inventaire des horreurs des uns et des autres ne suffit pas à expliquer comment on en est arrivé à une situation

      Oui c’est vrai parce que, comme cela a été dit, expliquer c’est excuser hein.

      Mais sinon je trouve ça assez cocasse de venir pleurnicher des accusations de traîtrise après avoir dit que les ukrainiens auraient soit disant mieux fait de se laisser envahir et en même temps de sous-entendre que les discours anti-poutine viendraient plus ou moins de gens qui sont pro-génocide israélien (pourtant Poutine est un bon pote de Netanyahou, c’est à n’y rien comprendre).

    • Poutine, bon pote de Netanyahou ? Arrête ton délire @alexcorp ...
      De toute façon, ton analyse est biaisée depuis le départ avec ton soutien indéfectible de l’Ukraine corrompue contre la Russie autocratique et autoritaire (oui, la Russie est un état dirigée par un autocrate mafieux mais Zelensky qui ne passe pas encore pour un autocrate est lui aussi passé maître en matière de corruption).

      Pour rappel, le pacifisme n’est pas se coucher devant un adversaire belliqueux (être « munichois ») mais surtout permettre aux parties belligérantes de se rencontrer pour négocier un arrêt des hostilités. D’aucuns nomment cela « diplomatie ». Cette notion est cruellement absente des confrontations de ce premier quart du 21e siècle, chacun préférant montrer ses muscles et pousser du menton virilement en prouvant aux médias qu’il aboie le plus fort. Fin de la blague.

    • Ah si, un dernier truc : qui était derrière la « révolution orange » et le mouvement Maïdan en 2013-2014 ?
      Du coup, Poutine a entrepris la « dénazification » de la Crimée et a encouragé la sédition dans le Donbass. C’est con, hein ?

    • @sombre https://www.lopinion.fr/international/le-lien-personnel-entre-poutine-et-netanyahu-permet-de-sauver-la-relation-r

      Les Israéliens n’appliquent pas, pour l’instant, de sanctions à l’égard de la Russie et ne fournissent pas l’Ukraine en armes. Les relations économiques restent modestes, mais ont progressé pour atteindre 2,7 milliards de dollars en 2023. Le lien personnel entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, bien qu’ils aient réduit leurs échanges, permet de sauver la relation russo-israélienne et d’éviter les dérapages.

      Poutine et Netanyahu sont du même moule et s’entendent fort bien.

      D’aucuns nomment cela « diplomatie ». Cette notion est cruellement absente des confrontations de ce premier quart du 21e siècle, chacun préférant montrer ses muscles et pousser du menton virilement en prouvant aux médias qu’il aboie le plus fort. Fin de la blague.

      Ah mais je suis tout à fait d’accord, le problème c’est quand l’autre en face ne veut pas négocier, tu fais comment ? Et ça vaut pour Poutine et Netanyahu (là y avait 200 000 personnes dans les rues d’Israël lui demandant de négocier, il s’en fout complètement).

      Ah si, un dernier truc : qui était derrière la « révolution orange » et le mouvement Maïdan en 2013-2014 ?

      Faut pas faire du suspens comme ça, tu peux donner ta version des faits.

    • @sombre je l’avais lu à l’époque, je signale quand même que Berruyer est connu pour relayer le narratif russe (en point d’orgue, il avait été invité par Lavrov en 2019 à l’ambassade de Russie) et ce qui est clairement absent de son analyse c’est justement toutes les manipulations russes en arrière plan (et au passage, ça parle beaucoup de l’extrême droite ukrainienne, à raison hein, mais quid de l’extrême droite russe ? (qui, rappelons le, est en grande partie au pouvoir ou dans des forces paramilitaires type Wagner)).

      Bref, Maïdan est parti du fait que les russes ont mis la pression sur l’Ukraine pour qu’elle ne se rapproche pas de l’UE. En gros ça faisait 5 ans que l’Ukraine négociait un accord, les états membres de l’UE se mettant enfin d’accord (on peut être pour ou contre c’est pas la question, et les points soulevés par Berruyer sont pas déconnants), tout d’un coup t’as le président ukrainien qui dit « euh non en fait je veux plus, on va bosser avec les russes » (tiens donc...). Cela a abouti au renversement d’un président vu comme une marionnette des russes et les ukrainiens ont commencé à flipper de se retrouver dans un truc à la biélorusse (le mouvement est massif, c’est pas juste des fachos qui s’excitent). Suite à cela le président suivant (Porochenko) a signé l’accord avec l’UE. Ensuite la Russie a financé des barbouzes dans l’est de l’Ukraine et envahi la Crimée (je suppose bêtement que ça devait être la menace qui avait fait reculer le président renversé). Maintenant, évidemment que tout un tas de capitalistes trouvent un intérêt à cette guerre, en premier lieu l’industrie d’armement des Etats-Unis (mais ça n’a échappé à personne que depuis très longtemps les Etats-Unis aiment fourrer leur nez dans les affaires des autres, surtout si ça emmerde un de leurs ennemis).

    • Les pressions américaines sur Nord Stream 1 et 2 datent de bien avant 2014. Mais tout est bien qui finit bien, les américains vendent enfin leur gaz de schiste sous forme de GNL à l’Europe.

      Les magouilles entre capitalistes russes et américains pour prendre pied en Ukraine datent de bien avant 2014, d’où les instabilités de pouvoir dans ce pays, et les manœuvres choquantes, de part et d’autres.

      Tu as un article cette semaine qui évoque le fait que les affrontements entre capitalistes sont à l’origine des instabilités du monde. Et d’ailleurs, tu pourras constater que dès que Milei est arrivé au pouvoir, il s’est empressé de faire revenir le FMI et tous les fonds vautours, qui œuvraient depuis 20 ans pour un retour aux affaires, depuis qu’ils avaient été mis à la porte par quelques gauchistes, dont les gens bien centristes comme il faut savent t’expliquer comment et pourquoi ces gauchistes n’ont pas su se montrer suffisamment doués pour garder le pouvoir (on a les mêmes partout, ils parviennent systématiquement à t’expliquer que les gauchistes sont des nuls, et que les gens de droite sont méchants, ok, mais bon, y-a pas le choix ; sérieux les centristes, vous fatiguez).

    • @klaus : même si @alexcorp est prompt à dégainer un argumentaire « ad poutinum », je me réserve le droit de continuer à « ferrailler » avec lui parce qu’il en va de l’intelligence collective où « intelligence » signifie traitement pertinent de l’information dans ce cas précis. Bon mais là maintenant, j’ai pas trop le temps ...

    • @sombre après 30+ ans d’internet je ne vois plus beaucoup d’intelligence collective (Wisdom of Crowds cf. https://en.wikipedia.org/wiki/The_Wisdom_of_Crowds) sauf pour les spider #AI qui collectent la connerie des foules afin de nous construire les nouveaux mondes à la con.

      J’aime les échanges ouverts avec des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec moi surtout quand elles /ils me font découvrir des choses. La découverte de parti pris et d’arguments ad hominem n’en font pas partie. Pourtant je ne m’en fache pas. Lors ce que tu te prononces sur la toile, tu sais ce que tu fais ;-)

    • Il y a parfois un certain relativisme vis à vis du régime russe (ou au moins une minimisation du problème) qu’on ne retrouve pas quand il s’agit de parler des américains ou des israéliens (le meilleur exemple mainstream sur le sujet étant Mélenchon et sa clique, ce premier ayant par exemple dit que la Russie faisait du « bon boulot » en Syrie). Bon, j’aurais quand même lu ici que les Ukrainiens auraient mieux fait de se laisser envahir... (et c’est moi le troll...)

      Heureusement le NPA ou UCL ont des positions un peu plus réfléchies (cf par exemple ce communiqué au moment de l’invasion russe : https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Ukraine-Retrait-immediat-des-troupes-d-occupation )

    • Oh ben tiens ! Je me permets une petite digression qui n’en est pas vraiment une en l’occurrence :

      La disputatio est une méthode ancienne qui présente de nombreux avantages. Parmi les missions de l’Institut Ethique et Politique, il en est une qui est de cultiver le doute face aux certitudes et de valoriser la liberté de chacun à penser différemment, sans qu’aucun point de vue ne soit présenté comme définitif. Il est vrai que grande est la tentation de rechercher le consensus par le ralliement à une position majoritaire pour mettre un terme à la discorde. De premier abord, cela nous semble le prix à payer pour garantir l’unité. Pourtant il serait dommage de faire taire ou d’étouffer l’expression d’opinions peut-être plus réconciliables qu’il n’y parait..

      https://www.ethique-politique.fr/disputatio-debat-contradictoire

      Maintenant concernant l’interprétation d’@alexcorp sur un soit-disant assentiment à l’invasion russe de l’Ukraine dans cette discussion :

      Bon, j’aurais quand même lu ici que les Ukrainiens auraient mieux fait de se laisser envahir...

      je répondrai en premier lieu par cette sorte d’oracle :
      « Ce n’est pas quand quand on a chié dans les draps qu’il faut commencer à serrer les fesses ».

    • @sombre
      C’est par rapport à cette phrase que je disais ça, je ne trouve pas que mon interprétation est si dingue :

      Au moment de l’invasion russe le gouvernement d’Ukraine avait le choix entre la guerre totale et la solution gaulliste. Au lieu de s’exiler à Londre il a opté pour le sacrifice de son peuple, qui l’a naturellement suivi .

  • Les #Voix_croisées - #Xaraasi_Xanne



    Using rare cinematic, photographic and sound archives, Xaraasi Xanne (Crossing Voices) recounts the exemplary adventure of #Somankidi_Coura, an agricultural #cooperative created in #Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France. The story of this improbable, utopic return to the Sahel region follows a winding path that travels through the ecological and decolonial challenges and conflicts of agriculture practices and sensing from the 1970s to the present day. One of the major actors of the movement, #Bouba_Touré, tells this story by plunging into the heart of his personal archives, which document the fights of farmers in France and in Mali, as well as those of immigrant workers, over a period of decades. The film is also a story about dialogues and transmission, friendships and cinematic geographies. Over the course of the film, different voices, enter the sound-scape to accompany Bouba Touré’s telling; they bring the tale of a forgotten memory toward a possible future sung by a polyphonic griot.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64570
    #film #documentaire #film_documentaire #travailleurs_immigrés #coopérative_agricole #Somankidi #agriculture #retour_au_pays #fleuve_Sénégal #régularisation #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #travail #exploitation #logement #racisme #mal-logement #foyer #marchands_de_sommeil #conditions_de_vie #taudis #tuberculeuse #Fode_Sylla #lutte #grève_des_loyers #université_libre_de_Vincennes #L'Archer #Djiali_Ben_Ali #Association_culturelle_des_travailleurs_africains_en_France (#ACTAF) #manoeuvres #main_d'oeuvre_non_qualifiée #grève #Sahel #famine #1971 #sécheresse #Haute-Volta #aide_humanitaire #exode_rural #Larzac #récupération_des_sols #charité #luttes_de_libération #termites #Samé #aide_au_retour #luttes #arachide #travail_forcé #modernisation #mécanisation #graines #semences #endettement #Kayes #autonomie #femmes #genre #irrigation #radio #radio_rurale_Kayes #radio_rurale #permaculture #intelligence_collective

    –—

    A partir de 1h07’14, où l’on explique que les lois restrictives contre les migrations fixent les gens... alors qu’avant il y avait de la #migration_circulaire : beaucoup de personnes venaient en France 1-2 ans, repartaient au pays et ne revenaient plus jamais en France...
    #fermeture_des_frontières #sédentarisation #agroécologie

  • L’#eau, arme d’Israël contre la #Jordanie
    https://www.rfi.fr/fr/podcasts/reportage-international/20240608-l-eau-arme-d-isra%C3%ABl-contre-la-jordanie

    Israël n’a toujours pas répondu favorablement à la demande jordanienne, mais conditionne déjà sa fourniture d’eau, demandant que les ministres jordaniens arrêtent dans leurs prises de paroles publiques de critiquer l’État hébreu au sujet de la guerre à #Gaza, que les manifestations en Jordanie soient mieux matées, que l’ambassadeur jordanien revienne à l’ambassade jordanienne de Tel Aviv et que le ministre Israélien puisse revenir à Amman. Des conditions qui obligent la monarchie et le gouvernement hachémite à se mettre à dos une partie de la rue jordanienne à l’heure où les manifestations sont quotidiennes.

  • En 1886, éloge du pittoresque, de l’inutile et de l’incompréhensible dans les noms de rues de Paris en proie à l’utilitaire et au commémoratif, par le poète gouailleur Jean Richepin.
    https://neotopo.hypotheses.org/7215

     Richepin, Jean, 1886 “Les noms des rues”in Le Pavé (Souvenirs et Fantaisies X), Paris : M. Dreyfous, pp. 192-195https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206542q/f196.item Ce pamphlet vibrant est un plaidoyer post-haussmannisation pour la survie d’une odonymie vernaculaire aux accents chantants, populaires...

    #BibNeotopo #ExploreNeotopo #Neotopo_vous_signale #Toponomo-Litterature

  • Existe-t-il un « devoir de travailler », comme l’a suggéré Gabriel Attal ?
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/02/15/existe-t-il-un-devoir-de-travailler-comme-l-a-suggere-gabriel-attal_6216756_


    Le premier ministre, Gabriel Attal, en déplacement à Villejuif, dans la banlieue sud de Paris, le 14 février 2024. EMMANUEL DUNAND / AFP

    Invoqué par le premier ministre au sujet de la grève des contrôleurs de la SNCF, le principe d’un « devoir de travailler » figure bien dans le Préambule de la Constitution de 1946. Il n’en demeure pas moins un concept juridiquement « flou », rappelle la maître de conférences en droit social, Bérénice Bauduin, dans un entretien au « Monde ».
    Propos recueillis par Louise Vallée

    Quarante-huit heures avant le mouvement de grève des contrôleurs de la SNCF prévu ce week-end, le premier ministre Gabriel Attal a opposé mercredi 14 février le droit de grève à un devoir de travailler. « Les Français (…) savent que la grève est un droit, mais je crois qu’ils savent aussi que travailler est un devoir », a lancé le premier ministre, interrogé sur le mouvement qui devrait perturber la circulation des trains en plein week-end de vacances scolaires.

    Les deux principes que M. Attal semble opposer sont extraits du Préambule de la Constitution de 1946. L’alinéa 5 affirme que « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi » tandis que le septième précise que « le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». Quelle est la portée juridique de ces deux principes ? Sont-ils vraiment opposables ? Pour Bérénice Bauduin, maître de conférences en droit social à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, il serait « hypocrite » de mettre ainsi en regard deux principes qui n’ont pas la même valeur dans la jurisprudence constitutionnelle, où le « devoir de travailler » ne figure pas.

    Sommes-nous tous soumis à un « devoir de travailler » ?

    Le devoir de travailler est une notion très large ; on peut y mettre un peu ce qu’on veut car elle n’a pas été réellement définie juridiquement. Surtout, elle n’a jamais fait l’objet d’une décision de jurisprudence par le Conseil constitutionnel. C’est-à-dire que ses membres n’ont jamais eu à se prononcer sur une loi qui viendrait se confronter à ce principe. L’idée même d’un devoir de travailler est gênante car, dans le droit français, on ne peut pas obliger quelqu’un à travailler. On ne peut pas empêcher un salarié de démissionner, c’est un droit protégé. Même le principe de réquisition, qui peut s’appliquer dans certaines circonstances, est très encadré. Cela va aussi à l’encontre de certains principes internationaux, comme le travail forcé qui est interdit par l’organisation internationale du travail.

    Si le « devoir de travailler » a pu être opposé au droit de grève dans certains discours politiques, d’un point de vue juridique, le Conseil constitutionnel refuse de se saisir de notions qui sont trop floues, et pour lesquelles il n’est pas en mesure de déterminer ce qu’a été la volonté du constituant. Le devoir de travailler a peut-être été pensé en 1946 comme un devoir moral. Mais il est difficile d’établir que la volonté des constituants était d’en faire une obligation imposable aux citoyens.

    Un principe qui figure dans le Préambule de la Constitution peut donc ne pas avoir de réelle valeur juridique ?

    Le Préambule de la Constitution de 1946, dont sont issus le principe du « droit de grève » comme celui du « devoir de travailler » a été écrit sous la IVe République, au sortir de la seconde guerre mondiale. A l’époque, c’est un texte principalement symbolique qui vise à garantir une République avec plus de droits sociaux, pour compléter la Déclaration des droits de l’homme qui se concentre plutôt sur les droits civils, et éviter une nouvelle exploitation politique de la misère, comme celle qui avait conduit le nazisme au pouvoir. Mais le texte n’avait pas été pensé par ses rédacteurs comme pouvant avoir une valeur juridique contraignante.
    Ce n’est que depuis une décision de juillet 1971 que le Conseil constitutionnel s’est reconnu compétent pour contrôler la conformité des lois aux droits et libertés fondamentales garantis par la Constitution. Tous les principes qui figurent dans le préambule de 1946 n’ont toutefois pas été activés de la même manière dans la jurisprudence.

    Peut-on dans ce cas opposer droit de grève et devoir de travailler, comme semble le faire Gabriel Attal ?

    On peut être tentés de les opposer dans certains discours, mais cette opposition est de l’ordre du sophisme. Sur le droit de grève, le Conseil constitutionnel a été amené à plusieurs reprises à se prononcer sur des lois qui avaient pour objectif d’encadrer ce droit, comme l’instauration d’un préavis obligatoire, ou la loi relative à la continuité du service public. Pour limiter le droit de grève, il faut justifier d’un objectif proportionné, de même valeur constitutionnelle.
    Ce n’est pas le cas pour le devoir de travailler. Même dans une décision comme celle de décembre 2022 sur l’application de la loi relative à l’assurance-chômage, le Conseil constitutionnel ne s’appuie pas sur le « devoir de travailler » mais y invoque plutôt un « objectif d’intérêt public » ou une incitation des travailleurs à retourner à l’emploi.

    Il y a donc quelque chose d’assez hypocrite à utiliser, comme s’ils avaient la même valeur, le droit de grève, protégé en tant que tel par des décisions du Conseil constitutionnel, et le devoir de travailler qui, juridiquement, est inexistant. Par ailleurs, la grève n’est pas une méconnaissance du devoir de travailler. On ne fait pas grève dans le but de ne pas travailler, mais bien pour obtenir la satisfaction de revendications professionnelles.

    #Préambule_de_la_Constitution #Devoir #devoir_de_travailler #travail #grève #droit_de_grève #chômage

  • « L’orgueil, l’émulation, la vengeance, la crainte, prennent le masque de l’esprit de parti, mais cette passion à elle seule est plus ardente ; elle est du fanatisme et de la foi, à quelqu’objet qu’elle s’applique. »

    Germaine de Staël, « De l’esprit de parti », in. De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, 1796 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8615752h/f204.double

  • #Marie_Goldsmith
    https://www.partage-noir.fr/marie-goldsmith

    En novembre 1891, un étudiant, blanquiste et très révolutionnaire, Jules-Louis Breton, qui plus tard entra au Parlement, fit distribuer un manifeste pour appeler la jeunesse des écoles à fonder un groupe socialiste. On se réunit d’abord chez Breton, puis dans une bibliothèque fouriériste de la rue Mouffetard. Grâce à l’énergie du roumain, Georges Diamandy, le groupe se déclara internationaliste, ce qui écarta de lui un tas de jeunes radicaillons, vaguement socialisants et trop férus de politicaillerie. Grâce à la ténacité de Breton on ajouta au titre l’étiquette révolutionnaire. Et ainsi fut créé, en décembre 1891, le premier groupe socialiste d’étudiants, celui des étudiants socialistes révolutionnaires internationalistes de Paris (ESRI). #Plus_Loin_n°95_-_Mars_1933

    / Marie Goldsmith, Archives Autonomies , (...)

    #Archives_Autonomies_ #Plus_loin #ESRI #Pierre_Kropotkine #Jean_Grave #Les_Temps_nouveaux #Paul_Delesalle
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k817808
    https://archive.org/details/lindividuetlecom00grou/page/n1/mode/2up


    https://mariegoldsmith.uk
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/plusloin-n095.pdf

  • Kropotkine - 1789-1793 : La Grande révolution
    https://www.partage-noir.fr/kropotkine-1789-1793-la-grande-revolution

    On a peine à évaluer l’apport de Kropotkine à la connaissance de la Grande Révolution. Comment un spé­cialiste de sciences naturelles et de géo­graphie, militant politique par ailleurs, et russe de surcroît aurait trouvé le temps et la capacité d’étudier la princi­pale révolution française ? Pourtant les faits sont là, La Grande Révolution est un ouvrage essentiel, salué à sa sor­tie en 1909 et qui reste largement vala­ble. Itinéraire - Une vie, une pensée n°3 : « Kropotkine »

    / #Pierre_Kropotkine, Révolution Française (1789)

    #Itinéraire_-_Une_vie,une_pensée_n°3:« _Kropotkine » #Révolution_Française_1789_
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82693k/f2.item
    https://cartoliste.ficedl.info/article917.html
    https://www.partage-noir.fr/IMG/pdf/itineraire_kropotkine2.pdf

  • Le #Grand_Remplacement : histoire d’une idée mortifère

    L’expression s’est imposée dans le paysage politique ces derniers mois. Éric Zemmour fait de la lutte contre le « grand remplacement » la base de son programme, les candidats Les Républicains débattent du niveau de priorité qu’il représente, les journalistes en font un objet d’interview, les instituts de sondage interrogent leurs panels représentatifs sur le sujet...
    Mais que veut dire « le grand remplacement » ? D’où vient cette idée ? Et surtout quelles sont les implications de son utilisation ?

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64922_0

    #racisme #Renaud_Camus #fantasme #métissage #identité #complotisme #colonialisme #mondialisme #white_genocide #néo-nazisme #extrême_droite #Génération_identitaire #invasion #islamisation #remigration #assises_de_la_remigration #Eric_Zemmour #2015 #accélérationnisme #terrorisme #ultradroite

    –—

    Le Camp des saints

    Le Camp des saints est un #roman de l’écrivain français #Jean_Raspail, publié en 1973.

    Le roman décrit la submersion de la civilisation occidentale, la France en particulier, par une immigration massive venue du delta du Gange. Un million de « miséreux » prennent d’assaut des cargos. Les immigrants voguent alors vers un Occident incapable de leur faire modifier leur route. Les bateaux s’échouent sur la Côte d’Azur, sous l’œil impuissant de pouvoirs publics désarmés face à la veulerie de la population autochtone, la lâcheté de l’administration préfectorale et l’affaiblissement de l’armée française. Ainsi cette « submersion » résulte-t-elle de l’incapacité tant des pouvoirs publics que de la population à réagir face à cette invasion pacifique mais lourde de conséquences pour la nature d’une civilisation déjà ancienne, en plus d’un aveuglement de la part d’un clergé catholique trop favorable à l’accueil de populations immigrées.

    Le roman devient un ouvrage de référence pour l’extrême droite française.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Camp_des_saints

    –—
    L’#invasion_noire

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k106260h

    #livre
    #film #documentaire #film_documentaire

  • A propos de VIETNAM | Guerre Écologique- Lab. d’Urbanisme Insurrectionnel
    https://seenthis.net/messages/1006215

    Document avec ses graphiques
    https://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.com/2012/06/vietnam-guerre-ecologique.html
    Dans ce document la combinaison de deux types de représentation cartographique permet de comprendre l’intention militaire : toucher un maximum de personnes par l’inondation de leurs champs et habitations afin de nuire à l’économie de l’adversaire.


    Carte des points de bombardements sur le réseau des digues dans le delta du fleuve Rouge entre le mois de mai et le 10 juillet 1972.


    Ces différences de configuration entre le haut et le bas delta ont d’importantes conséquences sur la localisation topographique des villages : à l’ouest, dans le haut delta, la plupart des villages sont édifiés au-dessus des étendues submersibles sur le haut des bourrelets alluviaux qui sont, on vient de le voir, particulièrement nombreux et enchevêtrés. A l’est, dans le bas delta, la majorité des villages se trouvent au contraire situés en contrebas des fleuves, sur de vastes étendues submersibles, en cas de rupture des digues. C’est justement dans la partie orientale du delta, où se trouvent le plus grand nombre de villages submersibles, que se localisaient la très grande majorité des bombardements de digues. A cette première constatation qui tendait à prouver l’existence d’un plan systématique de destruction des digues, dans les régions où les conséquences seraient les plus graves, l’analyse attentive permettait d’en ajouter une autre qui renforçait la présomption. En effet, dans la partie est du delta, les digues n’étaient pas uniformément attaquées : en particulier les digues situées en amont d’Haïphong, à l’est de Nam-Sach, n’avaient pas été bombardées entre avril et juillet 1972. Pourtant, elles se trouvaient dans une région où de nombreux objectifs routiers, industriels et militaires étaient par ailleurs intensément bombardés.

    Yves Lacoste, Enquête sur le bombardement des digues
    du fleuve Rouge (Vietnam, été 1972) Méthode d’analyse et réflexions d’ensemble, Revue Hérodote, 1976
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5621035h


    PHOTO DE COUVERTURE. Rizières du Nord-Vietnam soumises à un bombardement en tapis. La couronne qui entoure chaque cratère est formée par des terrains du sous-sol qui recouvrent la terre arable.

    La géographie sert d’abord à faire la guerre et à organiser les territoires pour mieux contrôler les hommes sur lesquels l’appareil d’Etat exerce son autorité. La géographie a d’abord été un savoir politique et militaire, et elle l’est encore. Il faut se rappeler qu’avant l’apparition de la géographie scolaire et universitaire (qui ne date que de la fin du XIXe siècle) la géographie a existé et qu’elle était destinée non pas à de jeunes élèves ou à leurs futurs professeurs, mais aux chefs de guerre et à ceux qui dirigent l’Etat. La géographie a d’abord été un savoir étroitement lié à une pratique politique et militaire, un ensemble de connaissances peut-être hétéroclites, mais qui sont indispensables à l’élaboration des stratégies et des tactiques.

    Autrement ce texte de 1976 contient une erreur assez répandue à l’époque qui a été corrigée depuis :

    les bombardements sur Dresde (où il y eut plus de victimes qu’à Hiroshima),

    La propagande nazie était très efficace. Il a fallu des dizaines d’années après les événements jusqu’à ce qu’enfin les enquêtes scientifiques affirment que tous les raids aériens contre l’Allemagne ont tué peut-être six cent mille personnes.

    https://de.statista.com/statistik/daten/studie/1089481/umfrage/zivile-luftkriegstote-der-deutschen-bevoelkerung-waehrend-des-zweiten-w

    Der Einsatz von Bomben durch die Alliierten kostete im Zweiten Weltkrieg vom 01. September 1939 bis zum 08. Mai 1945 geschätzt 600.000 deutsche Zivilisten das Leben.

    Liste von Luftangriffen der Alliierten auf das Deutsche Reich (1939–1945)
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Liste_von_Luftangriffen_der_Alliierten_auf_das_Deutsche_Reich_(1939%

    Les bombes nucléaires contre le Japon y ont causé une mort horrible à un nombre de victimes s’élevant à la moitié des victimes allemands pendant toute la guerre mais en quelques jours seulement. Dans ce calcul horrible les bombardements de Dresde comptent pour 25.000 victimes.

    Dresde
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Luftangriffe_auf_Dresden

    Die Luftangriffe auf Dresden und den Großraum der Stadt im Zweiten Weltkrieg fanden erstmals im Herbst 1944 statt, gefolgt von vier Angriffswellen der Royal Air Force (RAF) und United States Army Air Forces (USAAF) vom 13. bis 15. Februar 1945. Diese forderten zwischen 22.700 und 25.000 Todesopfer, zerstörten große Teile der Innenstadt und der industriellen und militärischen Infrastruktur Dresdens. Sechsstellige Opferzahlen, die die nationalsozialistische Propaganda in Umlauf brachte, wurden durch eine umfassende historisch-empirische Untersuchung widerlegt.

    puis

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Atombombenabw%C3%BCrfe_auf_Hiroshima_und_Nagasaki#Abwurf_auf_Hiroshi

    Die Atombombenexplosionen töteten insgesamt ca. 100.000 Menschen sofort – fast ausschließlich Zivilisten und von der japanischen Armee verschleppte Zwangsarbeiter. An Folgeschäden starben bis Ende 1945 weitere 130.000 Menschen. In den nächsten Jahren kamen etliche hinzu.

    Le texte est autrement extrèmement bien renseigné et instructif. Il ne permet par contre pas encore de trouver une réponse à la question qui est responsable pour la déstruction du barrage de Kakhova en Ukraine, même si on pourrait être tenté d’y identifier un stratagème russe. On va encore devoir attendre longtemps après la fin du conflit en cours avant de pouvoir accéder aux témoignages et documents nécessaires. #fog_of_war

    à lire
    Slaughterhouse-Five, or, The Children’s Crusade : A Duty-Dance with Death
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Slaughterhouse-Five

    The text centers on Billy’s capture by the German Army and his survival of the Allied firebombing of Dresden as a prisoner of war, an experience which Vonnegut himself lived through as an American serviceman.

    #cartographie #guerre #Vietnam

  • Projet d’un mandat spécial et impératif, Jean Varlet, 1792
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6255308z/f7.image

    Croyez-vous que nous aurions exercé notre souveraineté dans toute sa plénitude ; en ne faisant qu’élire ceux qui nomment les députés à la convention nationale. Ce mode d’élection n’est-il pas déjà une première aliénation de nos droits, puisque les choix faits n’ont point encore cette fois émané immédiatement de nous. Vos concitoyens s’apperçoivent qu’ils n’ont eu jusqu’ici qu’un fantôme de liberté : ils en fixeront le sens ; quand ils renoncent momentanément à lexercice de leur souveraineté pour en laisser l’usufruit à leurs mandataires, ils entendent que désormais ce soit à des conditions prescrites.

    #sansculotterie #représentation

  • À lire : Le socialisme et les intellectuels , de Paul Lafargue | Les bons caractères https://lesbonscaracteres.com/livre/le-socialisme-et-les-intellectuels

    Conférence faite à l’Hôtel des sociétés savantes, le vendredi 23 mars 1900, et parue en feuilleton dans Le Socialiste, du 15 avril au 3 juin 1900.

    #Paul_Lafargue connaissait son sujet, quand il traite des rapports entre le mouvement ouvrier et les intellectuels. Toute sa vie consciente fut une vie de militant du mouvement ouvrier révolutionnaire. Les organisations socialistes françaises, durant leur difficile jeunesse, n’avait pas été riches d’intellectuels mettant leurs connaissances et leurs capacités au service de l’émancipation du prolétariat.

    Jusqu’à la fin des années 1880 les dirigeants comme Lafargue avait passé par la dure école de la lutte, de l’exil, des combats au sein de l’Internationale, de la construction patiente des organisations ouvrières, de la lutte pour implanter les idées révolutionnaires dans la classe ouvrière, des efforts pour instruire et cultiver leurs camarades. À leurs côtés, les cadres des organisations révolutionnaires étaient surtout constitués d’ouvriers autodidactes, qui avaient appris pour mieux comprendre et qui avaient continué à étudier pour mieux combattre.

    C’est donc avec une méfiance légitime que Lafargue vit, dès les premiers succès électoraux des organisations socialistes, un certain nombre d’intellectuels rallier leurs rangs, revendiquant, forts de leurs titres universitaires ou de leur place dans la société, la place de chef ou de représentants qu’ils estimaient devoir leur revenir. Lafargue craignait, à juste titre que le parti attire surtout des gens qui, même s’ils étaient des intellectuels dans leur activité professionnelle de médecin ou de naturalistes, n’étaient que des dilettantes qui « s’imaginent qu’on peut s’improviser théoricien du socialisme au sortir d’une conférence ou de la lecture d’une brochure parcourue d’un oeil distrait ».

    Il craignait de voir ces nouveaux venus tenter d’accommoder le socialisme à la sauce de leur savoir, en fonction des idées et des préjugés dominants dans la classe privilégiée, plutôt que d’utiliser leurs facultés intellectuelles à mieux comprendre et défendre les idées socialistes révolutionnaires.

    Devant une assistance de futurs intellectuels liés au mouvement socialiste, Lafargue fait le portrait d’une couche sociale, celle à laquelle ils appartiennent.

    https://youtu.be/xCKzgBfp2U8

    https://www.marxists.org/francais/lafargue/works/1900/06/pl19000603.htm

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k80115x?rk=21459;2

    #marxisme